Archives par étiquette : Première

Samedi 16 mai 2026 – Canadolo, Barbaggio

Samedi 16 mai 2026
Spéléo, désob, première
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00

Troisième visite de l’année pour Canadolo, cette petite, et même très petite cavité de la région bastiaise. Quelle est donc la particularité qui suscite un tel engouement ?
Ce n’est donc pas par ses dimensions ou par ses concrétions, mais tout simplement par la présence d’une mystérieuse substance gélatineuse qui coule sur une de ses parois.

Un prélèvement lors d’une précédente visite avait été effectué par un mycologue, résultat : 2 des 3 organismes repérés sont des cyanobactéries. Un autre prélèvement est prévu dans des conditions plus appropriées pour déterminer le troisième.

En attendant, une autre particularité de cette cavité titille la curiosité naturelle de tout spéléo qui se respecte. Une chatière déclive en grande partie obstruée par des cailloux mêlées de terre pose question, et s’il y avait une suite derrière ?
C’est donc l’objet de cette visite, vider cette chatière pour voir ce qu’il y a derrière.

Passage au local en début d’après-midi pour récupérer quelques outils de base du désobeur, gamatte, pelle US, piochon, et les outils préférés d’Albert, massette et burins.

Le scénario : c’est JCL qui a eu cette idée, c’est donc lui qui ira au front de taille. Par solidarité inter-JC JCD assurera le remplissage de la gamatte, Albert la récupération de celle-ci, HP et Wanda l’éparpillement des déblais. Un vrai travail à la chaine.

C’est le côté droit de la chatière qui est attaqué en premier. Déception une heure plus tard, ça queute sur paroi.

Si la droite est décevante on va essayer la gauche. Même scénario et une heure plus tard … ça ne queute pas ! Un passage se profile à gauche.
Une première tentative, ça continue bien mais c’est étroit et la position tête en bas dans le plan incliné n’est pas des plus confortable.
Encore quelques gamattes et la tête peut passer. Une alcôve avec une petite lucarne en vue. Wanda se lance et passe ! Elle peut même se redresser dans l’alcôve.
Elle franchit également la lucarne, c’est pas la fin, mais presque. Des concrétions barrent une petite galerie qui semble continuer.
Encore quelques déblayages et JCL réussit à passer. Même constat et demi-tour, vu que c’est suffisamment grand pour pouvoir le faire 🙂

Bilan mitigé, ça ne queute pas mais la continuation de la désob imposerait l’utilisation de moyens plus percutants avec au préalable un gros boulot afin de rendre l’accès aux alcôves plus confortable. C’est une question de volonté.
JCL

 

Samedi 4 avril 2026 – Grotta di Bati, Carticasi

Samedi 4 avril 2026
Spéléo, première
Grotta di Bati, Carticasi

Participants
ITP : Mickaël D.
CC : Baptiste et Jean-Marcel V.

Une randonnée au départ du col d’Arcarota sur le secteur de la forêt de San Pietro d’Accia au cœur de la Castagniccia nous a offert une belle découverte.
Avec Mickaël, Baptiste et moi-même nous avons déniché une grotte relativement spacieuse.
Environ 10 m de long et une largeur de 2 à 3 m.
On pouvait y rester à 3.
Une ouverture accessible mais un peu étroite et au sommet un peu de lumière passait.
L’accès pédestre se fait par un chemin en contrebas de Bocca Callerucciu à mi-chemin environ entre la croix et la source sur le sentier qui redescend à Bocca di Merza.
La faille se situe sous les découpes de meules.

JMV – MD

Samedi 27 au Mardi 30 juillet 2024 – Camp spéléo SCM – Belcaire (11)

Samedi 27 au Mardi 30 juillet 2024

Spéléo, prospection, premières

Camp du SCM, Belcaire (11)

ITP, Spéléo Corbières Minervois  : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou), Christophe B. (Stoche), Dominique et Thérèse B., Jean-Michel E., José F., Christian G., Olivia M., Michel et Léa N., Arnaud T., Sébastien V., Aude V., Annick S.

Gente canine : Paty

Samedi 27

Comme tout bon club spéléo le SCM organise un camp annuel qui est le plus souvent un camp de classiques, l’an passé ce fut la région d’Arrau dans les Pyrénées et cette année le choix s’est porté sur un camp de prospection sur le plateau de Sault dans le sud de l’Aude à Belcaire.

Le plateau de Sault, connu de certains topis – notamment Francis, avec qui j’avais visité quelques cavités du coin en 1995, accompagnés de Bernard Bonnet (non pas le préfet ! mais un ancien topi) – se situe à 900 m d’altitude au-dessus de Quillan et est bordé par plusieurs sommets culminants à 1 500 m dont les pentes sont d’énormes lapiaz arborés. Notre président Christophe, possédant ses attaches familiales à Espezel, proche de Belcaire, a eu l’occasion de faire des repérages de cavités en utilisant le Lidar qui gomme la végétation et laisse apparaitre les dépressions, dolines, gouffres… C’est assez bluffant on voit très bien les cratères comme sur la Lune et sur le terrain cela correspond toujours à une ouverture. Par contre la profondeur est inconnue, il faut aller sur place.

Gite de 10 places bien équipé, avec cuisine extérieure, barbecue, grands débarras… les topis y tiendraient sans problèmes. Arrivée sur place en fin de journée, pile pour l’apéro.

