Archives par étiquette : Biospéléo

Jeudi 25 juin 2026 – Biospéléo – Grottes de Corte et Brando

Jeudi 25 juin 2026
Biospéléo, radon
Grotte de Corte, Pietracorbara
Grotte de Brando, Brando

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
AsFrA : Anne B.-D., Lucie B., Samuel D., Raphaël G., Claire J., Nicolas H.

TPST : 1h00 + 1h00
Chiros : 0

On prend les mêmes et on recommence, direction le Cap pour cette 2ème journée d’accompagnement des arachnologues continentaux.

La grotte de Corte qui comme tout le monde le sait se situe à Pietracorbara, fait partie de ces cavités à histoires. Des histoires épiques et piquantes ponctuent quelques comptes-rendus. Le chemin d’accès étant parfois capricieux, le maquis se chargeant de brouiller malicieusement les pistes.

Bon, c’est jour de chance, avec la canicule qui sévit actuellement on aurait pu vraiment se perdre. Cette fois-ci c’est juste quelques hésitations qui ont donné un peu de piment à cette marche d’approche, les fougères et les ronces ça poussent bien.

Après le four, le frigo, gros contraste avec l’extérieur.
Les arachnos comme les entomos sont souvent à 4 pattes. Ils continuent ainsi leur récolte insulaire.
Aucune chauve-souris aperçue, ni Parabathyscia 🙂

Après le frigo, le four, gros contraste avec l’intérieur 🙂
Retour en reprenant plus ou moins le même chemin qu’à l’aller, installation au bord de la rivière pour le pique-nique.

Direction la grotte de Brando maintenant. Chaude la montée, fraiche la cavité. Aucun petit rhino pour nous accueillir, c’est rare. Peut-être une conséquence de l’obturation de la chatière ? Boucher celle-ci c’est condamner les chauves-souris qui s’y réfugient, inconscience ou maladresse ?
Une découverte qui réjouit les arachnos, une Leptoneta corsica.
Un capteur radon est posé quelque part …

Retour aux véhicules, toujours avec la chaleur et chaleureuse séparation avec les arachnologues, ils reprennent le bateau ce soir.

JCL

Mercredi 24 juin 2026 – Biospéléo – Pietralbello, Sapara

Mercredi 24 juin 2026
Biospéléo, radon
Grotte de Pietralbello, Moltifao
Grotte A Sapara, Castiglione

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
AsFrA : Anne B.-D., Lucie B., Samuel D., Raphaël G., Claire J., Nicolas H.

TPST : 2h00 + 1h00
Chiros : 2 + 2

L’AsFrA, l’Association Française d’Arachnologie est une association d’arachnologues en déplacement en Corse pour y réaliser un inventaire sur les flancs du Monte Cinto, elle a sollicité la commission scientifique de la LISC pour procéder à des prélèvements dans quelques cavités de l’ile, Brando, Corte et Pietralbello.
Ça tombe bien puisque nous avons en projet de poser un capteur radon à Pietralbello et à Brando.

Rendez-vous directement sur le parking de Pietralbello et après les présentations d’usage direction la cavité sous un soleil ardent.
Le grille est ouverte, une corde d’aide est installée et presque tout le monde s’engouffre avec plaisir dans la cavité. Double plaisir, par la fraicheur d’une part, et par la cueillette pour les arachnophiles qui prélèvent rapidement un des principaux objets de leur quête, la Centromerus corsicus, une araignée endémique de la Corse dont ils avaient la description mais aucun exemplaire.
Ils ne se contentent pas des araignées et d’autres bestioles sont prélevées afin d’alimenter les réseaux de détermination.
Nous en profitons de notre côté pour poser le capteur radon au fond de la salle de la Soupière et chercher également quelques bestioles, dont le Parabathyscia, mais sans succès pour ce dernier.

Remontée vers la sortie, accompagnés par 2 chauves-souris qui volètent dans le plan incliné d’entrée.
Nous somme chaleureusement accueillis à l’extérieur, il doit faire au moins 35°.

