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Dimanche 28 décembre 2025 – Spéléo-rando – Ducati, Suterratta – Barbaggio

Dimanche 28 décembre 2025
Spéléo-Rando – visite, initiation, chiro
Grotte Ducati & Suterratta – Barbaggio

Participants
ITP : Sandra A., Michèle C., Wanda C., Albert D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S. B.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h00

Une bonne journée
Effectivement elle était bien bonne celle-là, cette journée de balade. Et en plus avec une belle journée ensoleillée.
Elle était prévue comme sortie d’après AG, mais ce sera finalement une sortie de fin d’année. Une sortie qui permet de rassembler un maximum de membres du club, une sortie pleine nature avec une petite rando et un peu de spéléo, sans prise de tête.

La nature, on aime ça au topi. On aime s’en approcher, on aime la côtoyer, on aime la parcourir, pour finalement la pénétrer. Bon, on se calme les psychanalystes de comptoir 😀

Le programme est donc simple : rando, spéléo, figatello 🙂

Le Sentier des Balcons a été ouvert en 2024 dans le cadre du programme Grands Sites de France. Il chemine entre le belvédère de Barbaggio et la route de Gregogna à Poggio d’Oletta. Il offre de belles vues sur la plaine du Nebbio et passe à proximité de Grotta Ducati. Il n’en fallait pas plus pour organiser cette sortie spéléo-rando.
C’est l’option aller simple qui a été choisie et dans le sens montée, Dumè ayant averti de la présence de quelques dalles glissantes, plus facilement gérables en montée qu’en descente.
Nous rejoignons donc le départ avec 3 véhicules, les autres sont laissés à l’arrivée pour la navette.

Le sentier est bien tracé, la pente est globalement modérée. Nous effectuons un petit détour pour visiter un pagliaghju, faible intérêt. Quelques ruisseaux sont à traverser sur le parcours, les dernières pluies laissaient à craindre quelques difficultés pour les franchir, finalement un seul bain de pieds pour l’un d’entre nous, mais aucun bain de siège 🙂
Visite également de la maison de l’Évêque. Datant du Moyen-Âge, elle était la résidence secondaire des évêques du Nebbiu qui y montaient pour s’éloigner des marécages malsains de St Florent et de la malaria en particulier.

Nous voilà maintenant à quelques mètres de Ducati, mais un mur de salsepareilles nous en sépare. JC tente un contournement et atteint l’entrée par le haut, ce qui permet de guider le reste de l’équipe et d’ouvrir un accès direct depuis le sentier.
Pendant qu’Albert tente une autre approche le reste de l’équipe s’enfile dans la cavité (on se calme là-aussi…). La cavité ne fait que quelques dizaines de mètres de développement mais on prend notre temps. La petite source intérieure est active, l’eau sourd de la paroi concrétionnée et s’écoule sur les petits gours. Seulement 4 petits rhinos sont comptabilisés et une tarente en brumation est blottie dans une anfractuosité.

Retour sur le sentier, Albert est récupéré et la rando peut continuer. Un dernier rapaillon et voilà le belvédère de Barbaggio où HP nous attend.
La navette est organisée et tout le monde se retrouve devant Suterratta. La végétation reprend ses droits et le site aurait besoin d’un petit nettoyage. Le barbecue est reconstruit et le feu allumé. JY et Michèle partent en explo dans la cavité et ressortent ravis, 3 Euryales sont comptabilisés. Une partie de l’équipe les remplace mais ils n’iront eux aussi que jusqu’au grand puits.

C’est maintenant la 3ème mi-temps, c’est l’heure de ripailler. Les topi aiment la nature et tous les plaisirs alimentaires qu’elle peut offrir. Pas moins de 3 figatelli et autres grillades, divers fromages, panette, panettone, chocolats permettent de quitter bien repus ce haut lieu de la spéléo insulaire.
Chacun rejoint ses pénates, avec une étape au local pour certains.
JCL


Quelques impressions de Sandra dont c’était la première sortie avec les topi en tant que membre :

Petite journée rando avec visite de deux cavités,  le tout en bonne compagnie, sous le soleil avec une vue magnifique, sans oublier le barbeuc, que vouloir de plus. A renouveler.
Merci à tous pour l’intégration👍
Sandra


 

Dimanche 15 octobre 2023 – Suterratta, Ducati

Dimanche 15 octobre 2023
Spéléo, entomo
Suterratta, Ducati – Barbaggio

Participants
ITP : Henri-Pierre F., Franck Z.