Dimanche 28

Journée prospection pour retrouver les cratères repérés par Stoche. Direction le col de la Fède par une belle piste forestière, le soleil est de la partie. Trois équipes de trois se constituent. Une ira explorer un grand gouffre de plus de 20-30 m de diamètre qui s’ouvre sur les hauteurs du col vu par Stoche mais non exploré. Deux autres s’enfonceront dans la forêt à la recherche des dolines. J’en fais partie avec Kinou, Jean-Michel et Stoche. Très vite on s’aperçoit que la progression n’est pas aisée, la forêt de chênes très dense, recouverts de mousse, est en effet un vrai lapiaz, amoncellement de blocs calcaires avec une succession de dolines de plusieurs dizaines de mètres de diamètre. Avec le kit de matos c’est pas facile. Heureusement il n’y a pas de salsepareille ni de ronces ! Mais on se croirait vraiment en pleine jungle !

Les dépressions notées par Stoche sont en effet des trous de quelques mètres de diamètre. Explo à l’échelle pour aller plus vite, les deux premiers queutent sur comblement au bout de 7-8 m. Un autre départ en bordure de doline se révèle également obturé au bout de quelques mètres. Découverte également de 2-3 trous borgnes non repérés au Lidar.

L’heure des agapes approche, on décide de revenir vers la piste et on tombe sur un trou vertical connu de Stoche et exploré par le Spéléo Club du Plantaurel et abandonné sur étroiture à -15. Mais à une dizaine de mètres Kinou repère un escarpement et un petit trou à 1 m du sol d’où sort un courant d’air glacial. Bon signe qu’il y a du vide derrière. Mais il faut pailler…

Regroupement aux voitures, agapes succinctes et on repart au chantier. Après de multiples pailles, on peut (facilement pour les petits gabarits) pénétrer dans une petite salle encombrée de blocs, un départ de puits se dessine au sol et toujours avec le courant d’air glacial. Le temps passe il est l’heure de rentrer pour l’apéro. On retrouve notre équipe du grand gouffre qui est en fait un P50 qui queute sur comblement, ils ont équipé mais la topo reste à faire, ce sera pour demain.

Soirée apéro, grillades, le classique !

Lundi 29

TPST : quatre heures

Je suis dans l’équipe topo avec Dom, Stoche et José. Le reste du groupe va se concentrer sur l’explo de la découverte d’hier et le franchissement et le calibrage du trou du SCPlantaurel, car il est plutôt rastèg ! Retour sur le même site. Petite grimpette au milieu d’une forêt plus clairsemée. José et Stoche partent en duo pour la topo. Une demi-heure après on suit, Dom en premier. Très grand plan incliné boisé et nous voilà au bord du gouffre, un ressaut de quelques mètres puis un P7 avec un fractio plein pot, il faut retrouver les automatismes, la ganse est un peu juste et j’ai pas pensé à la pédale… Puis ambiance gouffre un beau P20 sur concrétions, un rétrécissement, un autre P15 qui donne sur un toboggan terreux et un dernier P6 où je retrouve l’équipe terminant la topo. Comblement du fond, un squelette de ce qui semble être un chien, une grenouille et un carabe, un Laemostonius.

Objectifs de la remontée, quelques photos de puits et explorations de deux départs en lucarne. Stoche (qui maitrise bien la photo souterraine, il sera d’ailleurs en couverture du prochain Spelunca) part en premier et moi derrière pour servir de modèle. Dom et José explorent la première lucarne en haut du P6, plantage de goujons et une petite galerie horizontale et une cheminée borgne de quelques mètres. La seconde lucarne en haut du P15 et en fait un boyau qui redonne dans le puits. Explo terminée mais bel aven !

On retrouve nos compagnons sur le site du trou glacial, l’entrée est un vrai boulevard, même pour les forts gabarits et ensuite le puits de quelques mètres donne accès – après quelques étroitures… – sur une salle où le courant d’air se perd. Départ de plusieurs boyaux étroits… Ils reviennent demain.

Le soir, apéro, grillades…

Mardi

Option randonnée au Pic de Rives, un sommet à 1 500 m pour certains qui sont un peu cassés par les étroitures. Belle grimpette dans les forêts de hêtres et magnifiques paysages au sommet. Casse-croûte au gîte puis on file voir le chantier du trou glacial. Les étroitures ont sauté mais la suite n’est toujours pas évidente. Une autre équipe ira prospecter au nord de Belcaire, où le Lidar montrait de belles dolines. Ils en reviendront avec 4-5 trous à explorer pour le lendemain.

C’est l’heure de rentrer dans le Minervois en prenant les petites routes des Corbières.

JND

Samedi 18 novembre 2023 – Grotte de Butrone – Sisco

Samedi 18 novembre 2023
Spéléo, première, entomo
Grotte de Butrone, Sisco

Participants
ITP : Catherine B., Amal D., Jean-Claude L. M., Laureen N., Noël R., Alexia S. B.

TPST : 3h30
Photos

Nous nous retrouvons avec Amal et Jean-Claude au local. Après une rapide réparation d’un support de lampe, nous partons, retrouvons à Erbalunga Noël, Alexia et Laureen et filons au départ du sentier menant à la grotte. La troisième fois en une semaine pour Jean-Claude ! On entend les chasseurs, mais il semblerait que la battue soit prévue plus haut donc tout va bien. On grimpe à travers les broussailles, le sentier est propre vu qu’il a été nettoyé très récemment.

Deux objectifs principaux pour cette sortie : le passage du boyau Claire, et une sortie entomologie avec repérage de Troglohyphantes et palpigrades.

La descente commence par le réseau fossile. Jean-Claude et Amal repèrent très vite les petites araignées, pas simples à voir si on ne sait pas ce que l’on cherche !! Amal a un œil de lynx, elle nous montre une bêbête très étrange sur la paroi, comme un ver, de couleur blanc, mais qui devient transparent dès que l’on le touche. Après quelques photos et un super tour dans le réseau fossile, on attaque la voie active.

