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Dimanche 9 novembre 2025 – Galerie San Quilico-Gregogna, Monte Sant’Angelo

Dimanche 9 novembre 2025
Spéléo – désobstruction, prospection
Galerie de San Quilico-Gregogna, Poggio d’Oletta
Monte Sant’Angelo, Saint Florent

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Vanessa et Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h15

On pourrait classer les sorties spéléo en 2 grandes catégories, les visites de classiques et les autres. Les premières sont pépères, on connait la cavité ou on a la topo. Si la cavité est brochée on n’a même plus à réfléchir, on clipse un mouskif, on fait un nœud et on descend. Quelques photos plus tard on remonte pour le traditionnel graillou.
Et il y a les autres, parmi lesquelles les prospections, désob, explorations, avec une part d’aventure et d’inconnue qui peut pimenter la sortie.
C’est le cas de celle-ci, une galerie disparue à retrouver et éventuellement visiter. Précédemment deux sorties vélo ont permis d’affiner la zone de recherche et d’avoir la quasi-certitude que l’entrée de la galerie a été obturée par un éboulement.

Nous voilà sur la Strada di i Vignaghjoli, la bien nommée route des vignerons.
Elle serait donc là, en bord de route, face à un bassin de rétention. D’abord connue comme mine de Gregogna, d’où a été extrait du minerai de fer, ayant notamment servi à la fabrication de boulets de canon, elle a été transformée après l’arrêt de l’exploitation minière en galerie de captage d’eau. Lors de la topographie de septembre 2003 les éléments confirmant cette hypothèse étaient encore visibles, avec notamment le canal collecteur et le départ d’une conduite vers le bassin.
Elle serait donc là, avec juste une petite ouverture en haut de l’éboulis, trou où seule une main peut passer.

On savait le propriétaire récitent aux visites, sa maison est en face, mais pas de sonnette. On klaxonne mais aucun signe de vie, c’est dimanche matin, jour de grasse matinée.

Le piochon et la pelle trépignent d’impatience, il faut les calmer. Quelques grattages plus tard on aperçoit la paroi appareillée de gauche. Encore quelques pelletées et c’est celle de droite qui s’offre aux yeux excités de Louis-Mathis. La tentation est trop grande, encore quelques racines à enlever et le voilà qui disparait dans la petite ouverture. Ne pouvant le laisser seul JC se dévoue pour le suivre 🙂 .
La galerie est moins large que dans les souvenirs de ce dernier, mais ça passe tranquille. Des racines chevelues pendent du plafond et agrémentent la première partie du parcours. Le sol est recouvert d’une couche d’argile et de sable probablement infiltrée à travers l’appareillage en moellons de pierre. Cette accumulation est peut-être la conséquence de l’obturation de la cavité qui empêche son curage. Elle doit même s’ennoyer partiellement lors des fortes périodes de pluies. La couche d’argile se transforme en dune par endroit, jusqu’au bouchon final qui obture complètement la galerie jusqu’au plafond. Nous ne sommes qu’au tiers du parcours, à une cinquantaine de mètres de l’entrée, la suite n’est plus appareillée (de souvenir) et c’est la roche mère qui aurait pu nous apparaitre.

Retour vers la route, la fille de la propriétaire est là, alertée par ses enfants. Elle n’est pas favorable à notre visite. Contact par téléphone avec la maman, cette dernière est encore moins favorable. La discussion peut se résumer à un « je ne suis pas contente ! », malgré les explications de notre démarche. Les arguments scientifiques n’ont pas suffi à la convaincre et son passé de spéléo (elle en a fait notamment dans le Marguareis) n’a même pas pesé en notre faveur. Il est donc convenu de refermer l’entrée à notre départ. La galerie ne pourra pas être de nouveau ouverte avant un certain temps …
Cependant, une petite graine a peut-être été plantée dans l’esprit de l’ainée des petits-fils de la propriétaire, sa mère n’a pu l’empêcher d’aller voir, tout excité, l’entrée de la galerie …
Pendant ces « négociations » une bonne partie de l’équipe a pu visiter la galerie …

