Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

Samedi 23 Août 2025 – Cast 1, Oletta

Samedi 23 Août 2025
Spéléo, perfectionnement
Cast 1, Oletta

Participants :
ITP : Benoit R., Franck Z.

TPST : 2h45 – 3h

La date fatidique du stage spéléo s’approchant à grande vitesse, une pause canyon s’impose pour me concentrer sur la spéléologie surtout que la dernière sortie remonte à presque 3 mois. Aujourd’hui il était prévu une sortie canyon a Tignoso, mais celle-ci se trouvant annulée avec les pluies récentes, nous décidons de faire une sortie spéléologie pour se remettre dans le bain.

Un message est envoyé la veille par Franck, rendez-vous à 8h30 au local. Nous sommes que 2.. tant pis, on prendra plus le temps, on ferra les 2 réseaux de Cast 1.

Franck prépare le matériel au local, on embarque tout dans mon 4×4 et départ vers 9h15 à Oletta. Nous entamons la fameuse piste 4×4, la rivière l’Aliso complètement sèche et nouveauté, nous n’avons plus à contourner l’arbre par la gauche, nous le passons dorénavant à sa droite. Au fur et à mesure des premiers ballottements, on voit que la végétation a repris son droit, pas de souci en soi pour progresser en 4×4, mais un petit débroussaillage ne ferra pas de mal.

Arrivé au niveau du pylône, on décharge le matériel, Franck ouvre la grille, pendant que moi je m’équipe et commence à enkiter l’un des deux kits, objectifs du jour pour moi, équiper et déséquiper le réseau que nous avons l’habitude de faire lors des JNS (à l’exception du puit poulailler) et le réseau menant aussi à la salle des vins mais par la diaclase droite.

Equipement du départ sous les yeux de Franck, bloqueur tendu, ajustement des doubles nœuds de chaise pour avoir une tension équivalente sur chacune des oreilles, descente dans la première salle qui est sèche et nous apercevons déjà des chauves-souris, (bénéfice de la grille ?) au niveau du puit de départ de la salle des veaux, au final, je laisserai tomber l’équipement de cette partie pour les laisser tranquille, mais aussi parce que les étroitures et moi … on me connait.

Toute la première partie sera de la mise en place des sangles, des nœuds de chaise double, déviation sur amarrage naturel et équipement du P4-5 (avant l’arrivée dans la salle de la chèvre), je me suis mis un peu trop bas pour arriver aux broches mais sans conséquence, ça a permis de faire une belle ganse.

Poursuite de la progression dans l’étroiture menant aux deux diaclases, pose de la main courante et direction RG vers le puit poulailler à coup de cabestan, puis mise en place de la tête de puit finale pour se diriger vers la salle des vins, on aura un petit débat sur la transition : fin de MC et mise en place du chaise double c.-à-d. pose deux mousquetons sur la broche de gauche, une pour terminer la MC par un cabestan puis une petite boucle menant vers le second mousqueton où le double nœud de chaise est installé, ou sinon MC se terminant direct sur le nœud de chaise double, on laissa la première option. Je descend donc, mise en place de la dev, arrivé en bas je m’abreuve un peu et j’amorce de suite la remontée pour déséquiper cette partie, puis direction vers la diaclase en RD, pour équiper en opposition.

Nous laissons juste le chaise double au départ de la MC, qui se dirigera directement vers un abalakov + amarrage sur broche qui enclenche le départ de la vire, Franck me montra le noeud tisserand pour jonctionner deux cordes (Dyneema et corde de progression), de manière visuel cela semble impressionnant mais une fois dedans j’arrive à équiper comme il faut, à la fois tendu sur les longes + bloqueurs et en opposition, puis arrive le moment de poser la tête de puit où selon les dires de JC, il faut un réglage précis, pour justement éviter le frottement sur une lame plus bas, je fais un premier jet avec le chaise double, je lance, la corde, j’ajuste les oreilles, bingo premier coup ça tombe tout droit. Je descends au niveau de la salle, Franck me suit, il aperçoit un petit AN où il pose une dyneema pour voir la pertinence d’une dev afin d’éviter le frottement sur la lame, en vrai ça semble vraiment jouable d’en poser une en fixe.

Nous restons quelques minutes en bas, Franck remonte en premier et moi je le suis pour déséquiper, arrivé au départ de la MC, nous rebroussons chemin en remontant par où nous sommes rentré (par l’entrée classique), Franck se proposa de déséquiper, tant qu’à faire j’ai préféré poursuivre le déséquipement vue qu’il restait qu’une 20aine de mètres à remonter.

En tous cas, j’ai eu chaud, j’ai transpiré comme jamais (le contraire aurait été étonnant), cela me laisse l’impression que la cavité est plus chaude que d’habitude (peut-être que c’est possible aussi après tout ?), du coup cette demi-journée s’est terminé au pique-nique sur les tables et pour l’occasion j’ai pris une bière (la moitié quand même).

