Archives par étiquette : Spéléo

Samedi 10 mai 2025 – Grotte de Pancheraccia

Samedi 10 mai 2025
Spéléo, exploration, prospection
Grotte de Pancheraccia

Participants
ITP : Michaël D.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2 minutes

Après avoir entendu parler de la grotte de Pancheraccia par une native du village, Micca décide d’aller en repérage avant de faire déplacer les membres du club habitants trop loin pour peut-être pas grand-chose.

Il pense à Jean-Yves qui habite à une quinzaine de minutes du lieu. Jean-Yves est disponible. Ils se donnent rendez-vous en fin d’après-midi.

La cavité est pile-poil au lieu indiqué. Par contre les enfants du village devaient avoir beaucoup d’imagination car elle n’a pas beaucoup de développement. Aucune chauve-souris à l’intérieur. C’est une faille dans un chaos rocheux, de 7 à 8 m de développement, hauteur d’environ 1,20 m. Ensuite, c’est trop étroit pour l’équipe du jour pour continuer. On devine 3 ou 4 m supplémentaires.

Petite prospection aux alentours qui n’a rien donné.

Micca

 

Dimanche 4 Mai 2025 – Grotte de Corte, Pietracorbara – Mines de Meria

Dimanche 4 Mai 2025
Spéléologie prospection
Grotte de Corte, Pietracorbara
Mine de Meria-gisement de Vallone, Meria

Participants
ITP : Wanda C., Amal E., Henri-Pierre F., Jean-Claude D. B., Jean-Claude L. M., Benoît R, Marie Pierre R.

TPST : 1 heure

Dictons marins
« Qui trop écoute la météo passe son temps au bistrot »
« Le vert c’est à tribord, le rouge c’est à bâbord, le rosé c’est à ras bord »
« Mieux vaut boire le vin d’ici que l’eau de là »
« L’homme a besoin de passion pour exister »

Par cette chaude journée de Mai, orages et pluies étaient promis l’après-midi. 7 courageux spéléologues avaient tout de même décidé ce jour-là de braver les éléments, projetant pour le matin une visite rapide de la grotte de Corte à Pietracorbara puis une prospection découverte de la mine de Meria si le temps le permettait.

Premier objectif donc de la journée: la grotte de Corte.

Curieusement celle-ci n’a été visitée que par un nombre relativement restreint de spéléologues du club hormis les entomologistes et les chiroptérologues. Sur les 12 comptes rendus depuis 1990, une sortie n’avait pas retrouvé la grotte et 8 étaient à visée entomologique. Jean R. y était allé de nombreuses fois, posant des pièges et espérant y retrouver un coléoptère anciennement décrit, Jean-Noël y été allé 8 fois, Véronique 6, Albert 3. Chaque sortie mentionne une certaine difficulté à retrouver le chemin d’accès dans les fougères et le maquis, mais curieusement HP qui y était allé 4 fois n’en avait pas le souvenir et s’attendait à une petite marche facile de 30 minutes pour rejoindre la grotte. Départ donc du parking de l’église Saint Clément à Ponticellu, on traverse à gué le ruisseau de Pietracorbara sur des troncs glissants et on emprunte le chemin de randonnée en sous-bois qui mène au vallon de Corte. Celui-ci est envahi par des fougères et des bruyères assez hautes. Un chemin de chasseurs plus ou moins marqué traverse la châtaigneraie et nous amène sans encombre le long du ruisseau de Corte. Il nous faut maintenant retrouver l’escarpement de Cipolin qui débute le chemin ascendant montant à la grotte. Mais tout est noyé dans la végétation, un départ pourrait correspondre suivi par une trace de sanglier. Et c’est parti dans le maquis ou nous nous frayons un passage à coup de cisailles et de sécateurs. Heureusement HP a le point GPS de la grotte et au bout d’une heure 30 d’efforts nous atteignons la grotte. 25 petits rhinolophes nous y attendent. On passe la grande stalagmite, les fouilles de Passenard et De Joly. Les gours du laminoir scintillant sont secs. Puis retour par le sentier d’accès habituel bien marqué et on aboutit au ruisseau en face d’une barre de cipolin (se souvenir de ce repère pour la prochaine fois). On rentre sagement par la piste qui longe le bord droit du ruisseau, puis par le pont génois sur lequel une séance photo a lieu. Bilan : 2h 30 de marche aller-retour pour 3km 440 de marche (1,4 km/h)!!! 1 heure dans la cavité. Un pique-nique réparateur est pris au bord du ruisseau.

Puis en route vers 14h30 vers la deuxième destination de notre journée : La mine d’antimoine de Meria.

