Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

Mercredi 16 avril 2025 – Igue de Begood – Venaco

Mercredi 16 avril 2025
Spéléo, entomo, initiation, repérage, désob
Igue de Begood, Venaco

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Michaël D., Jean-Claude L. M.
Initiés : Santu F., Nathalie S.

TPST : 2h30

Il est des traditions qui se mettre en place subrepticement. Il en est ainsi de celle qui consiste, tous les 15 ans, à tenter de repérer en surface le point haut du puits remontant de l’aven de Razzu Biancu, où avait pu être établie une conversation téléphonique d’ailleurs, signe de la proximité avec la surface !

Une première tentative topographique avait eu lieu le 4 novembre 1995 (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr1995.htm#Samedi_4_novembre_1995).
Une autre avec du matériel électronique le 16 janvier 2010 (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2010#Samedi_16_janvier_2010), mais les émetteurs-récepteurs de l’époque, balise chauve-souris et Arva, n’avaient pas permis de localiser avec certitude le point recherché.

Nous sommes en 2025, soit 30 ans après la 1ère tentative et 15 ans après la 2ème, il est donc forcément envisagé un nouvel essai de repérage en surface du point haut de Razzu Biancu, il faut respecter la dernière phrase du compte-rendu de 2010 🙂

Ça tombe bien, il était prévu un retour à Begood où on avait observé des Parabathyscias sur un cadavre de chauve-souris lors de la visite du 16 février dernier, mais qu’on n’avait pas pu prélevé faute de matériel.
Un petit volet initiation s’ajoute pour Santu, un jeune de 12 ans qui vadrouille déjà avec Michèle et sa maman Nathalie du GCC.

C’est ainsi avec plein d’entrain et l’espoir que les prévisions météo soient justes (couvert le matin, pluies l’après-midi) que tout le monde se retrouve à Venaco, y compris Micca qui a cédé à la tentation de Begood.

Le groupe se met rapidement en marche, un petit coucou au passage aux 2 copains équins et voilà le beau massif calcaire de Razzu Biancu.

Accès à la cavité en contournant la vieille bâtisse en ruine.

JC entre, suivi par Santu, suivi par Wanda, suivie par Michèle, suivie par Micca, suivi par … forfait de Nathalie. Elle n’était déjà pas certaine de vouloir faire la cavité, la vue de l’entrée l’a refroidie.

C’est maintenant le 1er passage clé, il faut franchir une chatière au sommet d’un gros bloc rocheux. JC passe, suivi par Santu, suivi par Wanda, suivie par Michèle, suivie par … 2ème forfait, Micca coince au niveau du bassin. Il restera finalement dans la 1ère alcôve et fera du ménage en déplaçant des blocs rocheux gênants.

C’est finalement le trio JC, Santu et Wanda qui arrive jusqu’à l’endroit du festin. Déception, les Parabathyscias vus lors de notre dernière visite et qu’on espérait retrouver sur leur repas chiroptérique se sont fait la malle. Seuls quelques isopodes finissent les restes et les recherches alentours restent infructueuses. Bilan entomo, juste quelques ixodes sont repérés ainsi qu’un petit dolichopode albinos ou immature et des myriapodes.

Le projet de continuer jusqu’à la salle des Griffures est abandonné, il aurait fallu se mouiller sérieusement en rampant dans des gours plein d’eau.

Retour dans la grande salle, visite de la belle galerie supérieure et retour à l’air libre en croisant une chauve-souris dans la chatière suspendue.

La sortie est facilitée par le ménage fait par Micca.

Pique-nique rapide au pied de l’escarpement, quelques gouttes commencent à tomber.
On ira quand même rendre visite à Razzu Biancu et à tenter une nouvelle méthode pour retrouver en surface le fameux point haut de la cavité.
Cette fois-ci c’est par le report en surface de la topo et géoportail qu’un point est repéré. Ça semble marcher puisqu’on est tombé à côté du cairn posé il y a 15 ans, et à quelques mètres de celui posé encore 15 ans avant. Un nouveau cairn est érigé mais pas le temps de chercher un éventuel indice de jonction vu la pluie qui est venue s’amuser avec nous. Elle nous accompagnera d’ailleurs jusqu’aux véhicules que nous rejoignons bien trempés.

Un goûter chez Nathalie permettra de se réchauffer avant un retour à une heure plus que raisonnable en région bastiaise.

Il est envisagé un retour pour poser des pièges dans Begood, agrandir la chatière suspendue, prospecter sérieusement la zone « point haut » de Razzu Biancu et le reste du massif, continuer la désob, etc. etc.

JCL


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Mercredi 9 avril 2025 – Grottes de Butrone et Santa Catalina, Sisco

Mercredi 9 avril 2025
Spéléo, entomologie
Grottes de Butrone et Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michèle C., Jean-Claude L. M.
Initiés : Franck et Timothée N.

TPST : 2h + 1h

Profitant d’un séjour en Corse pour des vacances familiales, Franck Noël, naturaliste multidisciplinaire spécialisé dans les crustacés isopodes terrestres, a fait jouer ses contacts dans le milieu entomologiste national pour prospecter dans des cavités insulaires. D’abord conseillé par JM Lemaire, sa demande est finalement arrivée à la commission scientifique de la LISC via JND. Nos spécialistes entomologistes n’étant pas là, c’est JCL et Michèle qui se chargeront de l’accompagnement. Effectif réduit en raison de la période sensible pour les chauves-souris.

En gite à Sisco, 2 cavités se prêtaient bien à la demande, Butrone bien sûr, LE spot entomo de la Corse, et San Catalina à proximité également.

