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Samedi 4 avril 2026 – Cast. 1 – Radon, Spél’art

Samedi 4 avril 2026
Spéléo, radon, chiro, entomo, spél’art…
Cast. 1, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00
Chiros : 4 ou 5 grands rhinos, 1 ou 2 petits rhinos
Température : 14,6°

Le week-end à Ghisoni tombant à l’eau les radonneurs se mobilisent pour la pose d’un détecteur dans Cast 1. Après un petit café au local en compagnie d’Anto, Franck, Benoit et Laureen qui eux se sont décidés pour une journée falaise, Wanda, HP et JCL rejoignent Michèle sur le parking de l’Aliso.

La première partie de la piste semble avoir été entretenue, mais dès la ruine c’est la fête des asphodèles. Les alentours du pylône sont également envahis par les hautes hampes florales.

Direction l’entrée artificielle pour la pose du détecteur radon en partie basse de la cavité.
C’est l’occasion de tester la nouvelle voie créée lors du dernier exercice secours mais qui n’avait pas pu être essayée.
C’est JC qui s’y colle. Depuis les 2 broches qui se situent en haut du plan incliné intermédiaire continuer sur la même paroi et utiliser un 1er amarrage foré puis 2 autres en tête de puits. C’est la pénurie de sangle au local, JC utilise donc quelques dyneemas et pique au passage la déviation habituelle pour l’installer sur un autre amarrage foré sur la paroi en face à environ 4 mètres su fond. Cette voie est un peu plus technique que la voie des initiés, mais elle permet de ne pas les gêner et de pouvoir intervenir plus rapidement dans le puits en cas de besoin.

La corde d’assistance est ensuite raboutée et mise à contribution pour le ressaut du grand plan incliné.
Le détecteur radon est mis en place au niveau du chien, du moins de ce qu’il en reste. Un grand rhino, toutes ailes déployées, est collé en haut de la paroi dans une position peu courante.
La recherche de bestioles s’avère infructueuse.

Retour en surface pour casser la croute, bien installés au soleil.

Retour sous terre l’après-midi pour les membres de cette nouvelle commission de la LISC, la commission spél’art 😀 , mais par le circuit d’initiation classique. Le but est d’intégrer le plus artistiquement possible le moulage anatomique découvert lors d’une précédente sortie. Après la salle du Veau suivent le puits de la Chèvre, la salle de la Chèvre, la vire de la Chèvre, bêê !

La corde de descente depuis la vire a été tonchée sur le plan incliné, la gaine est rongée au ¾, un nœud d’isolement est ajouté permettant ainsi de s’exercer à ce passage particulier.
Après avoir accompli leur mission et une nouvelle recherche infructueuse de bestiole les spél’artistes retournent en surface de façon plus ou moins rapide.

Retour au local pour le rangement du matos.

A prévoir : une corde d’une quinzaines de mètres pour remplacer celle qui est tonchée et couper des sangles, c’est la dèche.

JCL


Je te salue ô merveilleuse fente
Qui vivement entre ces flancs reluis
Je te salue ô bienheureux pertuis.
Pierre de Ronsard, livret de folastrier, 1553 1

À la Vesprée, ils font des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques
Arthur Rimbaud, le cœur supplicié, 1886 2

Les flammes de la terre s’évadent par les seins
Paul Eluard, Capitale de la douleur, 1926 3

La femme remonte à la plus haute Antiquité
Alexandre Vialatte, passim 4

Décidément les découvertes s’enchaînent pour la commission scientifique de la LISC à l’occasion du placement de dosimètre radon dans différentes cavités de l’ile.

  1. 14 Mars 2026 : redécouverte de coléoptères Parabathyscia à Suterratta. Une nouvelle recherche des Parabathyscia de Corse est envisagée avec l’aide de Jean-Michel Lemaire, en vue d’un barecodage DNA afin de clarifier les différentes espèces, notamment Parabathyscia Lamilzai et Raffaldii qui sont controversées.
  2. 28 Mars 2026 : découverte à E Sulane d’un rarissime crâne d’escargot bleu, probablement de type oxychilus.
  3. 4 Avril 2026 : découverte à Cast 1 d’une exceptionnelle figure vulvaire pariétale.

Rares en Corse sont les manifestations d’un art pariétal des cavernes.
La Grotta Scrita à Olmeta du Cap, en fait un ancien tafone, comprend 21 figures d’époque différentes, peintes à l’ocre rouge et remontant pour les plus anciennes à 2000 ans avant JC. (cf CR du 3 Janvier 2016).