Le seul point noir de cette journée, l’oublie de verrouiller les mousquetons (au moins la moitié), c’est ça d’être trop concentré à bien faire les nœuds et essaye d’aller vite. d’ailleurs je vais regarder aussi certains nouveaux nœud à faire (tisserand notamment)

Benoit R.

Mercredi 20 août 2025 – Grotte de Pancheraccia

Mercredi 20 août 2025
Spéléo-VTT, exploration
Grotte de Pancheraccia

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h10

Une nouvelle sortie 2 en 1, un circuit en VTT passant devant une cavité découverte par Micca après indication d’une native du village de Pancheraccia, lire CR du 10 mai 2025. Passer devant et bien sûr y jeter un œil !

Départ depuis la RN 200 direction Pancheraccia, avec un petit détour par une Via crucis très pentue qui mène au « Lourdes » corse. En effet, la Vierge est apparue à une jeune enfant du village au 18ème siècle, soit bien avant celle de Lourdes. Une chapelle a été édifiée sur le site près de la source, de nombreux ex-voto témoignent de l’efficacité de l’eau miraculeuse …
Le source naturelle est captée dans une petite alcôve en paroi rocheuse, fermée par une plaque de cipolin, avant d’être dirigée vers une première source à l’extérieur de la chapelle puis une autre dans le narthex de celle-ci.
https://www.pelerinagesdefrance.fr/spip.php?article1140

Fin du 1er volet historique, la spéléo commence quelques centaines de mètres après le village. La cavité s’ouvre dans le schiste à gauche de la route. C’est une fracture qui pince rapidement au bout de quelques mètres sur un passage très étroit qui laisse peu d’espoir de suite. La faille continue mais avec une largeur d’environ 15 cm et aucun courant d’air n’encouragerait à tenter un élargissement.

Le retour vers la RN 200 s’effectue depuis Piedicorte-di-Gaggio par une piste de quelques kilomètres. De belles strates calcaires décimétriques sont coupées durant la descente. L’épaisseur du maquis empêche toute prospection.

Encore un peu d’histoire nous attend au bord du Tavignano, génoise cette fois-ci, avec un détour par le beau pont à 3 arches de Laricio. Tout beau après la restauration qui a permis d’effacer les dégâts subis lors des crues de 2016. Moment anachronique, une chauve-souris est venu nous saluer en plein jour !

Retour au point de départ en contournant le tunnel par l’ancienne route que la végétation et  les éboulements ont quelque peu bouleversé …

JCL

Vendredi 15 au dimanche 17 août 2025 – Casetta, Ghisoni

Vendredi 15 au dimanche 17 août 2025
Spéléo, désobstruction Ghiso 4 & travaux divers casetta
Ghisoni

Participants
ITP : Antoine B., Arnaud B., Adriana D. C., Antonio E. G., Laureen N., Benoit R., Alexia S. B., Noël R., Franck Z.

« Des zobs, menuiserie, terrassement et …. natation ! »

Sommes nous un club de Spéléologie, ou un entreprise du BTP?

Un beau weekend du 15 août à la Casetta de Ghisonni.

Au programme :

  • Poursuite de la désobstruction d’un cavité (débutée il y a plusieurs années) en amont de celle de Ghisoni et sensée déboucher sur la galerie des Bosons. Elle sera baptisée P’tiscali par les mineurs (Adriana, Franck, Anthonio, Benoit, Arnaud). En effet, le soleil s’y engouffre à la manière de la célèbre cavité sarde un peu avant midi.
    1,50m (NDLR : ???) de gagné dans la cavité, des concrétions et un mince courant d’air. L’avancement est ralenti par une lame rocheuse nécessitant l’utilisation de crayons et des conseils avisés de JCDB. 7 crayons utilisés sans grand succès.
  • Vidage et nettoyage profond de la casetta (Alexia, Adriana, Laureen, Anto, Franck, Anthonio, Nono, Benoit) :
  • Élimination du lierre sur les murs intérieurs par Alexia
  • curage de la terre présente sur le plancher imbibé do pissou do rato
  • Nettoyage et traitement des caisses de munitions décoratives
  • tri des déchets accumulés depuis que la Corse s’est détachée du continent
  • chasse aux dolicopodes
  • panne de gaz, cause : la bouteille est vide, les douches seront froides, mesure corrective : monter deux bouteilles de gaz (et dire à René de ne pas nous les piquer dixit Nono)
  • Mise en place de lambris sur le mur du fond de la casetta, posé à un pelo de culo de laggarto par les menuisiers Adriana, Nono et Anto. Les ouvriers espèrent ainsi limiter les entrées d’air froid en hiver.
  • Terrassement/VRD (tous) :
  • Agrandissement de la terrasse par l’élévation du mur de soutènement au droit du barbecue. Mise à niveau de la surface pour installation ultérieure d’une piscine et d’un terrain de pétanque.
  • création de deux marches d’escalier pour accéder au chemin qui mène à la source depuis la terrasse
  • doublement de la surface de la cuisine en zone barbecue
  • début du terrassement en vue de la création d’une seconde terrasse « supérieure » avec vue mer (derrière les châtaigniers)
  • nivellement général de la terrasse existante
  • Travaux et nettoyages divers
  • Mise en place d’une piscine olympique surveillée par un Maitre Nageur détenteur d’un diplôme d’étude supérieures en buvage de tasse. Peut également servir de frigo, point d’eau, bain bouillonnant (après les saucisses lentilles d’Alexia) ou encore de dispositif anti brûlure pour le maître barbecue!

