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Samedi 20 juin 2026 – Grotte de Carpinetto, Lano – Initiation, radon

Samedi 20 juin 2026
Spéléo, initiation, radon
Grotte de Carpinetto, Lano

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Alexia S. B.
Initiés : Pascale et Pierre O.

TPST : 2h00
Chiro : 0

Les maires de Lano et Aiti avaient demandé au Topi un accompagnement pour une sortie commune (communale ?) à la grotte de Carpinetto.

Les deux villages distant de 3 km à vol d’oiseau ont une histoire étroitement liée : appartenant au même territoire historique, la Pieve de Vallerustie, organisée autour de l’ancienne église San Stephano d’Aiti, centre religieux des villages de la vallée, il est possible qu’ils n’en aient formé qu’un anciennement, mais se soient divisés pour des questions d’accès à l’eau. Ils partagent une même culture de montagne, des liens familiaux anciens, avec de nombreux mariages entre habitants des deux communes, une économie traditionnelle fondée sur la châtaigne, l’élevage et l’agro pastoralisme, un déclin démographique à partir de la fin du XIXe siècle dû à l’exode rural.

L’épidémie de panne qui frappe nos 4/4 nous avait conduit à limiter à deux personnes, hors Topi, la visite : le maire d’Aiti Pierre et son épouse Pascale.

Rendez-vous est pris à 9h30, ce samedi, au départ de la piste. La canicule qui frappe la France se ressent aussi à Lano et Jean-Claude fait deux allers-retours pour amener Alexia, Wanda, Éric, Henri Pierre, Noël et nos deux initiés au sommet de la piste.

La visite débute par un bref historique de la découverte des Monoxyles, de notre aide apportée aux campagnes archéologiques et de l’état des recherches toujours en cours.

Pascale nous confie souffrir de claustrophobie et d’une légère appréhension à la visite de la cavité.
Ça tombe bien, il n’y a pas meilleur traitement comportemental des phobies spécifiques qu’une sortie spéléo, que ce soit la peur du noir, la peur du vide, des espaces confinés, des araignées, des insectes, des chauves-souris, des virus, de l’eau…
En effet face à une situation anxiogène, l’être humain développe une réponse physiologique : la peur. Celle-ci peut être intense et mal supportée et entraîner un évitement de la situation et une surestimation de son caractère anxiogène.
La thérapie comportementale consiste à confronter le patient à la situation, en imagination ou sur simulateur informatique (peur de l’avion) ou mieux in vivo (en vrai), ce qui donne les meilleurs résultats, pour que la peur disparaisse.
Toutefois, pour des raisons mal expliquées certains individus ne réagissent pas au traitement. Ainsi la phobie de devoir rédiger un compte rendu de sortie canyon, la « syntaxaianaphoranexodoupharangouphobie » paraît assez répandue et persistante dans le milieu canyoniste.

De toute façon avec le directeur technique départemental adjoint du spéléo secours, 2 Médecins de l’équipe Assistance secours victime, 2 équipiers-chef d’équipe chevronnés et le Président de la ligue nos initiés ne risquent absolument rien 🙂 .
En complément du Spéléo secours nous pourrions peut-être rechercher un accord avec les Psychiatres de Bastia ainsi qu’un conventionnement avec la sécurité sociale pour mettre en place des thérapies comportementales. Ceci pourrait nous permettre d’améliorer les finances de la LISC.

Entrés dans la grotte, la fraîcheur nous rassérène : entre 9 et 11 degrés. Quel contraste avec les 33 degrés de l’extérieur. Pas de chauve-souris ni de Parabathyscia. Nous effectuons le parcours classique : salle des chauves-souris, salle de la colonne, galerie principale, étroiture de la civière, galerie concrétionnée, lac des Italiens, qui est vide. Au retour Pascale veut absolument emprunter le laminoir par les 2 lacs jumeaux. Ça tombe bien, on doit récupérer le capteur radon et en poser un nouveau. On termine sous la conduite de Noël par le colimaçon. Nos deux initiés s’en sont sorti brillamment. Pascale affiche un grand sourire épanoui. Le traitement comportemental a fonctionné á merveille 🙂 .

