Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

Samedi 16 octobre 2021 – Spéléo, mini visite – Grotte du Christ Noir, Bastia

Samedi 16 octobre 2021

Spéléo, mini visite

Grotte du Christ Noir, Bastia

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F.

Photos

Dans la nuit du 2 au 3 mai 1428, 2 pêcheurs d’anchois, Camugli et Giulani, découvrent au large de Bastia, un crucifix de bois noir, scintillant à la surface de l’eau. La légende veut que la statue, « U Christu Negru » ou crucifix des miracles, ait été placée dans une vaste anfractuosité de la falaise de la citadelle surplombant le Porto Cardo. Elle aurait mystérieusement disparu et aurait été retrouvée, pendue à un arbre dans la citadelle. Une petite chapelle aurait été construite en 1542 sur cet emplacement appartenant à la Basilique Saint Jean de Latran de Rome puis en 1600 l’Oratoire de la Confrérie de la Sainte Croix qui conserve depuis la statue. Tous les 3 mai les Bastiais honorent le Christ Noir des miracles à l’occasion d’une messe en langue corse et d’une bénédiction en mer suivie d’une procession. HP passant en vélo par l’Altilonda et ignorant l’existence de cette grotte aperçoit une plaque en marbre apposée sur la paroi au niveau de la jetée du Dragon la mentionnant. Nonobstant il escalade le premier escalier menant à la place du palais des Doges, franchit un petit portail métallique à l’est du Jardin Romieu et rejoint au bout d’une dizaine de mètres la cavité, large de 6 mètres, profonde de 3 mètres et haute de 2 mètres environ dans son développement maximum. Las le culte a manifestement changé. Fini le Kyrie Eleison et l’encens ; désormais le passant touristeux, atteint la béatitude en venant déposer au milieu des fougères maritimes son offrande odorante à Stercutius, le Dieu Romain des Latrines. Sans doute y était-il révéré du temps de Mantinum, nom de Bastia sous la Rome Antique que quelque lettré de la municipalité a choisi pour ce passage. On sait peu que chaque 8 aout, jour de la Saint Dominique, des pénitents cantabriques et catalans, régalés de glands, de pois et d’oignons crus, viennent pieds nus en procession jouer là une ode sonore et pétaradante en l’honneur du Dieu Crepitus, dieu des pets et de la flatulence, dont les statuettes au ventre ballonné voisinaient celle de Stercutius dans les lieux d’aisance romains.

Haut Lieu de l’histoire bastiaise cette grotte mériterait sans doute une topographie.

PHP

Lexique :

  • Touristeux = atteint de tourista
  • Descalzos = pieds nus en espagnol

Samedi 9 octobre 2021 – Spéléo, Prospection – Ex(s)urgence de Canarinco, Furiani

Samedi 9 octobre 2021

Spéléo, prospection

Ex(s)urgence de Canarinco, Furiani

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.
  • Gente canine : Nala

Photos

Les topis ne sont pas du genre à baisser les bras devant l’adversité. On ressort le plan B envisagé pour enfin accéder à cette cavité. Accéder par le plateau calcaire du Monte Canarincu jusqu’à son extrémité sud.

Rendez-vous à 14 heures à l’embranchement de la route du Pigno, les quatre mousquetaires de la semaine dernière sont là (Nala est là !). Descente directe du plateau, au passage on jette un coup d’œil au MAVC, toujours bien fermé par ses branchages. On arrive à l’extrémité du deuxième plateau (Monte Canarincu en compte trois). On décide de rendre visite à la Grotte Cana découverte par Marie le 29 juillet 2012. Les coordonnées du GPS nous amènent pile poil dessus, au bord du ressaut du plateau, la cavité doit être en dessous. Mais en dessous c’est le maquis dense et malgré la ténacité de JN aucune cavité… HP essaiera un peu plus tard avec les mêmes coordonnées, nonda ! On décide de contourner le ressaut par la droite, tiens la dernière découverte des topis, la Grotte Canadolo, les coordonnées sont bonnes et il n’y a pas de maquis.