Les fouilles menées par l’équipe de Michèle Salotti et d’Élisabeth Pereira, dans Cast 1 et Cast 3 au cours des années 90, avec l’aide des Topi, avaient conduit à la découverte de nombreux ossements datés au Carbone14 du Pléistocène moyen (774 100 à 129 000 BP) et supérieur (129 000 à 12900 BP): prolagus Sardus, cynotherium sardous, musaraigne Corse, grand-duc, cerf de Caziot etc… Ce cerf trouvé à -55 m dans Cast 1 n’y était pas arrivé tout seul mais amené par un humain pour y être consommé, d’autant que le puits de sortie foré à l’occasion des fouilles n’existait pas à l’époque. L’hypothèse d’une présence de l’homme bien antérieure à la dame de Bonifacio, (6500 avant JC) s’était imposée. Nommée Homo Ricoveris, cette espèce, contemporaine des Homo sapiens, Néandertalis et Denisovien, était de petite taille, trapue, dotée de bras puissants lui permettant de remonter à mains nues les puits profonds de Cast 1. Un brin courbé de férule commune, collé sur sa tête grâce au latex de la plante, lui permettait de s’éclairer mais expliquerait la disparition précoce de sa chevelure brûlée par adaptation darwinienne. On sait qu’en Corse la férule commune est traditionnellement employée à Pâques pour porter le feu nouveau et des décoctions de férule sont utilisées pour des pratiques magiques. La férule était dans la religion grecque antique l’attribut de Dionysos (Bacchus à Rome) dieu du vin, de la fête, fréquemment associé au bouc et au taureau, animaux caractérisés par leur puissance génésique. Amant d’Aphrodite et père de Priape, son culte était marqué par des fêtes orgiaques. Ces mythes inhérents à l’espèce humaine sont bien sûr éternels et bien antérieurs aux époques romaines et hellénistiques. Les découvertes faites à Castiglione en sont un exemple évident.
L’Homo Ricoveris avait parsemé la salle du veau et de la chèvre de sculptures ithyphalliques.

La commission culturelle de la LISC et surtout JCLM avaient décidé d’orner Cast 1, cavité initiatique, riche de son histoire géologique et scientifique, d’un buste féminin découvert à Cardo. La recherche d’un emplacement dans un recoin peu fréquenté de la cavité nous a permis de découvrir une magnifique figure vulvaire inconnue jusqu’à lors. Nous l’avons surmonté de notre buste créant ainsi une nouvelle œuvre d’art à fort potentiel symbolique, unifiant féminité, passé et présent. Il est proposé de nommer cet emplacement « fissure d’Hélène » dans la topographie de la grotte. Nous vous laissons le plaisir de la découvrir lors d’une prochaine visite de la cavité.

Dans les grottes occupées par des chauvesouris l’accumulation de guano est la cause d’une biocorrosion importante. Le dégagement d’acides phosphoriques et sulfuriques détruit les œuvres pariétales peintes. La faible fréquentation de Cast 1 par les chiroptères laisse espérer la découverte d’autres figures pariétales. Une ré-exploration attentive notamment à la recherche de représentations mammaires est nécessaire.

Le Docteur Gobert, s’appuyant sur la valeur apotropaïque de l’exhibition de la vulve et la puissance attribuée au pudendum muliebre, pensait que « les vulves gravées étaient des sortes de phylactères dirigées contre des forces mauvaises ».

Prenons garde cependant de réécrire le passé dans une perspective genrée. Les théories gynocentriques de la préhistoire partagent un point commun fondamental avec les prémisses androcentriques, c’est qu’elles utilisent toutes deux des paradigmes sexistes pour reconstruire le passé que la commission scientifique de la LISC ne saurait cautionner.

PHP
Commission culturelle de la LISC


1 : Les poètes l’ont si bien dit
2 : Le Cœur supplicié
3 : Capitale de la douleur
4 : Chronique du Spectacle du Monde


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« de 23 »

Samedi 28 mars 2026 – Spéléo, entomo, chiro – Grotte E Sulane, Furiani – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 28 mars 2026
Spéléo, entomo, chiro
Grotte E Sulane, Furiani
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Comment se portent les Parabathycias à Furiani ? C’est à cette question que se propose de répondre la commission scientifique de la LISC. Rien de pompeux derrière cette dénomination, si la commission est présidée par le président de la LISC en personne, tout le monde peut participer à ses recherches et travaux.
Pour rappel c’est dans cette cavité qu’avait été prélevée la Parabathycias Lamilzai.

Faute de président c’est la vice-présidente Wanda qui est là. Tout le monde se retrouve sur le petit parking de Canarinco et commence la descente par la piste. Cette dernière a été entretenue et les déchets de coupe jonchent les ornières, encore bien présentes. Deux postes de chasse ont été construits, sangliers, pigeons, spéléos ? :mrgreen:

Comme d’habitude on oublie qu’il faut descendre tout de suite après les agaves, mais l’entrée est quand même rapidement retrouvée. Quelques salsepareilles barrent l’entrée, elles feront les frais de notre visite et nous voilà dans cette cavité qui rend les visiteurs humbles. Courbés ou en rampant nous parcourons ainsi toutes les galeries, en admirant au passage les belles concrétions et les beaux gours, dont certains remplis d’eau.
De Parabathycias que nenni, pas un seul spécimen détecté, c’est la désertion complète … ou l’acuité visuelle des chercheurs qui décline 🙂
Par contre, des hémiptères, qui seront déterminés ensuite par Wanda comme étant des Cixiidae peut-être nervosus (genre de cicadelles), seront observées dans chacun des lobes de la cavité. Il s’avère après recherches que leur présence sous terre est assez rare, il s’agit en effet d’insectes phytophages et leur présence dans cette cavité pourrait s’expliquer par celle de nombreuses racines.
Un crâne de renard est également repéré ainsi qu’un autre crâne beaucoup plus rare d’escargot Hélix Pisciculus.
Scutigère, Myriapode, Collemboles, Méta et autres bestioles habituelles sont observées.
Le bilan chiro est nul, puisqu’aucune chauve-souris ne sera comptabilisée. La température de la cavité n’étant peut-être pas assez fraiche et/ou l’air trop sec pour hiberner.

