Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

Jeudi 25 juin 2026 – Biospéléo – Grottes de Corte et Brando

Jeudi 25 juin 2026
Biospéléo, radon
Grotte de Corte, Pietracorbara
Grotte de Brando, Brando

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
AsFrA : Anne B.-D., Lucie B., Samuel D., Raphaël G., Claire J., Nicolas H.

TPST : 1h00 + 1h00
Chiros : 0

On prend les mêmes et on recommence, direction le Cap pour cette 2ème journée d’accompagnement des arachnologues continentaux.

La grotte de Corte qui comme tout le monde le sait se situe à Pietracorbara, fait partie de ces cavités à histoires. Des histoires épiques et piquantes ponctuent quelques comptes-rendus. Le chemin d’accès étant parfois capricieux, le maquis se chargeant de brouiller malicieusement les pistes.

Bon, c’est jour de chance, avec la canicule qui sévit actuellement on aurait pu vraiment se perdre. Cette fois-ci c’est juste quelques hésitations qui ont donné un peu de piment à cette marche d’approche, les fougères et les ronces ça poussent bien.

Après le four, le frigo, gros contraste avec l’extérieur.
Les arachnos comme les entomos sont souvent à 4 pattes. Ils continuent ainsi leur récolte insulaire.
Aucune chauve-souris aperçue, ni Parabathyscia 🙂

Après le frigo, le four, gros contraste avec l’intérieur 🙂
Retour en reprenant plus ou moins le même chemin qu’à l’aller, installation au bord de la rivière pour le pique-nique.

Direction la grotte de Brando maintenant. Chaude la montée, fraiche la cavité. Aucun petit rhino pour nous accueillir, c’est rare. Peut-être une conséquence de l’obturation de la chatière ? Boucher celle-ci c’est condamner les chauves-souris qui s’y réfugient, inconscience ou maladresse ?
Une découverte qui réjouit les arachnos, une Leptoneta corsica.
Un capteur radon est posé quelque part …

Retour aux véhicules, toujours avec la chaleur et chaleureuse séparation avec les arachnologues, ils reprennent le bateau ce soir.

JCL

Mercredi 24 juin 2026 – Biospéléo – Pietralbello, Sapara

Mercredi 24 juin 2026
Biospéléo, radon
Grotte de Pietralbello, Moltifao
Grotte A Sapara, Castiglione

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
AsFrA : Anne B.-D., Lucie B., Samuel D., Raphaël G., Claire J., Nicolas H.

TPST : 2h00 + 1h00
Chiros : 2 + 2

L’AsFrA, l’Association Française d’Arachnologie est une association d’arachnologues en déplacement en Corse pour y réaliser un inventaire sur les flancs du Monte Cinto, elle a sollicité la commission scientifique de la LISC pour procéder à des prélèvements dans quelques cavités de l’ile, Brando, Corte et Pietralbello.
Ça tombe bien puisque nous avons en projet de poser un capteur radon à Pietralbello et à Brando.

Rendez-vous directement sur le parking de Pietralbello et après les présentations d’usage direction la cavité sous un soleil ardent.
Le grille est ouverte, une corde d’aide est installée et presque tout le monde s’engouffre avec plaisir dans la cavité. Double plaisir, par la fraicheur d’une part, et par la cueillette pour les arachnophiles qui prélèvent rapidement un des principaux objets de leur quête, la Centromerus corsicus, une araignée endémique de la Corse dont ils avaient la description mais aucun exemplaire.
Ils ne se contentent pas des araignées et d’autres bestioles sont prélevées afin d’alimenter les réseaux de détermination.
Nous en profitons de notre côté pour poser le capteur radon au fond de la salle de la Soupière et chercher également quelques bestioles, dont le Parabathyscia, mais sans succès pour ce dernier.

Remontée vers la sortie, accompagnés par 2 chauves-souris qui volètent dans le plan incliné d’entrée.
Nous somme chaleureusement accueillis à l’extérieur, il doit faire au moins 35°.

