Archives par étiquette : Chiro

Samedi 21 février 2026 – Grottes de Coscia et Santa Catalina

Samedi 21 février 2026
Spéléo-VTT, chiro and C°
Grotte de Coscia, Rogliano
Grotte de Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Parfois le déclenchement d’une sortie spéléo suit un parcours alambiqué.

  • D’abord une info d’Alain T. à propos d’un site préhistorique, voire protohistorique sur le mont Stanti dans le Cap
  • S’en suit un projet de circuit VTT relatif à cette info
  • Vient ensuite une demande d’info de Micca à propos de la grotte de Coscia
  • Modification du projet VTT en intégrant la cavité dans le parcours ainsi qu’un ancien moulin à vent

Il ne reste plus qu’à attendre une fenêtre météo propice.
Celle-ci se présente en ce doux samedi de février, du soleil et surtout pas de vent, ce dernier étant parfois redoutable dans le Cap.

Départ du port de Macinaggio et direction Rogliano par la route.
Premier détour pour la visite de l’ancien moulin à vent San Bernardinu. Celui-ci est décapité mais le premier étage est encore accessible par un escalier subcirculaire, 2 meules sont encore en place. Des fenêtres permettent une vue panoramique englobant Tomino, Rogliano, Macinaggio et le Cap.
Nous nous apercevons alors que l’escalier menace de s’effondrer, des étais en bois retiennent plus ou moins les pierres qui le constituent. Il est dommage de laisser ce patrimoine historique se dégrader ainsi.

Remontée vers la route, puis un raccourci par le maquis et direction maintenant le mont Stanti.
Petit arrêt à la modeste chapelle Sant’Erasmo où seul l’autel permet de classifier visuellement ce monument en ruine.
Prochaine étape le mont Stanti, accessible par un raidillon … bien raide. Là aussi le panorama à 360° sur Le Cap est magnifique.
Après un peu de prospection Micca repère le « fameux » menhir en schiste dans le pourtour d’un enclos en pierres, bien caché par les lentisques. Attribué à une période protohistorique, ce dernier ferait bien rire Obélix.

S’en suit une belle descente sur piste vers la côte et poursuite de notre périple par le sentier des douaniers.
Cala Francese, Cala Genovese, rade Santa Maria, petit salut aux iles Finocchiarola, plage de Tamarone et enfin la pointe de Coscia avec un détour vers la grotte éponyme.
Les portes métalliques de ce site archéologique brillent par leur absence. Visite rapide avec 6 petits rhinos et 1 grand comptabilisés.
Descente jusqu’au porche de la grotte des Embruns, mais faute de vêtements adéquats cette dernière ne sera pas visitée.

Nous reprenons le sentier des douaniers jusqu’à la plage de Macinaggio et la capitainerie. Fin du périple VTT après 5h00, 21 km, 500 m D+ et de beaux souvenirs plein la tête.

Après un rapide casse-croûte nous reprenons la voiture vers la grotte de Santa Catalina.
Visite rapide là-aussi avec pour objectif la pose un capteur Radon* en vue de mesurer sa présence dans certaines cavités insulaires.
Nous y comptabilisons là-aussi 3 petits rhino, 1 grand et 1 minioptère.

Retour vers le sud après une journée bien remplie et d’autres projets combinant spéléo et VTT en tête.
JCL


*Compléments d’info avec quelques données recueillies par Wanda et HP à propos du radon :

Les facteurs de diffusion du gaz radioactif radon produit par l’uranium des roches sont complexes. Les taux maximum de radon se trouvent au printemps et en automne dans les grottes, les alternances de circulation d’air (entrée/sortie) augmentant, les taux minimums en hiver. Le remplissage du karst joue un rôle important.
Il semble que plus un calcaire contient de sable (calcaire gréseux) et surtout d’argile (calcaire marneux) plus il est radioactif. Probablement si les calcaires sont encaissés dans des schistes les taux de radon sont plus élevés.
Les taux maximum se retrouvent donc dans des grottes mal ventilées, à remplissage important, avec présence d’une faille et proximité de roches granitiques ou schisteuses.
Les premières touchées par le radon sont probablement les hôtes habituels des grottes, les chauves-souris et les professionnels de la spéléo, pas les amateurs.

Une cartographie du potentiel radon des communes a été réalisée par l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire (IRSN) :

Catégorie 1 :
Communes localisées sur des formations géologiques présentant les teneurs en uranium les plus faibles.
Formations calcaires, sableuses et argileuses consécutives à des grands bassins sédimentaires et à des formations volcaniques basaltiques.

Catégorie 2:
Communes localisées sur des formations géologiques présentant des teneurs en uranium faibles, mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon depuis la roche jusqu’à la surface du sol, augmentant le risque pour les bâtiments (failles importantes, ouvrages miniers souterrains…).

Catégorie 3 :
Communes qui, sur au moins une partie de leur superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées, plus élevées que les autre formations (massifs granitiques, certaines formations volcaniques mais également certains grés et schistes noirs).

Wanda-HP


2026-02-21-Macinaggio-Moulin-Stanti-Francese-Coscia-Macinaggio-LMJC-01
« de 59 »

Samedi 24 janvier 2026 – Visite chiro et réunion LISC-GCC – Omessa

Samedi 24 janvier 2026
Spéléo, visite terrain chiro
Grotte de Supietra, failles diverses – Omessa
Réunion LISC-GCC, Omessa

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Éric G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
GCC : Gregory B., Michèle C.

TPST : 1h00

Suite à la réunion du COmité de PILotage du Plan Régional d’Action en faveur des Chiroptères, il avait été convenu d’une réunion entre le GCC, animateur de ce plan, et la LISC, membre du COPIL.
Après avoir pu convenir d’une date conciliant les agendas des participants, le rendez-vous est fixé au local du GCC à Omessa.
Si seul Greg représentera le GCC, côté LISC c’est une armada qui se rend à Omessa. Michèle spécialiste des chiro avec les 2 casquettes GCC et LISC, Wanda et HP en tant que membres de la commission scientifique, Éric et JC en tant que président et président-adjoint.
Une visite terrain avait été convenue, la météo est annoncée belle le matin, pluvieuse l’après-midi, on commencera donc par le terrain.

