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Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025 – JNSC spéléo, initiation Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP : Cathy B., Jeff B., Antoine B., Michèle C., Dominique D., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Benoit R., Franck Z.
Initiés : Manon A-C., Santu F., Nathan G.,  Julie L.,  Gaia M., Pierre P., Nathalie S.

TPST : 2h00

Participants dimanche
ITP : Cathy B, Jeff B., Antoine B., Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D.,, Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-pierre F., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Antoine R., Alexia S.B., Franck Z.
ITP initié : Quentin D.
Initiés : Claire D., Micka F., Dumé F., Steven R., Robin S.

TPST :  1h30


Samedi : JNS

Suite à l’incendie sur la plaine d’Oletta, lors des JNS d’octobre, nous avions quitté le site précipitamment, laissant les initiés sur leur faim. Nous avions à cœur de réorganiser une journée avec eux. Quelques un ont répondu présent. La météo est clémente avec nous : le ciel est dégagé et le soleil brille.

Une présentation rapide de la journée est réalisée sur le parking. Puis encadrants et initiés se dispatchent dans les 4×4  pour prendre la piste qui mène au gouffre du pylône. Nos initiés du jour sont enthousiastes. Sur place le matos est installé. Franck et Pierre présentent le matériel puis équipent, avec l’aide de Cathy, nos impétrants. Quand aux autres, ils équipent la cavité.

Pour l’occasion, le porche d’entrée de Cast3 est équipé pour un essai réel du matériel. Pierre, Pulpy et Franck se chargent de présenter l’installation, l’utilisation du descendeur, et des bloqueurs.

Le parcours est classique mais raccourci : la vire de la salle de la chèvre est shuntée. L’entrée 1, le P13 du réseau de la chèvre, la tyrolienne jusqu’au plateau à escargots et pour finir la remontée vers l’entrée 2.

La remontée, parlons-en, elle laissera des traces chez certaines candidates. Julie, au bout de sa vie, se fera assister, voir tracter, pour la remontée du P8 par Jean-Claude  puis par Franck et Anto pour le P7.  Julie gardera tout de même son sourire et sa bonne humeur jusqu’à la sortie. Tous semblent heureux d’avoir effectué cette traversée. Pendant ce temps là, Dumé est partie faire de la désob quelque part sur le massif. Mais il sera à l’heure pour l’apéro et l’allumage du barbecue.

Cette belle journée s’achève dans la tradition des Topis par un un banquet sur notre aire de ripailles.

 

Dimanche : Initiation

Nous profitons de la cavité équipée pour faire découvrir la spéléo aux amis ce dimanche. La météo est également bonne ce jour.

Comme la veille, le café est pris au point chaud face au « Leclerc » d’Oletta puis nous regagnons nos initiés, vers 9h00.

Arrivé au pied du pylône, Franck présente le déroulement de la journée, le parcours. Puis Nono, en bon narrateur, explique le matériel utilisé en spéléo.

Anto B., Pierre et  Franck prodiguent la bonne parole autour du porche de Cast 3, les initiés sont attentifs.

Le parcours reste identique à la veille.

Concernant la remonté tous sortent de la cavité sans trop de soucis cette fois-ci. La cavité est déséquipée dans la foulée.

Par ailleurs J.C.L a mis en place trois A.F (amarrage foré) à hauteur du petit plan incliné en haut du P8, permettant à l’encadrant d’installer une corde et se longer afin de ne pas gêner la progression de l’initié. La nouvelle tête de puits permet dorénavant d’installer une corde  pour porter assistance lors de la  remontée d’un initié par exemple. Un autre AF a été percé dans ce puits pour installer une déviation.

De même suite, un A.F a été percé dans la salle du veau afin de créer un départ de main courante.

Le nombre conséquent de topis présent ce jour a permis de créer un autre groupe, constitué de JCD, Albert et Arnaud, qui le temps de l’initiation ont effectué de la désob. Au programme : purge du plafond de l’entrée de Cast 22 qui était instable et agrandissement de l’entrée.

Après un bon repas méridien et de longues palabres, nous regagnons le local vers 17h00 pour ranger le matos d’initiation ainsi que celui utilisé vendredi pour la JIBV.

Bilan de ces 2 journées :

  • 12 Initiés.
  • 23 Topis.

Impression d’une initiée :

Message écrit par Julie à Alexia :

« Coucou Alexia, comment te dire …c’était …super dur! J’ai fini hissé jusqu’au sommet par un gars en haut qui me tirait, z’ont sorti le matos d’extraction exprès pour moi😅.Vas y pousse qui disaient mais moi suis pas très costaud des jambes, bref une galère. La journée a été somme toute très agréable, c’est joli a l’intérieur…. »

Franck

SN005588
« de 56 »

Samedi 15 novembre 2025 – Exercice secours Cast 1 – Oletta

Samedi 15 novembre 2025
Spéléo, exercice secours
Cast. 1, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Christophe C., Albert D., Dominique D., Amal D., Eric G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Vanessa S., Alexia S. B., Franck Z.

TPST : 6h00
Évacuation victime : 1h08

Sommaire


Introduction
Pour les équipes spéléo-secours le mois de novembre est habituellement un moment fort de l’année. Le programme annuel est généralement composé de 3 temps forts, un entrainement en falaise au printemps, suivi par un exercice souterrain quelques semaines plus tard,  et enfin le grand barnum automnal. Ce dernier voit également l’implication des pompiers, de l’ADRASEC et des autres forces constituées si besoin.

Pour cette année 2025 nous avons effectué 2 entrainements à l’air libre, un le matin de l’AG LISC et un autre en falaise au mois de mai. Le barnum est oublié et c’est finalement un exercice souterrain qui le remplacera.

Grande mobilisation des topi puisque 17 membres se sont impliqués dans cet exercice et se retrouvent sur site. Ce dernier devait se dérouler dans Cast 2 mais les chauves-souris en ont décidé autrement puisqu’elles sont obligées de prolonger leur activité, travailler plus pour gagner plus ... De toutes façons elles ne feront comme d’habitude qu’une seule portée cette année, mais dame Nature a décidé de rentabiliser ses investissements.

C’est donc finalement Cast 1 qui sera le cadre de nos exploits de secouristes.

Un parcours inédit est défini, un malheureux spéléo fait une chute de 8 mètres dans le puits Nala, et par chance ne souffre que d’une fracture à la cheville. Un point chaud sera installé in situ en haut du plateau à Escargots. Portage descendant jusqu’à la base du P9, tyrolienne jusqu’en haut du P8 de la chute, reprise en contrepoids dans le puits artificiel, puis reprise de charge extérieure. L’étroitesse du puits artificiel oblige d’innover et de tester l’usage de 2 contrepoids successifs, 1 au-dessus dans un premier temps, puis un 2ème qui reprend la charge en-dessous.

Préliminaires
Benoit et Christophe se chargent d’équiper la cavité, parcours traditionnel pour le premier, puits artificiel pour le second.
Mise en place du scénario :
Albert est envoyé seul sur la scène théâtrale. Seul ??? Que nenni, je m’y colle en l’absence de volontaire pour assurer cette fonction annexe, et pour ne pas descendre les mains vides je prends massette, burin, trousse à spits et perfo. Quelques acrobaties plus tard le blessé est en place au bon endroit (ce coquin voulait pimenter le scénario en descendant en bas du plan incliné …).

Le puits est maintenant occupé par les membres de l’équipe ASV. J’en profite pour vérifier les anciens spits tête de puits et échelle, un seul est utilisable. Redescente vers la base du P9, l’installation d’une tyro s’avère plus compliquée qu’envisagé, elle aurait nécessité la pose d’au moins une déviation sur cette dernière. Finalement c’est le plan B qui sera proposé avec un atelier contrepoids sur le P9, translation en reprise de charge jusqu’en haut du P8 de la chute, puis reprise de charge comme prévue au scénario original.

Retour en haut du P8 en m’insérant entre les équipes ASV et transmission. Trois amarrages naturels proposent gentiment leur service pour l’atelier contrepoids. Ils sont un peu bas mais ça devrait le faire avec un accompagnement de la civière. Un 4ème amarrage foré est ajouté afin de mieux centrer le répartiteur dans le puits.
JCL

Compte-rendu de l’équipe 1
Composition de l’équipe ASV : Equipe 1
C/E : Alexia
EQ : Amal, Cathy, Vanessa (Equipe exclusivement féminine)

Mission : Se rendre au contact de la victime, installer un point chaud, réaliser un bilan secouriste, assurer un brancardage assuré par un frein de charge, accrocher la civière à l’atelier suivant, rendre compte des mesures prises.