Au menu : Saucisse lentilles, pâtes au E.Coli refroidies à l’eau de la piscine, burgers et autres gourmandises,

Projets à venir :

  • création d’un deck de 125 mètres carrés en bois de châtaignier et de pins corse
  • Poursuite du terrassement de la terrasse supérieure
  • poursuite de la désobstruction de P’tiscali
  • Réfection de la cheminée

photos à venir

Arnaud

Vendredi 8 Août 2025 – Aven de l’Avaloir

Aven de l’Avaloir, commune de Barbaggio

Participants : Antoine B, Antonio E.G.

TPST : 1h30

Sortie estivale en fin de journée a l’Aven de l’Avaloir, un trou duquel on entend parler mais qui
fera une première fois pour les deux participants.

Montée au col de Teghime vers 20h après avoir récupéré les pizzas. Cette fois ci on procède à l’opposé que d’habitude, on fait l’apéro avant la grotte. Le soleil se couche sur Saint Florent et la Lune, presque pleine, se lève sur Bastia. On récupère pour l’apéro Christophe, qui était en mission aux antennes.

A 22h, on lève la grille (pas sans difficulté) et on commence à équiper le trou. Antho équipe le premier puit. On met un kit pour protéger la corde au niveau de la grille et un protège corde sur
un frottement juste après. Antho met en place aussi une déviation. Ce ne serait qu’à la sortie du
trou qu’on s’aperçoit de la présence d’un spit pour équiper un rappel fractionné évitant ainsi un
des frottements.

Arrivé en bas, après une visite au musée ou l’on trouve un pneu et un vieux téléphone entre autres, on aperçoit le fameux boyau de la râpe a bois qui fait bien honneur à sa réputation. Je me lance à le traverser en premier. Les premiers mètres, paraissent larges quand on arrive à la fin du boyau. J’arrive enfin à sortir et me mettre en équilibre plus mal que bien pour équiper le puit de 6 mètres. Antho me fait parvenir le sac de corde avec un nœud de chaise déjà en place et moi j’équipe le rappel, je mets en place le descendeur presque à l’aveugle et j’arrive en bas.

Antho me rejoindra en bas pour continuer la visite, contents d’être sortie de ce couloir étroit mais sachant déjà qu’il faudra le passer a nouveau. A partir d’ici on désescalade quelques mètres pour enfin contempler un magnifique plafond blanc très concrétionné, avec des formes qu’on ne retrouve pas fréquemment. Un connaisseur pourra l’expliquer mieux que moi, Je me limiterais juste à dire que c’est très beau et que ça se mérite.

Pour le retour, Antho se propose gentiment pour déséquiper le puit de 6 mètres à l’entrée du boyau. Je passe donc en premier, j’arrive au bout de l’étroiture et je me retourne pour récupérer la corde envoyée par Antho et l’assurer pendant qu’il déséquipe. On remonte en surface a 23h.

La lune nous éclaira jusqu’à la voiture ou Adriana, qui n’avait pas voulu rater les pizzas, nous attend patiemment.
On finit ainsi cette belle soirée en petit comité. Contents d’être sortie mais encore plus d’y être rentré.

AEG

Lundi 21 juin 2025 – Grotte marine, Patrimonio, Farinole

Participants : Adriana D.C., Antonio E.G.

Depuis quelque temps nous avons envie de faire une sortie pour explorer la grotte qui est à côté de la plage du camping à Farinole. Antonio avait proposé sur le groupe d’ITP, personne n’étant pas disponible, nous décidons d’aller à deux.

Arrivés à la plage vers 9h, nous gonflons nos paddle-surf et cette fois-ci nous essayons le mode « kayak ».

Nous arrivons à la grotte vers 10h15, nous garons nos kayaks et on commence à chercher l’entrée de la grotte. On va à gauche et à droite mais on ne trouve rien. On retourne au kayaks déçus de ne pouvoir pas faire la grotte, mais quand on arrive Antonio repère l’entrée juste en face de notre « parking kayak ». On met les combis spéléo et on rentre dans le premier tunnel, étroit mais ça passe. Adriana qui n’apprécie pas les étroitures l’attend dans la première salle.

Antonio poursuit la cavité jusqu’à ce qu’il ne peut plus avancer. Il trouve des belles concrétions. A la sortie de la grotte il y a deux bateaux de touristes qui rentrent dans le porche et qui nous disent « coucou ». Nous reprenons nos kayaks et nous nous arrêtons à l’arche naturel avant de retourner à la plage du camping de Farinole à 11h45.

Belle matinée à refaire avec d’autres ITP.

AEG

Lundi 9 juin 2025 -Spéléo, visite classique – Gouffre I LUMINELLI, Morosaglia

Lundi 09 Juin 2025

Spéléo, visite classique

Gouffre I LUMINELLI, Morosaglia

 

Participants :

ITP : Christophe C., Benoit R., Franck Z.