Direction Caporalino et un des gites majeurs d’hibernation des minioptères en Corse. L’accès est très pentu, nous faisons quelques détours qui serviront également à prospecter le secteur. La faille est enfin atteinte, le puits de 18 mètres est équipé. Seuls Greg, Éric et JC descendront afin de déranger le moins possible les chauves-souris. Un premier essaim de 200 à 300 minioptères est présent sous un plafond quelques mètres sous l’entrée.
Arrivée sur un grand plan incliné à mi-chemin entre le bas et le haut de la galerie. Greg comptabilise rapidement les autres chauves-souris. Parmi celles-ci une colonie rare et exceptionnelle d’environ 150 grands rhinos, accompagnés d’une trentaine de minioptères.
En bilan il s’avère que la cavité est beaucoup moins habitée qu’à l’habitude, il y a parfois été dénombré plusieurs milliers de chauves-souris.
Remontée rapide en repérant de quelle façon cette cavité pourrait être équipée en cas de secours. Aucune difficulté, un atelier contrepoids suffit pour la partie verticale avec pose de 2 amarrages et utilisation d’une grosse branche d’arbre. La reprise de charge pour la sortie est également facilement réalisable.

La montée continue vers Supietra qui est rapidement visitée, peu de chauves-souris présentes.
Descente vers la plaine par un autre versant avec visite d’une belle fracture, absente de nos souvenirs. Une trentaine de mètres de développement avec une lucarne donnant sur l’extérieur par un balcon. Juste quelques petits rhinos présents.
Retour au local pour casser la croute en mode auberge espagnole.

Réunion LISC-GCC
Les cavités souterraines étant un territoire partagé, grosso modo entre les espèces cavernicoles et les spéléos, il convient d’établir des règles de cohabitation dans ces espaces. Si les chauves-souris ne sont pas très enclines à respecter des règles il en est autrement des humains qui sont censés être capables de se contrôler.
C’est donc aux spéléos de s’adapter et c’est entre autre l’objet de cette réunion avec une éventuelle actualisation du calendrier chiro.

  • Le partage peut être de nature temporelle, on peut y aller lorsque le risque de dérangement est minime. Il est aussi spatial, on évite les secteurs où elles se regroupent pour hiberner, se reproduire ou mettre bas
  • Certaines cavités peuvent avoir leur plage de restriction allongée, mais l’inverse est également possible
  • Continuer la concertation avant tout exercice spéléo-secours. Il est bien compris que l’équipe SSF doit connaitre les différentes cavités à risques afin de mieux se préparer en cas de gros pépin
  • Le panneautage de certaines cavités et le projet de repérage des cavités intéressent le GCC. Une recherche de financement est lancée
  • Des suivis de gites à chiros et la réalisation d’enregistreurs TeensyRecorders sont également envisagés
  • Si quelques tensions apparaissent entre les spéléos et les groupes chiroptères sur le continent, la situation est plutôt saine en Corse

La nuit est tombée depuis un bon moment lorsque nous nous séparons en nous promettant de renouveler ce genre de rencontre.

JCL

No Images found.

Dimanche 28 décembre 2025 – Spéléo-rando – Ducati, Suterratta – Barbaggio

Dimanche 28 décembre 2025
Spéléo-Rando – visite, initiation, chiro
Grotte Ducati & Suterratta – Barbaggio

Participants
ITP : Sandra A., Michèle C., Wanda C., Albert D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S. B.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h00

Une bonne journée
Effectivement elle était bien bonne celle-là, cette journée de balade. Et en plus avec une belle journée ensoleillée.
Elle était prévue comme sortie d’après AG, mais ce sera finalement une sortie de fin d’année. Une sortie qui permet de rassembler un maximum de membres du club, une sortie pleine nature avec une petite rando et un peu de spéléo, sans prise de tête.

La nature, on aime ça au topi. On aime s’en approcher, on aime la côtoyer, on aime la parcourir, pour finalement la pénétrer. Bon, on se calme les psychanalystes de comptoir 😀

Le programme est donc simple : rando, spéléo, figatello 🙂

Le Sentier des Balcons a été ouvert en 2024 dans le cadre du programme Grands Sites de France. Il chemine entre le belvédère de Barbaggio et la route de Gregogna à Poggio d’Oletta. Il offre de belles vues sur la plaine du Nebbio et passe à proximité de Grotta Ducati. Il n’en fallait pas plus pour organiser cette sortie spéléo-rando.
C’est l’option aller simple qui a été choisie et dans le sens montée, Dumè ayant averti de la présence de quelques dalles glissantes, plus facilement gérables en montée qu’en descente.
Nous rejoignons donc le départ avec 3 véhicules, les autres sont laissés à l’arrivée pour la navette.

Le sentier est bien tracé, la pente est globalement modérée. Nous effectuons un petit détour pour visiter un pagliaghju, faible intérêt. Quelques ruisseaux sont à traverser sur le parcours, les dernières pluies laissaient à craindre quelques difficultés pour les franchir, finalement un seul bain de pieds pour l’un d’entre nous, mais aucun bain de siège 🙂
Visite également de la maison de l’Évêque. Datant du Moyen-Âge, elle était la résidence secondaire des évêques du Nebbiu qui y montaient pour s’éloigner des marécages malsains de St Florent et de la malaria en particulier.

Nous voilà maintenant à quelques mètres de Ducati, mais un mur de salsepareilles nous en sépare. JC tente un contournement et atteint l’entrée par le haut, ce qui permet de guider le reste de l’équipe et d’ouvrir un accès direct depuis le sentier.
Pendant qu’Albert tente une autre approche le reste de l’équipe s’enfile dans la cavité (on se calme là-aussi…). La cavité ne fait que quelques dizaines de mètres de développement mais on prend notre temps. La petite source intérieure est active, l’eau sourd de la paroi concrétionnée et s’écoule sur les petits gours. Seulement 4 petits rhinos sont comptabilisés et une tarente en brumation est blottie dans une anfractuosité.