Déroulement chronologique : Présentation du rôle de l’équipe ASV et du contenu des malles dédiées à destination des nouvelles recrues ASV (Cathy et Vanessa)

Préparation des kits : Point chaud, soins, nourriture.

Engagement sous terre 12 h 00.

Contact victime à 12h 20 environ.

Réalisation du premier bilan : lésion cheville droite. Aide au déplacement pour une mise en sécurité de la victime au niveau du plateau à escargots. Réalisation d’un point chaud à l’aide de couvertures de survie. Mise en place d’une attelle « boston ». Une découverte pour Vanessa qui s’est vite familiarisée avec ce nouveau dispositif d’immobilisation.

Dès la mise en place du SPL, transmission du 1er bilan, puis surveillance de l’aggravation de l’état de santé de la victime.

Dès l’arrivée de la civière, et avec l’accord de la victime nous avons procédé à sa mise en place nous en avons profité pour former Vanessa et Cathy à l’installation d’une personne dans la civière spéléo. Transmission du bilan N °2.

Arrivée du renfort assuré par le trinôme « transmission et apport de civière » pour assurer la partie brancardage. L’arrivée d’un autre binôme chargé d’améliorer le cheminement a été grandement apprécié.

Dès le top départ de la civière annoncé, accrochage de la civière sur un frein de charge guidé par Benoit, puis brancardage dans la descente vers le bas du P9. Accrochage sur la corde de traction au contrepoids de l’atelier suivant. Demande d’aide par Jean-Claude, pour assurer le bon fonctionnement de l’atelier contrepoids en ajoutant des kilos par traction sur la corde.

L’opération s’est renouvelée au bas du P7 sur une demande d’Antoine, Benoit s’est chargé de cette nouvelle mission. Une fois la civière reprise par l’atelier extérieur, nous avons démonté le point chaud reconditionné les kits et entamé la remontée par le cheminement habituel.
Alexia

Compte-rendu de l’équipe 2
Composition de l’équipe transmissions : Équipe 2
C/E Eric
AQ Jean François

Mission : assurer les communication entre tous les ateliers

Engagement sous terre : de 12h15 à 18h15

S’il est une aventure encore plus collective que les autres en spéléo c’est bien l’exercice secours. Aussi me faut-il apporter ma pièce à celle du CR, puisque j’en fus.

1er retour sur site depuis quelques semaines où le départ fut précipité, poussé par un souffle chaud. On n’avait pas le feu au cul mais ce n’était pas loin.

Comme toujours, en ces cas, triste spectacle, que la découverte des meubles intacts n’adoucit vraiment pas.

Faut y aller… Distribution des équipes par Nono et Pierre.

Bien que n’étant pas un novice il me faut quand même un rôle pas trop engagé, surtout éviter le suraccident. On cherche des volontaires pour les trans.

Terme qui m’a toujours paru chargé de mystère, aucunement lié à une quelconque transformation mais plutôt à la magie qui s’attache à ces communications souterraines. Pour Jef c’est plutôt le côté technique qui l’attire sur ce poste. Nous voila donc de l’équipe 2

Explication méthodique du fonctionnement des SPL … des émetteurs récepteurs.  Pour l’instant la technologie sans fils est toujours dans les limbes, ce qui pour un monde de la terre n’est pas l’idéal.

Les fils ont une couleur à respecter semble-t-il. Sous peine d’électrocution de l’ensemble du groupe ? Prudence. Nous prévoyons large : un kilomètre de câble, on devrait pouvoir arriver à faire la jonction, Jeff s’occupera des connexions, pour ma part je m’occuperai du cheminement du câble, dont on nous a bien précisé qui ne fallait retenir qu’une chose : ne pas entraver la progression de la civière.

C’est l’attente au pied du PiCi, on serait bien descendu plus tôt pour anticiper mais le principe reste : c’est l’ASV qui arrive la première au contact de la victime. En patientant on retourne dans notre tête les ateliers prévus, mais avec ou sans tyrolienne ? On avisera en fonction des choix des chefs d’ateliers.

Ca y est la dernière tête de l’ASV a disparu, départ. “Un kilomeeeetre à pied, c’est long”, mais 1 kilomètre de câble c’est lourd, pendu entre les jambes, le touret balotte mais laisse les mains libres, cela peut-être utile sur corde.

Faut se jeter, on connaît heureusement le trou et l’on sait que cela passera, dans un autre contexte cela aurait été à réfléchir, on se repartit finalement les SPL pour aller plus vite. Je dois installer le quatrième, celui du premier contact, Jeff se chargera de celui du ressaut, enfin c’est c’est ce que je pense avoir dit mais pas forcément verbalisé.

La suite est une progression en terrain connu mais où il faut visualiser le passage de la civière et des équipes afin d’éviter un arrachage de câble ou mieux  un équipier pendu au câble se serait délicat. Contact ! Albert bien entouré semble s’être consolé de ne pouvoir participer aux ateliers, Branchement des derniers connecteurs récalcitrants, Jeff arrive, rapidement on s’aperçoit qu’une mauvaise communication sur la couche applicative (la couche physique a été parfaitement installée) a induit un oubli de poste en haut du P9. Jeff remonte faire l’installation. Dans une cavité plus importante cela aurait été problématique, la manip prend quinze minutes mais c’est une erreur qui doit servir : bien vérifier la réception des messages verbaux même sans fil.

Mission pratiquement terminée, nous sommes à disposition de l’équipe, pour moi affectation à la taille des escaliers sur le plateau des escargots où  il est finalement décidé de faire partir la civière. Jeff aide aux ateliers.

Guide à la remontée de la civière où Albert voit la paroi se rapprocher dangereusement, on lui évite un bisou paro. Le touret qu’on ne surveillait plus, en profite pour poursuivre la visite et descend dans les tréfonds de la cavité, heureusement on n’est pas sur Ghisoni. La recherche côté salles des escaliers est rapidement fructueuse. De de son côté Jeff est avec Antoine sur le ressaut, entre la civière et le rocher il aide à la difficile verticalisation où second bisous paroi pour Albert. Je suis, de mon côté, remonté à la base du puits pour le second passage qui coince, la baïonnette, Albert frotte un peu, se plaint modérément, mais ça passe, c’est vrai que les parois grattent un peu

Redescente rapide pour déposer le câble, où l’on s’aperçoit que Jeff est d’une rare méticulosité. Dans la remontée du poulailler, la jarretière est attachée tous les cinquante centimètres, le démontage s’avérera aussi long que la mise en place. Sans doute pourquoi, si le bilan loue la qualité des communications haut fort et clair, le temps passé s’est avéré un peu long, l’oubli du poste 2 y est sans doute pour un peu.

Maintenir la qualité mais accélérer la mise en place et bien échanger au sein de l’équipe. Conclusion de l’équipe 2

Compte-rendu de l’équipe 3
Composition : JCL (CE), Anto, Christophe, Laureen
Renforts : équipe ASV pour le contrepoids, Benoit pour le contrepoids du P8, JF pour le guidage de la corde de reprise vers le P7 de sortie.

Mission modifiée : évacuation de la base du P9 jusqu’en haut du P8 avec translation entre les 2 puits.

Installation de l’atelier contrepoids du P9 : la corde de progression est transférée sur les anciens amarrages, libérant ainsi 2 broches pour le répartiteur. Une pulse est ajoutée en face, le répartiteur est installé. Longueur limite de ce dernier, on aurait pu (dû) demander l’envoi d’une corde supplémentaire pour le rallonger, ou poser un mousqueton supplémentaire sur la pulse (le mouskif était dispo …). Là-aussi un accompagnateur sera nécessaire pour guider la civière sur la paroi. Anto termine la pose du répartiteur du P8.

Évacuation
L’évacuation démarre, Christophe régulateur, Laureen … contrepoids (faut bien pimenter la sauce 😀 ). Comme prévu elle sera un peu légère pour faire monter la civière, demande d’aide à l’équipe ASV qui ajoutera les kilos nécessaires au fonctionnement du contrepoids.

Reprise de charge par l’atelier suivant composé d’Anto régulateur, en position pas très confortable, et Benoit contrepoids. La poulie du P9 se met un peu en travers, un émerillon aurait été utile. La translation se déroule correctement, reprise de charge par le contrepoids du P7 d’entrée. Anto assure maintenant le rôle d’accompagnateur pour faciliter le passage de la civière vers le balcon, il sera aidé par JF qui guidera la corde sur le rebord du balcon. L’idéal aurait été de placer le répartiteur plus haut, mais les spits existants n’était pas utilisables et on ne savait pas où étaient les mousquetons avec plaquettes. La présence d’amarrages naturels a finalement permis d’installer le répartiteur. Un 4ème amarrage en mode foré a complété cette installation afin de centrer la corde et éloigner ainsi la civière de la paroi.