Devant nous en contrebas c’est le troisième plateau recouvert d’un maquis très dense, une belle couverture végétale. Aucun sentier visible d’en haut… Juste le bas de la falaise qui semble plus clairsemé. JN trouve un dièdre qui permet de désescalader et de se retrouver au pied de l’escarpement. Devant c’est vraiment impénétrable. On aperçoit bien environ 2 à 300 m au loin, le rebord du troisième plateau et en contrebas doit se trouver la Source du Figuier mais…

On arrive à suivre le pied de la falaise jusqu’au rebord est mais là la pente devient très raide et aucun sentier. Albert, le plus téméraire armé de son coupe-branches, se lance dans la pente et disparait dans les arbousiers. De temps en temps, on entend « Ça passe, ça s’éclaircit, je vois un début de sentier… ». Puis plus rien. HP fait demi-tour, ce n’est pas pour Nala. JN décide de rejoindre Albert. Il a réussit à tailler une sente – où passerait à peine un sanglier – au milieu des arbousiers et lentisques. Heureusement il n’y a pas de ronces et de salsepareilles. Mais l’espace clairsemé du plateau est encore loin et devant nous c’est toujours le même mur végétal. Il faut se résoudre à remonter, ce sera plus facile.

On retrouve HP qui a été évaluer la possibilité de passer par le rebord ouest mais cela semble être la même galère. Marie avait d’ailleurs tenté en 2012 en continuant le sentier du site d’escalade et de Grotta di Cudi mais s’était heurtée au même maquis. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre les voitures.

Alors quel plan C ?

  • Reprendre la première tentative par la piste du ranch avec du matériel ad hoc.
  • Reprendre le sentier Albert en persévérant, il restait une centaine de mètres…
  • Accéder au talweg ouest qui semble plus clair en passant par la piste d’E Sulane.

C’est pas gagné ! Pour le BRGM on se contentera des infos de 2001, pour une éventuelle désob’ on verra.

JN

Dimanche 3 octobre 2021 – Spéléo, visite, topo – Exurgence de Canarinco, Furiani

Dimanche 3 octobre 2021

Spéléo, prospection

Ex(s)urgence de Canarinco, Furiani

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.
  • Gente canine : Nala

Photos

Dans l’euphorie de la redécouverte de la Grotte di Palazzo, la veille, à Erbalunga, lors du pot de fin de sortie de chez Jeannot, Véronique, JN, Albert et HP décident de partir à la recherche de l’Exurgence de Canarinco le lendemain.

Le Monte Canarincu est un massif karstifié de quartzites et de cipolins reposant sur un socle de métagranites et de métagabbros peu perméables qui permettent l’émergence d’une source à sa partie inférieure. Celle-ci n’est pas répertoriée sur la base Infoterre (1).

Visitée en 1998, en 2001 et plus depuis, dite aussi Source du Figuier, cette exsurgence (2) fait partie des mini-grottes mythiques qui reviennent souvent dans les discussions spéléo mais qu’on ne visite jamais.

JN doit faire quelques photos complémentaires pour l’inventaire BRGM. A priori sortie sans trop de problèmes. La cavité est connue, on en a les coordonnées ; une piste répertoriée sur la carte IGN et bien visible sur les photos satellites doit nous amener à 300 m de l’exsurgence.

