Archives par étiquette : Caunes Minervois (11)

Vendredi 2 mai 2025 -Trou de Pujol — Caunes – Minervois (11)

Vendredi 2 mai 2025
Spéléo, désobstruction
Trou de Pujol, Caunes – Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS :
Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.


TPES : deux heures
TPST : six heures

 Le Labyrinthe

Retour dans ce trou toujours sans nom mais qui laisse beaucoup d’espoir à mes amis désobeurs. Pris le matin je n’arriverai que pour la fin de matinée avec le projet de débroussailler l’accès à la cavité bien encombré. Sécateur et coupe-branches vont permettre d’ouvrir une belle sente jusqu’au premier replat et là la suite semble être sur la gauche mais 10 m plus loin c’est un fouillis inextricable. Revenant sur mes pas ce doit être à droite, mais rien d’évident et pas mal de bartas. Par sécurité je me pose à l’ombre d’un grand sapin, les compères ne vont pas tarder. Une vague réponse à mes appels, c’est bien en-dessous mais rien d’évident. Il est 11 heures, Jean-Marie a bien entendu mon appel mais pense que je vais descendre et ils repartent pour quelques tirs dans le trou…

Pour en ressortir trois quart d’heure après, ne me voyant pas ils remontent et je les vois apparaître sur la droite dans la zone de bartas. Il est l’heure du casse-croûte, je reprendrai le débroussaillage après manger. Du coup le travers de la colline sera zébré de multiples traces qui ne mènent à rien. Jean-Marie parle d’un vrai labyrinthe comme on en crée dans les maïs pour amuser les enfants l’été…, bon il exagère un peu !

Depuis la dernière sortie ils ont retrouvé celui qui avait ouvert le conduit descendant que ne connaissait pas Masdan. Il n’est pas allé au fond de son diverticule. Il s’est posé sur un rocher ; le conduit s’ouvre juste dessous… Notre ami Stoche, puisque c’est lui l’auteur de cette petite avancée, avait même vu une chauve-souris sortir du fond !

Petite description : le plafond, qui est parfois vertical… est la voûte d’une ancienne salle, ou galerie de taille conséquente. Il pendouille quelques draperies et quelques aragonites jaunâtres. Le sol, qui lui aussi est parfois vertical est un amas de rochers, bien pris par la terre sèche et de la calcite. Ces rochers viennent de l’extérieur. On voit nettement l’un deux qui s’est coincé contre des draperies du plafond. Dernière glaciation ? Pour une fois tout est stable ! ! Quelques élargissements horizontaux entre sol et plafond permettent des stockages. C’est le luxe ! En plus le courant d’air est très net. Soufflant la semaine dernière, plutôt aspirant aujourd’hui (il fait nettement plus chaud). Au fond les éboulis rejoignent le plafond tout en laissant un bon espace tout noir. De toute façon ce n’est pas bouché puisqu’il y a un bon courant d’air. Le jeu est donc de décaisser le plafond pour pouvoir se glisser plus bas.

Nous nous retrouvons enfin autour de la traditionnelle grillade avec cette fois une vraie grille et une délicieuse saucisse de La Redorte. Bien entendu accompagnée de Minervois.

Je reprendrai ensuite la fin du débroussaillage du sentier. Maintenant on a un vrai GR pour accéder au trou. Puis descente dans le trou en haut du premier ressaut pour aider au stockage des déblais dans le premier diverticule. Il reste deux bons mètres à descendre pour voir la suite…

JND/JMB

Mercredi 23 avril 2025 – Trou de Pujol de Bosc (toujours sans nom) — Caunes – Minervois (11)

Mercredi 23 avril 2025
Spéléo, désobstruction
Trou de Pujol de Bosc (toujours sans nom), Caunes – Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.
Autonome : Daniel M.
Invité : Nolan, petit-fils de Jean-Marie
Gent canine : Bosco

