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Dimanche 23 mars 2025 – Galeries de Negru et Margine – Olmeta du Cap

Dimanche 23 mars 2025
Spéléo, visite, chiro
Galeries de Negru et Margine, Olmeta du Cap

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Jean-Claude D., Adriana D. C., Michaël D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Léa P., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.

TPST : 2h00

Parcourir des galeries souterraines sur plusieurs centaines de mètres est chose rarissime en Corse. Seules possibilités, les mines désaffectées. L’entrée de celle de Negru est protégée par un lac d’une quarantaine de mètres, ce qui qui lui a peut-être permis d’être protégée des foudroyeurs administratifs. Ces mines sont en fait des sondages réalisés en raison de l’arrêt programmé de l’exploitation des mines de Canari, dont le rendement était jugé insuffisant. 1200 mètres de galeries ont été creusées en 1956 et 1957 dans le secteur de Negru (Mines et mineurs de Corse – Alain Gauthier – Albiana).

Une visite est ainsi organisée, visite qu’on pourrait qualifier d’expédition ! Un Caravelle 56 est affrété, c’est un vaillant canot pneumatique, vieux de 45 ans et qui a déjà plusieurs expéditions souterraines à son actif.

Les topi se retrouvent devant l’entrée, le canot est déjà gonflé, il a fait la route accroché sous le toit du Defender. Sur les 12 topi seuls Michèle, Micca et JCL sont équipés de waders. Michèle ouvre la voie pour un premier comptage chiro. Micca assure la traversée des 2 premiers topi. 2 cordes de 40 mètres assureront les transferts, JCD et Arnaud à chaque extrémité, Micca au milieu assurant le rôle de déviation, la galerie faisant un coude à cet endroit.
Tout le monde se retrouve ainsi de l’autre côté du lac, sans trop se mouiller.

Un écoulement d’eau estimé à environ 1 litre par seconde alimente le lac, les galeries jouant le rôle de drains.
La mine est constituée d’une branche principale d’où partent des galeries secondaires, elles seront toutes parcourues.
Esthétiquement parlant on ne peut pas qualifier ces galeries de belles, juste quelques petites coulées de calcites et des petites fistuleuses blanches agrémentent le parcours. Quelques plaques de fibres d’amiante sont également repérées ainsi que des coulées noires non gélatineuses sur les parois, résidus possibles d’incendies de surface. Peu de chauves-souris également avec quelques petits rhinos et euryales.

Le retour s’effectue comme à l’aller, mais dans l’autre sens 😀

Un air de Koh-Lanta plane, premier jour sur l’île et à peine arrivés sur la plage les aventuriers décident de faire le feu et manger. Les bois flottés ne manque pas et les 2 JC s’y attèlent, ils y arrivent du premier coup. Pendant ce temps une petite cavité est rapidement explorée à côté de la tour génoise. Tout le monde partage le repas. Grillades, tartes et gâteaux seront engloutis sous un beau soleil. Louis-Mathis ira même faire trempette dans la rivière, plus ou moins volontairement 🙂

Au programme de l’après-midi : Margine. C’est une autre galerie de sondage située à côté du lieu noté Minrrienne sur la carte.
Bien que visitée le dimanche 9 février 2020, nous faisons la même erreur que la tentative du samedi 20 octobre 2018 et retrouvons le mur semi-circulaire repéré à cette époque, en nous posons les mêmes questions sur son origine. Des fouilles archéologiques sont ajoutées à la liste des hypothèses. Relire les précédents comptes-rendus aurait pu nous éviter ce déboire, qui nous aura quand même permis de prospecter ce secteur !
La galerie est finalement retrouvée et visitée. Son origine est la même que celle de Negru, sondages miniers. Comme en 2020, un phénomène de brouillard apparait quelques mètres après l’entrée, l’air chaud et humide de la cavité se condense au contact de l’air frais extérieur.
Une galerie principale d’environ 130 mètres, d’où part en son milieu une autre galerie de 70 mètres. Belle surprise, une colonie d’Euryale estimée à une bonne vingtaine d’individus est aperçue.

Retour à la route sans encombre et au local après une journée qui pourra être qualifiée elle aussi de mémorable.

JCL, Micca


Arrivés à la mine de Negru, un lac barre le passage : certains ont de l’eau jusqu’à la taille. Heureusement, Jean-Claude, qui a plus d’un tour dans son sac, met à disposition son magnifique yatch – une caravelle 56 pneumatique jaune – qui permet à l’expédition de ne pas se mouiller. Seuls Micca, JC.L et Michèle tenteront le grand bain (équipés de waders).

Plusieurs galeries partent sur les côtés. Le paysage, plutôt répétitif, est égayé par quelques chauves-souris et mini concrétions. De l’eau s’écoule en continu jusqu’au lac.

De retour à l’air libre, le groupe déjeune au soleil de la marine de Negru. Au menu : plein de bonnes choses mais surtout d’excellentes patates à l’ail de JC.D ! Le ventre plein, les topi repartent à la recherche d’une deuxième mine en bord de mer, Margine.

Un sentier un peu trop bien tracé induit le groupe en erreur : la galerie se trouve dans le vallon d’à côté. Dans le maquis, Léa et Louis-Mathis croisent une belle couleuvre.

Cette fois, c’est le bon talweg, l’entrée se dessine sur la droite quand on est face à la mer. La mine de Margine est plus petite, avec deux galeries au total. Un rat a élu domicile au fond de la galerie principale. Il a même une couverture ! Michèle ressort très émue de la seconde galerie : elle y a recensé une vingtaine de chauves-souris, chiroptères bien sûr mais surtout des Euryales, plus rares.

L’équipe remonte plus rapidement qu’elle n’est descendue : c’est une fin de journée mémorable pour les topi !

Léa


 

Lolo LN 001
« de 95 »


PS :
21 avril 2025, le sac du canoto ayant été oublié lors de la visite de la galerie de Negru, Antonio profite d’un déplacement dans le coin pour tenter de le récupérer.
Il s’équipe avec les waders de Micca récupérés le samedi précédent, arrive devant l’entrée. Il pleut, l’eau est propre et surprise le sac est tranquillement posé par terre en partie recouvert de feuilles !

On peut conclure que ces galeries sont rarement visitées, ça fait presqu’un mois qu’il attendait là ! …

Dimanche 16 mars 2025 – Cast 1 et 11 – Oletta

Dimanche 16 mars 2025
Spéléo, initiation, perfectionnement, visite
Cast 1 et 11, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Jean-Claude L. M., Nicolas M., Laureen N., Béatrice R., Franck Z.

