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Samedi 15 juin 2024 – Recherche des mines des Corbières – Talairan

Samedi 15 juin 2024

Spéléo

À la recherche des mines des Corbières, Talairan

ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

CDS 11 : Une quinzaine de membres

Gente canine : Bosco, Lenka, Oural, Paty, Pika

TPSurface : quatre heures

TPST : une demi-heure

La région de Talairan, située dans l’Aude à 40 km au sud-ouest de Narbonne est une région minière. On y trouve des poches  – et non des filons – de minerais riches en fer (45-50 %) à carbonates (sidérose) oxydes et hydroxydes de fer (hématite) avec un peu de manganèse (5 %), au sein d’un massif paléozoïque de calcaires dolomitiques dévoniens. La puissance de ces poches est variable, de 2 à 20 m.

Des extractions ont eu lieu aux époques gallo-romaines et médiévales et une concession de 155 ha a été ouverte en 1832 jusqu’en 1852 avec quelques tentatives de reprises entre 1871 et 1875 puis début du xxe s. Les restes des vestiges miniers sont très éparpillés, ce sont des fosses de taille variable, de quelques mètres à quelques dizaines de mètres semi-circulaires ou allongées, de profondeur généralement de 2 à 5 m. Dans la plupart des cas s’ouvrent à partir du plancher de ces fosses, des fentes ou boyaux descendants vidés de leur remplissage minéralisé. On retrouve autour de ces fosses des déblais d’extraction. Elles se situent au sein d’une végétation arbustive, chênes verts et buis, extrêmement dense. On y trouve également des galeries de 1,5 à 2 m de diamètre pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de développement.

En 1997, le BRGM avait été chargé d’inventorier ces restes miniers et de déterminer ceux qui pouvaient présenter un risque pour le public. Ce plateau de Lacamp situé au sud de Talairan est en effet un site de randonnée, de parcours de VTT. Un document a été produit suite à cet inventaire et des travaux de mise hors risque ont été entrepris : obturation des puits et foudroyage des galeries.

La commune de Talairan, désireuse de connaitre l’évolution de ces travaux ainsi que de l’éventuelle apparition de nouveaux risques, a saisi le CDS 11 – connu pour son expertise en milieu souterrain – pour une évaluation des cavités potentiellement accessibles et leur topographie si cela était possible. La somme allouée est de 3 000 €. Cela valait le coup d’organiser une sortie sur le terrain.

Ce sera donc une quinzaine de membres du CDS 11, issus de quatre clubs, accompagnés de leurs cinq chiens, qui se retrouveront à 9 heures au pied de la piste menant au plateau de Lacamp. Piste de quelques kilomètres, praticables même en VL normal. Regroupement au niveau d’un chalet du Conseil général, bien aménagé pour les randonneurs et chasseurs – tables, bancs, cheminée, grill…

Il y a une douzaine de sites miniers à retrouver. On se répartit en quatre équipes. Pour mon équipe, Christophe et Dominique – avec Bosco et Paty – la progression est assez facile sur le plateau. Pas de dénivelé, mais les choses se corsent quand il faut entrer dans les bosquets arbustifs, là justement où se situent les entrées de mines. Pas de salsepareille mais un entrelacement de branchages où l’on s’accroche de partout.

Au bilan pour notre part on retrouvera les entrées repérées par le BRGM et ne présentant pas de risques pour la quasi-totalité mais également deux entrées donnant accès à des zones d’extraction souterraine, non inventoriées par le BRGM, et méritant d’être topographiées.

Vers 14 heures les équipes se retrouvent au chalet où l’on tient un débriefing. Finalement les galeries connues ainsi que les puits ont été foudroyées ou obturés et ne sont plus pénétrables et au total il y aurait quatre entrées à topographier. Ce qui sera au programme de septembre, après les chaleurs.

S’ensuit un spuntinu collectif et vers 16 heures retour aux pénates.

JND

Samedi 15 juin 2024 – Canyon de la Ruda, Corscia

Samedi 15 juin 2024
Canyon de la Ruda, Corscia
V3A3II
Tpec : 4 heures

Participants
ITP : Christophe C., Antonio E., Lauren M., Franck Z.

     Décidée  jeudi soir au local, la descente de la Ruda réunit quatre licenciés ce samedi. Le rendez-vous est prévu au pn 4 vers 08h15. Le véhicule chargé , nous regagnons le petit parking du pont qui enjambe le ruisseau de la Ruda. Après une mise en route lente, nous entamons le raide chemin sous un beau soleil. Nous atteignons le pont génois Sottano en 45 min. Après un changement rapide, et un petit rappel sur l’utilisation du huit avec Laureen, nous nous lançons dans le canyon à 10h45. On shunte la C5,Pi,et C2 en rive gauche et après  un peu de marche , nous arrivons à la C13 qu’équipe Antonio. Quelques sauts et toboggans se succèdent jusqu’à la C7, Franck descend pour vérifier la vasque suivi par Laureen, Antonio effectue le saut. Christophe, le suit après avoir rangé la corde et son débrayable. En s’approchant de la prise d’appel du saut, il glisse et part en toboggan, Christophe fini en vrac dans l’eau en frôlant les rochers : plus de peur que de mal.

   Nous atteignons la C20. Elle est bien arrosée, et est équipée rive droite afin de descendre dans l’actif,  Franck descend en premier. La gerbe d’eau est assommante, le bruit assourdissant. L’arrosage est garantie…. Les topi’s affichent un large sourire à la sortie de cette cascade.

   Nous poursuivons notre descente jusqu’au dernier saut, à hauteur du pont d’Accia. Personne n’effectuera le mythique saut depuis le parapet du pont, nous nous contentons de la pile de ce dernier. Nous finissons ce canyon par le passage hypogée. 

Durée de la descente : 04h00.

   Le pique nique est consommé  au départ du chemin d’accès.  Nous quittons les lieux vers 16h00.

Franck