Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

Dimanche 2 février 2025 – Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Dimanche 2 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo, travaux
Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Éric G., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h00 (Cast 3), 0h30 (Serrigio)

14 ans pour le plus jeune, 78 pour le plus ancien. 64 années d’écart, 3 générations, peut-être un record, on pourrait qualifier cette sortie d’intergénérationnelle !

Seulement deux 4×4 pour traverser l’Aliso mais un seul aller-retour suffira. Quelques topi continueront à pied.

Deux groupes se forment : les « JC » d’un côté, les « non JC » de l’autre. Les premiers sont largement minoritaires mais non moins vaillants 🙂. Ils se chargent illico presto des travaux d’amélioration de la grille fraîchement installée, aidés au début par Arnaud. Elle est tout d’abord décalée côté corde, une barre en fer plat vient ensuite « combler » le vide créé. Le levier de relevage est ainsi plus facilement accessible. Le barreau sur lequel il s’appuyait est régalement disqué et remplacé par un boulon fixé quelques centimètres plus haut, ce qui facilite encore plus l’ouverture de la grille. Les JC se transforment maintenant en peintres (du dimanche forcément), le dessous du cadre bénéficie ainsi de sa couche de peinture, ainsi que quelques oublis ponctuels.

Le 2ème groupe s’est quant à lui dirigé vers Serrigio, une petite cavité bien concrétionnée découverte en 2001 et rarement visitée.

<<CR à venir >>

Il est midi lorsque tout le monde se retrouve et se dirige vers Cast 3. Deux groupes encore, ceux qui descendent par les ressauts et ceux qui préfère le puits. En cadeau de retour au club c’est Olivier qui se charge de l’équipement. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas, le P16 est rapidement équipé et tout le monde se retrouve dans la grande galerie.

Dans un premier temps JY et JCL montent faire une reconnaissance dans la salle concrétionnée au cas où des chiros s’y trouveraient. Malheureusement pour certains, heureusement pour d’autres, 8 rhinolophes euryales sont tranquillement accrochés au plafond, pris en flagrant délit de non-respect de la convention d’occupation des lieux, c’est normalement une période ouverte pour les spéléos. Un signalement sera envoyé à la commission internationale de traitement des litiges entre spéléos et chiros 😆

La visite est ainsi écourtée et chacun remonte par le parcours qu’il préfère vers la sortie. Amal, Arnaud et JCL font un petit détour par la galerie concrétionnée supérieure, toujours aussi sèche malgré quelques tâches humides.

Un seul groupe maintenant pour le pique-nique qui sera comme d’habitude, topinesque. Jour de chandeleur oblige, dégustation des crêpes confectionnées le matin même par JCD.

JCL

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« de 61 »

Samedi 25 et Dimanche 26 janvier 2025 – JRS d’hiver – Cast 1, Oletta

Samedi 25 et dimanche 26 octobre 2024
Spéléo, initiation JRS (Journées Régionales de la Spéléo)
Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., Amal D., Michaël D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Nicolas M., Benoit R., Franck Z.
Initiés : Jérôme A., Dominique B., Léa-Marie B., Nicolas N., Stéphane O., Pia S., Jean-Marcel V.

TPST : 3h00

Participants dimanche
ITP : Catherine B., Jean-François B., Laurina B., Antoine B., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Nicolas M., Benoît R., Vanessa S., Franck Z.
Initiés : Chantal A., Gilles B., Fabien G., Séverine L., Marilyn P., Léa S., Sarah S., Hélène S.

TPST : 3h30


Samedi

Un reliquat d’inscrits pour les JNSC d’automne n’avaient pas pu encore participer à cette journée d’initiation. C’est donc durant ce week-end que nous avons pris en main nos derniers candidats. Nous profitons de l’équipement en place pour faire découvrir également la spéléo à nos amis de Corse Canyon. L’exercice est bien rodé mais les aléas toujours imprévisibles…

En effet durant la séance de présentation du matériel et de son utilisation, quelques Topi’s effectuent une visite de sécurité sur le parcours traditionnel : entrée du trou du pylône, P13 jusqu’à la salle de la chèvre, la diaclase, P9 jusqu’à la galerie des escargots et remontée par le puits artificiel, et découvrent avec stupéfaction que la corde en place (depuis quinze jours) dans le puits artificiel, ainsi que celle qui équipe en fixe dans la salle de la chèvre ont servi de festin ou plutôt à la fabrication de nids douillets pour les rats. Elles sont hors d’usage. Heureusement la corde qui devait servir pour l’éventuelle tyrolienne nous a permis de sécuriser le parcours. La corde d’équipement de 45 mètres est devenue une 28 mètres, le restant a servi à remplacer celle rongée de l’équipement en fixe après la main courante de la vire.

Les habitués de la corde vont vite, 13h30 les premiers initiés sont déjà à la sortie. De plus il s’agissait d’une initiation un peu spéciale car parmi les initiés, nous avions la responsabilité de faire traverser une personne amputée d’une jambe et munie d’une prothèse. A aucun moment il n’a eu besoin de notre aide. Le monde souterrain est un milieu hostile, il est la preuve vivante que rien n’est impossible avec de la détermination et de l’effort. Quelle démonstration !
« Chapeau bas » Dumé B…

L’initiation se termine comme dans les bandes dessinées d’« Asterix le gaulois » : par un traditionnel banquet.

Quelques-uns, en manque de spéléo, décident tout de même de se refaire une traversée avant de regagner nos pénates.


« Le dire, c’est bien, mais le fer c’est mieux » André Bourvil. L’eau ferrugineuse.

A force d’écouter les légendes urbaines sur Corse Canyon racontées à l’apéro je m’en étais fait une image un peu mythifiée. Pour moi Corse Canyon c’était un peu l’inverse des topi (ITP). Les Corse Canyon (CC) descendent les canyons en courant et sautent en hurlant toutes les cascades qui se présentent. Quand ils utilisent un amarrage, c’est qu’ils sont quasiment sûrs de se tuer ou de se noyer en bas dans un gros bouillon s’ils sautent. Les topi prennent leur temps, installent des cordes à tous les ressauts avec des amarrages de plus en plus sophistiqués au fil des nouvelles parutions du manuel de la Fédé.

Les élections du CA chez CC consistent en une énorme beuverie ou le dernier qui reste conscient est élu président car c’est le seul qui peut encore en signer le PV.

Tout cela est bien sûr caricatural mais il est vrai que la première fois que j’ai vu Franck Jourdan, c’était lors d’une journée « eaux vives ». Il était assis sur un trône constitué de futs de bière, avec 3 nanas à ses pieds et il ponctuait chaque fin de phrase d’un « je m’en bats les couilles » retentissant. Pas un symbole de modération. Mais bien sûr très sympa.