L’accès à la 2ème entrée de la cavité sera plus épineux, il faudra « survoler » les diverses salsepareilles et ronces pour pouvoir l’atteindre. La visite sera rapide, c’est une galerie d’une vingtaine de mètres de long qui se termine par un rétrécissement rejoignant à la première cavité, mais trop étroit pour pouvoir passer. La couleur verdâtre de certaines parois étonne, probablement due à quelques mousses ou lichens. Un bel Isopode observé.

Retour en ¾ d’heure aux véhicules avec un petit écart prospectif.

Pique-nique sur place et c’est de nouveau parti pour une descente sur le plateau incliné de Canarinco cette fois. Un petit détour par le Mini Aven de Canarinco, le MAC, pour raviver les souvenirs d’Olivier qui avait fait partie des désobeurs de cette mignonne petite cavité dans les années 90, mais c’est vieux … (Dimanche 29 octobre 1995).

La micro-cavité Canadolo est rapidement atteinte et la visite révèle encore cette fois la présence de la mystérieuse substance gélatineuse accrochée aux mousses. La lampe UV en change la couleur, elle passe d’un marron verdâtre à un rouge flamboyant. Il est prévu une demande d’avis auprès de mycologues locaux.

Retour aux véhicules en prospectant de nouveau ce sympathique massif calcaire et fin d’une sortie qui aura été économe en carburant, c’est notable en cette période de flambée des combustibles.
JCL

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« de 58 »

Samedi 14 mars 2026 – Radon à Suterratta, Lancone, Gradiccia

Samedi 14 mars 2026
Spéléo, chiro-entomo-radon
Grotta Suterratta, Barbaggio
Galerie du Lancone, Olmeta-di-Tuda
Grotta Gradiccia, Bastia
Galeries St Antoine, Bastia

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00

La campagne de pose des détecteurs radon a commencé de façon timide et opportuniste lors de la virée spéléo-VTT du 21 février dernier, un détecteur avait été posé dans la grotte Santa Catalina.

Aujourd’hui, un tir groupé est prévu autour et dans Bastia.

Première étape, se retrouver au local pour boire un café et récupérer un minimum de matériel, corde, mouskifs et sangles, on ne sait jamais.

Deuxième étape, Suterratta.
Changement de tenue sous un vent glacial. Michèle nous y retrouve et descente en file indienne vers l’entrée. Le chemin aurait besoin d’un petit entretien, comme il est de coutume de le remarquer.
Michèle entre en éclaireuse pour compter les chauves-souris. Une dizaine d’Euryales sont encore là et volent en tous sens. Les 2 JC descendent le puits et posent un détecteur dans une petite fracture secondaire à la jonction entre les cipolins-calcschistes et les cipolins-quartzites. Des chauves-souris les accompagnent en faisant des allers-retours.
Pendant ce temps, Wanda et HP se régalent avec du caviar, ou du moins en observant de nombreuses parabathyscias se délectant avec du guano de chauves-souris accumulé dans des concavités stalagmitiques, la ressemblance est trompeuse 🙂 . Campodea, ixode et méta sont également observés aux alentours.

Troisième étape, une ancienne galerie de mine dans le Lancone.
Là aussi Michèle précède les 2 JC qui se sont équipés de waders, ce sera l’inauguration de celles de JCD. Là-encore quelques chauves-souris applaudissent des 2 ailes notre passage. Pose du détecteur au fond et retour à l’air libre. Wanda et HP enfileront à leur tour les waders pour une visite rapide.

Quatrième étape, manger ! Retour au local pour casser la croute confortablement au chaud.

Cinquième étape, Gradiccia, une cavité semi-urbaine.
Les alentours de la vieille demeure ont été nettoyés, mais les déchets ont été entassés devant … l’entrée de la cavité !
Sept petits rhinos et un grand nous accueillent. Toujours des traces de passages par quelques urbexeurs. Le détecteur est posé dans une anfractuosité de la petite galerie après une chatière.
Visite traditionnelle de la villa avec une découverte surprenante et érotique, un moulage en plâtre d’une mignone poitrine féminine.

Sixième étape pour finir cette virée bastiaise, les galeries Saint Antoine.
Aucun chiro dans celle de gauche, par contre énormément de dolichopodes, vu ce que certains faisaient c’est normal … On ne visitera que l’entrée de celle de droite, le niveau d’eau risquant de remplir les waders du fait de la faible hauteur de plafond.

Petit bilan de cette journée « Soyons pas radin avec le radon »
Trois détecteurs posés :

  • Suterratta (cipolins, calcschistes – Cipolins, quartzites )
  • Lancone (schistes lustrés – métabasaltes)
  • Gradiccia (cipolins et quartzites)

Avec celui de Santa Catalina (cipolins) et celui du local (alluvions) 5 ont été posés.
Ce qui fait 3 cavités naturelles dont une en milieu semi-urbain et une entropique.

Infos radon sur le compte-rendu du 21 février dernier.

JCL

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Samedi 24 mai 2025 – Aven de Rega – Olmi Cappella

Samedi 24 mai 2025
Spéléo, explo, topo, entomo, chiro
Aven de Rega – Olmi Cappella

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-pierre F, Eric G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.
Ex-topi : Jean R.
Initié : Ange C.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h30

Mémorable, qualificatif qui restera certainement pour résumer cette sortie. Une vraie expédition, au sens propre du terme. Un jeu de piste avec quelques indications de notre vénérable Jean qui tenait à s’approcher encore une fois de SON trou.