Rendez-vous à Teghime à 14 h 30. Véronique n’a pu venir cause dressage de Bosco. Nous nous engageons avec le 4×4 de Jean-Noël sur la piste qui passe devant la carrière de Monte Fesso. Juste après la carrière une barrière fermée par un cadenas nous contraint à abandonner le Disco, et à continuer à pied. Nous atteignons rapidement le ranch U Tragulinu ; quelques moutons viennent nous souhaiter la bienvenue ; les chiens font leur travail de gardien et aboient après Nala. Mais 400 m après, les problèmes commencent. La piste n’est plus entretenue, envahie par les fougères et les ronces. On sort donc les sécateurs et on progresse lentement. HP porte Nala qui risque de s’érafler de nouveau les yeux dans les ronces, puis décide de remonter au bout de 500 m. JN et Albert continuent mais atteignent un mur de ronces qui barre le passage. Il reste encore 1 km à parcourir dans le maquis ronceux, ce qui ne semble pas pouvoir être réalisé raisonnablement. Ils rebroussent donc chemin et en remontant tombent sur les nouveaux propriétaires du ranch, pas trop content de notre présence sur un terrain privé clôturé. Explications, le sésame des Topi Pinnuti fait bon office comme d’habitude mais ils demandent à ce qu’on leur téléphone en cas de nouvelle visite. Retour au col à 17 heures.

Choux blanc donc (de Corse bien sûr ou Brassica Insularis, espèce endémique dont les crêtes calcaires de Barbaggio/Teghime sont un des spots les plus importants). On décide de tenter l’approche le weekend prochain par le lapiaz de Canarinco, JN devant de plus compléter la topo d’une cavité du plateau.

PHP

1- BRGM RP-62985-FR décembre 2013 dont Marie G. est un des auteurs
2- L’exurgence semble être un terme utilisé surtout par les spéléologues et suggère une sortie d’eau puissante (du latin urgere = pousser, presser).
L’émergence est un exutoire dont l’origine n’est pas connue.
L’exsurgence (du latin surgere = se lever) est l’exutoire d’écoulements souterrains qui proviennent de l’infiltration des eaux de pluie ou d’un cours d’eau souterrain. Le terme est utilisé par les hydrogéologues.

Samedi 2 octobre 2021 – Spéléo, redécouverte, visite, topo – Grotte du Palazzo, Brando

Samedi 2 octobre 2021

Spéléo, redécouverte, visite, topo

Grotte du Palazzo, Brando

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.
  • Gente canine : Bosco

TPST : 0h15

Photos

Dans les archives du CDS 2B, reprises par la LISC, il existait une référence à une cavité située sur la commune de Brando et dénommée Grotte du Palazzo, mais elle ne figure ni dans les annales de prospection et visites de ITP, ni dans les annales du Pr Rémy, ni dans les rapports de fouilles de Eugène Bonifay. Les coordonnées Lambert IV la situent en contrebas à droite dans le virage juste après les Glacières de Brando. Inscrite dans la liste des cavités remise au BRGM en 2008, elle fait partie des 25 cavités pour lesquelles la LISC s’est engagée à fournir des informations sur le risque d’effondrement. Le Palazzo se trouve être la maison de maître, propriété de la famille Lota – fondateur de la Corsica Ferries -, qui se trouve sur la droite en bord de la D80, 100m après les Glacières. Il semblait plausible que la cavité se trouve soit dans l’enceinte du Palazzo ou en bord de mer à son aplomb.

Une première approche par le nord par Jean-Noël le 24 janvier 2021 n’ayant pas permis d’approcher le site, l’accès par le sud s’imposait ; ce que d’avait d’ailleurs fait Henri-Pierre mais sans aller jusqu’au niveau du Palazzo. Du moins on savait qu’on pouvait rejoindre le rivage.

Décision est prise le samedi matin en comité très restreint – la troupe des topis est en train d’arriver dans la Mecque de la spéléo, en Ardèche. Rendez-vous au bar Chez Jeannot à Erbalunga pour HP, Albert puis Véronique, JN et Bosco. Un café et nous voilà partis pour se garer en face du Palazzo. Puis on emprunte la descente vers la plage en contrebas des Glacières. On traverse une pelouse qui semble être dans une propriété privée – ce qui avait arrêté JN lors de sa visite – mais on arrive ensuite à la plage.

À ce moment une averse très drue se déclenche et la terrasse de la maison (un ancien moulin rénové) nous permet de nous mettre à l’abri, volets fermés on ne dérange pas. On s’équipe, HP est celui qui a tout prévu ; chaussures de canyon, combi néoprène, sac canyon, masque et tuba ! JN a des chaussons de plage et Albert est pieds nus… HP est vite devant virevoltant sur les rochers tandis que le reste de la palanquée avance cahin-caha, les rochers sont glissants et il faut parfois se mettre à l’eau.