Le réseau est sec (ce qui est rare d’après ce que l’on m’explique) et on arrive à l’entrée du boyau Claire. Amal s’engouffre, suivi par JC, Laureen et Alexia. Encore trop d’appréhension pour moi, je préfère m’abstenir. Avec Noël, nous contournons le boyau et retrouvons le groupe à la sortie du boyau Claire. Conclusion du passage : seulement 4 femmes et 1 homme ont passé le boyau : Claire, Amal, Alexia, Laureen et JC !

Poursuite du réseau actif et arrivée devant le Kama Sutra. C’est étroit, je ne suis pas trop rassurée, mais ça passe. Après cela se complique, de plus en plus étroit. Amal passe devant et après un bel effort réussit à se faufiler. JC suit ainsi que Laureen et Alexia….moi je fais demi-tour ! En attendant le retour du groupe, Noël me fait découvrir d’autres salles du réseau actif. Après un bon moment, le reste du groupe nous rejoint. Amal a réussi à se faufiler sur plus de 20 mètres après le passage ultra étroit, une première rendue possible par l’absence d’eau. Il faudra y retourner avec de quoi déblayer les cailloux pour faciliter l’avancée.

Il est temps de penser au retour. On passe par la salle de la pluie, où il ne pleut pas !, et on remonte par une chatière. A la sortie, JC a déjà préparé le feu pour le figatellu, c’est vrai qu’à 15h passé il est temps de penser à manger un peu. Une fois restauré, on redescend par le sentier (attention ça glisse !!), retour aux 4×4 et retour sur Bastia vers 17h.

Une très bonne journée, les 2 objectifs initiaux ont été réalisés plus une première pour Amal et plein de découvertes pour moi (il me reste un sacré boulot pour oser m’aventurer dans certains recoins par-contre)

Cathy


Le nombre de chauves-souris a encore augmenté depuis la visite d’avant-hier. C’est cette fois-ci un groupe de 8 petits rhinos qui nous attend après le ressaut. On dénombrera une vingtaine de chauves-souris dans la cavité, à croire qu’elles attendent nos visites pour s’installer.

Un des objectifs était de prendre en photo le palpigrade et des troglohyphantes avec un réflex, pas facile in-situ. Les résultats ne sont pas à la hauteur, mais on progresse ! L’unique palpigrade était toujours accompagné de son camarade collembole dans le dernier gour encore rempli. A noter, un petit coléoptère de 3 mm repéré par Amal à déterminer …
Cette dernière a franchi non sans mal l’ancien verrou terminal après le Kama Sutra, également franchi par JC, Laureen et Alexia après calibrage du passage. Amal s’est avancée sur une vingtaine de mètres encore, une fracture verticale impénétrable termine le boyau. Retour en marche arrière très compliqué, surtout que ça remonte, une bonne vingtaine de minutes avant de retrouver ses camarades ! Une autre première, quelques jurons ont été entendus dans ce boyau, la remontée devait être vraiment difficile !

JCL

Dimanche 29 octobre 2023 – Initiation spéléo – Oletta

Dimanche 29 octobre 2023
Initiation spéléo, première
Cast 1 et Cast Vin, Oletta

Participants
ITP : Antoine B., Wanda C., Albert D., Michaël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Jean-Philippe S., Franck Z.
ITP initiés : Adriana D. C., Antonio E. G.
Futurs ITP initiés : Christophe C., Laureen N.
Initiés : Angèle G., Chiara G., Stéphane G., Vanessa G., Louis-Mathis S.
La toutounette : Nala

TPST : 2h00

C’est parti pour cette journée d’initiation spéléo complémentaire à la JNS d’automne, une JRS en quelque sorte, Journée Régionale de Spéléologie.

C’est finalement l’option porche d’entrée de Cast 3 qui est choisie pour donner les rudiments sur l’évolution sur cordes aux initiés. C’est quand même bien mieux que le pylône. Plus réaliste, moins compliqué justement pour des initiés et surtout pas interdit. On aurait l’air fin si le gestionnaire du réseau nous voyait pendus sur un pylône haute tension 😯 .

Pendant que le matériel individuel est expliqué aux initiés, Laureen, Micca et JC partent équiper le porche d’entrée susdit.

  • 1ère voie : descente pieds à terre, déviation puis ressaut vers la salle
  • 2ème voie : main courante, tête de puits, fractio et petite verticale aboutissant dans la salle.

Les initiés testent maintenant chaque voie à la descente et à la montée, les testeurs sont validés.

Les initiateurs et leurs aides initient maintenant les initiés dans Cast 1, J-Phi reste en surface pour les réceptionner à la sortie artificielle, l’encadrement est donc suffisant. Je me propose une petite séance de prospection, j’accepte bien volontiers. Faut bien de temps en temps essayer de faire évoluer notre inventaire des cavités, c’est un des fondamentaux de la spéléo. Le secteur de Cast 4 n’ayant pas été beaucoup prospecté je m’y dirige nonchalamment en zigzagant de clairière en clairière.

Tient, un trou 😯 
Bigre, déjà !

Une ouverture d’environ 1 m par 0,5 m me susurre « Prend-moi, prend-moi ! ».
« Calmos » répondis-je, « suis pas un homme facile ma cocotte ! »
« Prend-moi, prend-moi »
« Bon ok, mais prend d’abord ce parpaing »
« Tac, paf, bang ! »
Un second caillou le suit
« Tac, bam, paf, bang ! »
« Sept ou huit mètres à vue d’oreilles, allez, tu mérites une petite explo pour voir ce que tu as dans les entrailles » 😀

Retour au pylône pour récupérer baudard, casque, cordes, mouskifs et sangles. J-Phi est intrigué et me suis par sécurité.