Retour sur le sentier, Albert est récupéré et la rando peut continuer. Un dernier rapaillon et voilà le belvédère de Barbaggio où HP nous attend.
La navette est organisée et tout le monde se retrouve devant Suterratta. La végétation reprend ses droits et le site aurait besoin d’un petit nettoyage. Le barbecue est reconstruit et le feu allumé. JY et Michèle partent en explo dans la cavité et ressortent ravis, 3 Euryales sont comptabilisés. Une partie de l’équipe les remplace mais ils n’iront eux aussi que jusqu’au grand puits.

C’est maintenant la 3ème mi-temps, c’est l’heure de ripailler. Les topi aiment la nature et tous les plaisirs alimentaires qu’elle peut offrir. Pas moins de 3 figatelli et autres grillades, divers fromages, panette, panettone, chocolats permettent de quitter bien repus ce haut lieu de la spéléo insulaire.
Chacun rejoint ses pénates, avec une étape au local pour certains.
JCL


Quelques impressions de Sandra dont c’était la première sortie avec les topi en tant que membre :

Petite journée rando avec visite de deux cavités,  le tout en bonne compagnie, sous le soleil avec une vue magnifique, sans oublier le barbeuc, que vouloir de plus. A renouveler.
Merci à tous pour l’intégration👍
Sandra


 

Samedi 24 mai 2025 – Aven de Rega – Olmi Cappella

Samedi 24 mai 2025
Spéléo, explo, topo, entomo, chiro
Aven de Rega – Olmi Cappella

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-pierre F, Eric G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.
Ex-topi : Jean R.
Initié : Ange C.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h30

Mémorable, qualificatif qui restera certainement pour résumer cette sortie. Une vraie expédition, au sens propre du terme. Un jeu de piste avec quelques indications de notre vénérable Jean qui tenait à s’approcher encore une fois de SON trou.

Trou qu’il avait découvert après des indications de bergers dans un bar d’Olmi Cappella. Il avait pu y descendre en 2011 avec Albert, depuis c’était un peu une arlésienne du club, on en parlait, on en parlait, mais on repoussait toujours à plus tard la visite.
Faut dire que la description de l’accès n’avait rien d’engageant. C’est déjà à 1h30 de route de Bastia, en grande partie sinueuse, puis 6 km de piste de montagne théoriquement fermée, et pour finir 1h30 de marche d’approche dans le maquis sans chemin bien marqué.
Même la promesse d’un beau puits de 17 mètres n’arrivait pas à déclencher l’action.
Mais il a suffi d’une période de disette où on ne fait que les fonds de tiroirs et les galeries de mines pour réveiller les ardeurs exploratrices, d’autant que Jean avait promis qu’une bestiole extraordinaire nous attendait dans cet antre…

Malgré quelques nouveaux reports une date est enfin fixée, ce samedi 24 mai. La météo est encore clémente, les journées sont déjà bien longues (on verra que ce sera utile) et pis à un moment donné faut y aller 🙂
L’équipe d’aventuriers sera composée de vétérans bien tassés, mais aussi de jeunes puisque Louis-Mathis et Ange permettront d’abaisser la moyenne d’âge. Baisse toute relative puisqu’elle sera quand même de 59 ans !
A propos d’Ange, c’est un jeune pompier qui est passé au local le jeudi précédent, intéressé par la spéléo et qui n’a pas été refroidi par la description de la sortie et les probabilités qu’elle soit épique et peut-être piquante. En plus il est originaire d’Olmi Cappella, on ne pouvait donc pas refuser à un enfant du pays de faire sa première initiation spéléo au paese !

Le rendez-vous à 8h00 au rond-point n°4 a été respecté, le rendez-vous à 8h45 à Ponte Leccia a été respecté, le rendez-vous à 10h00 au pont de Melaja a été respecté, les planètes sont alignées !
Bon, pas si alignées que ça, le Duster de Jean arrive au bout de la piste en faisant un drôle de bruit, le pneu arrière droit s’est en effet fendu la poire, le flanc est ouvert en plusieurs endroits.
Heureusement, le Duster est équipé d’une vraie roue de secours et pas d’une galette ou d’une bombe anti-crevaison. Changement de la roue pendant que Ange tente de trouver le meilleur endroit pour entamer la marche d’approche. En effet, le maquis a bien poussé depuis 2011 et les souvenirs de Jean se sont un peu estompés. Heureusement, des photos prises à l’époque nous ont aidé à repérer déjà l’objectif, et à se décider pour un point de départ.

Le maquis est malgré tout relativement bas et il a été globalement tolérant avec nous. Nous avons plus ou moins suivi des sentes d’animaux.
Les jeunes étaient plutôt devant et ouvraient la marche, les anciens plutôt derrière 🙂 . Gros boulot d’Ange qui a même joué de la machette pour les passages les plus fermés.

La marche d’approche fut très longue pour notre vétéran, mais il y est arrivé, du haut de ses 85 ans, chapeau !
Pendant ce temps, si la dernière photo a permis de repérer le secteur final où se situe la cavité, il fallait quand même la trouver dans le contrebas de cette montagne.
Une consigne de Jean revient en mémoire : « En bas du puits vous dégagerez les aiguilles de pin pour remplir le sac de terre ». Un seul pin dans le secteur dépasse de la ligne de crête, JC descend côté droit, Ange côté gauche et bingo, il trouve l’entrée ! C’est donc mieux par la gauche 😀 .

Début de l’équipement après un rapide pique-nique.
Belle entrée de 1,5 m de large et 6 m de haut, suivie rapidement par un resserrement d’où part le puits. Une broche dans une fissure basse puis un spit en mauvais état en paroi droite sont en place, c’est l’équipement de la visite de 2011. Jean et Albert étaient descendus à l’échelle et il n’est pas adapté pour une descente sur corde.

Une C10 est nouée autour du pin, un 1er trou est foré en paroi de gauche pour une première Pulse qui servira de fin de main courante et début de la descente, c’est de l’explo … Une C28 prend le relai, une autre Pulse est posée en tête de puits, une dernière pour un fractio, le reste est direct jusqu’en bas en rasant une paroi d’une planéité surprenante. Il reste environ 3 mètres de corde à la C28.
Arrivée au milieu d’une galerie. Côté Est elle continue sur une dizaine de mètres avec une fracture étroite de quelques mètres à droite avant la fin. Côté ouest, un plan incliné descend vers une lucarne, puis la galerie remonte vers une trémie craignos.

Cinq grands rhinos aperçus dans la cavité.