Les ateliers sont démontés en suivant.

En conclusion partielle, ces 2 ateliers contrepoids avec translation se sont bien déroulés et les membres de l’équipe se sont bien adaptés à la configuration des lieux et aux imprévus.
JCL

Compte-rendu de l’équipe 4
Composition : Franck Z (CE), Dumè
Renforts : Anto, Jeff, Éric

Mission : Prise en compte de la civière du haut du P8 et évacuation vers le haut du P7 (sortie).

Installation de l’atelier contre poids en haut du P7, ajout d’une déviation largable à hauteur de la base du ressaut et d’une déviation largable à la base du P7.

Évacuation : Reprise de charge de la civière en haut du P8, Franck est régulateur en régulateur et Dumè en contrepoids. Le frottement engendré par les deux poulies largables demande un effort de traction considérable pour faire passer le ressaut. Éric et Jeff gèrent les poulies largables. Lorsque la civière est verticalisée dans le P7. Anto assure le rôle du 2ème contrepoids, et prend la relève de Dumè qui sort de la cavité pour donner un coup de main à l’équipe 5. La civière arrive en butée et repris en charge par l’atelier de l’équipe 5. Anto effectue sa conversion. Ajout d’une poulie largable au portique de l’entrée deux afin d’annihiler le frottement de la corde de traction de sortie.

Remarques :

  • Le répartiteur du haut du P8 a été placé bien trop bas. Nous avons su après que les « spits » positionnés au-dessus étaient foirés.
  • Une déviation avec une poulie aurait dû être mise en place pour le deuxième contrepoids.
  • La chèvre de sortie est trop basse : même si le répartiteur a été placé au plus haut de la chèvre, l’encombrement créée par le répartiteur, le mousqueton et la poulie n’a pas permis de tracter la civière jusqu’à la sortie de la cavité comme c’était initialement prévu. Nous avons donc ajouté une poulie largable et utiliser l’atelier de l’équipe 5 comme un véritable palan et non plus comme simple assistance.

Franck

Compte-rendu du CTDSA
Postes occupés : conseiller technique : Noël. Assistant de gestion : Grand Pierre.

Déroulement chronologique :
Installation d’un PC allégé, une simple table et 2 chaises suffiront. Nous avons pris la décision de ne pas monter le barnum ce coup-ci.
Enregistrement des intervenant sur les fiches d’inscription, rédaction des fiches de missions. Suivi des personnes engagées sur le planning et renseignement du diagramme au fur et à mesure que les informations parviennent au PC via les SPL 05. Rédaction de la main courante.
Bref, un travail normal gestion d’une intervention souterraine.

Ressenti : Globalement l’exercice s’est bien déroulé, chacun des intervenants s’est investi avec sérieux et détermination.

L’équipe 1 ASV : exclusivement féminine composée de 2 ASV confirmées, en ont profité pour initier 2 novices. Le point chaud a été monté avec ingéniosité à l’aide de couvertures de survie et de ficelles. La mise en civière a été réalisée confortablement d’après le ressenti de la victime. La partie brancardage s’est également bien déroulée.
C’est un bon point qui, je l’espère, suscitera des volontés pour participer à un stage national.

L’équipe 2 transmission : elle aussi composée de 2 apprentis en la matière à réalisé un travail remarquable. Visiblement le fil des SPL a été placé de façon à ne jamais entraver le passage des équipiers ni celui de la civière. Attention cependant, bien lire les consignes du CT et ne pas hésiter si besoin à réaliser un croquis au dos de la fiche de mission.

L’équipe 3 évacuation : on y avait également intégré 2 nouveaux. L’équipe a su s’adapter en modifiant l’idée de base qui était d’installer une tyrolienne, par 2 contrepoids. Contrepoids suivi d’une longue translation, reprise par un autre contrepoids.
Attention à faire remonter les infos au PC si vous décidez de vous faire aider par les équipiers de l’ASV – brancardage.

L’équipe 4 évacuation : assuré par 2 vieux brisquards du SSF, le balancier a permis la remontée de la civière dans le puits grillagé sans trop d’encombres. Le passage est étroit et il a fallu innover en installant un contre poids sur le plan incliné entre les 2 puits pour permettre au balancier du puits de sortie de s’extraire et laisser ainsi la place à la civière.

L’équipe 5 évacuation : un palan installé loin de la sortie a permis sans difficultés de sortir la victime du puits.

Difficultés rencontrées : pour le PC, le fait de ne pas installer de barnum nous expose aux caprices de la météo. Pour exemple lors de l’exercice (télévisé) sur la cavité de Pietralbello une tente s’était envolée et s’était abimée sur une clôture. Ce coup ci Eole s’est mis à souffler et les documents se sont éparpillés dans la nature.
Un détail encore ; penser à bien faire remonter les informations au PC ce qui permettra à l’équipe de surface d’avoir une « vision-interprétation » de la réalité souterraine

Merci à tous les participants.

Si l’aspect secours en spéléologie vous a plu et que vous souhaitez vous investir davantage dans ce domaine, sachez que des stages existent au niveau du SSF national. J’émets le souhait d’organiser sur notre territoire un stage ASV (si toutes les conditions sont réunies bien entendu).
Encore merci à tous.
Noël

Topo de l’exercice

Equipes et diagramme

Planning

Conclusions générales
L’exercice s’est déroulé correctement, 1h08 pour évacuer la victime par un itinéraire inédit et volontairement allongé, c’est bien.

L’installation du PC est bien rodée maintenant et elle s’est déroulée rapidement. Lors d’un barnum ou d’un secours réel il faudrait y ajouter l’installation des barnums ainsi qu’un magasin matériel et son gestionnaire.

On n’a pas pu gérer la nourriture, heureusement chacun était autonome à ce niveau. Si ce cas se représente on peut imaginer une organisation simplifiée type « camp », avec préparation du traditionnel et franchouillard sandwich « jambon-beurre-cornichons ». Ce dernier présente l’avantage d’offrir des sucres lents, des protéines, du gras, du sel et du … légume 🙂 . Si on y associe une pâte de fruit on a alors un repas complet !

Le planning a reflété la réalité terrain, hormis pour le gus qui a accompagné la future victime, il n’était pas disponible mais utilisé dans une fonction annexe, indispensable quand on connait le contexte. A ce propos on pouvait se permettre de décaler l’entrée de la victime dans ce cas d’exercice.
Cette dernière a été installée dans un beau point chaud par une équipe ASV au top. Le portage s’est bien déroulé également, presque dans le silence, on a bien progressé à ce niveau 🙂 .

Pour une première, l’équipe transmission improvisée s’est bien débrouillée. Elle a su trouver un cheminement du câble SPL ne gênant pas la progression des équipiers et les postes ont bien fonctionné. Il faut quand même trouver une solution pour éviter de trimbaler le rouleau d’un kilomètre de fils téléphonique. Préparer des bobineaux en fonction de la cavité, 50 m, 100 m ?
Il faudra également être vigilent sur l’état des piles SPL, plusieurs avaient coulé, heureusement qu’elles n’étaient pas dans les appareils. Pour en faciliter le contrôle périodique il faudrait entreposer la mallette SPL dans un endroit plus facilement accessible. Etudier éventuellement la possibilité d’alimenter les SPL avec une petite batterie externe.

Les ateliers techniques se sont bien déroulés également, il n’y a pratiquement pas eu d’arrêt de la civière, hormis lors des reprises de charge. A propos d’équipement, comme lors des explorations, il est préférable de privilégier dans la mesure du possible les amarrages existants ou naturels, pas la peine de planter des spits qui ne serviront peut-être qu’une fois alors que l’équipement en place ou la nature nous proposent des points d’ancrage. Dans cette optique on aurait pu s’orienter vers une utilisation des ancrages temporaires Pulse, mais ils sont proscrits par le SSF pour un usage sur des ateliers spéléo-secours.

Au final, un exercice qui donne un goût de reviens-y, on n’est pas obligé d’attendre le printemps pour s’entrainer de nouveau en falaise.
JCL

Dimanche 12 octobre 2025 – Prospection, déséquipement Cast. 1 – Oletta

Dimanche 12 octobre 2025
Spéléo, prospection, déséquipement Cast. 1
Secteur Cast, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Christophe C., Michèle C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Amal D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Marie-Pierre R.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : entre 5mn et 3h00

Les topi vont au charbon

Retour sur le massif de Castiglione une semaine après les incendies qui nous avaient obligés à déguerpir précipitamment. Petit détour préalable par le bar de Castiglione. En effet, un comptoir en palette a été installé au rez-de-chaussée de la vieille ferme. L’ambiance étable est conservée avec son sol recouvert de bouses, crottins, guano et autres amuse-gueules.