TPST : 4h00

A l’initiative d’ Anto et Pulpy, une sortie vers Cast 1 sur la commune Oletta est programmée ce week-end. C’est pendant nos réunions le Jeudi soir que tout se décide car initialement une sortie canyon était prévue.

Une fois sur le site du pylône, Franck, équipe le puits d’entrée et le P13 de la salle de la chèvre suivi de Laureen et Arnaud. Dans la diaclase, le trio retrouve Anto qui a équipé le grand réseau . Laureen à la manœuvre, se lance dans l’équipement de la diaclase de gauche, main courante et P9 sous la surveillance de Franck et Arnaud. Laureen apprend à installer la main courante et un nouveau nœud: le nœud papillon. En bas du P9, Cathy rejoint le groupe. L’exploration se poursuit dans la salle du chien puis par la désescalade des ressauts de 2 et 3 mètres jusqu’au fond de la cavité, et enfin remonter par la salle des marches. Arnaud ne connaissant pas toute la cavité, le petit groupe décide d’effectuer la vire de la salle de la chèvre. Les spéléos se croisent, une file d’attente se crée en bas du plateau des escargots, entre ceux qui veulent descendre et ceux qui souhaitent remonter.

Le trio se retrouvent dans la salle de la chèvre suivi par Henri-Pierre, Ils  évoluent rapidement sur la vire. Arnaud, Laureen et Henri-Pierre repartent vers l’entrée 2. Franck regagnera la surface par le grand réseau.

Après la pause méridienne, Franck effectue à nouveau la traversée pour déséquiper le puits de l’entrée 2.

Franck


Pendant que Laureen assisté de Franck équipe le puits d’entrée ave Arnaud, je m’occupe d’équiper celui de sortie sous l’œil avisé d’Henri-Pierre. C’est pour la sortie et il y a peu de monde donc cela me permet de prendre le temps.

En bas du puits, et en attendant que Laureen, Franck et Arnaud nous rejoignent, Henri-Pierre part explorer la salle du Chien. Il y a un ressaut à passer, de mémoire j’avais bien galéré pour le remonter avec Christophe lors d’un précédent passage donc je préfère attendre qu’on place une corde. Chose faite avec l’arrivée de Laureen, Franck et Arnaud. Nous voilà donc tous les 4 à poursuivre l’exploration avec la salle du Chien et le fond de la cavité. La remontée se fera par le P13, une première pour moi car c’est un passage rarement équipé.

Une petite pause déjeuner s’impose. Anto propose à Laureen d’équiper le reste de la cavité, mais elle doit repartir tôt avec Arnaud, résultat deuxième séance d’apprentissage pour moi. Pendant que certains s’installent confortablement pour la sieste, je descends, suivi d’Anto, Jef et Franck. En haut du P15, j’attaque l’équipement avec mise en place de la main courante. Cela prend un certain temps….mais je suis super bien conseillée par Anto et Franck (ce qui d’ailleurs est très intéressant car chacun sa technique). Après la main courante, équipement du puits. Il doit y avoir une déviation, mais en descendant je ne l’ai pas vu. Anto suit et ne la voit pas non plus…finalement il trouve l’emplacement, mais il faut une plaquette pour placer la dév, ce que l’on n’avait pas prévu. A noter pour la prochaine fois. Equipement du dernier puits, et on se retrouve à nouveau dans la salle du Chien. Pour le retour, Anto repasse par le P15 pour déséquiper et avec Jef je m’occupe de l’autre côté. Finalement on ne ressort pas si tard que cela. Tout est déjà rangé, donc il n’y a plus qu’à repartir. Rare de finir aussi tôt.

Cathy


Après avoir accompagné Béa jusqu’à la salle de la Chèvre les 2 JC se consacrent à quelques essais photo. Le but est de pouvoir utiliser un simple appareil photo numérique pour commander à distance jusqu’à 4 flashs auxiliaires. Après de multiples essais et réglages il s’avère que la configuration suivante fonctionne.

  • APN (Olympus TG4) en mode manuel. Flash activé mais caché en grande partie par le doigt. ISO au minimum, 100 en l’occurrence
  • Un déclencheur SwitssFlash raccordé au contrôleur de flash Yongnuo
  • 1 à 4 flashs Yongnuo déportés

Tout ça pour arriver à quelques photos qu’on pourrait qualifier de potables. D’autres séances seront nécessaires …

Température de la salle de la Chèvre : 15,7°
Humidité : 83%
Déséquipement du puits de la Chèvre par JCL

Après les agapes HP propose aux 2 autres vétérans d’aller visiter une des multiples cavités « oubliées » du secteur. C’est Cast 11 qui permettra d’assouvir la curiosité des 3 retraités. Retraités qui seront peut-être bientôt la catégorie la plus représentée, des inactifs très actifs 🙂
Les coordonnées de la topo sont erronées, l’entrée est quand même rapidement retrouvée au flair, JCL étant bien équipé à ce niveau 😀 . Située à une cinquantaine de mètres de Cast 1, elle se trouve sur l’axe Cast 1-Cast 5.
Une corde est amarrée à l’olivier de service, un kit servira de protège-corde et c’est parti pour une descente de quelques mètres. En baudard de fortune pour JCL (le bout de la corde) et demi-cab, flegme d’aller chercher son matos 😯 . Atterrissage en haut d’un pierrier, quelques os jonchent le sol, dont un crâne de canidé. La descente se poursuit sur quelques mètres et c’est la fin sur trémie. Les parois concrétionnées agrémentent cette jolie galerie. La température semble bien haute.
Visite de la galerie perpendiculaire, la chatière sous la coulée de calcite blanche n’est visitée qu’à tâtons avec les pieds, c’est le genre de passage à ne pas faire après les agapes. Une chauve-souris s’échappe de l’alcôve supérieure en bas du puits d’entrée, un grand rhino ou un euryale.
Remontée en privilégiant l’escalade, surtout pour JCL qui n’a pas le choix :mrgreen:
Retour à Cast 1 d’où sortent peu à peu les topi.

Comme le matin, c’est en petit comité que le matos sera rangé au local.

JCL

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« de 38 »

Dimanche 9 mars 2025 – I Luminelli, Morosaglia

Dimanche 9 mars 2025
Spéléo, visite, équipement
Gouffre I Luminelli, Morosaglia

Participants
ITP : Cathy B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Éric G., Jean-Claude L. M., Louis-Mathis et Vanessa S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 4h00

Journée multifacettes, 14 topis et associé se sont lancés à l’assaut de la crête de Quercetta Tonda. Pleins de bonnes volontés et équipés de quelques sécateurs nous attaquons la montée avec la mission de rafraichir le chemin. Mais comme d’habitude nous perdons les marques jaunes au bout de quelques dizaines de mètres et continuons la montée au juger, jusqu’à retrouver ces marques là où c’est de nouveau dégarni, c’est-à-dire non loin de la crête. A renouveler mais en prenant le temps, il faut y consacrer une journée avec de la prospection ou désob en complément.