Nous proposons un bonus pour cette journée, visiter A Sapara et ses tas d’humus propices au développement des bestioles.
Nous nous installons au préalable dans le lit de la rivière afin de pique-niquer au frais. Il va sans dire que l’eau n’est plus là 🙂

Direction la cavité maintenant avec le même scénario que le matin, cueillette, cueillette et cueillette. Le veau qui nous accueille dans la galerie principale n’est pas prélevé, il se réfugie dans une galerie secondaire. Par contre 2 chauves-souris sont aperçues dans la cloche de plafond de la 2ème salle, une fracture verticale semble s’y poursuivre …
Récupération du capteur radon puis séparation, rendez-vous est pris le lendemain dans le Cap pour d’autres aventures caniculesques.

JCL

Lundi 22 juin 2026 – Biospéléo – Canadolo, Barbaggio

Lundi 22 juin 2026
Biospéléo, pêche
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude L. M.
OFB : Mathieu M.

TPST : 0h30

Quatrième visite cette année pour cette micro-cavité. Micro mais qui présente un grand intérêt biologique. C’est en effet dans cette cavité que se complait la « substance », cette matière gélatineuse bien mystérieuse qui nous pose question depuis plusieurs mois déjà.
Toutefois le mystère se dissipe peu à peu, de précédents prélèvements envoyés à un spécialiste de l’OFB avaient permis de déterminer des algues et plus précisément des cyanobactéries :

  • Chroococcus pour les individus de type rond
  • Oscillatoriales pour les individus filamenteux

Un nouveau prélèvement s’avérait nécessaire pour les filaments de plus petite taille.

C’est ainsi que nous accompagnons Mathieu de l’Office Français de la Biodiversité pour effectuer ces peut-être derniers prélèvements.

Descente sous le cagnard pour retrouver une fraicheur relative dans la cavité. Une fraicheur qui vient du plan incliné désobé lors de la dernière visite.
La surface occupée par la substance a sensiblement diminué, mais elle est toujours présente. Quelques prélèvements plus tard nous voilà de nouveau sous un soleil de plomb.

JC en profite pour pêcher un peu. Une pêche particulière avec un gros aimant afin d’essayer de récupérer sa lampe UV tombée dans une fracture lors d’une précédente visite. Bingo, le poisson a mordu, la lampe est récupérée et elle fonctionne toujours !

Pas de prospection cette fois-ci, remontée directe vers les véhicules transformés en fours.

JCL

Samedi 20 juin 2026 – Grotte de Carpinetto, Lano – Initiation, radon

Samedi 20 juin 2026
Spéléo, initiation, radon
Grotte de Carpinetto, Lano

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Alexia S. B.
Initiés : Pascale et Pierre O.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Les maires de Lano et Aiti avaient demandé au Topi un accompagnement pour une sortie commune (communale ?) à la grotte de Carpinetto.

Les deux villages distant de 3 km à vol d’oiseau ont une histoire étroitement liée : appartenant au même territoire historique, la Pieve de Vallerustie, organisée autour de l’ancienne église San Stephano d’Aiti, centre religieux des villages de la vallée, il est possible qu’ils n’en aient formé qu’un anciennement, mais se soient divisés pour des questions d’accès à l’eau. Ils partagent une même culture de montagne, des liens familiaux anciens, avec de nombreux mariages entre habitants des deux communes, une économie traditionnelle fondée sur la châtaigne, l’élevage et l’agro pastoralisme, un déclin démographique à partir de la fin du XIXe siècle dû à l’exode rural.

L’épidémie de panne qui frappe nos 4/4 nous avait conduit à limiter à deux personnes, hors Topi, la visite : le maire d’Aiti Pierre et son épouse Pascale.

Rendez-vous est pris à 9h30, ce samedi, au départ de la piste. La canicule qui frappe la France se ressent aussi à Lano et Jean-Claude fait deux allers-retours pour amener Alexia, Wanda, Éric, Henri Pierre, Noël et nos deux initiés au sommet de la piste.

La visite débute par un bref historique de la découverte des Monoxyles, de notre aide apportée aux campagnes archéologiques et de l’état des recherches toujours en cours.