Evidemment, un spectacle de désolation nous attend en haut, mais à quelque chose malheur est bon. Le feu s’est arrêté mystérieusement au niveau du pylône et a épargné miraculeusement les tables en bois.
La sangle sur laquelle était fixée la corde du puits artificiel a fondu, le tout est tombé en bas du puits, mais la corde ne semble pas avoir souffert du feu.

Benoit, qui a besoin de pratique en vue de son stage de perfectionnement, s’occupera du déséquipement de Cast 1, il redescendra également l’après-midi pour récupérer la cordelette de rappel de la tyrolienne et la poulie double tombées en bas du P9.
Une partie de l’équipe s’emploiera à affiner le démaquisage des alentours du pylône et le reste partira en prospection avec comme principaux objectifs de repointer quelques cavités du secteur brulé, d’en chercher de nouvelles et de vérifier une doline repérée par vue Lidar.

Cast 10, 14 et 12 sont dans un premier temps retrouvées, mais impossible de remettre les pieds dans Cast 15 qui restera introuvable. Il y a bien cette entrée qui y ressemble mais qui s’avère être une nouvelle cavité après vérification. C’est du petit, Wanda arrive à s’y enfiler mais est rapidement bloquée par un rétrécissement.
Suit Serrigio 1, dont l’entrée reste encombrée de branches imbrulées. Amal et Antonio découvriront aux alentours 2 failles de décollement par appel au vide.

Retour aux tables pour se requinquer et c’est vers Cast 2 que se dirigent ensuite les prospecteurs.

D’abord Cast 6 dont les alentours ont brulé mais pas sa doline d’effondrement, c’est un feu fainéant. Visite rapide de la cavité avec une chauve-souris aperçue, peut-être un petit rhino qui s’est vite caché après nous avoir vu.
Cast 17 ensuite, bien dégagé maintenant, puis Cast 2 qui est presque intact, et pour finir Cast 16 qui est maintenant bien visible. Une étrange construction est (re)découverte près de Cast 16. Des pierres plates faisant toit, dont une encore en place, sont posées sur des murs de pierres amoncelées. Environ 2 mètres de long hors tout sur 1 mètre de large et une cinquantaine de centimètres de hauteur intérieure. Avec un peu d’imagination on pourrait prendre cet édifice pour un dolmen, voire une sépulture, ou tout simplement un abri quelconque, la question reste posée.
Entre Cast 2 et 16 Michèle a trouvé une doline, également repérée précédemment par JC avec une vue Lidar.
Un départ est visible dans cette doline d’un diamètre d’environ 10 mètres. Deux autres petits départs  également en périphérie.
Tentative de désobstruction avec plus d’acharnement sur le plus important. De la terre et quelques blocs rocheux sont extraits à l’aide du piochon et … de la casquette de JY, mais il faudra revenir avec des outils plus efficaces, voire percutants.

Plus de 6 km ont été parcourus en moyenne par les carboneros au cours de cette journée. Les prospecteurs sont méconnaissables, l’eau de rinçage sera bien noire !

JCL

2025-10-12-Prospection-Cast-suite-incendies LMJC 01
« de 20 »

Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2025 – JNSC spéléo, Cast 1, Oletta

Samedi 4 et dimanche 5 octobre 2025
Spéléo, Initiation JNSC
Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP Catherine B, Jeff B., Antoine B., Christophe C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., , Amal D., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Benoit R.,  Alexia S. B., Franck Z.
Initiés : Sandra A., Vanessa B., Julien C., Nicolas C., Sophie C., Quentin D., Clémentine J., Enora M., Frederic O., Robin V.
Invitée : La maman d’Alexia

TPST : 3h30

Participants dimanche
ITP : Catherine B, Jeff B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., , Amal D., Micka D., Antonio E. G.,  Jean-Claude L. M.,  Benoit R., Antoine R., Franck Z.
Initiés : Benoit D., Santu F., Enrico G.,  Julie L., Laure L., Gaia M., Anne Emmanuel N., Léa R., Nathalie S., Nadège V.,

TPST :  1h00


Samedi

Première journée de ce week-end d’initiation. Le soleil est présent mais voilé par quelques nuages. Ce qui nous permet de ne pas avoir trop chaud.

La totalité des initiés sont présents au lieu de rendez-vous. Une présentation rapide de la journée est réalisée sur le parking. Puis encadrants et initiés se dispatchent dans les 4×4 puis direction le gouffre du pylône. Nos initiés du jour sont enthousiastes. Sur place le matos est installé et Nono, en bon narrateur, explique la découverte de la cavité, le parcours et le matériel utilisé en spéléo.

Pour l’occasion, le porche d’entrée de Cast3 est équipé pour un essai réel du matériel.

Le parcours est classique mais raccourci : la vire de la salle de la chèvre est shuntée. L’entrée 1, le P13 du réseau de la chèvre, la tyrolienne jusqu’au plateau à escargots et pour finir la remontée vers l’entrée 2.

La remontée, parlons en, elle laissera des traces chez certains candidats mais tous sortent de la cavité s’en trop de soucis et heureux d’avoir effectué cette traversée.

Cette belle journée s’achève dans la tradition des Topis par un un banquet sur notre aire de ripailles.

Dimanche

Il y a des sorties comme celle-ci dont on se souviendra un moment.

Ce dimanche, le vent souffle, celui-ci était annoncé sur un bulletin d’alerte météo reçu la veille et devait faiblir en fin de matinée. Rien d’alarmant en soit, on a connu bien pire comme météo.

Mais la journée commence déjà mal : lorsqu’il est écrit que le vent souffle il souffle vraiment, lors de la liaison vers Saint Florent par la route d’Ortale une rafale de vent arrache le hard-top du 4×4 de Franck. Plus de peur que de mal le hard top se retrouve sur la route et n’heurte heureusement personne ni aucun véhicule. Le pauvre hard top est déposé sur le pickup de Jeff et Cathy , aidés  par Christophe qui passait par là également. Franck finira la journée en cabriolet.

Comme la veille, le café est pris au point chaud face au « Leclerc » d’Oletta puis nous regagnons nos initiés, inquiets de ne pas nous voir arriver.

Le trou du pylône

Le programme se poursuit comme la veille. La plupart des encadrants, regagnent leur poste sous terre. Pendant ce temps, Antoine, Antonio, Jean-Claude D, Franck prodiguent la bonne parole autour du porche de Cast3, les initiés sont attentifs. C’est alors qu’Anto  rejoint le groupe et  signale un départ de feu au loin après Cast2 et Cast17, mais la fumée est déjà épaisse. Dumè redescend de Cast 2 dont il a nettoyé et balisé le chemin d’accès. La décision est rapidement prise, nous quittons les lieux.

Antoine descend sous terre pour donner l’alerte et faire remonter tout le monde. La cavité restera équipée. L’évacuation s’organise, nous chargeons le matériel et redescendons.

Tous les 4×4 se regroupent sur le champ où nous en profiterons pour nous restaurer et observer l’évolution de ce triste spectacle. Nous quittons les lieux vers 13h30. La route en direction de Saint Florent est fermée à la circulation.

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Franck

Bilan de ces 2 journées :

  • 20 Initiés. ( dont 10 n’ont pas pu visiter la cavité)
  • 17 Encadrants.

Mercredi 17 septembre 2025 – Auto-secours Cast 1, Oletta

Mercredi 17 septembre 2025
Spéléo, auto-secours
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
La Toutounette : Nala

TPST : 1h00

Une journée presque comme les autres …

Une sortie spéléo hors programme est décidée en milieu de semaine pour JN qui passe quelques jours de vacances en Corse. C’est Cast 1, haut lieu d’aventures topinesques qui est choisie.

Petit café au local et préparation du matos. Une fois n’est pas coutume, les cordes nécessaires pour faire la traversée sont directement enkitées.

Un soleil estival nous accueille sur ce petit massif calcaire où sont traditionnellement effectuées les initiations.

On décide des tâches, HP opte pour équiper le puits artificiel. Il ne tarde pas à s’y rendre pour déjà acheminer le kit et ouvrir le puits. Nala le suit tranquillement et alors que le sommier de protection est retiré Nala juge mal le bord du trou et c’est le drame, elle disparait dans celui-ci.

Chute Nala

HP prévient rapidement le reste de l’équipe, s’habille et repart commencer l’équipement du puits. Le reste de l’équipe s’équipe aussi, le gros kit de portage de JC est vidé, on y met le bidon secours et le kit OKZU.

