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Lundi 13 décembre 2021 – Spéléo, BRGM et DDTM visites de cavités

Lundi 13 décembre 2021

Spéléo, encadrement BRGM et DDTM pour visites de cavités

Aven du Sémaphore (Brando) – Grotta di Ghjuvani, Grotta di Capella, Fractures de Pietranera (Santa-Maria-di-Lota)

Trou d’Alzetu, Failles St Nicolas (Ville di Pietrabugno) – Grotta della Gradicchia (Bastia)

Participants

  • LISC/ITP : Michèle Cs., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Francis M. et la sentinelle Noël R.
  • LISC/Individuel : Jean-Yves C.
  • BRGM : Elodie S.
  • DTTM : Rachel

TPST : 4h00

Photos

La convention passée avec le BRGM et la DDTM prévoyait d’accompagner des représentant(e)s de ces deux institutions sous terre pour se rendre compte in situ des risques potentiels. Sept cavités avaient été retenues compte tenu de leur proximité avec des zones habitées ou potentiellement constructibles :

Aven du Sémaphore (Brando)

Grotta di Ghjuvani (Santa-Maria-di-Lota)

Grotta di Capella (Santa-Maria-di-Lota)

Fractures de Pietranera (San-Martino-di Lota)

Trou d’Alzetu (Ville di Pietrabugno)

Failles St Nicolas (Ville di Pietrabugno)

Grotta della Gradicchia (Bastia)

Rendez-vous fixé à 8 h 30 au parking de Miomo. Élodie, missionnée par le BRGM, et Rachel, représentant la DDTM et invitée par Élodie, sont prêtes à affronter le monde d’Hadès. Avec pas moins que quatre topis expérimentés, dont le CTDS en personne, et deux chiroptologues émérites pour les encadrer.

Première cavité l’Aven du Sémaphore, direction le Cap Sagro au nord de la commune de Brando. Jean-Claude, appelé en urgence pour un problème de batterie, doit nous quitter. Nous voilà accueillis par Pierre Chiarelli, propriétaire des lieux. En effet la cavité est située sur les terrains de sa famille et où – parait-il – il jouait dans son enfance ; l’origine de la cavité semble cependant remonter aux années soixante-dix lors de la mise en place d’un poteau EDF puis l’orifice avait été rebouchée. La « redécouverte » par les topis date du 13 décembre 1997. La dernière visite des topis remonte au 25 mai 2013 et Pierre a construit sa villa en contrebas de l’aven il y a six ans. Joint par Elodie il avait annoncé qu’il avait réalisé quelques aménagements pour l’accès à la cavité.

On avait prévu une C20 en double et une échelle de 10 m pour nos débutantes mais on aura une sacrée surprise. Une fois les présentations faites mais Pierre était bien connu par certains topis, il nous emmène par un sentier en pierres sèches jusqu’à la plate-forme de l’entrée. La surprise : un escalier en bois permet d’accéder au bas du P5 d’entrée ! Il n’y a pas le Stannah mais la descente est quand même bien simplifiée. Pierre y a emmené des amis et il avait même mis en place un câble pour l’éclairage.

Une échelle de bois pour le premier ressaut et on encorde quand même nos débutantes pour la descente de 5 m, une grosse corde permet la descente du plan incliné qui suit et nous voilà regroupés dans la Salle des Perles – que Pierre n’avait pas vu. On lui décrit les deux galeries est-ouest qu’il n’avait pas visitées, on l’emmènera une prochaine fois, et on fait un tour dans la galerie de la brèche osseuse. Élodie nous décrit la structure géologique de la cavité, on est dans des couches de cipolins alternants avec des metagabbros, ayant subi la tectonique – fracture et glissement – mais tout semble bien stable. Pierre ne craint rien pour sa maison. On y passera une bonne heure.

Retour en faisant le tour de la propriété, bergerie pour la brebis, jardins pour les oignons de Sisco, piscine dans le roc… Et on terminera par café et vin d’orange sur la terrasse. Difficile de partir mais il reste encore six cavités !