Pascale nous confie souffrir de claustrophobie et d’une légère appréhension à la visite de la cavité.
Ça tombe bien, il n’y a pas meilleur traitement comportemental des phobies spécifiques qu’une sortie spéléo, que ce soit la peur du noir, la peur du vide, des espaces confinés, des araignées, des insectes, des chauves-souris, des virus, de l’eau…
En effet face à une situation anxiogène, l’être humain développe une réponse physiologique : la peur. Celle-ci peut être intense et mal supportée et entraîner un évitement de la situation et une surestimation de son caractère anxiogène.
La thérapie comportementale consiste à confronter le patient à la situation, en imagination ou sur simulateur informatique (peur de l’avion) ou mieux in vivo (en vrai), ce qui donne les meilleurs résultats, pour que la peur disparaisse.
Toutefois, pour des raisons mal expliquées certains individus ne réagissent pas au traitement. Ainsi la phobie de devoir rédiger un compte rendu de sortie canyon, la « syntaxaianaphoranexodoupharangouphobie » paraît assez répandue et persistante dans le milieu canyoniste.

De toute façon avec le directeur technique départemental adjoint du spéléo secours, 2 Médecins de l’équipe Assistance secours victime, 2 équipiers-chef d’équipe chevronnés et le Président de la ligue nos initiés ne risquent absolument rien 🙂 .
En complément du Spéléo secours nous pourrions peut-être rechercher un accord avec les Psychiatres de Bastia ainsi qu’un conventionnement avec la sécurité sociale pour mettre en place des thérapies comportementales. Ceci pourrait nous permettre d’améliorer les finances de la LISC.

Entrés dans la grotte, la fraîcheur nous rassérène : entre 9 et 11 degrés. Quel contraste avec les 33 degrés de l’extérieur. Pas de chauve-souris ni de Parabathyscia. Nous effectuons le parcours classique : salle des chauves-souris, salle de la colonne, galerie principale, étroiture de la civière, galerie concrétionnée, lac des Italiens, qui est vide. Au retour Pascale veut absolument emprunter le laminoir par les 2 lacs jumeaux. Ça tombe bien, on doit récupérer le capteur radon et en poser un nouveau. On termine sous la conduite de Noël par le colimaçon. Nos deux initiés s’en sont sorti brillamment. Pascale affiche un grand sourire épanoui. Le traitement comportemental a fonctionné á merveille 🙂 .

Après le pique-nique traditionnel, nous nous entassons à sept dans le 4×4 dont les vitres arrière sont bloquées. La chaleur est tropicale. Espace confiné et chaleur extrême, rouler au bord du vide, formeront les trois derniers éléments de la thérapie.

Pascale et Pierre nous invitent à boire un café et une citronnade chez eux au village. Perché sur une arête montagneuse, face au San Pedrone, Aiti domine la vallée de la Casaluna. Un calme bienfaisant y règne.
Pierre qui est également Bedeau de l’église San Stefano (Saint-Étienne) nous convie ensuite à la visiter.
De style baroque italien, celle-ci a été rénovée dans les années 80, et ses fresques magnifiquement refaites pendant trois ans par un artiste du pays, Jean-Claude Torre. Le maître-autel est surmonté d’une statue de Saint Etienne (San Stefano) dorée à l’or fin. Celui-ci est considéré comme le premier martyr et premier diacre de l’église. (Luc).

« A Jérusalem à cette époque cohabitaient (difficilement) les Hébreux, Juifs qui lisaient la Bible en hébreu et les Hellénistes, de culture grecque, installés en Judée, qui lisaient la Bible en grec (dans la Septante, la traduction grecque de la Bible). Pour aider les apôtres dans leur tâches et satisfaire les réclamations des veuves hellénistes qui trouvaient qu’on ne s’occupait pas assez d’elle ???, est créée la fonction de diacre (=serviteur).
Les 12 apôtres se consacraient à la prière et à la méditation, tandis que les sept diacres s’occupaient, de l’intendance et de l’organisation matérielle de la communauté.
Accusé de blasphème contre Dieu, Moïse, la loi et le temple de Jérusalem, Étienne fut condamné et exécuté par lapidation entre 31 et 36 après JC.
En Corse il est fêté le 3 août au lieu du 26 décembre du calendrier car les bergers, à cause du froid et de la transhumance, se trouvaient dans la plaine à cette époque de l’année. Il est représenté tonsuré, vêtu d’une robe de diacre rouge, portant les pierres de son supplice et la palme du martyr. C’est le patron des tailleurs de pierre et des maçons »

