Archives par étiquette : Radon

Samedi 11 avril 2026 – Carpinetto-Monoxyles

Samedi 11 avril 2026
Spéléo, visite, chiro, entomo, radon
Grottes de Carpinetto et des Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Sandra A., Cathy et Jean-François B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h00
Température et humidité salle de la Colonne : 9° – 92%
Chiros : 15 petits rhinos et 1 Murin du Maghreb probable (Myotis punicus)

Le Kré d’as, le point de rendez-vous privilégié du monde spéléo en centre-Corse. Mais pas qu’eux, on y croise des randonneurs, des cyclistes, des motards, bref pas que des soiffards.
Répartition dans les quatre 4×4 et direction Lano.

Piste fréquentée et en bon état jusqu’à l’enclos des vaches, on remarque ensuite que les chasseurs ne doivent plus souvent y monter. C’est confirmé lorsque 2 gros blocs rocheux et quelques branches nous interdisent le passage.
Nous sommes habitués à ce genre d’obstacle, il ne faudra pas longtemps pour que le passage soit dégagé.

Vu le programme de la journée, et pour gagner du temps, 2 équipes sont constituées. Adriana, Franck et Anto iront équiper les monoxyles pendant que le reste de l’équipe divaguera gaiement dans Carpinetto.

15 petits rhinos nous attendent dans la 1ère salle. Autre surprise, un équipement bricolé avec 2 cordes permet de descendre le ressaut au fond de cette salle, bizarre et préoccupant.
Poursuite de la visite en laissant un thermomètre-hydromètre dans la salle de la Colonne.
Ce qui semble être un Myotis punicus est accroché au plafond de la salle suivante. Une ixode est observée au sol, probablement Eschatocephalus vespertilionis après détermination par Wanda, c’est un parasite exclusif des chauves-souris.
Là-aussi une corde à nœuds est accrochée en haut du balcon, re-bizarre. Une corde est également pendue au-dessus du trou du chien, une traction dessus et elle tombe, faut vraiment se préparer à un éventuel secours.

Demi-tour peu après le « lac » des Italiens, qui est vide. Visite de la galerie concrétionnée, le niveau d’eau dans le lac Suspendu est bien bas. On garde la salle Rhombo pour une prochaine visite et direction les lacs Jumeaux où est posé le détecteur de radon. Cathy tente et réussi le passage suspendu, mais par le bas, c’est bien plus humide 😮
Le laminoir qui suit n’est pas apprécié à sa juste valeur par tous 😀

Retour à l’air libre et direction les monoxyles en croisant au passage les équipeurs.
Seuls Sandra, Cathy, Jef, Christophe et JC feront la descente et se regrouperont dans la petite galerie chargée de protohistoire pour la Corse et d’histoire pour le club.
Le frêne et le chêne dont les racines s’enfoncent dans la falaise sous la cavité ont moins apprécié le décaissement des sédiments qui recouvraient les vestiges et qui leur apportaient des nutriments, ils sont beaucoup moins vigoureux que lors de la découverte, surtout le chêne.
Seuls Christophe et JC opteront pour la remontée, les autres choisiront la descente directe par la corde de réchappe. Christophe déséquipe.

Tout le monde se retrouve aux véhicules pour un graillou traditionnel avec grillades.
Séparation après un rafraîchissement pris au … Kré d’as.

JCL

2026-04-11-Lano-Monoxyles-LMJC-02
« de 49 »

Samedi 4 avril 2026 – Cast. 1 – Radon, Spél’art

Samedi 4 avril 2026
Spéléo, radon, chiro, entomo, spél’art…
Cast. 1, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00
Chiros : 4 ou 5 grands rhinos, 1 ou 2 petits rhinos
Température : 14,6°

Le week-end à Ghisoni tombant à l’eau les radonneurs se mobilisent pour la pose d’un détecteur dans Cast 1. Après un petit café au local en compagnie d’Anto, Franck, Benoit et Laureen qui eux se sont décidés pour une journée falaise, Wanda, HP et JCL rejoignent Michèle sur le parking de l’Aliso.

