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Samedi 26 novembre 2022 Faille de Lainosa, Olcani

Spéléo, équipement

Faille de Lainosa, Olcani

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Claude L., Benoit R., Franck Z.

TPST : 3h30

Photos

La neuvième vague de l’épidémie à la mode décime les rangs du club, que ce soit par test positif ou par refroidissement des motivations.

Seulement 3 membres sont présents au local pour préparer le matos et se motiver avec un bon café.

Benoit est récupéré au passage à Lupino, Anto laisse sa voiture au bout de la route carrossable, tout le monde s’entasse dans le Def, il est déjà plus de 11h lorsque nous attaquons la montée vers la faille.

Première surprise, le versant où se situe la faille a brulé, la trace du chemin est à peine visible, les cairns ont bien aidé.

Vu qu’on a monté le perfo et la trousse à spits, l’équipement de la voie classique a été privilégié.

Finie la tête de puits sur « branchettes » de la première descente. On reste sur un AN au départ puis 2 spits de début de main courante posés par Franck, un faux AN intermédiaire foré par JC, puis 2 spits de fin de MC et tête de puits posés par Anto. Ça c’est du partage de tâches ! Un spit ajouté 4 mètres plus bas pour une déviation complète le nouvel équipement. Le spit de déviation planté lors de la première à une quinzaine de mètres du fond n’a pas été retrouvé à la descente mais à la remontée, il est en bon état.

Descendre ce puits avec ces magnifiques jeux d’ombre et de lumière est toujours aussi magique. C’est aussi le plus grand puits sans fractionnement de Corse ! Le grand plan incliné qui prolonge le puits pourrait abriter nombre de bébêtes souterraines, c’est pas la matière organique qui manque !

La corde tombée lors de la dernière tentative de visite (Dimanche 23 mai 2021) est retrouvée, du moins quelques morceaux. Mais ce ne sont pas des monstres des ténèbres qui l’ont découpée, mais les branches en feu tombées lors du feu de maquis qui ont fait fondre la corde. Quelques reliques seront rapportées au local. Heureusement, les grands arbres ont été peu touchés par cet incendie.

Visite du réseau du fond gauche, équipement à revoir entièrement, une prochaine fois…
Vu 4 petits rhinos, 1 grand et un chiro bizarre non déterminé, peut-être un minioptère. Après estimation du dénivelé de cette branche du réseau, la profondeur de la cavité devrait avoisiner les 84 mètres, probablement un peu plus en partant de la nouvelle entrée supérieure.

Retour en surface, un magnifique coucher de soleil nous accueille. Descente vers la piste au crépuscule avec quelques égarements.

Arrivée à 20h au local sans avoir mangé de la journée à quelques barres et fruits secs près, peut-être une première !

JCL

Dimanche 23 mai 2021 – Spéléo, prospection, première, exploration – Faille de Lainosa, Olcani

Dimanche 23 mai 2021

Spéléo, prospection, première, exploration

Faille de Lainosa, Olcani

Participants

  • ITP : Michèle C., Amal D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Jean-Luc S., Jean-Louis V., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h30

Photos

Un jour, Jean-Claude m’a dit : « Les sorties dont on se souvient sont celles durant lesquelles nous avons eu des galères, des péripéties, et autres imprévus. C’est ça l’aventure. ». Cette journée fera sûrement partie de ces souvenirs que l’on se racontera lors de nos soirées tardives près du feu…

Franck

Revenons sur cette journée qui avait pourtant bien commencé. Le point de rendez-vous au local est ponctué par un petit café et quelques viennoiseries qui régalent le groupe des topi et ex-GCC. Répartissons le matériel et participants dans les différents 4×4 et autres véhicules puis partons en direction du Cap Corse. Olcani, ce n’est pas à coté et nous rejoignons notre destination après plus d’une heure de route.

Le point d’accès de la faille se situe à environ une heure de marche en empruntant une sente plus ou moins bien marquée à travers le maquis et les rochers. La petite randonnée se passe plutôt bien jusqu’à ce que Jean-Noël pose son pied entre deux rochers sur une touffe d’herbe, son pied se dérobe, et Jean-Noël s’écrase de toute sa hauteur sur le rocher. La chute semble avoir réveillé une vieille blessure au tendon d’Achille et est sérieuse. En tant que médecin il s’auto-diagnostique et nous avise qu’il ne pourra pas continuer mais devrait pouvoir revenir au véhicule par ses propres moyens (son retour sera épique). C’est le départ d’une sortie pas comme les autres….