La météo annonçant de la pluie dans l’après-midi nous installons dès l’arrivée une bâche dans le sous-bois. C’est un peu pour conjurer le sort, et ça a marché, on a eu la pluie qu’une fois de retour aux véhicules.

Antonio et Franck se chargent de l’équipement de la cavité, ils trouveront d’ailleurs 2 mousquetons oubliés lors d’un précédent déséquipement (c’est qui ?). Pendant ce temps nous scions quelques branches afin de renforcer la protection du trou, pas facile avec une scie à main. Nous aménageons également ce nouveau coin grillades.

14 personnes à descendre dans la cavité ça prend du temps, ce n’est que 2 heures plus tard que tout le monde se retrouve devant la glace au café.
Coup de fatigue pour Albert, probablement hypoglycémique. Pendant qu’il reprend des forces et du sucre, tranquillement installé sous une couverture de survie, JC pose une broche de déviation dans le P8 et d’autres visitent les failles terminales.

Il est temps maintenant de remonter, il fait faim et soif. Certains par la corde, d’autres par les escalades.
Éric est remonté récupérer le kit OKZOU, un palan est installé par anticipation, ce qui permettra de gagner un certain temps pour la remontée de notre patriarche du jour, et permettra un petit entrainement pour Franck, Éric et JCL.
Les puits sont ainsi assez facilement remontés.

Il était prévu de brocher le dernier fractio du P12, ce sont finalement un AN (amarrage naturel) et un AF (amarrage foré) qui seront testés et approuvés. A ce propos, dire qu’une cavité est entièrement brochée ne veut pas dire que tous les amarrages sont réalisés avec des broches. Il est possible d’utiliser des amarrages naturels, c’est même recommandé afin de dégrader le moins possible ce milieu qu’on veut le plus naturel possible. Il en est ainsi de la déviation du P12, la petite colonne qui le permet est certes un peu cachée mais la déviation est indispensable si on veut éviter les frottements. A noter également qu’il faut tendre au maximum le nœud en Y de tête de puits de ce P12 afin d’éviter le petit frottement de droite.

Déséquipement du P8 par Éric, des P12 et P9 par JCL.

A noter, on est passé près d’un vrai accident, un gros bloc rocheux s’est détaché de l’entrée de la cavité, a roulé sur le plan incliné avant d’atterrir à côté de JY en bas du P9 !
Conclusion : éviter de stationner en bas des puits !

Le nouveau coin grillades est inauguré et approuvé, il permet entre autres d’être à l’abri du vent.
La bâche est démontée, elle n’aura finalement pas servi. La grille est remise à sa place, dans un renfoncement rocheux près de la cavité.

Le retour aux véhicules se fera de jour et plus ou moins rapidement, agrémenté par quelques gouttes de pluie, surtout pour les derniers …

C’est autour d’une table au Carré d’As que nous terminerons cette agréable journée.

JCL


« de 24 »

Dimanche 23 février 2025 – Aven du Sémaphore, Stundarone, Cap Sagro, Macchia Malo – Sisco, Brando

Dimanche 23 février 2025
Aven du Sémaphore, Traversée de Cap Sagro, Grotte de Macchia Malo – Brando
Grotte de Stundarone, Sisco

Participants
ITP : Cathy B., Arnaud B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Amal D., Henri-Pierre F., Jean-Claude D., Jean-Claude L. M., Laureen N., Louis-Mathis et Vanessa S.

TPST : 3h00

Une belle journée de février avec un soleil à peine voilé et un léger vent.

12 topi présents, rendez-vous 8h30 au club (8h45 pour les plus motivés 😀 ). Préparation du matériel, léger pour cette sortie dans le Cap Corse. Décollage à 9h00 du local. Aujourd’hui, pas une, pas deux, mais bien trois cavités seront visitées.

Première cavité : l’Aven du Sémaphore

La première étape est la plus attendue de la journée, l’Aven du Sémaphore. Cette cavité bien gardée se situe sur les hauteurs avant la marine de Sisco.

Accompagné par le propriétaire des lieux, le groupe atteint l’entrée de la cavité après 5 min de marche.

La première partie de la cavité est équipé d’une petite échelle en bois à l’aspect douteux. JCL s’engage en premier afin de vérifier la solidité de l’installation après avoir installé une corde d’assistance. Le puits principal est lui aussi équipé d’un escalier en bois bien conçu mais méritant d’être renforcé. Deux grands madriers constituent le limon de l’escalier. Il faut bien poser ses pieds au centre des marches et au plus près du limon.

L’escalier principale débouche dans une grande salle assez pentue. Une dernière échelle en métal disposée sur une surface concrétionné permet d’accéder à la dernière partie de la cavité. Sur la droite, une belle « glace à la vanille » coule littéralement sur la paroi.

Bien que peu visitée (le dernier CR date de 2021), cette petite cavité offre bien des surprises ; failles, décrochements, gours, draperies, dentelles, perles de caverne, stalagmites et fistuleuses… nous en avons pris plein les mirettes.

Malheureusement, la magnifique stalactite qui gardait l’entrée de l’étroiture a été retrouvée à terre.

Le groupe des daltons rouges constitué d’Amal, Louis-Mathis et JCL s’est engouffré dans la dernière étroiture, un cul de sac…

Un petit rhinolophe garde l’entrée, au total 4 rhinolophes ont été comptabilisés dans la cavité.

Secondes cavités : La grotte de Stundarone

Après le traditionnel pique-nique topinesque pris sur l’aire de repos face à l’entrée de la carrière Petre Scritte c’est la seconde étape de la journée, visite de la grotte de Stundarone. Cette cavité est située au-dessus de l’entrée de la carrière, elle avait été découverte en 2004 après les incendies de 2003.

Pour atteindre la cavité, il faut attaquer un versant de maquis situé le long de la route. Essayant de faire le tour d’une propriété privée, le groupe se retrouve nez à nez avec le gardien mal luné et son molosse. « J’habite ici depuis plus de 30 ans, il n’y a pas de grotte ici ! ». JCL en première ligne use de son pouvoir de persuasion légendaire pour obtenir le droit de passage. Finalement, un propriétaire plus surpris de voir une douzaine de personnes en combi et casque qu’autre chose.

Une foi la propriété contournée, un chemin permet de se rapprocher de la cavité, seuls les derniers mètres imposent un passage dans le maquis.