Exploitée essentiellement de 1855 à 1914, celle-ci a été une des plus importantes mines de Corse, employant jusqu’à 500 mineurs essentiellement italiens. Nous avions visité en 2020 le village abandonné de Caracu où certains étaient logés. La mine est composée de deux gisements comportant de nombreux champs filoniens distants entre eux de plusieurs kilomètres : le gisement de Fiumicello dont on a déjà exploré une galerie de Tufi Bianchi et de Spelonche et le gisement de San Martino. Aujourd’hui on va se concentrer sur le filon de Vallone situé au bord de la route de Morosaglia. On se gare dans un virage en épingle à cheveux et l’on s’égaye dans le maquis au-dessus de la route. On découvre des haldes, un ouvrage sur le ruisseau (peut être les vestiges d’un moulin à meule verticale), une tranchée. Un chemin à peu près tracé sur le bord gauche du ruisseau conduit à un plateau, sommet d’une grande halde, puis à un four rouillé et enfin au travers banc Orenga. L’entrée en est obstruée depuis 2005, date à laquelle la compagnie propriétaire en a abandonné la concession. Seule une petite conduite impénétrable sert d’exhaure à la galerie. Longue de 450 mètres, celle-ci aboutissait au front du gisement, large de 800 mètres et de 200 mètres de hauteur. 11 niveaux y avaient été creusés. En 2000 François Fontaine et Philippe Stella avait assisté techniquement une équipe de FR3 pour un reportage sur la mine avec Alain Gauthier et avaient visité ce travers banc (1). Deux autres travers bancs existent le long du ruisseau de Fiumicello ainsi qu’une cheminée d’accès au travers banc Gaffory mais nous ne les avons pas retrouvés.

Au bord de la route, 500 mètres plus à l’ouest on retrouve une galerie obstruée. Michèle nous avait signalé une galerie d’une dizaine de mètres en bord de route plus à l’est que nous n’avons pas visité.

Vers 17 h 30 nous rentrons au club boire un pot bien mérité après une journée bien conviviale de crapahute dans le maquis. Orages et pluie étaient prévus l’après-midi. Il a fait finalement beau et chaud toute la journée. Comme d’habitude une exploration complémentaire est nécessaire. Retrouver les 2 autres travers bancs de Vallone, visiter le site de Fossato. Ce sera l’occasion de nouvelles aventures.

PHP

(1) https://youtu.be/tsCwWfHkWo0


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« de 68 »

Vendredi 2 mai 2025 -Trou de Pujol — Caunes – Minervois (11)

Vendredi 2 mai 2025
Spéléo, désobstruction
Trou de Pujol, Caunes – Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS :
Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.


TPES : deux heures
TPST : six heures

 Le Labyrinthe

Retour dans ce trou toujours sans nom mais qui laisse beaucoup d’espoir à mes amis désobeurs. Pris le matin je n’arriverai que pour la fin de matinée avec le projet de débroussailler l’accès à la cavité bien encombré. Sécateur et coupe-branches vont permettre d’ouvrir une belle sente jusqu’au premier replat et là la suite semble être sur la gauche mais 10 m plus loin c’est un fouillis inextricable. Revenant sur mes pas ce doit être à droite, mais rien d’évident et pas mal de bartas. Par sécurité je me pose à l’ombre d’un grand sapin, les compères ne vont pas tarder. Une vague réponse à mes appels, c’est bien en-dessous mais rien d’évident. Il est 11 heures, Jean-Marie a bien entendu mon appel mais pense que je vais descendre et ils repartent pour quelques tirs dans le trou…

Pour en ressortir trois quart d’heure après, ne me voyant pas ils remontent et je les vois apparaître sur la droite dans la zone de bartas. Il est l’heure du casse-croûte, je reprendrai le débroussaillage après manger. Du coup le travers de la colline sera zébré de multiples traces qui ne mènent à rien. Jean-Marie parle d’un vrai labyrinthe comme on en crée dans les maïs pour amuser les enfants l’été…, bon il exagère un peu !

Depuis la dernière sortie ils ont retrouvé celui qui avait ouvert le conduit descendant que ne connaissait pas Masdan. Il n’est pas allé au fond de son diverticule. Il s’est posé sur un rocher ; le conduit s’ouvre juste dessous… Notre ami Stoche, puisque c’est lui l’auteur de cette petite avancée, avait même vu une chauve-souris sortir du fond !