La première partie de la piste semble avoir été entretenue, mais dès la ruine c’est la fête des asphodèles. Les alentours du pylône sont également envahis par les hautes hampes florales.

Direction l’entrée artificielle pour la pose du détecteur radon en partie basse de la cavité.
C’est l’occasion de tester la nouvelle voie créée lors du dernier exercice secours mais qui n’avait pas pu être essayée.
C’est JC qui s’y colle. Depuis les 2 broches qui se situent en haut du plan incliné intermédiaire continuer sur la même paroi et utiliser un 1er amarrage foré puis 2 autres en tête de puits. C’est la pénurie de sangle au local, JC utilise donc quelques dyneemas et pique au passage la déviation habituelle pour l’installer sur un autre amarrage foré sur la paroi en face à environ 4 mètres su fond. Cette voie est un peu plus technique que la voie des initiés, mais elle permet de ne pas les gêner et de pouvoir intervenir plus rapidement dans le puits en cas de besoin.

La corde d’assistance est ensuite raboutée et mise à contribution pour le ressaut du grand plan incliné.
Le détecteur radon est mis en place au niveau du chien, du moins de ce qu’il en reste. Un grand rhino, toutes ailes déployées, est collé en haut de la paroi dans une position peu courante.
La recherche de bestioles s’avère infructueuse.

Retour en surface pour casser la croute, bien installés au soleil.

Retour sous terre l’après-midi pour les membres de cette nouvelle commission de la LISC, la commission spél’art 😀 , mais par le circuit d’initiation classique. Le but est d’intégrer le plus artistiquement possible le moulage anatomique découvert lors d’une précédente sortie. Après la salle du Veau suivent le puits de la Chèvre, la salle de la Chèvre, la vire de la Chèvre, bêê !

La corde de descente depuis la vire a été tonchée sur le plan incliné, la gaine est rongée au ¾, un nœud d’isolement est ajouté permettant ainsi de s’exercer à ce passage particulier.
Après avoir accompli leur mission et une nouvelle recherche infructueuse de bestiole les spél’artistes retournent en surface de façon plus ou moins rapide.

Retour au local pour le rangement du matos.

A prévoir : une corde d’une quinzaines de mètres pour remplacer celle qui est tonchée et couper des sangles, c’est la dèche.

JCL


Je te salue ô merveilleuse fente
Qui vivement entre ces flancs reluis
Je te salue ô bienheureux pertuis.
Pierre de Ronsard, livret de folastrier, 1553 1

À la Vesprée, ils font des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques
Arthur Rimbaud, le cœur supplicié, 1886 2

Les flammes de la terre s’évadent par les seins
Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926 3

La femme remonte à la plus haute Antiquité
Alexandre Vialatte, passim 4

Décidément les découvertes s’enchaînent pour la commission scientifique de la LISC à l’occasion du placement de dosimètre radon dans différentes cavités de l’ile.

  1. 14 Mars 2026 : redécouverte de coléoptères Parabathyscia à Suterratta. Une nouvelle recherche des Parabathyscia de Corse est envisagée avec l’aide de Jean-Michel Lemaire, en vue d’un barecodage DNA afin de clarifier les différentes espèces, notamment Parabathyscia Lamilzai et Raffaldii qui sont controversées.
  2. 28 Mars 2026 : découverte à E Sulane d’un rarissime crâne d’escargot bleu, probablement de type oxychilus.
  3. 4 Avril 2026 : découverte à Cast 1 d’une exceptionnelle figure vulvaire pariétale.

Rares en Corse sont les manifestations d’un art pariétal des cavernes.
La Grotta Scrita à Olmeta du Cap, en fait un ancien tafone, comprend 21 figures d’époque différentes, peintes à l’ocre rouge et remontant pour les plus anciennes à 2000 ans avant JC. (cf CR du 3 Janvier 2016).