Trou qu’il avait découvert après des indications de bergers dans un bar d’Olmi Cappella. Il avait pu y descendre en 2011 avec Albert, depuis c’était un peu une arlésienne du club, on en parlait, on en parlait, mais on repoussait toujours à plus tard la visite.
Faut dire que la description de l’accès n’avait rien d’engageant. C’est déjà à 1h30 de route de Bastia, en grande partie sinueuse, puis 6 km de piste de montagne théoriquement fermée, et pour finir 1h30 de marche d’approche dans le maquis sans chemin bien marqué.
Même la promesse d’un beau puits de 17 mètres n’arrivait pas à déclencher l’action.
Mais il a suffi d’une période de disette où on ne fait que les fonds de tiroirs et les galeries de mines pour réveiller les ardeurs exploratrices, d’autant que Jean avait promis qu’une bestiole extraordinaire nous attendait dans cet antre…

Malgré quelques nouveaux reports une date est enfin fixée, ce samedi 24 mai. La météo est encore clémente, les journées sont déjà bien longues (on verra que ce sera utile) et pis à un moment donné faut y aller 🙂
L’équipe d’aventuriers sera composée de vétérans bien tassés, mais aussi de jeunes puisque Louis-Mathis et Ange permettront d’abaisser la moyenne d’âge. Baisse toute relative puisqu’elle sera quand même de 59 ans !
A propos d’Ange, c’est un jeune pompier qui est passé au local le jeudi précédent, intéressé par la spéléo et qui n’a pas été refroidi par la description de la sortie et les probabilités qu’elle soit épique et peut-être piquante. En plus il est originaire d’Olmi Cappella, on ne pouvait donc pas refuser à un enfant du pays de faire sa première initiation spéléo au paese !

Le rendez-vous à 8h00 au rond-point n°4 a été respecté, le rendez-vous à 8h45 à Ponte Leccia a été respecté, le rendez-vous à 10h00 au pont de Melaja a été respecté, les planètes sont alignées !
Bon, pas si alignées que ça, le Duster de Jean arrive au bout de la piste en faisant un drôle de bruit, le pneu arrière droit s’est en effet fendu la poire, le flanc est ouvert en plusieurs endroits.
Heureusement, le Duster est équipé d’une vraie roue de secours et pas d’une galette ou d’une bombe anti-crevaison. Changement de la roue pendant que Ange tente de trouver le meilleur endroit pour entamer la marche d’approche. En effet, le maquis a bien poussé depuis 2011 et les souvenirs de Jean se sont un peu estompés. Heureusement, des photos prises à l’époque nous ont aidé à repérer déjà l’objectif, et à se décider pour un point de départ.

Le maquis est malgré tout relativement bas et il a été globalement tolérant avec nous. Nous avons plus ou moins suivi des sentes d’animaux.
Les jeunes étaient plutôt devant et ouvraient la marche, les anciens plutôt derrière 🙂 . Gros boulot d’Ange qui a même joué de la machette pour les passages les plus fermés.

La marche d’approche fut très longue pour notre vétéran, mais il y est arrivé, du haut de ses 85 ans, chapeau !
Pendant ce temps, si la dernière photo a permis de repérer le secteur final où se situe la cavité, il fallait quand même la trouver dans le contrebas de cette montagne.
Une consigne de Jean revient en mémoire : « En bas du puits vous dégagerez les aiguilles de pin pour remplir le sac de terre ». Un seul pin dans le secteur dépasse de la ligne de crête, JC descend côté droit, Ange côté gauche et bingo, il trouve l’entrée ! C’est donc mieux par la gauche 😀 .

Début de l’équipement après un rapide pique-nique.
Belle entrée de 1,5 m de large et 6 m de haut, suivie rapidement par un resserrement d’où part le puits. Une broche dans une fissure basse puis un spit en mauvais état en paroi droite sont en place, c’est l’équipement de la visite de 2011. Jean et Albert étaient descendus à l’échelle et il n’est pas adapté pour une descente sur corde.

Une C10 est nouée autour du pin, un 1er trou est foré en paroi de gauche pour une première Pulse qui servira de fin de main courante et début de la descente, c’est de l’explo … Une C28 prend le relai, une autre Pulse est posée en tête de puits, une dernière pour un fractio, le reste est direct jusqu’en bas en rasant une paroi d’une planéité surprenante. Il reste environ 3 mètres de corde à la C28.
Arrivée au milieu d’une galerie. Côté Est elle continue sur une dizaine de mètres avec une fracture étroite de quelques mètres à droite avant la fin. Côté ouest, un plan incliné descend vers une lucarne, puis la galerie remonte vers une trémie craignos.

Cinq grands rhinos aperçus dans la cavité.

Seuls Jean, JY et Michèle ne feront pas la visite, ils commenceront la descente vers les véhicules.

Eric se charge de déséquiper, il est déjà 19h lorsque nous attaquons à notre tour la descente, aidée par l’enregistrement de la trace à l’aller. Une seule heure a suffi contre 2 pour la montée.

Il fait encore jour lorsque tout le monde se regroupe autour des voitures, il fait nuit lorsque nous rejoignons la route et la « civilisation ».
La durée totale montée, recherche, pique-nique, équipement, visite et descente a été de 8h42, réparties approximativement en :

  • Montée : 2 à 3h30
  • Recherche : 1h00
  • Pique-nique : 1h00
  • Equipement : 1h00
  • Visite : 2h30
  • Descente : 1 à 2h00

Retour tardif en région bastiaise après une journée … mémorable.

