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Samedi 25 avril 2026 Sapara – Lano Carpinetto-Monoxyles

Samedi 25 avril 2026
Spéléo, chiro, entomo, radon, prospection
Grotta a Sapara, Castiglione
Représentation
Grottes de Carpinetto et Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h30
Chiros : 10 petits rhinos, 1 grand rhino, 1 minioptère

Les inventeurs des Monoxyles ne peuvent refuser une invitation personnelle et obligatoirement discrète de monsieur le maire de Lano pour participer à une rencontre intercontinentale entre la Corse et les représentants d’un peuple premier d’Amérique du sud.
Le rendez-vous est prévu à 12h directement au village, ce qui laisse le temps de faire un peu de spéléo le matin.

JC veut poser des détecteurs radon, JY veut compter des chauves-souris, on peut satisfaire ces 2 objectifs à Sapara.
Après un petit café au Kré d’As direction la cavité par Popolasca, histoire de changer de route.

Cavité toujours aussi sympa, un vrai creusement karstique dans un calcaire blanc laiteux. Au plafond, près de l’entrée, des exuvies, avec quelques chenilles n’ayant pas supporté la transformation.
[ Après consultation de la liste biospel nationale il s’avère que ce sont des mues de chenilles et des chrysalides de Lymantria dispar, le Bombyx disparate qui a pullulé en Corse en 2024 et 2025, plus particulièrement dans le secteur de Piedigriggio. On y voit également 3 pontes de couleur beige.
En outre, une expérimentation visant à déterminer si le bombyx disparate pouvait faire partie du régime alimentaire des chauves-souris avait été effectuée par le GCC-ACS en 2002.
Compte-rendu de cette expérimentation en lien ]

Les galeries sont parcourues à la recherche des chauves-souris. Le lac terminal s’est réduit à peau de chagrin, alimenté par une petite exsurgence. La cavité s’est asséchée, peu de boue au sol.
Pose du détecteur radon et retour à l’air libre à la recherche des pertes. Celle à proximité de la cavité ne semble pas vraiment active, pas de tourbillon comme lors d’une précédente visite. Celles en amont ne sont pas non plus actives.
Retour à la route en prospectant le dessus de la cavité.
La prospection continue de l’autre côté de la route jusqu’à une autre zone calcaire repérée sur la carte géologique. C’est un calcaire très lité, plus ou moins marmorisé d’après Infoterre (transformation en marbre). Juste un boyau débouchant en paroi d’un escarpement à quelques mètres de hauteur, impossible à atteindre ce jour, à revoir.
Fin de l’activité spéléo, place maintenant à notre fonction de représentation.

Le maire nous ayant donné rendez-vous à midi à Lano, nous y seront donc à l’heure en passant par Francardo cette fois.
Nous avons respecté la discrétion demandée et sommes étonnés par la présence d’une cinquantaine d’invités, en grande partie des habitants de la commune. Des tables bien garnies sont en place et les invités attendent avec impatience les amérindiens. Nous sommes sources d’attentions et de questionnements quand les invités apprennent qu’ils ont devant eux les inventeurs de la cavité des Monoxyles 🙂

Les vraies vedettes du jour arrivent enfin avec un peu de retard, accompagnées notamment par 2 traductrices et une anthropologue corse.
Ce sont 4 indiens d’un peuple premier vivant quasiment en autarcie et ayant subi la colonisation espagnol, repoussé sans cesse vers les montagnes.
Ils se considèrent « frères ainés » et nous désignent comme « petits frères ». Une de leurs missions est de nous faire comprendre la nécessité de respecter le monde sur lequel nous vivons tous. La spiritualité prend une part importante dans leur vie et la notion de respect envers la planète et les anciens semble ancrée dans leur comportement.
Pour protéger ceux qui vivent à l’écart de la société, certains ont été désignés pour constituer une sorte d’interface avec le monde « civilisé », ils font des études et assurent le relationnel de leur communauté.
Pas de hiérarchie chez cette peuplade, les décisions se prennent lors de réunions collectives. Néanmoins des chamans assurent le rôle de conseillers suprêmes. Ils sont sélectionnés dès la naissance et éduqués à part, isolés dans le noir pendant de nombreuses années. Ce sont des Mamos pour les hommes, des Sagas pour les femmes.
Deux Mamos, dont un spécialisé dans la lecture des roches, et une Saga sont présents. Le quatrième assure cette « ceinture de protection », il est diplômé en économie …
Vient maintenant le but de leur visite, se rendre devant la grotte de Carpinetto pour « lire » la roche. Pour résumer, la voute représente l’homme, c’est le ciel, constellé d’étoiles (les gouttes d’eau), le sol représente la Terre, la femme. Les grottes sont sacrées chez eux, ils n’y entrent jamais, elles représentent des portes de connexion vers … ailleurs.
Même genre d’interprétations pour les Monoxyles depuis la piste. Certains sont dubitatifs, d’autres y croient.
Nous prenons de nouveau notre petite part de succès en expliquant les circonstances de la découverte.
L’organisatrice de cette rencontre a tout fait pour éviter de transformer cette visite en exposition de « bêtes de foire », c’était limite.
Retour au village, séparation, puis petite mousse de récupération à Ponte Leccia.
JCL