Les fouilles menées par l’équipe de Michèle Salotti et d’Élisabeth Pereira, dans Cast 1 et Cast 3 au cours des années 90, avec l’aide des Topi, avaient conduit à la découverte de nombreux ossements datés au Carbone14 du Pléistocène moyen (774 100 à 129 000 BP) et supérieur (129 000 à 12900 BP): prolagus Sardus, cynotherium sardous, musaraigne Corse, grand-duc, cerf de Caziot etc… Ce cerf trouvé à -55 m dans Cast 1 n’y était pas arrivé tout seul mais amené par un humain pour y être consommé, d’autant que le puits de sortie foré à l’occasion des fouilles n’existait pas à l’époque. L’hypothèse d’une présence de l’homme bien antérieure à la dame de Bonifacio, (6500 avant JC) s’était imposée. Nommée Homo Ricoveris, cette espèce, contemporaine des Homo sapiens, Néandertalis et Denisovien, était de petite taille, trapue, dotée de bras puissants lui permettant de remonter à mains nues les puits profonds de Cast 1. Un brin courbé de férule commune, collé sur sa tête grâce au latex de la plante, lui permettait de s’éclairer mais expliquerait la disparition précoce de sa chevelure brûlée par adaptation darwinienne. On sait qu’en Corse la férule commune est traditionnellement employée à Pâques pour porter le feu nouveau et des décoctions de férule sont utilisées pour des pratiques magiques. La férule était dans la religion grecque antique l’attribut de Dionysos (Bacchus à Rome) dieu du vin, de la fête, fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux caractérisés par leur puissance génésique. Amant d’Aphrodite et père de Priape, son culte était marqué par des fêtes orgiaques. Ces mythes inhérents à l’espèce humaine sont bien sûr éternels et bien antérieurs aux époques romaines et hellénistiques. Les découvertes faites à Castiglione en sont un exemple évident.
L’Homo Ricoveris avait parsemé la salle du veau et de la chèvre de sculptures ithyphalliques.

La commission culturelle de la LISC et surtout JCLM avaient décidé d’orner Cast 1, cavité initiatique, riche de son histoire géologique et scientifique, d’un buste féminin découvert à Cardo. La recherche d’un emplacement dans un recoin peu fréquenté de la cavité nous a permis de découvrir une magnifique figure vulvaire inconnue jusqu’à lors. Nous l’avons surmonté de notre buste créant ainsi une nouvelle œuvre d’art à fort potentiel symbolique, unifiant féminité, passé et présent. Il est proposé de nommer cet emplacement « fissure d’Hélène » dans la topographie de la grotte. Nous vous laissons le plaisir de la découvrir lors d’une prochaine visite de la cavité.

Dans les grottes occupées par des chauvesouris l’accumulation de guano est la cause d’une biocorrosion importante. Le dégagement d’acides phosphoriques et sulfuriques détruit les œuvres pariétales peintes. La faible fréquentation de Cast 1 par les chiroptères laisse espérer la découverte d’autres figures pariétales. Une ré-exploration attentive notamment à la recherche de représentations mammaires est nécessaire.

Le Docteur Gobert, s’appuyant sur la valeur apotropaïque de l’exhibition de la vulve et la puissance attribuée au pudendum muliebre, pensait que « les vulves gravées étaient des sortes de phylactères dirigées contre des forces mauvaises ».

Prenons garde cependant de réécrire le passé dans une perspective genrée. Les théories gynocentriques de la préhistoire partagent un point commun fondamental avec les prémisses androcentriques, c’est qu’elles utilisent toutes deux des paradigmes sexistes pour reconstruire le passé que la commission scientifique de la LISC ne saurait cautionner.

PHP
Commission culturelle de la LISC


1 : Les poètes l’ont si bien dit
2 : Le Cœur supplicié
3 : Capitale de la douleur
4 : Chronique du Spectacle du Monde


2026-04-04-Cast-1-LMJC-19
« de 23 »

Samedi 14 mars 2026 – Radon à Suterratta, Lancone, Gradiccia

Samedi 14 mars 2026
Spéléo, chiro-entomo-radon
Grotta Suterratta, Barbaggio
Galerie du Lancone, Olmeta-di-Tuda
Grotta Gradiccia, Bastia
Galeries St Antoine, Bastia

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00

La campagne de pose des détecteurs radon a commencé de façon timide et opportuniste lors de la virée spéléo-VTT du 21 février dernier, un détecteur avait été posé dans la grotte Santa Catalina.