FJS : Charles, Florian, Laurence, Pascal, Philippe.

 

En début d’ année, un des membres du groupe des furets jaune de Seyssens m’a contacté, en vu d’effectuer un camp en Corse. Les furets jaunes de Seyssens est un club de spéléos de la région grenobloise.  Ils souhaitait obtenir  des renseignements  afin de découvrir notre belle région en canyon, rando et peut être effectuer un peu de  spéléo.  Après plusieurs échanges par mail ou téléphone, nous avons envisagé une sortie spéléo avec eux non loin de leur lieux de campement. Le choix s’est arrêté sur le Gouffre d’I luminelli pour bénéficier d’un peu de verticalité.

Le lieux de rendez-vous est prévu à Ponte Leccia, à 09h30 au « carré d’AS » pour un traditionnel café. Arrivant en premier, nous accueillons nos invités du jour. Ces derniers arrivent les mains pleines : bouteille de liqueur dont j’ai oublié le nom et fromage de chèvre régional. Nous savons déjà que le courant va passer…

Après une rapide présentation et café, nous nous rendons sur le parking. Le maquis a repris s’est droit, la sente n’est plus trop bien marqué, nous perdons rapidement les repères jaunes et c’est en mode « sanglier » que nous gravissons la pente raide en trente minutes.

J’ équipe la cavité suivi de Christophe et du reste du groupe. Sur le dernier fractio, nous avons utilisé lunule avec la dyneema, c’est top ! et rapide.

Florence qui reprend  l’activité spéléo, est bien encadré.  Chacun raconte ses aventures, découvertes, explorations… Les dimensions de notre cavité du jour aurait pu les faire sourire,  mais l’idée de la sortie n’est pas de battre des records mais bien de partager un peu de spéléo ensemble. Nous avons apprécié leur état d’esprit.

Après une visite jusqu’ au -60 de la cavité, nous remontons tranquillement. Christophe déséquipe.

Nous nous retrouvons en surface vers 15 h00 pour partager quelques produits Corse  ou Sarde dans la tradition des Topis.

Cette journée ne pouvait se finir ainsi, nous redescendons au carré d’AS pour déguster une dernière « Pietra ».  Cela a été  une belle journée d’échange, vraiment sympa. L’invitation dans le Vercors est lancée. Et pourquoi pas un camp dans l’Isère?

Franck

 

 

 

 

Jeudi 5 juin 2025 – Biospéléo, prospection – Grotte Canadolo, Barbaggio – Grotte Canamarie, Furiani

Jeudi 5 juin 2025
Biospéléo, prospection
Grotte Canadolo, Barbaggio
Grotte Canamarie, Furiani

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Les « avant-boites » sont bien connues des fêtards, mais moins les avant-réunions.
Donc, avant la traditionnelle réunion topinesque du jeudi soir il est prévu un nouveau prélèvement de la mystérieuse substance présente dans la grotte Canadolo sur le massif calcaire de Canarinco, vu que nous disposons maintenant d’un bon microscope fourni par un généreux donateur de la liste biospéléo nationale. Et même 2 après remise en état de l’éclairage du microscope perso d’Albert.
Le but de ce prélèvement est de vérifier l’hypothèse de ce dernier concernant la présence de Nostoc, cet étrange organisme constitué de cyanobactéries. Organisme très petit et hors de vue des loupes binoculaires disponibles au local. Un vrai microscope à fort grossissement pourrait nous aider pour cette détermination.

Les 3 mousquetaires démarrent du parking, sans le 4ème trop occupé à la relecture des 400 pages de son rapport sur la grotte de Sulzbrunn. Ils passent à côté de l’enclos dont les herbes ont encore poussé, elles atteignent maintenant les épaules. Descente en suivant plus ou moins le bord ouest du plateau incliné. Repérage du départ des voies installées il y a de très nombreuses années au-dessus de la Grotta di i Cudi, à refaire un jour …
La cavité qui nous intéresse ce jour est retrouvée peu après sans problème, les prélèvements sont illico presto effectués.
On pense encore une fois à tenter de dégager cette chatière descendante …

Nous décidons maintenant de rendre une petite visite à la proche cavité découverte en 2012 par notre ex-présidente Marie. Dénommée d’abord grotte Marie, puis grotte Cana, elle recevra pour ce compte-rendu le nom de grotte Canamarie pour rester dans la logique de la précédente 🙂
Là c’est une autre histoire, si la 1ère se situe sur un lapiaz dégagé, il faudra batailler avec le maquis pour pouvoir s’approcher de la 2ème. Le rapport intérêt/effort est vraiment défavorable, elle pourrait même être classée dans les cavités à « oublier » 🙂

Remontée en mode prospection vers la route en zigzagant sur le plateau.