Pas de traces de Saint Benoit de Nursie, classiquement patron des spéléologues, mais qui eut l’étrange idée de se rouler tout nu dans les orties et les épines pour chasser le souvenir d’une femme très belle et réprimer la tentation de la chair et dont je propose que la ligue demande son changement en faveur de Saint Arnould de Soissons, patron des brasseurs de bière, représenté en évêque avec une pelle à brasser. On oublie trop que la bière fut très importante en un temps ou l’eau n’était pas traitée car portée à ébullition donc désinfectée lors de sa fabrication, le houblon en permettant la conservation.

Curieusement, l’église comporte aussi l’orgue de Georges Brassens, qu’on savait pourtant peu religieux 😊. L’église comporte bien d’autres merveilles et mérite vraiment d’être visitée.

Nous nous quittons à regret et redescendons sur Francardo par la forêt de Pineto, avec un petit arrêt à la maison des chasseurs.

Nous avons vécu une journée pleine, avec la rencontre d’un couple bien sympathique, la découverte d’un village et de son église dans la chaleur de l’été Corse.

Le sourire de Pascale á la sortie de la grotte nous a rempli de bonheur. Pour Pierre, cela compensera sans nul doute les courbatures du lendemain 😊.

PHP

https://eglisesetchapellesdecorse.jimdoweb.com/17-saint-etienne-1-janvier-2023/

 

Mercredi 17 juin 2026 – Chiro, entomo, radon – Olmeta-di-Tuda – Barbaggio – Bastia

Mercredi 17 juin 2026
Spéléo, chiro-entomo-radon
Galerie du Lancone, Olmeta-di-Tuda
Grotta Suterratta, Barbaggio
Grotta Gradiccia, Bastia

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 1h30
Chiro : 2 Capa à Francone + 1 ? à Gradiccia

Nouvelle opération radon, il s’agit cette fois de récupérer les capteurs posés le 14 mars dernier. Ils doivent rester 2 mois minimum en place, ils sont donc mûrs pour la cueillette.

On commence par la galerie du Lancone, une chauve-souris est dérangée, elle volète en faisant plusieurs allers-retours entre le fond et la grille qui semble constituer une barrière pour elle, ça pose question.
Une 2ème est aperçue dans une fracture, donc probablement des murins.
Le capteur est récupéré, direction maintenant Suterratta.
Changement rapide en bord de route et descente tout aussi rapide à travers le maquis qui reprend peu à peu ses aises.
Pendant que les 2 JC partent vers la tête du dernier puits pour récupérer le capteur, Wanda et HP s’occupent des bébêtes. C’est jour de fête, les Parabathycias espérés sont repérés sur les tas de « caviars » déposés par les chauves-souris. Aucun chiro aperçu d’ailleurs ce jour.
Le seau qui attendait patiemment une nouvelle génération de désobeurs a été remonté, pas la peine qu’il ne serve à rien ici alors qu’il n’y en a plus au local.
Les récoltes finies direction maintenant Gradiccia après s’être posé quelques questions à propos de « gravures » sur une pierre plate près de la cavité.
Une seule chauve-souris aperçue cette fois-ci dans la galerie intermédiaire avant de disparaitre dans une fracture au milieu des concrétions du fond.
Difficulté pour retrouver le capteur, caché par une motte d’argile. Heureusement, la photo de son positionnement sur le dernier compte-rendu nous a permis de le situer. Il a quand même fallu parcourir plusieurs fois la galerie, y compris après la chatière terminale !

Il est midi, Albert et 2 bons poulets grillés nous attendent chez lui pour la pause prandiale.
Quelques menus travaux jardinesques terminent la journée.