Aujourd’hui, un tir groupé est prévu autour et dans Bastia.

Première étape, se retrouver au local pour boire un café et récupérer un minimum de matériel, corde, mouskifs et sangles, on ne sait jamais.

Deuxième étape, Suterratta.
Changement de tenue sous un vent glacial. Michèle nous y retrouve et descente en file indienne vers l’entrée. Le chemin aurait besoin d’un petit entretien, comme il est de coutume de le remarquer.
Michèle entre en éclaireuse pour compter les chauves-souris. Une dizaine d’Euryales sont encore là et volent en tous sens. Les 2 JC descendent le puits et posent un détecteur dans une petite fracture secondaire à la jonction entre les cipolins-calcschistes et les cipolins-quartzites. Des chauves-souris les accompagnent en faisant des allers-retours.
Pendant ce temps, Wanda et HP se régalent avec du caviar, ou du moins en observant de nombreuses parabathyscias se délectant avec du guano de chauves-souris accumulé dans des concavités stalagmitiques, la ressemblance est trompeuse 🙂 . Campodea, ixode et méta sont également observés aux alentours.

Troisième étape, une ancienne galerie de mine dans le Lancone.
Là aussi Michèle précède les 2 JC qui se sont équipés de waders, ce sera l’inauguration de celles de JCD. Là-encore quelques chauves-souris applaudissent des 2 ailes notre passage. Pose du détecteur au fond et retour à l’air libre. Wanda et HP enfileront à leur tour les waders pour une visite rapide.

Quatrième étape, manger ! Retour au local pour casser la croute confortablement au chaud.

Cinquième étape, Gradiccia, une cavité semi-urbaine.
Les alentours de la vieille demeure ont été nettoyés, mais les déchets ont été entassés devant … l’entrée de la cavité !
Sept petits rhinos et un grand nous accueillent. Toujours des traces de passages par quelques urbexeurs. Le détecteur est posé dans une anfractuosité de la petite galerie après une chatière.
Visite traditionnelle de la villa avec une découverte surprenante et érotique, un moulage en plâtre d’une mignone poitrine féminine.

Sixième étape pour finir cette virée bastiaise, les galeries Saint Antoine.
Aucun chiro dans celle de gauche, par contre énormément de dolichopodes, vu ce que certains faisaient c’est normal … On ne visitera que l’entrée de celle de droite, le niveau d’eau risquant de remplir les waders du fait de la faible hauteur de plafond.

Petit bilan de cette journée « Soyons pas radin avec le radon »
Trois détecteurs posés :

  • Suterratta (cipolins, calcschistes – Cipolins, quartzites )
  • Lancone (schistes lustrés – métabasaltes)
  • Gradiccia (cipolins et quartzites)

Avec celui de Santa Catalina (cipolins) et celui du local (alluvions) 5 ont été posés.
Ce qui fait 3 cavités naturelles dont une en milieu semi-urbain et une entropique.

Infos radon sur le compte-rendu du 21 février dernier.

JCL

2026-03-14-Suterratta-Frangone-Gradiccia-StAntoine-HP-01
« de 33 »

Samedi 21 février 2026 – Grottes de Coscia et Santa Catalina

Samedi 21 février 2026
Spéléo-VTT, chiro and C°
Grotte de Coscia, Rogliano
Grotte de Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Parfois le déclenchement d’une sortie spéléo suit un parcours alambiqué.

  • D’abord une info d’Alain T. à propos d’un site préhistorique, voire protohistorique sur le mont Stanti dans le Cap
  • S’en suit un projet de circuit VTT relatif à cette info
  • Vient ensuite une demande d’info de Micca à propos de la grotte de Coscia
  • Modification du projet VTT en intégrant la cavité dans le parcours ainsi qu’un ancien moulin à vent

Il ne reste plus qu’à attendre une fenêtre météo propice.
Celle-ci se présente en ce doux samedi de février, du soleil et surtout pas de vent, ce dernier étant parfois redoutable dans le Cap.