Donc le pique-nique, à priori, ça va être chaud. Premier souci de l’organisation : quelle quantité de boissons prévoir ? Sur le principe que mieux vaut une légère ivresse qu’un gros delirium tremens et que pour qu’un repas soit réussi, à aucun moment l’alcool ne doit manquer.

La référence de base est de 3 à 4 verres par personne consommant de l’alcool ( 1 verre de vin = 125 ml ; 1 cannette de bière = 250 ml = 0,2 g/l d’alcoolémie) qui entraîneront une alcoolémie entre 0,6 et 0,8 g/l. Avec 25% en moyenne de non buveur et 19 participants, ça fait 42 à 56 verres. Avec 24 cannettes et 5 bouteilles de vin ça passe en principe. Mais aujourd’hui ça risque de ne pas suffire

On peut aussi évaluer la quantité d’alcool nécessaire à un événement en fonction de l’état recherché.

  • Stade 1: alcoolémie entre 0,5 à 0,7 g/l; caractérisé par une diminution des capacités intellectuelles du sujet, une altération fine de la concentration, de la mémoire de fixation, de l’attention, de la précision du geste. A ce stade personne ne se rend compte de rien. C’est l’état normal de la plupart des ITP sans prise de boisson à la sortie d’un trou.
  • Stade 2 : alcoolémie entre 0,7 et 1,5 g/l; correspond à un état d’excitation cérébrale avec euphorie et désinhibition. l’état habituel de l’ITP après grillades = 4 à 8 verres
  • Stade 3 : alcoolémie entre 1,5 et 2 g/l; les propos deviennent incohérents, les gestes incoordonnés, l’individu chante, crie, s’exalte et provoque, les pupilles sont dilatées. C’est clairement l’état du CC moyen à l’apéro.= 8 à 10 verres
  • Stade 4: le coma > 10 verres sauf accoutumance

Dans mon expérience, bizarrement, l’initié moyen consomme peu et dépasse rarement le stade 1.

Autre constat, l’ITP consomme de moins en moins. Il y a 8 ans, c’était facile de prévoir , la sortie classique avec Anto, les 2 JC, Jean-Noël, Véronique, Franck, HP, Jean-Yves, Noël, Albert, Dumè, Isabelle, Marie, Silvain, Marie Pierre c’était clairement du Stade 2 plus ou moins évolué. Donc 5/6 verres en moyenne. Mais maintenant avec Mika, Benoit, sans parler d’Amal, Wanda, Cathy, Vanessa, on est au stade 0 (alcoolémie = 0), au mieux 1 faible. On est obligé maintenant de prévoir au cas par cas. Heureusement l’alcool c’est végan compatible, sinon on perdait aussi Antonio.

Du fait de la différence de poids et de physiologie les quantités nécessaires ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. Pour atteindre une alcoolémie à 2 grammes il faut en gros pour un homme moyen de 75 kg, 10 cannettes de bière de 25 cl ou 3 cannettes et 1 bouteille de vin de 12°. Pour une femme moyenne de 63 kg, 7 cannettes et demi ou 3 cannettes et un demi-litre de vin. Pour atteindre une alcoolémie de 1,5 g, il faut 8 cannettes ou 1 bouteille de vin pour 1 homme, 6 cannettes ou 600 ml de vin pour une femme. Pour atteindre 1,1 g : 6 cannettes ou 600 ml de vin pour 1 homme suffisent.

Donc ce jour, pour 7 ITP mâles consommateurs d’alcool présents avec pour objectif raisonnable 1,2 g/ l (=6 verres) il faut 42 cannettes de bière ou 6 bouteilles de vin. Pour les 3CC (2 mâles et 1 femelle) avec objectif à 1 g 5 : 22 cannettes ou 3 bouteilles de de vin. Pour 7 initiés + Adriana: 8 cannettes et 1 bouteille de vin. En tout, 72 cannettes (12 packs) et 10 bouteilles de vin permettent de parer à toute éventualité au cas où il n’y aurait que des buveurs de bière ou que des buveurs de vin. On peut moyenner à 36 cannettes et 5 bouteilles de vin, mais c’est plus risqué. Ça n’est finalement pas beaucoup si on les répartit entre les 19 participants. De toute façon on monte au pylône en 4×4. Si on ne les consomme pas aujourd’hui, on les consommera demain.

Deuxième souci. Quels autres initiés associer aux CC ? Une sortie avec eux, ça peut choquer. On exclut donc les familles avec enfants, les membres des ligues anti-alcooliques et des armées du salut, les scouts, les jeannettes, les vierges effarouchées, les personnalités sensibles ou précieuses, les culs-bénits et autres grenouilles de bénitiers, les personnes qui souffrent d’hyperacousie, etc…

Anto et Mika ont donc choisi Dominique, ancien athlète de haut niveau, et sa fille, Léa-Marie ; Nicolas dont à le voir on devine qu’il n’y a pas grand-chose qui l’impressionne. Quant à Stéphane, le cousin d’Anto, s’il est aussi de Lento, ça devrait aller.

Je suis positionné à l’entrée et la sortie du trou. Au début de l’initiation il me faut évaluer qui aura des problèmes pour sortir de Cast 1 en fonction de 3 critères principaux : le poids, le fait de faire du sport ou pas et l’âge. Qu’en est-il aujourd’hui ?

  • Les 3 CC, Pia, Gege et Jean-Marcel, dans leur pratique sportive, remontent les verticales au Machard et au demi-cabestan. Quand on va leur donner des bloqueurs, ils vont grimper comme des fusées.
  • Dominique : certes porteur d’une prothèse de jambe, mais multiples titres de champion du monde de duathlon, triathlon, quadriathlon handisport, traversée de l’Atlantique à la rame !!! Pas de souci, il va s’en sortir comme un sportif d’exception qu’il est.
  • Sa fille Léa-Maria, est toute mince et svelte. Tel père, telle fille. No soucy
  • Stéphane : gabarit moyen. Ça va.
  • Le seul qui pourrait poser problème à première vue c’est Nicolas : Carrure de rugbyman, entre 95 et 105 kg, motard. Il va souffler dans la montée. S’il se bloque dans le dernier puits. Aïe, aïe, aïe !!! Un contre poids ? 60 kg d’un côté, 100 de l’autre, ça va pas être possible. En plus, j’ai oublié mon kit de mouflage dans ma voiture en bas. Le tracter avec un 4×4 ? Il me semble me souvenir qu’on avait sorti la civière comme ça, lors de l’exercice secours de Cast 1 avec les Héraultais en 2016. En fait, en discutant, il m’apprend qu’il a été chasseur alpin pendant 5 ans. Ouf! Ça devrait le faire.