TPST : 1h30

Vu le temps clément du week-end, je propose la veille, tardivement, cette micro sortie. Le rendez-vous est fixé à 8h30, peu d’intéressés, je me retrouve seul. Peu importe, je me dirige vers la D38. Je me change rapidement au parking, car le ciel est bien dégagé mais le fond de l’air est frais.

Le maquis a repris ses droits et je peine à trouver mon chemin malgré la trace GPS, bref je jardine mais je retrouve enfin l’entrée de la grotte. La salle de l’entrée est toujours sèche et je m’enfonce dans la galerie. Au passage du faisceau de ma lampe, je suis « attaqué » par de nombreux dolichopodes, je lâche quelques jurons… Dans la salle d’attente, deux chiroptères me survolent, à priori ma présence les dérange, je leur explique que je ne fais juste que passer. Trop grands pour être des petits rhinos ceux-ci pourraient être des grands, l’envergure des ailes est de 25 cm environ et leur pelage est grisâtre. L’un des deux viendra même au contact.

En regardant derrière moi, j’aperçois un faisceau lumineux. Je suis rejoint par Henri-Pierre. Je poursuis ma progression et descends dans le puits étroit par la via ferrata, les parois sont humides. HP restera dans la partie horizontale à la recherche de bestioles.

A mi-distance, je décide de remonter vu le ratio entre la dépense physique et l’intérêt d’être au fond, peu favorable. SI j’avais relu le compte rendu précédent, je serai aller au fond pour vérifier les résultats des précédents tirs de désobstructions, dommage!!!!

Je retrouve HP, nous trouvons quelques cloportes, diptères et autres métas.

Nous décidons de poursuivre notre matinée jusqu’à la grotte DUCATI, direction sud-ouest. Nous nous repérons à travers le maquis et retrouvons l’entrée de cette dernière. Cette fois-ci la résurgence ne coule pas. Outre les cloportes et diploures habituels, Henri-Pierre trouve un myriapode sous les pierres. La visite est rapide et nous remontons vers Suterratta.

Henri-Pierre, insatiable, se remet à la recherche d’animaux et autres insectes dans la salle d’entrée. Vers 11h00 je le laisse et remonte au véhicule pour rejoindre mes pénates. Petite matinée tranquille !

Franck Z 

Dimanche 5 mars 2023 – Suterratta, Ducati – Barbaggio

Dimanche 5 mars 2023
Désobstruction, entomo
Suterratta, Ducati – Barbaggio

Participants
ITP : Jean-Claude D. B., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Franck Z.

TPST : 3h30
Photos

Suterratta épisode 30 « Les topi à la rencontre des topi »

Suterratta fait maintenant partie des grottes oubliées. Elle a connu son heure de gloire dans les années 2009-2010 où de nombreuses séances de désobstruction et d’équipement ont permis d’atteindre la profondeur de 32 mètres. L’excitation de la première a finalement été refroidie par l’étroitesse du puits terminal qui rend le travail de désob compliqué. Mais l’espoir est toujours là, la cavité se développe à travers 2 strates de roches différentes. Celle où se situent l’entrée, la galerie principale et la première partie du puits est composée principalement de calcaire de type cipolin. Des coups de gouge témoignent d’une formation en conduite forcée. A partir de la côte -12, la roche devient hétérogène, elle est composée de mini-strates de cipolin et de calcschiste, beaucoup moins solubles. Cette alternance de « bon » et de « mauvais » calcaire se remarque également à l’extérieur sur le versant Ouest du Monte Secco. L’espoir est donc de traverser cette couche de calcschiste pour retrouver une couche de calcaire et ainsi espérer de plus grands volumes.

