Archives par étiquette : Canadolo

Samedi 16 mai 2026 – Canadolo, Barbaggio

Samedi 16 mai 2026
Spéléo, désob, première
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00

Troisième visite de l’année pour Canadolo, cette petite, et même très petite cavité de la région bastiaise. Quelle est donc la particularité qui suscite un tel engouement ?
Ce n’est donc pas par ses dimensions ou par ses concrétions, mais tout simplement par la présence d’une mystérieuse substance gélatineuse qui coule sur une de ses parois.

Un prélèvement lors d’une précédente visite avait été effectué par un mycologue, résultat : 2 des 3 organismes repérés sont des cyanobactéries. Un autre prélèvement est prévu dans des conditions plus appropriées pour déterminer le troisième.

En attendant, une autre particularité de cette cavité titille la curiosité naturelle de tout spéléo qui se respecte. Une chatière déclive en grande partie obstruée par des cailloux mêlées de terre pose question, et s’il y avait une suite derrière ?
C’est donc l’objet de cette visite, vider cette chatière pour voir ce qu’il y a derrière.

Passage au local en début d’après-midi pour récupérer quelques outils de base du désobeur, gamatte, pelle US, piochon, et les outils préférés d’Albert, massette et burins.

Le scénario : c’est JCL qui a eu cette idée, c’est donc lui qui ira au front de taille. Par solidarité inter-JC JCD assurera le remplissage de la gamatte, Albert la récupération de celle-ci, HP et Wanda l’éparpillement des déblais. Un vrai travail à la chaine.

C’est le côté droit de la chatière qui est attaqué en premier. Déception une heure plus tard, ça queute sur paroi.

Si la droite est décevante on va essayer la gauche. Même scénario et une heure plus tard … ça ne queute pas ! Un passage se profile à gauche.
Une première tentative, ça continue bien mais c’est étroit et la position tête en bas dans le plan incliné n’est pas des plus confortable.
Encore quelques gamattes et la tête peut passer. Une alcôve avec une petite lucarne en vue. Wanda se lance et passe ! Elle peut même se redresser dans l’alcôve.
Elle franchit également la lucarne, c’est pas la fin, mais presque. Des concrétions barrent une petite galerie qui semble continuer.
Encore quelques déblayages et JCL réussit à passer. Même constat et demi-tour, vu que c’est suffisamment grand pour pouvoir le faire 🙂

Bilan mitigé, ça ne queute pas mais la continuation de la désob imposerait l’utilisation de moyens plus percutants avec au préalable un gros boulot afin de rendre l’accès aux alcôves plus confortable. C’est une question de volonté.
JCL

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Jeudi 9 avril 2026 – Biospéléo – Grotte Canadolo, Barbaggio

Jeudi 9 avril 2026
Bio-spéléo
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
Mycologue : Joseph P.

TPST : 0h30
Chiro : 1 petit rhino

Nouvelle sortie à visée scientifique, il s’agissait d’accompagner un mycologue pour lui montrer cette mystérieuse substance découverte dans la mini cavité Canadolo. Il a pu faire quelques prélèvements, intrigué lui aussi par cette matière gélatineuse.

Une autre surprise nous attendait dans cette petite cavité. Alors que nous n’y avions jamais observé de chauve-souris, un petit rhino accroché au plafond a failli passer inaperçu, à moins d’un mètre de nos têtes, indifférent à notre présence et à nos palabres 🦇

Une nouvelle visite est prévue, tenter de dégager le plan incliné latéral afin de voir s’il y a une éventuelle suite, et désober le petit trou dans lequel est tombée la lampe UV de JC 🙄

JCL

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Samedi 28 mars 2026 – Spéléo, entomo, chiro – Grotte E Sulane, Furiani – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 28 mars 2026
Spéléo, entomo, chiro
Grotte E Sulane, Furiani
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Comment se portent les Parabathycias à Furiani ? C’est à cette question que se propose de répondre la commission scientifique de la LISC. Rien de pompeux derrière cette dénomination, si la commission est présidée par le président de la LISC en personne, tout le monde peut participer à ses recherches et travaux.
Pour rappel c’est dans cette cavité qu’avait été prélevée la Parabathycias Lamilzai.

Faute de président c’est la vice-présidente Wanda qui est là. Tout le monde se retrouve sur le petit parking de Canarinco et commence la descente par la piste. Cette dernière a été entretenue et les déchets de coupe jonchent les ornières, encore bien présentes. Deux postes de chasse ont été construits, sangliers, pigeons, spéléos ? :mrgreen:

Comme d’habitude on oublie qu’il faut descendre tout de suite après les agaves, mais l’entrée est quand même rapidement retrouvée. Quelques salsepareilles barrent l’entrée, elles feront les frais de notre visite et nous voilà dans cette cavité qui rend les visiteurs humbles. Courbés ou en rampant nous parcourons ainsi toutes les galeries, en admirant au passage les belles concrétions et les beaux gours, dont certains remplis d’eau.
De Parabathycias que nenni, pas un seul spécimen détecté, c’est la désertion complète … ou l’acuité visuelle des chercheurs qui décline 🙂
Par contre, des hémiptères, qui seront déterminés ensuite par Wanda comme étant des Cixiidae peut-être nervosus (genre de cicadelles), seront observées dans chacun des lobes de la cavité. Il s’avère après recherches que leur présence sous terre est assez rare, il s’agit en effet d’insectes phytophages et leur présence dans cette cavité pourrait s’expliquer par celle de nombreuses racines.
Un crâne de renard est également repéré ainsi qu’un autre crâne beaucoup plus rare d’escargot Hélix Pisciculus.
Scutigère, Myriapode, Collemboles, Méta et autres bestioles habituelles sont observées.
Le bilan chiro est nul, puisqu’aucune chauve-souris ne sera comptabilisée. La température de la cavité n’étant peut-être pas assez fraiche et/ou l’air trop sec pour hiberner.

L’accès à la 2ème entrée de la cavité sera plus épineux, il faudra « survoler » les diverses salsepareilles et ronces pour pouvoir l’atteindre. La visite sera rapide, c’est une galerie d’une vingtaine de mètres de long qui se termine par un rétrécissement rejoignant à la première cavité, mais trop étroit pour pouvoir passer. La couleur verdâtre de certaines parois étonne, probablement due à quelques mousses ou lichens. Un bel Isopode observé.

Retour en ¾ d’heure aux véhicules avec un petit écart prospectif.

Pique-nique sur place et c’est de nouveau parti pour une descente sur le plateau incliné de Canarinco cette fois. Un petit détour par le Mini Aven de Canarinco, le MAC, pour raviver les souvenirs d’Olivier qui avait fait partie des désobeurs de cette mignonne petite cavité dans les années 90, mais c’est vieux … (Dimanche 29 octobre 1995).

La micro-cavité Canadolo est rapidement atteinte et la visite révèle encore cette fois la présence de la mystérieuse substance gélatineuse accrochée aux mousses. La lampe UV en change la couleur, elle passe d’un marron verdâtre à un rouge flamboyant. Il est prévu une demande d’avis auprès de mycologues locaux.

Retour aux véhicules en prospectant de nouveau ce sympathique massif calcaire et fin d’une sortie qui aura été économe en carburant, c’est notable en cette période de flambée des combustibles.
JCL

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