Nous continuons maintenant sur la Strada di i Vignaghjoli et nous faisons un petit arrêt culturel pour visiter la chapelle San Quilico, datée du XIème siècle et bâtie en grande partie en pierres calcaires.
Le déchiffrage d’un tag rouge nous occupe un moment « A VOLPE PERDE LU PELU, VIZIU MAÏ ! », qui pourrait se traduire par « LE RENARD PERD LE POIL, LE VICE JAMAIS ! ». A méditer 😀
D’autres tags incongrus dénotent sur cet édifice ancestral et classé monument historique.

Nous repartons et laissons maintenant les véhicules sur un champ à proximité d’une colonie de vacances. La randonnée vers le Monte Sant’Angelo débute après avoir opté pour le sens horaire, histoire de changer les habitudes.

Agréable montée par la face ouest, le chemin est bien tracé et louvoie entre « tululus », paghjaddi et oléastres. Il domine un moment un beau canyon sec. Avec cette roche calcaire on se croirait dans la Sierra de Guara !
Le soleil est de la partie, le magnifique paysage de la baie de Saint Florent s’offre peu à peu à nos yeux.
Nous arrivons ainsi près du sommet, en partie brulé par les derniers incendies. Des piaillements se font entendre, nous ne serons donc pas seuls dans ce lieu où la tranquillité est recherchée.
Un groupe d’une dizaine de randonneuses s’est installé dans un coin des ruines. Ces balanines et cortenaises sont venues fêter en cet endroit aérien l’anniversaire de l’une d’entre elles. Elles entament même quelques pas de danse au son d’une petite sono !
Ce groupe féminin excité réveille le tempérament de mâle alpha de JY, il essaiera d’obtenir d’éventuelles infos sur des cavités dont elles auraient eu vent vers chez elles …
Heureusement nos quelques « appréciations » lancées sur la tranquillité des lieux inciteront l’arrêt de la sono et nous pourrons ainsi casser la croûte dans un calme relatif, à un mètre du précipice dominant la plaine d’Oletta.

Quelques accents hispaniques dans les victuailles avec de la soubressade à tartiner (sobrassada), un genre de chorizo tendre en barquette, et des roïcos en dessert (recette familiale manuscrite). Ce sont des gâteaux secs d’origine oranaise confectionnés par Marie-Françoise, la tendre de JC. On peut les classer dans la grande famille des gâteaux secs populaires, dont les canistrelli font également parti.

Il est temps de partir, la descente vers le petit col d’où part la vire de retour est retrouvée après quelques tâtonnements, plus impressionnante dans le sens descente que montée.

La vue sur la plaine d’Oletta est magnifique. Nous descendons ainsi au milieu des strates calcaires jusqu’à l’endroit où des fouilles archéologiques se sont déroulées. On peut y voir en coupe des traces d’incendies ou de foyers anciens mais peu de vestiges découverts (dixit le proprio vu plus bas). C’est à cet endroit qu’il aurait fallu descendre d’un étage côté vide, mais nous avons continué au plus évident, ce qui nous a valu quelques égarements. D’ailleurs, il vaut mieux parcourir la vire dans le sens montée, plus évident et plus aisé ainsi.

Nous arrivons avec un peu de retard près des bergeries des Stretti di Poggio, où le fils des propriétaires nous accueille. Très sympathique et prolixe, nous avons un peu de mal à nous en séparer et reprendre la direction des véhicules. D’abord par les champs, puis par la route, un troupeau de vaches nous l’ayant gentiment conseillé. Bien nous en a pris de suivre ce conseil, peu après se trouvait le mâle, alpha lui aussi, à l’air beaucoup moins conciliant. C’est au tour du tonton de s’arrêter près de nous, bavard lui aussi, c’est donc de famille 🙂 .