Nous voilà au niveau de la tour du Palazzo. HP a bien vu le renfoncement de la côte, a pris quelques photos mais a continué sa route. JN un peu plus curieux décide de monter voir ce qu’il y a en hauteur, un trou noir… Juste avant sur la paroi gauche (paroi nord) il y a un beau placage de calcite avec des spéléothèmes, cela sent le paléokarst. En haut d’un plan incliné d’une dizaine de mètres, à 4 m de hauteur, le trou noir est un orifice de 1×0,80 m donnant accès à un boyau légèrement ascendant de 3,80 m de long, marqué au départ par un ressaut de 50 cm – une belle coulée de calcite recouverte de nombreux minigours. à la base de cette coulée on note les restes d’un plancher maçonné (peut-être pour la récupération d’un écoulement d’eau). La fin du conduit présente un peu de concrétionnement. L’orifice supérieur situé 50 cm plus haut – également triangulaire, 1×0,70 m – présente une belle coulée de calcite. La progression est arrêtée au bout de deux mètres avec une inclinaison à 45°.

À peine 6 m pour deux cavités, ce n’est pas la découverte de l’année, mais l’affaire est close, on a retrouvé la Grotte du Palazzo ou plutôt les Grottes… sauf si quelqu’un a d’autres infos…

HP a continué jusqu’à la fin des escarpements rocheux, là où JN s’était arrêté en janvier mais pas d’autres trous. Il revient explorer les deux départs de la grotte et c’est le retour. Maritime pour HP, Véronique et Albert et terrestre pour JN et Bosco.

Retour chez Jeannot pour arroser l’évènement. Décision est prise, demain après-midi après l’anniversaire d’HP on part à la recherche de l’Exsurgence de Canarinco (ou Source du Figuier). Cavité faisant partie de l’inventaire BRGM dont la dernière visite remonte au… 7 avril 2001.

JN

Dimanche 26 septembre 2021 – Spéléo, initiation – Cast 1, Oletta

Dimanche 26 septembre 2021

Spéléo, initiation

Cast 1, Oletta

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Michaël D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Rémi R., Marie Pierre R., Franck Z.
  • Initiés : Romain B., Hafsa B., Jemaa B., Charlène C., Sandra D., Pierre-Yves D., Romain D., Valérie D., Zachary D., Laura L., Jean-Baptiste M., Sébastien P., Adrien R., Stella T.
  • La toutounette : Nala

TPST : 3h30 + 3h30

Photos

Grosse affluence autour de Cast 1 pour cette journée d’initiation spéléo programmée après la fête du sport.

  • 14 initiés + 1 accompagnant
  • 13 encadrants + 1 toutounette
  • Il y avait 20 inscrits, 3 se sont désistés avant la prise d’assurance, 3 après, moins sympa
  • 6 initiés le matin, 8 l’après-midi

Démonstration et mise en situation sur la petite falaise nouvellement équipée, puis direction la cavité.

Compte-tenu d’un nombre suffisant d’encadrants, c’est une configuration en poste fixe qui a été choisie. Les topi se placent aux points stratégiques et assurent la sécurité des initiés passant près d’eux. Déjà pratiquée, cette technique est bien rodée maintenant et ça roule !

Le parcours choisi a été :

  • Puits d’entrée traditionnel
  • Puits de la Chèvre
  • Raccourci
  • Tyrolienne
  • Sortie par le puits artificiel

Le clou de la séance a été pour la plupart des initiés la tyrolienne, unique en Corse en version souterraine.

La journée a été coupée par le traditionnel piquenique, bien apprécié lui aussi.

JCL

Mardi 14 septembre 2021 – Spéléo-VTT, visite – Grotta di a Capella, Santa Maria di Lota

Mardi 14 septembre 2021

Spéléo-VTT, visite

Grotta di a Capella, Santa Maria di Lota

Participants

  • ITP : Jean-Claude L.

