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Samedi 19 septembre 2026 – Grottes RN193 Casanova et RN Francardo – CROS

Samedi 19 septembre 2026
Réunion CROS – Vizzavona, Vivario
Spéléo :
Grotte RN193, Casanova
Grotte RN Francardo, Omessa

Participants
ITP-LISC : Éric G., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h15

Grotte RN193 et Grotte RN Francardo font partie de ces micros mais néanmoins vraies cavités qui sont ignorées de presque toutes les mémoires. Heureusement il reste quelques vieux cerveaux pour se souvenir de leur existence et leur faire l’honneur d’une petite et forcément courte visite.

Le président LISC et son adjoint ayant fait le déplacement à Vizzavona pour participer à la réunion CROS-Ligues, ils en profitent au retour pour déjà vérifier si la première existe encore.
En effet, sa proximité avec la route nationale territoriale la rend sujette à un malheureux déchargement de gravats. Effectivement, à la première approche des tas de gravats nous laissent craindre le pire, mais derrière un gros bloc rocheux sa petite ouverture est toujours bien présente. Désescalade à tour de rôle d’un étroit ressaut de 2 mètres et voilà le départ d’une galerie descendante de quelques mètres se finissant sur trémie. Cette partie est agrémentée par une belle coulée de calcite blanchâtre sur la paroi de droite.
Retour en surface, petite prospection aux alentours et direction Omessa pour la 2ème cavité.
Elle est également située à proximité de la route mais sa large ouverture lui procure une relative protection d’une tentative de rebouchage. Si la première partie permet la station debout, le reste de cette belle galerie aux formes caractéristiques d’un creusement karstique nécessite quelques contorsions.
Fin sur pincement et trémie au bout d’une dizaine de mètres. Même les chauves-souris ne semblent pas lui prêter attention.

JC

2026-01-24-Faille-Supietra-LMJC-007

Samedi 24 janvier 2026 – Visite chiro et réunion LISC-GCC – Omessa

Samedi 24 janvier 2026
Spéléo, visite terrain chiro
Grotte de Supietra, failles diverses – Omessa
Réunion LISC-GCC, Omessa

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Éric G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
GCC : Gregory B., Michèle C.

TPST : 1h00

Suite à la réunion du COmité de PILotage du Plan Régional d’Action en faveur des Chiroptères, il avait été convenu d’une réunion entre le GCC, animateur de ce plan, et la LISC, membre du COPIL.
Après avoir pu convenir d’une date conciliant les agendas des participants, le rendez-vous est fixé au local du GCC à Omessa.
Si seul Greg représentera le GCC, côté LISC c’est une armada qui se rend à Omessa. Michèle spécialiste des chiro avec les 2 casquettes GCC et LISC, Wanda et HP en tant que membres de la commission scientifique, Éric et JC en tant que président et président-adjoint.
Une visite terrain avait été convenue, la météo est annoncée belle le matin, pluvieuse l’après-midi, on commencera donc par le terrain.

Direction Caporalino et un des gites majeurs d’hibernation des minioptères en Corse. L’accès est très pentu, nous faisons quelques détours qui serviront également à prospecter le secteur. La faille est enfin atteinte, le puits de 18 mètres est équipé. Seuls Greg, Éric et JC descendront afin de déranger le moins possible les chauves-souris. Un premier essaim de 200 à 300 minioptères est présent sous un plafond quelques mètres sous l’entrée.
Arrivée sur un grand plan incliné à mi-chemin entre le bas et le haut de la galerie. Greg comptabilise rapidement les autres chauves-souris. Parmi celles-ci une colonie rare et exceptionnelle d’environ 150 grands rhinos, accompagnés d’une trentaine de minioptères.
En bilan il s’avère que la cavité est beaucoup moins habitée qu’à l’habitude, il y a parfois été dénombré plusieurs milliers de chauves-souris.
Remontée rapide en repérant de quelle façon cette cavité pourrait être équipée en cas de secours. Aucune difficulté, un atelier contrepoids suffit pour la partie verticale avec pose de 2 amarrages et utilisation d’une grosse branche d’arbre. La reprise de charge pour la sortie est également facilement réalisable.