Seuls Jean, JY et Michèle ne feront pas la visite, ils commenceront la descente vers les véhicules.

Eric se charge de déséquiper, il est déjà 19h lorsque nous attaquons à notre tour la descente, aidée par l’enregistrement de la trace à l’aller. Une seule heure a suffi contre 2 pour la montée.

Il fait encore jour lorsque tout le monde se regroupe autour des voitures, il fait nuit lorsque nous rejoignons la route et la « civilisation ».
La durée totale montée, recherche, pique-nique, équipement, visite et descente a été de 8h42, réparties approximativement en :

  • Montée : 2 à 3h30
  • Recherche : 1h00
  • Pique-nique : 1h00
  • Equipement : 1h00
  • Visite : 2h30
  • Descente : 1 à 2h00

Retour tardif en région bastiaise après une journée … mémorable.

JCL

2025-05-24-Aven-de-Rega LMJC 005
« de 52 »

Dimanche 11 mai 2025 – Grotte de Moltifao, mines de Ponte Leccia

Dimanche 11 mai 2025
Spéléo, visite, chiro
Grotte de Moltifao, Moltifao
Mines de Ponte Leccia, Morosaglia

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Amal D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Benoit R., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.

TPST : 2h00

Lors de la sortie « chiro » du 23 avril dernier en Balagne il était prévu une visite de Pietralbello au retour, mais celle-ci avait été reportée faute de temps.
De visite en petit comité elle s’est transformée en sortie éducative pour les topi : « Sensibilisation à destination des spéléos sur le comportement à avoir en cas de présence de chauves-souris »

A ce propos il existe une charte FFS, téléchargeable ici :
https://memento.ffspeleo.fr/IMG/article_PDF/Charte-de-bonne-conduite-du-speleologue-en-presence-de_a321.pdf, elle précise quelques règles à respecter.
Il y est bien sûr ajouté un comptage des chauves-souris.

C’est donc en grand comité que 12 topi s’habillent en bord de route et se retrouvent 10 mn plus tard devant la grille, après avoir observé un valeureux bousier poussant son énorme charge roulante et odorante.

Petit briefing de Michèle puis installation d’une corde pour s’aider à descendre le plan incliné qui suit l’entrée. Nous sommes déjà accueillis par 2 chauves-souris volant gaiement en tourbillonnant. Le plan incliné est sec et la descente ne pose pas de problème.

Voilà la première grande salle, nous sommes accueillis par 3 petits rhinos qui nous applaudissent et donc forcément se décrochent du plafond et s’envolent.
Le comptage est fini, nous ne verrons pas d’autres chiros. Cette cavité n’a plus le succès d’antan, elle était alors un lieu de rencontre couru et connu, des centaines de chauves-souris s’y retrouvaient en transit, c’était avant la pose d’une grille de « protection ».

La visite devient maintenant purement spéléo, certains pousseront même l’exploration jusqu’au boyau terminal, Benoit en fait partie 😉

Retour vers la sortie, les chaussures pleines de boue. La corde du plan incliné aide bien, elle servira à une démo consistant en la réalisation d’un baudrier de fortune avec une simple sangle, fermée par un mousqueton, lequel servira de descendeur avec un demi-cabestan sur la corde.

Retour aux véhicules, puis au bord de l’Asco pour un pique-nique conventionnel, avec grillades cette fois-ci 🙂

Poursuite du programme de comptage des chauves-souris avec un changement de lieu. Direction l’entrée de Ponte Leccia pour la visite de quelques galeries de mines. Une seule dans la première, longue d’une trentaine de mètres. Courte mais joliment ornée de fistuleuses blanches et de gours. Sans bottes elle se mérite, il faut jouer les équilibristes sur des cailloux instables si on ne veut pas se mouiller les chaussures. Une prospection aux alentours ne révèlera pas une autre galerie signalée dans le secteur.

La 2ème est encore plus courte, une poignée de mètres, aucun chiro.

La 3ème se situe à quelques centaines de mètres. Une entrée basse suivie par une longue flaque d’eau nécessitant les bottes. C’est la plus longue des 3, une cinquantaine de mètres agrémentée là-aussi de concrétions blanches. Un petit rhino y est observé.

Quelques grondements se font entendre, l’orage arrive, l’orage est là. En quelques secondes des trombes d’eau s’abattent sur nous, accompagnées par de tonitruants coups de tonnerre. C’est la débandade et c’est au pas de course que nous rejoignons les voitures, bien trempés. Nous n’oserons même pas nous arrêter au Kré d’As.

Le soleil sera retrouvé en nous approchant de la région bastiaise.

JCL


Les mines de cuivre de Ponte Leccia ont été exploitées de façon intermittente entre 1860 et 1901 et ont donné lieu au creusement d’une dizaine de galeries de faible longueur (entre 10 m et 80 m) sur trois niveaux ainsi que de trois puits sur 800 mètres de long. Un travers banc de 520 m (TB du Marteau) partant de la route de la gare serait éboulé dès l’entrée.

Sur la rive gauche du Golo au lieu-dit Belgodère existait un autre site comportant un puits desservant deux étages de galeries, ainsi que quelques autres attaques de galeries.

Les minerais exploités étaient la pyrite cuivreuse, la chalcopyrite, la phillipsite, la Malachite et l’azurite. La minéralisation s’enchâssait dans les serpentinites ou les gabbro rosso sous la forme de lentille ou de rognons de puissance très variable. L’analogie géologique avec les Mines de Montecatini en Toscane avait fait espérer une production abondante qui s’était révélée dans les faits décevante. Seule une partie centrale de 150 mètres de long sur 30 mètres de haut comportait une minéralisation importante. La mine n’avait rapidement plus été rentable.

En 1900 la « société des Mines de Ponte Leccia » émettait des actions à 100 Fr., mises dans le public à 130 Fr. et qui ne valaient rapidement plus que six francs. Le lucre avait transformé le miroir aux alouettes en escroquerie. La Mine ferme en 1901.

PHP


2025-05-11-Pietralbello-Mines-de-Ponte-Leccia AD 001
« de 77 »

Mercredi 23 avril 2025 – Galeries secteurs Piana, Tartagine

Mercredi 23 avril 2025
Spéléo, chiro, entomo
Galeries secteurs Piana-Tartagine, Castifao

Participants
ITP : Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M.
ITP/GCC : Michèle C., Wanda C.

