Archives par étiquette : Patrimonio

Samedi 7 mars 2026 – Spéléo-secours, entrainement – Tozza, Patrimonio

Samedi 7 mars 2026
Spéléo-secours, entrainement-exercice
Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Vanessa S., Alexia S. B.

Durée exercice : 2h00

  • Par portage : 0h15
  • Changement victime : 0h15
  • Par agrès : 1h30 dont une bonne moitié consacrée à de l’élagage …

L’entrainement aux techniques de spéléo-secours est un élément clé pour que les équipes soient pleinement opérationnelles. De la répétition nait l’automatisation des gestes et leur aisance dans la réalisation.
Le projet de « grande » tyrolienne sur le site de Tozza était en germination depuis l’année 2016 où il avait été effectué l’essai de la Dumette, le treuil spécial Monoxyles.
Les spits d’arrivée ont été retrouvés lors de l’entrainement du 11 janvier dernier, il ne restait plus qu’à se lancer.

La météo mitigée n’a pas découragé les plus motivés, 13 topi se retrouvent au local pour le café et papoter, puis préparer tranquillement le matos.
L’accueil à la falaise est plutôt rafraichissant, le vent est l’invité surprise de la partie.
Chacun s’auto-motive, enfin presque tous 🙂

Programme :
L’objectif est de déplacer la civière et sa victime d’un point A à un point E

  • A -> B : portage sur plan incliné avec reprise de charge
  • B -> C : 1er atelier contrepoids d’une quinzaine de mètres de hauteur
  • C -> D : 2ème atelier contrepoids d’une quinzaine de mètres de hauteur
  • D -> E : tyrolienne d’environ 140 mètres

La première chose à faire pour installer une tyrolienne c’est de tirer la corde 🙂 . Le maquis n’est pas d’accord, quelques oléastres bénéficieront d’une coupe d’été gratuite, ils se vengeront lors du passage de la civière …
Les ateliers contrepoids sont également préparés, l’entrainement devient finalement un exercice à ciel ouvert.

Les topi cherchent un coin à l’abri du vent et s’installent près du petit col sous les arbres pour reprendre des forces, « entre les efforts, le réconfort ! ».
Pas de feu aujourd’hui, pas assez de denrées à griller, ce sera du froid en cette fraiche journée pré-printanière.

Finalisation des ateliers et début des opérations.
L’exercice se déroule ainsi :
Portage entre le début du chemin et la base de la voie du Dièdre 1. JC enfile le costume de la victime en s’installant dans la civière. Cathy, Jef, Adriana, Antonio, Christophe et Laureen au portage, Nono au commandement, HP  à l’accompagnement médical et Benoit au frein de charge, car c’est pentu.
C’est maintenant le premier atelier contrepoids depuis le milieu de la voie du Dièdre 1 en fin de la Rocade.
Changement de blessé, c’est Vanessa qui s’installe maintenant dans la civière, JC pouvant être encore utile. Alexia au contrepoids, Antonio à la régulation, Nono en accompagnateur au passage de la 1ère plateforme.
Une fois la civière en haut elle est reprise en charge par le 2ème atelier contrepoids en partie haute de la voie des Oliviers. Anto au contrepoids, Christophe à la régulation et JC en accompagnateur pour la translation horizontale le long de la Rocade.
La civière est maintenant au début de la tyro. Le pied y est accroché, puis la tête. Une Dyneema de 97 m raboutée à une corde de 70 m assureront le frein de charge. Elles ne seront utiles que pour la première moitié de la descente et le passage de nœud ne sera pas nécessaire.
Après les petites phrases « rassurantes » habituelles Vanessa est larguée sous les yeux de JC qui aurait bien aimé être à sa place. C’est parti pour un nouveau record de longueur de tyrolienne avec équipier dessus, le précédent ayant été établi au même endroit mais sur une tyrolienne d’une trentaine de mètres de longueur avec JC dessus.
Comme d’habitude maintenant, la cime des oléastres vient contrarier la progression de la civière et nécessitera l’intervention des élagueurs de service. La corde de traction fixée à la civière sera bien utile pour accompagner sa progression.
La pluie s’invite, mais elle ne découragera pas les topi et la civière arrive ainsi au bout du parcours. La tyrolienne est lentement débrayée et Vanessa retrouve le sol.

Une belle expérience pour l’équipe SSF20 se termine, retour au local pour décharger le matériel et débriefer à chaud autour de quelques boissons.