Retour aux véhicules, puis vers le Lancone avec un arrêt au bar du col San Stefanu pour arroser cette sympathique journée.
JCL


L’étude de textes datés des 16e et 17e siècles*, de la bibliographie, de la microtoponymie ainsi que la présence locale de minerai de fer (hématite et limonite) et de scories à proximité des galeries, permettent de relier ces vestiges souterrains aux anciennes mines de fer de Gregogna, probablement exploitées entre les années 1520 et 1698. Le minerai aurait servi à fabriquer des boulets pour l’artillerie.
Le plan Terrier du Nebbio, rédigé durant les années 1770 ne mentionne aucune activité extractive, ancienne ou en cours. Cependant, le plan joint au texte fait état d’un lieu-dit « alle cave » (à traduire par « les galeries ») correspondant à l’emplacement actuel du site de Gregonia.
En outre le lieu-dit Gregogna porte aussi le nom de Ferinello.
Les mines ont été par la suite réutilisées, allongées et réaménagées en « mine d’eau », au début du 19e siècle.
Gregogna 1 comportent un parement latéral de moellons calco-schistiques sur les quarante-cinq premiers mètres et un toit en pierre de schiste.
PHP

* Pierre Joseph Comiti. Mines et métallurgie du fer en Corse du XVème au XVIIIème siècle. éditions Alain Piazzola 2011


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« de 63 »

Dimanche 15 février 2026
Visite de contrôle : un circuit de vélo passant devant la galerie de Gregogna a permis de constater que la galerie joue toujours le rôle de captage d’eau. Après les fortes précipitations de ces derniers jours une « résurgence » sourd du bas du talus .
Il est dommage pour le patrimoine historique de la Corse que les propriétaires refusent d’ouvrir cette belle galerie en partie appareillée de 150 mètres de long. Elle se remplit peu à peu de sédiments, elle sera bientôt entièrement colmatée et disparaitra à tout jamais.
JCL

 

Mercredi 20 août 2025 – Grotte de Pancheraccia

Mercredi 20 août 2025
Spéléo-VTT, exploration
Grotte de Pancheraccia

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h10

Une nouvelle sortie 2 en 1, un circuit en VTT passant devant une cavité découverte par Micca après indication d’une native du village de Pancheraccia, lire CR du 10 mai 2025. Passer devant et bien sûr y jeter un œil !

Départ depuis la RN 200 direction Pancheraccia, avec un petit détour par une Via crucis très pentue qui mène au « Lourdes » corse. En effet, la Vierge est apparue à une jeune enfant du village au 18ème siècle, soit bien avant celle de Lourdes. Une chapelle a été édifiée sur le site près de la source, de nombreux ex-voto témoignent de l’efficacité de l’eau miraculeuse …
Le source naturelle est captée dans une petite alcôve en paroi rocheuse, fermée par une plaque de cipolin, avant d’être dirigée vers une première source à l’extérieur de la chapelle puis une autre dans le narthex de celle-ci.
https://www.pelerinagesdefrance.fr/spip.php?article1140

Fin du 1er volet historique, la spéléo commence quelques centaines de mètres après le village. La cavité s’ouvre dans le schiste à gauche de la route. C’est une fracture qui pince rapidement au bout de quelques mètres sur un passage très étroit qui laisse peu d’espoir de suite. La faille continue mais avec une largeur d’environ 15 cm et aucun courant d’air n’encouragerait à tenter un élargissement.

Le retour vers la RN 200 s’effectue depuis Piedicorte-di-Gaggio par une piste de quelques kilomètres. De belles strates calcaires décimétriques sont coupées durant la descente. L’épaisseur du maquis empêche toute prospection.

Encore un peu d’histoire nous attend au bord du Tavignano, génoise cette fois-ci, avec un détour par le beau pont à 3 arches de Laricio. Tout beau après la restauration qui a permis d’effacer les dégâts subis lors des crues de 2016. Moment anachronique, une chauve-souris est venu nous saluer en plein jour !