Après le pique-nique traditionnel, nous nous entassons à sept dans le 4×4 dont les vitres arrière sont bloquées. La chaleur est tropicale. Espace confiné et chaleur extrême, rouler au bord du vide, formeront les trois derniers éléments de la thérapie.

Pascale et Pierre nous invitent à boire un café et une citronnade chez eux au village. Perché sur une arête montagneuse, face au San Pedrone, Aiti domine la vallée de la Casaluna. Un calme bienfaisant y règne.
Pierre qui est également Bedeau de l’église San Stefano (Saint-Étienne) nous convie ensuite à la visiter.
De style baroque italien, celle-ci a été rénovée dans les années 80, et ses fresques magnifiquement refaites pendant trois ans par un artiste du pays, Jean-Claude Torre. Le maître-autel est surmonté d’une statue de Saint Etienne (San Stefano) dorée à l’or fin. Celui-ci est considéré comme le premier martyr et premier diacre de l’église. (Luc).

« A Jérusalem à cette époque cohabitaient (difficilement) les Hébreux, Juifs qui lisaient la Bible en hébreu et les Hellénistes, de culture grecque, installés en Judée, qui lisaient la Bible en grec (dans la Septante, la traduction grecque de la Bible). Pour aider les apôtres dans leur tâches et satisfaire les réclamations des veuves hellénistes qui trouvaient qu’on ne s’occupait pas assez d’elle ???, est créée la fonction de diacre (=serviteur).
Les 12 apôtres se consacraient à la prière et à la méditation, tandis que les sept diacres s’occupaient, de l’intendance et de l’organisation matérielle de la communauté.
Accusé de blasphème contre Dieu, Moïse, la loi et le temple de Jérusalem, Étienne fut condamné et exécuté par lapidation entre 31 et 36 après JC.
En Corse il est fêté le 3 août au lieu du 26 décembre du calendrier car les bergers, à cause du froid et de la transhumance, se trouvaient dans la plaine à cette époque de l’année. Il est représenté tonsuré, vêtu d’une robe de diacre rouge, portant les pierres de son supplice et la palme du martyr. C’est le patron des tailleurs de pierre et des maçons »

Pas de traces de Saint Benoit de Nursie, classiquement patron des spéléologues, mais qui eut l’étrange idée de se rouler tout nu dans les orties et les épines pour chasser le souvenir d’une femme très belle et réprimer la tentation de la chair et dont je propose que la ligue demande son changement en faveur de Saint Arnould de Soissons, patron des brasseurs de bière, représenté en évêque avec une pelle à brasser. On oublie trop que la bière fut très importante en un temps ou l’eau n’était pas traitée car portée à ébullition donc désinfectée lors de sa fabrication, le houblon en permettant la conservation.

Curieusement, l’église comporte aussi l’orgue de Georges Brassens, qu’on savait pourtant peu religieux 😊. L’église comporte bien d’autres merveilles et mérite vraiment d’être visitée.

Nous nous quittons à regret et redescendons sur Francardo par la forêt de Pineto, avec un petit arrêt à la maison des chasseurs.

Nous avons vécu une journée pleine, avec la rencontre d’un couple bien sympathique, la découverte d’un village et de son église dans la chaleur de l’été Corse.

Le sourire de Pascale á la sortie de la grotte nous a rempli de bonheur. Pour Pierre, cela compensera sans nul doute les courbatures du lendemain 😊.

PHP

https://eglisesetchapellesdecorse.jimdoweb.com/17-saint-etienne-1-janvier-2023/

 

2026-04-25-Sapara-LMJC-16

Samedi 25 avril 2026 Sapara – Lano Carpinetto-Monoxyles

Samedi 25 avril 2026
Spéléo, chiro, entomo, radon, prospection
Grotta a Sapara, Castiglione
Représentation
Grottes de Carpinetto et Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h30
Chiros : 10 petits rhinos, 1 grand rhino, 1 minioptère

Les inventeurs des Monoxyles ne peuvent refuser une invitation personnelle et obligatoirement discrète de monsieur le maire de Lano pour participer à une rencontre intercontinentale entre la Corse et les représentants d’un peuple premier d’Amérique du sud.
Le rendez-vous est prévu à 12h directement au village, ce qui laisse le temps de faire un peu de spéléo le matin.