L’entrée se trouve au niveau d’un petit front de taille. On y découvre une belle galerie karstique aux formes bien érodées témoignant du passage de l’eau. Un petit rhinolophe garde l’entrée. Le rhinolophe de service en somme !

Cette cavité possède également un boyau horizontal terminal en forme de trou de serrure de 50 cm de diamètre, caractéristique d’un creusement par l’eau à la faveur d’un joint de strate.

L’ensemble du groupe (y compris le mètre étalon) a franchi le boyau menant à la seconde partie du réseau constitué d’une grande faille parallèle à la salle principale qui laisse pénétrer la lumière du jour. On notera la présence de nombreuses racines, d’une belle araignée et de son cocon ainsi que d’un beau rhinolophe.

Au point bas de la salle, on notera la présence d’un plancher stalagmitique suspendu (à la forme caractéristique de comptoir). La sortie du jour sera sponsorisée par 1664, Kronenbourg et Picon,  photos à l’appui !

Sous ce plancher, la galerie se poursuit sur quelques mètres avec un plafond recouvert de fistuleuses et devient rapidement impénétrable.

À droite du comptoir, un boyau incliné à 30° est pénétrable sur 3 m est visité par Louis-Mathis et Laureen.

De nombreuses alcôves ou fenêtres présentes à gauche en descendant dans la salle principale ont été visitées par les plus curieux d’entre nous.

On ressort au soleil et on file dans le maquis. Deux équipes se sont formées, celle qui voulait contourner la propriété privée et la seconde qui a pris le même chemin qu’à l’aller. Moralité, l’équipe maquis a bien rigolé et joué à cache-cache, mais n’a pas réussi à contourner la propriété privée.

Troisièmes cavités : Cap Sagro

Troisième et dernière étape de la journée, traversée de la…..traversée du Cap Sagro….

Le groupe se met en route et découvre sur le chemin une orchidée – entendant parler de fleurs, Wanda se précipite pour nous confirmer qu’il s’agit…. d’un Iris…. Probablement un rhizome laissé là par un local.

Cette cavité est située en contrebas de la route du Cap. Le chemin qui descend vers la crique est aménagé d’un escalier plus qu’appréciable vu la pente importante. Le groupe atteint rapidement le bord de mer et s’engouffre pour une traversée dantesque … de 5 min et une vingtaine de mètres.

Notons la présence de nombreuses voies d’escalades en bon état pouvant servir pour une sortie falaise.

La traversée s’est poursuivie par une balade en bord de mer pour reconnaitre la « bouse » de prasinite et les constructions délabrées de la crique de la Casta. La légende veut en effet que Laëtitia Casta ait parcouru cette crique dévêtue 😯

Une succession d’affleurements de cipolin et prasinite ponctuent le parcours.

La journée se termine par une vue sur la petite grotte marine de Macchia Malo, qui mériterait une exploration plus approfondie…

Retour au local pour ranger le matériel.

Laureen, Arnaud


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Dimanche 16 février 2025 – Razzu Biancu, Begood – Venaco

Dimanche 16 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo
Razzu Biancu, Begood – Venaco

Participants
ITP : Catherine et Jean-François B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Antoine R., Louis-Mathis et Vanessa S., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h30 (Razzu Biancu), 2h00 (Serrigio)

Razzu Biancu, c’est toujours une petite expédition, forcément c’est pas à côté ! Conscients de l’importance de diminuer notre impact écologique, les topi se tassent dans seulement 3 véhicules, que c’est beau !
Peu de monde sur la route, -2° à Ponte Leccia, ça promet, mais finalement 10° à Venaco, c’est mieux.

Michèle et JY sont déjà sur place. Rituel habituel sur le trottoir, certains partent tel quel, d’autres préfèrent partir léger et revêtent déjà les habits disparates du spéléo.
Une trentaine de minutes plus tard et voilà l’écaille calcaire du Razzu Biancu, c’est beau !

A une exception près tout le monde est rapidement prêt pour descendre dans la cavité. Franck équipe, s’engage vers la boite aux lettres mais ne reconnait pas la bifurcation et passe au-dessus. JCL suit peu après, poste la lettre et guide les suivants, du moins les survivants, ceux qui n’ont pas rebroussé chemin. Franck toboggue à son tour et continue maintenant vers le puits remontant, le monte et surprise, il est accueilli par des petits rhinos qui tombent littéralement à terre, probablement effrayées par l’individu 🙂 . JCL le relaie ensuite pour essayer de changer une plaquette rouillée en tête de puits, là encore une chauve-souris se jette à ses pieds. JC pense modestement que c’est un signe de vénération 😀 . Il la repose délicatement sur un petit plan incliné. Impossible de dévisser le maillon inox d’amarrage, il faut une clé de 12 ou une clé à molette, ce n’est que partie remise.

Il est décidé d’arrêter là les dégâts et de dégager des lieux. Les chauves-souris devraient s’en remettre, c’est déjà presque le printemps.
Remontée générale par le colimaçon, plus ou moins facilement suivant le bon vouloir des choux fleurs accrocheurs.

JCD a déjà allumé le feu depuis un moment, il ne reste plus qu’à mettre les pieds sous les tables virtuelles et à déguster chipo, merguez et autres saucisses. Antoine a même apporté le pastis, c’est le Pérou !
Petite discussion avec un promeneur de passage, il connait le trou pour y être descendu il y a plus de trente ans, sans se souvenir du matériel utilisé, il était jeune ! Il nous apprend que Razzu signifie une zone déserte, pelée. C’est d’une certaine logique, mais c’est à approfondir …

JCL


Vers la fin du repas, Antonio propose à Antoine de partir en reconnaissance pour trouver l’entrée de l’Igue de Begood. Après quelques hésitations, l’entrée est rapidement trouvée à droite d’une petite falaise, en contre-bas du sentier. Avant de se lancer, et vu la configuration dès l’entrée, Antoine fait un rapide imprime écran du CR de la sortie précédente du 18 juin 2005. Ça date mais ça n’a pas dû beaucoup changer !