TPST : 0h01

Photos

Probablement le plus petit TPST de l’année !

Profitant d’une sortie VTT improvisée, petite visite à la grotte de Figarella. Encore plus petite que dans les souvenirs, la salle d’entrée est encombrée de feuilles et de quelques détritus. Au fond, la chatière se dirigeant vers l’église n’invite pas à continuer la visite en raison de vêtements non adaptés.

Petite discussion avec la maitresse de l’école qui signale que l’esplanade devant la grotte sert en fait de cours d’école et qu’elle est de ce fait interdite. Un petit panneau avertisseur en haut de l’escalier serait donc à poser pour informer les passants… Cet échange est mis à profit pour narrer une anecdote liée à cette cavité. Lors de l’hiver 1956 des neiges abondantes avaient peut-être alourdi un platane planté au-dessus de la galerie qui se dirigeait vers l’église, une doline s’est créée avec un effondrement qui a obstrué définitivement le passage. Une désobstruction a bien été tentée en 2001, mais elle a sagement été abandonnée suite au soutirage provoqué.

Petit détour par la carrière située en contrebas de grotte des Jeunes avant de rejoindre la route, RAS.

JCL

Dimanche 5 septembre 2021 – Entrainement technique spéléo – Pont du Golo, Lucciana

Dimanche 5 septembre 2021

Entrainement technique spéléo

Pont du Golo, Lucciana

Participants

  • ITP : Michèle C., Wanda C., Albert D., Michaël D., Jean-Claude L., Franck Z.
  • Passagers : Jean-Noël D., Véronique M.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Le toutou : Bosco

Photos

Repéré lors d’une sortie prospection-VTT (Dimanche 8 aout 2021), l’ancien pont de chemin de fer du Golo a tout de suite donné des envies de s’y envoyer en l’air.

Le pont est atteint après 200 m de cheminement sur l’ancien tracé ferroviaire en se faufilant à travers les hautes tiges de fenouil. Nous ne tardons pas à commencer l’équipement.

Installation d’une ligne de vie entre un arbre rive gauche et l’extrémité sud de la première travée. C’est la partie la plus délicate, il faut parcourir cette travée en libre et la structure est ajourée, laissant apparaitre le sol et le fiume une vingtaine de mètres plus bas. C’est JC qui s’y colle. Une déviation permet de la rendre parallèle au pont et de la tendre un peu.

Quatre voies plein pot sont ensuite installées par Franck et JC :

  • Une avec une corde de 20 m, donc trop courte, elle s’arrête à 4 ou 5 m de l’eau, conversion en bas indispensable.
  • Une voie double de part et d’autre de la première avec une corde de 40 m. Celle-ci fait donc une boucle qui s’approche à quelques mètres de l’eau. Elle permettra également des conversions avec descente par une corde et remontée par l’autre.
  • La quatrième est posée le long de la culée nord, la descente contre paroi est plus rassurante, elle permet également d’atteindre la berge du Golo.

Des traverses permettent un départ confortable en tête de puits. Chacun essaie les différentes voies jusqu’à plus soif. Pique-nique près d’un ancien moulin, celui-ci sera visité en fin d’après-midi avant de quitter les lieux.

Prévoir des cordes plus longues pour la prochaine fois, ainsi qu’un plus grand nombre de sangles et mousquetons :

  • Une C55 pour la main courante c’est ok, il faut par contre des C30 pour arriver jusqu’à l’eau et une C60 pour la voie double.
  • Il faut également 4 sangles et mousquetons par voie plus 5 sangles et mousquetons pour la main courante. Pour cette dernière prévoir également une plaquette de 12 pour la déviation avec une grande sangle ou cordelette.

JCL

Dimanche 8 aout 2021 – Spéléo-VTT, repérage prospection – Carrières de Monte, Monte

Dimanche 8 aout 2021

Spéléo-VTT, repérage prospection

Carrières de Monte, Monte

Participants

  • ITP : Michaël D., Jean-Claude L.