Un rendez-vous à 14h30 est fixé à la marine de Sisco, rendez-vous retardé en raison d’un colis suspect provocant un blocage de la route du Cap, c’est la Corse 🙂

C’est finalement vers 15h30 que tout le monde s’entasse dans le Def. L’ancienne piste d’accès n’est pas tentée, on ne connait pas son état et son portail est fermé. Choix d’autant plus facile que celui de la nouvelle est grand ouvert.

Arrivée sans encombre mais les places de parking ont rétréci, signe que le maquis reprend ses aises. C’est également le cas du chemin où il a fallu jouer du sécateur. Une operata s’impose, l’aghja devant l’entrée est à peine visible.

Franck se met rapidement en mode recherche et la récolte ne tarde pas. C’est le réseau fossile qui est d’abord prospecté jusqu’en bas de la salle du Poulain. Les gours sont actifs mais peu de bestiole. Quelques prélèvements quand même, avec peut-être 2 palpigrades accouplés en bas du ressaut terminal.

Les Troglohyphantes se font rare également, les Dolichopodes par contre pullulent !

La visite continue jusqu’à la salle de la Pluie où … il pleut ! Fini la sécheresse qui a sévi dans la cavité depuis 2 ans. L’eau est revenue, par contre aucun Niphargus observé. Les traditionnels petits rhinos ne sont pas regroupés comme souvent dans la galerie d’entrée mais éparpillés un peu partout, une bonne dizaine en tout.

Retour à l’extérieur puis à la marine où Timothée est largué au passage, puis direction Santa Catalina.

Franck se contente des premières dizaines de mètres de la cavité, jugeant le reste trop sec. Nous allons de notre côté jusqu’au bout, mais peu de chauves-souris, un petit rhino accroché en paroi et une poignée qui volent, peut-être pas des petits rhinos.

On ne relatera pas tous les noms scientifiques du tableau de chasse, mais Franck était satisfait de sa récolte.

Nous nous séparons à la nuit tombée et retour sur Bastia.

JCL


Complément d’info de la part de Franck Noël :

Butrone

  • Diploure, cf. : Campodea cyrnea
  • Mollusque : Tacheocampylea raspailii (au niveau de l’entrée)
  • Isopodes : Helleria brevicornis (entrée), Porcellio dilatatus, Oritoniscus ocellatus
  • Diplopodes : Julidae, cf. Ophyiulus 1f
  • Chilopodes : à déterminer
  • Araignées : Troglohyphantes cyrnaeus (+ autres récoltes à det.)
  • Limoniidae : Limonia nubeculosa

Santa Catalina

  • Station de Grillon maritime dans les galets de l’entrée (dizaines)
  • Isopodes : Halophiloscia hirsuta, Halophiloscia sp. (entrée- recherche sans succès d’une espèce d’Halophiloscia à confirmer, trouvée lors du LISC)), Porcellio dilatatus, Porcellionides pruinosus, Chaetophiloscia cellaria
  • Araignées à déterminer

Franck Noël.

Précisions de Jean-Michel Lemaire :

  • Coléoptère : Laemostenus carinatus (Chaudoir, 1859), qui vient de sortir de nymphose car il est encore immature. C’est un troglophile que l’on le trouve aussi en forêt sous les pierres, et dans toutes les grottes en Corse

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« de 29 »

Samedi 5 avril 2025 – Entrainement SSF – AG LISC

Samedi 5 avril 2025
Entrainement SSF
AG LISC
U Mulinu, Santa-Maria-di-Lota

Participants
ITP : Antoine B., Michèle C., Christophe C., Dominique D., Adriana D. C., Amal D., Antonio E. G., Éric G., Olivier G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Laureen N., Noël R., Benoit R., Jean-Philippe S., Alexia S. B., Philippe S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

Les AG en générale et plus particulièrement les AG des organes déconcentrés de la fédé ne sont pas des plus attrayantes. Alors comment ajouter un intérêt à ces journées que certains considèrent comme perdues, voire une corvée. En 2024, une visite d’une mine de Cardo et de la Grotta Gradiccia avait été organisée en guise d’apéritif pour l’AG. Cette année la mise en bouche proposée était un peu plus technique, ce qui semble plus affriolant qu’une simple visite de cavité à la vue de la participation. Il s’agissait en effet de la mise en application d’une des techniques phares du spéléo-secours, le contrepoids.
La visite du Mulinu de Nono le week-end précédent avait permis de repérer 2 arbres pouvant supporter les 2 ateliers proposés.

Dans un premier temps Anto grimpe aux arbres et installe les sangles nécessaires à la réalisation de 2 répartiteurs de charge.
Les ateliers sont ainsi mis en place et après une rapide explication de la technique contrepoids, chacun endosse à tour de rôle les fonctions de régulateur, de contrepoids et de victime.
Une translation est même effectuée entre les 2 ateliers pour conclure cette séance d’entrainement.

Quand on aime on ne compte pas et c’est vers 14h que tout le monde se retrouve autour des tables pour l’apéro, suivi des traditionnelles grillades. Ce qui a eu pour conséquence de décaler le début de l’AG, personne n’a protesté 🙂 .

Prochaine étape pour l’équipe secours régionale en cours de renforcement, un entrainement plus réaliste en falaise avec des ateliers contrepoids successifs, des transferts sur tyrolienne et vice et versaille :-), le tout complété par du portage de civière.

Il était prévu une diffusion préalable des documents relatifs à cette AG afin de gagner du temps, c’est raté pour cette fois-ci. Une nouveauté cette année, les comptes de résultats préparés par le président et le vérificateur aux comptes ont été approuvés par le trésorier 😀 . A part ça c’est comme d’hab, beaucoup de discussions, la plupart intéressantes. L’AG se termine à la nuit en petit comité, les bancs s’étant peu à peu éclaircis au fil des ébats et sans avoir pu consacrer beaucoup de temps aux projets.