L’espoir que Nala se soit arrêtée au niveau du 1er palier est vite déçu. Finalement c’est en bas de la 2ème section du puits que Nala est aperçue, elle git sur le plateau à escargots et ne répond pas aux appels lancés d’en haut par HP, l’inquiétude augmente.
HP arrive enfin à ses côtés et là, miracle, la petite Jack Russel réagit faiblement par quelques gémissements. Elle ouvre maintenant les yeux, manifestement encore sonnée.

Un premier bilan est effectué, quelques blessures superficielles au niveau des pattes, d’une arcade sourcilière et d’une hanche, ce qui tient du miracle après la chute subit !
Après quelques palpations plutôt rassurantes son état est jugé compatible avec une évacuation immédiate en auto-secours.

Pendant que ses maitres l’installent délicatement dans le gros kit, JC installe une première reprise de charge en haut de la 1ère section du puits. Nala est hissée, HP assure l’accompagnement pour éviter les chocs contre la paroi. La poulie-bloqueur est ensuite déplacée en haut du plan incliné, puis en haut du puits d’entrée.
Nala est enfin dehors et extraite du kit. Elle reprend peu à peu ses esprits. On voit bien dans ses yeux qu’elle se demande ce qui a bien pu lui arriver !

Nala est dehors !

HP et Wanda ne s’attardent pas, direction la clinique vétérinaire.

Pendant ce temps JC et JN déséquipent le puits, ils mangeront ensuite un morceau en attendant des nouvelles.
Celles-ci arrivent sur la route du retour : une première radio montre(rait) 2 fractures au niveau des lombaires. Nala est mise sous perfusion et sédation, elle sera gardée en observation jusqu’à l’examen complémentaire du lendemain.

Fin d’une journée pas comme les autres, une journée miraculeuse !

JCL

Le lendemain, HP rassure tout le monde : « Nala remarche ce matin !!! Pas de fracture vertébrale d’après le vétérinaire. Elle reste en observation jusqu’à demain. »

Ouf !

Samedi 23 Août 2025 – Cast 1, Oletta

Samedi 23 Août 2025
Spéléo, perfectionnement
Cast 1, Oletta

Participants :
ITP : Benoit R., Franck Z.

TPST : 2h45 – 3h

La date fatidique du stage spéléo s’approchant à grande vitesse, une pause canyon s’impose pour me concentrer sur la spéléologie surtout que la dernière sortie remonte à presque 3 mois. Aujourd’hui il était prévu une sortie canyon a Tignoso, mais celle-ci se trouvant annulée avec les pluies récentes, nous décidons de faire une sortie spéléologie pour se remettre dans le bain.

Un message est envoyé la veille par Franck, rendez-vous à 8h30 au local. Nous sommes que 2.. tant pis, on prendra plus le temps, on ferra les 2 réseaux de Cast 1.

Franck prépare le matériel au local, on embarque tout dans mon 4×4 et départ vers 9h15 à Oletta. Nous entamons la fameuse piste 4×4, la rivière l’Aliso complètement sèche et nouveauté, nous n’avons plus à contourner l’arbre par la gauche, nous le passons dorénavant à sa droite. Au fur et à mesure des premiers ballottements, on voit que la végétation a repris son droit, pas de souci en soi pour progresser en 4×4, mais un petit débroussaillage ne ferra pas de mal.

Arrivé au niveau du pylône, on décharge le matériel, Franck ouvre la grille, pendant que moi je m’équipe et commence à enkiter l’un des deux kits, objectifs du jour pour moi, équiper et déséquiper le réseau que nous avons l’habitude de faire lors des JNS (à l’exception du puit poulailler) et le réseau menant aussi à la salle des vins mais par la diaclase droite.

Equipement du départ sous les yeux de Franck, bloqueur tendu, ajustement des doubles nœuds de chaise pour avoir une tension équivalente sur chacune des oreilles, descente dans la première salle qui est sèche et nous apercevons déjà des chauves-souris, (bénéfice de la grille ?) au niveau du puit de départ de la salle des veaux, au final, je laisserai tomber l’équipement de cette partie pour les laisser tranquille, mais aussi parce que les étroitures et moi … on me connait.

Toute la première partie sera de la mise en place des sangles, des nœuds de chaise double, déviation sur amarrage naturel et équipement du P4-5 (avant l’arrivée dans la salle de la chèvre), je me suis mis un peu trop bas pour arriver aux broches mais sans conséquence, ça a permis de faire une belle ganse.

Poursuite de la progression dans l’étroiture menant aux deux diaclases, pose de la main courante et direction RG vers le puit poulailler à coup de cabestan, puis mise en place de la tête de puit finale pour se diriger vers la salle des vins, on aura un petit débat sur la transition : fin de MC et mise en place du chaise double c.-à-d. pose deux mousquetons sur la broche de gauche, une pour terminer la MC par un cabestan puis une petite boucle menant vers le second mousqueton où le double nœud de chaise est installé, ou sinon MC se terminant direct sur le nœud de chaise double, on laissa la première option. Je descend donc, mise en place de la dev, arrivé en bas je m’abreuve un peu et j’amorce de suite la remontée pour déséquiper cette partie, puis direction vers la diaclase en RD, pour équiper en opposition.

Nous laissons juste le chaise double au départ de la MC, qui se dirigera directement vers un abalakov + amarrage sur broche qui enclenche le départ de la vire, Franck me montra le noeud tisserand pour jonctionner deux cordes (Dyneema et corde de progression), de manière visuel cela semble impressionnant mais une fois dedans j’arrive à équiper comme il faut, à la fois tendu sur les longes + bloqueurs et en opposition, puis arrive le moment de poser la tête de puit où selon les dires de JC, il faut un réglage précis, pour justement éviter le frottement sur une lame plus bas, je fais un premier jet avec le chaise double, je lance, la corde, j’ajuste les oreilles, bingo premier coup ça tombe tout droit. Je descends au niveau de la salle, Franck me suit, il aperçoit un petit AN où il pose une dyneema pour voir la pertinence d’une dev afin d’éviter le frottement sur la lame, en vrai ça semble vraiment jouable d’en poser une en fixe.

Nous restons quelques minutes en bas, Franck remonte en premier et moi je le suis pour déséquiper, arrivé au départ de la MC, nous rebroussons chemin en remontant par où nous sommes rentré (par l’entrée classique), Franck se proposa de déséquiper, tant qu’à faire j’ai préféré poursuivre le déséquipement vue qu’il restait qu’une 20aine de mètres à remonter.

En tous cas, j’ai eu chaud, j’ai transpiré comme jamais (le contraire aurait été étonnant), cela me laisse l’impression que la cavité est plus chaude que d’habitude (peut-être que c’est possible aussi après tout ?), du coup cette demi-journée s’est terminé au pique-nique sur les tables et pour l’occasion j’ai pris une bière (la moitié quand même).

Le seul point noir de cette journée, l’oublie de verrouiller les mousquetons (au moins la moitié), c’est ça d’être trop concentré à bien faire les nœuds et essaye d’aller vite. d’ailleurs je vais regarder aussi certains nouveaux nœud à faire (tisserand notamment)

Benoit R.

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« de 8 »

Dimanche 16 mars 2025 – Cast 1 et 11 – Oletta

Dimanche 16 mars 2025
Spéléo, initiation, perfectionnement, visite
Cast 1 et 11, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Jean-Claude L. M., Nicolas M., Laureen N., Béatrice R., Franck Z.

TPST : 4h00

A l’initiative d’ Anto et Pulpy, une sortie vers Cast 1 sur la commune Oletta est programmée ce week-end. C’est pendant nos réunions le Jeudi soir que tout se décide car initialement une sortie canyon était prévue.

Une fois sur le site du pylône, Franck, équipe le puits d’entrée et le P13 de la salle de la chèvre suivi de Laureen et Arnaud. Dans la diaclase, le trio retrouve Anto qui a équipé le grand réseau . Laureen à la manœuvre, se lance dans l’équipement de la diaclase de gauche, main courante et P9 sous la surveillance de Franck et Arnaud. Laureen apprend à installer la main courante et un nouveau nœud: le nœud papillon. En bas du P9, Cathy rejoint le groupe. L’exploration se poursuit dans la salle du chien puis par la désescalade des ressauts de 2 et 3 mètres jusqu’au fond de la cavité, et enfin remonter par la salle des marches. Arnaud ne connaissant pas toute la cavité, le petit groupe décide d’effectuer la vire de la salle de la chèvre. Les spéléos se croisent, une file d’attente se crée en bas du plateau des escargots, entre ceux qui veulent descendre et ceux qui souhaitent remonter.