Suite par les cavités de Santa-Maria-di-Lota. En premier Grotta di Ghjuvani, dont le chemin avait été démaquisé lors de sorties précédentes. Une vingtaine de minutes et on est face à l’entrée. JN se lance dans l’étroiture, puis le plan incliné et un premier regroupement dans la salle avant l’Étroiture de la Bouteille. Devant montrer l’exemple, il s’enfile dans la fameuse étroiture – franchie à de multiples reprises – et la première partie se passe bien mais ça coince devant la seconde partie, c’est la Bérézina, marche arrière ! Michèle, puis Francis prennent la suite sans difficultés. Élodie rassurée passera sans souci. Puis Jean-Yves. HP préfèrera attendre au soleil et JN restera faire la causette à Rachel qui n’est pas tentée par ce genre de contorsion. Visite des galeries jusqu’au P6, de la Salle des Araignées Visqueuses (mais sans Meta), une bonne heure au total. Le retour se fera sans problème.

À suivre la Grotta di Capella, qui s’ouvre sous la place du hameau de Figarella. Cela prendra une dizaine de minutes. A priori plus de risques, l’effondrement ayant déjà eu lieu lors de l’enfouissement d’un platane. Francis doit nous quitter temporairement, on le reverra plus tard.

Suite par les Fractures de Pietranera qui domine l’immeuble Le Magellan. Une marche d’approche de 5 mn, la première Fracture A est en bord de sentier. JN installera la corde pour faciliter la remontée inclinée. Puis visite de la Fracture B qui montre de magnifiques et « inquiétants » signes de décrochement. Le parking en dessous craint un peu. Visite de quelques fractures auxiliaires sur le sentier du retour. Cette zone présente de nombreux signes d’instabilité sur plusieurs dizaines de mètres. Le risque est bien connu du BRGM.

La matinée est bien avancée, c’est l’heure du spuntinu mais personne n’a prévu le casse-croûte. On fera une halte à la boulangerie de Pietranera pour quelques emplettes qu’on ira grignoter sur les hauteurs de Ville-de-Pietrabugno, sur le parapet face au Trou d’Alzetu, bien exposé au soleil.

Après ces agapes succinctes, en avant dans le Trou d’Alzetu, cela prendra dix minutes… il aura quand même fallu auparavant couper quelques branches de calycotomes. En effet l’entrée de la cavité n’est plus visible de la route, cachée par lentisques et calycotomes. Risque zéro, on n’est pas près de voir des constructions au-dessus de la cavité.

Direction le Chemin des Oliviers pour les Failles St Nicolas. Le portail est ouvert mais il vaut mieux se garer sur le terre-plein qui précède. Pendant que le gros de la troupe se dirige vers la falaise, emmené par HP, JN attend Francis. On se regroupera à l’entrée de la Faille A. La montée est toujours aussi raide, surtout en fin de journée bien chargée. Rachel hésite un peu devant ce soupirail étroit, mais finalement rassurée par Francis elle se lance. Pas mal de petits rhinos dans la diaclase d’entrée, le sol est bien humide mais peu de faune entomo. La première lucarne sera franchie sans difficulté. Une bonne demi-heure d’exploration et tout le monde se retrouve à l’extérieur, sans problème pour l’accouchement du soupirail.

HP doit nous quitter. Il reste un peu de temps pour Gradicchia. La visite est assez rapide, la cavité présente peu d’intérêt sur le plan spéléologique, uniquement quelques spéléothèmes en fond de cavité. Mais l’entrée est un vrai dépotoir et la salle mérite d’être dépolluée. Cela permet à Francis de réfléchir à l’organisation du prochain exercice de spéléo-secours prévu en janvier. Certes la cavité est située sous une habitation mais abandonnée à ce jour. Le BRGM verra sur les mesures à prendre.

Il est 17 heures, la nuit commence à envelopper les hauts de Bastia, Michèle et JY sont déjà sur le retour. Un débriefing rapide avec Elodie et Rachel qui confirment être très satisfaites de cette journée bien remplie. Il ne reste plus qu’à rédiger le rapport final et transformer l’Association Insulaire Spéléologique Corse en Ligue Insulaire Spéléologique Corse…

JN

PS : et notre sentinelle dans tout cela… il devait être prévenu par les émissaires du BRGM à l’entrée et à la sortie de chaque cavité, il semble qu’un appel a été lancé lors de l’entrée au Sémaphore mais ensuite il a été un peu oublié…

Samedi 27 novembre 2021 – Inventaire matériel – Local de Montesoro, Bastia

Samedi 27 novembre 2021

Inventaire matériel

Local de Montesoro, Bastia

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Dominique D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Rémi R., Franck Z.
  • Invitée : Muriel C.