Quelques points relevés :

  • Prévoir des vêtements chauds pour la victime. (JC s’était prédestiné à la civière et s’était habillé en conséquence… )
  • 1 ou 2 équipiers supplémentaires avec de l’expérience aurait permis un exercice plus confortable
  • Manque de vision globale des ateliers pour les équipiers, mais c’est inhérent à ce type d’entrainement
  • Penser à la communication, on a encore oublié les talkies walkies

L’envie de remettre ça conclut de façon positive cette journée avec notamment le projet de réinstaller la tyrolienne, mais pour s’y amuser cette fois.

JCL

 

2025-03-07 Entrainement secours Tozza-VS-07
« de 55 »

Dimanche 11 janvier 2026 – Entrainement falaise – A Tozza, Patrimonio

Dimanche 11 janvier 2026
Spéléo, entrainement falaise
A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Benoit R., Franck Z.

Premier entrainement en falaise de l’année, le programme est habituel :

  • Equipement de voie : Cathy pour la voie d’initiation, Christophe pour la voie des Oliviers, Adriana et Antonio pour la voie du dièdre
  • Passages de nœud et conversions à volonté
  • Dégagement d’équipier

Dans un premier temps et en vue de la future grande tyrolienne qui sera installée dans le cadre d’un entrainement secours, Albert, HP et JCL iront à la recherche des spits perdus. Ils avaient été plantés en 2016 pour tester la dumette https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2016.htm#Samedi_16_avril_2016
D’abord ceux du bas, de l’autre côté du talweg. Il aura fallu une bonne heure pour retrouver et déboucher les 3 pour la tyro et les 2 pour la « corde à linge ». Ils ont bien résisté au temps et ils sont en bon état. Un boulon plastique est mis en place. Il n’en faudra que 3 pour l’arrivée de la future grande tyro.
Retour vers la falaise en dégageant le chemin d’accès que le maquis commence à reconquérir.
Les 3 spits d’en haut sont également retrouvés, après élagage des branches mortes du petit olivier à proximité de la voie d’initiation. Cette opération aura également permis d’avoir de quoi démarrer le feu. Ils sont aussi en bon état, mais la tyrolienne partira probablement depuis la voie des Oliviers, plus facile pour gérer le transfert de la civière depuis l’atelier contrepoids.
Cette tyrolienne fera environ 140 mètres de long et traversera le talweg, à condition qu’on puisse faire passer la corde au-dessus des arbres, ils ont grandi depuis 2016 !
Puisque du bois a été coupé il n’y a plus qu’à allumer le feu.
Un petit vent frisquet nous conseille fermement d’installer la salle à manger côté sud, à l’abri de la tour et en plein soleil.
Ainsi, bien installés, nous profitons de ces chauds rayons en dégustant quelques grillades, charcutailles et autres mets qui feraient hérisser les cheveux d’une diététicienne.
Retour en pied de falaise par la voie des airs et en bonus Benoit nous fait une démonstration de la technique d’escalade dite « Yoyo ». Elle ne nécessite qu’une une simple cordelette de 6mm et des pulses, en plus bien sûr d’une corde d’escalade et de mouskifs. L’avantage est qu’elle nécessite moins de matériel par rapport aux barres Raumer, mais ces dernières permettent des avancées plus grandes.
Pour finir, Anto fera une démonstration d’une technique canyon de débrayage d’un équipier depuis le bas.
Retour au local pour ranger le matos et se réhydrater.
JCL

2026-01-11-Falaise-A-Tozza-CC-001
« de 28 »

Dimanche 19 octobre 2025 – Falaise A Tozza, Patrimonio

Dimanche 19 octobre 2025

Spéléo, entrainement falaise
A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Christophe C., Amal D., Laureen N., Benoît R., Franck Z.,

Le stage équipement en spéléo approchant, Franck et Benoit décident, la veille, d’organiser une sortie à la falaise  pour manipuler cordes et autres mousquetons.

Laureen équipe la voie d’initiation, Christophe la voie du dièdre (déviation de Tozza), enfin Benoit équipe la voie des oliviers, le matin. Franck passe sur toutes les voies afin d’apporter des corrections ou améliorations sur l’équipement en place.

Après la Pause méridienne,  Benoit équipe la rocade, et Christophe la déséquipera en fin d’après midi.

Le petit groupe quittera le site vers 16h30.