JCL

 

Samedi 13 juin 2026 – Radon – Santa Catalina, Sisco

Samedi 13 juin 2026
Spéléo, opération radon
Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Sonnette : Marie-Françoise L. M.

TPST : 0h30
Chiro : 1 petit rhino

Les capteurs radon doivent rester 2 mois minimum dans le lieu à mesurer, celui de Santa Catalina a été posé le 21 février, il est plus que temps d’aller le cueillir au bout de presque 4 mois in situ.
Profitant d’une virée gastronomique dans le Cap, il aurait été dommage justement de ne pas en profiter pour aller le récupérer.
Bien repu, mais pas ventru, JC effectue un rapide aller-retour jusqu’au bout du bout de la cavité et récupère le mini boitier.
Comptage des chauves-souris au retour, pas difficile, un seul petit rhino aperçu. Le transit des minioptères est fini depuis un moment, mais on ne sait même pas si elles y sont passées cette année. Un indice, aucune trace de guano récent n’est repéré dans la 2ème salle.

Fin du raid radon.

JCL

Samedi 6 juin 2026 – Cast 1, visite CEN, radon, Oletta

Samedi 6 juin 2026
Spéléo, visite site et changement capteur radon
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Marie Pierre R.
Individuel : Jean-Yves C.
CEN : Emma C., Audrey F.

TPST : 1h30
Chiro : 0

Lors de la dernière réunion CoPil du site Natura 2000 Aliso-Oletta nous avions proposé au CEN Corse et au maire d’Oletta une visite du site, plus particulièrement le secteur qui comprend les cavités souterraines protégées.

Si Audrey, directrice du CEN, et Emma, Chargée d’étude zones humides, sont bien présentes au rendez-vous, l’édile n’a pas pu se libérer.
Tout le monde s’entasse dans les deux 4×4. Ceux-ci se frayent littéralement un passage dans la végétation qui commence à prendre possession de la partie basse de la piste. La programmation d’une journée « entretien piste » lorsque les journées deviendront plus fraiches devient indispensable.

La visite commence par la présentation de Cast 1, LA cavité d’initiation spéléo. Si elle est prisée par les spéléos elle ne l’est presque pas par les chauves-souris avec quelques petits rhinos de temps en temps. Mais il a été vu des grands dernièrement, peut-être la conséquence du remplacement des plaques de fermeture par une grille.

Direction Cast 2 maintenant avec passage devant l’entrée 2. Description de la cavité topo en mains et suivi de son parcours en surface jusqu’à Cast 22, la doline repérée à l’aide du LIDAR.
Cette présentation de surface tente même les 2 représentantes du CEN pour aller voir la partie souterraine de ce grand réseau, une initiation spéléo est donc prévue.

Après Cast 2 et le beau pagliaghjiu du bout de la piste c’est logiquement Cast 3 qui est maintenant présentée. Descente prudente dans la 1ère salle et là-aussi description de la cavité et des fouilles qui s’y sont déroulées.

Le temps passe vite en bonne compagnie, il est déjà midi lorsque nous nous installons sur la table partiellement ombrée pour un sympathique pique-nique. Une petite brise agrémente celui-ci, ainsi que 2 bouteilles de jus de raisin fermenté 🙂 .
Les discussions tournent autour des chauves-souris, de leur suivi, et de leur protection bien sûr. Quelles actions la LISC peut-elle  prendre en charge en coordination avec le GCC, et comment les financer ? Plusieurs pistes intéressantes sont évoquées.

Fin du volet CEN, Audrey et Emma sont raccompagnées au parking, place maintenant au volet spéléo-radon de la journée.
Benoit se charge de l’équipement jusqu’à la salle du chien, en passant par la diaclase de droite qu’Éric ne connait pas. La fraicheur est enfin trouvée dans la 2ème partie de la cavité, les parois sont même bien humides.
Récupération du capteur radon posé le 4 avril dernier et pose d’un nouveau. Il a été décidé d’un suivi saisonnier du taux de radon avec la pose de capteurs en intersaison, en période estivale et en période hivernale. Il s’avère en effet que le taux peut varier en fonction de la température extérieure et donc du sens de circulation de l’air dans les cavités.
Retour en surface avec Benoit au déséquipement, bientôt au top avec l’initiateur spéléo en point de mire !
Aucune chauve-souris aperçue ce jour.