Dès le début, c’est étroit et ils commencent à ramper, accueillis par une colonie d’araignées et de dolichopodes. Antoine passe devant dans le méandre avec ses arêtes vives et ses lames rocheuses. Le conseil de J.-C. de ne pas oublier les genouillères est particulièrement apprécié ! Ils arrivent ensuite dans la première salle et entament l’exploration des deux petites salles supérieures. Un petit Rhino suspendu au plafond. Antonio s’engage dans une petite galerie au fond de la salle du haut, mais c’est un cul de sac. Revenu en arrière, Antoine trouve la suite et « ça continue! ». Après un plan incliné où ils doivent encore ramper, Antonio prend la tête et s’engage dans une galerie à gauche (2 rhinos suspendus +1 rhino mort1). Ça se rétrécit (encore!), ça s’élargit (pas beaucoup!), Antoine repasse devant et arrive à la bifurcation (encore 2 rhinos suspendus). Ils arrivent enfin à la Salle des Griffures (1 rhino suspendu). Antoine repart ensuite en arrière explorer la gauche de la bifurcation. Le plan incliné se termine par un siphon. Sur la droite, une petite galerie qui monte légèrement et qui n’est pas décrite sur la sortie précédente, ni sur celle du 15 octobre 2005. L’eau est peut-être plus basse aujourd’hui ? Moyennant un pied dans l’eau, Antoine s’avance en rampant dans cette galerie boueuse, avec l’espoir de découvrir une suite encore inexplorée ! Espoir éphémère, car environ 5m plus loin, c’est un cul de sac. Demi-tour et remontée physique sur le plan incliné qui glisse beaucoup.

Antonio prend le chemin du retour et croise J.-C., Louis-Mathis et Wanda qui arrivent ensuite à la bifurcation puis à la Salle des écritures.

Pendant que Wanda fait demi-tour, Louis-Mathis en profite pour descendre un peu le plan incliné vers le siphon et remonter.

C’est maintenant Michèle qui arrive à la bifurcation. Mais la dernière étroiture aura raison d’elle et la privera de la Salle des écritures. Petit moment de flottement où elle ne peut ni avancer, ni se retourner pour faire demi-tour. J.-C. en profite pour aller lui aussi se glisser vers le siphon. Après un peu de repos et beaucoup de contorsions, Michèle arrive à se retourner pour prendre le chemin du retour. Elle sera vite doublée par Louis-Mathis pour qui toutes ces étroitures semblent à peine exister ! Retour assez rapide de Michèle, Antoine et J.-C., qui ferme la marche.

Sortie et retour aux véhicules avant la nuit.

Antoine

1 : un festin pour quelques Parabathyscia, isopodes et collemboles


Préparatif
« de 58 »

Dimanche 2 février 2025 – Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Dimanche 2 février 2025
Spéléo – visite, chiro, entomo, travaux
Serrigio, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D., Albert D., Amal D., Henri-Pierre F., Éric G., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h00 (Cast 3), 0h30 (Serrigio)

14 ans pour le plus jeune, 78 pour le plus ancien. 64 années d’écart, 3 générations, peut-être un record, on pourrait qualifier cette sortie d’intergénérationnelle !

Seulement deux 4×4 pour traverser l’Aliso mais un seul aller-retour suffira. Quelques topi continueront à pied.

Deux groupes se forment : les « JC » d’un côté, les « non JC » de l’autre. Les premiers sont largement minoritaires mais non moins vaillants 🙂. Ils se chargent illico presto des travaux d’amélioration de la grille fraîchement installée, aidés au début par Arnaud. Elle est tout d’abord décalée côté corde, une barre en fer plat vient ensuite « combler » le vide créé. Le levier de relevage est ainsi plus facilement accessible. Le barreau sur lequel il s’appuyait est régalement disqué et remplacé par un boulon fixé quelques centimètres plus haut, ce qui facilite encore plus l’ouverture de la grille. Les JC se transforment maintenant en peintres (du dimanche forcément), le dessous du cadre bénéficie ainsi de sa couche de peinture, ainsi que quelques oublis ponctuels.

Le 2ème groupe s’est quant à lui dirigé vers Serrigio, une petite cavité bien concrétionnée découverte en 2001 et rarement visitée.

<<CR à venir >>

Il est midi lorsque tout le monde se retrouve et se dirige vers Cast 3. Deux groupes encore, ceux qui descendent par les ressauts et ceux qui préfère le puits. En cadeau de retour au club c’est Olivier qui se charge de l’équipement. C’est comme le vélo, ça ne se perd pas, le P16 est rapidement équipé et tout le monde se retrouve dans la grande galerie.

Dans un premier temps JY et JCL montent faire une reconnaissance dans la salle concrétionnée au cas où des chiros s’y trouveraient. Malheureusement pour certains, heureusement pour d’autres, 8 rhinolophes euryales sont tranquillement accrochés au plafond, pris en flagrant délit de non-respect de la convention d’occupation des lieux, c’est normalement une période ouverte pour les spéléos. Un signalement sera envoyé à la commission internationale de traitement des litiges entre spéléos et chiros 😆

La visite est ainsi écourtée et chacun remonte par le parcours qu’il préfère vers la sortie. Amal, Arnaud et JCL font un petit détour par la galerie concrétionnée supérieure, toujours aussi sèche malgré quelques tâches humides.

Un seul groupe maintenant pour le pique-nique qui sera comme d’habitude, topinesque. Jour de chandeleur oblige, dégustation des crêpes confectionnées le matin même par JCD.

JCL

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« de 61 »

Samedi 18 janvier 2025 – Cast 2, Cast 14, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Samedi 18 janvier 2025
Spéléo, visite-initiation, perfectionnement, équipement, plantations
Cast 2, Cast 14, Cast 3, Cast 1 – Oletta

Participants
ITP : Catherine B., Anto B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Léa P., Benoît R., Antoine R., Vanessa S., Louis-Mathis S., Franck Z.

TPST : 4h30

Malgré une météo maussade, une dizaine de « topis » se retrouvent au local vers 8h30 pour le traditionnel café et quelques viennoiseries. Le temps de charger les kits et de répartir les spéléos dans les 4×4, le groupe quitte le QG vers 9H00.

Christophe et JCD attendent patiemment sur le parking ROSSI. Au total c’est à une quinzaine de participants à cette journée.

Au vu du nombre, plusieurs groupes se forment les « Jean-Claude » descendent sur CAST1 pour installer la nouvelle grille d’entrée. Wanda, Henri-Pierre, Michèle partent à la recherche de CAST 14 tandis que le reste du groupe file sur CAST 2.

Pendant qu’Antonio, Franck équipent le puits d’entrée sous les yeux émerveillés de Benoît, Anto, Antoine, Christophe nettoient à grands coups de sécateurs la sente menant à CAST 2. Cathy prodigue une piqûre de rappel sur l’utilisation du descendeur à Léa (issue des JNS d’octobre) fraîchement licenciée ainsi qu’à Louis-Matis.