JC veut poser des détecteurs radon, JY veut compter des chauves-souris, on peut satisfaire ces 2 objectifs à Sapara.
Après un petit café au Kré d’As direction la cavité par Popolasca, histoire de changer de route.

Cavité toujours aussi sympa, un vrai creusement karstique dans un calcaire blanc laiteux. Au plafond, près de l’entrée, des exuvies, avec quelques chenilles n’ayant pas supporté la transformation.
[ Après consultation de la liste biospel nationale il s’avère que ce sont des mues de chenilles et des chrysalides de Lymantria dispar, le Bombyx disparate qui a pullulé en Corse en 2024 et 2025, plus particulièrement dans le secteur de Piedigriggio. On y voit également 3 pontes de couleur beige.
En outre, une expérimentation visant à déterminer si le bombyx disparate pouvait faire partie du régime alimentaire des chauves-souris avait été effectuée par le GCC-ACS en 2002.
Compte-rendu de cette expérimentation en lien ]

Les galeries sont parcourues à la recherche des chauves-souris. Le lac terminal s’est réduit à peau de chagrin, alimenté par une petite exsurgence. La cavité s’est asséchée, peu de boue au sol.
Pose du détecteur radon et retour à l’air libre à la recherche des pertes. Celle à proximité de la cavité ne semble pas vraiment active, pas de tourbillon comme lors d’une précédente visite. Celles en amont ne sont pas non plus actives.
Retour à la route en prospectant le dessus de la cavité.
La prospection continue de l’autre côté de la route jusqu’à une autre zone calcaire repérée sur la carte géologique. C’est un calcaire très lité, plus ou moins marmorisé d’après Infoterre (transformation en marbre). Juste un boyau débouchant en paroi d’un escarpement à quelques mètres de hauteur, impossible à atteindre ce jour, à revoir.
Fin de l’activité spéléo, place maintenant à notre fonction de représentation.

Le maire nous ayant donné rendez-vous à midi à Lano, nous y seront donc à l’heure en passant par Francardo cette fois.
Nous avons respecté la discrétion demandée et sommes étonnés par la présence d’une cinquantaine d’invités, en grande partie des habitants de la commune. Des tables bien garnies sont en place et les invités attendent avec impatience les amérindiens. Nous sommes sources d’attentions et de questionnements quand les invités apprennent qu’ils ont devant eux les inventeurs de la cavité des Monoxyles 🙂

Les vraies vedettes du jour arrivent enfin avec un peu de retard, accompagnées notamment par 2 traductrices et une anthropologue corse.
Ce sont 4 indiens d’un peuple premier vivant quasiment en autarcie et ayant subi la colonisation espagnol, repoussé sans cesse vers les montagnes.
Ils se considèrent « frères ainés » et nous désignent comme « petits frères ». Une de leurs missions est de nous faire comprendre la nécessité de respecter le monde sur lequel nous vivons tous. La spiritualité prend une part importante dans leur vie et la notion de respect envers la planète et les anciens semble ancrée dans leur comportement.
Pour protéger ceux qui vivent à l’écart de la société, certains ont été désignés pour constituer une sorte d’interface avec le monde « civilisé », ils font des études et assurent le relationnel de leur communauté.
Pas de hiérarchie chez cette peuplade, les décisions se prennent lors de réunions collectives. Néanmoins des chamans assurent le rôle de conseillers suprêmes. Ils sont sélectionnés dès la naissance et éduqués à part, isolés dans le noir pendant de nombreuses années. Ce sont des Mamos pour les hommes, des Sagas pour les femmes.
Deux Mamos, dont un spécialisé dans la lecture des roches, et une Saga sont présents. Le quatrième assure cette « ceinture de protection », il est diplômé en économie …
Vient maintenant le but de leur visite, se rendre devant la grotte de Carpinetto pour « lire » la roche. Pour résumer, la voute représente l’homme, c’est le ciel, constellé d’étoiles (les gouttes d’eau), le sol représente la Terre, la femme. Les grottes sont sacrées chez eux, ils n’y entrent jamais, elles représentent des portes de connexion vers … ailleurs.
Même genre d’interprétations pour les Monoxyles depuis la piste. Certains sont dubitatifs, d’autres y croient.
Nous prenons de nouveau notre petite part de succès en expliquant les circonstances de la découverte.
L’organisatrice de cette rencontre a tout fait pour éviter de transformer cette visite en exposition de « bêtes de foire », c’était limite.
Retour au village, séparation, puis petite mousse de récupération à Ponte Leccia.
JCL