Retour au point de départ en contournant le tunnel par l’ancienne route que la végétation et  les éboulements ont quelque peu bouleversé …

JCL

2025-08-20-Grotte-de-Pancheraccia LMJC 13
« de 13 »

Samedi 10 mai 2025 – Grotte de Pancheraccia

Samedi 10 mai 2025
Spéléo, exploration, prospection
Grotte de Pancheraccia

Participants
ITP : Michaël D.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2 minutes

Après avoir entendu parler de la grotte de Pancheraccia par une native du village, Micca décide d’aller en repérage avant de faire déplacer les membres du club habitants trop loin pour peut-être pas grand-chose.

Il pense à Jean-Yves qui habite à une quinzaine de minutes du lieu. Jean-Yves est disponible. Ils se donnent rendez-vous en fin d’après-midi.

La cavité est pile-poil au lieu indiqué. Par contre les enfants du village devaient avoir beaucoup d’imagination car elle n’a pas beaucoup de développement. Aucune chauve-souris à l’intérieur. C’est une faille dans un chaos rocheux, de 7 à 8 m de développement, hauteur d’environ 1,20 m. Ensuite, c’est trop étroit pour l’équipe du jour pour continuer. On devine 3 ou 4 m supplémentaires.

Petite prospection aux alentours qui n’a rien donné.

Micca

 

Dimanche 2 mars 2025 – Faille Léonardi – Canelle, Centuri

Dimanche 2 mars 2025
Spéléo, exploration
Faille Léonardi – Canelle, Canari

Participants
ITP-CISM : Alain et Léo T.

TPST : 1h00

Prévoir masques :

  • Zone potentiellement amiantifère,
  • Restes d’ovins et bovins.

Contexte : la faille LEONARDI

L’entrée par E1 nécessite une corde de 20 m, sangles 2 ml.
Les entrées E2 et E3 peuvent s’affranchir de corde, mais pas des casques : risques permanent d’éboulement.

En revenant d’une randonnée sur Canari, en passant par la RD 33, il a été aperçu (par Pierre-Antoine LEONARDI) une faille en bord de route, une première reconnaissance rapide est effectuée : l’entrée évidente (E1), les autres n’ont pas été vues sur le moment, nécessite une corde de progression et une profondeur d’au moins 6 m est estimée … Si ce n’est pas connu ça vaudrait le coup d’explorer !

Un p’tit message sur le groupe spéléo, seul Jean-Claude en a attendu parlé par un collègue de travail il y quelques années : go !!

Une semaine après, Léo et moi, entre deux prévisions de pluie, on effectue le voyage, le Cap c’est beau mais c’est loin …enfin ça tourne beaucoup !
Arrivée sur place, profitant d’une lunule géante dans l’axe de faille, une corde est installée à double pour descendre ensemble au fond.
Evidemment, en bord de route on y trouve des carcasses plus ou moins fraîches et quelques déchets divers.
Il est à noter qu’une canalisation en PEHD d’eau potable passe dans la longueur de la faille et même une prise terre pour le pylône aux abords (à ne pas toucher, risque possible de choc électrique).
Il s’agit de failles, il n’y est pas observé de marque d’activité passée ou récente d’eau => aucune draperie, stalactite/mite etc.
Dans une faille parallèle, présence de trois grands rhinolophes « ? ».
L’ensemble est globalement assez, voire très instable !
Il reste bien quelques parties à explorer mais au vu de la nature générale du site il est bien peu probable qu’il y ait de réelles suites intéressantes.

Alain T.

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« de 8 »

Lundi 20 mai 2024 – Grotta di a Regina, Murato et Vallecalle

Lundi 20 mai 2024
Spéléo, exploration
Grotta di a Regina, Murato et Vallecalle

Participants : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Journée multi-activités en ce lundi de Pentecôte.

VTT d’abord avec un circuit démarrant à Rutali et revenant à … Rutali, après être passé par la chapelle Santa Chiara, la stèle commémorative du crash du Dragon 2b en 2009, la croix érigée à l’endroit du crash et fait la jonction avec le Trà aghje è pagliaghji, un sentier reliant pagliaghji et aires de battage que nous avons parcouru en partie. Jonction pas simple avec quelques égarements maquisesques.