Amarrages brindilles sur 2 branches d’olivier, kit en position protège-corde et me voilà dans l’ouverture en mode désescalade, assuré par la poignée. Un premier palier à -3 m, 2 blocs coincés entre parois. Le plus petit, quelques dizaine de kilos quand même, bouge un peu trop facilement, il est basculé et se cale un peu plus bas. Le second devrait tenir, il est juste purgé des cailloux posés dessus. La descente continue encore sur 3 m et aboutit au milieu d’une galerie. Celle-ci continue côté NE en plan incliné sur environ 3 m pour se terminer en trémie. De l’autre côté, passage sous les blocs coincés et fin sur une trémie remontante.

Galerie de 50 à 80 cm de large, très sèche, aucune bestiole à première vue et peu de potentiel de continuation réaliste, malgré la présence dans le même axe de Cast 4 à une trentaine de mètres.

Cette première sera modestement arrosée durant le pique-nique, faut pas exagérer quand même, bien qu’on passe à la dizaine supérieure, c’est la vingtième cavité du secteur !

JCL


Pendant que JCL part en prospection, nos initiés du jour se regroupent à l’entrée de la cavité. L’ordre de passage est défini et l’ensemble des cadres se répartissent sur le parcours traditionnel d’initiation.

Nous en profitions pour mettre à contribution nos futures recrues Christophe et Laureen. Jean-Phi et HP assurent en surface. Les ados sont motivés et l’appréhension se dissipe en bas du P7.

Lorsque l’ensemble des initiés se retrouvent dans la salle de la Chèvre, Anto et Laureen en profitent pour effectuer la vire. La traversée se déroule dans la bonne humeur et la curiosité. La remontée cette fois-ci ne posera aucun problème pour l’ensemble des « apprentis spéléos ».

A la sortie le feu est déjà allumé, Franck et Micca passent d’encadrants à cuistots. Tous se rassemblent autour des tables et nous en profitons pour prendre le temps de partager et discuter.

Ce format de JNS est sympa !!!

Franck

Dimanche 16 avril 2023 – Aven des 34, Porcili 5 – Patrimonio

Dimanche 16 avril 2023
Spéléo, visite, première
Aven des 34, Porcili 5 – Patrimonio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Marie Pierre R.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h00 + 2h00
Photos

Une montre, un gobelet, un zoom 18-42, une cigarette électronique, quelque fois le chemin, beaucoup d’objets ont été perdus sur cette sortie, certains retrouvés mais pas tous mais c’est surtout par ce qu’on y a découvert que cette sortie fut mémorable. En fait la sortie elle-même a failli se perdre. C’est au détour d’une innocente question de Wanda vendredi : « pas de sortie ce week-end ? » que le club, aidé par JC, a retrouvé son allant d’antan. Notre stakhanoviste cycliste avait repéré son coup la semaine précédente, il suffisait de se bouger.

La saison, encore douce, permet des rendez-vous tardifs, 8h30 au club pour un départ rando vers 11h30, en été cela n’aurait pas pardonné.
La marche d’approche débute sur la piste d’une ancienne exploitation maraichère vaincue sans doute par la rareté de l’eau, on aura l’occasion de le vérifier.
Il ne m’est pas coutumier d’apprécier les chasseurs mais ce sont sans doute eux qui ont débroussaillé le sentier, pour dieu sait quel sombre dessein. Il faut reconnaitre que l’épopée maquisarde annoncée par JC n’a débuté qu’après l’épaulement final à quelques dizaines de mètres (verticaux) du but, qui furent quand même épiques et piquants.

Première perte : Eric manque de piétiner une montre connectée, JC n’a pas remarqué le gain de poids dans la montée. C’est à peu prés à ce moment que les chemins de chacun divergent, chacun ayant son idée du chemin, seuls les sangliers débroussaillent par ici.

11h40 c’est l’aven des 34 qui se révèle le premier, JC et Nono équipent, Jean-Yves commente, Eric prépare le matériel photo : on doit quand même rentabiliser la formation. Deuxième perte , mais il ne le sait pas encore, c’est à l’occasion du choix d’un grand angle que disparait sans doute le zoom.

L’explo débute par une petite antichambre où la lumière et les commentaires de JY diffusent, le terrain est composé de blocs empilés, puis c’est le seul puits de la cavité, un P13 aux amarrages naturels. JC s’y colle, Nono second assure le transfert du protège-corde, faute de pouvoir poser une dev propre. Nous sommes au milieu d’une grande fracture, au bas du puits on part sur un long plan incliné qui glisse sous les pas. Les parois sont effectivement d’un bel ocre-rouge, pas de concrétion. Le sol est lui d’un gris-vert qui contraste. Eric qui pense que la couleur n’est qu’une pellicule de dégradation, recouvrant la pierre, tente de casser un des gros blocs est vite réfréné par Marie Pierre, que les veines blanches dans la serpentinite inquiètent. Le plan incliné remonte ensuite par une série de blocs coincés qui donnent l’occasion de quelques contorsions suivant que l’on passe dessus ou dessous. En fin de cavité Wanda toujours à la recherche de faune cavernicole découvre dans un minuscule écoulement un microscopique point blanc mobile, un arachnide. Elle est la seule à voir ses pattes. A la remonté, tentative de photos au flash, hélas les quelques tentatives auront raison des piles des appareils, toutefois la perte de patience des modèles était proche. Remontées sous le puits on repart rapidement vers l’autre branche de la fracture qui nous mène à un amoncellement d’os. La grosse question de la rando restera mais que sont-elles aller faire ici. on trouve quand même une stalactite (5 cm), dont la blancheur contraste.

Au sortir de la cavité, Jean-Yves qui a n’a pas trainé dans la grotte revient annoncer la découverte d’une autre entrée qui ne semble pas être une de celles connues, malgré la faim qui commence à tenailler, il est 16 h, direction l’inconnu. 