Retour au local, les microscopes sont installés, la substance placée sur les plaques de verre, mais point des formes caractéristiques des chaines de cyanobactéries. L’hypothèse de spores de mousse reste pour l’instant la plus vraisemblable, mais la question reste posée.
Suite au(x) prochain(s) épisode(s) …

JCL


Samedi 24 mai 2025 – Aven de Rega – Olmi Cappella

Samedi 24 mai 2025
Spéléo, explo, topo, entomo, chiro
Aven de Rega – Olmi Cappella

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-pierre F, Eric G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.
Ex-topi : Jean R.
Initié : Ange C.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h30

Mémorable, qualificatif qui restera certainement pour résumer cette sortie. Une vraie expédition, au sens propre du terme. Un jeu de piste avec quelques indications de notre vénérable Jean qui tenait à s’approcher encore une fois de SON trou.

Trou qu’il avait découvert après des indications de bergers dans un bar d’Olmi Cappella. Il avait pu y descendre en 2011 avec Albert, depuis c’était un peu une arlésienne du club, on en parlait, on en parlait, mais on repoussait toujours à plus tard la visite.
Faut dire que la description de l’accès n’avait rien d’engageant. C’est déjà à 1h30 de route de Bastia, en grande partie sinueuse, puis 6 km de piste de montagne théoriquement fermée, et pour finir 1h30 de marche d’approche dans le maquis sans chemin bien marqué.
Même la promesse d’un beau puits de 17 mètres n’arrivait pas à déclencher l’action.
Mais il a suffi d’une période de disette où on ne fait que les fonds de tiroirs et les galeries de mines pour réveiller les ardeurs exploratrices, d’autant que Jean avait promis qu’une bestiole extraordinaire nous attendait dans cet antre…

Malgré quelques nouveaux reports une date est enfin fixée, ce samedi 24 mai. La météo est encore clémente, les journées sont déjà bien longues (on verra que ce sera utile) et pis à un moment donné faut y aller 🙂
L’équipe d’aventuriers sera composée de vétérans bien tassés, mais aussi de jeunes puisque Louis-Mathis et Ange permettront d’abaisser la moyenne d’âge. Baisse toute relative puisqu’elle sera quand même de 59 ans !
A propos d’Ange, c’est un jeune pompier qui est passé au local le jeudi précédent, intéressé par la spéléo et qui n’a pas été refroidi par la description de la sortie et les probabilités qu’elle soit épique et peut-être piquante. En plus il est originaire d’Olmi Cappella, on ne pouvait donc pas refuser à un enfant du pays de faire sa première initiation spéléo au paese !

Le rendez-vous à 8h00 au rond-point n°4 a été respecté, le rendez-vous à 8h45 à Ponte Leccia a été respecté, le rendez-vous à 10h00 au pont de Melaja a été respecté, les planètes sont alignées !
Bon, pas si alignées que ça, le Duster de Jean arrive au bout de la piste en faisant un drôle de bruit, le pneu arrière droit s’est en effet fendu la poire, le flanc est ouvert en plusieurs endroits.
Heureusement, le Duster est équipé d’une vraie roue de secours et pas d’une galette ou d’une bombe anti-crevaison. Changement de la roue pendant que Ange tente de trouver le meilleur endroit pour entamer la marche d’approche. En effet, le maquis a bien poussé depuis 2011 et les souvenirs de Jean se sont un peu estompés. Heureusement, des photos prises à l’époque nous ont aidé à repérer déjà l’objectif, et à se décider pour un point de départ.

Le maquis est malgré tout relativement bas et il a été globalement tolérant avec nous. Nous avons plus ou moins suivi des sentes d’animaux.
Les jeunes étaient plutôt devant et ouvraient la marche, les anciens plutôt derrière 🙂 . Gros boulot d’Ange qui a même joué de la machette pour les passages les plus fermés.

La marche d’approche fut très longue pour notre vétéran, mais il y est arrivé, du haut de ses 85 ans, chapeau !
Pendant ce temps, si la dernière photo a permis de repérer le secteur final où se situe la cavité, il fallait quand même la trouver dans le contrebas de cette montagne.
Une consigne de Jean revient en mémoire : « En bas du puits vous dégagerez les aiguilles de pin pour remplir le sac de terre ». Un seul pin dans le secteur dépasse de la ligne de crête, JC descend côté droit, Ange côté gauche et bingo, il trouve l’entrée ! C’est donc mieux par la gauche 😀 .

Début de l’équipement après un rapide pique-nique.
Belle entrée de 1,5 m de large et 6 m de haut, suivie rapidement par un resserrement d’où part le puits. Une broche dans une fissure basse puis un spit en mauvais état en paroi droite sont en place, c’est l’équipement de la visite de 2011. Jean et Albert étaient descendus à l’échelle et il n’est pas adapté pour une descente sur corde.

Une C10 est nouée autour du pin, un 1er trou est foré en paroi de gauche pour une première Pulse qui servira de fin de main courante et début de la descente, c’est de l’explo … Une C28 prend le relai, une autre Pulse est posée en tête de puits, une dernière pour un fractio, le reste est direct jusqu’en bas en rasant une paroi d’une planéité surprenante. Il reste environ 3 mètres de corde à la C28.
Arrivée au milieu d’une galerie. Côté Est elle continue sur une dizaine de mètres avec une fracture étroite de quelques mètres à droite avant la fin. Côté ouest, un plan incliné descend vers une lucarne, puis la galerie remonte vers une trémie craignos.