On se quitte en se promettant d’envoyer les documents à l’avance pour la prochaine AG, c’est promis, juré, craché.

Un grand merci à Alexia et Nono pour l’accueil et la mise à disposition du Mulinu.

JCL


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« de 20 »

Dimanche 23 mars 2025 – Galeries de Negru et Margine – Olmeta du Cap

Dimanche 23 mars 2025
Spéléo, visite, chiro
Galeries de Negru et Margine, Olmeta du Cap

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Jean-Claude D., Adriana D. C., Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Léa P., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.

TPST : 2h00

Parcourir des galeries souterraines sur plusieurs centaines de mètres est chose rarissime en Corse. Seules possibilités, les mines désaffectées. L’entrée de celle de Negru est protégée par un lac d’une quarantaine de mètres, ce qui qui lui a peut-être permis d’être protégée des foudroyeurs administratifs. Ces mines sont en fait des sondages réalisés en raison de l’arrêt programmé de l’exploitation des mines de Canari, dont le rendement était jugé insuffisant. 1200 mètres de galeries ont été creusées en 1956 et 1957 dans le secteur de Negru (Mines et mineurs de Corse – Alain Gauthier – Albiana).

Une visite est ainsi organisée, visite qu’on pourrait qualifier d’expédition ! Un Caravelle 56 est affrété, c’est un vaillant canot pneumatique, vieux de 45 ans et qui a déjà plusieurs expéditions souterraines à son actif.

Les topi se retrouvent devant l’entrée, le canot est déjà gonflé, il a fait la route accroché sous le toit du Defender. Sur les 12 topi seuls Michèle, Micca et JCL sont équipés de waders. Michèle ouvre la voie pour un premier comptage chiro. Micca assure la traversée des 2 premiers topi. 2 cordes de 40 mètres assureront les transferts, JCD et Arnaud à chaque extrémité, Micca au milieu assurant le rôle de déviation, la galerie faisant un coude à cet endroit.
Tout le monde se retrouve ainsi de l’autre côté du lac, sans trop se mouiller.

Un écoulement d’eau estimé à environ 1 litre par seconde alimente le lac, les galeries jouant le rôle de drains.
La mine est constituée d’une branche principale d’où partent des galeries secondaires, elles seront toutes parcourues.
Esthétiquement parlant on ne peut pas qualifier ces galeries de belles, juste quelques petites coulées de calcites et des petites fistuleuses blanches agrémentent le parcours. Quelques plaques de fibres d’amiante sont également repérées ainsi que des coulées noires non gélatineuses sur les parois, résidus possibles d’incendies de surface. Peu de chauves-souris également avec quelques petits rhinos et euryales.

Le retour s’effectue comme à l’aller, mais dans l’autre sens 😀

Un air de Koh-Lanta plane, premier jour sur l’île et à peine arrivés sur la plage les aventuriers décident de faire le feu et manger. Les bois flottés ne manque pas et les 2 JC s’y attèlent, ils y arrivent du premier coup. Pendant ce temps une petite cavité est rapidement explorée à côté de la tour génoise. Tout le monde partage le repas. Grillades, tartes et gâteaux seront engloutis sous un beau soleil. Louis-Mathis ira même faire trempette dans la rivière, plus ou moins volontairement 🙂

Au programme de l’après-midi : Margine. C’est une autre galerie de sondage située à côté du lieu noté Minrrienne sur la carte.
Bien que visitée le dimanche 9 février 2020, nous faisons la même erreur que la tentative du samedi 20 octobre 2018 et retrouvons le mur semi-circulaire repéré à cette époque, en nous posons les mêmes questions sur son origine. Des fouilles archéologiques sont ajoutées à la liste des hypothèses. Relire les précédents comptes-rendus aurait pu nous éviter ce déboire, qui nous aura quand même permis de prospecter ce secteur !
La galerie est finalement retrouvée et visitée. Son origine est la même que celle de Negru, sondages miniers. Comme en 2020, un phénomène de brouillard apparait quelques mètres après l’entrée, l’air chaud et humide de la cavité se condense au contact de l’air frais extérieur.
Une galerie principale d’environ 130 mètres, d’où part en son milieu une autre galerie de 70 mètres. Belle surprise, une colonie d’Euryale estimée à une bonne vingtaine d’individus est aperçue.

Retour à la route sans encombre et au local après une journée qui pourra être qualifiée elle aussi de mémorable.

JCL, Micca


Arrivés à la mine de Negru, un lac barre le passage : certains ont de l’eau jusqu’à la taille. Heureusement, Jean-Claude, qui a plus d’un tour dans son sac, met à disposition son magnifique yatch – une caravelle 56 pneumatique jaune – qui permet à l’expédition de ne pas se mouiller. Seuls Micca, JC.L et Michèle tenteront le grand bain (équipés de waders).

Plusieurs galeries partent sur les côtés. Le paysage, plutôt répétitif, est égayé par quelques chauves-souris et mini concrétions. De l’eau s’écoule en continu jusqu’au lac.

De retour à l’air libre, le groupe déjeune au soleil de la marine de Negru. Au menu : plein de bonnes choses mais surtout d’excellentes patates à l’ail de JC.D ! Le ventre plein, les topi repartent à la recherche d’une deuxième mine en bord de mer, Margine.

Un sentier un peu trop bien tracé induit le groupe en erreur : la galerie se trouve dans le vallon d’à côté. Dans le maquis, Léa et Louis-Mathis croisent une belle couleuvre.