Photos

Trace

Allier le domaine de la spéléo et celui du VTT ne vient pas forcément à l’esprit de façon évidente. Parcourir de grandes galeries en VTT pourrait s’envisager dans le vaste réseau de Saint Marcel d’Ardèche, mais en Corse, à part quelques mètres à Carpinetto ou à Sapara, c’est à l’air libre qu’on peut les associer, comme le 18 juillet dernier par exemple.

C’est à nouveau en VTT qu’un repérage d’une éventuelle prospection d’un massif calcaire est effectué.

Départ de la T10 à 7h pétantes, malgré que qui vous savez ne soit pas là ;-). La montée jusqu’à Monte monte de façon régulière. Une discussion avec un tenancier d’Olmo nous fait déjà renoncer au projet de jonction entre Divina et la route de Barchetta. La carrière de Monte devient maintenant l’objectif principal, objectif de longue date mais jamais réalisé.

Aucune barrière ne barre la piste d’accès, personne ne sort de la bâtisse d’entrée malgré le peu de discrétion de notre passage, idem à l’atelier où nulle réponse à nos appels, une lumière est pourtant allumée. On continue donc la montée, interrompue par le changement d’une chambre à air qui ne s’est pas auto-réparée sur le vélo de JC.

Quelques troupeaux de charcutaille sur pieds sont croisés jusqu’aux premiers fronts de taille.

Le portail Infoterre précise « Calcaires et schistes : Calcaires massifs », indication forcément intéressante pour un spéléo. Calcaire bien cipolinisé adapté à la production de lauzes, plaques de parement et blocs de Cipolin. Aucune cavité découverte, une prospection aux alentours des falaises peut s’envisager mais la végétation assez dense n’en facilitera pas la réalisation.

A l’ouest la Cima a u Borgu a une apparence bien tentante, ce sera pour une autre fois… Au nord-est l’imposante masse du Monte Sant’Angelu est bien en vue, la ligne de crête qui y mène n’est plus très loin et nous tente bigrement. Examen de la carte, nous décidons de rejoindre et suivre la ligne de crête jusqu’au chemin de randonnée du Sant’Angelu, de basculer vers Silvareccio et d’emprunter une piste qui descend jusqu’à la route de Loreto. Ravitaillement en eau à la magnifique fontaine A Funtanona de Loreto di Casinca, retour à Olmo, puis enivrante descente jusqu’à la T10 après 5 h de VTT pour parcourir 35 km et 995 m de dénivelé.

Avant de rejoindre nos pénates nous décidons de jeter un œil sur l’ancien pont ferroviaire traversant le Golo. La première travée ajourée est parcourue, elle se situe à une quinzaine de mètre au-dessus du fleuve et même si le risque de chute est faible il ne faut pas s’emmêler les pinceaux ! Le site se prêterait bien à quelques exercices d’évolution sur corde …

JCL

Dimanche 18 juillet 2021 – Spéléo-VTT, repérage visite – Grottes de San Reginu, Poggio d’Oletta

Dimanche 18 juillet 2021

Spéléo-VTT, repérage visite

Grottes de San Reginu, Poggio d’Oletta

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Franck Z.
  • Invitée : Amélie D.
  • Toutou : Bosco

TPST : 1h30

Photos

Trace

Grottes de San Reginu

Il était prévu la grotte des Veaux Marins, mais après avoir consulté la météo nous avons préféré reporter. Suite à notre réunion du jeudi soir nous avons opté pour les grottes de San Reginu.

Au programme : vérifier les coordonnées des cavités relevées vingt ans plus tôt, ainsi qu’une belle sortie VTT.