Nous proposons un bonus pour cette journée, visiter A Sapara et ses tas d’humus propices au développement des bestioles.
Nous nous installons au préalable dans le lit de la rivière afin de pique-niquer au frais. Il va sans dire que l’eau n’est plus là 🙂

Direction la cavité maintenant avec le même scénario que le matin, cueillette, cueillette et cueillette. Le veau qui nous accueille dans la galerie principale n’est pas prélevé, il se réfugie dans une galerie secondaire. Par contre 2 chauves-souris sont aperçues dans la cloche de plafond de la 2ème salle, une fracture verticale semble s’y poursuivre …
Récupération du capteur radon puis séparation, rendez-vous est pris le lendemain dans le Cap pour d’autres aventures caniculesques.

JCL

Lundi 22 juin 2026 – Biospéléo – Canadolo, Barbaggio

Lundi 22 juin 2026
Biospéléo, pêche
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude L. M.
OFB : Mathieu M.

TPST : 0h30

Quatrième visite cette année pour cette micro-cavité. Micro mais qui présente un grand intérêt biologique. C’est en effet dans cette cavité que se complait la « substance », cette matière gélatineuse bien mystérieuse qui nous pose question depuis plusieurs mois déjà.
Toutefois le mystère se dissipe peu à peu, de précédents prélèvements envoyés à un spécialiste de l’OFB avaient permis de déterminer des algues et plus précisément des cyanobactéries :

  • Chroococcus pour les individus de type rond
  • Oscillatoriales pour les individus filamenteux

Un nouveau prélèvement s’avérait nécessaire pour les filaments de plus petite taille.

C’est ainsi que nous accompagnons Mathieu de l’Office Français de la Biodiversité pour effectuer ces peut-être derniers prélèvements.

Descente sous le cagnard pour retrouver une fraicheur relative dans la cavité. Une fraicheur qui vient du plan incliné désobé lors de la dernière visite.
La surface occupée par la substance a sensiblement diminué, mais elle est toujours présente. Quelques prélèvements plus tard nous voilà de nouveau sous un soleil de plomb.

JC en profite pour pêcher un peu. Une pêche particulière avec un gros aimant afin d’essayer de récupérer sa lampe UV tombée dans une fracture lors d’une précédente visite. Bingo, le poisson a mordu, la lampe est récupérée et elle fonctionne toujours !

Pas de prospection cette fois-ci, remontée directe vers les véhicules transformés en fours.

JCL

Jeudi 9 avril 2026 – Biospéléo – Grotte Canadolo, Barbaggio

Jeudi 9 avril 2026
Bio-spéléo
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
Mycologue : Joseph P.

TPST : 0h30
Chiro : 1 petit rhino

Nouvelle sortie à visée scientifique, il s’agissait d’accompagner un mycologue pour lui montrer cette mystérieuse substance découverte dans la mini cavité Canadolo. Il a pu faire quelques prélèvements, intrigué lui aussi par cette matière gélatineuse.

Une autre surprise nous attendait dans cette petite cavité. Alors que nous n’y avions jamais observé de chauve-souris, un petit rhino accroché au plafond a failli passer inaperçu, à moins d’un mètre de nos têtes, indifférent à notre présence et à nos palabres 🦇

Une nouvelle visite est prévue, tenter de dégager le plan incliné latéral afin de voir s’il y a une éventuelle suite, et désober le petit trou dans lequel est tombée la lampe UV de JC 🙄

JCL

2026-03-28-Canadolo-LMJC-48

Samedi 28 mars 2026 – Spéléo, entomo, chiro – Grotte E Sulane, Furiani – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 28 mars 2026
Spéléo, entomo, chiro
Grotte E Sulane, Furiani
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Comment se portent les Parabathycias à Furiani ? C’est à cette question que se propose de répondre la commission scientifique de la LISC. Rien de pompeux derrière cette dénomination, si la commission est présidée par le président de la LISC en personne, tout le monde peut participer à ses recherches et travaux.
Pour rappel c’est dans cette cavité qu’avait été prélevée la Parabathycias Lamilzai.