Cinq grands rhinos aperçus dans la cavité.

Seuls Jean, JY et Michèle ne feront pas la visite, ils commenceront la descente vers les véhicules.

Eric se charge de déséquiper, il est déjà 19h lorsque nous attaquons à notre tour la descente, aidée par l’enregistrement de la trace à l’aller. Une seule heure a suffi contre 2 pour la montée.

Il fait encore jour lorsque tout le monde se regroupe autour des voitures, il fait nuit lorsque nous rejoignons la route et la « civilisation ».
La durée totale montée, recherche, pique-nique, équipement, visite et descente a été de 8h42, réparties approximativement en :

  • Montée : 2 à 3h30
  • Recherche : 1h00
  • Pique-nique : 1h00
  • Equipement : 1h00
  • Visite : 2h30
  • Descente : 1 à 2h00

Retour tardif en région bastiaise après une journée … mémorable.

JCL

Samedi 17 mai 2025 – Entrainement spéléo secours – Falaise de Tozza

Samedi 17 mai 2025
Entrainement spéléo secours
Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy B., Antoine B., Christophe C., Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude D. B., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Francis M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Alexia S. B., Franck Z.
Observatrice : Chantal N.

Durée équipement : 2h30
Durée exercice : 3h00

Et voilà, de nouveau une feuille blanche à noircir devant les yeux.
Quels mots écrire pour ce compte-rendu d’entrainement aux techniques de spéléo-secours ? Pourquoi pas des mots bleus tiens, ça rime avec nœuds 🙂
Faute de volonté je prends donc une casquette de CTDSA qui trainait par là et j’ose cette prose bleutée.

Assez de balivernes, pourquoi cette journée d’entrainement ?

  1. : Pour éviter de rejouer le « barnum » de 2023 où le manque de pratique avait été évident.
  2. : Pour satisfaire le besoin évident lui aussi de la nouvelle génération qui a une grande faim de techniques et qui est très motivée.
  3. : Pour respecter un programme d’entrainement plusieurs fois réclamé ces dernières années. A savoir au minimum une journée « mur », une journée « falaise », un exercice en cavité pour finir l’année.
    Et si on peut un vrai barnum avec tous les accessoires matériels et humains 🙂 

On peut considérer que le premier point a été réalisé le jour de l’AG LISC. Pas en mur certes, mais en arbres 🙂 . Nous avions pu jouer aux contrepoids, avec un petit plus, la translation.

Pour aujourd’hui ce sera portage et hissage qui sont, c’est bien connu, les 2 mamelles du secours spéléo. C’est pas moi qui l’a dit mais Sully, une référence historique quand même !

Premier atelier : portage depuis la deuxième plateforme de la voie des Oliviers jusqu’en bas de celle d’Initiation. Par sécurité un petit plan incliné a été géré par la pose d’un frein de charge.
Points à améliorer :

  • On doit d’abord décider qui fait quoi. Qui porte et qui commande la manœuvre.
  • On doit se synchroniser lors du relevage et lors de la repose de la civière.
  • On doit faire attention à l’endroit où on la pose et éviter d’éventuels blocs saillants.

En résumé, on doit s’entrainer à tour de rôle à occuper les différents postes d’un portage de civière.

Deuxième atelier : un contrepoids pour monter la civière du bas de la voie d’Initiation jusqu’à la première plateforme de la voie des Oliviers.

Vue de la victime ce fut laborieux. Une des raisons est que le contrepoids n’était pas en poids, ce qui est forcément gênant pour un contrepoids 🙂
La civière a donc été montée en partie à la force des bras, jusqu’à ce que le contrepoids se pende dans le vide.
Il faut également penser à l’accompagnement de la civière et la guider afin de rendre la progression la moins inconfortable possible pour la victime. Il ne faut oublier qu’elle est peut-être blessée, qu’elle souffre, qu’elle a éventuellement les bras verrouillés et qu’en principe elle ne peut pas « aider ».

Troisième atelier : reprise en charge de la civière depuis le haut de l’atelier précédent jusqu’à la tyrolienne.
Celle-ci était environ un mètre sous le répartiteur de charge du contrepoids. Un peu plus de marge aurait facilité la reprise mais celle-ci s’est bien déroulée. En raccourcissant le répartiteur du contrepoids on aurait pu gagner 30 à 40 centimètres et ainsi facilité la reprise.

Quatrième atelier : une tyrolienne entre le haut de la voie des Oliviers et un petit escarpement dans le maquis.
Il a fallu au préalable démaquiser le point d’arrivée et retrouver les spits ! Ceux-ci avaient été posés par Dumè et JCL lors du dernier entrainement avec tyro en … 2017 ! Heureusement les vieux neurones ne sont pas trop fatigués et les spits ont été retrouvés. Il y en a 6 puisque 2 tyros sont possibles.