A la base du premier puits, Antonio et Franck poursuivent l’équipement du réseau Sud : R3 et MC20. Christophe, Louis-Mathis, Vanessa, Benoît, Cathy se baladent dans le réseau Nord, ils sont rejoints par Anto et Antoine. Anto se charge de remplacer la corde en fixe, sectionnée par les rats : environ 40 mètres de cordes ont été utilisés. Lors d’une prochaine sortie il faudra équiper la déviation de l’escalade E9 d’un mousqueton inox.
Le groupe visite ensuite le réseau sud, en passant par la fameuse étroiture. La corde en fixe qui mène à la belle salle concrétionnée n’a pas souffert des rongeurs, seule les bouts de la sangle placée autour de la colonne ont été grignotées mais ne pose aucun problème de sécurité. Il est déjà 13h30 lorsque le groupe décide de remonter à la surface. L’escalade dans le ressaut de 3 mètres ne posent pas trop de soucis. Pour la petite histoire du jour, Cathy, désormais appelée Cendrillon, laisse sa chaussure coincée entre deux blocs. Heureusement, Louis-Mathis, qui la précède, sauvera le fameux « escarpin » pour le rendre à sa propriétaire. Christophe et Antonio déséquipent. Le duo sort de la cavité vers 15h30.

Tous se retrouvent autour du feu à l’entrée de CAST 1, un bon nombre on déjà consommé mets et breuvages. La petite pluie fine mettra un terme aux agapes. Et pour finir cette belle la journée : quelques-uns, retournent au local et rangent le  matériel.

Franck


Les 2 JC se sont donc occupés de la pose de la nouvelle grille de fermeture de Cast 1. En effet, les anciennes plaques présentaient un risque en cas de rupture du seul gond qui tenait encore chaque plaque, si ce dernier venait à lâcher au moment où un spéléo se trouve dans l’ouverture. Une tentative de soudure s’était avérée inefficace en raison d’un groupe électrogène insuffisamment puissant.
Dumè ayant eu l’opportunité de récupérer une belle grille, celle-ci a été modifiée pour remplacer les 2 plaques.
On peut déjà noter un gros gain de poids puisque la grille ne pèse que 26 kg alors que chaque plaque pèse 39 kg ! Autre avantage, un maniement facilité par l’ajout d’une barre faisant office de levier d’ouverture et de béquille.
Il est envisagé d’ajouter 1 ou 2 fers plats afin de réduire les espaces latéraux.

Ils se joignent ensuite au trio en retour de Cast 14 pour rendre une petite visite à Cast 3. Seul le réseau de gauche sera visité, y compris la petite galerie concrétionnée, rarement parcourue. Les gours du fond sont à sec. Vedette du jour, un petit papillon à rostre est remarqué dans cette galerie par Wanda (probablement un Hypena Rostrales après analyse au calme à la maison).
Seulement 2 chiros comptabilisés, un petit rhino dans le passage vers la galerie concrétionnée, un grand accroché avec une seule patte dans la salle Jumelle.

JCL


En Octobre 2024, poussés par JCL, Michèle, Wanda et HP avaient visité Cast 4 et Cast 6.
En cherchant dans les comptes rendus passés, HP s’était aperçu que depuis Février 2017, mois au cours duquel Jean-Yves avait réalisé quasiment un petit chelem : visite de Cast 1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 11, 13, 14, 19 !!!, les topi avaient fait Cast 6, 14 et Serrigio en Avril 2018… et puis seulement les classiques 1, 3 et 5.
L’idée de revisiter les grottes « oubliées » de Castiglione, petites cavités sans envergure qu’on visite une fois, et qu’on délaisse ensuite pendant des années, s’était donc imposée.
On en profiterait pour vérifier l’exactitude des coordonnées, enregistrer un chemin d’accès et rechercher des chauves-souris et des insectes.

Au programme de ce jour Cast 14 et éventuellement 15, petite cavité horizontale de 10 mètres de développement, située à une soixantaine de mètres de Cast 14.
Un des avantages des troubles de mémoire d’un âge un peu avancé, c’est que tout est nouveau. Tu te réveilles tous les matins avec une personne inconnue dans ton lit. C’est sûrement pour ça qu’il y a peu de divorce dans le quatrième âge. Et c’est pareil pour la spéléologie. Tu fais des premières pour toi à chaque sortie. Wanda et HP avaient visité Cast 14 en 2018, mais n’en avait plus aucun souvenir.
Aussi dénommé Trou de l’incendie, Cast 14 avait été découverte en Septembre 2000 par Christophe Salotti, alors qu’un incendie avait dévasté la crête de Castiglione.

On part donc du parking d’accès à Cast 2, plus proche de la cavité que celui de Cast 1. Direction le point GPS enregistré sur Iphigénie.
Depuis 2000 le maquis a repris ses droits. Aussi suit-on des traces d’animaux, vache et sanglier, qui nous font zigzaguer mais économiser des coups de cisaille et au bout de 40 minutes pour un parcours 260 mètres ! on atteint la grotte.
Belle entrée de 6 mètres sur 2. Amarrage sur 2 des arbousiers qui ont envahi le coin. Un plan très incliné de 6 mètres conduit à une petite salle. Un mur a été aménagé au fond, peut-être lors des fouilles de Michelle Salotti. On trouve de nombreux os de rongeurs, des pelotes de réjection, des Pronotum avec corne de Copris espagnol (coléoptère bousier), une plume blanche. Pas de chauve-souris. On est manifestement dans la demeure d’une chouette blanche telle celle qu’on avait fait fuir lors de la découverte de la grotte de la falaise en bordure du vallon de Vitti.
Une diaclase étroite permet d’accéder au fond de la cavité 12 mètres plus bas.
On ressort vers midi. La vue est magnifique sur Saint Florent. Cast 15 n’est pas loin. Mais le maquis est dense, aucun chemin n’est visible. HP est un peu fatigué par une sortie arrosée d’un vin trop jeune, la veille. Michèle veut aller à Cast 3 voir s’il y’a des euryales et contrôler la température de la salle jumelle. On remet donc Cast 15 à une prochaine fois. La piste est facilement retrouvée grâce à la trace enregistrée. On rejoint les 2 JC à Cast 1 puis Cast 3.
Prochaines cavités envisagées : Serricio I, cast 15.

PHP


Cast 14
« de 60 »

Dimanche 12 janvier 2025 – Spéléo, Cast 1 et 5 – Oletta

Dimanche 12 janvier 2025
Spéléo, visite
Cast 1 et 5 – Oletta

Participants
ITP : Catherine, Jean-François et Laurina B., Antoine B., Arnaud B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Louis Mathis et Vanessa S., Franck Z.