Petite description : le plafond, qui est parfois vertical… est la voûte d’une ancienne salle, ou galerie de taille conséquente. Il pendouille quelques draperies et quelques aragonites jaunâtres. Le sol, qui lui aussi est parfois vertical est un amas de rochers, bien pris par la terre sèche et de la calcite. Ces rochers viennent de l’extérieur. On voit nettement l’un deux qui s’est coincé contre des draperies du plafond. Dernière glaciation ? Pour une fois tout est stable ! ! Quelques élargissements horizontaux entre sol et plafond permettent des stockages. C’est le luxe ! En plus le courant d’air est très net. Soufflant la semaine dernière, plutôt aspirant aujourd’hui (il fait nettement plus chaud). Au fond les éboulis rejoignent le plafond tout en laissant un bon espace tout noir. De toute façon ce n’est pas bouché puisqu’il y a un bon courant d’air. Le jeu est donc de décaisser le plafond pour pouvoir se glisser plus bas.

Nous nous retrouvons enfin autour de la traditionnelle grillade avec cette fois une vraie grille et une délicieuse saucisse de La Redorte. Bien entendu accompagnée de Minervois.

Je reprendrai ensuite la fin du débroussaillage du sentier. Maintenant on a un vrai GR pour accéder au trou. Puis descente dans le trou en haut du premier ressaut pour aider au stockage des déblais dans le premier diverticule. Il reste deux bons mètres à descendre pour voir la suite…

JND/JMB

Jeudi 1er mai 2025 – Prospection Canarincu, Furiani – Grotte Canadolo, Barbaggio

Jeudi 1er mai 2025
Spéléo, prospection, biospéléo
Massif de Canarinco, Furiani
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude D. B., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R.

TPST : 0h20

Va-t-on vers une lidarisation des prospections spéléo ?

L’arrivée des données LIDAR HD dans le domaine public peut s’avérer utile pour préparer des prospections spéléos. Mais leur analyse demande une certaine habitude et comme dans toutes nouvelles techniques, de l’expérience. Un « trou » a été repéré sur le petit massif karstique de Canarinco grâce au LIDAR, sa proximité avec Bastia permet d’y organiser une sortie à la demi-journée avant la réunion du jeudi et d’y procéder à une vérification sur le terrain.

Départ depuis le petit « parking » face à la route du Pigno. Il fait relativement chaud mais une petite brise agrémente la progression. On commence par franchir le petit plateau herbeux, celle-ci est bien haute et grasse, elle ferait le bonheur des bovins et ovins, mais la bergerie du lieu semble abandonnée, l’exploitation a dû cesser.

Armés d’un GPS nous jonglons maintenant avec le maquis et après quelques ondulations nous arrivons au point repéré. Il y a effectivement quelque chose mais malheureusement pas de cavité. Il s’agit en fait des ruines d’une construction envahie par le maquis, un trou d’environ 4 mètres de diamètre, délimité par un mur appareillé et une paroi légèrement arrondie taillée dans la roche. Les autres côtés sont absents et se sont probablement écroulés. Un tas d’éboulis arrive en pente vers le point bas de la construction. On peut estimer l’épaisseur des éboulis à environ 2 mètres, ce qui ferait une hauteur totale à l’origine de 7 à 8 mètres pour cette construction. Ancienne glacière, bergerie, four à chaux, bâtiment militaire, la question reste posée.

Nous nous dirigeons maintenant vers la petite cavité Dolo en nous éparpillant sur le lapiaz. Le GPS nous aide à la retrouver, un cairn érigé lors de la première visite aussi. Le but est de prélever un échantillon de l’étrange substance se développant sur la paroi Est de la petite galerie, celle qui reçoit le plus de lumière extérieure. Ça ne semble pas être du lichen, ni de la mousse, ni des champignons. C’est mouillé et gélatineux, bleu, vert, noir, pas appétissant en tous cas. Vue en macrophotographie, 2 éléments semblent composer cette substance, un support composé de filaments blancs avec des petits bouquets verts, et une sécrétion brunâtre.

Les prélèvements effectués nous prospectons un peu la partie terminale de ce plateau intermédiaire. Nous essayons également de repérer un passage vers la base du massif, là d’où sourd une étonnante source, exutoire des eaux qui s’infiltrent dans le massif et qui avait été visitée en 2001 (CR, Photos). Comme alors, l’accès le plus évident est en face, par la ferme d’Algo, ce sera donc pour une autre fois.

Retour vers la route en prospectant de nouveau, puis au local pour un examen des prélèvements sous les loupes binoculaires. Les grossissements sont insuffisants pour déterminer la nature exacte de la substance. Renfort d’Albert qui propose des Nostoc, une accumulation plus ou moins ordonnée de Cyanobactéries.