 

Nota : il nous a été demandé de ne publier aucune image de nos frères ainés

2026-04-11-Lano-Monoxyles-LMJC-23

Samedi 11 avril 2026 – Carpinetto-Monoxyles

Samedi 11 avril 2026
Spéléo, visite, chiro, entomo, radon
Grottes de Carpinetto et des Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Sandra A., Cathy et Jean-François B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h00
Température et humidité salle de la Colonne : 9° – 92%
Chiros : 15 petits rhinos et 1 Murin du Maghreb probable (Myotis punicus)

Le Kré d’as, le point de rendez-vous privilégié du monde spéléo en centre-Corse. Mais pas qu’eux, on y croise des randonneurs, des cyclistes, des motards, bref pas que des soiffards.
Répartition dans les quatre 4×4 et direction Lano.

Piste fréquentée et en bon état jusqu’à l’enclos des vaches, on remarque ensuite que les chasseurs ne doivent plus souvent y monter. C’est confirmé lorsque 2 gros blocs rocheux et quelques branches nous interdisent le passage.
Nous sommes habitués à ce genre d’obstacle, il ne faudra pas longtemps pour que le passage soit dégagé.

Vu le programme de la journée, et pour gagner du temps, 2 équipes sont constituées. Adriana, Franck et Anto iront équiper les monoxyles pendant que le reste de l’équipe divaguera gaiement dans Carpinetto.

15 petits rhinos nous attendent dans la 1ère salle. Autre surprise, un équipement bricolé avec 2 cordes permet de descendre le ressaut au fond de cette salle, bizarre et préoccupant.
Poursuite de la visite en laissant un thermomètre-hydromètre dans la salle de la Colonne.
Ce qui semble être un Myotis punicus est accroché au plafond de la salle suivante. Une ixode est observée au sol, probablement Eschatocephalus vespertilionis après détermination par Wanda, c’est un parasite exclusif des chauves-souris.
Là-aussi une corde à nœuds est accrochée en haut du balcon, re-bizarre. Une corde est également pendue au-dessus du trou du chien, une traction dessus et elle tombe, faut vraiment se préparer à un éventuel secours.

Demi-tour peu après le « lac » des Italiens, qui est vide. Visite de la galerie concrétionnée, le niveau d’eau dans le lac Suspendu est bien bas. On garde la salle Rhombo pour une prochaine visite et direction les lacs Jumeaux où est posé le détecteur de radon. Cathy tente et réussi le passage suspendu, mais par le bas, c’est bien plus humide 😮
Le laminoir qui suit n’est pas apprécié à sa juste valeur par tous 😀

Retour à l’air libre et direction les monoxyles en croisant au passage les équipeurs.
Seuls Sandra, Cathy, Jef, Christophe et JC feront la descente et se regrouperont dans la petite galerie chargée de protohistoire pour la Corse et d’histoire pour le club.
Le frêne et le chêne dont les racines s’enfoncent dans la falaise sous la cavité ont moins apprécié le décaissement des sédiments qui recouvraient les vestiges et qui leur apportaient des nutriments, ils sont beaucoup moins vigoureux que lors de la découverte, surtout le chêne.
Seuls Christophe et JC opteront pour la remontée, les autres choisiront la descente directe par la corde de réchappe. Christophe déséquipe.

Tout le monde se retrouve aux véhicules pour un graillou traditionnel avec grillades.
Séparation après un rafraîchissement pris au … Kré d’as.

JCL

 

Samedi 10 août 2024 – Grotte de Carpinetto, Lano

Samedi 10 août 2024
Spéléo, découverte du milieu souterrain
Grotte de Carpinetto, Lano

Participants
ITP : Antoine B., Adriana D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Vanessa S.
Initiés : Francesca et Pierre-Paul A., Aude P., Louis-Mathis S.