TPST : + ou – 5h00

Programme chargé en ce début janvier, descendre une douzaine de bouteilles d’Aliso Rossi dans une cavité afin d’y séjourner une dizaine d’années, équiper Cast 1 en vue de l’initiation prévue le prochain week-end en 8, tester la future grille de fermeture.

C’est pas moins de 19 topis qui se retrouvent au local. Christophe a déjà préparé le matos suite à une erreur de planning, il ne reste plus qu’à l’enkiter. Il reste également quelques étiquettes à coller sur les bouteilles et à les conditionner dans des kits. 3 mini kits et 1 normal seront réquisitionnés pour la circonstance.

Tout le monde se retrouve sur le parking Rossi et se répartit dans les 5 4×4. L’Aliso coule bien mais le gué se franchit sans problème. Un gros arbre est tombé juste après, à côté de la piste, ça passe juste. Une journée de calibrage est à envisager, le maquis commence à prendre ses aises et les calicotomes se font entendre sur les carrosseries.

Un beau soleil nous accueille mais il fait frisquet. La grille est mise en place, ça devait le faire après quelques modifications.

Chacun s’équipe et se répartit entre les 2 cavités. D’un côté Anto supervise l’équipement de Cast 1 avec quelques topis, de l’autre Christophe équipe l’entrée de Cast 5 et le P13 tandis que Franck se charge de l’autre branche de la cavité. Quelques soucis avec les spits qui nécessitent un bon nettoyage au taraud. Michèle, Wanda et JCL se chargent du transport des bouteilles. Ca frotte bien dans les passages étroits, normal, les failles ont tendance à se resserrer au fil des années, ce qui provoquera quelques reculades.
Le précieux chargement arrive néanmoins sans casse à destination. Il est ensuite acheminé dans un recoin discret, gardé par deux petits et un gros rhinos .

Retour un peu plus plus agité. Christophe fait d’abord une belle glissade en haut du P22, ça sert une main courante ! Michèle se retrouve bloquée trop bas dans la faille sous la vire WW. Franck installe une corde avec une Microtrax, JCL y ajoute le bout de la corde d’équipement afin d’aider Michèle à sortir de ce mauvais pas en tractant les 2 cordes. Plus de peur que de mal. En fait, elle a été leurrée par la vue des lumières dans la première salle et est allée tout droit au lieu de rester en haut de la vire.
Les agapes sont presque finies lorsque le trio et ceux qui sont venus aux nouvelles rejoignent l’aire de pique-nique. Ils rattraperont rapidement leur retard !

Le soleil décline rapidement et avec lui la température. Retour au local pour ranger le matos.

Cette sortie pourra être classée parmi les sorties mémorables. D’une part par le renouvellement de l’opération Bacchus, d’autre part par un exercice réel d’assistance à équipier en difficulté, dans une configuration délicate pour l’assistée, mais aussi pour ceux qui ont porté assistance.

JCL

Cast 1
« de 20 »

Samedi 28 et dimanche 29 décembre 2024 – Ghisoni

Samedi 28 et Dimanche 29 Décembre 2024
Spéléologie, visite
Gouffre de Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants :
ITP : Antoine B., Christophe C., Adriana D., Antonio E.G., Jean-Claude L.M., Benoit R., Franck Z.
Invitée : Dominique F. alias Doumdoum, Présidente Ecole Française de Spéléologie (EFS)

TPST : 3h30

Journée du Samedi

Il y a quelques semaines, Jean-Claude reçoit un mail de Doumdoum qui a planifié des vacances en Corse et qui souhaite nous rencontrer. Jean-Claude l’invite donc au local pour les présentations avec les membres présents et prévoit aussi une sortie dans une des cavités en Corse, en premier choix et unanime pour tous, la sortie est prévue à Ghisoni, il est prévu de faire la sortie en Week-end et pour quelques-uns juste à la journée car il y avait encore des problèmes de tirage de fumée avec la cheminée et n’avaient donc pas envie de finir en saumon ou saucisson fumé.

Le rendez-vous est donc donné à 7h30 au PN4 pour arriver 1h après où Doumdoum nous rejoindra au café à Aléria avant de partir vers Ghisoni. S’en suit donc le rituel routier jusqu’à la piste 4×4, Doumdoum y laissa son véhicule et monta dans l’un des 4×4. La piste est correcte, aucun arbre était au sol malgré le vent de la semaine dernière. La piste était légèrement humide mais rien d’insurmontable pour un 4×4.

Nous arrivons donc à la Casetta aux environs de 10h30, Nous faisons la visite des lieux à Doumdoum et exposant brièvement le problème de cheminée que déjà elle avait une solution en tête, il s’agirait de trouver un bout de tôle qui aiderait la fumée à se diriger vers le conduit d’évacuation. Mais en attendant de trouver ce qu’il faut, nous décidons de manger maintenant et partir après manger pour faire le puits.

Christophe a ramené une galette des rois à la frangipane et vient le débat qui doit équiper Ghisoni, les regards se sont vite tournés vers moi car depuis quelques temps Micca rêve que j’équipe enfin la cavité et présente mes plus beaux nœuds de chaise, surtout en la présence de Doumdoum ce n’est pas rien !! N’étant pas très chaud je dis :

« Vous savez quoi ? il y a une galette, celui qui a la fève équipe !! »

Pas de chance ça tombe sur moi….

Nous partons donc vers l’entrée du puits vers 13h, on s’équipe. Comme à nos habitudes, le P50 sera équipé en double, la nouveauté pour aujourd’hui est que la seconde corde utilisée est celle que Doumdoum a ramené, il s’agit d’une corde de 50 mètres de Petzl mais en 7 mm, elle est incroyablement fine, légère et surtout ne prend quasiment aucune place dans un kit, c’est idéal pour porter de grandes longueurs sans avoir la contrainte d’avoir plusieurs kits volumineux. Cependant qui dit matériel minimaliste dit aussi minimalisme sur nos équipements individuels, notamment les bloqueurs de poing et ventral, pour ce genre de corde il est à priori conseillé un Basic et un Croll de type S (et non plus un Jumard et Croll L, bien que les dents saisissent toujours la corde il peut y avoir quelques glissements) et côté descendeur, méthode classique en S puis au choix : soit doublé avec les poulies en C en prenant les deux poulies ou bien en faisant un autre tour complet sur la poulie du haut, en faisant bien attention de ne pas croiser les cordes car cela donne une friction importante et donc peu de chance de descendre.

Je descends donc en premier suivi d’Antoine et Christophe tandis que Doumdoum équipe avec la 7 mm, JC descend également sur la 7 mm mais à la déviation de la margelle, la 7 mm s’est sévèrement toronnée et fera un beau sac de nœuds qui obligea Jean-Claude à se sécuriser et à enlever son descendeur pour tout démêler.