TPST : 1h30

I topi pinnuti, faut bien justifier le nom de notre association et s’y consacrer de temps en temps. Michèle propose une journée de comptage printanier de quelques galeries de mines de Balagne.

Qui dit comptage chiro, dit effectif réduit des compteurs. C’est donc en semaine que cette sortie est programmée. Qui dit en semaine dit plutôt retraités. Faux, Micca et Antonio, qui peuvent « jouer » sur leur emploi du temps, se joignent aux vétérans.

Plusieurs galeries, toutes faisant l’objet d’un arrêté biotope, seront visitées et plusieurs dizaines de chauves-souris seront comptabilisées, principalement des grands rhinos.

Les 2 fois 30 mètres des galeries de Tartagine nécessiteront d’emprunter un beau chemin qui longe la rivière et notamment un beau canal d’amenée d’eau vers les ruines d’un moulin.

Pas de trouvaille au niveau entomo, peut-être en raison de la forte humidité des galeries.

Le projet de comptage dans Pietralbella est reporté à une date ultérieure, Micca qui doit penser à nourrir ses vaches rentre avec Antonio.
Les anciens de la section ACS du club (Ancêtres Chiros & Spéléo) se retrouvent quant à eux au Kré d’As pour se désaltérer et débriefer 🙂

Les photos complèteront ce mini compte-rendu.

JCL


2025-04-23-Piana-Tartagine LMJC 03
« de 75 »

Dimanche 23 mars 2025 – Galeries de Negru et Margine – Olmeta du Cap

Dimanche 23 mars 2025
Spéléo, visite, chiro
Galeries de Negru et Margine, Olmeta du Cap

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Jean-Claude D., Adriana D. C., Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Léa P., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.

TPST : 2h00

Parcourir des galeries souterraines sur plusieurs centaines de mètres est chose rarissime en Corse. Seules possibilités, les mines désaffectées. L’entrée de celle de Negru est protégée par un lac d’une quarantaine de mètres, ce qui qui lui a peut-être permis d’être protégée des foudroyeurs administratifs. Ces mines sont en fait des sondages réalisés en raison de l’arrêt programmé de l’exploitation des mines de Canari, dont le rendement était jugé insuffisant. 1200 mètres de galeries ont été creusées en 1956 et 1957 dans le secteur de Negru (Mines et mineurs de Corse – Alain Gauthier – Albiana).

Une visite est ainsi organisée, visite qu’on pourrait qualifier d’expédition ! Un Caravelle 56 est affrété, c’est un vaillant canot pneumatique, vieux de 45 ans et qui a déjà plusieurs expéditions souterraines à son actif.

Les topi se retrouvent devant l’entrée, le canot est déjà gonflé, il a fait la route accroché sous le toit du Defender. Sur les 12 topi seuls Michèle, Micca et JCL sont équipés de waders. Michèle ouvre la voie pour un premier comptage chiro. Micca assure la traversée des 2 premiers topi. 2 cordes de 40 mètres assureront les transferts, JCD et Arnaud à chaque extrémité, Micca au milieu assurant le rôle de déviation, la galerie faisant un coude à cet endroit.
Tout le monde se retrouve ainsi de l’autre côté du lac, sans trop se mouiller.

Un écoulement d’eau estimé à environ 1 litre par seconde alimente le lac, les galeries jouant le rôle de drains.
La mine est constituée d’une branche principale d’où partent des galeries secondaires, elles seront toutes parcourues.
Esthétiquement parlant on ne peut pas qualifier ces galeries de belles, juste quelques petites coulées de calcites et des petites fistuleuses blanches agrémentent le parcours. Quelques plaques de fibres d’amiante sont également repérées ainsi que des coulées noires non gélatineuses sur les parois, résidus possibles d’incendies de surface. Peu de chauves-souris également avec quelques petits rhinos et euryales.

Le retour s’effectue comme à l’aller, mais dans l’autre sens 😀

Un air de Koh-Lanta plane, premier jour sur l’île et à peine arrivés sur la plage les aventuriers décident de faire le feu et manger. Les bois flottés ne manque pas et les 2 JC s’y attèlent, ils y arrivent du premier coup. Pendant ce temps une petite cavité est rapidement explorée à côté de la tour génoise. Tout le monde partage le repas. Grillades, tartes et gâteaux seront engloutis sous un beau soleil. Louis-Mathis ira même faire trempette dans la rivière, plus ou moins volontairement 🙂

Au programme de l’après-midi : Margine. C’est une autre galerie de sondage située à côté du lieu noté Minrrienne sur la carte.
Bien que visitée le dimanche 9 février 2020, nous faisons la même erreur que la tentative du samedi 20 octobre 2018 et retrouvons le mur semi-circulaire repéré à cette époque, en nous posons les mêmes questions sur son origine. Des fouilles archéologiques sont ajoutées à la liste des hypothèses. Relire les précédents comptes-rendus aurait pu nous éviter ce déboire, qui nous aura quand même permis de prospecter ce secteur !
La galerie est finalement retrouvée et visitée. Son origine est la même que celle de Negru, sondages miniers. Comme en 2020, un phénomène de brouillard apparait quelques mètres après l’entrée, l’air chaud et humide de la cavité se condense au contact de l’air frais extérieur.
Une galerie principale d’environ 130 mètres, d’où part en son milieu une autre galerie de 70 mètres. Belle surprise, une colonie d’Euryale estimée à une bonne vingtaine d’individus est aperçue.

Retour à la route sans encombre et au local après une journée qui pourra être qualifiée elle aussi de mémorable.

JCL, Micca


Arrivés à la mine de Negru, un lac barre le passage : certains ont de l’eau jusqu’à la taille. Heureusement, Jean-Claude, qui a plus d’un tour dans son sac, met à disposition son magnifique yatch – une caravelle 56 pneumatique jaune – qui permet à l’expédition de ne pas se mouiller. Seuls Micca, JC.L et Michèle tenteront le grand bain (équipés de waders).

Plusieurs galeries partent sur les côtés. Le paysage, plutôt répétitif, est égayé par quelques chauves-souris et mini concrétions. De l’eau s’écoule en continu jusqu’au lac.