TPST : 3h00

L’habituelle période caniculaire estivale sévit sur la Corse depuis 2 ou 3 semaines. Les possibilités de se mettre au frais sans outil technologique se résument à faire trempette dans les eaux salées maritimes ou à se jeter dans les eaux douces fluviatiles. Une autre solution, s’enfoncer dans les entrailles de la terre. C’est justement ce qui est au programme du club en cette journée perséidique, qui plus est une journée d’initiation spéléo.

Après les traditionnels rendez-vous du n°4 et de Casamozza tout le monde se retrouve attablé au Kré d’As de Ponte Leccia pour un café ou une boisson plus fraiche.

Nouvel arrêt au début de la piste et tout le monde s’entasse dans les deux 4×4. Les enfants sont ravis à l’arrière du Def, c’est l’aventure !
Deux marcassins sont aperçus après le petit pont, le terminus est atteint après avoir enlevé 2 blocs rocheux sur le parcours.

Préparatifs, il fait déjà chaud, et c’est parti. Le chemin d’accès s’est encore dégradé au niveau des éboulements, il faut vraiment arranger le parcours supérieur.

La grille en place est enlevée après avoir retiré le cadenas symbolique. Option sans main courante pour le passage aérien au-dessus du canyon et première pause dans la salle de la colonne. Le thermomètre a disparu, on ne connaitra pas la température sachant qu’elle tourne habituellement autour des 12°.

Descente maintenant vers la rivière principale, à sec bien sûr, si ce n’est quelques laisses d’eau vers l’amont au niveau du boyau glaiseux et vers l’aval où les « puits » sont pleins. Quelques explications géologiques et c’est ensuite la grande galerie. Cheminement glissant, en montagnes russes. La corde à nœuds est toujours en place, accrochée à cette petite stalagmite, on se promet une nouvelle fois d’améliorer cet équipement …

Voilà les gours terminaux, Loulou tente de franchir l’étroiture du bébé, ce sera pour une autre fois.

Les premiers frissons apparaissent chez certaines, il est décidé de garder pour une prochaine visite la galerie supérieure et la salle rhomboédrique. Le lac suspendu est probablement vide, aucun écoulement d’eau vers la grande galerie.

Retour indirect vers la sortie car voilà maintenant l’épreuve du laminoir. Epreuve amusante pour la plupart, moins pour d’autres 🙂 . Il faut d’abord franchir un des lacs jumeaux en faisant pont au-dessus de l’eau, puis se mettre en mode reptation sur une douzaine de mètres. Aucun souci pour les plus jeunes, on entend quand même quelques grognements émis par un des topi 🙂 .

Croisement avec un groupe de touristes dans la salle de la colonne, encadrés par Frédéric F. de Corsica Natura.

Retour à l’air libre et … chaud ! La deuxième palanquée de touristes attend son tour, des gens du nord venus pimenter leurs vacances au soleil …

Après l’effort … le réconfort. Les topi sont passés maitres dans ce domaine. Une toile est tendue pour augmenter la surface ombragée, les tables et chaises dépliées, les victuailles étalées, les bouteilles débouchées et c’est dans une joyeuse ambiance que se termine cette journée découverte du milieu souterrain 🙂

Petite visite sur le retour d’une ancienne cave vinicole, laissée dans son « jus » depuis des décennies.

JCL


Comme convenu mon petit retour de ma 1ère expérience spéléologie.
À la base j’ai une tendance claustrophobe mais toujours envie de découvrir et apprendre. Magnifique découverte, en admiration devant les créations de la nature intérieure que l’on ne soupçonne pas ou trop peu.
Aucune sensation d’étouffement, 2 petites appréhension très bien gérées par l’accompagnement merci beaucoup. Une belle satisfaction personnelle j’avoue. Envie de continuer de découvrir les merveilles de dame nature. Un grand merci à vous tous 🙏

Aude


Samedi 4 février 2023 – Grotte de Carpinetto, Lano – Mesures hydrogéologiques et contrôle chiro

Samedi 4 février 2023
Grotte de Carpinetto, Lano
Spéléo, mesures hydrogéologiques et contrôle chiro

Participants
ITP : Antoine B., Michèle CL., Jean-Claude D. B., Jean-Noël D., Jean-Claude L. M., Alix S., Franck Z.
Initié : Enzo Z.
Individuel : Jean-Yves C.
Invités : François D., Marie G.