Le camp est levé, il est suivi par une étape désaltérante à la Casa du Nebbio, puis retour au local pour le rangement du matos.

JCL

Samedi 16 mai 2026 – Biospéléo – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 16 mai 2026
Spéléo, désob, première
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00

Troisième visite de l’année pour Canadolo, cette petite, et même très petite cavité de la région bastiaise. Quelle est donc la particularité qui suscite un tel engouement ?
Ce n’est donc pas par ses dimensions ou par ses concrétions, mais tout simplement par la présence d’une mystérieuse substance gélatineuse qui coule sur une de ses parois.

Un prélèvement lors d’une précédente visite avait été effectué par un mycologue, résultat : 2 des 3 organismes repérés sont des cyanobactéries. Un autre prélèvement est prévu dans des conditions plus appropriées pour déterminer le troisième.

En attendant, une autre particularité de cette cavité titille la curiosité naturelle de tout spéléo qui se respecte. Une chatière déclive en grande partie obstruée par des cailloux mêlées de terre pose question, et s’il y avait une suite derrière ?
C’est donc l’objet de cette visite, vider cette chatière pour voir ce qu’il y a derrière.

Passage au local en début d’après-midi pour récupérer quelques outils de base du désobeur, gamatte, pelle US, piochon, et les outils préférés d’Albert, massette et burins.

Le scénario : c’est JCL qui a eu cette idée, c’est donc lui qui ira au front de taille. Par solidarité inter-JC JCD assurera le remplissage de la gamatte, Albert la récupération de celle-ci, HP et Wanda l’éparpillement des déblais. Un vrai travail à la chaine.

C’est le côté droit de la chatière qui est attaqué en premier. Déception une heure plus tard, ça queute sur paroi.

Si la droite est décevante on va essayer la gauche. Même scénario et une heure plus tard … ça ne queute pas ! Un passage se profile à gauche.
Une première tentative, ça continue bien mais c’est étroit et la position tête en bas dans le plan incliné n’est pas des plus confortable.
Encore quelques gamattes et la tête peut passer. Une alcôve avec une petite lucarne en vue. Wanda se lance et passe ! Elle peut même se redresser dans l’alcôve.
Elle franchit également la lucarne, c’est pas la fin, mais presque. Des concrétions barrent une petite galerie qui semble continuer.
Encore quelques déblayages et JCL réussit à passer. Même constat et demi-tour, vu que c’est suffisamment grand pour pouvoir le faire 🙂

Bilan mitigé, ça ne queute pas mais la continuation de la désob imposerait l’utilisation de moyens plus percutants avec au préalable un gros boulot afin de rendre l’accès aux alcôves plus confortable. C’est une question de volonté.
JCL

 

2026-04-25-Sapara-LMJC-16

Samedi 25 avril 2026 Sapara – Lano Carpinetto-Monoxyles

Samedi 25 avril 2026
Spéléo, chiro, entomo, radon, prospection
Grotta a Sapara, Castiglione
Représentation
Grottes de Carpinetto et Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h30
Chiros : 10 petits rhinos, 1 grand rhino, 1 minioptère

Les inventeurs des Monoxyles ne peuvent refuser une invitation personnelle et obligatoirement discrète de monsieur le maire de Lano pour participer à une rencontre intercontinentale entre la Corse et les représentants d’un peuple premier d’Amérique du sud.
Le rendez-vous est prévu à 12h directement au village, ce qui laisse le temps de faire un peu de spéléo le matin.

JC veut poser des détecteurs radon, JY veut compter des chauves-souris, on peut satisfaire ces 2 objectifs à Sapara.
Après un petit café au Kré d’As direction la cavité par Popolasca, histoire de changer de route.