No Images found.

Nota : il nous a été demandé de ne publier aucune image de nos frères ainés

Samedi 11 avril 2026 – Carpinetto-Monoxyles

Samedi 11 avril 2026
Spéléo, visite, chiro, entomo, radon
Grottes de Carpinetto et des Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Sandra A., Cathy et Jean-François B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h00
Température et humidité salle de la Colonne : 9° – 92%
Chiros : 15 petits rhinos et 1 Murin du Maghreb probable (Myotis punicus)

Le Kré d’as, le point de rendez-vous privilégié du monde spéléo en centre-Corse. Mais pas qu’eux, on y croise des randonneurs, des cyclistes, des motards, bref pas que des soiffards.
Répartition dans les quatre 4×4 et direction Lano.

Piste fréquentée et en bon état jusqu’à l’enclos des vaches, on remarque ensuite que les chasseurs ne doivent plus souvent y monter. C’est confirmé lorsque 2 gros blocs rocheux et quelques branches nous interdisent le passage.
Nous sommes habitués à ce genre d’obstacle, il ne faudra pas longtemps pour que le passage soit dégagé.

Vu le programme de la journée, et pour gagner du temps, 2 équipes sont constituées. Adriana, Franck et Anto iront équiper les monoxyles pendant que le reste de l’équipe divaguera gaiement dans Carpinetto.

15 petits rhinos nous attendent dans la 1ère salle. Autre surprise, un équipement bricolé avec 2 cordes permet de descendre le ressaut au fond de cette salle, bizarre et préoccupant.
Poursuite de la visite en laissant un thermomètre-hydromètre dans la salle de la Colonne.
Ce qui semble être un Myotis punicus est accroché au plafond de la salle suivante. Une ixode est observée au sol, probablement Eschatocephalus vespertilionis après détermination par Wanda, c’est un parasite exclusif des chauves-souris.
Là-aussi une corde à nœuds est accrochée en haut du balcon, re-bizarre. Une corde est également pendue au-dessus du trou du chien, une traction dessus et elle tombe, faut vraiment se préparer à un éventuel secours.

Demi-tour peu après le « lac » des Italiens, qui est vide. Visite de la galerie concrétionnée, le niveau d’eau dans le lac Suspendu est bien bas. On garde la salle Rhombo pour une prochaine visite et direction les lacs Jumeaux où est posé le détecteur de radon. Cathy tente et réussi le passage suspendu, mais par le bas, c’est bien plus humide 😮
Le laminoir qui suit n’est pas apprécié à sa juste valeur par tous 😀

Retour à l’air libre et direction les monoxyles en croisant au passage les équipeurs.
Seuls Sandra, Cathy, Jef, Christophe et JC feront la descente et se regrouperont dans la petite galerie chargée de protohistoire pour la Corse et d’histoire pour le club.
Le frêne et le chêne dont les racines s’enfoncent dans la falaise sous la cavité ont moins apprécié le décaissement des sédiments qui recouvraient les vestiges et qui leur apportaient des nutriments, ils sont beaucoup moins vigoureux que lors de la découverte, surtout le chêne.
Seuls Christophe et JC opteront pour la remontée, les autres choisiront la descente directe par la corde de réchappe. Christophe déséquipe.