TPST : 3h00
Photos

En attendant le compte-rendu, belle et intense journée à Lano. Nous avons suivi le parcours de l’eau depuis la cascade-perte de Cuppa jusqu’à la résurgence de Grotta, en passant bien sûr par ses différentes apparitions dans la grotte de Carpinetto (Rivière principale, Salle Rombo, Rivière de la Chèvre), le tout ponctué par des mesures de température et de conductivité.

Samedi 15 octobre 2022 – Grotte de Carpinetto, Lano

Stage photo

Grotte de Carpinetto, Lano

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Amal D., Jean-Noël D., Éric G., Jean-Claude L., Marie Pierre R.
  • Formateurs : Philippe C., Annie G.

TPST : 5h00

Photos

Pour ce premier jour sous terre, nous avions le choix entre nos deux spots de grottes horizontales, Butrone ou Carpinetto. Mais un repérage à l’accès de la première, réalisé par JN trois jours plus tôt, avait conclu à une nécessité de bonne séance de démaquisage pour ouvrir un sentier envahi par les ronces. On abandonnera le projet.

Rdv au local pour 8 heures et regroupement à Ponte Leccia pour le café. Le convoi de 4×4 s’élance enfin vers Lano, le temps est magnifique, il est 10 heures. Portail fermé mais la clé est à sa place, M. Leschi le maire, informé de notre venue en début de semaine, nous l’avait confirmé. Accès sans difficultés au parking sous le soleil. Bien sûr l’Aninco est à sec.

Pressé de montrer nos merveilles souterraines à Philippe et Annie, on s’apprête à rentrer dans la cavité, mais Philippe décide d’organiser le premier atelier photo sur le cliché du porche. Fastoche ! les photos d’extérieur on connaît. On va vite être dépassés par les paramètres à prendre en compte pour une photo réussie c’est-à-dire un extérieur clair et net et une entrée bien éclairée avec son sujet. Rapidement les possesseurs d’APN compacts ou de bridge baisseront les bras. Il faut absolument pouvoir régler les paramètres principaux que sont iso, diaphragme et vitesse. Sont équipés pour, JCL, Éric, Wanda et Albert. Sinon seule Amal sortira de beaux clichés avec son portable, vive l’Intelligence Artificielle (mais elle a des limites comme nous l’expliquera Philippe).

On règle, on change, on adapte et on joue avec la position des flashs – contrejour derrière le sujet (Annie, quelle patience !), latéraux à 30-45° et apprentissage du snoot (flash directionnel placé dans un tube en PVC). Le réglage des flashs est très important, leur inclinaison, leur puissance, l’angle du faisceau… Et quand on change un paramètre il faut adapter tous les autres. Bilan : deux heures pour prendre la photo du porche ! ! On n’est pas arrivé dans la Salle Rhomboédrique

On va vite comprendre que ce ne sera pas une visite complète de la cavité. On entre enfin sous terre pour se regrouper au milieu de la Salle de la Colonne. La concrétion en son centre nous semble être un sujet intéressant. Là il n’y aura pas de modèle, ce sera un cliché descriptif. JN ira vite voir s’il y a des rhinos dans la Salle des Chauve-souris (on en a croisé quelques-uns au niveau de la Vire), mais rien, température 11,5° C, minimum 9° C.

On apprendra à mettre en valeur le sujet sur un fond noir, là-aussi tout est dans les flashs. Ce sera à nouveau une séquence de deux heures. Mais le résultat est assez époustouflant, notre banale colonne grisâtre s’est sacrément embellie.

Il est temps d’emmener nos formateurs vers la Grande Galerie Concrétionnée que l’on estime être le clou de la cavité. Le volume est bien plus grand, les réglages n’étaient pas évidents pour les débutants. Il fallait faire ressortir les concrétions au plafond et en premier rideau, jouer avec les réflexions des parois, avoir un sujet qui se détache sur un fond de galerie noire. Amal servira de modèle.