TPES : cinq heures
TPST : quatre heures

Changement de pâture réjouit les veaux
La Ferrière qui se bouche, le Pémol qui s’enfonce… Envie de changer un peu d’air… Daniel nous propose une tournée à l’est, loin à l’est de notre terrain habituel, au-dessus de Caunes. On emprunte la route forestière qui mène aux trous connus du coin, les où ils furent – disons – « parqués ».
« Quand les harkis fuient l’Algérie en 1962, la plupart ne trouvent pas, en France, l’accueil qu’ils auraient pu y attendre. En effet, ayant combattu aux côtés des Français, ils doivent quitter un pays qui les considère comme des traîtres. Face à l’afflux de ces réfugiés, l’administration française met en place des solutions dont on pense qu’elles seront provisoires mais qui vont perdurer pendant des années. Six camps de transit sont par exemple ouverts dont celui de Rivesaltes, près de Perpignan.

Hormis leur transfert dans ces camps, les harkis seront également conduits dans des hameaux forestiers situés à proximité de leurs lieux de travail, dont celui de Pujol-de-Bosc, près de Carcassonne dans l’Aude. Là encore, contrairement aux prévisions, ils y restèrent jusqu’à la fin des années 70 pour s’installer ensuite dans les villes et villages alentour. »

Daniel nous guide à travers bois en remontant le cours d’un ruisseau asséché vers un grand porche en rive gauche de la rivière. Perte vraisemblable qui avait fait l’objet de tentatives de désob’ sans succès, et abandonnée vu les tonnes de cailloux à sortir. Trou bien bouché, mais qui passera peut-être un jour, prochain chantier, qui sait ?

On reprend la route jusqu’au hameau de Pujol de Bosc puis une piste très praticable longeant le bord gauche du vallon pour stationner au bout de 2 km sur le flanc de la colline. Descente à travers le bartas vers une entrée perdue que les découvreurs n’ont même pas daigné baptiser. C’est dire s’ils y croyaient. Entrée de 1×1 m bordée de rochers sous de grands pins. Nolan descend et confirme la présence d’un courant d’air. Daniel le suit, curieusement, au bas du plan incliné il part à l’horizontale vers son point terminal du siècle dernier. Et oublie un conduit vertical de quelques mètres qu’un quidam a ouvert plus récemment. Tout le courant d’air vient de là : descente de 3 à 4 m et pincement.

Avant d’entamer tout travail de gamattage c’est l’heure du graillou. Une sympathique cabane de chasseurs avec table et bancs se trouve 200 m en amont de la piste. La ventrèche au curry est prête pour la grillade mais pas de grill ! André nous confectionnera un entrelacs de tiges vertes qui feront l’affaire. Quelques charcutailles et fromages en plus avec un petit minervois et retour au trou.

Plusieurs actions intempestives élargissent le passage. Le conduit continue avec le même pendage. Il reste pas mal de cailloux à sortir mais pour une fois il y a de la place pour stocker. On y reviendra.

JND/JMB

Lundi 23 décembre 2024 – Trou du Feu – Caunes-Minervois (11)

Lundi 23 décembre 2024
Spéléo, désob’
Trou du Feu,
Caunes-Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Jean-Michel E.
Gente canine : Bosco, Paty 

TPST : quatre heures
Christophe me propose une invitation pour un nouveau trou, de la désob’ bien sûr ! Direction les hauteurs de Caunes-Minervois, près de la Carrière du Roy (Louis xix) d’où ont été extraits des marbres utilisés à Versailles. Le Trou du Feu tire son nom d’un incendie ayant permis sa découverte. Le site est superbe, carrière enherbée avec des dalles de marbre rouge pour pique-niquer. On domine la plaine du minervois. Le trou se situe à une dizaine de minutes de marche en courbe de niveau.

La cavité promet mais le problème est son taux de CO2, plus de 5 %. Mais les copains ont trouvé le remède, groupe électrogène, ventilateur et tuyau de 20 cm de diamètre et une vingtaine de mètres de long. Nous ne serons que trois pour trimbaler tout le barda, mais il suffira de deux portages pour installer la centrale d’insufflation d’air frais. Entrée de 50×70 cm en désescalade et plan incliné, puis départ de la galerie de 50×60 cm de large, pas facile à progresser avec la présence du boyau. Je resterai au départ en attendant que Jean-Michel élargisse. Je serai chargé d’alimenter le groupe.