Faute de président c’est la vice-présidente Wanda qui est là. Tout le monde se retrouve sur le petit parking de Canarinco et commence la descente par la piste. Cette dernière a été entretenue et les déchets de coupe jonchent les ornières, encore bien présentes. Deux postes de chasse ont été construits, sangliers, pigeons, spéléos ? :mrgreen:

Comme d’habitude on oublie qu’il faut descendre tout de suite après les agaves, mais l’entrée est quand même rapidement retrouvée. Quelques salsepareilles barrent l’entrée, elles feront les frais de notre visite et nous voilà dans cette cavité qui rend les visiteurs humbles. Courbés ou en rampant nous parcourons ainsi toutes les galeries, en admirant au passage les belles concrétions et les beaux gours, dont certains remplis d’eau.
De Parabathycias que nenni, pas un seul spécimen détecté, c’est la désertion complète … ou l’acuité visuelle des chercheurs qui décline 🙂
Par contre, des hémiptères, qui seront déterminés ensuite par Wanda comme étant des Cixiidae peut-être nervosus (genre de cicadelles), seront observées dans chacun des lobes de la cavité. Il s’avère après recherches que leur présence sous terre est assez rare, il s’agit en effet d’insectes phytophages et leur présence dans cette cavité pourrait s’expliquer par celle de nombreuses racines.
Un crâne de renard est également repéré ainsi qu’un autre crâne beaucoup plus rare d’escargot Hélix Pisciculus.
Scutigère, Myriapode, Collemboles, Méta et autres bestioles habituelles sont observées.
Le bilan chiro est nul, puisqu’aucune chauve-souris ne sera comptabilisée. La température de la cavité n’étant peut-être pas assez fraiche et/ou l’air trop sec pour hiberner.

L’accès à la 2ème entrée de la cavité sera plus épineux, il faudra « survoler » les diverses salsepareilles et ronces pour pouvoir l’atteindre. La visite sera rapide, c’est une galerie d’une vingtaine de mètres de long qui se termine par un rétrécissement rejoignant à la première cavité, mais trop étroit pour pouvoir passer. La couleur verdâtre de certaines parois étonne, probablement due à quelques mousses ou lichens. Un bel Isopode observé.

Retour en ¾ d’heure aux véhicules avec un petit écart prospectif.

Pique-nique sur place et c’est de nouveau parti pour une descente sur le plateau incliné de Canarinco cette fois. Un petit détour par le Mini Aven de Canarinco, le MAC, pour raviver les souvenirs d’Olivier qui avait fait partie des désobeurs de cette mignonne petite cavité dans les années 90, mais c’est vieux … (Dimanche 29 octobre 1995).

La micro-cavité Canadolo est rapidement atteinte et la visite révèle encore cette fois la présence de la mystérieuse substance gélatineuse accrochée aux mousses. La lampe UV en change la couleur, elle passe d’un marron verdâtre à un rouge flamboyant. Il est prévu une demande d’avis auprès de mycologues locaux.

Retour aux véhicules en prospectant de nouveau ce sympathique massif calcaire et fin d’une sortie qui aura été économe en carburant, c’est notable en cette période de flambée des combustibles.
JCL

 

Lundi 8 décembre 2025 – Mines de fer du Plateau de Lacamp – Talairan (11)

Lundi 8 décembre 2025
Spéléo, sortie CDS 11 entomologique et géologique
Plateau de Lacamp, Talairan (11

Participants:
Spéléo Corbières Minervois / GPS / ITP : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.
Spéléo Club de l’Aude : Alary F.
MJC Narbonne (Section Spéléo): François P.

TPS : trois heures

Poursuite de l’inventaire des lieux pour le Conseil Départemental. François et Alary ont déjà passé deux jours à chasser les bestioles avec une assez bonne récolte, ainsi que Thomas. Il restait quelques zones à prospecter, l’Évent de Saint-Rome, pour la pêche au Niphargus et la grande galerie de F9. Dominique sera de la partie pour mieux comprendre certaines formations géologiques.