C’est effectivement une nouvelle cavité, pour le nom rien d’original ce sera Porcili 5. Un ilot de pierres émergeant de la végétation touffue, plusieurs entrées donnent sur ce qui pourrait presque être un abri néolithique, au fond de celle-ci un espace entre blocs donne accès à un nouveau réseau, Michèle qui a déjà exploré elle aussi nous indique qu’un autre accès ouvre sur un grand vide.

L’exaltation des premières gagne le groupe, on s’assure plus ou moins sur des AN, qui restent ce qu’ils sont et l’on descend une série de ressauts entre plans inclinés plus ou moins stables. Le groupe descendra sur une trentaine de mètres, c’est ce que l’on m’a raconté car vaincu par une fringale et une pile moribonde je rejoins l’équipe qui n’a pas poursuivi. Une heure plus tard l’équipe remonte avec le visage des grandes premières, c’est un nouveau trou…

On profitera de la descente pour retrouver Porcili 1 ou JC nostalgique s’assoit là où il fut il y a quelques années. Nostalgie, car ce qui était dans ses souvenirs un belle entrée verticale semble être maintenant comblée.

Arrivée aux voitures, il est un peu tard pour les grillades 19 h mais pas pour un casse-croute et un vin d’honneur de la découverte. Retour assez tardif au club. Il faut y retourner, pas pour le zoom, une seconde visite express mercredi ne permettra pas de le retrouver mais il Y a des topos à faire.

Eric G. 

Dimanche 6 mars 2022 – Faille du Berger, Teppa di u Lupinu, Santo Pietro di Tenda

Spéléo, visite cavité, prospection, première

Grotte A Teppa di u Lupinu, Faille du Berger, Santo Pietro di Tenda

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Albert D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Marie Pierre R.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Le toutou : Bosco

TPST : 1h

Tracé

Photos

A l’origine de cette sortie, une information recueillie par Michèle auprès d’un berger sur une faille située sur les hauteurs de Santo Pietro di Tenda. Info confirmée par le propriétaire de l’ex couvent San Pietru (il s’était même brulé les mains en descendant avec une corde …). Info à recouper avec une archive du club signalant une faille non explorée de 80 m de profondeur dans le même secteur.

C’est une belle journée de prospection qui commence d’abord par du connu, la grotte A Teppa di u Lupinu, accessible par une piste coupant le ruisseau de Lavandaio. C’est une (re)découverte des topi en 2001, qui a fait l’objet de fouilles en 2003 et 2004 par Michèle Salotti, complémentaires à celles réalisées au début du 20ème siècle par Forsyth Major. Fouilles qui ont révélé une occupation datant du néolithique moyen avec découverte de céramiques, fragments d’obsidienne et de nombreux fossiles d’animaux.
Une autre particularité de cette cavité, une géode métrique comportant de grands cristaux de calcite. Par chance, les vaches semble aimer ce lieu et le chemin est tout tracé jusqu’à la cavité. Dicton inversé : s’il n’y avait pas eu de m….s de vaches on aurait été dans la m…e !

La rando continue, visite d’un ensemble pastoral peu avant la Bocca a Canali, où s’offre à nos yeux une belle vue sur les Agriates et le golfe de Saint Florent. Emportés par notre élan nous avons loupé la bifurcation vers le bon chemin. Celui-ci est rapidement retrouvé, puis de nouveau abandonné quelques centaines de mètres après pour s’enfoncer dans le maquis en direction des barres rocheuses où se situerait la faille recherchée. Nous en trouvons une, correspondant probablement à celle indiquée par le berger. C’est un décollement subvertical d’une dizaine de mètres de profondeur, idem de long, une soixantaine de cm de large. Au fond, une trémie instable souffle de l’air chaud. Des racines sortent de la paroi avant de disparaitre un mètre plus loin. Descente en mode boite aux lettres avec installation d’une corde d’assistance.

La rando continue en sinuant sur les escarpements rocheux mais la faille de 80 m de profondeur figurant dans les archives du club restera … dans les archives du club. À suivre après prise d’infos complémentaires …

Visite d’un nouvel et magnifique ensemble pastoral composé de pagliaghju, casgile et divers abris.

Aucune chauve-souris aperçue de la journée.

Le retour à Santo Pietro se fait via le col San Bernardino puis Poggiolo.

Grillades au bord du lac de Padule pour terminer agréablement cette journée. L’humanité peut se rassurer, s’il faut refaire l’histoire et le monde, nous sommes là !

JCL

Samedi 29 janvier 2022 – Faille de Punta Vessa, Aghione

Samedi 29 janvier 2022
Spéléo, première
Faille de Punta Vessa, Aghione
Extra : bains de Puzzichellu

Participants
ITP : Michèle Cl., Amal D., Michaël D., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h45

Tracé
Photos

« ../.. une longue et profonde faille s’ouvre sur un ensemble rocheux. La profondeur de la faille semble importante. Lorsqu’on y jette une pierre on l’entend rebondir plusieurs fois entre les parois ../.. ». Un message reçu sur la boite du club qui a de quoi mettre le baudrier à la taille d’un spéléo normalement constitué !

Une reconnaissance avait été tentée lors de la dernière sortie canyon dans le secteur, mais la tombée de la nuit nous avait fait abandonner le projet.

Cette fois-ci c’est l’objectif principal de la journée, et cette journée s’annonce belle et ensoleillée.

Premier regroupement au PN4, puis café au carrefour des T10 et T50.

Direction maintenant le petit hameau de Chioso, commune d’Aghione. Nous sommes pratiquement au terminus d’une petite route de bout du monde.