Ça c’est la théorie, la pratique est bien moins simple. Cette substantifique moelle de la spéléo que sont la recherche de nouvelles cavités et la désobstruction n’est pas forcément attirante pour ceux qui se contentent de pratiquer le spéléisme. C’est maintenant presque un pis-aller lorsqu’on ne sait pas quoi faire un week-end. Pourtant, prospection et désob sont les 2 mamelles de la spéléo, c’est Sully qui l’a dit 😀

Petit café au local, chargement du matos dans le Def et c’est à 3 véhicules que les 5 topi se rendent sur site. Le temps est beau mais un petit vent frisquet impose un changement de tenue rapide. Le chemin de descente devient de moins en moins marqué, les sangliers et les intempéries font leur travail d’égalisation. Le coin pique-nique devant la cavité est peu à peu envahi de ronces, de fougères et de maquis. Quelques coup de sécateur lui redonnent un aspect plus accueillant. Le barbecue s’est lui aussi effondré, une reconstruction sera également nécessaire.

Direction le front de taille maintenant. Si HP se contentera de chercher les bestioles dans les galeries horizontales, Franck, JCD, Éric et JCL se répartissent dans le puits terminal. Surprise pour ce dernier quelques mètres avant le fond. Un topi est d’abord aperçu côté Ouest de la faille, puis un nid côté Est avec 2 topi blottis l’un contre l’autre sur leur couche de feuilles, les yeux écarquillés de voir ce drôle d’intrus. D’ailleurs, il est possible qu’un autre topi ait été tellement effrayé qu’il en est tombé raide mort. Il git maintenant au fond du puits. Comment sont-ils arrivés à 30 mètres de profondeur ? Possible par la galerie, mais pourquoi aller si profond ? Ou alors existe-t-il une continuation de la faille débouchant sur le versant de la montagne ? Mystère …

L’équipe du fond est efficace, JCL au forage, Éric juste au-dessus à la désob 😕 . Les 2 batteries emportées ne permettent le forage que de 3 trous, fatiguées aussi elles sont. Un crayon non explosé de la dernière séance sera raccordé en 4ème charge sur la ligne de tir nouvellement posée. Ce seront des tirs de confort, s’ils sont efficaces, ils permettront de pouvoir s’accroupir afin de charger les seaux de débris. Il faudra néanmoins organiser le stockage de ces derniers …
Les topi ont déguerpi, ils ont dû sentir qu’il valait mieux s’éloigner momentanément de ces intrus. Il vaut mieux pour leurs tympans.
Raccordement des lignes, le topitir permet de constater que la 4ème charge ne pourra pas exploser puisqu’elle est isolée, elle ne sera donc pas raccordée. Un gros boum suivi d’un autre plus petit. On jugera de l’efficacité des tirs lors de la prochaine séance, il fait faim maintenant.
JN est arrivé entre temps et accompagne HP dans la recherche des bébêtes.

Le barbecue est rapidement reconstruit, le feu allumé et les grillades démarrées. Ouverture d’une bouteille de Cuvée des Seigneurs des 25 ans du club, déception, les seigneurs ont mal vieilli. Heureusement, d’autres bouteilles ont été apportées. Un traditionnel Rustique à la braise termine les agapes.

Le Co-mètre étant non utilisable, le risque n’est pas pris de redescendre constater le résultat des tirs (plus très envie non plus après le pique-nique …). On se contentera de rendre visite à Ducati mais en essayant de repérer en surface le niveau où arriverait le point bas de Suterratta, en s’aidant de mister Sinus. C’est ainsi que quelques mesures au lasermètre permettent de le situer dans une strate calcaire quelques mètres au-dessus de Ducati, à peu près comme prévu. Mais comme le pendage de la strate est d’environ 30° et s’enfonce vers la montagne, ce fond de Suterratta n’a pas encore atteint ce calcaire, mais l’espoir est encore là. A noter que faute de carnet, les différentes mesures de longueur ont été gravées avec un caillou sur une lauze de cipolin, retour au néolithique …

Visite de Ducati et surprise, le petit suintement habituel de la paroi Est s’est transformé en résurgence. L’eau sourd d’un petit trou et s’écoule dans la cavité. Présence d’un seul petit rhino.

Sur le retour vers Suterratta Franck dégage une entrée dans les foisonnements de l’amas de gros blocs rocheux au-dessus de Ducati. Une alcôve de quelques m² est ainsi visitée, un petit rhino y a trouvé refuge.

Retour aux véhicules, puis au local pour remettre le matériel en place, aucune perte.

JCL