Retrouvailles au parking pour 10 heures, équipement et direction Saint-Rome en contrebas. Sympathique cavité pénétrable sur quelques dizaines de mètres. François est devant pour repérer les Niphargus et derrière on scrute les parois. La récolte est assez pauvre, arachnides, isopode, quelques photos – pas évident dans cet espace assez restreint, il faut apprendre à maitriser la macro…

Une grosse heure plus tard, direction le Chalet. Il est presque midi, certains estomacs crient famine. Le temps est superbe, on s’installe au soleil sur les tables remises à neuf. Charcuterie, fromage, cubi de rouge, François est bien équipé dans son fourgon.

13 heures, c’est parti pour F9. Accès facile, à peine 5 mn à pied depuis la piste. L’étroiture d’entrée se passe facilement – à condition d’enlever la banane du matos entomo… – et on file dans la grande galerie, la grande salle d’extraction ayant été visitée et est très pauvre en bestioles. Chacun s’attelle à observer avec minutie les moindres fissures car c’est là qu’en général la vie se cache. Souvent en connexion avec l’extérieur ces fissures amènent les nutriments nécessaires à la survie des troglobies et des troglophiles.

Mais la récolte est pauvre, traditionnelles Meta, un grand rhino endormi, des escargots sûrement issus de l’extérieur et quelques araignées en fond de galerie, probablement une Palliduphantes margaritae. Dominique expertise les bancs rosés de substance molle comme de l’argile contenant de la pyrite. Au fond la galerie est obturée par un bouchon de béton laissant passer un important courant d’air à son sommet légèrement ouvert, l’extérieur ne doit pas être loin.

14 h 30 passées nous voilà dehors. Mission accomplie, de quoi étoffer le rapport du CDS11.

JND

Jeudi 5 juin 2025 – Biospéléo, prospection – Grotte Canadolo, Barbaggio – Grotte Canamarie, Furiani

Jeudi 5 juin 2025
Biospéléo, prospection
Grotte Canadolo, Barbaggio
Grotte Canamarie, Furiani

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Les « avant-boites » sont bien connues des fêtards, mais moins les avant-réunions.
Donc, avant la traditionnelle réunion topinesque du jeudi soir il est prévu un nouveau prélèvement de la mystérieuse substance présente dans la grotte Canadolo sur le massif calcaire de Canarinco, vu que nous disposons maintenant d’un bon microscope fourni par un généreux donateur de la liste biospéléo nationale. Et même 2 après remise en état de l’éclairage du microscope perso d’Albert.
Le but de ce prélèvement est de vérifier l’hypothèse de ce dernier concernant la présence de Nostoc, cet étrange organisme constitué de cyanobactéries. Organisme très petit et hors de vue des loupes binoculaires disponibles au local. Un vrai microscope à fort grossissement pourrait nous aider pour cette détermination.

Les 3 mousquetaires démarrent du parking, sans le 4ème trop occupé à la relecture des 400 pages de son rapport sur la grotte de Sulzbrunn. Ils passent à côté de l’enclos dont les herbes ont encore poussé, elles atteignent maintenant les épaules. Descente en suivant plus ou moins le bord ouest du plateau incliné. Repérage du départ des voies installées il y a de très nombreuses années au-dessus de la Grotta di i Cudi, à refaire un jour …
La cavité qui nous intéresse ce jour est retrouvée peu après sans problème, les prélèvements sont illico presto effectués.
On pense encore une fois à tenter de dégager cette chatière descendante …

Nous décidons maintenant de rendre une petite visite à la proche cavité découverte en 2012 par notre ex-présidente Marie. Dénommée d’abord grotte Marie, puis grotte Cana, elle recevra pour ce compte-rendu le nom de grotte Canamarie pour rester dans la logique de la précédente 🙂
Là c’est une autre histoire, si la 1ère se situe sur un lapiaz dégagé, il faudra batailler avec le maquis pour pouvoir s’approcher de la 2ème. Le rapport intérêt/effort est vraiment défavorable, elle pourrait même être classée dans les cavités à « oublier » 🙂

Remontée en mode prospection vers la route en zigzagant sur le plateau.

Retour au local, les microscopes sont installés, la substance placée sur les plaques de verre, mais point des formes caractéristiques des chaines de cyanobactéries. L’hypothèse de spores de mousse reste pour l’instant la plus vraisemblable, mais la question reste posée.
Suite au(x) prochain(s) épisode(s) …

JCL