La montée continue vers Supietra qui est rapidement visitée, peu de chauves-souris présentes.
Descente vers la plaine par un autre versant avec visite d’une belle fracture, absente de nos souvenirs. Une trentaine de mètres de développement avec une lucarne donnant sur l’extérieur par un balcon. Juste quelques petits rhinos présents.
Retour au local pour casser la croute en mode auberge espagnole.

Réunion LISC-GCC
Les cavités souterraines étant un territoire partagé, grosso modo entre les espèces cavernicoles et les spéléos, il convient d’établir des règles de cohabitation dans ces espaces. Si les chauves-souris ne sont pas très enclines à respecter des règles il en est autrement des humains qui sont censés être capables de se contrôler.
C’est donc aux spéléos de s’adapter et c’est entre autre l’objet de cette réunion avec une éventuelle actualisation du calendrier chiro.

  • Le partage peut être de nature temporelle, on peut y aller lorsque le risque de dérangement est minime. Il est aussi spatial, on évite les secteurs où elles se regroupent pour hiberner, se reproduire ou mettre bas
  • Certaines cavités peuvent avoir leur plage de restriction allongée, mais l’inverse est également possible
  • Continuer la concertation avant tout exercice spéléo-secours. Il est bien compris que l’équipe SSF doit connaitre les différentes cavités à risques afin de mieux se préparer en cas de gros pépin
  • Le panneautage de certaines cavités et le projet de repérage des cavités intéressent le GCC. Une recherche de financement est lancée
  • Des suivis de gites à chiros et la réalisation d’enregistreurs TeensyRecorders sont également envisagés
  • Si quelques tensions apparaissent entre les spéléos et les groupes chiroptères sur le continent, la situation est plutôt saine en Corse

La nuit est tombée depuis un bon moment lorsque nous nous séparons en nous promettant de renouveler ce genre de rencontre.

JCL

Dimanche 24 octobre 2021 – Spéléo, visite, entomologie – Grotte di Rumendella, Caporalina A – Omessa

Dimanche 24 octobre 2021

Spéléo, visite, entomologie

Grotte di Rumendella, Caporalina A – Omessa

Participants

  • ITP : Jemaa B., Pierre-Yves D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.
  • Gente canine : Bosco, Nala

TPST : 1h15

Photos

La grotte de Rumendella

Première exploration pour deux novices infirmiers, accompagnés, rassurés et un peu bizutés par ces deux médecins passionnés. Au détour d’une carrière abandonnée, sous un beau soleil, nous suivons la trace GPS qui finit par nous amener, après 20 mn de marche, au pied d’un accès peu fréquenté par les humains.

C’est ici, nous disent-ils, nos deux grands spéléologues fans de petites bêtes en tout genre. Araignées, insectes et autres noms étranges seront recherchés dans les méandres de la terre. Aidés de l’aspirateur manuel, ou plutôt buccal, de petites pinces (qui rappellent nos soins infirmiers), nous devons nous enfoncer dans le noir.

Lecture facile de topo mais avancée lente et peu rassurante dans cette pente d’à peine un mètre de diamètre. « Vous êtes sûrs les gars ? » je leur lance. Entre légères inquiétudes et rigolades pour déstresser, nous rampons jusqu’au bout. Recherche et capture de bestioles. Leur donner la mort pour mieux les comprendre. Voilà la science vue par les Hommes.

Retour plus détendu et redécouverte du soleil, bien utile à notre survie. C’est fini. Et bien non ! La grotte aux pigeons nous attend… odeur de fientes, bruits résonnant des pigeons qui fuient la grotte, nous y allons. Petite découverte accrochée au mur abandonné de la carrière.

Merci les gars pour cette découverte. Vous resterez nos grands scientifiques spéléologues passionnés qui nous ont fait découvrir cette passion.

Pierre-Yves

Les grottes de Caporalino ont fait l’objet de nombreuses explorations de la part des topis et bien sûr du GCC, leur ancien siège d’Omessa se trouvant en face.

Cf. http://topipinnuti.free.fr/Sagas/Saga_Omessa_Caporalino.pdf.