JCL

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« de 52 »

Mercredi 23 avril 2025 – Galeries secteurs Piana, Tartagine

Mercredi 23 avril 2025
Spéléo, chiro, entomo
Galeries secteurs Piana-Tartagine, Castifao

Participants
ITP : Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M.
ITP/GCC : Michèle C., Wanda C.

TPST : 1h30

I topi pinnuti, faut bien justifier le nom de notre association et s’y consacrer de temps en temps. Michèle propose une journée de comptage printanier de quelques galeries de mines de Balagne.

Qui dit comptage chiro, dit effectif réduit des compteurs. C’est donc en semaine que cette sortie est programmée. Qui dit en semaine dit plutôt retraités. Faux, Micca et Antonio, qui peuvent « jouer » sur leur emploi du temps, se joignent aux vétérans.

Plusieurs galeries, toutes faisant l’objet d’un arrêté biotope, seront visitées et plusieurs dizaines de chauves-souris seront comptabilisées, principalement des grands rhinos.

Les 2 fois 30 mètres des galeries de Tartagine nécessiteront d’emprunter un beau chemin qui longe la rivière et notamment un beau canal d’amenée d’eau vers les ruines d’un moulin.

Pas de trouvaille au niveau entomo, peut-être en raison de la forte humidité des galeries.

Le projet de comptage dans Pietralbella est reporté à une date ultérieure, Micca qui doit penser à nourrir ses vaches rentre avec Antonio.
Les anciens de la section ACS du club (Ancêtres Chiros & Spéléo) se retrouvent quant à eux au Kré d’As pour se désaltérer et débriefer 🙂

Les photos complèteront ce mini compte-rendu.

JCL


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« de 75 »

Mercredi 9 avril 2025 – Grottes de Butrone et Santa Catalina, Sisco

Mercredi 9 avril 2025
Spéléo, entomologie
Grottes de Butrone et Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michèle C., Jean-Claude L. M.
Initiés : Franck et Timothée N.

TPST : 2h + 1h

Profitant d’un séjour en Corse pour des vacances familiales, Franck Noël, naturaliste multidisciplinaire spécialisé dans les crustacés isopodes terrestres, a fait jouer ses contacts dans le milieu entomologiste national pour prospecter dans des cavités insulaires. D’abord conseillé par JM Lemaire, sa demande est finalement arrivée à la commission scientifique de la LISC via JND. Nos spécialistes entomologistes n’étant pas là, c’est JCL et Michèle qui se chargeront de l’accompagnement. Effectif réduit en raison de la période sensible pour les chauves-souris.

En gite à Sisco, 2 cavités se prêtaient bien à la demande, Butrone bien sûr, LE spot entomo de la Corse, et San Catalina à proximité également.

Un rendez-vous à 14h30 est fixé à la marine de Sisco, rendez-vous retardé en raison d’un colis suspect provocant un blocage de la route du Cap, c’est la Corse 🙂

C’est finalement vers 15h30 que tout le monde s’entasse dans le Def. L’ancienne piste d’accès n’est pas tentée, on ne connait pas son état et son portail est fermé. Choix d’autant plus facile que celui de la nouvelle est grand ouvert.

Arrivée sans encombre mais les places de parking ont rétréci, signe que le maquis reprend ses aises. C’est également le cas du chemin où il a fallu jouer du sécateur. Une operata s’impose, l’aghja devant l’entrée est à peine visible.

Franck se met rapidement en mode recherche et la récolte ne tarde pas. C’est le réseau fossile qui est d’abord prospecté jusqu’en bas de la salle du Poulain. Les gours sont actifs mais peu de bestiole. Quelques prélèvements quand même, avec peut-être 2 palpigrades accouplés en bas du ressaut terminal.

Les Troglohyphantes se font rare également, les Dolichopodes par contre pullulent !

La visite continue jusqu’à la salle de la Pluie où … il pleut ! Fini la sécheresse qui a sévi dans la cavité depuis 2 ans. L’eau est revenue, par contre aucun Niphargus observé. Les traditionnels petits rhinos ne sont pas regroupés comme souvent dans la galerie d’entrée mais éparpillés un peu partout, une bonne dizaine en tout.

Retour à l’extérieur puis à la marine où Timothée est largué au passage, puis direction Santa Catalina.

Franck se contente des premières dizaines de mètres de la cavité, jugeant le reste trop sec. Nous allons de notre côté jusqu’au bout, mais peu de chauves-souris, un petit rhino accroché en paroi et une poignée qui volent, peut-être pas des petits rhinos.

On ne relatera pas tous les noms scientifiques du tableau de chasse, mais Franck était satisfait de sa récolte.

Nous nous séparons à la nuit tombée et retour sur Bastia.

