Archives par étiquette : Spéléo

Mercredi 12 avril 2023 – Spéléo – Prospection en VTT – Bastia

Mercredi 12 avril 2023
Spéléo, prospection
Hauteurs de Bastia

Participant
Jean-Claude L. M.

Trace
Photos

Sortie mixte VTT-spéléo.

Départ à proximité du local, première étape la maison du Bourreau, Boia en corse, afin d’étudier les possibilités pour rejoindre la falaise d’entrainement du même nom (son premier nom était falaise du Perf). Coïncidence, la bergère est là, elle arrose tranquillement une plantation avec un mince jet d’eau, la fontaine du … Bourreau est quasiment tarie et nous ne sommes que mi-avril. L’accès est toujours compliqué depuis la pose de la clôture, obligation de passer par la bergerie en la contournement par la gauche. Pas de soucis pour la bergère mais là où ça se corse c’est qu’un gros patou garde les chèvres maintenant, et il les garde attentivement ! Dommage pour les membres du club qui ne connaissent pas ce haut lieu d’entrainement de la spéléologie insulaire, ils se contenteront des comptes-rendus http://topipinnuti.free.fr/cr_bastia.htm.

Deuxième étape le petit mamelon de cipolin de Monte Bello. Prospection des alentours et du sommet sur lequel un gros bloc et deux piliers forment un improbable pont rocheux, un dolmen naturel. Une mini doline en partie bouchée par des jantes pose question, un boyau sans courant d’air s’enfonce sur un bon mètre. Impossible d’enlever les jantes, mériterait un retour mieux outillé. Des coulées de calcite sont également visibles sur une petite paroi rocheuse avec au pied un petit trou concrétionné.

Visite plus loin du village médiéval abandonné de Paese Vecchiu, pas facile en VTT …
Il ne reste que les murs mais on devine les petites ruelles serpentant entre les maisons blotties les unes aux autres. Site surprenant aux portes de Bastia.
Infos :
https://journals.openedition.org/adlfi/23107
https://www.corsematin.com/articles/quel-destin-pour-paese-vechju-18913

Poursuite de la descente par une piste DFCI qui démarre juste avant le nouveau cimetière et coup d’œil en passant à un autre petit mamelon calcaire qui sert de support à une antenne du réseau téléphonique. Comme indiqué sur Infoterre, le cipolin est bien présent mais en strates peu épaisses.

Retour à Montesoro après une sympathique virée péri-bastiaise.

JCL

Jeudi 30 mars 2023 – Spéléo, aménagement cavité ; Aven du Ruisseau de Castanviels (ou Gouffre de Balbonne)

Jeudi 30 mars 2023
Spéléo, aménagement cavité
Aven du Ruisseau de Castanviels (ou Gouffre de Balbonne) — Castanviels (Caunes Minervois 11)

Participants
ITP/Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou, le président), Dominique B., Jean-Luc, André, Laurent