Je profite de la formation aux agrès, à l’entrée de Cast 3, pour aller y rechercher le « Toupet », papillon de nuit qui passe l’hiver dans les cavernes, que nous avions vu 15 jours avant et que je voudrais re-photographier. Il est toujours là avec un petit rhino et un grand rhino dans la salle blanche.

Après le départ des initiés, je descends dans la salle du veau, toujours à la recherche de mon Toupet. Je ne trouve rien à part quelques sauterelles des cavernes. Le temps de remonter, Pia est déjà engagée dans le puits de sortie. Comme prévu, ils vont battre le record de la traversée. Et ça enchaine derrière. Jeu d’enfant pour Gégé et Léa-Maria. Pour Jean-Marcel et Stéphane, no problem. Dominique remonte à la force des bras, sans utiliser la pédale. Nicolas souffle un peu, les lois de la pesanteur sont contre lui, mais il s’en sort facilement.

Restent Benoit et Mika. Sans les attendre, après avoir installé par prudence un nœud de 8 avertisseur de tête de puits, sur la corde, 1 mètre avant le fractio, on file au spuntinu.

Classiques grillades (JCDB à la manœuvre), charcuteries, tartes salées et sucrées…. Amal nous a fait de délicieuses tapenades vertes et noires et des poivrons au piment d’oiseau (ça pique mais c’est bon). Les conversations roulent. Putacchju et macagna. L’alcool aidant, on sociologise. La France est en proie au narcotraffic et à la corruption qui va avec, jusqu’aux plus hauts sommets de l’état. Mais pourquoi consommer de la cocaïne ou du Fentanyl, alors qu’en Corse, on a la Pietra et l’Aliso Rossi ? Bref, avant, on refaisait le monde, maintenant on sait qu’on va à la catastrophe, qu’on n’y peut rien et on cherche juste comment s’en tirer chacun le moins mal possible.

CC nous a envoyé 2 ambassadeurs de charme, Pia et Gégé. Amal est fascinée par la combinaison noire « GIGN » de Gégé. Elle veut absolument savoir où celui-ci habite, pour l’essayer. Gégé, galamment, élude la question : Amal est malheureusement trop petite pour intégrer le GIGN. Finalement le repas aura duré beaucoup plus longtemps que la traversée de Cast 1. Mais la nuit va tomber. Il faut partir. Encore quelques discussions de motards sur les mérites respectifs des BMW 1250 et 1300 GS Adventure et on se sépare à regrets après une belle journée bien sympa riche de ces nouvelles rencontres.

P-OH-P

PS : pour ceux que ça intéresse l’alcoolémie T en g/l, à jeun, 30 minutes après consommation, se calcule avec la formule ci dessous, sachant que la prise de repas en retarde le pic et que l’alcoolémie diminue de 0,15 +/- 0,05 g/l toutes les heures.

T = V x p x 0,8 / K x 0,8

  • V : le volume de boisson ingéré en ml ;
  • p : le degré d’alcool de la boisson ingérée ; pour 1 bière de 5° (0,05%) p = 0,05
  • K : le coefficient de diffusion ; 0,6 pour une femme et 0,7 pour un homme
  • m : la masse de l’individu en kg ;
  • T : alcoolémie en g/l
  • Ua : nombre d’Unités d’alcool ingérées (défini par l’OMS comme 10 grammes d’alcool pur)

V= T x k x m/p x 0,8 permet de calculer la consommation d’alcool nécessaire pour atteindre un état donné ou à ne pas dépasser ( limite autorisée pour conduire = 0,5 g/ l par exemple )


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« de 45 »

Dimanche

Au petit matin quelques gouttes de pluies menacent le bien être de notre journée et contraste avec la météo de la veille. Il n’en sera rien sur place, car le vent a chassé la pluie.

Nouvelle journée, nouveaux initiés. Qui plus est, la plupart n’ont jamais fait d’activité sur corde. En étant pessimiste, on pourrait dire que le temps passé sous terre va pas être plus long et bien non !!! quasi le même temps. Preuve que les enseignements lors des démos et mise en application des techniques de descente et de montée ont bien été assimilés. Enfin presque…Pour la petite histoire du jour, Franck a une nouvelle fois fait son truc d’initiateur : Laurina, lors de la remontée sur corde, s’est tanquée sous la déviation, s’épuisant pour retirer le mousqueton de la corde. Franck installera une deuxième corde et descendra à hauteur de la pauvre ado en détresse pour la secourir. Le seul bémol de la journée, la blessure d’Hélène qui, lors de la mise en application des techniques de descente sur corde, a perdu l’équilibre et s’est fait mal au genou, elle a tout de même pu effectuer la traversée.

Le déséquipement de la cavité s’effectuera après « les ripailles », et quelques Topi’s, encore motivés, finiront la journée au local pour ranger une partie du matos.

Tous ont été ravis de partager ce moment de spéléos avec nous.

Bilan  du week-end : 24  « Topi’s » – 15 initiés.

Franck

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« de 47 »

Samedi 18 janvier 2025 – Cast 2, Cast 14, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Samedi 18 janvier 2025
Spéléo, visite-initiation, perfectionnement, équipement, plantations
Cast 2, Cast 14, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Catherine B., Anto B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Léa P., Benoît R., Antoine R., Vanessa S., Louis-Mathis S., Franck Z.

TPST : 4h30

Malgré une météo maussade, une dizaine de « topis » se retrouvent au local vers 8h30 pour le traditionnel café et quelques viennoiseries. Le temps de charger les kits et de répartir les spéléos dans les 4×4, le groupe quitte le QG vers 9H00.

Christophe et JCD attendent patiemment sur le parking ROSSI. Au total c’est à une quinzaine de participants à cette journée.

Au vu du nombre, plusieurs groupes se forment les « Jean-Claude » descendent sur CAST1 pour installer la nouvelle grille d’entrée. Wanda, Henri-Pierre, Michèle partent à la recherche de CAST 14 tandis que le reste du groupe file sur CAST 2.

Pendant qu’Antonio, Franck équipent le puits d’entrée sous les yeux émerveillés de Benoît, Anto, Antoine, Christophe nettoient à grands coups de sécateurs la sente menant à CAST 2. Cathy prodigue une piqûre de rappel sur l’utilisation du descendeur à Léa (issue des JNS d’octobre) fraîchement licenciée ainsi qu’à Louis-Matis.