Cette fois, c’est le bon talweg, l’entrée se dessine sur la droite quand on est face à la mer. La mine de Margine est plus petite, avec deux galeries au total. Un rat a élu domicile au fond de la galerie principale. Il a même une couverture ! Michèle ressort très émue de la seconde galerie : elle y a recensé une vingtaine de chauves-souris, chiroptères bien sûr mais surtout des Euryales, plus rares.

L’équipe remonte plus rapidement qu’elle n’est descendue : c’est une fin de journée mémorable pour les topi !

Léa


 

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« de 95 »


PS :
21 avril 2025, le sac du canoto ayant été oublié lors de la visite de la galerie de Negru, Antonio profite d’un déplacement dans le coin pour tenter de le récupérer.
Il s’équipe avec les waders de Micca récupérés le samedi précédent, arrive devant l’entrée. Il pleut, l’eau est propre et surprise le sac est tranquillement posé par terre en partie recouvert de feuilles !

On peut conclure que ces galeries sont rarement visitées, ça fait presqu’un mois qu’il attendait là ! …

Dimanche 16 mars 2025 – Cast 1 et 11 – Oletta

Dimanche 16 mars 2025
Spéléo, initiation, perfectionnement, visite
Cast 1 et 11, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Jean-Claude L. M., Nicolas M., Laureen N., Béatrice R., Franck Z.

TPST : 4h00

A l’initiative d’ Anto et Pulpy, une sortie vers Cast 1 sur la commune Oletta est programmée ce week-end. C’est pendant nos réunions le Jeudi soir que tout se décide car initialement une sortie canyon était prévue.

Une fois sur le site du pylône, Franck, équipe le puits d’entrée et le P13 de la salle de la chèvre suivi de Laureen et Arnaud. Dans la diaclase, le trio retrouve Anto qui a équipé le grand réseau . Laureen à la manœuvre, se lance dans l’équipement de la diaclase de gauche, main courante et P9 sous la surveillance de Franck et Arnaud. Laureen apprend à installer la main courante et un nouveau nœud: le nœud papillon. En bas du P9, Cathy rejoint le groupe. L’exploration se poursuit dans la salle du chien puis par la désescalade des ressauts de 2 et 3 mètres jusqu’au fond de la cavité, et enfin remonter par la salle des marches. Arnaud ne connaissant pas toute la cavité, le petit groupe décide d’effectuer la vire de la salle de la chèvre. Les spéléos se croisent, une file d’attente se crée en bas du plateau des escargots, entre ceux qui veulent descendre et ceux qui souhaitent remonter.

Le trio se retrouvent dans la salle de la chèvre suivi par Henri-Pierre, Ils  évoluent rapidement sur la vire. Arnaud, Laureen et Henri-Pierre repartent vers l’entrée 2. Franck regagnera la surface par le grand réseau.

Après la pause méridienne, Franck effectue à nouveau la traversée pour déséquiper le puits de l’entrée 2.

Franck


Pendant que Laureen assisté de Franck équipe le puits d’entrée ave Arnaud, je m’occupe d’équiper celui de sortie sous l’œil avisé d’Henri-Pierre. C’est pour la sortie et il y a peu de monde donc cela me permet de prendre le temps.

En bas du puits, et en attendant que Laureen, Franck et Arnaud nous rejoignent, Henri-Pierre part explorer la salle du Chien. Il y a un ressaut à passer, de mémoire j’avais bien galéré pour le remonter avec Christophe lors d’un précédent passage donc je préfère attendre qu’on place une corde. Chose faite avec l’arrivée de Laureen, Franck et Arnaud. Nous voilà donc tous les 4 à poursuivre l’exploration avec la salle du Chien et le fond de la cavité. La remontée se fera par le P13, une première pour moi car c’est un passage rarement équipé.

Une petite pause déjeuner s’impose. Anto propose à Laureen d’équiper le reste de la cavité, mais elle doit repartir tôt avec Arnaud, résultat deuxième séance d’apprentissage pour moi. Pendant que certains s’installent confortablement pour la sieste, je descends, suivi d’Anto, Jef et Franck. En haut du P15, j’attaque l’équipement avec mise en place de la main courante. Cela prend un certain temps….mais je suis super bien conseillée par Anto et Franck (ce qui d’ailleurs est très intéressant car chacun sa technique). Après la main courante, équipement du puits. Il doit y avoir une déviation, mais en descendant je ne l’ai pas vu. Anto suit et ne la voit pas non plus…finalement il trouve l’emplacement, mais il faut une plaquette pour placer la dév, ce que l’on n’avait pas prévu. A noter pour la prochaine fois. Equipement du dernier puits, et on se retrouve à nouveau dans la salle du Chien. Pour le retour, Anto repasse par le P15 pour déséquiper et avec Jef je m’occupe de l’autre côté. Finalement on ne ressort pas si tard que cela. Tout est déjà rangé, donc il n’y a plus qu’à repartir. Rare de finir aussi tôt.

Cathy


Après avoir accompagné Béa jusqu’à la salle de la Chèvre les 2 JC se consacrent à quelques essais photo. Le but est de pouvoir utiliser un simple appareil photo numérique pour commander à distance jusqu’à 4 flashs auxiliaires. Après de multiples essais et réglages il s’avère que la configuration suivante fonctionne.