Cette journée rassurante pour Benoît  se termine au local, pour restituer le matériel.

Franck

 

Samedi 13 septembre 2025 – Journée 3S, Punta Vecchiaia, Patrimonio

Samedi 13 septembre 2025
Spéléo-kayak, journée 3S
Grotte de Punta Vecchiaia, Patrimonio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Jean-Noël D., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Noël R., Marie Pierre R., Alexia S. B.
CC : Baptiste et Jean-Marcel V.

TPST : 1h00

La traditionnelle journée 3S (Sea, Spél and Sun) prévue début août ayant été annulée, une mini est improvisée avant que la météo ne s’y prête plus.
Ce sera également l’occasion d’inaugurer les kayaks flambant neuf d’Albert et JCD. Un rigide 2,5 places pour le premier, un gonflable 2 places pour le deuxième. L’avantage du gonflable est qu’il se range facilement dans le coffre, le premier nécessite une galerie sur la voiture. Galerie improvisée par Albert, 2 traverses en bois réunies par 2 longerons en cornière métallique … Faut dire que l’engin est long et lourd. L’avantage de ce dernier au niveau navigation en vaut- il ces inconvénients, la réponse n’est pas évidente.
Grande virée ⇒ rigide, petite virée ⇒ gonflable ?

La plage de Cadarelli est presque déserte, les touristes sont repartis vers leur vie habituelle. Un couple s’affaire autour d’un « van » immatriculé en Grande-Bretagne, mais leur accent révèle qu’ils sont on ne peut plus français, les véhicules sont plus abordables outre-manche et cet avantage tarifaire compense les inconvénients de la conduite à droite. Deux jeunes du « 38 » également, ils ne resteront pas bien longtemps après notre arrivée. Le parking est ainsi colonisé par las topi.

L’invincible armada se met à l’eau en ordre plus ou moins dispersé, après les habituels questionnements sur le gonflage des embarcations. Une petite houle agrémente le départ de cette flottille hétéroclite. En kayak rigide pour Albert et JN, en kayak gonflable pour MP et Wanda ainsi que pour les deux JC, le reste de la flotte étant composé de deux gonflables monoplaces pour Alexia et Nono, d’un rigide monoplace pour Micca, complété par les paddles d’HP en solitaire et de JM et Baptiste en duo.

Les vagues déferlant sur la plage donnent un peu de piment à la mise à l’eau, s’en suit heureusement que des vaguelettes. La distance de navigation est d’environ 500 mètres, pas assez pour certains qui feront un détour par la Calanca di a Torre bien dépassée …

La majorité de l’équipe se retrouve ainsi sur la petite grève intérieure de la grotte de Punta Vecchiaia, une chauve-souris nous y accueille, peut-être un grand rhino.

JM et Baptiste étaient venus pour la sortie en mer, ils succombent finalement à l’appel de la galerie principale, galerie qui est principalement coriace à parcourir, mais qui vaut le détour et l’effort par la beauté de ses concrétions. Seuls Baptiste et JCL iront au bout, ce dernier devenant probablement le plus vieux à atteindre ce point. Une chauve-souris applaudit ce record, pas forcément enviable, et disparait. Lors de la 1ère visite en septembre 2006 une chauve-souris avait été entendue, cette fois-ci elle a été vue. Faut vraiment le vouloir d’arriver jusqu’ici en volant à travers les étroitures et les infâmes chatières. La présence de guano au sol indique une présence habituelle des chauves-souris en ce lieu difficile d’accès pour les humains.

Retour vers la sortie, remise à l’eau chaotique des embarcations et retour vers la plage.
Celle-ci est encore pratiquement déserte. Nous squattons les tables et chaises laissées encore en place devant une buvette fermée et c’est le grand déballage des victuailles et le débouchage des diverses bouteilles de bières et de vins. Nous piqueniquons ainsi joyeusement sous un soleil qui se voile peu à peu. Le vent se lève également, nous abandonnons le projet de naviguer vers les cavités situées côté nord de la plage.

La journée 3S se termine au local où nous laissons le kayak gonflable offert au club par Albert.

JCL

JND1
« de 39 »

 

Samedi 17 mai 2025 – Entrainement spéléo secours – Falaise de Tozza

Samedi 17 mai 2025
Entrainement spéléo secours
Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy B., Antoine B., Christophe C., Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude D. B., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Francis M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Alexia S. B., Franck Z.
Observatrice : Chantal N.