Le trio se retrouvent dans la salle de la chèvre suivi par Henri-Pierre, Ils  évoluent rapidement sur la vire. Arnaud, Laureen et Henri-Pierre repartent vers l’entrée 2. Franck regagnera la surface par le grand réseau.

Après la pause méridienne, Franck effectue à nouveau la traversée pour déséquiper le puits de l’entrée 2.

Franck


Pendant que Laureen assisté de Franck équipe le puits d’entrée ave Arnaud, je m’occupe d’équiper celui de sortie sous l’œil avisé d’Henri-Pierre. C’est pour la sortie et il y a peu de monde donc cela me permet de prendre le temps.

En bas du puits, et en attendant que Laureen, Franck et Arnaud nous rejoignent, Henri-Pierre part explorer la salle du Chien. Il y a un ressaut à passer, de mémoire j’avais bien galéré pour le remonter avec Christophe lors d’un précédent passage donc je préfère attendre qu’on place une corde. Chose faite avec l’arrivée de Laureen, Franck et Arnaud. Nous voilà donc tous les 4 à poursuivre l’exploration avec la salle du Chien et le fond de la cavité. La remontée se fera par le P13, une première pour moi car c’est un passage rarement équipé.

Une petite pause déjeuner s’impose. Anto propose à Laureen d’équiper le reste de la cavité, mais elle doit repartir tôt avec Arnaud, résultat deuxième séance d’apprentissage pour moi. Pendant que certains s’installent confortablement pour la sieste, je descends, suivi d’Anto, Jef et Franck. En haut du P15, j’attaque l’équipement avec mise en place de la main courante. Cela prend un certain temps….mais je suis super bien conseillée par Anto et Franck (ce qui d’ailleurs est très intéressant car chacun sa technique). Après la main courante, équipement du puits. Il doit y avoir une déviation, mais en descendant je ne l’ai pas vu. Anto suit et ne la voit pas non plus…finalement il trouve l’emplacement, mais il faut une plaquette pour placer la dév, ce que l’on n’avait pas prévu. A noter pour la prochaine fois. Equipement du dernier puits, et on se retrouve à nouveau dans la salle du Chien. Pour le retour, Anto repasse par le P15 pour déséquiper et avec Jef je m’occupe de l’autre côté. Finalement on ne ressort pas si tard que cela. Tout est déjà rangé, donc il n’y a plus qu’à repartir. Rare de finir aussi tôt.

Cathy


Après avoir accompagné Béa jusqu’à la salle de la Chèvre les 2 JC se consacrent à quelques essais photo. Le but est de pouvoir utiliser un simple appareil photo numérique pour commander à distance jusqu’à 4 flashs auxiliaires. Après de multiples essais et réglages il s’avère que la configuration suivante fonctionne.

  • APN (Olympus TG4) en mode manuel. Flash activé mais caché en grande partie par le doigt. ISO au minimum, 100 en l’occurrence
  • Un déclencheur SwitssFlash raccordé au contrôleur de flash Yongnuo
  • 1 à 4 flashs Yongnuo déportés

Tout ça pour arriver à quelques photos qu’on pourrait qualifier de potables. D’autres séances seront nécessaires …

Température de la salle de la Chèvre : 15,7°
Humidité : 83%
Déséquipement du puits de la Chèvre par JCL

Après les agapes HP propose aux 2 autres vétérans d’aller visiter une des multiples cavités « oubliées » du secteur. C’est Cast 11 qui permettra d’assouvir la curiosité des 3 retraités. Retraités qui seront peut-être bientôt la catégorie la plus représentée, des inactifs très actifs 🙂
Les coordonnées de la topo sont erronées, l’entrée est quand même rapidement retrouvée au flair, JCL étant bien équipé à ce niveau 😀 . Située à une cinquantaine de mètres de Cast 1, elle se trouve sur l’axe Cast 1-Cast 5.
Une corde est amarrée à l’olivier de service, un kit servira de protège-corde et c’est parti pour une descente de quelques mètres. En baudard de fortune pour JCL (le bout de la corde) et demi-cab, flegme d’aller chercher son matos 😯 . Atterrissage en haut d’un pierrier, quelques os jonchent le sol, dont un crâne de canidé. La descente se poursuit sur quelques mètres et c’est la fin sur trémie. Les parois concrétionnées agrémentent cette jolie galerie. La température semble bien haute.
Visite de la galerie perpendiculaire, la chatière sous la coulée de calcite blanche n’est visitée qu’à tâtons avec les pieds, c’est le genre de passage à ne pas faire après les agapes. Une chauve-souris s’échappe de l’alcôve supérieure en bas du puits d’entrée, un grand rhino ou un euryale.
Remontée en privilégiant l’escalade, surtout pour JCL qui n’a pas le choix :mrgreen:
Retour à Cast 1 d’où sortent peu à peu les topi.

Comme le matin, c’est en petit comité que le matos sera rangé au local.

JCL

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« de 38 »

Lundi 17 février 2025 – Cast 1, initiation spéléo – Oletta

Lundi 17 février 2025
Spéléo, initiation
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.
CC : Alexandre C.
Initié : Bruno C.

TPST : 2h30

Petite initiation spéléo hors programme pour Alex qui n’avait pu participer à la spéciale CC du 25 janvier. Son papa, montagnard chevronné, très attentif à la sécurité de son jeune enfant a tenu à participer également à la séance, afin de s’assurer du sérieux de l’encadrement 😀

Passage au local pour récupérer le matos, boire le café et direction la plaine d’Oletta.

La grille de Cast 1 est ouverte avec facilité, son concepteur a vraiment eu une idée de génie 😎

Micca se charge de l’équipement, les explications du maniement du matos spéléo se feront directement in situ. Descente sans problème dans la Salle du Veau et quelques explications géologiques plus tard direction la Salle de la Chèvre.

Bruno attendra là pendant que le fiston et les 2 topi feront le circuit classique par la vire de la Chèvre. Pas de nouveaux grignotages sur les cordes et sangles, les rongeurs semblent rassasiés, pour l’instant 😕

Descendre c’est bien, remonter c’est mieux. Mais si en spéléo la descente est généralement facile, mémère gravité complique souvent la remontée, surtout quand le poids des ans s’en mêle. Quelques assistances plus tard le quatuor rejoint l’air libre.

Les 2 initiés semblent satisfaits après cette expérience dans les entrailles de la terre, direction maintenant A Casa di U Nebbiu prés du Leclerc pour un repas bien sympathique.

JCL


But initial : visite du site de Castiglione en vue d’une évaluation.
Résultat : par on ne sait pas par quelle magie la visite du terrain (10 minutes) s’est poursuivie par une initiation à la spéléologie (4 heures) par Michaël et Jean-Claude, malgré mes craintes légitimes dues à une absence de force dans les bras, craintes balayées par les 2 spécialistes qui n’ont pas manqué de pallier à ces insuffisances physiques lors de la phase terminale de sortie…

Initiation qui outre la beauté du site m’a permis de saisir les différentes approches de l’alpinisme, du canyoning et de la spéléo :

  • Alpinisme : on grimpe et on redescend avec manœuvre de corde relativement simple
  • Canyoning : descente, soit précédée d’une montée, soit suivie d’une montée avec manœuvre de corde un peu plus compliquée
  • Spéléo : descente suivie d’une remontée (très délicate dans mon cas) avec manœuvre de corde beaucoup plus sophistiquée

Final : excellent repas partagé

Encore merci à Michaël, Jean-Claude pour leur professionnalisme, leur disponibilité et leur joie du partage, ainsi qu’à Alexandre pour sa solidarité dans l’initiation.

Bruno


« de 18 »

Dimanche 2 février 2025 – Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Dimanche 2 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo, travaux
Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Éric G., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h00 (Cast 3), 0h30 (Serrigio)

14 ans pour le plus jeune, 78 pour le plus ancien. 64 années d’écart, 3 générations, peut-être un record, on pourrait qualifier cette sortie d’intergénérationnelle !

Seulement deux 4×4 pour traverser l’Aliso mais un seul aller-retour suffira. Quelques topi continueront à pied.

Deux groupes se forment : les « JC » d’un côté, les « non JC » de l’autre. Les premiers sont largement minoritaires mais non moins vaillants 🙂. Ils se chargent illico presto des travaux d’amélioration de la grille fraîchement installée, aidés au début par Arnaud. Elle est tout d’abord décalée côté corde, une barre en fer plat vient ensuite « combler » le vide créé. Le levier de relevage est ainsi plus facilement accessible. Le barreau sur lequel il s’appuyait est régalement disqué et remplacé par un boulon fixé quelques centimètres plus haut, ce qui facilite encore plus l’ouverture de la grille. Les JC se transforment maintenant en peintres (du dimanche forcément), le dessous du cadre bénéficie ainsi de sa couche de peinture, ainsi que quelques oublis ponctuels.