  • APN (Olympus TG4) en mode manuel. Flash activé mais caché en grande partie par le doigt. ISO au minimum, 100 en l’occurrence
  • Un déclencheur SwitssFlash raccordé au contrôleur de flash Yongnuo
  • 1 à 4 flashs Yongnuo déportés

Tout ça pour arriver à quelques photos qu’on pourrait qualifier de potables. D’autres séances seront nécessaires …

Température de la salle de la Chèvre : 15,7°
Humidité : 83%
Déséquipement du puits de la Chèvre par JCL

Après les agapes HP propose aux 2 autres vétérans d’aller visiter une des multiples cavités « oubliées » du secteur. C’est Cast 11 qui permettra d’assouvir la curiosité des 3 retraités. Retraités qui seront peut-être bientôt la catégorie la plus représentée, des inactifs très actifs 🙂
Les coordonnées de la topo sont erronées, l’entrée est quand même rapidement retrouvée au flair, JCL étant bien équipé à ce niveau 😀 . Située à une cinquantaine de mètres de Cast 1, elle se trouve sur l’axe Cast 1-Cast 5.
Une corde est amarrée à l’olivier de service, un kit servira de protège-corde et c’est parti pour une descente de quelques mètres. En baudard de fortune pour JCL (le bout de la corde) et demi-cab, flegme d’aller chercher son matos 😯 . Atterrissage en haut d’un pierrier, quelques os jonchent le sol, dont un crâne de canidé. La descente se poursuit sur quelques mètres et c’est la fin sur trémie. Les parois concrétionnées agrémentent cette jolie galerie. La température semble bien haute.
Visite de la galerie perpendiculaire, la chatière sous la coulée de calcite blanche n’est visitée qu’à tâtons avec les pieds, c’est le genre de passage à ne pas faire après les agapes. Une chauve-souris s’échappe de l’alcôve supérieure en bas du puits d’entrée, un grand rhino ou un euryale.
Remontée en privilégiant l’escalade, surtout pour JCL qui n’a pas le choix :mrgreen:
Retour à Cast 1 d’où sortent peu à peu les topi.

Comme le matin, c’est en petit comité que le matos sera rangé au local.

JCL

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« de 38 »

Dimanche 9 mars 2025 – I Luminelli, Morosaglia

Dimanche 9 mars 2025
Spéléo, visite, équipement
Gouffre I Luminelli, Morosaglia

Participants
ITP : Cathy B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Éric G., Jean-Claude L. M., Louis-Mathis et Vanessa S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 4h00

Journée multifacettes, 14 topis et associé se sont lancés à l’assaut de la crête de Quercetta Tonda. Pleins de bonnes volontés et équipés de quelques sécateurs nous attaquons la montée avec la mission de rafraichir le chemin. Mais comme d’habitude nous perdons les marques jaunes au bout de quelques dizaines de mètres et continuons la montée au juger, jusqu’à retrouver ces marques là où c’est de nouveau dégarni, c’est-à-dire non loin de la crête. A renouveler mais en prenant le temps, il faut y consacrer une journée avec de la prospection ou désob en complément.

La météo annonçant de la pluie dans l’après-midi nous installons dès l’arrivée une bâche dans le sous-bois. C’est un peu pour conjurer le sort, et ça a marché, on a eu la pluie qu’une fois de retour aux véhicules.

Antonio et Franck se chargent de l’équipement de la cavité, ils trouveront d’ailleurs 2 mousquetons oubliés lors d’un précédent déséquipement (c’est qui ?). Pendant ce temps nous scions quelques branches afin de renforcer la protection du trou, pas facile avec une scie à main. Nous aménageons également ce nouveau coin grillades.

14 personnes à descendre dans la cavité ça prend du temps, ce n’est que 2 heures plus tard que tout le monde se retrouve devant la glace au café.
Coup de fatigue pour Albert, probablement hypoglycémique. Pendant qu’il reprend des forces et du sucre, tranquillement installé sous une couverture de survie, JC pose une broche de déviation dans le P8 et d’autres visitent les failles terminales.

Il est temps maintenant de remonter, il fait faim et soif. Certains par la corde, d’autres par les escalades.
Éric est remonté récupérer le kit OKZOU, un palan est installé par anticipation, ce qui permettra de gagner un certain temps pour la remontée de notre patriarche du jour, et permettra un petit entrainement pour Franck, Éric et JCL.
Les puits sont ainsi assez facilement remontés.

Il était prévu de brocher le dernier fractio du P12, ce sont finalement un AN (amarrage naturel) et un AF (amarrage foré) qui seront testés et approuvés. A ce propos, dire qu’une cavité est entièrement brochée ne veut pas dire que tous les amarrages sont réalisés avec des broches. Il est possible d’utiliser des amarrages naturels, c’est même recommandé afin de dégrader le moins possible ce milieu qu’on veut le plus naturel possible. Il en est ainsi de la déviation du P12, la petite colonne qui le permet est certes un peu cachée mais la déviation est indispensable si on veut éviter les frottements. A noter également qu’il faut tendre au maximum le nœud en Y de tête de puits de ce P12 afin d’éviter le petit frottement de droite.

Déséquipement du P8 par Éric, des P12 et P9 par JCL.

A noter, on est passé près d’un vrai accident, un gros bloc rocheux s’est détaché de l’entrée de la cavité, a roulé sur le plan incliné avant d’atterrir à côté de JY en bas du P9 !
Conclusion : éviter de stationner en bas des puits !

Le nouveau coin grillades est inauguré et approuvé, il permet entre autres d’être à l’abri du vent.
La bâche est démontée, elle n’aura finalement pas servi. La grille est remise à sa place, dans un renfoncement rocheux près de la cavité.

Le retour aux véhicules se fera de jour et plus ou moins rapidement, agrémenté par quelques gouttes de pluie, surtout pour les derniers …

C’est autour d’une table au Carré d’As que nous terminerons cette agréable journée.

JCL


« de 24 »

Dimanche 2 mars 2025 – Faille Léonardi – Canelle, Centuri

Dimanche 2 mars 2025
Spéléo, exploration
Faille Léonardi – Canelle, Canari

Participants
ITP-CISM : Alain et Léo T.