Départ du port de Macinaggio et direction Rogliano par la route.
Premier détour pour la visite de l’ancien moulin à vent San Bernardinu. Celui-ci est décapité mais le premier étage est encore accessible par un escalier subcirculaire, 2 meules sont encore en place. Des fenêtres permettent une vue panoramique englobant Tomino, Rogliano, Macinaggio et le Cap.
Nous nous apercevons alors que l’escalier menace de s’effondrer, des étais en bois retiennent plus ou moins les pierres qui le constituent. Il est dommage de laisser ce patrimoine historique se dégrader ainsi.

Remontée vers la route, puis un raccourci par le maquis et direction maintenant le mont Stanti.
Petit arrêt à la modeste chapelle Sant’Erasmo où seul l’autel permet de classifier visuellement ce monument en ruine.
Prochaine étape le mont Stanti, accessible par un raidillon … bien raide. Là aussi le panorama à 360° sur Le Cap est magnifique.
Après un peu de prospection Micca repère le « fameux » menhir en schiste dans le pourtour d’un enclos en pierres, bien caché par les lentisques. Attribué à une période protohistorique, ce dernier ferait bien rire Obélix.

S’en suit une belle descente sur piste vers la côte et poursuite de notre périple par le sentier des douaniers.
Cala Francese, Cala Genovese, rade Santa Maria, petit salut aux iles Finocchiarola, plage de Tamarone et enfin la pointe de Coscia avec un détour vers la grotte éponyme.
Les portes métalliques de ce site archéologique brillent par leur absence. Visite rapide avec 6 petits rhinos et 1 grand comptabilisés.
Descente jusqu’au porche de la grotte des Embruns, mais faute de vêtements adéquats cette dernière ne sera pas visitée.

Nous reprenons le sentier des douaniers jusqu’à la plage de Macinaggio et la capitainerie. Fin du périple VTT après 5h00, 21 km, 500 m D+ et de beaux souvenirs plein la tête.

Après un rapide casse-croûte nous reprenons la voiture vers la grotte de Santa Catalina.
Visite rapide là-aussi avec pour objectif la pose un capteur Radon* en vue de mesurer sa présence dans certaines cavités insulaires.
Nous y comptabilisons là-aussi 3 petits rhino, 1 grand et 1 minioptère.

Retour vers le sud après une journée bien remplie et d’autres projets combinant spéléo et VTT en tête.
JCL


*Compléments d’info avec quelques données recueillies par Wanda et HP à propos du radon :

Les facteurs de diffusion du gaz radioactif radon produit par l’uranium des roches sont complexes. Les taux maximum de radon se trouvent au printemps et en automne dans les grottes, les alternances de circulation d’air (entrée/sortie) augmentant, les taux minimums en hiver. Le remplissage du karst joue un rôle important.
Il semble que plus un calcaire contient de sable (calcaire gréseux) et surtout d’argile (calcaire marneux) plus il est radioactif. Probablement si les calcaires sont encaissés dans des schistes les taux de radon sont plus élevés.
Les taux maximum se retrouvent donc dans des grottes mal ventilées, à remplissage important, avec présence d’une faille et proximité de roches granitiques ou schisteuses.
Les premières touchées par le radon sont probablement les hôtes habituels des grottes, les chauves-souris et les professionnels de la spéléo, pas les amateurs.

Une cartographie du potentiel radon des communes a été réalisée par l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire (IRSN) :

Catégorie 1 :
Communes localisées sur des formations géologiques présentant les teneurs en uranium les plus faibles.
Formations calcaires, sableuses et argileuses consécutives à des grands bassins sédimentaires et à des formations volcaniques basaltiques.

Catégorie 2:
Communes localisées sur des formations géologiques présentant des teneurs en uranium faibles, mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon depuis la roche jusqu’à la surface du sol, augmentant le risque pour les bâtiments (failles importantes, ouvrages miniers souterrains…).

Catégorie 3 :
Communes qui, sur au moins une partie de leur superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées, plus élevées que les autre formations (massifs granitiques, certaines formations volcaniques mais également certains grés et schistes noirs).

Wanda-HP


2026-02-21-Macinaggio-Moulin-Stanti-Francese-Coscia-Macinaggio-LMJC-01
« de 59 »