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Samedi 28 et dimanche 29 avril – Le Dardu, Sulleoni – Piana, Cargèse, Marignana

Samedi 28 et dimanche 29 mars 2026

Canyon, visite classique
Le Dardu

I Sulleoni

Participants
ITP : Anto B., Christophe C.,  Adriana D. C., Antonio E. G., Franck Z.

TPEC : 08h00

Le Dardu fait parti de ces canyons majestueux, situé dans les célèbres calanques de Piana. Mais celui-ci se situe à un peu plus de trois heures de route de Bastia. Afin de ne pas effectuer plus de route que de canyon, nous avons décidé de passer le week-end sur place. Porto n’étant pas encore envahi par les touristes de la saison estivale, Adriana nous a réservé un logement à l’appart-hotel de Porto : la grande classe.

Le samedi matin, vers 07h45 le quatuor quittent le secteur de Lucciana en direction de Porto. La route est bien dégagé mais il reste encore de la neige et de la glace le long de la route menant au col de Vergio.

Arrivés au celèbre « coeur » dans la roche, nous stationnons notre véhicule sur l’accotement de la D81. En cette saison, il n’y a personne. Le temps est ensoleillée mais le fond de l’air est frais. Le débit est parfais. Le temps de se mettre en tenue et nous commençons ce canyon, à la C35 nous passons en rive gauche pour continuer sous les blocs en mode spéléo. Une main courante est installée, en fixe. A la sortie de ce passage, la vue sur la queue de cheval formé par le débit de l’eau est magnifique. La suite est une progression classique dans une large gorge aux couleurs rougeâtres.

Le retour s’effectue par le sentier situé en rive droite du Dardu. Lorsque l’on aperçoit, sur les hauteurs, le rocher du « château », et à environ 3 mètres du lit de la rivière, il y a un cairn qui marque le début du sentier. Et c’est au bout d’une heure de marche que nous avons atteint la route. Ça monte raide tout de même.

Nous rejoignons Porto et nous installons dans notre agréable logement. Durant la soirée nous effectuerons une petite ballade dans le centre ville, en attendant l’heure pour se sustenter au seul resto ouvert à cette époque de l’année. La fin du repas sera ponctué par une petite surprise. C’est l’anniversaire d’Anto. Adriana et Antonio ont emmené les bougies….

Le lendemain, le réveil est tranquille vers 07h00. Les combis et matériels étendus la veille sont presque secs. Le matos est rangé et nous quittons notre lieu hébergement pour le hameau de Revinda, commune de Marignana. Comme à l’habitude, une traditionnelle pause café dans le centre de piana est la bienvenue. La route qui mène au village est étroite et sinueuse. Nous atteignons enfin le hameau au bout d’une cinquantaine de minutes. Là nous attend un autre canyon, Une course tout aussi grandiose que le Dardu. La marche d’approche d’environ 45 minutes emprunte un sentier traversant terrain privé et sous bois. C’est un peu en freestyle, à travers les sous bois que l’on trouve le ruisseau. Ce canyon est composé d’une succession d’environ 16 rappels. Rapidement le canyon est très encaissé jusqu’à une C70 bien verticale. La vue est a coupée le souffle dans tout les sens du terme. Le canyon devient alors plus ouvert jusqu’ à la confluence du ruisseau de l’Umbertacciu. Nous le remontons sur une cinquantaine de mètres jusqu’à une très belle vasque caractéristique. Nous grimpons au dessus et montons dans le maquis. Quelques cairns nous permettent de trouver une sente qui mène jusqu’à la D81 au bout d’une montée bien raide. Le retour vers BASTIA s’effectuera dans le calme.

Franck

2026-03-28-Canadolo-LMJC-48

Samedi 28 mars 2026 – Spéléo, entomo, chiro – Grotte E Sulane, Furiani – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 28 mars 2026
Spéléo, entomo, chiro
Grotte E Sulane, Furiani
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Comment se portent les Parabathycias à Furiani ? C’est à cette question que se propose de répondre la commission scientifique de la LISC. Rien de pompeux derrière cette dénomination, si la commission est présidée par le président de la LISC en personne, tout le monde peut participer à ses recherches et travaux.
Pour rappel c’est dans cette cavité qu’avait été prélevée la Parabathycias Lamilzai.

Faute de président c’est la vice-présidente Wanda qui est là. Tout le monde se retrouve sur le petit parking de Canarinco et commence la descente par la piste. Cette dernière a été entretenue et les déchets de coupe jonchent les ornières, encore bien présentes. Deux postes de chasse ont été construits, sangliers, pigeons, spéléos ? :mrgreen:

Comme d’habitude on oublie qu’il faut descendre tout de suite après les agaves, mais l’entrée est quand même rapidement retrouvée. Quelques salsepareilles barrent l’entrée, elles feront les frais de notre visite et nous voilà dans cette cavité qui rend les visiteurs humbles. Courbés ou en rampant nous parcourons ainsi toutes les galeries, en admirant au passage les belles concrétions et les beaux gours, dont certains remplis d’eau.
De Parabathycias que nenni, pas un seul spécimen détecté, c’est la désertion complète … ou l’acuité visuelle des chercheurs qui décline 🙂
Par contre, des hémiptères, qui seront déterminés ensuite par Wanda comme étant des Cixiidae peut-être nervosus (genre de cicadelles), seront observées dans chacun des lobes de la cavité. Il s’avère après recherches que leur présence sous terre est assez rare, il s’agit en effet d’insectes phytophages et leur présence dans cette cavité pourrait s’expliquer par celle de nombreuses racines.
Un crâne de renard est également repéré ainsi qu’un autre crâne beaucoup plus rare d’escargot Hélix Pisciculus.
Scutigère, Myriapode, Collemboles, Méta et autres bestioles habituelles sont observées.
Le bilan chiro est nul, puisqu’aucune chauve-souris ne sera comptabilisée. La température de la cavité n’étant peut-être pas assez fraiche et/ou l’air trop sec pour hiberner.

L’accès à la 2ème entrée de la cavité sera plus épineux, il faudra « survoler » les diverses salsepareilles et ronces pour pouvoir l’atteindre. La visite sera rapide, c’est une galerie d’une vingtaine de mètres de long qui se termine par un rétrécissement rejoignant à la première cavité, mais trop étroit pour pouvoir passer. La couleur verdâtre de certaines parois étonne, probablement due à quelques mousses ou lichens. Un bel Isopode observé.

Retour en ¾ d’heure aux véhicules avec un petit écart prospectif.

Pique-nique sur place et c’est de nouveau parti pour une descente sur le plateau incliné de Canarinco cette fois. Un petit détour par le Mini Aven de Canarinco, le MAC, pour raviver les souvenirs d’Olivier qui avait fait partie des désobeurs de cette mignonne petite cavité dans les années 90, mais c’est vieux … (Dimanche 29 octobre 1995).

La micro-cavité Canadolo est rapidement atteinte et la visite révèle encore cette fois la présence de la mystérieuse substance gélatineuse accrochée aux mousses. La lampe UV en change la couleur, elle passe d’un marron verdâtre à un rouge flamboyant. Il est prévu une demande d’avis auprès de mycologues locaux.

Retour aux véhicules en prospectant de nouveau ce sympathique massif calcaire et fin d’une sortie qui aura été économe en carburant, c’est notable en cette période de flambée des combustibles.
JCL