Un examen ultérieur sous microscope confirmerait cette hypothèse.

Le traditionnel apéro du jeudi soir termine la journée.

JCL


No Images found.

Samedi 26 avril 2025 – Falaise A Tozza

Samedi 26 avril 2025
Spéléo, entrainement falaise
A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Amal D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Louis-Mathis et Vanessa S.

Le beau temps est annoncé pour le week-end, un canyon est au programme mais les cryophobes préfèrent se tourner vers une activité plus chaude. C’est donc une journée d’entrainement en falaise qui est décidée pour le samedi, lors de la réunion du jeudi. Entrainement d’autant plus nécessaire que l’espoir du mini camp en Sardaigne est toujours présent dans les esprits.

Rassemblement au local pour la préparation du matos et le traditionnel café. Horreur, il n’y a plus de café !
Éric pique dans la caisse et se dévoue pour aller chercher ce légal stimulant.

Temps idéal à la falaise, soleil et petite fraicheur printanière.
Éric équipe la voie d’initiation, Laureen celle des Oliviers et Christophe l’Ubac.
Pendant ce temps, traditionnelle révision des nœuds. Si le double 8 commence à être maitrisé, d’autres nœuds sont toujours des découvertes 🙂 . Le nœud de pêcheur, le mickey, le nœud de chaise double sont ainsi faits et refaits.
Pas la peine d’en ajouter au programme, ça ne ferait qu’ajouter de la confusion. Il faut d’abord maitriser les nœuds de base et ensuite en voir d’autres une fois les premiers réalisés de façon automatique.

Le programme de la journée continue, c’est maintenant les conversions descente-montée et inversement qui sont pratiquées sur les cordes précédemment installées. Conséquence, elles mettent en appétit tout le monde.

Le feu est allumé, les grillades peuvent commencer. Le coin repas est vraiment petit, il faudra l’agrandir, mais on dit ça à chaque fois …

C’est maintenant l’atelier phare de la journée, l’assistance à équipier en difficulté. Il ne s’agit pas de remonter quelqu’un d’inconscient, auquel cas c’est un dégagement d’équipier vers le bas qui est à privilégier, mais d’aider une personne fatiguée à poursuivre la remontée, cette dernière reste sur la corde de progression avec ses bloqueurs et continue de monter.

Deux cas de figure, la fatiguée et la très fatiguée.

  • Dans le premier cas il faut juste la soulager de 20 à 30 kilos pour faciliter sa remontée. Une simple poulie-bloqueur, une micro-trax en l’occurrence, est installée en tête de puits. Un bout de la corde d’assistance est accroché dans le trou supérieur du croll de l’aidé, passe par la poulie-bloqueur, l’aidant n’a plus qu’à installer le retour de corde dans son bloqueur de pied pour pomper et ainsi soulager l’équipier en difficulté.
  • Dans le 2ème cas il faut compléter l’installation par une poulie qui constituera ainsi un palan complet. Le bout de la corde d’assistance est accroché cette fois-ci à l’amarrage de tête de puits, une boucle de corde avec poulie est accrochée au croll du très fatigué, le reste du montage est identique à la 1ère version. L’assistance peut dépasser les 50 kilos.

Si dans la 1ère version une corde d’assistance légèrement supérieure à la hauteur du puits est nécessaire, il faut le double dans le 2ème cas.

Il faut en outre s’assurer que les amarrages soient suffisamment fiables pour accepter le poids supplémentaire dû au doublement de la charge, voire au triplement si l’aidant est sur le même amarrage avec l’option palan. Ce dernier peut transférer son poids sur la section suivante afin de soulager le dispositif.

Quelques rigolades plus tard c’est le passage de nœud qui est testé par tout le monde, avec différentes techniques…

En dessert, une tyrolienne avec un montage passabloc est réalisée entre 2 arbres. C’est une technique peu connue et peu gourmande en matériel qui permet de tendre une corde simplement et facilement avec 2 mousquetons en plus de ceux d’extrémité. Peut être utile pour réaliser un rappel guidé par exemple.

Déséquipement général par Lolo pour l’Ubac, JCD pour les Oliviers, Wanda celle d’initiation.
Comptage des mouskifs et plaquettes, il manque 1 mouskif et 6 plaquettes !
4 plaquettes sont récupérées sur la dernière main courante de la voie des Oliviers, le complément sera récupéré lors de l’entrainement secours prévu le 17 mai prochain.

Cette journée bien sympathique se termine au local avec un petit apéro, après avoir restitué le matos rescapé.