Pique-nique à la fontaine de Rutali puis direction la Grotta di a Regina à cheval sur les communes de Murato et Vallecalle.

Exploration plus complète que lors de la dernière visite (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2021#Mercredi_10_mars_2021). Se référer à ce compte-rendu pour avoir quelques infos complémentaires sur ce lieu important pour l’archéologie insulaire.

C’est donc un immense amas de blocs rocheux dans lequel des fractures de foisonnement plus ou moins reliées entre elles peuvent être parcourues plus ou moins facilement. Des escalades permettent de rejoindre le haut par l’intérieur de l’amoncellement. Ce dernier fait plus de 1500 m² de superficie et compte une centaine de mètres de galeries à topographier. Une corde peut être utile pour explorer certaines fractures non descendues.
Aucune chauve-souris aperçue ce jour.

Fin du volet spéléo, place à l’histoire. Visite (payante maintenant, 2€) de l’église pisane San Michele de Murato que Micca ne connaissait pas, et pour finir la journée, un coup d’œil au pont de Torreno sur le Bevinco, bel ouvrage génois qui a la particularité de se situer à la jonction de 3 communes, Vallecalle, Rutali et Olmeta di Tuda. C’est un pont à 3 arches, il est dit qu’il y en a une sur chaque commune …
Cet endroit serait idéal pour laver certaines cordes spéléo en grand besoin. C’est à 5 mn de marche de la route, on peut se baigner et pique-niquer 🙂

JCL

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« de 24 »

Mercredi 5 juillet 2023 – VTT & « spéléo » – Galerie du Figuier – Castifao

Mercredi 5 juillet 2023
VTT & « spéléo »
Galerie du Figuier – Castifao

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Autres : Maryvette F., Jean-Louis F.

Photos

Comment transformer une banale sortie VTT en sortie spéléo ? Tout simplement en trouvant une « grotte » en cours de parcours.
Le projet était de faire le tour de Croce di Pinzu, commune de Castifao, mais en cours de route JL se souvient d’une « grotte » découverte lors d’une précédente sortie. Forcément il fallait la retrouver et celle-ci est repérée après un peu de prospection.
Il s’agit en fait d’une galerie horizontale et anthropique de 4 mètres de long orientée ouest-est, d’une section subcirculaire de 2 mètres avec une entrée de même profil d’environ 1,5 mètres.
Il s’agit probablement d’un sondage minier vu les dépôts bleu-vert présents sur les parois, minerai de cuivre ?
Mais un suintement d’eau interstrates pourrait laisser à penser à un début de galerie de captage.
Après consultation de l’ouvrage Mines et mineurs de Corse d’Alain Gauthier, la présence à proximité des anciennes mines de cuivre de Saint Augustin fait pencher pour la première hypothèse .
Aucun repère sur la carte géologique d’Infoterre.
JCL

Dimanche 12 février 2023 – Mines de Capanule – Biguglia

Dimanche 12 février 2023
Spéléo, exploration
Mines de Capanule – Biguglia

Participants
ITP : Michèle Cl., Wanda C., Albert D., Jean-Claude D. B., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., M., Rémi R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.
Double casquette ITP et GRIMP : Alain T.
GRIMP : Yvan C.
Invitée : Michèle Cs.

TPST : 3h00

Photos

La dernière visite de ces mines de magnésite (1) remonte au Dimanche 14 octobre 2018, elle nous avait laissé un gout de reviens-y du fait de la présence de 2 puits qui n’avaient pu être explorés par manque de matériel. Cette fois-ci, l’objectif principal étant la descente de ces puits nous prenons le matériel en conséquence.