JCL


Complément d’info de la part de Franck Noël :

Butrone

  • Diploure, cf. : Campodea cyrnea
  • Mollusque : Tacheocampylea raspailii (au niveau de l’entrée)
  • Isopodes : Helleria brevicornis (entrée), Porcellio dilatatus, Oritoniscus ocellatus
  • Diplopodes : Julidae, cf. Ophyiulus 1f
  • Chilopodes : à déterminer
  • Araignées : Troglohyphantes cyrnaeus (+ autres récoltes à det.)
  • Limoniidae : Limonia nubeculosa

Santa Catalina

  • Station de Grillon maritime dans les galets de l’entrée (dizaines)
  • Isopodes : Halophiloscia hirsuta, Halophiloscia sp. (entrée- recherche sans succès d’une espèce d’Halophiloscia à confirmer, trouvée lors du LISC)), Porcellio dilatatus, Porcellionides pruinosus, Chaetophiloscia cellaria
  • Araignées à déterminer

Franck Noël.

Précisions de Jean-Michel Lemaire :

  • Coléoptère : Laemostenus carinatus (Chaudoir, 1859), qui vient de sortir de nymphose car il est encore immature. C’est un troglophile que l’on le trouve aussi en forêt sous les pierres, et dans toutes les grottes en Corse

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« de 29 »

Dimanche 16 février 2025 – Razzu Biancu, Begood – Venaco

Dimanche 16 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo
Razzu Biancu, Begood – Venaco

Participants
ITP : Catherine et Jean-François B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Antoine R., Louis-Mathis et Vanessa S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h30 (Razzu Biancu), 2h00 (Serrigio)

Razzu Biancu, c’est toujours une petite expédition, forcément c’est pas à côté ! Conscients de l’importance de diminuer notre impact écologique, les topi se tassent dans seulement 3 véhicules, que c’est beau !
Peu de monde sur la route, -2° à Ponte Leccia, ça promet, mais finalement 10° à Venaco, c’est mieux.

Michèle et JY sont déjà sur place. Rituel habituel sur le trottoir, certains partent tel quel, d’autres préfèrent partir léger et revêtent déjà les habits disparates du spéléo.
Une trentaine de minutes plus tard et voilà l’écaille calcaire du Razzu Biancu, c’est beau !

A une exception près tout le monde est rapidement prêt pour descendre dans la cavité. Franck équipe, s’engage vers la boite aux lettres mais ne reconnait pas la bifurcation et passe au-dessus. JCL suit peu après, poste la lettre et guide les suivants, du moins les survivants, ceux qui n’ont pas rebroussé chemin. Franck toboggue à son tour et continue maintenant vers le puits remontant, le monte et surprise, il est accueilli par des petits rhinos qui tombent littéralement à terre, probablement effrayées par l’individu 🙂 . JCL le relaie ensuite pour essayer de changer une plaquette rouillée en tête de puits, là encore une chauve-souris se jette à ses pieds. JC pense modestement que c’est un signe de vénération 😀 . Il la repose délicatement sur un petit plan incliné. Impossible de dévisser le maillon inox d’amarrage, il faut une clé de 12 ou une clé à molette, ce n’est que partie remise.

Il est décidé d’arrêter là les dégâts et de dégager des lieux. Les chauves-souris devraient s’en remettre, c’est déjà presque le printemps.
Remontée générale par le colimaçon, plus ou moins facilement suivant le bon vouloir des choux fleurs accrocheurs.

JCD a déjà allumé le feu depuis un moment, il ne reste plus qu’à mettre les pieds sous les tables virtuelles et à déguster chipo, merguez et autres saucisses. Antoine a même apporté le pastis, c’est le Pérou !
Petite discussion avec un promeneur de passage, il connait le trou pour y être descendu il y a plus de trente ans, sans se souvenir du matériel utilisé, il était jeune ! Il nous apprend que Razzu signifie une zone déserte, pelée. C’est d’une certaine logique, mais c’est à approfondir …

JCL


Vers la fin du repas, Antonio propose à Antoine de partir en reconnaissance pour trouver l’entrée de l’Igue de Begood. Après quelques hésitations, l’entrée est rapidement trouvée à droite d’une petite falaise, en contre-bas du sentier. Avant de se lancer, et vu la configuration dès l’entrée, Antoine fait un rapide imprime écran du CR de la sortie précédente du 18 juin 2005. Ça date mais ça n’a pas dû beaucoup changer !

Dès le début, c’est étroit et ils commencent à ramper, accueillis par une colonie d’araignées et de dolichopodes. Antoine passe devant dans le méandre avec ses arêtes vives et ses lames rocheuses. Le conseil de J.-C. de ne pas oublier les genouillères est particulièrement apprécié ! Ils arrivent ensuite dans la première salle et entament l’exploration des deux petites salles supérieures. Un petit Rhino suspendu au plafond. Antonio s’engage dans une petite galerie au fond de la salle du haut, mais c’est un cul de sac. Revenu en arrière, Antoine trouve la suite et « ça continue! ». Après un plan incliné où ils doivent encore ramper, Antonio prend la tête et s’engage dans une galerie à gauche (2 rhinos suspendus +1 rhino mort1). Ça se rétrécit (encore!), ça s’élargit (pas beaucoup!), Antoine repasse devant et arrive à la bifurcation (encore 2 rhinos suspendus). Ils arrivent enfin à la Salle des Griffures (1 rhino suspendu). Antoine repart ensuite en arrière explorer la gauche de la bifurcation. Le plan incliné se termine par un siphon. Sur la droite, une petite galerie qui monte légèrement et qui n’est pas décrite sur la sortie précédente, ni sur celle du 15 octobre 2005. L’eau est peut-être plus basse aujourd’hui ? Moyennant un pied dans l’eau, Antoine s’avance en rampant dans cette galerie boueuse, avec l’espoir de découvrir une suite encore inexplorée ! Espoir éphémère, car environ 5m plus loin, c’est un cul de sac. Demi-tour et remontée physique sur le plan incliné qui glisse beaucoup.