De retour à l’air libre, le groupe déjeune au soleil de la marine de Negru. Au menu : plein de bonnes choses mais surtout d’excellentes patates à l’ail de JC.D ! Le ventre plein, les topi repartent à la recherche d’une deuxième mine en bord de mer, Margine.

Un sentier un peu trop bien tracé induit le groupe en erreur : la galerie se trouve dans le vallon d’à côté. Dans le maquis, Léa et Louis-Mathis croisent une belle couleuvre.

Cette fois, c’est le bon talweg, l’entrée se dessine sur la droite quand on est face à la mer. La mine de Margine est plus petite, avec deux galeries au total. Un rat a élu domicile au fond de la galerie principale. Il a même une couverture ! Michèle ressort très émue de la seconde galerie : elle y a recensé une vingtaine de chauves-souris, chiroptères bien sûr mais surtout des Euryales, plus rares.

L’équipe remonte plus rapidement qu’elle n’est descendue : c’est une fin de journée mémorable pour les topi !

Léa


 

Lolo LN 001
« de 95 »


PS :
21 avril 2025, le sac du canoto ayant été oublié lors de la visite de la galerie de Negru, Antonio profite d’un déplacement dans le coin pour tenter de le récupérer.
Il s’équipe avec les waders de Micca récupérés le samedi précédent, arrive devant l’entrée. Il pleut, l’eau est propre et surprise le sac est tranquillement posé par terre en partie recouvert de feuilles !

On peut conclure que ces galeries sont rarement visitées, ça fait presqu’un mois qu’il attendait là ! …

Dimanche 16 février 2025 – Razzu Biancu, Begood – Venaco

Dimanche 16 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo
Razzu Biancu, Begood – Venaco

Participants
ITP : Catherine et Jean-François B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Antoine R., Louis-Mathis et Vanessa S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h30 (Razzu Biancu), 2h00 (Serrigio)

Razzu Biancu, c’est toujours une petite expédition, forcément c’est pas à côté ! Conscients de l’importance de diminuer notre impact écologique, les topi se tassent dans seulement 3 véhicules, que c’est beau !
Peu de monde sur la route, -2° à Ponte Leccia, ça promet, mais finalement 10° à Venaco, c’est mieux.

Michèle et JY sont déjà sur place. Rituel habituel sur le trottoir, certains partent tel quel, d’autres préfèrent partir léger et revêtent déjà les habits disparates du spéléo.
Une trentaine de minutes plus tard et voilà l’écaille calcaire du Razzu Biancu, c’est beau !

A une exception près tout le monde est rapidement prêt pour descendre dans la cavité. Franck équipe, s’engage vers la boite aux lettres mais ne reconnait pas la bifurcation et passe au-dessus. JCL suit peu après, poste la lettre et guide les suivants, du moins les survivants, ceux qui n’ont pas rebroussé chemin. Franck toboggue à son tour et continue maintenant vers le puits remontant, le monte et surprise, il est accueilli par des petits rhinos qui tombent littéralement à terre, probablement effrayées par l’individu 🙂 . JCL le relaie ensuite pour essayer de changer une plaquette rouillée en tête de puits, là encore une chauve-souris se jette à ses pieds. JC pense modestement que c’est un signe de vénération 😀 . Il la repose délicatement sur un petit plan incliné. Impossible de dévisser le maillon inox d’amarrage, il faut une clé de 12 ou une clé à molette, ce n’est que partie remise.

Il est décidé d’arrêter là les dégâts et de dégager des lieux. Les chauves-souris devraient s’en remettre, c’est déjà presque le printemps.
Remontée générale par le colimaçon, plus ou moins facilement suivant le bon vouloir des choux fleurs accrocheurs.

JCD a déjà allumé le feu depuis un moment, il ne reste plus qu’à mettre les pieds sous les tables virtuelles et à déguster chipo, merguez et autres saucisses. Antoine a même apporté le pastis, c’est le Pérou !
Petite discussion avec un promeneur de passage, il connait le trou pour y être descendu il y a plus de trente ans, sans se souvenir du matériel utilisé, il était jeune ! Il nous apprend que Razzu signifie une zone déserte, pelée. C’est d’une certaine logique, mais c’est à approfondir …

JCL


Vers la fin du repas, Antonio propose à Antoine de partir en reconnaissance pour trouver l’entrée de l’Igue de Begood. Après quelques hésitations, l’entrée est rapidement trouvée à droite d’une petite falaise, en contre-bas du sentier. Avant de se lancer, et vu la configuration dès l’entrée, Antoine fait un rapide imprime écran du CR de la sortie précédente du 18 juin 2005. Ça date mais ça n’a pas dû beaucoup changer !

Dès le début, c’est étroit et ils commencent à ramper, accueillis par une colonie d’araignées et de dolichopodes. Antoine passe devant dans le méandre avec ses arêtes vives et ses lames rocheuses. Le conseil de J.-C. de ne pas oublier les genouillères est particulièrement apprécié ! Ils arrivent ensuite dans la première salle et entament l’exploration des deux petites salles supérieures. Un petit Rhino suspendu au plafond. Antonio s’engage dans une petite galerie au fond de la salle du haut, mais c’est un cul de sac. Revenu en arrière, Antoine trouve la suite et « ça continue! ». Après un plan incliné où ils doivent encore ramper, Antonio prend la tête et s’engage dans une galerie à gauche (2 rhinos suspendus +1 rhino mort1). Ça se rétrécit (encore!), ça s’élargit (pas beaucoup!), Antoine repasse devant et arrive à la bifurcation (encore 2 rhinos suspendus). Ils arrivent enfin à la Salle des Griffures (1 rhino suspendu). Antoine repart ensuite en arrière explorer la gauche de la bifurcation. Le plan incliné se termine par un siphon. Sur la droite, une petite galerie qui monte légèrement et qui n’est pas décrite sur la sortie précédente, ni sur celle du 15 octobre 2005. L’eau est peut-être plus basse aujourd’hui ? Moyennant un pied dans l’eau, Antoine s’avance en rampant dans cette galerie boueuse, avec l’espoir de découvrir une suite encore inexplorée ! Espoir éphémère, car environ 5m plus loin, c’est un cul de sac. Demi-tour et remontée physique sur le plan incliné qui glisse beaucoup.