On n’ira pas plus loin, le Lac Suspendu est à sec ; au retour JN et JCL iront jeter un œil aux Lacs Jumeaux dont les niveaux ont baissé d’au moins 20 cm comme dans le Puits du Chien. Sortie vers 16 heures la faim se fait sentir.

Le parking est encore au soleil, si on faisait une photo de groupe, tiens il manque Albert… Éric part à sa recherche mais Albert réapparaitra plusieurs dizaines de minutes plus tard sans que l’on sache par où il est passé ?

Installation des tables, premier bouchon, pas le temps de faire le feu. Mais comme d’habitude les agapes seront pantagruéliques. Les conversations vont bon train mais il est temps de reprendre la route. On avait prévu une rencontre avec M. le maire, on le prévient qu’il est un peu tard, ce sera pour la prochaine.

19 h 30 au local, Albert et Wanda vont retrouver leurs véhicules.

  • JN « Pas besoin d’ouvrir le local ? »
  • Albert « Non c’est bon »

Le Disco repart, direction la Place d’Armes pour déposer Éric. Appel d’Albert « J’ai laissé mes clés de voiture au local »No comment, on fait demi-tour mais entre temps Wanda le ramène chez lui. Nouveau no comment !

Une bonne douche et on se retrouve au local vers 20 h 30 pour… manger. En effet c’est le tour d’Odette d’avoir préparé l’apéro-dinatoire. Tout aussi pantagruélique que les précédents. On attendra que la digestion de 17 heures se termine en débriefant pendant une heure, analyses et critiques (constructives) des photos. Quelques canapés et sandwiches plus tard on finira cette journée bien remplie. Il est presque minuit, demain ce sera Santa Catalina avec un rdv à 9 heures.

JND

Dimanche 27 mars 2022 – Monoxyles, Lano

Spéléo, déséquipement

Grotte des Monoxyles, Lano

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Michaël D., Jean-Claude L., Jean-Luc S., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h15

Photos

Installée entre le 26 mars et le 15 avril 2017, la via ferrata des Monoxyles avaient été posée afin de faciliter l’accès à la cavité sépulcrale de Laninca pour les archéos. Elle a donc été utilisée pour les 2 dernières campagnes de fouilles.

Il était prévu qu’elle reste en place jusqu’à la dépose de la plateforme, ceci étant fait depuis plusieurs mois il était temps de remettre la falaise dans son état d’origine, à quelques trous près. Dépose également nécessaire pour éviter que quelques hurluberlus ne l’utilisent sans l’équiper d’une corde de sécurité. En effet, les barreaux et la main courante rigides n’étaient que des aides à la progression, en aucun cas des agrès d’assurage.

Nous voilà donc au Carré d’AS en cette belle journée d’après changement d’heure, qui n’a généré aucun retard. On se tasse dans les 2 véhicules utilitaires qui disposent chacun de 3 places à l’avant, le compte y est.

Le Partner est laissé en début de piste et c’est maintenant à 6 dans le Def que l’on emprunte la piste. Ce dernier pourrait presque parcourir le chemin les phares fermés tellement il y a roulé. Le petit pont sur l’Aninco a été restauré, plus besoin de bien viser l’étroit passage. RAS sur la piste, le terminus est atteint sans encombre.

On se répartit le matos et direction la falaise. Le chemin ouvert pour les fouilles est encore à peu près visible, passage devant la grotte du Bouc, l’abri du Lecciatorta et nous voilà sur l’autel des sacrifices, à la verticale de la cavité sépulcrale.

Pas de volontaire pour équiper, JCL se dévoue encore une fois. Là-aussi il pourrait presque le faire les yeux fermés. Départ toujours bien aérien, la corde guide est toujours bien tonchée et l’arrivée sur le chêne suspendu toujours aussi agréable.

Les tâches se répartissent de façon naturelle. Michèle part en prospection dans les alentours. Franck et Micca se chargent d’équiper la via ferrata et de commencer la dépose de celle-ci. Ils sont arrêtés au milieu du parcours, les abeilles, qui sont toujours là dans une anfractuosité de la paroi, en ont décidé autrement et les vigiles de la ruche font comprendre qu’il n’est pas question de passer. Ils ne déposeront donc « que » les 6 premiers barreaux et 2 longueurs de la main courante rigide. L’extracteur à masselotte bidouillé par Micca est mis à contribution, ça fonctionne mais quelques améliorations sont déjà envisagées. L’essentiel est fait, plus de risque que quelqu’un s’y engage sans installer les sécurités nécessaires.