Photos

Finalement, quand on y réfléchit, qu’est-ce qui est le plus important au club, ce à quoi on doit tenir comme à la prunelle de nos œufs ;-), mais auquel on ne pense que lorsqu’on notre vie en dépend ? Le matos bien sûr ! Il a bien droit à une petite journée d’inventaire et de vérification ce pauvre matos !

C’est ainsi qu’une dizaine de topi ont résisté à la tentation de prendre l’air pour prendre le chemin du local et à passer une bonne partie de la journée à recenser, compter et parfois débusquer notre bien cher matériel. Cher dans tous les sens du terme, cher parce qu’on y tient bien sûr, mais cher aussi parce qu’il représente plusieurs milliers d’euros d’investissement. Et ces topi consciencieux ont été récompensés cette année, Amal leur a réservé une succulente surprise, une de celles qui marquent, un pantagruélique couscous a récompensé ces laborieux topi, une surprise qui fera date !

L’estomac bien, voire trop rempli, les topi goulus continuent leur travail d’inventaire toute l’après-midi. 1685 pièces réparties en 399 références sont ainsi comptabilisées.

Cerise sur le gâteau, même la bibliothèque a eu droit à son inventaire. Michèle n’a constaté que 3 livres en absence irrégulière. Bien penser à noter les emprunts, et les retours, sur le cahier d’entrées-sorties, modestement intitulé « Où sont les livres ? ».

L’inventaire 2022 sera-t-il aussi sympa ???

JCL

Samedi 13 novembre 2021 – TUC, Travaux d’Utilité Collective – Local de Montesoro, Bastia

Samedi 13 novembre 2021

TUC, Travaux d’Utilité Collective

Local de Montesoro, Bastia

Participants

  • ITP : Antoine B., Jean-Claude D., Éric G., Jean-Claude L., Franck Z.

Photos

Je tucque, tu tucques, nous tucquons, 7ème tucquage de l’année. Et pas que pour le coin « bac de lavage des combis », sachant que cette fois-ci il a bien été terminé ce coin-là !

Pose de la façade de baignoire, sur rails coulissants s’il vous plait !

Pose du ciel de baignoire, le cumulus n’est plus dans le volume interdit.

Pose d’un miroir, remise en place des porte-balais et du distributeur de savon. Pose également d’une plaquette réformée comme amarrage de serviette, c’est certes un mono-point, mais ça devrait tenir !

Côté local matériel maintenant. C’était devenu un gros bazar où on avait du mal à se frayer un chemin, à l’image de certains périples maquisesques ! On peut maintenant circuler, la partie centrale de la pièce est dégagée. On pourra ainsi plus facilement faire l’inventaire matériel qui est pour très bientôt …

Pour cela il a fallu remettre en place le carter de protection des tuyaux de chauffage qui avait été enlevé suite au problème de mauvaise odeur. Ce problème ayant été résolu par la société d’HLM, il a pu être remis en place.

Repose également du panneau « désob », et pour finir du tri et du rangement ont été fait. Étiquetage également des tiroirs « chaussons canyon ».

Une bonne journée de travail coupée par le traditionnel casse-croute.

JCL

Samedi 23 octobre 2021 Spéléo, entrainement – Mur du Fango, Bastia

Samedi 23 octobre 2021

Spéléo, entrainement aux techniques de dégagement d’équipier et de réchappe

Mur du Fango, Bastia

Participants

  • ITP : Antoine B., Wanda C., Amal D., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Franck Z.
  • Supporter : Lisandru (petit fils à Wanda et HP)
  • Supportrice canine : Nala

Photos

En vue du stage initiateur Franck et Anto avaient décidé pour ce samedi de travailler au mur d’escalade du FANGO les pré-requis demandés lors des jours d’évaluation.

Le rendez est fixé à 9h00 au local et c’est autour d’un café que l’on prépare le matos. Nous rejoignons le mur d’escalade aux alentours de 10 heures.

Anto et JCL installent rapidement trois cordes et Franck installera un fractio sur l’une d’entre elle. Et c’est parti pour cette journée technique.