Antonio prend le chemin du retour et croise J.-C., Louis-Mathis et Wanda qui arrivent ensuite à la bifurcation puis à la Salle des écritures.

Pendant que Wanda fait demi-tour, Louis-Mathis en profite pour descendre un peu le plan incliné vers le siphon et remonter.

C’est maintenant Michèle qui arrive à la bifurcation. Mais la dernière étroiture aura raison d’elle et la privera de la Salle des écritures. Petit moment de flottement où elle ne peut ni avancer, ni se retourner pour faire demi-tour. J.-C. en profite pour aller lui aussi se glisser vers le siphon. Après un peu de repos et beaucoup de contorsions, Michèle arrive à se retourner pour prendre le chemin du retour. Elle sera vite doublée par Louis-Mathis pour qui toutes ces étroitures semblent à peine exister ! Retour assez rapide de Michèle, Antoine et J.-C., qui ferme la marche.

Sortie et retour aux véhicules avant la nuit.

Antoine

1 : un festin pour quelques Parabathyscia, isopodes et collemboles


Préparatif
« de 58 »

Dimanche 2 février 2025 – Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Dimanche 2 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo, travaux
Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Éric G., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h00 (Cast 3), 0h30 (Serrigio)

14 ans pour le plus jeune, 78 pour le plus ancien. 64 années d’écart, 3 générations, peut-être un record, on pourrait qualifier cette sortie d’intergénérationnelle !

Seulement deux 4×4 pour traverser l’Aliso mais un seul aller-retour suffira. Quelques topi continueront à pied.

Deux groupes se forment : les « JC » d’un côté, les « non JC » de l’autre. Les premiers sont largement minoritaires mais non moins vaillants 🙂. Ils se chargent illico presto des travaux d’amélioration de la grille fraîchement installée, aidés au début par Arnaud. Elle est tout d’abord décalée côté corde, une barre en fer plat vient ensuite « combler » le vide créé. Le levier de relevage est ainsi plus facilement accessible. Le barreau sur lequel il s’appuyait est régalement disqué et remplacé par un boulon fixé quelques centimètres plus haut, ce qui facilite encore plus l’ouverture de la grille. Les JC se transforment maintenant en peintres (du dimanche forcément), le dessous du cadre bénéficie ainsi de sa couche de peinture, ainsi que quelques oublis ponctuels.

Le 2ème groupe s’est quant à lui dirigé vers Serrigio, une petite cavité bien concrétionnée découverte en 2001 et rarement visitée.

<<CR à venir >>

Il est midi lorsque tout le monde se retrouve et se dirige vers Cast 3. Deux groupes encore, ceux qui descendent par les ressauts et ceux qui préfère le puits. En cadeau de retour au club c’est Olivier qui se charge de l’équipement. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas, le P16 est rapidement équipé et tout le monde se retrouve dans la grande galerie.

Dans un premier temps JY et JCL montent faire une reconnaissance dans la salle concrétionnée au cas où des chiros s’y trouveraient. Malheureusement pour certains, heureusement pour d’autres, 8 rhinolophes euryales sont tranquillement accrochés au plafond, pris en flagrant délit de non-respect de la convention d’occupation des lieux, c’est normalement une période ouverte pour les spéléos. Un signalement sera envoyé à la commission internationale de traitement des litiges entre spéléos et chiros 😆

La visite est ainsi écourtée et chacun remonte par le parcours qu’il préfère vers la sortie. Amal, Arnaud et JCL font un petit détour par la galerie concrétionnée supérieure, toujours aussi sèche malgré quelques tâches humides.

Un seul groupe maintenant pour le pique-nique qui sera comme d’habitude, topinesque. Jour de chandeleur oblige, dégustation des crêpes confectionnées le matin même par JCD.

JCL

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« de 61 »

Samedi 18 novembre 2023 – Grotte de Butrone – Sisco

Samedi 18 novembre 2023
Spéléo, première, entomo
Grotte de Butrone, Sisco

Participants
ITP : Catherine B., Amal D., Jean-Claude L. M., Laureen N., Noël R., Alexia S. B.

TPST : 3h30
Photos

Nous nous retrouvons avec Amal et Jean-Claude au local. Après une rapide réparation d’un support de lampe, nous partons, retrouvons à Erbalunga Noël, Alexia et Laureen et filons au départ du sentier menant à la grotte. La troisième fois en une semaine pour Jean-Claude ! On entend les chasseurs, mais il semblerait que la battue soit prévue plus haut donc tout va bien. On grimpe à travers les broussailles, le sentier est propre vu qu’il a été nettoyé très récemment.

Deux objectifs principaux pour cette sortie : le passage du boyau Claire, et une sortie entomologie avec repérage de Troglohyphantes et palpigrades.

La descente commence par le réseau fossile. Jean-Claude et Amal repèrent très vite les petites araignées, pas simples à voir si on ne sait pas ce que l’on cherche !! Amal a un œil de lynx, elle nous montre une bêbête très étrange sur la paroi, comme un ver, de couleur blanc, mais qui devient transparent dès que l’on le touche. Après quelques photos et un super tour dans le réseau fossile, on attaque la voie active.