Antonio prend le chemin du retour et croise J.-C., Louis-Mathis et Wanda qui arrivent ensuite à la bifurcation puis à la Salle des écritures.

Pendant que Wanda fait demi-tour, Louis-Mathis en profite pour descendre un peu le plan incliné vers le siphon et remonter.

C’est maintenant Michèle qui arrive à la bifurcation. Mais la dernière étroiture aura raison d’elle et la privera de la Salle des écritures. Petit moment de flottement où elle ne peut ni avancer, ni se retourner pour faire demi-tour. J.-C. en profite pour aller lui aussi se glisser vers le siphon. Après un peu de repos et beaucoup de contorsions, Michèle arrive à se retourner pour prendre le chemin du retour. Elle sera vite doublée par Louis-Mathis pour qui toutes ces étroitures semblent à peine exister ! Retour assez rapide de Michèle, Antoine et J.-C., qui ferme la marche.

Sortie et retour aux véhicules avant la nuit.

Antoine

1 : un festin pour quelques Parabathyscia, isopodes et collemboles


Préparatif
« de 58 »

Dimanche 2 février 2025 – Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Dimanche 2 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo, travaux
Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Éric G., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h00 (Cast 3), 0h30 (Serrigio)

14 ans pour le plus jeune, 78 pour le plus ancien. 64 années d’écart, 3 générations, peut-être un record, on pourrait qualifier cette sortie d’intergénérationnelle !

Seulement deux 4×4 pour traverser l’Aliso mais un seul aller-retour suffira. Quelques topi continueront à pied.

Deux groupes se forment : les « JC » d’un côté, les « non JC » de l’autre. Les premiers sont largement minoritaires mais non moins vaillants 🙂. Ils se chargent illico presto des travaux d’amélioration de la grille fraîchement installée, aidés au début par Arnaud. Elle est tout d’abord décalée côté corde, une barre en fer plat vient ensuite « combler » le vide créé. Le levier de relevage est ainsi plus facilement accessible. Le barreau sur lequel il s’appuyait est régalement disqué et remplacé par un boulon fixé quelques centimètres plus haut, ce qui facilite encore plus l’ouverture de la grille. Les JC se transforment maintenant en peintres (du dimanche forcément), le dessous du cadre bénéficie ainsi de sa couche de peinture, ainsi que quelques oublis ponctuels.

Le 2ème groupe s’est quant à lui dirigé vers Serrigio, une petite cavité bien concrétionnée découverte en 2001 et rarement visitée.

<<CR à venir >>

Il est midi lorsque tout le monde se retrouve et se dirige vers Cast 3. Deux groupes encore, ceux qui descendent par les ressauts et ceux qui préfère le puits. En cadeau de retour au club c’est Olivier qui se charge de l’équipement. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas, le P16 est rapidement équipé et tout le monde se retrouve dans la grande galerie.

Dans un premier temps JY et JCL montent faire une reconnaissance dans la salle concrétionnée au cas où des chiros s’y trouveraient. Malheureusement pour certains, heureusement pour d’autres, 8 rhinolophes euryales sont tranquillement accrochés au plafond, pris en flagrant délit de non-respect de la convention d’occupation des lieux, c’est normalement une période ouverte pour les spéléos. Un signalement sera envoyé à la commission internationale de traitement des litiges entre spéléos et chiros 😆

La visite est ainsi écourtée et chacun remonte par le parcours qu’il préfère vers la sortie. Amal, Arnaud et JCL font un petit détour par la galerie concrétionnée supérieure, toujours aussi sèche malgré quelques tâches humides.

Un seul groupe maintenant pour le pique-nique qui sera comme d’habitude, topinesque. Jour de chandeleur oblige, dégustation des crêpes confectionnées le matin même par JCD.

JCL

WhatsApp-Image-2025-02-05-at-19.00.25
« de 61 »

Samedi 29 juin 2024 – « Gouffres » de Pietralba

Samedi 29 juin 2024
Spéléo – Équipement, visite, chiro
« Gouffres » de Pietralba, Pietralba

Participants
ITP : Michèle Cl, Michaël D., Jean-Claude L. M., Jean-Luc S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 4h00

Les « gouffres » de Pietralba avaient fait l’objet d’une reconnaissance en VTT le 16 avril 2024 dernier par Micca et JC. Ceci avait permis de déterminer le matériel nécessaire à une visite en mode spéléo.

Nous voilà donc devant un café à la boulangerie idéalement placée pour les touristes en bordure de la T30. Michèle et Jean-Yves seront de la sortie, intéressés par le volet chiro, Jean-Luc également vu qu’on est chez lui 🙂

Discussion sur la bonne stratégie d’accès, c’est finalement la piste de retour de la virée VTT qui sera empruntée.

Première galerie

Tout le monde s’entasse dans le Patrol de Micca et nous voilà au bout du bout de cette piste qui finit en un rapaillon bien pentu, que les passagers de Micca préfèrent descendre courageusement à pieds 🙂

Le Patrol est abandonné près d’un bosquet de chênes et environ 600 mètres de marche plus loin nous voilà devant les premières galeries.

Visite de celle dont l’entrée est ennoyée, les bottes de JY et les waders de Micca sont successivement mis à contribution. Aucun chiro dans cette première galerie d’une quarantaine de mètres.

Le puits

Direction les 2 gouffres. D’après JY la base de ceux-ci est normalement accessible depuis une galerie qui s’ouvre plus bas sur le versant.

Pendant que Michèle et JY privilégient l’accès par le bas, Micca, JL et JC optent pour un équipement du puits qui semble le plus facile.

Amarrage sur troncs d’arbres, ressaut de 4 mètres, palier intermédiaire incliné, puis c’est le puits d’une quinzaine de mètres. Un spit est planté en fin de « main courante », la batterie du perfo rend l’âme. Une sangle à frotter permettra de décaler la tête de puits et évitera ainsi l’usage des protège-corde. Les parois du puits sont instables, ça parpine ! Des étais horizontaux sont encore en place. Descente en douceur, JC pose les pieds au fond et effectue une première reconnaissance. Quelques minutes plus tard les voix de Michèle et JY se font entendre dans la salle des mikados, un enchevêtrement d’étais, d’où part également un puits noyé. La jonction est donc possible avec la galerie inférieure, ce qui permettra une sortie moins risquée par la galerie inférieure, 30 mètres plus bas.