JCL


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« de 55 »

Mercredi 23 avril 2025 – Galeries secteurs Piana, Tartagine

Mercredi 23 avril 2025
Spéléo, chiro, entomo
Galeries secteurs Piana-Tartagine, Castifao

Participants
ITP : Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M.
ITP/GCC : Michèle C., Wanda C.

TPST : 1h30

I topi pinnuti, faut bien justifier le nom de notre association et s’y consacrer de temps en temps. Michèle propose une journée de comptage printanier de quelques galeries de mines de Balagne.

Qui dit comptage chiro, dit effectif réduit des compteurs. C’est donc en semaine que cette sortie est programmée. Qui dit en semaine dit plutôt retraités. Faux, Micca et Antonio, qui peuvent « jouer » sur leur emploi du temps, se joignent aux vétérans.

Plusieurs galeries, toutes faisant l’objet d’un arrêté biotope, seront visitées et plusieurs dizaines de chauves-souris seront comptabilisées, principalement des grands rhinos.

Les 2 fois 30 mètres des galeries de Tartagine nécessiteront d’emprunter un beau chemin qui longe la rivière et notamment un beau canal d’amenée d’eau vers les ruines d’un moulin.

Pas de trouvaille au niveau entomo, peut-être en raison de la forte humidité des galeries.

Le projet de comptage dans Pietralbella est reporté à une date ultérieure, Micca qui doit penser à nourrir ses vaches rentre avec Antonio.
Les anciens de la section ACS du club (Ancêtres Chiros & Spéléo) se retrouvent quant à eux au Kré d’As pour se désaltérer et débriefer 🙂

Les photos complèteront ce mini compte-rendu.

JCL


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« de 75 »

Mercredi 23 avril 2025 – Trou de Pujol de Bosc (toujours sans nom) — Caunes – Minervois (11)

Mercredi 23 avril 2025
Spéléo, désobstruction
Trou de Pujol de Bosc (toujours sans nom), Caunes – Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.
Autonome : Daniel M.
Invité : Nolan, petit-fils de Jean-Marie
Gent canine : Bosco

TPES : cinq heures
TPST : quatre heures

Changement de pâture réjouit les veaux
La Ferrière qui se bouche, le Pémol qui s’enfonce… Envie de changer un peu d’air… Daniel nous propose une tournée à l’est, loin à l’est de notre terrain habituel, au-dessus de Caunes. On emprunte la route forestière qui mène aux trous connus du coin, les où ils furent – disons – « parqués ».
« Quand les harkis fuient l’Algérie en 1962, la plupart ne trouvent pas, en France, l’accueil qu’ils auraient pu y attendre. En effet, ayant combattu aux côtés des Français, ils doivent quitter un pays qui les considère comme des traîtres. Face à l’afflux de ces réfugiés, l’administration française met en place des solutions dont on pense qu’elles seront provisoires mais qui vont perdurer pendant des années. Six camps de transit sont par exemple ouverts dont celui de Rivesaltes, près de Perpignan.

Hormis leur transfert dans ces camps, les harkis seront également conduits dans des hameaux forestiers situés à proximité de leurs lieux de travail, dont celui de Pujol-de-Bosc, près de Carcassonne dans l’Aude. Là encore, contrairement aux prévisions, ils y restèrent jusqu’à la fin des années 70 pour s’installer ensuite dans les villes et villages alentour. »

Daniel nous guide à travers bois en remontant le cours d’un ruisseau asséché vers un grand porche en rive gauche de la rivière. Perte vraisemblable qui avait fait l’objet de tentatives de désob’ sans succès, et abandonnée vu les tonnes de cailloux à sortir. Trou bien bouché, mais qui passera peut-être un jour, prochain chantier, qui sait ?

On reprend la route jusqu’au hameau de Pujol de Bosc puis une piste très praticable longeant le bord gauche du vallon pour stationner au bout de 2 km sur le flanc de la colline. Descente à travers le bartas vers une entrée perdue que les découvreurs n’ont même pas daigné baptiser. C’est dire s’ils y croyaient. Entrée de 1×1 m bordée de rochers sous de grands pins. Nolan descend et confirme la présence d’un courant d’air. Daniel le suit, curieusement, au bas du plan incliné il part à l’horizontale vers son point terminal du siècle dernier. Et oublie un conduit vertical de quelques mètres qu’un quidam a ouvert plus récemment. Tout le courant d’air vient de là : descente de 3 à 4 m et pincement.