Cavité toujours aussi sympa, un vrai creusement karstique dans un calcaire blanc laiteux. Au plafond, près de l’entrée, des exuvies, avec quelques chenilles n’ayant pas supporté la transformation.
[ Après consultation de la liste biospel nationale il s’avère que ce sont des mues de chenilles et des chrysalides de Lymantria dispar, le Bombyx disparate qui a pullulé en Corse en 2024 et 2025, plus particulièrement dans le secteur de Piedigriggio. On y voit également 3 pontes de couleur beige.
En outre, une expérimentation visant à déterminer si le bombyx disparate pouvait faire partie du régime alimentaire des chauves-souris avait été effectuée par le GCC-ACS en 2002.
Compte-rendu de cette expérimentation en lien ]

Les galeries sont parcourues à la recherche des chauves-souris. Le lac terminal s’est réduit à peau de chagrin, alimenté par une petite exsurgence. La cavité s’est asséchée, peu de boue au sol.
Pose du détecteur radon et retour à l’air libre à la recherche des pertes. Celle à proximité de la cavité ne semble pas vraiment active, pas de tourbillon comme lors d’une précédente visite. Celles en amont ne sont pas non plus actives.
Retour à la route en prospectant le dessus de la cavité.
La prospection continue de l’autre côté de la route jusqu’à une autre zone calcaire repérée sur la carte géologique. C’est un calcaire très lité, plus ou moins marmorisé d’après Infoterre (transformation en marbre). Juste un boyau débouchant en paroi d’un escarpement à quelques mètres de hauteur, impossible à atteindre ce jour, à revoir.
Fin de l’activité spéléo, place maintenant à notre fonction de représentation.

Le maire nous ayant donné rendez-vous à midi à Lano, nous y seront donc à l’heure en passant par Francardo cette fois.
Nous avons respecté la discrétion demandée et sommes étonnés par la présence d’une cinquantaine d’invités, en grande partie des habitants de la commune. Des tables bien garnies sont en place et les invités attendent avec impatience les amérindiens. Nous sommes sources d’attentions et de questionnements quand les invités apprennent qu’ils ont devant eux les inventeurs de la cavité des Monoxyles 🙂

Les vraies vedettes du jour arrivent enfin avec un peu de retard, accompagnées notamment par 2 traductrices et une anthropologue corse.
Ce sont 4 indiens d’un peuple premier vivant quasiment en autarcie et ayant subi la colonisation espagnol, repoussé sans cesse vers les montagnes.
Ils se considèrent « frères ainés » et nous désignent comme « petits frères ». Une de leurs missions est de nous faire comprendre la nécessité de respecter le monde sur lequel nous vivons tous. La spiritualité prend une part importante dans leur vie et la notion de respect envers la planète et les anciens semble ancrée dans leur comportement.
Pour protéger ceux qui vivent à l’écart de la société, certains ont été désignés pour constituer une sorte d’interface avec le monde « civilisé », ils font des études et assurent le relationnel de leur communauté.
Pas de hiérarchie chez cette peuplade, les décisions se prennent lors de réunions collectives. Néanmoins des chamans assurent le rôle de conseillers suprêmes. Ils sont sélectionnés dès la naissance et éduqués à part, isolés dans le noir pendant de nombreuses années. Ce sont des Mamos pour les hommes, des Sagas pour les femmes.
Deux Mamos, dont un spécialisé dans la lecture des roches, et une Saga sont présents. Le quatrième assure cette « ceinture de protection », il est diplômé en économie …
Vient maintenant le but de leur visite, se rendre devant la grotte de Carpinetto pour « lire » la roche. Pour résumer, la voute représente l’homme, c’est le ciel, constellé d’étoiles (les gouttes d’eau), le sol représente la Terre, la femme. Les grottes sont sacrées chez eux, ils n’y entrent jamais, elles représentent des portes de connexion vers … ailleurs.
Même genre d’interprétations pour les Monoxyles depuis la piste. Certains sont dubitatifs, d’autres y croient.
Nous prenons de nouveau notre petite part de succès en expliquant les circonstances de la découverte.
L’organisatrice de cette rencontre a tout fait pour éviter de transformer cette visite en exposition de « bêtes de foire », c’était limite.
Retour au village, séparation, puis petite mousse de récupération à Ponte Leccia.
JCL