A la base du premier puits, Antonio et Franck poursuivent l’équipement du réseau Sud : R3 et MC20. Christophe, Louis-Mathis, Vanessa, Benoît, Cathy se baladent dans le réseau Nord, ils sont rejoints par Anto et Antoine. Anto se charge de remplacer la corde en fixe, sectionnée par les rats : environ 40 mètres de cordes ont été utilisés. Lors d’une prochaine sortie il faudra équiper la déviation de l’escalade E9 d’un mousqueton inox.
Le groupe visite ensuite le réseau sud, en passant par la fameuse étroiture. La corde en fixe qui mène à la belle salle concrétionnée n’a pas souffert des rongeurs, seule les bouts de la sangle placée autour de la colonne ont été grignotées mais ne pose aucun problème de sécurité. Il est déjà 13h30 lorsque le groupe décide de remonter à la surface. L’escalade dans le ressaut de 3 mètres ne posent pas trop de soucis. Pour la petite histoire du jour, Cathy, désormais appelée Cendrillon, laisse sa chaussure coincée entre deux blocs. Heureusement, Louis-Mathis, qui la précède, sauvera le fameux « escarpin » pour le rendre à sa propriétaire. Christophe et Antonio déséquipent. Le duo sort de la cavité vers 15h30.

Tous se retrouvent autour du feu à l’entrée de CAST 1, un bon nombre on déjà consommé mets et breuvages. La petite pluie fine mettra un terme aux agapes. Et pour finir cette belle la journée : quelques-uns, retournent au local et rangent le  matériel.

Franck


Les 2 JC se sont donc occupés de la pose de la nouvelle grille de fermeture de Cast 1. En effet, les anciennes plaques présentaient un risque en cas de rupture du seul gond qui tenait encore chaque plaque, si ce dernier venait à lâcher au moment où un spéléo se trouve dans l’ouverture. Une tentative de soudure s’était avérée inefficace en raison d’un groupe électrogène insuffisamment puissant.
Dumè ayant eu l’opportunité de récupérer une belle grille, celle-ci a été modifiée pour remplacer les 2 plaques.
On peut déjà noter un gros gain de poids puisque la grille ne pèse que 26 kg alors que chaque plaque pèse 39 kg ! Autre avantage, un maniement facilité par l’ajout d’une barre faisant office de levier d’ouverture et de béquille.
Il est envisagé d’ajouter 1 ou 2 fers plats afin de réduire les espaces latéraux.

Ils se joignent ensuite au trio en retour de Cast 14 pour rendre une petite visite à Cast 3. Seul le réseau de gauche sera visité, y compris la petite galerie concrétionnée, rarement parcourue. Les gours du fond sont à sec. Vedette du jour, un petit papillon à rostre est remarqué dans cette galerie par Wanda (probablement un Hypena Rostrales après analyse au calme à la maison).
Seulement 2 chiros comptabilisés, un petit rhino dans le passage vers la galerie concrétionnée, un grand accroché avec une seule patte dans la salle Jumelle.

JCL


En Octobre 2024, poussés par JCL, Michèle, Wanda et HP avaient visité Cast 4 et Cast 6.
En cherchant dans les comptes rendus passés, HP s’était aperçu que depuis Février 2017, mois au cours duquel Jean-Yves avait réalisé quasiment un petit chelem : visite de Cast 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 11, 13, 14, 19 !!!, les topi avaient fait Cast 6, 14 et Serrigio en Avril 2018… et puis seulement les classiques 1, 3 et 5.
L’idée de revisiter les grottes « oubliées » de Castiglione, petites cavités sans envergure qu’on visite une fois, et qu’on délaisse ensuite pendant des années, s’était donc imposée.
On en profiterait pour vérifier l’exactitude des coordonnées, enregistrer un chemin d’accès et rechercher des chauves-souris et des insectes.

Au programme de ce jour Cast 14 et éventuellement 15, petite cavité horizontale de 10 mètres de développement, située à une soixantaine de mètres de Cast 14.
Un des avantages des troubles de mémoire d’un âge un peu avancé, c’est que tout est nouveau. Tu te réveilles tous les matins avec une personne inconnue dans ton lit. C’est sûrement pour ça qu’il y a peu de divorce dans le quatrième âge. Et c’est pareil pour la spéléologie. Tu fais des premières pour toi à chaque sortie. Wanda et HP avaient visité Cast 14 en 2018, mais n’en avait plus aucun souvenir.
Aussi dénommé Trou de l’incendie, Cast 14 avait été découverte en Septembre 2000 par Christophe Salotti, alors qu’un incendie avait dévasté la crête de Castiglione.

On part donc du parking d’accès à Cast 2, plus proche de la cavité que celui de Cast 1. Direction le point GPS enregistré sur Iphigénie.
Depuis 2000 le maquis a repris ses droits. Aussi suit-on des traces d’animaux, vache et sanglier, qui nous font zigzaguer mais économiser des coups de cisaille et au bout de 40 minutes pour un parcours 260 mètres ! on atteint la grotte.
Belle entrée de 6 mètres sur 2. Amarrage sur 2 des arbousiers qui ont envahi le coin. Un plan très incliné de 6 mètres conduit à une petite salle. Un mur a été aménagé au fond, peut-être lors des fouilles de Michelle Salotti. On trouve de nombreux os de rongeurs, des pelotes de réjection, des Pronotum avec corne de Copris espagnol (coléoptère bousier), une plume blanche. Pas de chauve-souris. On est manifestement dans la demeure d’une chouette blanche telle celle qu’on avait fait fuir lors de la découverte de la grotte de la falaise en bordure du vallon de Vitti.
Une diaclase étroite permet d’accéder au fond de la cavité 12 mètres plus bas.
On ressort vers midi. La vue est magnifique sur Saint Florent. Cast 15 n’est pas loin. Mais le maquis est dense, aucun chemin n’est visible. HP est un peu fatigué par une sortie arrosée d’un vin trop jeune, la veille. Michèle veut aller à Cast 3 voir s’il y’a des euryales et contrôler la température de la salle jumelle. On remet donc Cast 15 à une prochaine fois. La piste est facilement retrouvée grâce à la trace enregistrée. On rejoint les 2 JC à Cast 1 puis Cast 3.
Prochaines cavités envisagées : Serricio I, cast 15.

PHP


Cast 14
« de 60 »

Dimanche 12 janvier 2025 – Spéléo, Cast 1 et 5 – Oletta

Dimanche 12 janvier 2025
Spéléo, visite
Cast 1 et 5 – Oletta

Participants
ITP : Catherine, Jean-François et Laurina B., Antoine B., Arnaud B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Louis Mathis et Vanessa S., Franck Z.