Le 2ème groupe s’est quant à lui dirigé vers Serrigio, une petite cavité bien concrétionnée découverte en 2001 et rarement visitée.

<<CR à venir >>

Il est midi lorsque tout le monde se retrouve et se dirige vers Cast 3. Deux groupes encore, ceux qui descendent par les ressauts et ceux qui préfère le puits. En cadeau de retour au club c’est Olivier qui se charge de l’équipement. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas, le P16 est rapidement équipé et tout le monde se retrouve dans la grande galerie.

Dans un premier temps JY et JCL montent faire une reconnaissance dans la salle concrétionnée au cas où des chiros s’y trouveraient. Malheureusement pour certains, heureusement pour d’autres, 8 rhinolophes euryales sont tranquillement accrochés au plafond, pris en flagrant délit de non-respect de la convention d’occupation des lieux, c’est normalement une période ouverte pour les spéléos. Un signalement sera envoyé à la commission internationale de traitement des litiges entre spéléos et chiros 😆

La visite est ainsi écourtée et chacun remonte par le parcours qu’il préfère vers la sortie. Amal, Arnaud et JCL font un petit détour par la galerie concrétionnée supérieure, toujours aussi sèche malgré quelques tâches humides.

Un seul groupe maintenant pour le pique-nique qui sera comme d’habitude, topinesque. Jour de chandeleur oblige, dégustation des crêpes confectionnées le matin même par JCD.

JCL

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« de 61 »

Samedi 25 et Dimanche 26 janvier 2025 – JRS d’hiver – Cast 1, Oletta

Samedi 25 et dimanche 26 octobre 2024
Spéléo, initiation JRS (Journées Régionales de la Spéléo)
Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., Amal D., Michaël D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Nicolas M., Benoit R., Franck Z.
Initiés : Jérôme A., Dominique B., Léa-Marie B., Nicolas N., Stéphane O., Pia S., Jean-Marcel V.

TPST : 3h00

Participants dimanche
ITP : Catherine B., Jean-François B., Laurina B., Antoine B., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Nicolas M., Benoît R., Vanessa S., Franck Z.
Initiés : Chantal A., Gilles B., Fabien G., Séverine L., Marilyn P., Léa S., Sarah S., Hélène S.

TPST : 3h30


Samedi

Un reliquat d’inscrits pour les JNSC d’automne n’avaient pas pu encore participer à cette journée d’initiation. C’est donc durant ce week-end que nous avons pris en main nos derniers candidats. Nous profitons de l’équipement en place pour faire découvrir également la spéléo à nos amis de Corse Canyon. L’exercice est bien rodé mais les aléas toujours imprévisibles…

En effet durant la séance de présentation du matériel et de son utilisation, quelques Topi’s effectuent une visite de sécurité sur le parcours traditionnel : entrée du trou du pylône, P13 jusqu’à la salle de la chèvre, la diaclase, P9 jusqu’à la galerie des escargots et remontée par le puits artificiel, et découvrent avec stupéfaction que la corde en place (depuis quinze jours) dans le puits artificiel, ainsi que celle qui équipe en fixe dans la salle de la chèvre ont servi de festin ou plutôt à la fabrication de nids douillets pour les rats. Elles sont hors d’usage. Heureusement la corde qui devait servir pour l’éventuelle tyrolienne nous a permis de sécuriser le parcours. La corde d’équipement de 45 mètres est devenue une 28 mètres, le restant a servi à remplacer celle rongée de l’équipement en fixe après la main courante de la vire.

Les habitués de la corde vont vite, 13h30 les premiers initiés sont déjà à la sortie. De plus il s’agissait d’une initiation un peu spéciale car parmi les initiés, nous avions la responsabilité de faire traverser une personne amputée d’une jambe et munie d’une prothèse. A aucun moment il n’a eu besoin de notre aide. Le monde souterrain est un milieu hostile, il est la preuve vivante que rien n’est impossible avec de la détermination et de l’effort. Quelle démonstration !
« Chapeau bas » Dumé B…

L’initiation se termine comme dans les bandes dessinées d’« Asterix le gaulois » : par un traditionnel banquet.

Quelques-uns, en manque de spéléo, décident tout de même de se refaire une traversée avant de regagner nos pénates.


« Le dire, c’est bien, mais le fer c’est mieux » André Bourvil. L’eau ferrugineuse.

A force d’écouter les légendes urbaines sur Corse Canyon racontées à l’apéro je m’en étais fait une image un peu mythifiée. Pour moi Corse Canyon c’était un peu l’inverse des topi (ITP). Les Corse Canyon (CC) descendent les canyons en courant et sautent en hurlant toutes les cascades qui se présentent. Quand ils utilisent un amarrage, c’est qu’ils sont quasiment sûrs de se tuer ou de se noyer en bas dans un gros bouillon s’ils sautent. Les topi prennent leur temps, installent des cordes à tous les ressauts avec des amarrages de plus en plus sophistiqués au fil des nouvelles parutions du manuel de la Fédé.

Les élections du CA chez CC consistent en une énorme beuverie ou le dernier qui reste conscient est élu président car c’est le seul qui peut encore en signer le PV.

Tout cela est bien sûr caricatural mais il est vrai que la première fois que j’ai vu Franck Jourdan, c’était lors d’une journée « eaux vives ». Il était assis sur un trône constitué de futs de bière, avec 3 nanas à ses pieds et il ponctuait chaque fin de phrase d’un « je m’en bats les couilles » retentissant. Pas un symbole de modération. Mais bien sûr très sympa.

Donc le pique-nique, à priori, ça va être chaud. Premier souci de l’organisation : quelle quantité de boissons prévoir ? Sur le principe que mieux vaut une légère ivresse qu’un gros delirium tremens et que pour qu’un repas soit réussi, à aucun moment l’alcool ne doit manquer.

La référence de base est de 3 à 4 verres par personne consommant de l’alcool ( 1 verre de vin = 125 ml ; 1 cannette de bière = 250 ml = 0,2 g/l d’alcoolémie) qui entraîneront une alcoolémie entre 0,6 et 0,8 g/l. Avec 25% en moyenne de non buveur et 19 participants, ça fait 42 à 56 verres. Avec 24 cannettes et 5 bouteilles de vin ça passe en principe. Mais aujourd’hui ça risque de ne pas suffire

On peut aussi évaluer la quantité d’alcool nécessaire à un événement en fonction de l’état recherché.

  • Stade 1: alcoolémie entre 0,5 à 0,7 g/l; caractérisé par une diminution des capacités intellectuelles du sujet, une altération fine de la concentration, de la mémoire de fixation, de l’attention, de la précision du geste. A ce stade personne ne se rend compte de rien. C’est l’état normal de la plupart des ITP sans prise de boisson à la sortie d’un trou.
  • Stade 2 : alcoolémie entre 0,7 et 1,5 g/l; correspond à un état d’excitation cérébrale avec euphorie et désinhibition. l’état habituel de l’ITP après grillades = 4 à 8 verres
  • Stade 3 : alcoolémie entre 1,5 et 2 g/l; les propos deviennent incohérents, les gestes incoordonnés, l’individu chante, crie, s’exalte et provoque, les pupilles sont dilatées. C’est clairement l’état du CC moyen à l’apéro.= 8 à 10 verres
  • Stade 4: le coma > 10 verres sauf accoutumance

Dans mon expérience, bizarrement, l’initié moyen consomme peu et dépasse rarement le stade 1.

Autre constat, l’ITP consomme de moins en moins. Il y a 8 ans, c’était facile de prévoir , la sortie classique avec Anto, les 2 JC, Jean-Noël, Véronique, Franck, HP, Jean-Yves, Noël, Albert, Dumè, Isabelle, Marie, Silvain, Marie Pierre c’était clairement du Stade 2 plus ou moins évolué. Donc 5/6 verres en moyenne. Mais maintenant avec Mika, Benoit, sans parler d’Amal, Wanda, Cathy, Vanessa, on est au stade 0 (alcoolémie = 0), au mieux 1 faible. On est obligé maintenant de prévoir au cas par cas. Heureusement l’alcool c’est végan compatible, sinon on perdait aussi Antonio.