Tout le monde se retrouve aux véhicules pour un graillou traditionnel avec grillades.
Séparation après un rafraîchissement pris au … Kré d’as.

JCL

2026-04-11-Lano-Monoxyles-LMJC-01
« de 49 »

Dimanche 27 mars 2022 – Monoxyles, Lano

Spéléo, déséquipement

Grotte des Monoxyles, Lano

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Michaël D., Jean-Claude L., Jean-Luc S., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h15

Photos

Installée entre le 26 mars et le 15 avril 2017, la via ferrata des Monoxyles avaient été posée afin de faciliter l’accès à la cavité sépulcrale de Laninca pour les archéos. Elle a donc été utilisée pour les 2 dernières campagnes de fouilles.

Il était prévu qu’elle reste en place jusqu’à la dépose de la plateforme, ceci étant fait depuis plusieurs mois il était temps de remettre la falaise dans son état d’origine, à quelques trous près. Dépose également nécessaire pour éviter que quelques hurluberlus ne l’utilisent sans l’équiper d’une corde de sécurité. En effet, les barreaux et la main courante rigides n’étaient que des aides à la progression, en aucun cas des agrès d’assurage.

Nous voilà donc au Carré d’AS en cette belle journée d’après changement d’heure, qui n’a généré aucun retard. On se tasse dans les 2 véhicules utilitaires qui disposent chacun de 3 places à l’avant, le compte y est.

Le Partner est laissé en début de piste et c’est maintenant à 6 dans le Def que l’on emprunte la piste. Ce dernier pourrait presque parcourir le chemin les phares fermés tellement il y a roulé. Le petit pont sur l’Aninco a été restauré, plus besoin de bien viser l’étroit passage. RAS sur la piste, le terminus est atteint sans encombre.

On se répartit le matos et direction la falaise. Le chemin ouvert pour les fouilles est encore à peu près visible, passage devant la grotte du Bouc, l’abri du Lecciatorta et nous voilà sur l’autel des sacrifices, à la verticale de la cavité sépulcrale.

Pas de volontaire pour équiper, JCL se dévoue encore une fois. Là-aussi il pourrait presque le faire les yeux fermés. Départ toujours bien aérien, la corde guide est toujours bien tonchée et l’arrivée sur le chêne suspendu toujours aussi agréable.

Les tâches se répartissent de façon naturelle. Michèle part en prospection dans les alentours. Franck et Micca se chargent d’équiper la via ferrata et de commencer la dépose de celle-ci. Ils sont arrêtés au milieu du parcours, les abeilles, qui sont toujours là dans une anfractuosité de la paroi, en ont décidé autrement et les vigiles de la ruche font comprendre qu’il n’est pas question de passer. Ils ne déposeront donc « que » les 6 premiers barreaux et 2 longueurs de la main courante rigide. L’extracteur à masselotte bidouillé par Micca est mis à contribution, ça fonctionne mais quelques améliorations sont déjà envisagées. L’essentiel est fait, plus de risque que quelqu’un s’y engage sans installer les sécurités nécessaires.

Pendant ce temps, les 3J (JC, JY et JL) installent une main courante entre les 2 cavités perchées, aucune chauve-souris observée ce jour. Les quelques plaquettes laissées ou oubliées sur place lors des dernières visites sont déposées, certaines de façon acrobatique, elles étaient posées en plafond …

Franck vient rejoindre le trio avec l’extracteur de barreaux mais un seul est extrait, les abeilles n’aiment pas ce tintamarre et le font comprendre.

Évacuation générale, JY d’abord, puis JL en mode réchappe. Pas facile de remonter avec un machard et un Duck ! Ce sera plus rapide après une piqure d’abeille et l’utilisation d’un vrai bloqueur !

Par obligation JC prend l’option descente, il doit récupérer un de ses gants tombé sur une margelle intermédiaire. C’est Franck qui déséquipe, accompagné par quelques abeilles menaçantes.

Retour au véhicule, découpage des fers à béton en longueurs de 2 m, allumage du feu, débouchage de la première bouteille. Le reste est habituel, grillades, palabres, ergotages, voire radotages, sont les ingrédients d’un bon pique-nique topinesque.

Retour à Ponte Leccia pour une bonne mousse, ou autre.

JCL