Jean-Noël ne souhaite pas notre assistance (ils sont un peu têtus ces médecins !!, voir CR de LA CIOTAT avec Wanda qui souhaitait marcher malgré une fracture). Le reste du groupe poursuit son ascension jusqu’au départ de la main courante, la vue sur le golf de Saint Florent, les Agriates est magnifique. Mais pas le temps de rêver, toutes et tous s’équipent. JCL propose à Franck d’équiper comme pour une première… À première vue rien de compliqué : une main courante de 10 mètres et puits de 40 mètres. L’installation de la main courante commence par une séance d’élagage pour accéder aux amarrages naturels. Dans un excès de précipitation ou de confiance Franck accroche la corde de 45 mètres, lovée, à son baudrier et décide de ne pas utiliser de kit. Après tout il n’y a que 10 mètres de MC jusqu’à la tête de puits et la vire est relativement large. Après une erreur d’aiguillage, Franck arrive à la tête de puits, qui n’est autre qu’une branche « branlante ». Il se retrouve à ce moment-là au-dessus de 40 mètres plein pot, la manœuvre est délicate. Franck souhaitant doubler l’amarrage, tente d’escalader pour passer une sangle sur une autre branche située au-dessus. Et là c’est le DRAME, la corde de 45 mètres, initialement accrochée au baudrier par un mousqueton, se détricote et tombe, elle finit sa course 40 mètres plus bas. Après la blessure de Jean-Noël, maintenant la corde, la galère continue….

La première idée qui traverse notre esprit est de rabouter les deux cordes restantes 25 et 23 mètres afin de récupérer celle de 45, mais c’était se passer de la main courante. L’arrivée sur la tête de puits est bien trop exposée et nous avons déjà eu trop d’imprévus aujourd’hui. Il faut savoir renoncer : la déception est grande.

Il ne reste plus qu’à prospecter autour de la faille, deux groupes se forment Jean-Claude, Franck, suivis de Jean-Luc, MP et Michèle, descendent sur la partie Sud. En désescaladant dans la faille au milieu des blocs de rochers ils trouveront un puits d’environ 10 mètres, ce dernier manque de prises pour espérer descendre. Faute de cordes et de temps il ne sera pas visité et fera sûrement l’objet d’une prochaine exploration.

Nous rejoignons le groupe et décidons de retrouver une cavité évoquée dans le compte-rendu datant de 2016. La petite randonnée se transforme alors en prospection en plein maquis, dans la pure tradition des topi, maquis, ronces etc. On jardine, cherche à droite, à gauche, en mode sanglier. Franck avait promis du sport !!!! On entendra râler Marie-Pierre jusqu’à ce que Jean-Yves trouve les deux entrées d’une belle salle. La journée n’est pas perdue. Jean-Claude équipe la première entrée et Franck la seconde.

Découvrons des cranes d’animaux, Michèle trouve un petit rhino. Au fond de la salle, au bout d’un plan incliné, Amal arrive à pénétrer dans une minuscule chatière et nous incite à la rejoindre. Élargissons l’accès en dégageant les pierres et la terre accumulées. L’ensemble du groupe se retrouve dans cette nouvelle salle. Celle-ci rejoint un puits de plus d’une vingtaine de mètres dont nous ne voyons pas le fond. C’est en levant la tête que l’on comprend que nous sommes sous la tête de puits du P40 de la faille de Lainosa. La jonction est faite. Énorme !!!!! Considérant que l’on part de plus haut, le développement et la hauteur de la faille seront à modifier. L’envie de planter deux « spits » est tentante mais nous avons utilisé les deux dernières cordes, et le respect de l’impératif horaire nous obligent à remonter. Le retour vers les véhicules est un peu hasardeux, heureusement la trace GPS et les cairns, intelligemment construits par JC à l’aller, nous permettent de retrouver notre chemin sans nous égarer. Nous arrivons à la piste aux alentours de 17h00, il est trop tard pour le barbecue mais la collation distribuée autour du réservoir d’eau est salvatrice. Cette journée aura donc pris une tournure inattendue, et « mémorable » pour reprendre les mots de JCL.

Franck