TPST : 1h00

Prévoir masques :

  • Zone potentiellement amiantifère,
  • Restes d’ovins et bovins.

Contexte : la faille LEONARDI

L’entrée par E1 nécessite une corde de 20 m, sangles 2 ml.
Les entrées E2 et E3 peuvent s’affranchir de corde, mais pas des casques : risques permanent d’éboulement.

En revenant d’une randonnée sur Canari, en passant par la RD 33, il a été aperçu (par Pierre-Antoine LEONARDI) une faille en bord de route, une première reconnaissance rapide est effectuée : l’entrée évidente (E1), les autres n’ont pas été vues sur le moment, nécessite une corde de progression et une profondeur d’au moins 6 m est estimée … Si ce n’est pas connu ça vaudrait le coup d’explorer !

Un p’tit message sur le groupe spéléo, seul Jean-Claude en a attendu parlé par un collègue de travail il y quelques années : go !!

Une semaine après, Léo et moi, entre deux prévisions de pluie, on effectue le voyage, le Cap c’est beau mais c’est loin …enfin ça tourne beaucoup !
Arrivée sur place, profitant d’une lunule géante dans l’axe de faille, une corde est installée à double pour descendre ensemble au fond.
Evidemment, en bord de route on y trouve des carcasses plus ou moins fraîches et quelques déchets divers.
Il est à noter qu’une canalisation en PEHD d’eau potable passe dans la longueur de la faille et même une prise terre pour le pylône aux abords (à ne pas toucher, risque possible de choc électrique).
Il s’agit de failles, il n’y est pas observé de marque d’activité passée ou récente d’eau => aucune draperie, stalactite/mite etc.
Dans une faille parallèle, présence de trois grands rhinolophes « ? ».
L’ensemble est globalement assez, voire très instable !
Il reste bien quelques parties à explorer mais au vu de la nature générale du site il est bien peu probable qu’il y ait de réelles suites intéressantes.

Alain T.

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« de 8 »

Dimanche 23 février 2025 – Aven du Sémaphore, Stundarone, Cap Sagro, Macchia Malo – Sisco, Brando

Dimanche 23 février 2025
Aven du Sémaphore, Traversée de Cap Sagro, Grotte de Macchia Malo – Brando
Grotte de Stundarone, Sisco

Participants
ITP : Cathy B., Arnaud B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Amal D., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Jean-Claude L. M., Laureen N., Louis-Mathis et Vanessa S.

TPST : 3h00

Une belle journée de février avec un soleil à peine voilé et un léger vent.

12 topi présents, rendez-vous 8h30 au club (8h45 pour les plus motivés 😀 ). Préparation du matériel, léger pour cette sortie dans le Cap Corse. Décollage à 9h00 du local. Aujourd’hui, pas une, pas deux, mais bien trois cavités seront visitées.

Première cavité : l’Aven du Sémaphore

La première étape est la plus attendue de la journée, l’Aven du Sémaphore. Cette cavité bien gardée se situe sur les hauteurs avant la marine de Sisco.

Accompagné par le propriétaire des lieux, le groupe atteint l’entrée de la cavité après 5 min de marche.

La première partie de la cavité est équipé d’une petite échelle en bois à l’aspect douteux. JCL s’engage en premier afin de vérifier la solidité de l’installation après avoir installé une corde d’assistance. Le puits principal est lui aussi équipé d’un escalier en bois bien conçu mais méritant d’être renforcé. Deux grands madriers constituent le limon de l’escalier. Il faut bien poser ses pieds au centre des marches et au plus près du limon.

L’escalier principale débouche dans une grande salle assez pentue. Une dernière échelle en métal disposée sur une surface concrétionné permet d’accéder à la dernière partie de la cavité. Sur la droite, une belle « glace à la vanille » coule littéralement sur la paroi.

Bien que peu visitée (le dernier CR date de 2021), cette petite cavité offre bien des surprises ; failles, décrochements, gours, draperies, dentelles, perles de caverne, stalagmites et fistuleuses… nous en avons pris plein les mirettes.

Malheureusement, la magnifique stalactite qui gardait l’entrée de l’étroiture a été retrouvée à terre.

Le groupe des daltons rouges constitué d’Amal, Louis-Mathis et JCL s’est engouffré dans la dernière étroiture, un cul de sac…

Un petit rhinolophe garde l’entrée, au total 4 rhinolophes ont été comptabilisés dans la cavité.

Secondes cavités : La grotte de Stundarone

Après le traditionnel pique-nique topinesque pris sur l’aire de repos face à l’entrée de la carrière Petre Scritte c’est la seconde étape de la journée, visite de la grotte de Stundarone. Cette cavité est située au-dessus de l’entrée de la carrière, elle avait été découverte en 2004 après les incendies de 2003.

Pour atteindre la cavité, il faut attaquer un versant de maquis situé le long de la route. Essayant de faire le tour d’une propriété privée, le groupe se retrouve nez à nez avec le gardien mal luné et son molosse. « J’habite ici depuis plus de 30 ans, il n’y a pas de grotte ici ! ». JCL en première ligne use de son pouvoir de persuasion légendaire pour obtenir le droit de passage. Finalement, un propriétaire plus surpris de voir une douzaine de personnes en combi et casque qu’autre chose.

Une foi la propriété contournée, un chemin permet de se rapprocher de la cavité, seuls les derniers mètres imposent un passage dans le maquis.

L’entrée se trouve au niveau d’un petit front de taille. On y découvre une belle galerie karstique aux formes bien érodées témoignant du passage de l’eau. Un petit rhinolophe garde l’entrée. Le rhinolophe de service en somme !