Nous laissons la barrière où nous avions renoncé le 15 janvier et continuons jusqu’au 2ème départ de chemin, option recommandé par un berger avec qui Micca avait pu discuter quelques jours auparavant. Quelques échanges avec un habitant du hameau, celui-ci nous recommande également cette option. Il connait la cavité et nous accompagne même sur quelques dizaines de mètres.

Le chemin prend un air de bocage normand avec un talus de chaque côté. Il rejoint une piste qui nous mène directement à la base d’un grand bloc rocheux, la Punta Vessa1. Nous le contournons par la droite et arrivons sur sa partie supérieure, la faille s’ouvre devant nos yeux.

C’est une grande fracture longue d’une trentaine de mètres, large d’environ deux. Première tentative de désescalade côté nord par JY mais il se retrouve bloqué à quelques mètres du fond. Le reste de l’équipe opte pour l’extrémité sud qui est plus ouverte. Équipement sur arbre puis désescalade jusqu’à un gros bloc coincé entre les 2 parois. Tentative de pose d’un amarrage Multi-Monti2, vis se vissant directement dans la roche, mais celle-ci semble bien plus dure que le calcaire et la vis rend l’âme. 4 protèges-cordes seront nécessaires pour palier aux frottements et arriver au fond. Nous sommes à 10 mètres de profondeur, loin des 70 annoncés, mais nous avons l’habitude …

La galerie est explorée sur une vingtaine de mètres vers le sud où une escalade permet de rejoindre la surface, seule Amal réussit à passer l’étroiture …

La paroi Est présente une couleur rougeâtre, l’Ouest est plutôt verdâtre. Une consultation d’Infoterre précise que la rouge est une radiolarite (Jaspes à Radiolaires), la verte serait dans les schistes lustrés. Le secteur est au croisement de 4 cartes géologiques sans concordance des séries. Les parois ont un profil complémentaire, ce qui confirme une origine tectonique de cette faille.

Côté nord, un ressaut permet d’atteindre une petite alcôve, terminus d’une chèvre fatalement égarée. Quelques striures sur la paroi laissent imaginer qu’elle a dû s’exciter contre la fatalité.

Bilan : un développement visité d’environ 20 mètres et un point bas à une quinzaine de mètres de profondeur. Trois petits rhinos sont observés ainsi qu’une minuscule araignée difficile à photographier.

Remontée générale en gérant au mieux les frottements, la corde s’en sort bien.

Le retour s’effectue par l’autre option d’accès. Une piste descend jusqu’à une bergerie et nous arrivons ainsi devant la dernière barrière. Celle-ci est gardée par 2 ânes qui nous regardent dubitativement, nous faisons de même. Le courant semble passer, ils nous laissent franchir cette barrière libératrice.

Retour aux véhicules par la route, rapport de visite à l’habitant du matin et direction le « Restaurant ». Nous apprenons que c’est le nom donné à l’espace de pique-nique déjà utilisé après la dernière sortie canyon.

Comme précédemment, les braises sont encore chaudes et le feu n’a pas de mal à redémarrer. La cabane de chasseurs qui se trouve à proximité nous fait penser à notre casetta. On y sent l’ambiance des travaux de construction et d’aménagement, les graillous, les bouchons qui sautent dans la bonne humeur.

Il est encore tôt et la visite envisagée des bains de Puzzichellu peut agréablement compléter cette journée. Pas assez tentant pour Michèle et JY qui nous quittent pour des aventures plus chiroptérologiques.

Ces bains d’eaux sulfureuses étaient connus dès l’antiquité pour leurs vertus en ORL, en pneumologie, en rhumatologie ou encore en dermatologie. Ils ont plus ou moins bien traversé les siècles jusqu’à leur fermeture définitive en 1939. Des projets de réhabilitation sourdent de façon intermittente, un parking en terre battue a même été aménagé dans les années 2000, mais les velléités ne sont pas pérennes.

Nous garons le véhicule près de l’ancien hôtel et nous descendons vers le ruisseau de Puzzichello. Visite de quelques ruines au passage où 2 petits rhinos sont observés en plafond des pièces les plus sombres. L’odeur d’œufs pourris prévient de la proximité des sources où l’eau prend une couleur gris-bleu. Fallait être malade pour se baigner là-dedans. Ceci dit, c’était justement la raison principale des cures …

Les bâtiments de bains qui longent le ruisseau sont en très mauvais état, ce patrimoine unique ne verra probablement pas le prochain siècle.

Autres infos :

http://eaux-minerales-oubliees.over-blog.com/article-35808529.html
https://www.corsicamea.fr/paesi/puzzichellu.htm

Fin d’une journée multi-facettes comme on les aime, avec un volet spéléo, de la première de surcroit, les traditionnelles grillades, et un volet touristico-culturel avec la visite d’un lieu d’un autre âge.

JCL

1 Informations communiquées par notre indicateur sur l’origine probable du nom de ce site :

« Comme toutes les langues non écrites, le corse a connu de nombreux changements dans le temps.

En ce qui concerne le nom du site, on entend habituellement prononcer « Punta Vessa ». Il s’agirait en fait d’une déformation du mot fessa. En effet, Infcor-Adecec donne comme traduction pour les mots fessa, sfessa : fente, fêlure, fissure.

Autrefois, les animaux étaient identifiés grâce à une marque sur l’une ou les deux oreilles. Ce signe de reconnaissance appelé « u segnu », pouvait être une encoche, une pointe coupée ou une fente. On disait alors que la bête avait une « orecchja sfessa ».

La pratique n’est pas seulement locale. Elle est, ou a été en usage dans plusieurs parties du monde, comme chez les éleveurs Peuls, les Lapons ou les manadiers de Camargue qui font une « escoussure » !