Avant d’entamer tout travail de gamattage c’est l’heure du graillou. Une sympathique cabane de chasseurs avec table et bancs se trouve 200 m en amont de la piste. La ventrèche au curry est prête pour la grillade mais pas de grill ! André nous confectionnera un entrelacs de tiges vertes qui feront l’affaire. Quelques charcutailles et fromages en plus avec un petit minervois et retour au trou.

Plusieurs actions intempestives élargissent le passage. Le conduit continue avec le même pendage. Il reste pas mal de cailloux à sortir mais pour une fois il y a de la place pour stocker. On y reviendra.

JND/JMB

Samedi 19 avril 2025 – Gouffre de San Nicolao

Samedi 19 avril 2025
Spéléo, équipement, repérage
Gouffre de San Nicolao dit « Tribbiolu », San Nicolao

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Jean-Luc S., Franck Z.

TPST : 4h00

Comme à l’habitude, le rendez-vous a été donné au rond-point n°4. Deux voitures sont parties à 8h45 pour récupérer Jean-Luc au rond-point de Vescovato et Micca à Moriani.

Début d’ascension vers 10h. Première surprise pour les habitués, une piste forestière a été réalisée ce qui facilite l’accès à la grotte. Après le passage « pieds nus » de la rivière pour certains, en chaussons ou en chaussures pour d’autres, on atteint l’aire de pique-nique au sommet. 11h30 tout le monde est équipé et prêt à descendre. Une première équipe se glisse dans le trou pendant qu’une seconde prospecte pour trouver un éventuel accès au « puits du tronc d’arbre ». Le report en surface de ce puits se situe au niveau du col avant l’aire de pique-nique, aucun accès trouvé pour l’instant. En attendant son tour Antoine nettoie version Attila toute la végétation autour du trou.

Arrivés en bas du trou, on constate que la cavité est très mouillée et boueuse.

Franck, en tête, installe les cordes et commence le remplacement des cordes fixes dans la galerie Sud-Est. Antonio se faufile dans la chatière située à l’aplomb de la lucarne mais le passage est très glissant. Impossible d’installer la corde au niveau de la lucarne car une vingtaine d’Euryales sont en train de dormir.

L’objectif de la journée était d’utiliser le mat télescopique pour escalader le puits situé au bout de la galerie Sud-Est. Le puits est assez étroit pour pouvoir tester le mât en « sécurité » ! Après une remontée de 6 / 7 mètres, on peut se positionner à la base du puits du tronc d’arbre. Ce dernier est descendu pour ne pas gêner l’ascension. Sa présence ici est un mystère ! Est-il venu par le haut ou par le bas avec des crues. Antonio et Antoine sont situés à la base du puits, le mât est déployé, Jean-Claude débute l’ascension pendant que Micca, pendu sur la corde située dessous, assure la corde utilisée par Jean-Claude. Un schéma du montage serait peut-être nécessaire pour comprendre la situation !!
Alors que l’ascension débute, les autres situés dans la galerie dessous s’imaginent l’action au rythme des commentaires entendus !! Un premier : « le mât est en train de se tordre !!! », laisse douter de la réussite de l’ascension, puis des cris d’Antoine qui reçoit des paquets de terre sur la tête ou de Micca qui reçoit des pierres sur le casque ! Une règle, ne surtout pas regarder vers le haut. Après une ascension courageuse de Jean-Claude d’au moins 5 mètres sur son mât, il constate malheureusement qu’aucun accès n’est visible et que ça queute en haut.

Il est temps de ressortir en ramenant le mât en parti tordu. Pendant que Cathy « joue » avec son Croll » rebelle qui refuse de s’ouvrir au dernier fractio, le reste de l’équipe essaie de redresser le mât. Enfin libérée par Franck, Cathy puis tous les autres s’extraient du trou avec plus ou moins de difficultés. Commentaire de Jean-Claude : « Benoit n’a pas trop râlé à la sortie, probablement grâce aux nouvelles broches qui facilitent grandement l’extraction ». Bien sûr, tout le monde a eu droit à des herbes et de l’eau sur la tête pendant l’ascension !! On entendait Laureen criait « je ne suis pas une chèvre !! »

Au tour de Jean-Luc d’arriver en haut ! Tout va bien jusqu’au torse, les bras sont sortis, la moitié du corps aussi mais plus rien ne bouge !!! Au bout de 10 mn d’effort, Franck réussi à fixer sa longe sur le baudrier de Jean-Luc et à le libérer. Micca et Anto peuvent à leur tour sortir (environ à 16 h).

Suivi du pique-nique bien mérité et retour aux voitures après le franchissement de la rivière ! Chacun sa technique : avec les chaussures, tout habillé ;  à pieds nus les chaussures autour du cou (avec un pantin perdu par Jean-Luc au passage de la rivière) ou avec des chaussons néoprènes pour Micca le plus frileux !