À l’origine donc de cette sortie une fiabilisation des coordonnées des 3 cavités de San Reginu, ces dernières sont situées sous le col Sant’Antonio, côté ouest de la crête sud de Teghime. Dit comme ça c’est déjà le début d’une séance de géocaching, ça l’a été un peu. Découvertes et visitées le 15 septembre 2001, JN avait des coordonnées, JCL en avait d’autres. Entre les 2 plus de 600 m d’écart quand même, de quoi dérouter, ou dégouter, les futurs spéléos du club avides de découvrir les cavités délaissées de la Corse. Y aller en 4×4 en plein été eu été trop aisé, y aller en VTT est certes nettement plus compliqué, mais comme cette idée de fêlé n’a pas généré de réaction de rejet, elle est proposée et programmée.

Rendez-vous à 7h45 au local, on laisse à l’entrée nos kits matériels (une seule corde de 20 m, 5 mousquetons, 5 sangles et les protège-cordes) ainsi que personnels. Jean-Noël les récupèrera et les montera en 4×4 au plus près possible des cavités.

Deuxième rendez-vous au col de Teghime qui marquera le départ des vététistes. De belles montées, peu de descentes et une vue à couper le souffle sur la plaine ainsi que l’étang de Chjurlinu, plus connu sous le nom de « étang de Biguglia ».

8 km et 322 m de dénivelé positif plus tard on arrive dans une des zones où il y aurait les cavités. Les fougères masquent la vue ainsi que du gros maquis. La végétation a bien changé. Nous passons au bord de la première cavité que nous avons failli manquer. Micca semble l’apercevoir, JCL et Franck, armés de sécateurs, confirmerons que c’est bien l’une d’elles. La cavité numéro 2 est ainsi découverte en premier, comme en 2001 !

Jean-Noël arrive à ce moment accompagné de Véro, Amélie et Bosco. On récupère les kits dans le 4×4, celui de JCL est confondu avec les glacières et restera dans le véhicule. H-P lui prêtera son équipement personnel. Franck équipe la cavité et en profite pour démaquiser l’entrée. Amarrage double sur bouquets de bruyères …

Une découverte incongrue dans la cavité, des champignons bruns-jaunes s’échelonnent le long d’une paroi. Ils ressemblent à des vesses de loup et plusieurs stades d’évolution sont présents. D’abord des petites boules d’environ 1 cm perlées de gouttes d’eaux, puis celle-ci s’ouvre en une poche de 6 à 7 cm remplie de liquide gélatineux, et enfin les « pétales » formés par l’éclatement de la boule s’étalent à plat au sol.

Une fois tous ressortis de cette cavité, JCL continue la recherche de la cavité numérotée 1. Il s’agit d’un puits vertical de 8 mètres donnant sur 2 galeries. Sa persévérance a payé, il vient de la trouver. Micca équipe à son tour sous la surveillance de JCL. Là encore amarrage double sur bruyères et arbousiers, puis tête de puits sur chênes verts avec une sangle à frotter. Les volumes sont étonnamment grands pour ce type de cavité, les plafonds sont à plusieurs mètres de hauteur.

On remonte à la surface après une visite rapide et, avant d’aller manger, nous relèverons encore une fois les coordonnées et le chemin d’accès aux cavités.

Aucune chauve-souris observée dans les 2 cavités.

Nous devons remonter en selle car l’ombre indispensable est à environ 200 mètres (HT 😉 plus bas d’après les calculs de Jean-Noël qui y a été en éclaireur. JCL retrouve son VTT avec une roue à plat, il regonfle et repart en espérant que la chambre à air anti-crevaison fasse son boulot…

Repas sur le pouce, on discute du chemin du retour. Jean-Noël et son équipage feront le même parcours qu’à l’aller, Wanda et H-P préfèrent passer par Poggio d’Oletta et ne feront donc pas le même parcours que Franck, JCL et Micca. Ceux-ci choisiront le chemin qui part du col Sant’Antonio, descend vers la chapelle Santa Maria, oblique vers Campolungo et passe par la bergerie d’Algo avant de rejoindre le parking. Magnifique descente, assez roulante avec de beaux passages en tunnel de verdure. La remontée sera autre, plus dure que celle de la Vacca pourtant réputée éprouvante. Le pneu de JCL sera regonflé plusieurs fois, il finira par en changer la chambre à air (anti-crevaison …). Retour aux voitures et enfin au local pour se réhydrater. Le manque d’eau se fit sentir.