En 2008 Jean Raffaldi avait découvert dans A Supietra une nouvelle espèce de lithobius (millepattes). Mais depuis lors il ne semble pas que de nouvelles recherches de la faune cavernicole hors chiroptère y aient été réalisées. La lecture récente d’un article de Stefano Haiti et Franco Ferrara, entomologistes florentins, sur les isopodes terrestres de Corse a attiré notre attention sur la grotte de Rumendella dans laquelle Vandel en 1968 et Petâr Beron en 1972 avaient mentionné la présence de Nesiotoniscus corsicus, un isopode (crustacé) spécifique de la Corse. La grotte avait été indiquée par le Pr Rémy sans qu’il ne l’explorât. Elle est connue comme gite à Euryale.

Rendez-vous donc au Carré d’As. JN et HP, les noyaux durs (,) masculins, de la biopéléologie topinesque, sont là. Véronique et Wanda n’ont pu venir, mais les toutous Bosco et Nala sont présents. Jemaa et Pierre-Yves, initiés de fraîche date les accompagnent. On y croise Michelle, Chief Executive Officer du GCC et JY, chiroptérologue indépendant, qui partent compter la souris ailée dans les mines de Moltifao/Castifao.

Nous rejoignons, et nous garons devant, l’ancienne carrière de Caporalino qui entaille à sa base le flanc est du massif calcaire du Monte A Supietra. De nombreux gites de chauves-souris y sont recensés. Un APB de 1998 frappe le site mais permet les activités spéléologiques du 31 mars au 1er novembre.

Guidés par nos GPS nous montons un chemin plus ou moins marqué, par le côté droit de la carrière, puis au-dessus du front de taille. Le lapiaz est sec, la végétation rare, on arrive rapidement à la grotte abritée par un grand lentisque. Les coordonnées de la topo sont exactes. Quelques chèvres nous observent de loin.

À l’entrée une forte odeur de caprins nous saisit, le sol poussiéreux est jonché de crottes de biques. HP et Nala entament leurs recherches dans la petite salle précédant le laminoir et récoltent quelques petits coléos, un beau myriapode. Jemaa et Pierre-Yves ont du mal à croire qu’il leur faut s’enfiler ensuite dans le laminoir, ascendant et glissant bien que sec, et plutôt bas de plafond qui mène à la Salle du trésor. Et si, c’est ça la spéléo insulaire ; à mini grottes, étroitures serrées forcément. HP les entend s’interroger, s’encourager. Mais ils sont jeunes et minces, ça passe bien. JN les rejoint plus difficilement 🙂 ; toujours pas de trésor. Pas de végétaux. Un thermomètre marque 18° C, un peu d’humidité, contrastant avec la première salle ; pas de chauve-souris, mais un tas de guano volumineux et frais témoigne d’une présence récente et nombreuse. Nous ne sommes malheureusement pas suffisamment experts pour identifier l’espèce à partir de ses déjections. Seul le Grand JY en est capable parmi les liscards corses. Des isopodes, des myriapodes sont retrouvées, à déterminer ultérieurement. Rien n’est observé dans le laminoir, mais la recherche y est malaisée.

Au bout d’une heure on ressort à l’air libre, heureux de respirer un air pur. Un beau sourire, photos. On redescend à la carrière. On en profite pour visiter Caporalino A, facilement accessible. Fientes, plumes, œufs de pigeons et pigeons eux-mêmes, s’envolant par la sortie supérieure à notre approche, nous y accueillent. Un magnifique myriapode est récolté. Nombreux dolichos. En l’absence de Wanda, l’étroiture du fond n’est pas franchie, la seconde salle n’est donc pas fouillée. Il faudra revenir, d’autant que la Grande Faille aux minioptères n’est pas topographiée. Capannuli est également citée dans le Ferrara et Haïti. La Saga de la Lisc à Caporalino n’est pas terminée !

Bilan : guanos, crottes, et colombines 🙂 ; cordylées, chiures et émeuts ; insectes coprocoles et turricules ; laminoir puant et poussiéreux ; goulet ascendant pigeonneux et emplumé ; comme dirait De Gaulle, « C’est la chienlit ». Mais, par Stercutius, quelles découvertes pour Jemaa et Pierre Yves J . Une journée comme celle-là, Ils n’auraient jamais osé en rêver. Les topis la leur ont organisée :-).

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