Retour voiture à 19h

JLS


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« de 20 »

Mercredi 16 avril 2025 – Igue de Begood – Venaco

Mercredi 16 avril 2025
Spéléo, entomo, initiation, repérage, désob
Igue de Begood, Venaco

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Michaël D., Jean-Claude L. M.
Initiés : Santu F., Nathalie S.

TPST : 2h30

Il est des traditions qui se mettre en place subrepticement. Il en est ainsi de celle qui consiste, tous les 15 ans, à tenter de repérer en surface le point haut du puits remontant de l’aven de Razzu Biancu, où avait pu être établie une conversation téléphonique d’ailleurs, signe de la proximité avec la surface !

Une première tentative topographique avait eu lieu le 4 novembre 1995 (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr1995.htm#Samedi_4_novembre_1995).
Une autre avec du matériel électronique le 16 janvier 2010 (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2010#Samedi_16_janvier_2010), mais les émetteurs-récepteurs de l’époque, balise chauve-souris et Arva, n’avaient pas permis de localiser avec certitude le point recherché.

Nous sommes en 2025, soit 30 ans après la 1ère tentative et 15 ans après la 2ème, il est donc forcément envisagé un nouvel essai de repérage en surface du point haut de Razzu Biancu, il faut respecter la dernière phrase du compte-rendu de 2010 🙂

Ça tombe bien, il était prévu un retour à Begood où on avait observé des Parabathyscias sur un cadavre de chauve-souris lors de la visite du 16 février dernier, mais qu’on n’avait pas pu prélevé faute de matériel.
Un petit volet initiation s’ajoute pour Santu, un jeune de 12 ans qui vadrouille déjà avec Michèle et sa maman Nathalie du GCC.

C’est ainsi avec plein d’entrain et l’espoir que les prévisions météo soient justes (couvert le matin, pluies l’après-midi) que tout le monde se retrouve à Venaco, y compris Micca qui a cédé à la tentation de Begood.

Le groupe se met rapidement en marche, un petit coucou au passage aux 2 copains équins et voilà le beau massif calcaire de Razzu Biancu.

Accès à la cavité en contournant la vieille bâtisse en ruine.

JC entre, suivi par Santu, suivi par Wanda, suivie par Michèle, suivie par Micca, suivi par … forfait de Nathalie. Elle n’était déjà pas certaine de vouloir faire la cavité, la vue de l’entrée l’a refroidie.

C’est maintenant le 1er passage clé, il faut franchir une chatière au sommet d’un gros bloc rocheux. JC passe, suivi par Santu, suivi par Wanda, suivie par Michèle, suivie par … 2ème forfait, Micca coince au niveau du bassin. Il restera finalement dans la 1ère alcôve et fera du ménage en déplaçant des blocs rocheux gênants.

C’est finalement le trio JC, Santu et Wanda qui arrive jusqu’à l’endroit du festin. Déception, les Parabathyscias vus lors de notre dernière visite et qu’on espérait retrouver sur leur repas chiroptérique se sont fait la malle. Seuls quelques isopodes finissent les restes et les recherches alentours restent infructueuses. Bilan entomo, juste quelques ixodes sont repérés ainsi qu’un petit dolichopode albinos ou immature et des myriapodes.

Le projet de continuer jusqu’à la salle des Griffures est abandonné, il aurait fallu se mouiller sérieusement en rampant dans des gours plein d’eau.

Retour dans la grande salle, visite de la belle galerie supérieure et retour à l’air libre en croisant une chauve-souris dans la chatière suspendue.

La sortie est facilitée par le ménage fait par Micca.

Pique-nique rapide au pied de l’escarpement, quelques gouttes commencent à tomber.
On ira quand même rendre visite à Razzu Biancu et à tenter une nouvelle méthode pour retrouver en surface le fameux point haut de la cavité.
Cette fois-ci c’est par le report en surface de la topo et géoportail qu’un point est repéré. Ça semble marcher puisqu’on est tombé à côté du cairn posé il y a 15 ans, et à quelques mètres de celui posé encore 15 ans avant. Un nouveau cairn est érigé mais pas le temps de chercher un éventuel indice de jonction vu la pluie qui est venue s’amuser avec nous. Elle nous accompagnera d’ailleurs jusqu’aux véhicules que nous rejoignons bien trempés.

Un goûter chez Nathalie permettra de se réchauffer avant un retour à une heure plus que raisonnable en région bastiaise.