Cette cavité possède également un boyau horizontal terminal en forme de trou de serrure de 50 cm de diamètre, caractéristique d’un creusement par l’eau à la faveur d’un joint de strate.

L’ensemble du groupe (y compris le mètre étalon) a franchi le boyau menant à la seconde partie du réseau constitué d’une grande faille parallèle à la salle principale qui laisse pénétrer la lumière du jour. On notera la présence de nombreuses racines, d’une belle araignée et de son cocon ainsi que d’un beau rhinolophe.

Au point bas de la salle, on notera la présence d’un plancher stalagmitique suspendu (à la forme caractéristique de comptoir). La sortie du jour sera sponsorisée par 1664, Kronenbourg et Picon,  photos à l’appui !

Sous ce plancher, la galerie se poursuit sur quelques mètres avec un plafond recouvert de fistuleuses et devient rapidement impénétrable.

À droite du comptoir, un boyau incliné à 30° est pénétrable sur 3 m est visité par Louis-Mathis et Laureen.

De nombreuses alcôves ou fenêtres présentes à gauche en descendant dans la salle principale ont été visitées par les plus curieux d’entre nous.

On ressort au soleil et on file dans le maquis. Deux équipes se sont formées, celle qui voulait contourner la propriété privée et la seconde qui a pris le même chemin qu’à l’aller. Moralité, l’équipe maquis a bien rigolé et joué à cache-cache, mais n’a pas réussi à contourner la propriété privée.

Troisièmes cavités : Cap Sagro

Troisième et dernière étape de la journée, traversée de la…..traversée du Cap Sagro….

Le groupe se met en route et découvre sur le chemin une orchidée – entendant parler de fleurs, Wanda se précipite pour nous confirmer qu’il s’agit…. d’un Iris…. Probablement un rhizome laissé là par un local.

Cette cavité est située en contrebas de la route du Cap. Le chemin qui descend vers la crique est aménagé d’un escalier plus qu’appréciable vu la pente importante. Le groupe atteint rapidement le bord de mer et s’engouffre pour une traversée dantesque … de 5 min et une vingtaine de mètres.

Notons la présence de nombreuses voies d’escalades en bon état pouvant servir pour une sortie falaise.

La traversée s’est poursuivie par une balade en bord de mer pour reconnaitre la « bouse » de prasinite et les constructions délabrées de la crique de la Casta. La légende veut en effet que Laëtitia Casta ait parcouru cette crique dévêtue 😯

Une succession d’affleurements de cipolin et prasinite ponctuent le parcours.

La journée se termine par une vue sur la petite grotte marine de Macchia Malo, qui mériterait une exploration plus approfondie…

Retour au local pour ranger le matériel.

Laureen, Arnaud


Sémaphore JCL
« de 66 »

Lundi 17 février 2025 – Cast 1, initiation spéléo – Oletta

Lundi 17 février 2025
Spéléo, initiation
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.
CC : Alexandre C.
Initié : Bruno C.

TPST : 2h30

Petite initiation spéléo hors programme pour Alex qui n’avait pu participer à la spéciale CC du 25 janvier. Son papa, montagnard chevronné, très attentif à la sécurité de son jeune enfant a tenu à participer également à la séance, afin de s’assurer du sérieux de l’encadrement 😀

Passage au local pour récupérer le matos, boire le café et direction la plaine d’Oletta.

La grille de Cast 1 est ouverte avec facilité, son concepteur a vraiment eu une idée de génie 😎

Micca se charge de l’équipement, les explications du maniement du matos spéléo se feront directement in situ. Descente sans problème dans la Salle du Veau et quelques explications géologiques plus tard direction la Salle de la Chèvre.

Bruno attendra là pendant que le fiston et les 2 topi feront le circuit classique par la vire de la Chèvre. Pas de nouveaux grignotages sur les cordes et sangles, les rongeurs semblent rassasiés, pour l’instant 😕

Descendre c’est bien, remonter c’est mieux. Mais si en spéléo la descente est généralement facile, mémère gravité complique souvent la remontée, surtout quand le poids des ans s’en mêle. Quelques assistances plus tard le quatuor rejoint l’air libre.

Les 2 initiés semblent satisfaits après cette expérience dans les entrailles de la terre, direction maintenant A Casa di U Nebbiu prés du Leclerc pour un repas bien sympathique.

JCL


But initial : visite du site de Castiglione en vue d’une évaluation.
Résultat : par on ne sait pas par quelle magie la visite du terrain (10 minutes) s’est poursuivie par une initiation à la spéléologie (4 heures) par Michaël et Jean-Claude, malgré mes craintes légitimes dues à une absence de force dans les bras, craintes balayées par les 2 spécialistes qui n’ont pas manqué de pallier à ces insuffisances physiques lors de la phase terminale de sortie…

Initiation qui outre la beauté du site m’a permis de saisir les différentes approches de l’alpinisme, du canyoning et de la spéléo :

  • Alpinisme : on grimpe et on redescend avec manœuvre de corde relativement simple
  • Canyoning : descente, soit précédée d’une montée, soit suivie d’une montée avec manœuvre de corde un peu plus compliquée
  • Spéléo : descente suivie d’une remontée (très délicate dans mon cas) avec manœuvre de corde beaucoup plus sophistiquée

Final : excellent repas partagé

Encore merci à Michaël, Jean-Claude pour leur professionnalisme, leur disponibilité et leur joie du partage, ainsi qu’à Alexandre pour sa solidarité dans l’initiation.