Là-aussi ça a merdé. La tyro n’était pas assez tendue et la civière s’est retrouvée coincée dans l’arbre le plus grand. Heureusement le blessé avait les bras libres, il a pu casser 2 ou 3 branches et une traction vigoureuse avec la corde de reprise de charge a permis de libérer la civière.
Moralité : avoir les bonnes poulies pour tendre la tyro et privilégier plutôt des bras virils 🙂 

Cinquième atelier : balancier pour remonter la civière par la même tyro.
Une remise en tension de celle-ci et un élagage de l’arbre a permis cette fois-ci de franchir l’obstacle et d’arriver en haut de la voie des Oliviers sans problème.

Sixième atelier : reprise de charge sur palan.
C’était peut-être l’atelier le plus délicat et le plus physique puisqu’il faut faire franchir le bord de la falaise à la civière. Des équipiers longés sur la main courante posée à cet effet ont facilité ce passage.
Le palan prévu au départ a été remplacé par un JAG. Dommage, le but des exercices est justement d’utiliser le matériel standard préconisé par le SSF afin d’assurer une interopérabilité des sauveteurs spéléo.

En conclusion un entrainement réussi qui a permis de se (re)mettre dans le bain par la mise en pratique de plusieurs techniques et surtout de passer une agréable journée. Surtout pour moi qui n’a pas fait grand-chose 🙂 

Et mot de la fin : on en redemande …

JCL


Quelques impressions

La « victime »

Satisfaction globale de l’exercice avec une durée équipement + secours de moins de 6h00, sachant qu’il y a eu une « pause » d’environ une demi-heure entre l’aller et le retour sur tyro pour élaguer l’arbre accrocheur.
Il n’y a pas eu de situation critique.

La victime est presque littéralement dans une coquille qui l’isole de ce qui se passe autour de lui. Les principales informations sont auditives et physiques, d’où l’importance de ce qui se dit autour et de la façon dont elle est trimbalée.

Concernant le portage, bien faire attention à soulever simultanément la civière et uniquement lorsque tous les sauveteurs sont prêts. Répartir les porteurs en vis-à-vis par taille. La civière a été 2 ou 3 fois en situation de gite important 🙂

Avant de poser la civière à terre il est important de vérifier qu’il n’y ait pas de cailloux trop saillants.

Il est bien de demander de temps en temps au blessé s’il veut boire ou manger quelque chose, sauf contre-indications médicales bien sûr, fait lors du portage initial.

Hormis le cas particulier de l’arbre, le seul endroit où la sensation que ça « merdait » a été ressentie c’est dans le 1er atelier contrepoids, impression sonore et physique d’un hissage laborieux au palan. Si l’atelier est décidé en mode contrepoids, il faut qu’il y ait un contrepoids.

Penser aussi à l’accompagnement de la civière dans les sections verticales afin que le blessé ne se retrouve pas plaqué face contre paroi, les bras libres ont été utiles.

Concernant la tyrolienne, on a mal anticipé la flèche (c’est moi) et on aurait dû la faire tendre par des équipiers plutôt virils 🙂 , ce qui aurait limité la flèche.

Un peu frustré quand même du fait qu’on n’a pas utilisé le matériel standard partout. Il est important de penser à l’interopérabilité des sauveteurs du SSF.

Nous sommes sur la bonne voie, à refaire plus régulièrement.

JCL


Le CTDS

En tant que CTDS on est garants de la compétence des Equipes SSF, il faudrait plutôt parler de capacité opérationnelle. Dès lors qu’on inscrit quelqu’un sur une liste spéléo secours c’est une marque de confiance vis à vis de la personne : on doit être sûrs qu’elle va « assurer » et on se porte garant de sa compétence vis à vis du préfet qui nous a nommés en tant que CT.

Ce qu’on a fait samedi nous démontre qu’on a bien cette capacité opérationnelle et que, en cas de vrai secours, on sera à même de gérer une évacuation et de « sortir la victime ».

Bien évidemment il y a encore du boulot pour perfectionner les techniques (répartiteur un peu long sur la tyro, fluidité des transferts, coordination de l’équipe, qui dirige la manœuvre ?) mais qui peut prétendre à la perfection ?

Et puis beaucoup débutent dans le secours et les ateliers de samedi n’ont pas été parmi les plus simples : tyro dans le maquis, contrepoids 1 avec reprise de charge sur contrepoids 2, reprise de charge sur palan depuis 1 tyro, on a abordé beaucoup de choses et il faut digérer tout ça, refaire aussi, c’est par la pratique qu’on acquiert les réflexes, mais il faut aussi se méfier des réflexes : trop de confiance conduit parfois à l’erreur, il faut rester attentifs.

Autre point : adopter des techniques standard, le but étant qu’on puisse travailler ensemble avec des équipes d’autres départements structurés (cas d’un secours important ou on devrait faire appel à des renforts du continent).

Prochaine étape pourquoi pas Cast 2 avec une sortie de puits d’entrée par contrepoids sur tyro et translation horizontale jusqu’au bord du puits et reprise sur palan, plus évacuation dans le nouveau réseau.