TPST : 1h30

Photos

Changement de paysage spéléo. Le CDS de l’Aude regroupe 6 clubs pour environ 150 spéléos. La pratique du canyonisme semble minoritaire. Vu la densité de cavités au kilomètre carré ce n’est pas étonnant. Au moins 61 cavités de plus de 100 m, notre Ghisoni à -117 m arriverait en 43e position…
Je n’arrivais pas en terre inconnue, ayant eu l’occasion en 1995 d’y faire quelques sorties avec Francis, puis en 2013 lors des Journées de la Commission Médicale, puis en 2018 avec un confrère Jean-Marie résidant local. Ma première inscription à un club local fut justement celui de Jean-Marie, le Gruissan Prospection Spéléo (GPS !) mais l’organisation des sorties était plutôt aléatoire… Jean-Marie étant parti deux mois en Thaïlande et Laos, pas de nouvelles de leur groupe WhatsApp. L’appel des profondeurs se faisant sentir depuis mon installation définitive le 15 mars, j’ai pris contact avec un autre confrère Dominique, membre de la CoMed et inscrit dans un autre club, le Spéléo Corbières Minervois (SCM) qui semblait plus dynamique. Cela n’a pas manqué, huit jours après une sortie était programmée en semaine – ils ont pas mal de retraités aussi…
Au programme, évacuer des déblais de désobstruction vers moins 30 m dans le Gouffre de Balbonne, sixième cavité du département (-275 m pour 2 000 m de développement).
Suite aux trombes d’eau qui se sont abattues sur l’Aude en novembre 1999 (grosses destructions avec plus de 25 morts). Le secteur de Castanviels a vécu l’apocalypse (au moins 600 mm d’eau en moins de 24 heures. Tous les vallons crachent des torrents, pistes et routes sont emportées, le hameau est coupé du reste du monde.
Quelques mois plus tard, Michel R. et Joël D., membres du SCM, repèrent une petite fissure sur le flanc deux mètres au-dessus du lit du ruisseau d’où sort un courant d’air. Le trou était jusqu’alors recouvert d’alluvions et de terre. Depuis ce fut une longue liste de sorties de désobstruction. Les trente premiers mètres se développent dans une trémie qui a nécessité de multiples consolidations par étais, planches… Puis une série de puits amène dans du grand volume, de grandes galeries avec des plans inclinés en montagnes russes. On m’a parlé de zones riches en aragonites, comme beaucoup de cavités de la région.
Rendez-vous face à une cave viticole – il y en a une par village ! – et covoiturage par une piste forestière de quelques kilomètres vers le hameau perdu de Castanviels, un bout du monde comme on les connait bien en Corse.
Nous serons six, mon ami Dominique – même âge canonique que moi -, Christian dit Kinou le président du SCM et trois nouveaux adhérents : André ancien spéléo, apiculteur, chasseur et qui se remet à la pratique mais avec parcimonie devant être opéré prochainement de l’épaule ; Laurent et Jean Luc, spéléo nîmois, se remettant aussi à la pratique – tous deux plutôt quarantenaire.
Stationnement en bord de route et par une sente forestière longeant le ruisseau de Balbonne on accède au lit à sec que l’on remonte sur une trentaine de mètres. La température est clémente, le ciel bien bleu et nous nous engageons vers 10 h 45 dans la cavité. L’entrée se trouve en rive gauche à environ deux mètres de haut facilement accessible. Une fente de 50 cm de large et deux mètres plus bas une porte cadenasse l’entrée. Classique dans la région, de nombreuses cavités ont fait l’objet de pillages de concrétions
Dominique m’avait parlé d’un laminoir assez rastèg, je m’y préparais mentalement… mais la semaine précédente avec un collègue, ils avaient pu ouvrir un shunt un peu vertical, ce qui avait occasionné pas mal de blocs à évacuer. Dominique et Kinou partent en éclaireur tandis que les nouveaux découvrent la descente. Succession de ressauts équipés de barres en U, cela ressemble fort au puits de Suterradda.
Nos deux éclaireurs purgent les hauts de ressauts avant le deuxième laminoir qui est encombré. Une partie est remontée dans le premier laminoir, le reste descend jusque dans la première salle. La palanquée s’étale sur toute la hauteur. On ne voit pas la suite, un petit stress à chaque fois mais finalement rien de rastèg.
Regroupement dans une salle de 4-5 m de diamètre d’où part en faille oblique le premier puits de 55-60 m. Il est équipé mais ce sera pour la prochaine fois, on est descendu sans matos de progression. C’est l’heure de la remontée, pas méchante mais nécessitant pas mal de contorsions.
Une heure trente sous terre et on retrouve un grand soleil sous les frondaisons des chênes. Le savoir vivre des spéléos est au rendez-vous. Je découvre avec grand plaisir que nous partageons les mêmes valeurs œnogastronomiques. Le feu est allumé, un speddu fabriqué avec du bois vert et le figatellu importé de Corse est mis à cuire. En attendant la cuisson nous dégustons le minervois apporté par Jean Luc, la terrine cuisinée par André et pour finir ce sera bien entendu le café apporté par Kinou.
Belle sortie spéléo comme on les aime.
JND

Aven du Ruisseau de Castanviels ou Gouffre de Balbonne

Dimanche 26 mars 2023 Spéléo – I Luminelli, Aven qui Coince – Morosaglia

Dimanche 26 mars 2023
Spéléo, perfectionnement
Gouffre I Luminelli, Aven qui Coince – Morosaglia

Participants
ITP : Antoine B., Michèle C., Muriel C., Jean-Claude D. B., Éric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Marie Pierre R., Franck Z.
Cafiste : Audrey F.

TPST : 3h00
Photos

I Luminelli fait partie des cavités classiques Corse, elle n’est pourtant pas souvent mise au programme, dernière visite en janvier 2022 avec pose de broches inox. Une vérification de ces nouveaux équipements s’imposait, la résine ayant eu largement le temps de durcir !

Neuf topi et une cafiste répondent présents. Café et ravitaillement à Ponte Leccia et nous voilà au parking de l’épingle.

La météo est clémente, température idéale pour ne pas trop transpirer durant l’heure que nous a pris la montée. Armés de sécateurs et coupe-branche on a pris le temps de dégager le chemin qui mériterait encore une bonne coupe de printemps. D’ailleurs, Anto, Mumu et Audrey redescendront pour peaufiner le calibrage du chemin.