Bruno


« de 18 »

Dimanche 16 février 2025 – Razzu Biancu, Begood – Venaco

Dimanche 16 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo
Razzu Biancu, Begood – Venaco

Participants
ITP : Catherine et Jean-François B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Antoine R., Louis-Mathis et Vanessa S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h30 (Razzu Biancu), 2h00 (Serrigio)

Razzu Biancu, c’est toujours une petite expédition, forcément c’est pas à côté ! Conscients de l’importance de diminuer notre impact écologique, les topi se tassent dans seulement 3 véhicules, que c’est beau !
Peu de monde sur la route, -2° à Ponte Leccia, ça promet, mais finalement 10° à Venaco, c’est mieux.

Michèle et JY sont déjà sur place. Rituel habituel sur le trottoir, certains partent tel quel, d’autres préfèrent partir léger et revêtent déjà les habits disparates du spéléo.
Une trentaine de minutes plus tard et voilà l’écaille calcaire du Razzu Biancu, c’est beau !

A une exception près tout le monde est rapidement prêt pour descendre dans la cavité. Franck équipe, s’engage vers la boite aux lettres mais ne reconnait pas la bifurcation et passe au-dessus. JCL suit peu après, poste la lettre et guide les suivants, du moins les survivants, ceux qui n’ont pas rebroussé chemin. Franck toboggue à son tour et continue maintenant vers le puits remontant, le monte et surprise, il est accueilli par des petits rhinos qui tombent littéralement à terre, probablement effrayées par l’individu 🙂 . JCL le relaie ensuite pour essayer de changer une plaquette rouillée en tête de puits, là encore une chauve-souris se jette à ses pieds. JC pense modestement que c’est un signe de vénération 😀 . Il la repose délicatement sur un petit plan incliné. Impossible de dévisser le maillon inox d’amarrage, il faut une clé de 12 ou une clé à molette, ce n’est que partie remise.

Il est décidé d’arrêter là les dégâts et de dégager des lieux. Les chauves-souris devraient s’en remettre, c’est déjà presque le printemps.
Remontée générale par le colimaçon, plus ou moins facilement suivant le bon vouloir des choux fleurs accrocheurs.

JCD a déjà allumé le feu depuis un moment, il ne reste plus qu’à mettre les pieds sous les tables virtuelles et à déguster chipo, merguez et autres saucisses. Antoine a même apporté le pastis, c’est le Pérou !
Petite discussion avec un promeneur de passage, il connait le trou pour y être descendu il y a plus de trente ans, sans se souvenir du matériel utilisé, il était jeune ! Il nous apprend que Razzu signifie une zone déserte, pelée. C’est d’une certaine logique, mais c’est à approfondir …

JCL


Vers la fin du repas, Antonio propose à Antoine de partir en reconnaissance pour trouver l’entrée de l’Igue de Begood. Après quelques hésitations, l’entrée est rapidement trouvée à droite d’une petite falaise, en contre-bas du sentier. Avant de se lancer, et vu la configuration dès l’entrée, Antoine fait un rapide imprime écran du CR de la sortie précédente du 18 juin 2005. Ça date mais ça n’a pas dû beaucoup changer !

Dès le début, c’est étroit et ils commencent à ramper, accueillis par une colonie d’araignées et de dolichopodes. Antoine passe devant dans le méandre avec ses arêtes vives et ses lames rocheuses. Le conseil de J.-C. de ne pas oublier les genouillères est particulièrement apprécié ! Ils arrivent ensuite dans la première salle et entament l’exploration des deux petites salles supérieures. Un petit Rhino suspendu au plafond. Antonio s’engage dans une petite galerie au fond de la salle du haut, mais c’est un cul de sac. Revenu en arrière, Antoine trouve la suite et « ça continue! ». Après un plan incliné où ils doivent encore ramper, Antonio prend la tête et s’engage dans une galerie à gauche (2 rhinos suspendus +1 rhino mort1). Ça se rétrécit (encore!), ça s’élargit (pas beaucoup!), Antoine repasse devant et arrive à la bifurcation (encore 2 rhinos suspendus). Ils arrivent enfin à la Salle des Griffures (1 rhino suspendu). Antoine repart ensuite en arrière explorer la gauche de la bifurcation. Le plan incliné se termine par un siphon. Sur la droite, une petite galerie qui monte légèrement et qui n’est pas décrite sur la sortie précédente, ni sur celle du 15 octobre 2005. L’eau est peut-être plus basse aujourd’hui ? Moyennant un pied dans l’eau, Antoine s’avance en rampant dans cette galerie boueuse, avec l’espoir de découvrir une suite encore inexplorée ! Espoir éphémère, car environ 5m plus loin, c’est un cul de sac. Demi-tour et remontée physique sur le plan incliné qui glisse beaucoup.

Antonio prend le chemin du retour et croise J.-C., Louis-Mathis et Wanda qui arrivent ensuite à la bifurcation puis à la Salle des écritures.

Pendant que Wanda fait demi-tour, Louis-Mathis en profite pour descendre un peu le plan incliné vers le siphon et remonter.

C’est maintenant Michèle qui arrive à la bifurcation. Mais la dernière étroiture aura raison d’elle et la privera de la Salle des écritures. Petit moment de flottement où elle ne peut ni avancer, ni se retourner pour faire demi-tour. J.-C. en profite pour aller lui aussi se glisser vers le siphon. Après un peu de repos et beaucoup de contorsions, Michèle arrive à se retourner pour prendre le chemin du retour. Elle sera vite doublée par Louis-Mathis pour qui toutes ces étroitures semblent à peine exister ! Retour assez rapide de Michèle, Antoine et J.-C., qui ferme la marche.

Sortie et retour aux véhicules avant la nuit.

Antoine

1 : un festin pour quelques Parabathyscia, isopodes et collemboles


Préparatif
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