Pas le temps de traîner, à partir du musée je continue d’équiper avec le second kit de corde en faisant bien gaffe de sécuriser aux points intermédiaires au début de la main courante et continua jusqu’au fond en mettant les déviations et gérer les éventuels frottements, le dernier fractionnement à mettre en place à la dernière descente est plutôt sportif… j’en ai chier.

L’équipement complet m’a pris 1h, le réseau du P51 est équipé par Doumdoum, Antoine, Antonio et Adriana. Avec Franck, Christophe et JC nous les avons attendus pendant 20 min environ.

Nous avons pris l’occasion de prendre des photos, de montrer et d’expliquer à Doumdoum la cavité, sa nature et ses particularités. Elle était intriguée par le limnigraphe nustrale dont elle trouve le système ingénieux (qui sait peut être verra-t-on ce modèle dans des cavités du continent ?). Après une pause au fond pendant une vingtaine de minutes, nous remontons à la surface, Christophe va déséquiper la ligne que j’ai mise en place et moi l’autre réseau équipé par Antoine. A la salle du musée je passe le relai pour déséquiper et continue la remontée seul dont Antonio et Adriana était déjà devant, Jean-Claude me suivra, le reste de la ligne sera déséquipé par Christophe et Antoine.

A la sortie une 20aine de chauves-souris ont été comptées, nous sortons de la cavité aux alentours de 17h30-18h pour le dernier.

Puis direction la Casetta où en chemin nous prenons une tôle afin de confectionner un conduit de sortie de fumée dans la cheminée. Doumdoum, Franck et Antoine s’attellent au bricolage pour la cheminée tandis que moi et JC faisons les inspecteurs des travaux finis. Le premier allumage du feu était… très enfumé !!, digne d’un fumoir, mais en gérant bien le feu et la fumée au final le système mis en place par le trio a l’air de se mettre bien en place et permette pour ceux qui restent de passer une bonne nuitée.

C’est l’occasion pour Antonio, Adriana et moi-même de prendre un dernier apéro avant de quitter tout le monde car nous avons décidé de rester que la journée, nous partons de notre côté aux alentours de 19h30-20h pour une arrivée à Bastia à 22h50. J’embarque au passage tout le matériel spéléo pour gagner de la place dans les véhicules restant et pour le ranger avec Franck et Antoine le lendemain.

De mon côté et sûrement de tout le monde cela a été un plaisir d’avoir eu Doumdoum à nos côtés et d’avoir passé cette journée spéléologique parmi nous. Son passage va nous permettre d’avoir des projets sympathiques.

Mais avant de clôturer ce post, je voudrais signaler, à Micca notamment, que je n’ai rien équipé et ni déséquipé 😁😁😂, Antoine a équipé le P50 jusqu’au musée puis le réseau du P51 avec Doumdoum, Antonio et Adriana, tandis que c’est Franck avec Christophe et JC qui ont équipé le réseau des puits. Côté déséquipement, Christophe a bien déséquipé le réseau des puits jusqu’à la sortie et Antoine le second réseau. Cœur sur toi Micca 💕 j’espère que tu y as cru jusqu’au bout 😁 et la fève c’est Doumdoum qui l’a eu. 😎

Benoit

Journée du Dimanche

Matinée tranquille, Doumdoum ira randonner sur les hauteurs, JC bricolera le circuit électrique de la casetta et continuera à essayer de digérer le repas de la veille, entretien du chemin et des abords de la prise d’eau pour les autres.

Rencontre de 2 jeunes de la famille Constantini qui continuent à retaper la 1ère casetta. La terrasse est terminée et propose une belle exposition pour les apéros !

Dernier repas à notre casetta pour notre part puis redescente vers la civilisation et séparation avec Doumdoum qui continuera son périple vers Porto.

Inventaire au 29/12/2024

Batterie à 100% à l’arrivée  et à 80% au départ

2024-12-28-et-29-Ghisoni-EFS LMJC 0001
« de 48 »

Samedi 23 novembre 2024 – Ghisoni

Samedi 23 novembre 2024
Spéléo, perfectionnement équipement,
Gouffre Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants
ITP : 
Antoine B., Arnaud B., Muriel C., Mickaël D., Laureen N., Benoît R., Franck Z.,
Invité : Carine, Anthony, Bernard M (de passage)

TPST : 03h00.

Cinquième sorties de l’année à Ghisoni, marquant un record de sorties vers la casetta pour les topis !
(NDLR : presque record, 6 fois en 2001 😉 )

Tout commence à 06h30 du matin, heure à laquelle Benoît et Anto rejoignent Franck et Mumu au Pn 4 à BIGUGLIA. Arnaud et Laureen, font la route avec leur nouveau véhicule pour le tester sur la piste.

Nous nous arrêtons à Aléria pour la traditionnel pause café et retrouvons également Micka, Carine et Anthony.

Vu le vent de ces derniers jours nous pensions trouver une piste jonchée d’arbres mais les chasseurs ont nettoyé une partie de la piste jusqu’à la maison des chasseurs. Seule la dernière partie est encombrée, Anto Mumu joue de la tronçonneuse électrique ou thermique. Une dizaine d’arbres sont évacués de la piste.

A l’aplomb du gouffre vers 10h30, nous déposons Anto et Micka. Ils se chargent d’équiper la cavité jusqu’au lieu dit le « musée » avec tout le matériel nécessaire.

Pendant ce temps, le reste du groupe rejoint le parking. Franck et Benoît prennent le rôle de formateurs rappelant l’utilisation du descendeur et des bloqueurs à Mumu, Arnaud et Laureen. Le groupe a exploré la cavité jusqu’au  »musée », lieu emblématique du gouffre.

Pendant que les spéléologues étaient sous terre, Franck, Benoît retrouvent Carine et Anthony qui préparaient le barbecue pour le repas. Franck se charge de mettre en service l’eau courante.

Au programme cuisson du figatellu, rib’s de porc et saucisse de Toulouse.

Les spéléologues ont rejoint la surface vers 14h30, juste à temps pour déjeuner en plein air. Malgré le froid, le feu et l’ambiance conviviale réchauffent nos cœurs. Le beau-père de Micka, en ballade, nous retrouvent à la casetta pour la fin du repas.

Après manger, Anto décide d’enlever deux sections du conduit de cheminée. Nous n’aurons pas le temps de tester cette configuration.

16H00, le temps de ranger et de profiter de ce moment ensemble, nous  regagnons les 4*4 et entamons la piste. La nuit tombe vite.

Une journée parfaitement orchestrée entre bûcheronnage, sport et gastronomie.

Franck Z.