 

Nota : il nous a été demandé de ne publier aucune image de nos frères ainés

Mercredi 15 avril 2026 – Grotte du Couvent – Grotta Gritulu – VTT Moines

Mercredi 15 avril 2026
Spéléo-VTT, visite, chiro
Grotte du Couvent, Cagnano
Grotta Gritulu, Luri

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30
Chiro grotte du couvent : 26 petits rhinos
Chiro grotta Gritulu : 1 petit rhino

Nouvelle virée VTT-spéléèsque avec un programme chargé et ambitieux. Plusieurs objectifs : jeter un œil à la « baignoire des moines », site particulier au-dessus de Cagnano, visiter la grotte du Couvent, celle de Gritulu et revenir vivant aux véhicules.

Départ du parcours de santé de Luri par la route avec le projet d’emprunter une piste bien visible en vue satellite au-dessus du petit hameau de Gitta. La vue satellite est une chose, le terrain une autre, nous sommes obligés de faire demi-tour au bout de quelques centaines de mètres, la piste est envahie de végétation faute d’entretien.
Direction le col de la Serra, par la route cette fois-ci, pour un assaut à l’envers du site de la baignoire des moines. Nous nous lançons même le défi délirant d’y apporter nos VTT. Porter est le bon mot puisque c’est par du portage que les VTT pourront faire trempette dans cette baignoire.
La légende dit que cette baignoire aurait été creusée au néolithique au sommet de ce chaos dominant la côte Est du Cap et qu’ensuite des moines l’auraient utilisée pour y prendre leurs bains. La baignoire est remplie d’eau croupie malgré les fortes pluies des jours précédents, fallait avoir envie d’y prendre un bain, surtout après un accès alambiqué.
Quelques photos plus tard nous voilà de nouveau sur la piste, dans le sens descente cette fois.

La grotte du Couvent s’ouvre dans le fossé à proximité d’un … couvent en ruine.
Une belle entrée avec un ressaut d’environ 3 mètres, suivie par une étroiture et une galerie sélectives où il faut bien se positionner pour passer, et enfin la galerie principale, relativement haute de plafond.
Surprise, un premier groupe de 10 petits rhinos est accroché au plafond, suivi plus loin par un deuxième de 16 individus. Une première dans cette cavité. Les galeries annexes ne sont pas parcourues, nous ne sommes pas habillés pour.
Retour en surface, visite du couvent d’Oveglia, en cours de rénovation et la descente se poursuit avec un détour par la chapelle Santa Lucia dont la coupole façon lapis lazuli se détache dans le maquis.Parcours VTT-spéléo

Nous empruntons ensuite le beau chemin en tunnel qui descend vers le hameau de Tufo, laissons au passage la bifurcation vers la grotta Gritulu pour rejoindre les véhicules.

Casse-croûte sur un banc du parcours de santé puis direction le hameau de Tufo, en voiture cette fois.

Le chemin est repris à la montée, mais à pieds !
Le sentier d’accès au petit plateau de la croix est plus ou moins facilement retrouvé, mais le maquis empêche d’accéder à la croix. L’accès à la cavité se fera comme lors de la dernière visite par un contournement côté Est en suivant les traces de notre précédent passage, mais il faut jouer du sécateur pour se frayer un passage dans les salsepareilles.

La grotte est enfin atteinte avec une visite rapide compte tenu de son développement limité. Une galerie en plan incliné d’une dizaine de mètres se termine sur un colmatage stalagmitique. Un boyau impénétrable suit sur quelques mètres mais son élargissement nécessiterait de dégager un remplissage détritique qui contient encore des ossements. Un seul petit rhino comptabilisé dans la cavité.

Le retour se fera de façon beaucoup plus facile par une descente directe dans la forêt en rejoignant ensuite un chemin aboutissant à l’entrée du hameau.

Cette journée multi-facettes se termine par un rafraichissement au port de Santa Severa.

JCL