Après un petit café à Casatorra nous garons les véhicules le long de la D62. Le maquis est épineux mais la trace laissée par Michèle peu de temps avant est encore visible.
On démarre par le puits interne de la 1ère galerie. De grosses tiges métalliques plantées en paroi et ayant probablement servi de consoles permettent d’amarrer la corde sur 4 points. Deux côté gauche et deux côté droit avec un nœud intermédiaire d’où partira la corde de descente. Une ancienne banderole posée à terre servira de protège corde.
Purgeage de quelques gros blocs instables puis descente sur environ 6 mètres. Une galerie de 3 mètres d’un côté, une autre de 4 mètres à l’opposé et c’est la fin. Une lampe made in china traine à terre ainsi qu’un morceau de corde et divers débris. Chacun descend à tour de rôle, un petit rhino en plafond finit par se réveiller et s’envoler.

Retour dans le maquis et direction le 2ème puits d’une belle section carrée de 4 x 4 mètres. Il est à l’air libre et il est plus impressionnant. Amarrage sur un arbre, déviation sur maquis, banderole-protège-corde au sol et atterrissage au bout d’environ 7 mètres sur la margelle d’une lucarne intermédiaire, le puits queutant 3 mètres plus bas.
Une galerie d’une trentaine de mètres, 1,5 mètres de large par 2 mètres de hauteur, aboutit après un plan incliné à une première bifurcation. A droite la galerie se poursuit sur une quarantaine de mètres avec 1 grand rhino à son entrée et 2 petits plus loin. Des débris de végétation accrochés au plafond témoignent d’ennoiements complets intermittents. Retour en arrière, la galerie continue jusqu’à une nouvelle bifurcation 30 mètres et 2 petits rhinos plus loin. Elle se poursuit à gauche sur une quarantaine de mètres avec un plafond qui impose parfois de se pencher. En face un plan incliné avec 2 ressauts permet de rejoindre la surface et à droite un laminoir d’une quarantaine de mètres où il faut parfois s’aplatir sérieusement. Cette galerie était probablement aussi haute que les précédentes mais un effet fontis l’a probablement comblé en partie, pas très rassurant. Ou alors comme le pense HP, la galerie a été comblée par les alluvions apportés lors des mises en charge du réseau. Pourquoi cette galerie et pas les autres ? Il y a peut-être une continuité qui permet à l’eau de se vider par là ? En tout cas, une paire de lunettes et une lampe ont été égarées par Michelle et JY qui sont descendus précédemment par le plan incliné.
Retour en surface, qui par le puits de 10 mètres, qui par le plan incliné rejoignant la surface.
Visite d’une dernière galerie d’une trentaine de mètres sur le versant opposé de la colline et retour aux véhicules. Ceux-ci sont chargés des 300 kg de roches extraites des mines :-). On y retrouve Albert et Michèle Cs.

Après une présentation du matériel Grimp, bien rangé dans un beau DEF aménagé, nous nous installons pour le pique-nique dans une carrière à proximité. Du traditionnel, avec grillades et bouteilles diverses.
Visite d’un bunker en guise de balade digestive et retour de bonne heure à Casatorra.

JCL


(1) Extrait de Mines et mineurs de Corse – Alain Gauthier – éditions Albiana :
« Le seul indice connu de magnésite ou giobertite est situé dans le petit massif ophiolitique de Biguglia.
Quelques travaux de recherche en tranchées et en galeries furent entrepris de 1925 à 1927, puis entre 1938 et 1942. La production peut être estimée à 800 t.
La giobertite se rencontre en filons plus ou moins continus, d’épaisseur variable, dans des zones particulièrement fracturées d’une serpentinite très altérée.
Les gites de Biguglia ont peu d’intérêt à cause de l’hétérogénéité des filons, leur allure lenticulaire, et une minéralisation assez irrégulière ». (Extrait de ressources du sous-sol des départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. Rapport BRGM, 1977).

 

Dimanche 14 aout 2022 – Grottes de Mughia et des Veaux Marins – Calvi

Spéléo, exploration

Grottes de Mughia et des Veaux Marins – Calvi

Participants

  • ITP : Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S. B.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Invités : Loïc et Stéphanie C., Léa

TPST : 2h00

Traces Mughia

Photos

La grotte des Veaux Marins, cette arlésienne vieille de quelques années, plusieurs fois programmée, plusieurs fois déprogrammée. Cette fois-ci on tient le bon bout, météo correcte et au moins 3 motivés sûrs, ça va le faire !