Toussaint S. »

2 https://forum.ffspeleo.fr/viewtopic.php?id=3986 et https://www.speleo-secours.fr/?p=713

Dimanche 23 mai 2021 – Spéléo, prospection, première, exploration – Faille de Lainosa, Olcani

Dimanche 23 mai 2021

Spéléo, prospection, première, exploration

Faille de Lainosa, Olcani

Participants

  • ITP : Michèle C., Amal D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Marie-Pierre R., Jean-Luc S., Jean-Louis V., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h30

Photos

Un jour, Jean-Claude m’a dit : « Les sorties dont on se souvient sont celles durant lesquelles nous avons eu des galères, des péripéties, et autres imprévus. C’est ça l’aventure. ». Cette journée fera sûrement partie de ces souvenirs que l’on se racontera lors de nos soirées tardives près du feu…

Franck

Revenons sur cette journée qui avait pourtant bien commencé. Le point de rendez-vous au local est ponctué par un petit café et quelques viennoiseries qui régalent le groupe des topi et ex-GCC. Répartissons le matériel et participants dans les différents 4×4 et autres véhicules puis partons en direction du Cap Corse. Olcani, ce n’est pas à coté et nous rejoignons notre destination après plus d’une heure de route.

Le point d’accès de la faille se situe à environ une heure de marche en empruntant une sente plus ou moins bien marquée à travers le maquis et les rochers. La petite randonnée se passe plutôt bien jusqu’à ce que Jean-Noël pose son pied entre deux rochers sur une touffe d’herbe, son pied se dérobe, et Jean-Noël s’écrase de toute sa hauteur sur le rocher. La chute semble avoir réveillé une vieille blessure au tendon d’Achille et est sérieuse. En tant que médecin il s’auto-diagnostique et nous avise qu’il ne pourra pas continuer mais devrait pouvoir revenir au véhicule par ses propres moyens (son retour sera épique). C’est le départ d’une sortie pas comme les autres….

Jean-Noël ne souhaite pas notre assistance (ils sont un peu têtus ces médecins !!, voir CR de LA CIOTAT avec Wanda qui souhaitait marcher malgré une fracture). Le reste du groupe poursuit son ascension jusqu’au départ de la main courante, la vue sur le golf de Saint Florent, les Agriates est magnifique. Mais pas le temps de rêver, toutes et tous s’équipent. JCL propose à Franck d’équiper comme pour une première… À première vue rien de compliqué : une main courante de 10 mètres et puits de 40 mètres. L’installation de la main courante commence par une séance d’élagage pour accéder aux amarrages naturels. Dans un excès de précipitation ou de confiance Franck accroche la corde de 45 mètres, lovée, à son baudrier et décide de ne pas utiliser de kit. Après tout il n’y a que 10 mètres de MC jusqu’à la tête de puits et la vire est relativement large. Après une erreur d’aiguillage, Franck arrive à la tête de puits, qui n’est autre qu’une branche « branlante ». Il se retrouve à ce moment-là au-dessus de 40 mètres plein pot, la manœuvre est délicate. Franck souhaitant doubler l’amarrage, tente d’escalader pour passer une sangle sur une autre branche située au-dessus. Et là c’est le DRAME, la corde de 45 mètres, initialement accrochée au baudrier par un mousqueton, se détricote et tombe, elle finit sa course 40 mètres plus bas. Après la blessure de Jean-Noël, maintenant la corde, la galère continue….

La première idée qui traverse notre esprit est de rabouter les deux cordes restantes 25 et 23 mètres afin de récupérer celle de 45, mais c’était se passer de la main courante. L’arrivée sur la tête de puits est bien trop exposée et nous avons déjà eu trop d’imprévus aujourd’hui. Il faut savoir renoncer : la déception est grande.

Il ne reste plus qu’à prospecter autour de la faille, deux groupes se forment Jean-Claude, Franck, suivis de Jean-Luc, MP et Michèle, descendent sur la partie Sud. En désescaladant dans la faille au milieu des blocs de rochers ils trouveront un puits d’environ 10 mètres, ce dernier manque de prises pour espérer descendre. Faute de cordes et de temps il ne sera pas visité et fera sûrement l’objet d’une prochaine exploration.

Nous rejoignons le groupe et décidons de retrouver une cavité évoquée dans le compte-rendu datant de 2016. La petite randonnée se transforme alors en prospection en plein maquis, dans la pure tradition des topi, maquis, ronces etc. On jardine, cherche à droite, à gauche, en mode sanglier. Franck avait promis du sport !!!! On entendra râler Marie-Pierre jusqu’à ce que Jean-Yves trouve les deux entrées d’une belle salle. La journée n’est pas perdue. Jean-Claude équipe la première entrée et Franck la seconde.

Découvrons des cranes d’animaux, Michèle trouve un petit rhino. Au fond de la salle, au bout d’un plan incliné, Amal arrive à pénétrer dans une minuscule chatière et nous incite à la rejoindre. Élargissons l’accès en dégageant les pierres et la terre accumulées. L’ensemble du groupe se retrouve dans cette nouvelle salle. Celle-ci rejoint un puits de plus d’une vingtaine de mètres dont nous ne voyons pas le fond. C’est en levant la tête que l’on comprend que nous sommes sous la tête de puits du P40 de la faille de Lainosa. La jonction est faite. Énorme !!!!! Considérant que l’on part de plus haut, le développement et la hauteur de la faille seront à modifier. L’envie de planter deux « spits » est tentante mais nous avons utilisé les deux dernières cordes, et le respect de l’impératif horaire nous obligent à remonter. Le retour vers les véhicules est un peu hasardeux, heureusement la trace GPS et les cairns, intelligemment construits par JC à l’aller, nous permettent de retrouver notre chemin sans nous égarer. Nous arrivons à la piste aux alentours de 17h00, il est trop tard pour le barbecue mais la collation distribuée autour du réservoir d’eau est salvatrice. Cette journée aura donc pris une tournure inattendue, et « mémorable » pour reprendre les mots de JCL.