Micca, JCL

PS : le lendemain Micca en déchargeant son vélo trouva à son tour une roue à plat. Après démontage et examen minutieux, il découvrit 6 trous.

Mercredi 9 juin 2021 – Spéléo-VTT, repérage prospection – Funtanetta-Brietta-Natio, Barbaggio

Mercredi 9 juin 2021

Spéléo-VTT, repérage prospection

Funtanetta-Brietta-Natio, Barbaggio

Participants

  • ITP : Jean-Claude L.

Photos

Trace

Premier objectif de la sortie, emprunter la piste qui mène à la prise d’eau notée « la Fontenette » sur la carte IGN, mais Funtanetta pour les intimes. Cette dernière est atteinte en moins de 40 mn, avec quelques sévères rapaillons qui ont nécessité de poser pieds à terre et d’accompagner le vélo. Cette prise d’eau avait déjà été atteinte lors d’une précédente et épique prospection en partant du haut, prospection qui avait permis la découverte de la grotte Ducati (Dimanche 21 mars 2010). La petite bâtisse a été restaurée, probablement grâce au prolongement et à la réfection de la piste. Un cadenas en ferme maintenant la trappe d’accès. Une belle stratte de calcaire se voit entre la source et la grotte de Suterratta. Le fond de cette dernière ne doit pas en être loin, ce qui devrait motiver tout bons désobeurs qui se respectent. La vue sur les Sei Monti et la plaine du Nebbiu est magnifique.

Deuxième objectif, rejoindre les moulins de Brietta par un sentier repéré sur la vue satellite. Entre la vue satellite et le terrain il y a souvent des différences, notamment dues à la pousse du maquis. Le début de chemin est toutefois bien visible, mais une reconnaissance à pieds est préférable. Le vélo est laissé en bord de piste, descente à pieds de quelques dizaines de mètres, ça a l’air de passer. Récupération du VTT et c’est parti pour une descente, le plus souvent à côté du vélo, avec la hantise d’un éventuel demi-tour obligé. Le moulin supérieur est en vue, c’est une grande bâtisse bien dégradée qui devait être impressionnante à l’époque où le blé de la fertile plaine du Nebbio y était apporté à dos d’ânes. Une épaisse végétation en empêche l’accès, une tenue « maquis » est nécessaire pour s’en approcher. A envisager lors d’une période plus fraiche. Le chemin est un peu moins marqué maintenant, mais la plaine est atteinte sans perdition dans le maquis. Le moulin inférieur est atteint, il est plus modeste, mais son accès est également protégé par la végétation. La rivière ne coule pas mais le chant des grenouilles laisse imaginer quelques laisses d’eau. La grotte du moulin de Brietta gardera encore son mystère.
Retour vers la route en longeant les champs de vigne. Un éventuel retour peut s’envisager par ce côté-là.

Troisième objectif, s’approcher de 2 mamelons calcaires situés au nord du ruisseau de Natio et ressemblant à ceux de Canta-Furmicula. La piste d’accès la plus directe est rejointe mais 2 panneaux « Propriété privée » et « Défense d’entrer » n’incitent pas à l’emprunter. Qu’à cela ne tienne, si on ne peut pas passer par devant, on essaie par derrière. Les mamelons sont contournés par la route et une piste sans panneau permet de s’en approcher. Le calcaire semble là aussi de bonne qualité, bien que datant semble-t-il du jurassique inférieur. Mais pas le temps ni l’équipement pour en faire une prospection, il faudra revenir à pieds. La piste continue à travers les champs de vignes et rejoint la route au niveau des 2 … panneaux d’interdiction.

Retour au point de départ de cette virée spéléo-vététesque par cette sympathique petite route déjà plusieurs fois empruntée en VTT.

JCL