D’autres participations se décident finalement samedi en fin d’après-midi, Nono peut prendre son fourgon avec boule, il pourra donc tracter les 2 trimarans à pédales de Christophe.

Ce sera donc 2 équipes qui partiront à l’assaut des veaux marins.

Les pedibus jambus composée de Jean-Yves, Micca et JCL. Ils ont opté pour des accès traditionnels, à pieds puis à la nage.
Les nautical, composée de Stéphanie, Alexia, Nono, Christophe, Loïc et Léa. Ils utiliseront les 2 trimarans à pédales et feront le trajet depuis la mise à l’eau de Calvi.

L’objectif commun est de se retrouver à midi dans la grotte des Veaux Marins.

Cette heure de rendez-vous laisse le temps aux pedibus jambus de voir à quoi correspond la Grotte Mughia notée sur la carte IGN au sud de l’anse Recisa.

Départ direct depuis la D81b approximativement à la verticale de la grotte, descente délicate dans des roches gréseuses mal liées avec quelques passages aériens, faut pas se louper…

Une grotte apparait peu à peu. La mise à l’eau s’effectue depuis l’autre côté de la petite anse. L’entrée se situe quelques mètres au-dessus du rivage, c’est une fracture verticale d’environ 5 mètres de large sur 7 ou 8 de haut, elle se resserre rapidement en un couloir d’un mètre de large. Le plafond baisse également jusqu’à un passage plus étroit d’un mètre de haut sur 0,50 mètre de large, ce dernier donne accès à la petite « salle » terminale. Le tout fait entre 25 et 30 mètres de long. Cette grotte s’est semble-t-il développée à la faveur de l’érosion différentielle d’un dyke.

Dans le prolongement côtier vers le sud-ouest se situe peut-être la grotte Mughia. C’est une traversée de quelques mètres qui s’ouvre au raz de l’eau avec une ouverture en hauteur. C’est probablement le mugissement provoqué par le passage de l’eau lorsque la mer est agitée qui a donné le nom à cette grotte. Une vire permet de faire la traversée les pieds au sec.

Le retour vers la route s’effectue par la crête qui suit, plus confortable.

Direction maintenant la Revellata. Le Berlingo est laissé au bout de 1,5 km de piste au départ d’une piste secondaire qui se dirige au sud des Veaux Marins. La descente est également raide, mais les prises de pieds et de mains sont plus sûres. Il est midi lorsque les pedibus jambus arrivent au bord de l’eau et une demi-heure plus tard les voilà devant la grotte.

Belle entrée au raz de l’eau, plusieurs mètres de large et plusieurs mètres de haut, c’est volumineux. Après une vingtaine de mètres de nage la galerie principale s’oriente perpendiculairement à gauche. Encore une quinzaine de mètre et c’est l’arrivée sur une plage de sable. Puis les galets remplacent le sable, un passage plus étroit et c’est la fin au bout d’une trentaine de mètres à sec. Sur la paroi gauche des draperies de calcite donnent l’illusion d’une cavité karstique et des galets agglomérés témoignent d’un ancien remplissage. L’ambiance est inhabituelle pour les topi, du volume, le bruit des vagues, la lueur de l’entrée au loin, et de temps en temps le bruit des bateaux qui font une incursion dans l’entrée.

JY n’est pas venu que pour la beauté du site, il sort ses jumelles infrarouge et 5 chauves-souris sont repérées en direction de l’entrée. Une dizaine seront également comptabilisées visuellement par Micca dans la petite galerie qui part à droite de l’entrée. Par contre aucune détection sonore n’a pu être enregistrée.

Direction la sortie maintenant et c’est à ce moment qu’apparaissent les nautical sur leurs 2 trimarans rouges. Ils ont été retardés par une accident de la circulation qui a bloqué la route.

Pique-nique sur les embarcations, les pedibus jambus, qui ont laissé leurs casse-croutes dans le véhicule, se font nourrir par les nautical.