Anto en victime est décroché par Franck en utilisant la technique grande longe puis pédale crollée, ça passe sans soucis. Les rôles seront inversés.

JCL fera de même avec Amal et se fera dégagé par Micca. Tout comme Wanda et Henri-Pierre (pieds à terre au cas où ils se retrouvent vraiment coincés à 3 mètres du sol), qui à l’aide du manuel technique travaillent la technique grande longe. Nous les retrouverons à plusieurs reprises allongés sur le sol. Non !!!! le manuel technique de spéléologie n’est pas le kamasoutra…..

Conversions, passages de nœuds sont également au programme.

Micca et Franck installent un Machard et un nœud de cœur avec deux mousquifs à virole : technique dont le blocage de la corde se révèle aléatoire. Franck réalisera enfin une descente sur un nœud italien. Nous terminerons la matinée sur le passage de nœud d’Amal. Midi passé, JCL rentre chez lui tandis que le reste du groupe finit au resto.

Le plein de protéines, de houblon fait, nous regagnons le mur d’escalade vers 14h00. En guise d’échauffement une montée et descente avec passage de fractio puis nous reprenons les manipulations. Franck changera de partenaires et effectuera un dégagement d’équipier sur Micca, histoire de changer de gabarit.

Anto et Franck effectuent également un passage de fractionnement après décrochage.

Nous finirons par une évacuation de la victime par le haut (à 1,5 mètres du sol) Anto nous montre la technique du balancier espagnol.

Anto déséquipera les trois ateliers cordes et nous retournerons au local pour ranger le matériel. Une belle journée technique à rééditer.

Franck Z.

Samedi 16 octobre 2021 – Spéléo, mini visite – Grotte du Christ Noir, Bastia

Samedi 16 octobre 2021

Spéléo, mini visite

Grotte du Christ Noir, Bastia

Participants

  • ITP : Henri-Pierre F.

Photos

Dans la nuit du 2 au 3 mai 1428, 2 pêcheurs d’anchois, Camugli et Giulani, découvrent au large de Bastia, un crucifix de bois noir, scintillant à la surface de l’eau. La légende veut que la statue, « U Christu Negru » ou crucifix des miracles, ait été placée dans une vaste anfractuosité de la falaise de la citadelle surplombant le Porto Cardo. Elle aurait mystérieusement disparu et aurait été retrouvée, pendue à un arbre dans la citadelle. Une petite chapelle aurait été construite en 1542 sur cet emplacement appartenant à la Basilique Saint Jean de Latran de Rome puis en 1600 l’Oratoire de la Confrérie de la Sainte Croix qui conserve depuis la statue. Tous les 3 mai les Bastiais honorent le Christ Noir des miracles à l’occasion d’une messe en langue corse et d’une bénédiction en mer suivie d’une procession. HP passant en vélo par l’Altilonda et ignorant l’existence de cette grotte aperçoit une plaque en marbre apposée sur la paroi au niveau de la jetée du Dragon la mentionnant. Nonobstant il escalade le premier escalier menant à la place du palais des Doges, franchit un petit portail métallique à l’est du Jardin Romieu et rejoint au bout d’une dizaine de mètres la cavité, large de 6 mètres, profonde de 3 mètres et haute de 2 mètres environ dans son développement maximum. Las le culte a manifestement changé. Fini le Kyrie Eleison et l’encens ; désormais le passant touristeux, atteint la béatitude en venant déposer au milieu des fougères maritimes son offrande odorante à Stercutius, le Dieu Romain des Latrines. Sans doute y était-il révéré du temps de Mantinum, nom de Bastia sous la Rome Antique que quelque lettré de la municipalité a choisi pour ce passage. On sait peu que chaque 8 aout, jour de la Saint Dominique, des pénitents cantabriques et catalans, régalés de glands, de pois et d’oignons crus, viennent pieds nus en procession jouer là une ode sonore et pétaradante en l’honneur du Dieu Crepitus, dieu des pets et de la flatulence, dont les statuettes au ventre ballonné voisinaient celle de Stercutius dans les lieux d’aisance romains.

Haut Lieu de l’histoire bastiaise cette grotte mériterait sans doute une topographie.

PHP

Lexique :

  • Touristeux = atteint de tourista
  • Descalzos = pieds nus en espagnol