Francis



Dimanche 11 mai 2025 – Grotte de Moltifao, mines de Ponte Leccia

Dimanche 11 mai 2025
Spéléo, visite, chiro
Grotte de Moltifao, Moltifao
Mines de Ponte Leccia, Morosaglia

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Amal D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Benoit R., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.

TPST : 2h00

Lors de la sortie « chiro » du 23 avril dernier en Balagne il était prévu une visite de Pietralbello au retour, mais celle-ci avait été reportée faute de temps.
De visite en petit comité elle s’est transformée en sortie éducative pour les topi : « Sensibilisation à destination des spéléos sur le comportement à avoir en cas de présence de chauves-souris »

A ce propos il existe une charte FFS, téléchargeable ici :
https://memento.ffspeleo.fr/IMG/article_PDF/Charte-de-bonne-conduite-du-speleologue-en-presence-de_a321.pdf, elle précise quelques règles à respecter.
Il y est bien sûr ajouté un comptage des chauves-souris.

C’est donc en grand comité que 12 topi s’habillent en bord de route et se retrouvent 10 mn plus tard devant la grille, après avoir observé un valeureux bousier poussant son énorme charge roulante et odorante.

Petit briefing de Michèle puis installation d’une corde pour s’aider à descendre le plan incliné qui suit l’entrée. Nous sommes déjà accueillis par 2 chauves-souris volant gaiement en tourbillonnant. Le plan incliné est sec et la descente ne pose pas de problème.

Voilà la première grande salle, nous sommes accueillis par 3 petits rhinos qui nous applaudissent et donc forcément se décrochent du plafond et s’envolent.
Le comptage est fini, nous ne verrons pas d’autres chiros. Cette cavité n’a plus le succès d’antan, elle était alors un lieu de rencontre couru et connu, des centaines de chauves-souris s’y retrouvaient en transit, c’était avant la pose d’une grille de « protection ».

La visite devient maintenant purement spéléo, certains pousseront même l’exploration jusqu’au boyau terminal, Benoit en fait partie 😉

Retour vers la sortie, les chaussures pleines de boue. La corde du plan incliné aide bien, elle servira à une démo consistant en la réalisation d’un baudrier de fortune avec une simple sangle, fermée par un mousqueton, lequel servira de descendeur avec un demi-cabestan sur la corde.

Retour aux véhicules, puis au bord de l’Asco pour un pique-nique conventionnel, avec grillades cette fois-ci 🙂

Poursuite du programme de comptage des chauves-souris avec un changement de lieu. Direction l’entrée de Ponte Leccia pour la visite de quelques galeries de mines. Une seule dans la première, longue d’une trentaine de mètres. Courte mais joliment ornée de fistuleuses blanches et de gours. Sans bottes elle se mérite, il faut jouer les équilibristes sur des cailloux instables si on ne veut pas se mouiller les chaussures. Une prospection aux alentours ne révèlera pas une autre galerie signalée dans le secteur.

La 2ème est encore plus courte, une poignée de mètres, aucun chiro.

La 3ème se situe à quelques centaines de mètres. Une entrée basse suivie par une longue flaque d’eau nécessitant les bottes. C’est la plus longue des 3, une cinquantaine de mètres agrémentée là-aussi de concrétions blanches. Un petit rhino y est observé.

Quelques grondements se font entendre, l’orage arrive, l’orage est là. En quelques secondes des trombes d’eau s’abattent sur nous, accompagnées par de tonitruants coups de tonnerre. C’est la débandade et c’est au pas de course que nous rejoignons les voitures, bien trempés. Nous n’oserons même pas nous arrêter au Kré d’As.

Le soleil sera retrouvé en nous approchant de la région bastiaise.

JCL


Les mines de cuivre de Ponte Leccia ont été exploitées de façon intermittente entre 1860 et 1901 et ont donné lieu au creusement d’une dizaine de galeries de faible longueur (entre 10 m et 80 m) sur trois niveaux ainsi que de trois puits sur 800 mètres de long. Un travers banc de 520 m (TB du Marteau) partant de la route de la gare serait éboulé dès l’entrée.

Sur la rive gauche du Golo au lieu-dit Belgodère existait un autre site comportant un puits desservant deux étages de galeries, ainsi que quelques autres attaques de galeries.

Les minerais exploités étaient la pyrite cuivreuse, la chalcopyrite, la phillipsite, la Malachite et l’azurite. La minéralisation s’enchâssait dans les serpentinites ou les gabbro rosso sous la forme de lentille ou de rognons de puissance très variable. L’analogie géologique avec les Mines de Montecatini en Toscane avait fait espérer une production abondante qui s’était révélée dans les faits décevante. Seule une partie centrale de 150 mètres de long sur 30 mètres de haut comportait une minéralisation importante. La mine n’avait rapidement plus été rentable.

En 1900 la « société des Mines de Ponte Leccia » émettait des actions à 100 Fr., mises dans le public à 130 Fr. et qui ne valaient rapidement plus que six francs. Le lucre avait transformé le miroir aux alouettes en escroquerie. La Mine ferme en 1901.

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