L’objectif de la sortie est l’élargissement de la première chatière en pleine roche. Deux « parlementations » assez sévères permettront un passage presque confortable. Toutefois une retouche à la sortie sera la bienvenue. Nous rebranchons le tuyau qui va au fond, ce qui a pour effet de faire remonter tout le CO² du deuxième tronçon. Un repli stratégique à l’extérieur s’avère nécessaire le temps de purger tous les gaz délétères…

Retour à la deuxième chatière un peu plus sévère. Jean-Michel arrivera à la franchir et attaquera à rebours : le plafond à la paille et le sol au jaune. Ça passe à l’aise et ils peuvent jeter un coup d’œil au fond, 5 ou 6 m de plus qu’à la sortie précédente, les deux branches du méandre se rejoignent rapidement. La suite à vraiment de la gueule ! mais il faudra tirer d’autres tuyaux pour progresser car le gaz est toujours présent.

Pendant ce temps je suis retourné dans la carrière, à l’abri du vent glacé, pour préparer le festin à base de tourte de canard et saucisse du même volatile – achats de la dernière Foire au gras locale – accompagnés d’un bon cru du… minervois.
Les agapes sont abrégées à cause du froid… de canard !

JME/JND

Samedi 3 février 2024 – Balme Sabatière/Grotte de Varenne – Caunes Minervois (11)

Samedi 3 février 2024

Spéléo, visite, repérage

Balme Sabatière, Grotte de Varenne, Caunes Minervois (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Michel G., Véronique M., Pierre F., Gabin, Tom

Gente canine : Bosco 

TPST : vingt minutes

Invitation du SCM à visiter la Grotte de Varenne, une classique de la Montagne Noire. Un développement de 2 600 m pour une profondeur de -66 m. Quasiment que de l’horizontal avec quelques ressauts qui nécessitent quand même le baudrier. Progression variée, laminoirs, reptations, mains courantes, oppositions glissantes et quelques étroitures « humaines ». Une classique pour un éventuel camp ITP dans la région.

Au début prévue sur la journée, la visite a été décalée à l’après-midi ce qui nous empêchera avec Véronique d’y participer, devant être rentrés tôt sur Lézignan. On décide quand même de retrouver les copains du SCM au départ et de visiter la Balme Sabatière, une cavité de 90 m de développement située quelques dizaines de mètres avant l’entrée de Varenne et communiquant d’ailleurs par un boyau avec cette dernière avec une étroiture à 17 cm !

Rdv à 14 heures au Pont romain sur l’Argent Double, qui marque le départ du sentier. La rivière coule bien. Une fois le quatuor du SCM équipé, direction les cavités, par un sentier qui longe la rivière sur 250 m. L’entrée de la Balme Sabatière ne peut se rater, un beau porche de 5×3 m. Quelques photos, on y reviendra au retour. L’entrée de Varenne se situe un peu plus haut sur une petite terrasse. Bien plus petite 1×0,50 m, il faut ramper pour entrer et la suite est en diaclase remontante. On regarde les copains disparaitre dans le noir avec un sentiment de frustration mais on reviendra.

Retour à la Balme Sabatière, une belle galerie sinueuse se développant sur une cinquantaine de mètres pour se terminer par une petite salle circulaire accessible par un ressaut, on s’arrêtera là. Quelques rhinos sont observés, apparemment des grands rhinolophes. Des boyaux secondaires partent sur quelques mètres, notamment celui de la jonction avec Varenne mais pas question de tenter l’étroiture à 17 cm…

Retour au soleil. Suite au compte rendu des copains, une sortie sera programmée prochainement pour dépolluer la cavité. En effet étant très labyrinthique, des gougnafiers on jugé bon de bomber des flèches partout alors que des catadioptres discrets en place permettent de s’y retrouver facilement. Nettoyage en vue.

JND