Archives de l’auteur : Henri-Pierre F.

Dimanche 2 mai 2021 – Spéléo, topo, entomo – Grottes du Chemin des Vignes et de Canta Furmicula, Barbaggio

Dimanche 2 mai 2021

Spéléo, topo, entomo

Grottes du Chemin des Vignes et de Canta Furmicula, Barbaggio

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.
  • Invitées : Myriam L. et ses 2 filles Camille et Claire
  • Gente canine : Nala, Bosco

TPST : 0h45

Photos

Franck et Jean-Claude, lors d’une sortie VTT le 22 Octobre 2020, avaient découvert dans les écailles calcaires de Canta Furmicula une grotte qu’ils avaient nommée grotte du chemin des Vignes. Nous y retournons pour en faire la topo et une recherche entomologique.

Rendez-vous à la cave Orenga vers 13 heures. Myriam et ses 2 filles nous y attendent. Une sortie prise de contact en attendant une initiation à Cast 1.

Il fait beau et chaud, le vent d’Ouest qui souffle fort sur Bastia est ici très amoindri. On s’engage sur la route chaotique qui nous conduit aux écailles de Canta Furmicula (chanter-fourmi), petits reliefs calcaires facilement repérables dans la plaine vinicole. On se gare à proximité d’un rocher d’escalade équipé. 2 grimpeurs nous rejoignent bientôt, suivis de 4 autres dans l’après-midi. Ils connaissent les Topi et sont d’ailleurs demandeurs d’une initiation, mais ne connaissent ni les grottes ni le nom du site.

Nous contournons donc le petit massif par le sud et rejoignons rapidement la grotte.

Vu la description des 2 compères, on avait prévu des gabarits fins : Wanda, Myriam et ses deux filles. Mais je ne pensais tout de même pas que c’était si petit. Les 3 arches, la salle circulaire, la chatière. Les photos sont trompeuses. Mini-mini-grotte donc mais très belle avec un sol lapiazé de blanc.

Les écailles constituent une étroite bande de calcaires d’origine variée avec une série analogue à celle de Tramonti explorée les 24 Février 2021 et 28 février 2021.

Jean-Noël et Wanda font la topo. Ça queute au bout de 3 mètres, avec un espoir de prolongement après désobstruction. Le calcaire est profond : 77 m. Si ça va au fond ce serait la troisième grotte la plus profonde de Corse.

Pas de CS ce jour mais du guano ; la grotte est totalement sèche, quelques araignées (meta burneti et autres) ; des ossements de rongeurs ; un rat crevé récemment. Des crottes variées de petite taille (1).

Le propriétaire qui nous a entendu, nous rejoint. Nous nous présentons et expliquons notre présence. Il est rassuré car il connait les Topi, mais nous demande de le prévenir en cas de prochaines visites. Puis il nous guide vers « LA » fameuse Grotte de Canta Furmicula qui se trouve juste à côté de sa villa. C’est plutôt un abri sous roche, dont le sommet est percé d’une cheminée, et auquel on accède par une échelle et une courte escalade. Au pied du rocher un départ de cavité semblable aux 2 précédentes mais qui s’arrête immédiatement.

Forsyth Major, botaniste, paléontologue et zoologue suisse, qui a prospecté la grotte à la fin du XIXe siècle, y a trouvé des ossements de mammifères : mulot, rat, prolagus, chien, renard, porc, homme, …, conservés au Musée de Bâle

L’endroit est très agréable. Calme, entouré de vignes, à l’abri du vent d’ouest grâce au Mont San Angelo et au relief des écailles de Canta Furmicula. Un petit paradis.

On poursuit l’exploration vers un relief à 350 mètres au Sud qui marque la fin de la fine bande des écailles sur la carte géologique. Pas de découverte nouvelle.

Au Nord on aperçoit l’hexaèdre de Tozza et on comprend pourquoi un château y était installé dominant la plaine. À l’est SuterrattaDucati et le captage de Fontenette. A l’ouest la croix du San Angelo. Au sud se trouve Campo Vallone. Minera et la mine de plomb argentifère de Prato sont à côté.

