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Samedi 14 mars 2026 – Radon à Suterratta, Lancone, Gradiccia

Samedi 14 mars 2026
Spéléo, chiro-entomo-radon
Grotta Suterratta, Barbaggio
Galerie du Lancone, Olmeta-di-Tuda
Grotta Gradiccia, Bastia
Galeries St Antoine, Bastia

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00

La campagne de pose des détecteurs radon a commencé de façon timide et opportuniste lors de la virée spéléo-VTT du 21 février dernier, un détecteur avait été posé dans la grotte Santa Catalina.

Aujourd’hui, un tir groupé est prévu autour et dans Bastia.

Première étape, se retrouver au local pour boire un café et récupérer un minimum de matériel, corde, mouskifs et sangles, on ne sait jamais.

Deuxième étape, Suterratta.
Changement de tenue sous un vent glacial. Michèle nous y retrouve et descente en file indienne vers l’entrée. Le chemin aurait besoin d’un petit entretien, comme il est de coutume de le remarquer.
Michèle entre en éclaireuse pour compter les chauves-souris. Une dizaine d’Euryales sont encore là et volent en tous sens. Les 2 JC descendent le puits et posent un détecteur dans une petite fracture secondaire à la jonction entre les cipolins-calcschistes et les cipolins-quartzites. Des chauves-souris les accompagnent en faisant des allers-retours.
Pendant ce temps, Wanda et HP se régalent avec du caviar, ou du moins en observant de nombreuses parabathyscias se délectant avec du guano de chauves-souris accumulé dans des concavités stalagmitiques, la ressemblance est trompeuse 🙂 . Campodea, ixode et méta sont également observés aux alentours.

Troisième étape, une ancienne galerie de mine dans le Lancone.
Là aussi Michèle précède les 2 JC qui se sont équipés de waders, ce sera l’inauguration de celles de JCD. Là-encore quelques chauves-souris applaudissent des 2 ailes notre passage. Pose du détecteur au fond et retour à l’air libre. Wanda et HP enfileront à leur tour les waders pour une visite rapide.

Quatrième étape, manger ! Retour au local pour casser la croute confortablement au chaud.

Cinquième étape, Gradiccia, une cavité semi-urbaine.
Les alentours de la vieille demeure ont été nettoyés, mais les déchets ont été entassés devant … l’entrée de la cavité !
Sept petits rhinos et un grand nous accueillent. Toujours des traces de passages par quelques urbexeurs. Le détecteur est posé dans une anfractuosité de la petite galerie après une chatière.
Visite traditionnelle de la villa avec une découverte surprenante et érotique, un moulage en plâtre d’une mignone poitrine féminine.

Sixième étape pour finir cette virée bastiaise, les galeries Saint Antoine.
Aucun chiro dans celle de gauche, par contre énormément de dolichopodes, vu ce que certains faisaient c’est normal … On ne visitera que l’entrée de celle de droite, le niveau d’eau risquant de remplir les waders du fait de la faible hauteur de plafond.

Petit bilan de cette journée « Soyons pas radin avec le radon »
Trois détecteurs posés :

  • Suterratta (cipolins, calcschistes – Cipolins, quartzites )
  • Lancone (schistes lustrés – métabasaltes)
  • Gradiccia (cipolins et quartzites)

Avec celui de Santa Catalina (cipolins) et celui du local (alluvions) 5 ont été posés.
Ce qui fait 3 cavités naturelles dont une en milieu semi-urbain et une entropique.

Infos radon sur le compte-rendu du 21 février dernier.

JCL

2026-03-14-Suterratta-Frangone-Gradiccia-StAntoine-LMJC-21
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Samedi 21 février 2026 – Grottes de Coscia et Santa Catalina

Samedi 21 février 2026
Spéléo-VTT, chiro and C°
Grotte de Coscia, Rogliano
Grotte de Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Parfois le déclenchement d’une sortie spéléo suit un parcours alambiqué.

  • D’abord une info d’Alain T. à propos d’un site préhistorique, voire protohistorique sur le mont Stanti dans le Cap
  • S’en suit un projet de circuit VTT relatif à cette info
  • Vient ensuite une demande d’info de Micca à propos de la grotte de Coscia
  • Modification du projet VTT en intégrant la cavité dans le parcours ainsi qu’un ancien moulin à vent

Il ne reste plus qu’à attendre une fenêtre météo propice.
Celle-ci se présente en ce doux samedi de février, du soleil et surtout pas de vent, ce dernier étant parfois redoutable dans le Cap.