C’est Franck qui se charge de l’équipement, JCL se contente de doubler le 1er puits afin d’accélérer la remontée. Les 2 broches de début de main courante sont d’ailleurs idéalement placées pour servir de tête de puits direct, c’est malin 😎 

Le brochage est approuvé et tout le monde se retrouve au fond à saliver devant la glace au café.

Remontée par le cheminement escalade pour certains, par les cordes pour les autres.

Pas de vent et donc feu vert pour les grillades sous un beau soleil printanier.

Bien rassasiés, un peu trop peut-être, la tentative de visite de l’Aven qui Coince coincera. JCL, puis Anto s’arrêteront au niveau de l’étroiture des jambes en l’air. Il vaut mieux s’engager dans cette cavité avant les agapes …

Une fois n’est pas coutume, descente aux véhicules de jour et retour vers la région bastiaise.

JCL

Dimanche 12 mars 2023 – Falaise de Francardo

Dimanche 12 mars 2023
Spéléo, entrainement
Falaise de Francardo

Participants
ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Alix D., Michaël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L., Benoit R., Jean-Luc S., Franc Z.
Toutounette : Nala

Photos
Vidéo descente
Vidéo montée

Conditions météo : parfaite avec un beau soleil et une température agréable

ITP renoue avec son passé en effectuant un retour après 15 ans d’absence sur la falaise d’entrainement historique de Francardo. Parmi les participants seulement deux ont déjà gravi ces roches : Jean-Claude, notre éminent spéléologue et un des plus anciens du club, et, Jean-Luc, revenu au club il y a quelques années mais qui avait pour la première fois découvert la pratique de la spéléologie sur ce site lors du dernier passage des Topi.

Arrivés à 9h30 sur site, avec l’accord de la propriétaire du terrain, les deux 4×4 gravissent la centaine de mètres et déposent les spéléos à quelques dizaines de mètres au pied de la falaise. Le matériel est chargé et rapidement deux groupes se forment. Une équipe dont les plus expérimentés vont installer les voies alors qu’Antoine s’occupe de rappeler aux autres les différents nœuds et les bonnes pratiques d’installation des voies et de progression en spéléo.

Micca installe la plus à gauche, voie intéressante pour les débutants avec plusieurs fractios. Rien de particulier à signaler si ce n’est le besoin, lié à la sécurité, de doubler le dernier point ! Micca s’en charge « à l’ancienne » à la main ! Le point est doublé après une petite demi-heure d’effort et pas mal de sueur !!

Eric s’occupe de la voie juste à côté. Moins rodé à la pratique, il réalise ses nœuds et ses relais avec rigueur et patience. Voie agréable à la descente, mais un peu stressante à la montée étant donné les frottements. Pas un ne l’emprunte sans qu’on entende un « ça frotte quand même beaucoup » !! Le nœud du dernier point est un peu large donc lors de sa montée, Jean-Luc se charge de raccourcir le nœud. Quelques temps plus tard, alors que le feu pour le barbecue est déjà lancé par Antoine et que les bouchons de bouteille commencent à sauter, Michèle descend cette voie et se retrouve coincée au dernier relais ! En essayant de sortir sa longe, elle a installé sa pédale sur le brin du dessus et avec l’élasticité de la corde la pédale s’est coincée dans le mousqueton du relais (« peut-être » mal vissé par Jean-Luc !!). Antoine se porte au secours de Michèle en lui prêtant sa pédale ! Après plusieurs minutes d’efforts, elle réussit enfin à se libérer et elle peut rejoindre l’équipe pour le pique-nique. Après le repas, Antoine utilise cette voie et afin de limiter les frottements, installe un nouveau relais au milieu de la voie, avant de s’apercevoir en descendant que la corde est maintenant trop courte pour rejoindre le sol !! 🙂

La troisième et quatrième voies sont installées par Franck sous l’œil expert de Jean-Claude qui a installé les points de la voie aérienne plusieurs années auparavant. Une grande partie des plaquettes est d’ailleurs toujours en place. Les deux voies ont des profils identiques avec un rappel d’une quinzaine de mètres. Franck souhaite installer la vire qui relie les deux voies. Après plusieurs essais et de longues minutes de réflexion, le projet est abandonné car il nécessite surement du matériel supplémentaire et notamment la « goutte d’eau » pour accéder aux spits de la vire !

Une cinquième et dernière voie est installée en début d’après-midi par Micca. Celle-ci permet l’entrainement pour une progression sur main courante et une descente facile pour débutants. 

Vers 16h, l’ensemble des voies est démonté par Jean-Luc, Antoine, Franck, Micca et Eric (enfin non, il laisse finalement sa place à Antoine !)