L’exégèse attentive du Rémy nous a donc permis de retrouver la grotte de Canta Furmicula. Reste celles du moulin de Brietta et de Fontaneddu. Le triangle d’or. On dirait du Maurice Leblanc. D’ici à ce qu’on découvre le trésor des moines de San Giorgio. Mais le véritable trésor, celui dont la découverte conclue chaque sortie spéléo, celui dont on dit qu’il est la caverne de l’âme. C’est le produit divin du vignoble de Patrimonio. A boire bien sûr avec modération.

À ce propos je propose comme prochain camp le site de Cricova en Moldavie : 60 km de galeries remplies de bouteilles de vin (2). Youri Gagarine s’y serait perdu (3).

(1) https://atlasmam.fauneauvergnerhonealpes.org/wp-content/uploads/2017/12/Guide-illustr%C3%A9-des-crottes-de-mammif%C3%A8res.pdf

(2) Découvrez Grottes et cavernes à Cracovie : https://www.instinct-voyageur.fr/moldavie-cricova-ou-la-plus-grande-cave-a-vin-du-monde/

(3) https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/ce-vin-francais-enfoui-dans-le-tresor-nazi-de-goring_1748028.html

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Samedi 20 mars 2021 – Spéléo, visite – Mine de Frangone, Olmeta di Tuda

Samedi 20 mars 2021

Spéléo, visite

Mine de Frangone, Olmeta di Tuda

Participants

  • ITP : Wanda C., Henri-Pierre F.
  • Gente canine : Nala

Photos

Lors de la sortie du 28 Février 2021 dans le massif de Tra Monti, HP avait remarqué au milieu du défilé du Lancone un panneau signalant une zone protégée par arrêté de Biotope : Galerie de la mine de « Francone ». On profitait donc d’une après-midi de beau temps pour décider ex abrupto d’y retourner voir de plus prés.

Le gisement de chalcopyrite (disulfure de fer et de cuivre) de Frangone, facilement repérable par la couleur rougeâtre de la roche aurait été découvert lors de la construction de la route du défilé dans les années 1870. La mine dont la concession avait été octroyée en 1878, avait alimenté l’usine de Cardo puis celle de Francardo.

Elle comprenait une tranchée en bordure de route d’une vingtaine de mètres suivi d’une galerie de roulage de 80 mètres coupée perpendiculairement par 600 mètres de galeries d’exploitation.

Un travers banc de 60 mètres avait été creusé en contre bas de la route, une cantine, un bureau, un magasin et une poudrière construits au voisinage immédiat de l’exploitation. D’autres galeries d’exploration avaient été percées sur le territoire de la concession.

La deuxième moitié du 19éme siècle avait connu des investissements anglais importants dans la recherche minière d’argent, de cuivre et d’antimoine en Corse. La petite taille des exploitations, les difficultés de transport, probablement des rapports frauduleux surestimant les quantités produites et les bénéfices escomptés, les variations des cours des métaux ont fait que les mines de cuivre corse sauf celle de Vezzani pendant 1 ou 2 ans n’ont jamais été rentables. 2 usines de transformation du minerai de cuivre (Cardo et Francardo) ont englouti des capitaux considérables et ont fait faillite.

De nos jours un restaurant et un bar à vins ont été construits sur le site. La cantine a été surmontée d’un étage en parpaings nus ! Une remorque brulée a pris la place du magasin. Une caravane masque l’entrée de la tranchée. Le site est parsemé de déchets divers.

On repère rapidement la tranchée, la galerie de roulage est effondrée au bout de 2 mètres. La mine proprement dite n’est donc plus accessible. On ne retrouve pas le travers banc creusé en dessous de la route. Une petite ouverture ouvragée dans le mur de soutènement de la route pourrait d’après le plan de la mine rejoindre les galeries mais n’est pas pénétrable. Les murs de la poudrière sont toujours là à une trentaine de mètres.