Durée équipement : 2h30
Durée exercice : 3h00

Et voilà, de nouveau une feuille blanche à noircir devant les yeux.
Quels mots écrire pour ce compte-rendu d’entrainement aux techniques de spéléo-secours ? Pourquoi pas des mots bleus tiens, ça rime avec nœuds 🙂
Faute de volonté je prends donc une casquette de CTDSA qui trainait par là et j’ose cette prose bleutée.

Assez de balivernes, pourquoi cette journée d’entrainement ?

  1. : Pour éviter de rejouer le « barnum » de 2023 où le manque de pratique avait été évident.
  2. : Pour satisfaire le besoin évident lui aussi de la nouvelle génération qui a une grande faim de techniques et qui est très motivée.
  3. : Pour respecter un programme d’entrainement plusieurs fois réclamé ces dernières années. A savoir au minimum une journée « mur », une journée « falaise », un exercice en cavité pour finir l’année.
    Et si on peut un vrai barnum avec tous les accessoires matériels et humains 🙂 

On peut considérer que le premier point a été réalisé le jour de l’AG LISC. Pas en mur certes, mais en arbres 🙂 . Nous avions pu jouer aux contrepoids, avec un petit plus, la translation.

Pour aujourd’hui ce sera portage et hissage qui sont, c’est bien connu, les 2 mamelles du secours spéléo. C’est pas moi qui l’a dit mais Sully, une référence historique quand même !

Premier atelier : portage depuis la deuxième plateforme de la voie des Oliviers jusqu’en bas de celle d’Initiation. Par sécurité un petit plan incliné a été géré par la pose d’un frein de charge.
Points à améliorer :

  • On doit d’abord décider qui fait quoi. Qui porte et qui commande la manœuvre.
  • On doit se synchroniser lors du relevage et lors de la repose de la civière.
  • On doit faire attention à l’endroit où on la pose et éviter d’éventuels blocs saillants.

En résumé, on doit s’entrainer à tour de rôle à occuper les différents postes d’un portage de civière.

Deuxième atelier : un contrepoids pour monter la civière du bas de la voie d’Initiation jusqu’à la première plateforme de la voie des Oliviers.

Vue de la victime ce fut laborieux. Une des raisons est que le contrepoids n’était pas en poids, ce qui est forcément gênant pour un contrepoids 🙂
La civière a donc été montée en partie à la force des bras, jusqu’à ce que le contrepoids se pende dans le vide.
Il faut également penser à l’accompagnement de la civière et la guider afin de rendre la progression la moins inconfortable possible pour la victime. Il ne faut oublier qu’elle est peut-être blessée, qu’elle souffre, qu’elle a éventuellement les bras verrouillés et qu’en principe elle ne peut pas « aider ».

Troisième atelier : reprise en charge de la civière depuis le haut de l’atelier précédent jusqu’à la tyrolienne.
Celle-ci était environ un mètre sous le répartiteur de charge du contrepoids. Un peu plus de marge aurait facilité la reprise mais celle-ci s’est bien déroulée. En raccourcissant le répartiteur du contrepoids on aurait pu gagner 30 à 40 centimètres et ainsi facilité la reprise.

Quatrième atelier : une tyrolienne entre le haut de la voie des Oliviers et un petit escarpement dans le maquis.
Il a fallu au préalable démaquiser le point d’arrivée et retrouver les spits ! Ceux-ci avaient été posés par Dumè et JCL lors du dernier entrainement avec tyro en … 2017 ! Heureusement les vieux neurones ne sont pas trop fatigués et les spits ont été retrouvés. Il y en a 6 puisque 2 tyros sont possibles.

Là-aussi ça a merdé. La tyro n’était pas assez tendue et la civière s’est retrouvée coincée dans l’arbre le plus grand. Heureusement le blessé avait les bras libres, il a pu casser 2 ou 3 branches et une traction vigoureuse avec la corde de reprise de charge a permis de libérer la civière.
Moralité : avoir les bonnes poulies pour tendre la tyro et privilégier plutôt des bras virils 🙂 

Cinquième atelier : balancier pour remonter la civière par la même tyro.
Une remise en tension de celle-ci et un élagage de l’arbre a permis cette fois-ci de franchir l’obstacle et d’arriver en haut de la voie des Oliviers sans problème.