Il est envisagé un retour pour poser des pièges dans Begood, agrandir la chatière suspendue, prospecter sérieusement la zone « point haut » de Razzu Biancu et le reste du massif, continuer la désob, etc. etc.

JCL


Rassemblement
« de 38 »

Mercredi 9 avril 2025 – Grottes de Butrone et Santa Catalina, Sisco

Mercredi 9 avril 2025
Spéléo, entomologie
Grottes de Butrone et Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michèle C., Jean-Claude L. M.
Initiés : Franck et Timothée N.

TPST : 2h + 1h

Profitant d’un séjour en Corse pour des vacances familiales, Franck Noël, naturaliste multidisciplinaire spécialisé dans les crustacés isopodes terrestres, a fait jouer ses contacts dans le milieu entomologiste national pour prospecter dans des cavités insulaires. D’abord conseillé par JM Lemaire, sa demande est finalement arrivée à la commission scientifique de la LISC via JND. Nos spécialistes entomologistes n’étant pas là, c’est JCL et Michèle qui se chargeront de l’accompagnement. Effectif réduit en raison de la période sensible pour les chauves-souris.

En gite à Sisco, 2 cavités se prêtaient bien à la demande, Butrone bien sûr, LE spot entomo de la Corse, et San Catalina à proximité également.

Un rendez-vous à 14h30 est fixé à la marine de Sisco, rendez-vous retardé en raison d’un colis suspect provocant un blocage de la route du Cap, c’est la Corse 🙂

C’est finalement vers 15h30 que tout le monde s’entasse dans le Def. L’ancienne piste d’accès n’est pas tentée, on ne connait pas son état et son portail est fermé. Choix d’autant plus facile que celui de la nouvelle est grand ouvert.

Arrivée sans encombre mais les places de parking ont rétréci, signe que le maquis reprend ses aises. C’est également le cas du chemin où il a fallu jouer du sécateur. Une operata s’impose, l’aghja devant l’entrée est à peine visible.

Franck se met rapidement en mode recherche et la récolte ne tarde pas. C’est le réseau fossile qui est d’abord prospecté jusqu’en bas de la salle du Poulain. Les gours sont actifs mais peu de bestiole. Quelques prélèvements quand même, avec peut-être 2 palpigrades accouplés en bas du ressaut terminal.

Les Troglohyphantes se font rare également, les Dolichopodes par contre pullulent !

La visite continue jusqu’à la salle de la Pluie où … il pleut ! Fini la sécheresse qui a sévi dans la cavité depuis 2 ans. L’eau est revenue, par contre aucun Niphargus observé. Les traditionnels petits rhinos ne sont pas regroupés comme souvent dans la galerie d’entrée mais éparpillés un peu partout, une bonne dizaine en tout.

Retour à l’extérieur puis à la marine où Timothée est largué au passage, puis direction Santa Catalina.

Franck se contente des premières dizaines de mètres de la cavité, jugeant le reste trop sec. Nous allons de notre côté jusqu’au bout, mais peu de chauves-souris, un petit rhino accroché en paroi et une poignée qui volent, peut-être pas des petits rhinos.

On ne relatera pas tous les noms scientifiques du tableau de chasse, mais Franck était satisfait de sa récolte.

Nous nous séparons à la nuit tombée et retour sur Bastia.

JCL


Complément d’info de la part de Franck Noël :

Butrone

  • Diploure, cf. : Campodea cyrnea
  • Mollusque : Tacheocampylea raspailii (au niveau de l’entrée)
  • Isopodes : Helleria brevicornis (entrée), Porcellio dilatatus, Oritoniscus ocellatus
  • Diplopodes : Julidae, cf. Ophyiulus 1f
  • Chilopodes : à déterminer
  • Araignées : Troglohyphantes cyrnaeus (+ autres récoltes à det.)
  • Limoniidae : Limonia nubeculosa

Santa Catalina

  • Station de Grillon maritime dans les galets de l’entrée (dizaines)
  • Isopodes : Halophiloscia hirsuta, Halophiloscia sp. (entrée- recherche sans succès d’une espèce d’Halophiloscia à confirmer, trouvée lors du LISC)), Porcellio dilatatus, Porcellionides pruinosus, Chaetophiloscia cellaria
  • Araignées à déterminer

Franck Noël.

Précisions de Jean-Michel Lemaire :

  • Coléoptère : Laemostenus carinatus (Chaudoir, 1859), qui vient de sortir de nymphose car il est encore immature. C’est un troglophile que l’on le trouve aussi en forêt sous les pierres, et dans toutes les grottes en Corse

2025-04-09-Butrone FN 001
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