200 mètres plus loin vers l’Ouest on retrouve la galerie protégée par l’APB en bordure de route. C’est un gite à Minioptéres de Schreibers, Murin de Capaccini et Rhinolophe euryale. La galerie est ennoyée, sur 70 cm de hauteur, partiellement à cause d’une retenue d’eau maçonnée à son origine. On distingue le boyau sur une trentaine de mètres ; Il est obturé par une grille à 15 mètres de l’entrée.

Des haldes au-dessus de la route témoignent de l’existence d’une exploitation plus haut. On retrouve à une trentaine de mètres en hauteur une galerie de 6 mètres et une de 15 mètres environ, sans chauves-souris.

Plus à l’ouest un parking avec le panneau de signalement de la zone APB marque le départ d’un chemin descendant vers une petite usine hydroélectrique et de belles vasques de baignade.

Le plan de la concession signale des galeries creusées en bordure du Bevinco et une galerie en bordure de l’ancienne route plus à l’est. Le rapport du BRGM sur la dangerosité de la mine signale une autre galerie de 100 mètres mais parait assez incohérent. A creuser donc :-).

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Samedi 6 février 2021 Spéléo, topo Faille de Pietranera, San-Martino-di-Lota – Grotte de Tresoro, Brando

Samedi 6 février 2021

Spéléo, topo

Faille de Pietranera, San-Martino-di-Lota – Grotte de Tresoro, Brando

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

Photos

Objectif N°1 : failles de Pietranera

Situées derrière l’immeuble le Magellan sur la ligne droite de la RD 80 après Pietranera ; explorées le 22 mars 2009, Alain T. avait noté un risque d’éboulement. Éboulement qui eut lieu dans la nuit du 24 Mai 2010, écrasant 3 véhicules sur le parking. Des filets pare-éboulement avaient été posés par la suite. La topo n’a jamais été faite. Elle sera communiquée au BRGM dans le cadre de l’établissement du Plan de Prévention des Risques de mouvements de terrain dans les communes du Grand Bastia. La falaise est mentionnée dans le document d’information sur les risques majeurs de la commune de San-Martino-di-Lota.

On se rejoint devant l’immeuble et on passe derrière, au niveau du parking. La faille est bien visible en haut de la falaise mais les filets et une clôture latérale empêchent l’accès par en bas. On rejoint donc en voiture le bas du lotissement de Porraia. De là un petit chemin qui descend sur Pietranera longe le haut de la falaise et permet l’accès à la faille. HP était déjà venu en VTT repérer les lieux en décembre mais il n’avait pas osé descendre jusqu’au bout de la faille par peur de glisser et de faire le toboggan en sortie de falaise. Ce coup-ci il descend donc avec un baudard, sécurisé par une corde.

En fait la faille de 12 mètres de longueur débouche en pied de falaise. Elle est chapeautée de blocs fracturés. JN fait la topo.

En longeant la paroi côté Nord on découvre une fracture parallèle à la paroi qui prend l’aspect d’une salle de 10 mètres de profondeur. Nouvelle topo. On est dans les prasinites, les parois fracturées sont bien lisses, sans concrétions.

On remonte et on poursuit l’exploration vers le Nord. On découvre une autre fracture parallèle verticale dans laquelle on renonce à descendre. Elle se prolonge par une fracture en Z d’une trentaine de mètres, large et profonde de 3 mètres.

Les failles de Pietranera sont intéressantes d’un point de vue risque géologique. A la suite de l’éboulement de 2010 une étude géologique a dû être faite (par le BRGM ou un cabinet d’expert ?), il serait intéressant de se la procurer.

Objectif N°2 : Grotte de Tresoro

Signalée par Alain T. On aperçoit cette faille de la route, 1 km après Erbalunga, dans les rochers du Monte Tresoro. On emprunte un chemin cimenté qui permet d’accéder à quelques villas ; au bout de 150 m un cairn sur la droite marque le départ d’un sentier bien tracé qui fait le tour du mont. Après un bon quart d’heure on atteint la fracture longue de 8 mètres, haute de 6 mètres, large d’1m. Pressés par le temps, couvre-feu covid à 18 heures oblige, on renonce à la topo et on retourne dans nos pénates.

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