TPST : + ou – 5h00

Programme chargé en ce début janvier, descendre une douzaine de bouteilles d’Aliso Rossi dans une cavité afin d’y séjourner une dizaine d’années, équiper Cast 1 en vue de l’initiation prévue le prochain week-end en 8, tester la future grille de fermeture.

C’est pas moins de 19 topis qui se retrouvent au local. Christophe a déjà préparé le matos suite à une erreur de planning, il ne reste plus qu’à l’enkiter. Il reste également quelques étiquettes à coller sur les bouteilles et à les conditionner dans des kits. 3 mini kits et 1 normal seront réquisitionnés pour la circonstance.

Tout le monde se retrouve sur le parking Rossi et se répartit dans les 5 4×4. L’Aliso coule bien mais le gué se franchit sans problème. Un gros arbre est tombé juste après, à côté de la piste, ça passe juste. Une journée de calibrage est à envisager, le maquis commence à prendre ses aises et les calicotomes se font entendre sur les carrosseries.

Un beau soleil nous accueille mais il fait frisquet. La grille est mise en place, ça devait le faire après quelques modifications.

Chacun s’équipe et se répartit entre les 2 cavités. D’un côté Anto supervise l’équipement de Cast 1 avec quelques topis, de l’autre Christophe équipe l’entrée de Cast 5 et le P13 tandis que Franck se charge de l’autre branche de la cavité. Quelques soucis avec les spits qui nécessitent un bon nettoyage au taraud. Michèle, Wanda et JCL se chargent du transport des bouteilles. Ca frotte bien dans les passages étroits, normal, les failles ont tendance à se resserrer au fil des années, ce qui provoquera quelques reculades.
Le précieux chargement arrive néanmoins sans casse à destination. Il est ensuite acheminé dans un recoin discret, gardé par deux petits et un gros rhinos .

Retour un peu plus plus agité. Christophe fait d’abord une belle glissade en haut du P22, ça sert une main courante ! Michèle se retrouve bloquée trop bas dans la faille sous la vire WW. Franck installe une corde avec une Microtrax, JCL y ajoute le bout de la corde d’équipement afin d’aider Michèle à sortir de ce mauvais pas en tractant les 2 cordes. Plus de peur que de mal. En fait, elle a été leurrée par la vue des lumières dans la première salle et est allée tout droit au lieu de rester en haut de la vire.
Les agapes sont presque finies lorsque le trio et ceux qui sont venus aux nouvelles rejoignent l’aire de pique-nique. Ils rattraperont rapidement leur retard !

Le soleil décline rapidement et avec lui la température. Retour au local pour ranger le matos.

Cette sortie pourra être classée parmi les sorties mémorables. D’une part par le renouvellement de l’opération Bacchus, d’autre part par un exercice réel d’assistance à équipier en difficulté, dans une configuration délicate pour l’assistée, mais aussi pour ceux qui ont porté assistance.

JCL

Cast 1
« de 20 »

Samedi 4 janvier 2025 – Entrainement falaise A Tozza – Patrimonio

Samedi 4 janvier 2025
Spéléo, entrainement
Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy, Jean-François et Laurina B., Antoine B., Arnaud B., Christophe C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Antoine R., Vanessa S., Franck Z.

TPEF : 6h30

Samedi 4 janvier, nous avons RDV au local à 8H.

Franck et Anto sont arrivés un petit peu avant et ont déjà bien avancé les kits et cordes.
Les Topi arrivent au fur et à mesure, préparent les matériels individuels et collectifs et nous prenons un petit café au local, agrémenté de mini viennoiseries apportées par la dernière recrue Antoine.
Rapide inscription d’Henri-Pierre et Wanda pour 2025 et direction Patrimonio.

Le matériel est monté rapidement car il y a de nombreuses mains.
Je crois que nous nous retrouvons à 17 Licenciés.
C’est incroyable de voir plusieurs générations se côtoyer, notamment entre notre doyen Albert et la jeune Laurina.
Les niveaux sont également très hétérogènes.

Les rôles de chacun se font assez naturellement, finalement.
Anto et Franck s’occupent des premières recommandations et gestes élémentaires pour les descentes et remontées en sécurité.
Très pédagogues, Wanda et Henri-Pierre s’occuperont d’équiper la voie « Pieds-à-terre » sous les yeux attentifs de Cathy, qui déséquipera et rééquipera à son tour la voie.
Sur les conseils et le regard attentif de Benoit, fort de sa dernière expérience à Ghisoni 😉 , Christophe équipera la voie « Initiation ».
Franck s’occupera de la voie « Je ne sais pas comment elle s’appelle », les « Oliviers » je crois.
Enfin Jean-Claude, Laureen, Antonio et Adriana s’occuperont des voies dites “Ubac”

Les premiers initiés descendent puis remontent sous l’attention de tous.
Albert validera, semble-t-il avec attention étant donné qu’il s’arrêtera un petit moment à chaque fractio la voie des initiés.

Puis vient l’heure du repas (et son apéro, bien sûr), le feu a été allumé et un figa vient parfumer l’atmosphère, chacun a sorti un petit quelque chose du sac.
Nous clôturons le repas par les traditionnelles galettes des rois apportées par Franck.
Pas de jaloux, pas de polémique, il y a de la frangipane et de la brioche.

Les ateliers se poursuivent l’après-midi.
Antonio ajoutera deux splits pour un fractio sur la grande voie Ubac qui continue à avancer.
Tout le monde passe partout, c’est une vraie fourmilière.
Adriana et Christophe s’essaieront au Pantin.
Franck animera un petit atelier d’auto-secours.

On a bien ri, passé un bon moment avec une météo très clémente.
Le soleil commence déjà à redescendre (nous sommes en hiver).
Adriana déséquipe une voie, et Christophe une autre sous les yeux d’Anto qui jongle entre nous deux.
Antonio et Laureen déséquipent les voies Ubac.
La pénombre arrive et nous redescendons aux voitures avec les premières frontales.

Nous nous retrouvons tous au local pour le reconditionnement du matériel.
Rarement vu autant de monde pour ranger !!
Puis nous terminons cette journée chaleureuse et regagnons nos foyers respectifs.

Christophe


Direction l’Ubac, le côté sombre de Tozza, pour Adriana, Laureen, Antonio et JC. Le but est de continuer l’équipement de ces « voies d’été ».