Sixième atelier : reprise de charge sur palan.
C’était peut-être l’atelier le plus délicat et le plus physique puisqu’il faut faire franchir le bord de la falaise à la civière. Des équipiers longés sur la main courante posée à cet effet ont facilité ce passage.
Le palan prévu au départ a été remplacé par un JAG. Dommage, le but des exercices est justement d’utiliser le matériel standard préconisé par le SSF afin d’assurer une interopérabilité des sauveteurs spéléo.

En conclusion un entrainement réussi qui a permis de se (re)mettre dans le bain par la mise en pratique de plusieurs techniques et surtout de passer une agréable journée. Surtout pour moi qui n’a pas fait grand-chose 🙂 

Et mot de la fin : on en redemande …

JCL


Quelques impressions

La « victime »

Satisfaction globale de l’exercice avec une durée équipement + secours de moins de 6h00, sachant qu’il y a eu une « pause » d’environ une demi-heure entre l’aller et le retour sur tyro pour élaguer l’arbre accrocheur.
Il n’y a pas eu de situation critique.

La victime est presque littéralement dans une coquille qui l’isole de ce qui se passe autour de lui. Les principales informations sont auditives et physiques, d’où l’importance de ce qui se dit autour et de la façon dont elle est trimbalée.

Concernant le portage, bien faire attention à soulever simultanément la civière et uniquement lorsque tous les sauveteurs sont prêts. Répartir les porteurs en vis-à-vis par taille. La civière a été 2 ou 3 fois en situation de gite important 🙂

Avant de poser la civière à terre il est important de vérifier qu’il n’y ait pas de cailloux trop saillants.

Il est bien de demander de temps en temps au blessé s’il veut boire ou manger quelque chose, sauf contre-indications médicales bien sûr, fait lors du portage initial.

Hormis le cas particulier de l’arbre, le seul endroit où la sensation que ça « merdait » a été ressentie c’est dans le 1er atelier contrepoids, impression sonore et physique d’un hissage laborieux au palan. Si l’atelier est décidé en mode contrepoids, il faut qu’il y ait un contrepoids.

Penser aussi à l’accompagnement de la civière dans les sections verticales afin que le blessé ne se retrouve pas plaqué face contre paroi, les bras libres ont été utiles.

Concernant la tyrolienne, on a mal anticipé la flèche (c’est moi) et on aurait dû la faire tendre par des équipiers plutôt virils 🙂 , ce qui aurait limité la flèche.

Un peu frustré quand même du fait qu’on n’a pas utilisé le matériel standard partout. Il est important de penser à l’interopérabilité des sauveteurs du SSF.

Nous sommes sur la bonne voie, à refaire plus régulièrement.

JCL


Le CTDS

En tant que CTDS on est garants de la compétence des Equipes SSF, il faudrait plutôt parler de capacité opérationnelle. Dès lors qu’on inscrit quelqu’un sur une liste spéléo secours c’est une marque de confiance vis à vis de la personne : on doit être sûrs qu’elle va « assurer » et on se porte garant de sa compétence vis à vis du préfet qui nous a nommés en tant que CT.

Ce qu’on a fait samedi nous démontre qu’on a bien cette capacité opérationnelle et que, en cas de vrai secours, on sera à même de gérer une évacuation et de « sortir la victime ».

Bien évidemment il y a encore du boulot pour perfectionner les techniques (répartiteur un peu long sur la tyro, fluidité des transferts, coordination de l’équipe, qui dirige la manœuvre ?) mais qui peut prétendre à la perfection ?

Et puis beaucoup débutent dans le secours et les ateliers de samedi n’ont pas été parmi les plus simples : tyro dans le maquis, contrepoids 1 avec reprise de charge sur contrepoids 2, reprise de charge sur palan depuis 1 tyro, on a abordé beaucoup de choses et il faut digérer tout ça, refaire aussi, c’est par la pratique qu’on acquiert les réflexes, mais il faut aussi se méfier des réflexes : trop de confiance conduit parfois à l’erreur, il faut rester attentifs.

Autre point : adopter des techniques standard, le but étant qu’on puisse travailler ensemble avec des équipes d’autres départements structurés (cas d’un secours important ou on devrait faire appel à des renforts du continent).

Prochaine étape pourquoi pas Cast 2 avec une sortie de puits d’entrée par contrepoids sur tyro et translation horizontale jusqu’au bord du puits et reprise sur palan, plus évacuation dans le nouveau réseau.

Francis


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