Les explorations spéléologiques ne sont pas terminées, 2 autres cavités sont visitées à quelques dizaines de mètres au sud-est des Veaux Marins.

La première avec une belle entrée en porche, une galerie suit sur une vingtaine de mètres et se termine sur un gros pilier dont on peut faire le tour. Au fond à gauche, une autre entrée plus étroite permet de faire une traversée.

La deuxième est une grande fracture obscure d’une cinquantaine de mètres de long et 2 à 3 de large. Au fond se sont accumulés des troncs et branches, une petite plage termine également la galerie. Divers débris jonchent les galets, principalement des bouts de bois, mais aussi des semelles, tongs, flotteurs, etc.

Retour à l’air libre, les nautical accompagnent les pedibus jambus vers leur anse de mise à l’eau. Séparation et chacun reprend son chemin en sens inverse.

Les pedibus jambus feront un détour par Notre Dame de la Serra pour profiter du point de vue et de sa pinède ombragée pour un rafraichissement et un petit gouter. Un autre détour sera effectué pour voir le fameux Monolithe d’Algajola.

Un peu plus de monde sur la route pour le retour, un dernier rafraichissement sera de nouveau apprécié à Ponte Leccia.

JCL

Vendredi 14 mai 2021 – Spéléo, exploration, initiation – Grotte de Carpinetto, Lano

Vendredi 14 mai 2021

Spéléo, exploration, initiation

Grotte de Carpinetto, Lano

Participants

  • ITP : Amal D., Jean-Noël D., Francis M., Noël R., Alexia S. B., Franck Z.
  • SSF34 : Olivier A., Franck B., Marie B., Jérôme B., Didier G., Olivier G., Suzanne J., Aude H., Stéphane M., Franck M., Denis P., Dominique R., Laurence et Jean-Michel S, Claudie S.
  • Initiée : Anémone G.J. (1 an et des brouettes)

TPST : 3h00

Photos

La dernière visite de Carpinetto remonte au 19 février 2019, profitons de la visite du SSF 34 pour explorer la cavité la plus grande de Corse avec, rappelons-le, ses près de 900 mètres de développement.

Pour cette petite ballade, nous retrouvons au pont du Golo aux alentours de 9h, et rejoignons Jean-Noël au départ de la piste. Quelques un préfèrent la petite virée en 4×4 tandis que d’autres la randonnée pédestre pour s’échauffer.

Conformément aux prévisions météo, il pleuviote un peu et nous nous activons pour nous préparer. Arrivons à l’entrée de la grotte vers 11h00. C’est une première pour Anémone qui du haut de ses 1 an, pénètre pour la première fois dans une cavité, bien encadrée par ses parents.

On s’approche des records puisque 22 spéléos explorent les lieux !!!! Dans un premier temps tout le groupe se suit, puis ce dernier se divise en deux groupes. Tout y passe : lacs jumeaux, salle des rhomboédriques, lac des italiens, etc… C’est un véritable labyrinthe on s’y perdrait presque.

Alexia et Franck en profitent pour emprunter le boyau Silvain, c’est du sport !!! La séance de « ramping » laisse des traces sur l’organisme et la combi : la fin du boyau est obstruée par du sable, il ne reste qu’à creuser…. À suivre lors d’une prochaine expédition.

Et pendant ce temps-là, Amal découvre une nouvelle jonction inconnue à ce jour.

Les séances photos se succèdent, nos invités ont l’air de s’amuser dans cette cavité. Mais l’appel du ventre se fait ressentir et retrouvons la lueur du jour vers 14h.

Pour la suite, le barbecue sera installé sur la place du village à côté d’un nouveau four à pain couvert. Nous redescendrons après quelques grillades, bières, et autres boissons.

La journée aura donc été marquée par 3 premières :

  • La première fois sous terre pour Anémone
  • La première fois dans le boyau Silvain pour Franck
  • La découverte d’une jonction pour Amal

Bref une bonne journée

Franck