Laureen et Adriana se chargent d’équiper la première voie, Antonio la deuxième. Un passage de nœud agrémente la première voie. Utilisation de plaquettes « Clown » et de maillons Mini Top Raumer, ces amarrages ne nécessitent pas de mousqueton et méritent à être connus.

Un spit est ajouté à la dernière vire qui était toujours en cours de création avant de remonter pour le pique-nique.

Bien rassasiés les acteurs du matin reprennent l’entrainement avec Benoit, Christophe et Antoine en renfort. JC fait une petite reconnaissance du haut de l’Ubac en accrochant une corde sur l’olivier du coin pique-nique. Cette partie est assez fracturée et l’idée d’un accès à la vire par le haut est abandonnée. Un gros bloc rocheux devra d’ailleurs être purgé.

Retour sur la vire, pendant que certains apprennent ou révisent le passage de nœud, Antonio plante les 2 derniers spits de fin de main courante et donc de tête de puits.

Ces voies « Ubac » sont toujours à l’ombre et permettent donc des entrainements lors des fortes chaleurs. La première est des plus simple, main courante suivie d’un puits avec déviation. La deuxième est plus aérienne. La descente démarre de la tour, d’abord à l’horizontale puis s’incline vers la tête de puits, après une déviation sur branche. La tête de puits démarre également sur une branche du chêne et permet d’atteindre quelques mètres plus bas la tête de puits du premier équipement, au début d’une vire horizontale. Soit on utilise ce point en fractionnement pour atteindre le sol après la déviation, soit on progresse à l’horizontale sur cette vire naturelle jusqu’à une nouvelle tête du puits qui permet d’atteindre une nouvelle vire horizontale qui se termine en une dernière tête de puits. La progression est globalement facile grâce aux vires naturelles, elle est de niveau initiation même si certaines transitions nécessitent de tirer sur les bras.

  • L’équipement de la première voie nécessite une C25, 7 mousquetons, 3 plaquettes, 4 sangles.
  • Pour la deuxième une C46, 21 mousquetons (19 si la première voie est équipée), 15 plaquettes, 3 sangles.

Des marches restent à creuser au sol dans la terre afin de faciliter la progression pour la main courante de la première voie.

JCL

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« de 48 »

 

Samedi 28 et dimanche 29 décembre 2024 – Ghisoni

Samedi 28 et Dimanche 29 Décembre 2024
Spéléologie, visite
Gouffre de Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants :
ITP : Antoine B., Christophe C., Adriana D., Antonio E.G., Jean-Claude L.M., Benoit R., Franck Z.
Invitée : Dominique F. alias Doumdoum, Présidente Ecole Française de Spéléologie (EFS)

TPST : 3h30

Journée du Samedi

Il y a quelques semaines, Jean-Claude reçoit un mail de Doumdoum qui a planifié des vacances en Corse et qui souhaite nous rencontrer. Jean-Claude l’invite donc au local pour les présentations avec les membres présents et prévoit aussi une sortie dans une des cavités en Corse, en premier choix et unanime pour tous, la sortie est prévue à Ghisoni, il est prévu de faire la sortie en Week-end et pour quelques-uns juste à la journée car il y avait encore des problèmes de tirage de fumée avec la cheminée et n’avaient donc pas envie de finir en saumon ou saucisson fumé.

Le rendez-vous est donc donné à 7h30 au PN4 pour arriver 1h après où Doumdoum nous rejoindra au café à Aléria avant de partir vers Ghisoni. S’en suit donc le rituel routier jusqu’à la piste 4×4, Doumdoum y laissa son véhicule et monta dans l’un des 4×4. La piste est correcte, aucun arbre était au sol malgré le vent de la semaine dernière. La piste était légèrement humide mais rien d’insurmontable pour un 4×4.

Nous arrivons donc à la Casetta aux environs de 10h30, Nous faisons la visite des lieux à Doumdoum et exposant brièvement le problème de cheminée que déjà elle avait une solution en tête, il s’agirait de trouver un bout de tôle qui aiderait la fumée à se diriger vers le conduit d’évacuation. Mais en attendant de trouver ce qu’il faut, nous décidons de manger maintenant et partir après manger pour faire le puits.

Christophe a ramené une galette des rois à la frangipane et vient le débat qui doit équiper Ghisoni, les regards se sont vite tournés vers moi car depuis quelques temps Micca rêve que j’équipe enfin la cavité et présente mes plus beaux nœuds de chaise, surtout en la présence de Doumdoum ce n’est pas rien !! N’étant pas très chaud je dis :

« Vous savez quoi ? il y a une galette, celui qui a la fève équipe !! »

Pas de chance ça tombe sur moi….

Nous partons donc vers l’entrée du puits vers 13h, on s’équipe. Comme à nos habitudes, le P50 sera équipé en double, la nouveauté pour aujourd’hui est que la seconde corde utilisée est celle que Doumdoum a ramené, il s’agit d’une corde de 50 mètres de Petzl mais en 7 mm, elle est incroyablement fine, légère et surtout ne prend quasiment aucune place dans un kit, c’est idéal pour porter de grandes longueurs sans avoir la contrainte d’avoir plusieurs kits volumineux. Cependant qui dit matériel minimaliste dit aussi minimalisme sur nos équipements individuels, notamment les bloqueurs de poing et ventral, pour ce genre de corde il est à priori conseillé un Basic et un Croll de type S (et non plus un Jumard et Croll L, bien que les dents saisissent toujours la corde il peut y avoir quelques glissements) et côté descendeur, méthode classique en S puis au choix : soit doublé avec les poulies en C en prenant les deux poulies ou bien en faisant un autre tour complet sur la poulie du haut, en faisant bien attention de ne pas croiser les cordes car cela donne une friction importante et donc peu de chance de descendre.

Je descends donc en premier suivi d’Antoine et Christophe tandis que Doumdoum équipe avec la 7 mm, JC descend également sur la 7 mm mais à la déviation de la margelle, la 7 mm s’est sévèrement toronnée et fera un beau sac de nœuds qui obligea Jean-Claude à se sécuriser et à enlever son descendeur pour tout démêler.

Pas le temps de traîner, à partir du musée je continue d’équiper avec le second kit de corde en faisant bien gaffe de sécuriser aux points intermédiaires au début de la main courante et continua jusqu’au fond en mettant les déviations et gérer les éventuels frottements, le dernier fractionnement à mettre en place à la dernière descente est plutôt sportif… j’en ai chier.

L’équipement complet m’a pris 1h, le réseau du P51 est équipé par Doumdoum, Antoine, Antonio et Adriana. Avec Franck, Christophe et JC nous les avons attendus pendant 20 min environ.