Feu vert lancé à Micca et JL pour qu’ils descendent.

Oxyde de cuivre

Visite complète des différentes galeries, une seule chauve-souris aperçue ainsi qu’un topu. Les waders de Micca sont bien utiles pour traverser quelques laisses d’eau boueuses, ce sera aussi l’occasion de tester une nouvelle technique de progression, le portage, avec JC dans le rôle du porté :-). Une coulée d’oxyde de cuivre bleue agrémente la galerie terminale.

Sortie par la galerie inférieure en testant là-aussi de nouvelles techniques d’équipement, raboutage de pédale et sac amarrés sur un arbrisseau pour franchir le ressaut d’entrée de 2 mètres 😯

Retour au Patrol et pique-nique à l’ombre des chênes.

L’après-midi sera consacrée aux visites de 6 autres galeries éparpillées le long de la T30 et de le D247. Une seule chauve-souris aperçue là-aussi, un bilan bien maigre à ce niveau mais plus sympa au niveau spéléo puisque ce sont environ 500 mètres de galeries qui ont été parcourues dont un puits d’une vingtaine de mètres de hauteur.

Retour à la boulangerie pour déguster quelques mousses et refaire encore une fois le monde.

JCL


Les mines de cuivre de Pietralba sont connues depuis longtemps et clairement identifiées sur les cartes. Après une reconnaissance en vélo, quelques semaines avant par Jean-Claude et Micca, l’exploration des mines a été mise au planning du club. Après un report, la visite est finalement prévue fin juin. Jean-Yves et Michèle ont déjà exploré ces mines il y a quelques années, mais ils sont toujours intéressés pour rechercher d’éventuels habitats de chauves-souris.

Le rendez-vous est donné à la boulangerie de Pietralba. Après le café rituel d’avant exploration, le groupe décide d’emprunter en 4×4 une des voies d’accès pour se rapprocher des mines. La route du « bas », qui nous rapproche le plus, est choisie. Après 15 mn de piste puis une dizaine minutes de marche nous arrivons au site. Les deux premières mines sont des puits totalement immergés. La première mine explorable part à l’horizontal mais le niveau d’eau ne permet pas un accès au sec. Chacun sa technique, Jean-Yves a des bottes, Micca assure avec des waders (salopette de pêche), Michèle se met pieds nus et Jean-Claude emprunte les bottes de Jean-Yves à son retour.

La première mine fait une trentaine de mètres et au final la profondeur ne dépasse pas une dizaine de centimètres.

Puis l’équipe se dirige vers le premier puits à quelques dizaines de mètres. Celui-ci semble accessible après un petit nettoyage mais on pousse l’exploration jusqu’au second puits. D’après Jean-Yves, les deux puits correspondent et il existe plus bas un troisième accès à la galerie. Comme dans un film d’horreur :-), on décide de faire deux groupes : les « plus » spéléo décident de descendre le puits n°2 tandis que Michèle et Jean-Yves se dirigent vers le puits n°3 (celui-ci a une profondeur faible (environ 2 mètres) mais, n’ayant pas de corde pour descendre, un montage très sécurisé d’une sangle accrochée à un sac à dos dont la bretelle est elle-même accrochée à un pied de ciste !!!).

10h (environ) :
Micca équipe le puits n°2. Celui-ci fait environ 5 mètres de profondeur suivi par une descente en pente faible d’une dizaine de mètres pour déboucher ensuite sur un puit qui descend « plein pot » d’une quinzaine de mètres. Les premières structures en bois sont présentes pour étayer ce puits. Jean-Claude décide d’équiper le puits en utilisant des nouveaux amarrages : le PULSE.

Celui-ci permet d’installer une plaquette + amarrage sans utiliser de goujon. Au final, il ne reste qu’un trou après désinstallation. Le premier trou est réalisé avec un peu de difficulté car le perfo est plutôt capricieux ! Pour le deuxième trou, celui-ci-tombe complétement en panne !! On décide tout de même de descendre, la corde ayant été raccordée à celle qui vient de l’entrée. Etant donné que les parois s’effritent beaucoup et pour éviter que la corde frotte, le départ du puits est doublé par une « sangle à frotter » ! Pas très conventionnel mais cela permet la mise en place d’un fractio plus sécurisé. Jean-Claude descend en premier emportant avec lui plusieurs pierres. Jean-Luc suit et on décide de laisser Micca en haut pour sécuriser la remontée. En bas du puits, une galerie qui part dans les deux sens. À gauche, nous sommes rapidement arrêtés par un couloir de boue et d’eau.

L’utilisation des waders semble à nouveau utile, Micca décide de remonter les récupérer. A droite après quelques mètres, la galerie descend légèrement et on aperçoit les lumières de Michèle et Jean-Yves qui arrivent de cet accès. Jean-Luc récupère les waders pour passer le couloir de boue qui mène à 3 couloirs différents. Les 2 premiers d’une vingtaine de mètres sont des culs-de-sac mais le 3ème montre une légère ouverture. Jean-Yves dégage l’étroiture et on accède au-dessous du puits n°1. Le couloir continue sur une vingtaine de mètres puis un nouveau couloir descend d’une dizaine de mètres. Jean-Luc retourne au départ du couloir boueux pour « charger » Jean-Claude sur ses épaules, puis il rend les waders à Micca qui nous a rejoints pour qu’il puisse explorer cette galerie. Il ramène ensuite Jean-Claude sur ses épaules, ce qui nous fait de belles vidéos.

Puis il est décidé de retourner vers la sortie du puits n°3. La descente du couloir de droite arrive dans un carrefour avec 2 couloirs de quelques mètres et un accès à un puits totalement immergé. On emprunte le couloir (environ une centaine de mètres) qui mène à la sortie mais par deux fois on se retrouve sur des portions de quelques mètres avec de l’eau et de la boue. Micca sert à nouveau de monture à Jean-Claude !! Sortie au puits numéro 3 vers 12h.

Retour à la voiture pour le pic-nic.

JLS


« de 60 »