Franck

Samedi 17 avril 2021 – Prospection Canarinco, Barbaggio

Spéléo, prospection, première, explo, topo, bio –

Massif de Canarinco, Barbaggio

Samedi 17 avril 2021

Spéléo, prospection, première, explo, topo, bio

Massif de Canarinco, Barbaggio

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Jean-Louis V, Audrey V. B., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Le toutou : Bosco

TPST : 2h00

Photos

Lors de la réunion du jeudi, redevenue physique et hebdomadaire, Anto nous met l’eau à la bouche en nous montrant des photos d’un trou découvert par Antoine D., ex président du CAF. Ce trou se situe sur le petit massif de cipolin de Canarinco, dans un rayon de 10 km pour une bonne partie des topi, le programme du week-end est ainsi décidé.

Samedi 8h30, préparation du matos. Réalistes, nous prévoyons une visite des autres cavités de ce massif et notamment le fameux MAC, le Mini Aven de Canarinco. L’équipement du petit puits d’entrée est sommaire, amarrage sur barre à mine posée en travers, mais plus de barre à mine au local. Un gros tube métallique de récupération fera l’affaire.

Nous voilà maintenant sur le terre plein face à la route du Pigno, où JY nous rejoint peu de temps après. Il revient d’un contrôle chiro dans la galerie de Paternu.

Direction le nouveau trou en mode allégé, casque, piochon et GPS. Le massif de Canarinco est divisé en 2 grandes marches inclinées qui se terminent au niveau du ruisseau de San Pancrazio. C’est un mini lapiaz, incongru si prés de Bastia. Descente rapide jusqu’au point indiqué par le GPS, mais pas de trou. Idem aux alentours. La descente continue, le trou est finalement repéré une soixantaine de mètres plus bas. Pas besoin d’élargir l’entrée, juste enlever la maigre végétation. La visite est rapide, un conduit d’entrée, où il faut ramper sur 2 mètres, mène à une « salle » où on peut se tenir accroupi. A droite une chatière descendante est obturée au bout de 3 mètres par des blocs rocheux, un déblaiement est à envisager côté droit …
Un détail attire l’attention, toujours sur la paroi de droite, du lichen verdâtre est recouvert par un liquide visqueux qui pose question. Un prélèvement pour examen ultérieur au microscope est effectué.

Fin de la visite au moment où JN et JCD arrivent. La topo est réalisée en suivant, 9 mètres de développement TTC.

Direction maintenant la grotta di I Cudi. Celle-ci se trouve à quelque dizaine de mètres vers l’ouest en pied de falaise. Visite rapide là-aussi en faisant le circuit complet, entrée par le bas, sortie par la chatière supérieure.

Retour aux véhicules en remontant sur le plateau et en serpentant sur celui-ci pour une petite séance de prospection, aucune découverte.

Les victuailles sont récupérées et direction le petit paghjaddu situé à côté du MAC où nous serons ainsi à l’abri du vent. Un barbecue est rapidement construit, du bois récolté, le feu allumé, et les viandes grillées !

Menu traditionnel, du bien gras hormis quelques aiguillettes de canard et une brochette de dinosaure !

Véro arrive en fin de repas, accompagné de son nouveau toutou qui, tout heureux d’être invité à un pique-nique, mets littéralement les pieds dans les plats, et les renifle prestement. Mais habitué seulement aux croquettes, il ne sait pas encore manger un reste de tranche de lard, éducation aux us spéléos à compléter 😉

Bien repus, nous partons maintenant équiper le MAC. Mais où est le kit d’équipement ? Dans la voiture de JCL évidement ! La route est heureusement à moins de 5 mn de marche …

Une petite surprise d’ailleurs à côté de l’entrée, 3 goujons en 10 mm ont été plantés, probablement par des non-spéléos compte-tenu de leurs emplacements. Un entrainement d’une équipe d’intervention ?

La barre métallique est posée en travers de l’entrée, l’échelle y est accrochée, assurée par un AN sur un gros bloc rocheux. Habitué à cette cavité, puisqu’il l’a déjà explorée 2 fois en 26 ans, JCL se lance dans le trou. La salle est toujours aussi mignonne, un petit rhino le sait et il s’y repose paisiblement.
Franck suit, puis JY, Wanda et enfin JCD qui s’est finalement laisser convaincre. Audrey a bien fait une tentative, mais elle n’est pas encore habituée aux dimensions des cavités corses 😉
Le reste de l’équipe préfère rester à l’écart de cette étroite entrée stressante et profite des doux rayons du soleil printanier.

Les merveilles minérales et les caprices impudiques de la nature sont encore une fois photographiés et/ou admirés. Le squelette d’un gros rongeur git à l’aplomb du puits d’entrée, peut-être un lapin.
Malheureusement l’excentrique où était accroché le petit rhino fait les frais de cette visite, finalement c’est bien que l’entrée soit étroite …
Un peu de patience, l’excentrique aura repousser d’ici 2 ou 3 mille ans.

Si la gravité a bien aidé pour la descente, elle s’est par contre révélée bien pesante à la remontée. Néanmoins pas de déclenchement secours, tout le monde est ressorti avec plus ou moins d’aisance et de … vêtements.

La liste de ceux qui ont vu la salle Impudicus s’allonge de 4 nouveaux membres, mais elle s’énumère encore sur les doigts des 2 mains !

Fin de cette journée canarincoesque.

En supplément gratuit l’historique du MAC :

Samedi 14 octobre 1995Samedi 28 octobre 1995Dimanche 29 octobre 1995Samedi 6 mars 2004

Quelle générosité !

JCL