Nous avons pris l’occasion de prendre des photos, de montrer et d’expliquer à Doumdoum la cavité, sa nature et ses particularités. Elle était intriguée par le limnigraphe nustrale dont elle trouve le système ingénieux (qui sait peut être verra-t-on ce modèle dans des cavités du continent ?). Après une pause au fond pendant une vingtaine de minutes, nous remontons à la surface, Christophe va déséquiper la ligne que j’ai mise en place et moi l’autre réseau équipé par Antoine. A la salle du musée je passe le relai pour déséquiper et continue la remontée seul dont Antonio et Adriana était déjà devant, Jean-Claude me suivra, le reste de la ligne sera déséquipé par Christophe et Antoine.

A la sortie une 20aine de chauves-souris ont été comptées, nous sortons de la cavité aux alentours de 17h30-18h pour le dernier.

Puis direction la Casetta où en chemin nous prenons une tôle afin de confectionner un conduit de sortie de fumée dans la cheminée. Doumdoum, Franck et Antoine s’attellent au bricolage pour la cheminée tandis que moi et JC faisons les inspecteurs des travaux finis. Le premier allumage du feu était… très enfumé !!, digne d’un fumoir, mais en gérant bien le feu et la fumée au final le système mis en place par le trio a l’air de se mettre bien en place et permette pour ceux qui restent de passer une bonne nuitée.

C’est l’occasion pour Antonio, Adriana et moi-même de prendre un dernier apéro avant de quitter tout le monde car nous avons décidé de rester que la journée, nous partons de notre côté aux alentours de 19h30-20h pour une arrivée à Bastia à 22h50. J’embarque au passage tout le matériel spéléo pour gagner de la place dans les véhicules restant et pour le ranger avec Franck et Antoine le lendemain.

De mon côté et sûrement de tout le monde cela a été un plaisir d’avoir eu Doumdoum à nos côtés et d’avoir passé cette journée spéléologique parmi nous. Son passage va nous permettre d’avoir des projets sympathiques.

Mais avant de clôturer ce post, je voudrais signaler, à Micca notamment, que je n’ai rien équipé et ni déséquipé 😁😁😂, Antoine a équipé le P50 jusqu’au musée puis le réseau du P51 avec Doumdoum, Antonio et Adriana, tandis que c’est Franck avec Christophe et JC qui ont équipé le réseau des puits. Côté déséquipement, Christophe a bien déséquipé le réseau des puits jusqu’à la sortie et Antoine le second réseau. Cœur sur toi Micca 💕 j’espère que tu y as cru jusqu’au bout 😁 et la fève c’est Doumdoum qui l’a eu. 😎

Benoit

Journée du Dimanche

Matinée tranquille, Doumdoum ira randonner sur les hauteurs, JC bricolera le circuit électrique de la casetta et continuera à essayer de digérer le repas de la veille, entretien du chemin et des abords de la prise d’eau pour les autres.

Rencontre de 2 jeunes de la famille Constantini qui continuent à retaper la 1ère casetta. La terrasse est terminée et propose une belle exposition pour les apéros !

Dernier repas à notre casetta pour notre part puis redescente vers la civilisation et séparation avec Doumdoum qui continuera son périple vers Porto.

Inventaire au 29/12/2024

Batterie à 100% à l’arrivée  et à 80% au départ

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« de 48 »

Dimanche 24 novembre 2024 – Spéléo-VTT, repérage cavités – Cima di Guaita, Brando-Sisco

Dimanche 24 novembre 2024
Spéléo-VTT, repérage
Cima di Guaita, Brando-Sisco

Participant
ITP : Jean-Claude L. M.

Journée idéale pour pédaler dans la nature, beau temps mais pas chaud. Mais la spéléo-VTT n’attire pas foule au club, on va donc passer sur les 20 km en grande partie de pistes et les 850 mètres de dénivelé de ce beau parcours dominant la mer tyrrhénienne et se concentrer sur le volet spéléo qui consistait en une reconnaissance des indications reçues lors d’une journée de démaquisage de Butrone, le fameux trou qui souffle et un autre qui s’ouvre dans l’une des carrières de Brando.

Petit détour préalable par la piste qui contourne le Sémaphore. Il peut être envisagé de partir de là plutôt que depuis la route pour visiter le trou éponyme.

Un autre arrêt en montant, une ouverture qui semble volontairement fermée par des blocs rocheux en pied d’une petite falaise décorée de coulées de calcite laisse espérer une suite derrière …

Retour à nos moutons ou plutôt aux cavités recherchées. Le trou de la carrière a bien été trouvé à l’endroit indiqué. C’est une petite ouverture d’environ 40 cm par 15 d’où sort un léger courant d’air. L’humidité se condense sur les parois internes, une suite encore plus étroite est visible latéralement, les cailloux y rebondissent sur 2 ou 3 mètres. Il s’ouvre carrément au milieu de cette piste d’accès à un front de taille abandonné. Foisonnement ou vrai trou, compliqué d’envisager une désob à cet endroit.

Quant au fameux « Trou qui souffle », qui fait partie des arlésiennes du club, un maquis impénétrable en empêche l’accès. C’est pourtant le bon endroit vu que l’indicateur a de nouveau été rencontré au cours de la descente vers la vallée de Sisco, une chance inouïe ! Il est prêt à nous y accompagner, mais il faut attendre une journée bien froide afin de voir le panache de buée qui en sort et qui est bien visible dans le maquis. Il faudra par contre être bien équipés en matériel de coupe.
Affaire à suivre …

JCL

Samedi 23 novembre 2024 – Ghisoni

Samedi 23 novembre 2024
Spéléo, perfectionnement équipement,
Gouffre Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants
ITP : 
Antoine B., Arnaud B., Muriel C., Mickaël D., Laureen N., Benoît R., Franck Z.,
Invité : Carine, Anthony, Bernard M (de passage)

TPST : 03h00.

Cinquième sorties de l’année à Ghisoni, marquant un record de sorties vers la casetta pour les topis !
(NDLR : presque record, 6 fois en 2001 😉 )

Tout commence à 06h30 du matin, heure à laquelle Benoît et Anto rejoignent Franck et Mumu au Pn 4 à BIGUGLIA. Arnaud et Laureen, font la route avec leur nouveau véhicule pour le tester sur la piste.

Nous nous arrêtons à Aléria pour la traditionnel pause café et retrouvons également Micka, Carine et Anthony.