Le réseau est sec (ce qui est rare d’après ce que l’on m’explique) et on arrive à l’entrée du boyau Claire. Amal s’engouffre, suivi par JC, Laureen et Alexia. Encore trop d’appréhension pour moi, je préfère m’abstenir. Avec Noël, nous contournons le boyau et retrouvons le groupe à la sortie du boyau Claire. Conclusion du passage : seulement 4 femmes et 1 homme ont passé le boyau : Claire, Amal, Alexia, Laureen et JC !

Poursuite du réseau actif et arrivée devant le Kama Sutra. C’est étroit, je ne suis pas trop rassurée, mais ça passe. Après cela se complique, de plus en plus étroit. Amal passe devant et après un bel effort réussit à se faufiler. JC suit ainsi que Laureen et Alexia….moi je fais demi-tour ! En attendant le retour du groupe, Noël me fait découvrir d’autres salles du réseau actif. Après un bon moment, le reste du groupe nous rejoint. Amal a réussi à se faufiler sur plus de 20 mètres après le passage ultra étroit, une première rendue possible par l’absence d’eau. Il faudra y retourner avec de quoi déblayer les cailloux pour faciliter l’avancée.

Il est temps de penser au retour. On passe par la salle de la pluie, où il ne pleut pas !, et on remonte par une chatière. A la sortie, JC a déjà préparé le feu pour le figatellu, c’est vrai qu’à 15h passé il est temps de penser à manger un peu. Une fois restauré, on redescend par le sentier (attention ça glisse !!), retour aux 4×4 et retour sur Bastia vers 17h.

Une très bonne journée, les 2 objectifs initiaux ont été réalisés plus une première pour Amal et plein de découvertes pour moi (il me reste un sacré boulot pour oser m’aventurer dans certains recoins par-contre)

Cathy


Le nombre de chauves-souris a encore augmenté depuis la visite d’avant-hier. C’est cette fois-ci un groupe de 8 petits rhinos qui nous attend après le ressaut. On dénombrera une vingtaine de chauves-souris dans la cavité, à croire qu’elles attendent nos visites pour s’installer.

Un des objectifs était de prendre en photo le palpigrade et des troglohyphantes avec un réflex, pas facile in-situ. Les résultats ne sont pas à la hauteur, mais on progresse ! L’unique palpigrade était toujours accompagné de son camarade collembole dans le dernier gour encore rempli. A noter, un petit coléoptère de 3 mm repéré par Amal à déterminer …
Cette dernière a franchi non sans mal l’ancien verrou terminal après le Kama Sutra, également franchi par JC, Laureen et Alexia après calibrage du passage. Amal s’est avancée sur une vingtaine de mètres encore, une fracture verticale impénétrable termine le boyau. Retour en marche arrière très compliqué, surtout que ça remonte, une bonne vingtaine de minutes avant de retrouver ses camarades ! Une autre première, quelques jurons ont été entendus dans ce boyau, la remontée devait être vraiment difficile !

JCL

Dimanche 15 octobre 2023 – Suterratta, Ducati

Dimanche 15 octobre 2023
Spéléo, entomo
Suterratta, Ducati – Barbaggio

Participants
ITP : Henri-Pierre F., Franck Z.

TPST : 1h30

Vu le temps clément du week-end, je propose la veille, tardivement, cette micro sortie. Le rendez-vous est fixé à 8h30, peu d’intéressés, je me retrouve seul. Peu importe, je me dirige vers la D38. Je me change rapidement au parking, car le ciel est bien dégagé mais le fond de l’air est frais.

Le maquis a repris ses droits et je peine à trouver mon chemin malgré la trace GPS, bref je jardine mais je retrouve enfin l’entrée de la grotte. La salle de l’entrée est toujours sèche et je m’enfonce dans la galerie. Au passage du faisceau de ma lampe, je suis « attaqué » par de nombreux dolichopodes, je lâche quelques jurons… Dans la salle d’attente, deux chiroptères me survolent, à priori ma présence les dérange, je leur explique que je ne fais juste que passer. Trop grands pour être des petits rhinos ceux-ci pourraient être des grands, l’envergure des ailes est de 25 cm environ et leur pelage est grisâtre. L’un des deux viendra même au contact.

En regardant derrière moi, j’aperçois un faisceau lumineux. Je suis rejoint par Henri-Pierre. Je poursuis ma progression et descends dans le puits étroit par la via ferrata, les parois sont humides. HP restera dans la partie horizontale à la recherche de bestioles.

A mi-distance, je décide de remonter vu le ratio entre la dépense physique et l’intérêt d’être au fond, peu favorable. SI j’avais relu le compte rendu précédent, je serai aller au fond pour vérifier les résultats des précédents tirs de désobstructions, dommage!!!!

Je retrouve HP, nous trouvons quelques cloportes, diptères et autres métas.

Nous décidons de poursuivre notre matinée jusqu’à la grotte DUCATI, direction sud-ouest. Nous nous repérons à travers le maquis et retrouvons l’entrée de cette dernière. Cette fois-ci la résurgence ne coule pas. Outre les cloportes et diploures habituels, Henri-Pierre trouve un myriapode sous les pierres. La visite est rapide et nous remontons vers Suterratta.

Henri-Pierre, insatiable, se remet à la recherche d’animaux et autres insectes dans la salle d’entrée. Vers 11h00 je le laisse et remonte au véhicule pour rejoindre mes pénates. Petite matinée tranquille !

Franck Z