Du fait de la différence de poids et de physiologie les quantités nécessaires ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. Pour atteindre une alcoolémie à 2 grammes il faut en gros pour un homme moyen de 75 kg, 10 cannettes de bière de 25 cl ou 3 cannettes et 1 bouteille de vin de 12°. Pour une femme moyenne de 63 kg, 7 cannettes et demi ou 3 cannettes et un demi-litre de vin. Pour atteindre une alcoolémie de 1,5 g, il faut 8 cannettes ou 1 bouteille de vin pour 1 homme, 6 cannettes ou 600 ml de vin pour une femme. Pour atteindre 1,1 g : 6 cannettes ou 600 ml de vin pour 1 homme suffisent.

Donc ce jour, pour 7 ITP mâles consommateurs d’alcool présents avec pour objectif raisonnable 1,2 g/ l (=6 verres) il faut 42 cannettes de bière ou 6 bouteilles de vin. Pour les 3CC (2 mâles et 1 femelle) avec objectif à 1 g 5 : 22 cannettes ou 3 bouteilles de de vin. Pour 7 initiés + Adriana: 8 cannettes et 1 bouteille de vin. En tout, 72 cannettes (12 packs) et 10 bouteilles de vin permettent de parer à toute éventualité au cas où il n’y aurait que des buveurs de bière ou que des buveurs de vin. On peut moyenner à 36 cannettes et 5 bouteilles de vin, mais c’est plus risqué. Ça n’est finalement pas beaucoup si on les répartit entre les 19 participants. De toute façon on monte au pylône en 4×4. Si on ne les consomme pas aujourd’hui, on les consommera demain.

Deuxième souci. Quels autres initiés associer aux CC ? Une sortie avec eux, ça peut choquer. On exclut donc les familles avec enfants, les membres des ligues anti-alcooliques et des armées du salut, les scouts, les jeannettes, les vierges effarouchées, les personnalités sensibles ou précieuses, les culs-bénits et autres grenouilles de bénitiers, les personnes qui souffrent d’hyperacousie, etc…

Anto et Mika ont donc choisi Dominique, ancien athlète de haut niveau, et sa fille, Léa-Marie ; Nicolas dont à le voir on devine qu’il n’y a pas grand-chose qui l’impressionne. Quant à Stéphane, le cousin d’Anto, s’il est aussi de Lento, ça devrait aller.

Je suis positionné à l’entrée et la sortie du trou. Au début de l’initiation il me faut évaluer qui aura des problèmes pour sortir de Cast 1 en fonction de 3 critères principaux : le poids, le fait de faire du sport ou pas et l’âge. Qu’en est-il aujourd’hui ?

  • Les 3 CC, Pia, Gege et Jean-Marcel, dans leur pratique sportive, remontent les verticales au Machard et au demi-cabestan. Quand on va leur donner des bloqueurs, ils vont grimper comme des fusées.
  • Dominique : certes porteur d’une prothèse de jambe, mais multiples titres de champion du monde de duathlon, triathlon, quadriathlon handisport, traversée de l’Atlantique à la rame !!! Pas de souci, il va s’en sortir comme un sportif d’exception qu’il est.
  • Sa fille Léa-Maria, est toute mince et svelte. Tel père, telle fille. No soucy
  • Stéphane : gabarit moyen. Ça va.
  • Le seul qui pourrait poser problème à première vue c’est Nicolas : Carrure de rugbyman, entre 95 et 105 kg, motard. Il va souffler dans la montée. S’il se bloque dans le dernier puits. Aïe, aïe, aïe !!! Un contre poids ? 60 kg d’un côté, 100 de l’autre, ça va pas être possible. En plus, j’ai oublié mon kit de mouflage dans ma voiture en bas. Le tracter avec un 4×4 ? Il me semble me souvenir qu’on avait sorti la civière comme ça, lors de l’exercice secours de Cast 1 avec les Héraultais en 2016. En fait, en discutant, il m’apprend qu’il a été chasseur alpin pendant 5 ans. Ouf! Ça devrait le faire.

Je profite de la formation aux agrès, à l’entrée de Cast 3, pour aller y rechercher le « Toupet », papillon de nuit qui passe l’hiver dans les cavernes, que nous avions vu 15 jours avant et que je voudrais re-photographier. Il est toujours là avec un petit rhino et un grand rhino dans la salle blanche.

Après le départ des initiés, je descends dans la salle du veau, toujours à la recherche de mon Toupet. Je ne trouve rien à part quelques sauterelles des cavernes. Le temps de remonter, Pia est déjà engagée dans le puits de sortie. Comme prévu, ils vont battre le record de la traversée. Et ça enchaine derrière. Jeu d’enfant pour Gégé et Léa-Maria. Pour Jean-Marcel et Stéphane, no problem. Dominique remonte à la force des bras, sans utiliser la pédale. Nicolas souffle un peu, les lois de la pesanteur sont contre lui, mais il s’en sort facilement.

Restent Benoit et Mika. Sans les attendre, après avoir installé par prudence un nœud de 8 avertisseur de tête de puits, sur la corde, 1 mètre avant le fractio, on file au spuntinu.

Classiques grillades (JCDB à la manœuvre), charcuteries, tartes salées et sucrées…. Amal nous a fait de délicieuses tapenades vertes et noires et des poivrons au piment d’oiseau (ça pique mais c’est bon). Les conversations roulent. Putacchju et macagna. L’alcool aidant, on sociologise. La France est en proie au narcotraffic et à la corruption qui va avec, jusqu’aux plus hauts sommets de l’état. Mais pourquoi consommer de la cocaïne ou du Fentanyl, alors qu’en Corse, on a la Pietra et l’Aliso Rossi ? Bref, avant, on refaisait le monde, maintenant on sait qu’on va à la catastrophe, qu’on n’y peut rien et on cherche juste comment s’en tirer chacun le moins mal possible.

CC nous a envoyé 2 ambassadeurs de charme, Pia et Gégé. Amal est fascinée par la combinaison noire « GIGN » de Gégé. Elle veut absolument savoir où celui-ci habite, pour l’essayer. Gégé, galamment, élude la question : Amal est malheureusement trop petite pour intégrer le GIGN. Finalement le repas aura duré beaucoup plus longtemps que la traversée de Cast 1. Mais la nuit va tomber. Il faut partir. Encore quelques discussions de motards sur les mérites respectifs des BMW 1250 et 1300 GS Adventure et on se sépare à regrets après une belle journée bien sympa riche de ces nouvelles rencontres.

P-OH-P

PS : pour ceux que ça intéresse l’alcoolémie T en g/l, à jeun, 30 minutes après consommation, se calcule avec la formule ci dessous, sachant que la prise de repas en retarde le pic et que l’alcoolémie diminue de 0,15 +/- 0,05 g/l toutes les heures.

T = V x p x 0,8 / K x 0,8

  • V : le volume de boisson ingéré en ml ;
  • p : le degré d’alcool de la boisson ingérée ; pour 1 bière de 5° (0,05%) p = 0,05
  • K : le coefficient de diffusion ; 0,6 pour une femme et 0,7 pour un homme
  • m : la masse de l’individu en kg ;
  • T : alcoolémie en g/l
  • Ua : nombre d’Unités d’alcool ingérées (défini par l’OMS comme 10 grammes d’alcool pur)

V= T x k x m/p x 0,8 permet de calculer la consommation d’alcool nécessaire pour atteindre un état donné ou à ne pas dépasser ( limite autorisée pour conduire = 0,5 g/ l par exemple )


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« de 45 »

Dimanche

Au petit matin quelques gouttes de pluies menacent le bien être de notre journée et contraste avec la météo de la veille. Il n’en sera rien sur place, car le vent a chassé la pluie.

Nouvelle journée, nouveaux initiés. Qui plus est, la plupart n’ont jamais fait d’activité sur corde. En étant pessimiste, on pourrait dire que le temps passé sous terre va pas être plus long et bien non !!! quasi le même temps. Preuve que les enseignements lors des démos et mise en application des techniques de descente et de montée ont bien été assimilés. Enfin presque…Pour la petite histoire du jour, Franck a une nouvelle fois fait son truc d’initiateur : Laurina, lors de la remontée sur corde, s’est tanquée sous la déviation, s’épuisant pour retirer le mousqueton de la corde. Franck installera une deuxième corde et descendra à hauteur de la pauvre ado en détresse pour la secourir. Le seul bémol de la journée, la blessure d’Hélène qui, lors de la mise en application des techniques de descente sur corde, a perdu l’équilibre et s’est fait mal au genou, elle a tout de même pu effectuer la traversée.

Le déséquipement de la cavité s’effectuera après « les ripailles », et quelques Topi’s, encore motivés, finiront la journée au local pour ranger une partie du matos.

Tous ont été ravis de partager ce moment de spéléos avec nous.

Bilan  du week-end : 24  « Topi’s » – 15 initiés.

Franck

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« de 47 »