Vu le vent de ces derniers jours nous pensions trouver une piste jonchée d’arbres mais les chasseurs ont nettoyé une partie de la piste jusqu’à la maison des chasseurs. Seule la dernière partie est encombrée, Anto Mumu joue de la tronçonneuse électrique ou thermique. Une dizaine d’arbres sont évacués de la piste.

A l’aplomb du gouffre vers 10h30, nous déposons Anto et Micka. Ils se chargent d’équiper la cavité jusqu’au lieu dit le « musée » avec tout le matériel nécessaire.

Pendant ce temps, le reste du groupe rejoint le parking. Franck et Benoît prennent le rôle de formateurs rappelant l’utilisation du descendeur et des bloqueurs à Mumu, Arnaud et Laureen. Le groupe a exploré la cavité jusqu’au  »musée », lieu emblématique du gouffre.

Pendant que les spéléologues étaient sous terre, Franck, Benoît retrouvent Carine et Anthony qui préparaient le barbecue pour le repas. Franck se charge de mettre en service l’eau courante.

Au programme cuisson du figatellu, rib’s de porc et saucisse de Toulouse.

Les spéléologues ont rejoint la surface vers 14h30, juste à temps pour déjeuner en plein air. Malgré le froid, le feu et l’ambiance conviviale réchauffent nos cœurs. Le beau-père de Micka, en ballade, nous retrouvent à la casetta pour la fin du repas.

Après manger, Anto décide d’enlever deux sections du conduit de cheminée. Nous n’aurons pas le temps de tester cette configuration.

16H00, le temps de ranger et de profiter de ce moment ensemble, nous  regagnons les 4*4 et entamons la piste. La nuit tombe vite.

Une journée parfaitement orchestrée entre bûcheronnage, sport et gastronomie.

Franck Z.

Dimanche 10 et lundi 11 novembre 2024 – Ghisoni

Dimanche 10 et lundi 11 novembre 2024
Spéléo, perfectionnement équipement, brochage
Travaux casetta
Gouffre Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants
ITP : Antoine B., Christophe C., Dominique D., Mickaël D., Jean-Claude L. M., Nicolas M., Benoit R., Marie Pierre R., Jean-Luc S.
Ex-topi : Olivier G. (de passage), Jean-Baptiste et Manon L.
CC : Jean-Marcel V.

TPST : 4h00

La traditionnelle migration automnale des topi vers le Fium Orbo profond est arrivée. Nouveauté cette année, on ne pense pas en premier lieu à ce qu’on va faire dans le trou, mais on se lèche d’abord les babines avec les poulets qu’on a l’intention de faire dorer devant la cheminée avec le tout nouveau tournebroche de compétition.

La météo annonçait de grosses pluies, on espérait donc pouvoir de nouveau voir de l’eau au fond du trou, côté P51 cette fois-ci, pas une goutte d’eau et aucun souci sur la piste.

Décision a été prise de partir équiper dès la fin de l’installation dans la casetta avec casse-croûte souterrain.
Micca et Jean-Luc se chargent de l’équipement. Micca sera assisté par Christophe pour le puits d’entrée et le réseau des puits, JL par JC pour doubler le puits d’entrée et le P51.

Pendant ce temps, Anto fait un petit rappel des techniques spéléo à Manon et Jean-Marcel dont c’est une première. Moniteur canyon à CC, il n’a jamais l’occasion de faire de la spéléo.
Dumè, Marie Pierre et Jean-Baptiste restent à la casetta pour divers bricolages dont la pose d’un tuyau entre l’entrée et la cheminée pour en améliorer le tirage.

Tout le reste de l’équipe se retrouve donc au fond du trou vers 14h pour le casse-croûte.
Pose des 2 dernières broches de la jonction des fonds et pose d’une plaquette « -117 » au fond, au cas où un spéléo viendrait à s’égarer 😉 .
La pose du limnigraphe n’a pas été possible, le puits est légèrement en pente et l’appareil toucherait la paroi. Il nous faut une corde plus fine afin de pouvoir poser la corde en biais. L’appareil a été laissé en place, à suivre …
Remontée générale en inversant les parcours. Une ou deux broches de confort pourraient être encore posées.
Cinq chauves-souris, probablement des petits rhinos ont été aperçus en haut du puits d’entrée.

Retour à la piste, séparation avec ceux qui redescendent, Dumè, Micca, MP, JL, JM.
Il fait déjà nuit lorsque les 7 rescapés rejoignent la casetta.
Le chauffe-eau est opérationnel, 2 courageux ont pris une douche.
C’est la saint Léon, c’est le jour du Jurançon. Un millésime de 2011 servira d’apéro pour les connaisseurs, bière pour les autres.
Au menu du soir de bonnes saucisses aux lentilles préparées par Christophe.
Une partie de Uno termine la soirée.
La fenêtre est laissée entrouverte pour éviter l’enfumage des 4 qui dorment dans la casetta. Anto ira dormir sous sa tente, Nico et Benoit dans leur 4×4 respectifs.

Début des réveils vers 7h00 non pétantes. Le petit déjeuner s’étire jusqu’à la préparation des poulets.
Le tournebroche est installé et après quelques adaptations les poulets se dorent tranquillement la pilule.
Pendant que JB surveille les volatiles, le reste de l’équipe part vers la piste pour quelques aménagements. Un arbre penché est abattu afin de pouvoir s’écarter d’une zone d’embourbement potentielle et un bloc rocheux fera office de démo de tir aux pailles.
Visite des bergeries en cours d’aménagement, l’ossature d’une belle terrasse a été posée, ça jette !
Retour à la casetta, les poulets sont dorés, ils seront littéralement dévorés !

Une longue période réflexion commence, ça arrive, comment améliorer le tirage de la cheminée ?
Le tuyau annexe d’alimentation en air n’apporte rien. Tentation de modifier les dimensions de l’ouverture de l’âtre, c’est pareil.
L’idée est que la casetta serait devenue trop étanche depuis la pose des stratifiés sur les murs de la mezzanine, la cheminée refoulerait par manque d’arrivée d’air frais. La norme est : « La section d’entrée d’air frais doit être au minimum égale au quart de la section intérieure du conduit de fumée avec, dans tous les cas un minimum de 200 cm² ». Avec tous les trous qu’il reste encore dans les murs on devrait y être.
En tous cas, quand on ouvre la porte ou la fenêtre ça ne refoule plus, la réflexion continue …

Ramassage de quelques châtaignes rescapées, rangement de la casetta et descente de la piste de jour.
Le matériel sera rangé au local, une petite bière et c’est la fin de ce week-end ghisonesque.

JCL

2024-11-10-et-11-Ghisoni-Brochage-et-casetta LMJC 001
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