Pendant ce temps, les 3J (JC, JY et JL) installent une main courante entre les 2 cavités perchées, aucune chauve-souris observée ce jour. Les quelques plaquettes laissées ou oubliées sur place lors des dernières visites sont déposées, certaines de façon acrobatique, elles étaient posées en plafond …

Franck vient rejoindre le trio avec l’extracteur de barreaux mais un seul est extrait, les abeilles n’aiment pas ce tintamarre et le font comprendre.

Évacuation générale, JY d’abord, puis JL en mode réchappe. Pas facile de remonter avec un machard et un Duck ! Ce sera plus rapide après une piqure d’abeille et l’utilisation d’un vrai bloqueur !

Par obligation JC prend l’option descente, il doit récupérer un de ses gants tombé sur une margelle intermédiaire. C’est Franck qui déséquipe, accompagné par quelques abeilles menaçantes.

Retour au véhicule, découpage des fers à béton en longueurs de 2 m, allumage du feu, débouchage de la première bouteille. Le reste est habituel, grillades, palabres, ergotages, voire radotages, sont les ingrédients d’un bon pique-nique topinesque.

Retour à Ponte Leccia pour une bonne mousse, ou autre.

JCL

Vendredi 14 mai 2021 – Spéléo, exploration, initiation – Grotte de Carpinetto, Lano

Vendredi 14 mai 2021

Spéléo, exploration, initiation

Grotte de Carpinetto, Lano

Participants

  • ITP : Amal D., Jean-Noël D., Francis M., Noël R., Alexia S. B., Franck Z.
  • SSF34 : Olivier A., Franck B., Marie B., Jérôme B., Didier G., Olivier G., Suzanne J., Aude H., Stéphane M., Franck M., Denis P., Dominique R., Laurence et Jean-Michel S, Claudie S.
  • Initiée : Anémone G.J. (1 an et des brouettes)

TPST : 3h00

Photos

La dernière visite de Carpinetto remonte au 19 février 2019, profitons de la visite du SSF 34 pour explorer la cavité la plus grande de Corse avec, rappelons-le, ses près de 900 mètres de développement.

Pour cette petite ballade, nous retrouvons au pont du Golo aux alentours de 9h, et rejoignons Jean-Noël au départ de la piste. Quelques un préfèrent la petite virée en 4×4 tandis que d’autres la randonnée pédestre pour s’échauffer.

Conformément aux prévisions météo, il pleuviote un peu et nous nous activons pour nous préparer. Arrivons à l’entrée de la grotte vers 11h00. C’est une première pour Anémone qui du haut de ses 1 an, pénètre pour la première fois dans une cavité, bien encadrée par ses parents.

On s’approche des records puisque 22 spéléos explorent les lieux !!!! Dans un premier temps tout le groupe se suit, puis ce dernier se divise en deux groupes. Tout y passe : lacs jumeaux, salle des rhomboédriques, lac des italiens, etc… C’est un véritable labyrinthe on s’y perdrait presque.

Alexia et Franck en profitent pour emprunter le boyau Silvain, c’est du sport !!! La séance de « ramping » laisse des traces sur l’organisme et la combi : la fin du boyau est obstruée par du sable, il ne reste qu’à creuser…. À suivre lors d’une prochaine expédition.

Et pendant ce temps-là, Amal découvre une nouvelle jonction inconnue à ce jour.

Les séances photos se succèdent, nos invités ont l’air de s’amuser dans cette cavité. Mais l’appel du ventre se fait ressentir et retrouvons la lueur du jour vers 14h.

Pour la suite, le barbecue sera installé sur la place du village à côté d’un nouveau four à pain couvert. Nous redescendrons après quelques grillades, bières, et autres boissons.

La journée aura donc été marquée par 3 premières :

  • La première fois sous terre pour Anémone
  • La première fois dans le boyau Silvain pour Franck
  • La découverte d’une jonction pour Amal

Bref une bonne journée

Franck