Départ du port de Macinaggio et direction Rogliano par la route.
Premier détour pour la visite de l’ancien moulin à vent San Bernardinu. Celui-ci est décapité mais le premier étage est encore accessible par un escalier subcirculaire, 2 meules sont encore en place. Des fenêtres permettent une vue panoramique englobant Tomino, Rogliano, Macinaggio et le Cap.
Nous nous apercevons alors que l’escalier menace de s’effondrer, des étais en bois retiennent plus ou moins les pierres qui le constituent. Il est dommage de laisser ce patrimoine historique se dégrader ainsi.

Remontée vers la route, puis un raccourci par le maquis et direction maintenant le mont Stanti.
Petit arrêt à la modeste chapelle Sant’Erasmo où seul l’autel permet de classifier visuellement ce monument en ruine.
Prochaine étape le mont Stanti, accessible par un raidillon … bien raide. Là aussi le panorama à 360° sur Le Cap est magnifique.
Après un peu de prospection Micca repère le « fameux » menhir en schiste dans le pourtour d’un enclos en pierres, bien caché par les lentisques. Attribué à une période protohistorique, ce dernier ferait bien rire Obélix.

S’en suit une belle descente sur piste vers la côte et poursuite de notre périple par le sentier des douaniers.
Cala Francese, Cala Genovese, rade Santa Maria, petit salut aux iles Finocchiarola, plage de Tamarone et enfin la pointe de Coscia avec un détour vers la grotte éponyme.
Les portes métalliques de ce site archéologique brillent par leur absence. Visite rapide avec 6 petits rhinos et 1 grand comptabilisés.
Descente jusqu’au porche de la grotte des Embruns, mais faute de vêtements adéquats cette dernière ne sera pas visitée.

Nous reprenons le sentier des douaniers jusqu’à la plage de Macinaggio et la capitainerie. Fin du périple VTT après 5h00, 21 km, 500 m D+ et de beaux souvenirs plein la tête.

Après un rapide casse-croûte nous reprenons la voiture vers la grotte de Santa Catalina.
Visite rapide là-aussi avec pour objectif la pose un capteur Radon* en vue de mesurer sa présence dans certaines cavités insulaires.
Nous y comptabilisons là-aussi 3 petits rhino, 1 grand et 1 minioptère.

Retour vers le sud après une journée bien remplie et d’autres projets combinant spéléo et VTT en tête.
JCL


*Compléments d’info avec quelques données recueillies par Wanda et HP à propos du radon :

Les facteurs de diffusion du gaz radioactif radon produit par l’uranium des roches sont complexes. Les taux maximum de radon se trouvent au printemps et en automne dans les grottes, les alternances de circulation d’air (entrée/sortie) augmentant, les taux minimums en hiver. Le remplissage du karst joue un rôle important.
Il semble que plus un calcaire contient de sable (calcaire gréseux) et surtout d’argile (calcaire marneux) plus il est radioactif. Probablement si les calcaires sont encaissés dans des schistes les taux de radon sont plus élevés.
Les taux maximum se retrouvent donc dans des grottes mal ventilées, à remplissage important, avec présence d’une faille et proximité de roches granitiques ou schisteuses.
Les premières touchées par le radon sont probablement les hôtes habituels des grottes, les chauves-souris et les professionnels de la spéléo, pas les amateurs.

Une cartographie du potentiel radon des communes a été réalisée par l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire (IRSN) :

Catégorie 1 :
Communes localisées sur des formations géologiques présentant les teneurs en uranium les plus faibles.
Formations calcaires, sableuses et argileuses consécutives à des grands bassins sédimentaires et à des formations volcaniques basaltiques.

Catégorie 2:
Communes localisées sur des formations géologiques présentant des teneurs en uranium faibles, mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon depuis la roche jusqu’à la surface du sol, augmentant le risque pour les bâtiments (failles importantes, ouvrages miniers souterrains…).

Catégorie 3 :
Communes qui, sur au moins une partie de leur superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées, plus élevées que les autre formations (massifs granitiques, certaines formations volcaniques mais également certains grés et schistes noirs).

Wanda-HP


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