Toutes les plaquettes sont démontées bien qu’il soit collégialement décidé de revenir très prochainement sur ce site d’entrainement très agréable avec une superbe vue sur la chaîne du Cinto.

JLS

Dimanche 5 mars 2023 – Suterratta, Ducati – Barbaggio

Dimanche 5 mars 2023
Désobstruction, entomo
Suterratta, Ducati – Barbaggio

Participants
ITP : Jean-Claude D. B., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Franck Z.

TPST : 3h30
Photos

Suterratta épisode 30 « Les topi à la rencontre des topi »

Suterratta fait maintenant partie des grottes oubliées. Elle a connu son heure de gloire dans les années 2009-2010 où de nombreuses séances de désobstruction et d’équipement ont permis d’atteindre la profondeur de 32 mètres. L’excitation de la première a finalement été refroidie par l’étroitesse du puits terminal qui rend le travail de désob compliqué. Mais l’espoir est toujours là, la cavité se développe à travers 2 strates de roches différentes. Celle où se situent l’entrée, la galerie principale et la première partie du puits est composée principalement de calcaire de type cipolin. Des coups de gouge témoignent d’une formation en conduite forcée. A partir de la côte -12, la roche devient hétérogène, elle est composée de mini-strates de cipolin et de calcschiste, beaucoup moins solubles. Cette alternance de « bon » et de « mauvais » calcaire se remarque également à l’extérieur sur le versant Ouest du Monte Secco. L’espoir est donc de traverser cette couche de calcschiste pour retrouver une couche de calcaire et ainsi espérer de plus grands volumes.

Ça c’est la théorie, la pratique est bien moins simple. Cette substantifique moelle de la spéléo que sont la recherche de nouvelles cavités et la désobstruction n’est pas forcément attirante pour ceux qui se contentent de pratiquer le spéléisme. C’est maintenant presque un pis-aller lorsqu’on ne sait pas quoi faire un week-end. Pourtant, prospection et désob sont les 2 mamelles de la spéléo, c’est Sully qui l’a dit 😀

Petit café au local, chargement du matos dans le Def et c’est à 3 véhicules que les 5 topi se rendent sur site. Le temps est beau mais un petit vent frisquet impose un changement de tenue rapide. Le chemin de descente devient de moins en moins marqué, les sangliers et les intempéries font leur travail d’égalisation. Le coin pique-nique devant la cavité est peu à peu envahi de ronces, de fougères et de maquis. Quelques coup de sécateur lui redonnent un aspect plus accueillant. Le barbecue s’est lui aussi effondré, une reconstruction sera également nécessaire.

Direction le front de taille maintenant. Si HP se contentera de chercher les bestioles dans les galeries horizontales, Franck, JCD, Éric et JCL se répartissent dans le puits terminal. Surprise pour ce dernier quelques mètres avant le fond. Un topi est d’abord aperçu côté Ouest de la faille, puis un nid côté Est avec 2 topi blottis l’un contre l’autre sur leur couche de feuilles, les yeux écarquillés de voir ce drôle d’intrus. D’ailleurs, il est possible qu’un autre topi ait été tellement effrayé qu’il en est tombé raide mort. Il git maintenant au fond du puits. Comment sont-ils arrivés à 30 mètres de profondeur ? Possible par la galerie, mais pourquoi aller si profond ? Ou alors existe-t-il une continuation de la faille débouchant sur le versant de la montagne ? Mystère …

L’équipe du fond est efficace, JCL au forage, Éric juste au-dessus à la désob 😕 . Les 2 batteries emportées ne permettent le forage que de 3 trous, fatiguées aussi elles sont. Un crayon non explosé de la dernière séance sera raccordé en 4ème charge sur la ligne de tir nouvellement posée. Ce seront des tirs de confort, s’ils sont efficaces, ils permettront de pouvoir s’accroupir afin de charger les seaux de débris. Il faudra néanmoins organiser le stockage de ces derniers …
Les topi ont déguerpi, ils ont dû sentir qu’il valait mieux s’éloigner momentanément de ces intrus. Il vaut mieux pour leurs tympans.
Raccordement des lignes, le topitir permet de constater que la 4ème charge ne pourra pas exploser puisqu’elle est isolée, elle ne sera donc pas raccordée. Un gros boum suivi d’un autre plus petit. On jugera de l’efficacité des tirs lors de la prochaine séance, il fait faim maintenant.
JN est arrivé entre temps et accompagne HP dans la recherche des bébêtes.

Le barbecue est rapidement reconstruit, le feu allumé et les grillades démarrées. Ouverture d’une bouteille de Cuvée des Seigneurs des 25 ans du club, déception, les seigneurs ont mal vieilli. Heureusement, d’autres bouteilles ont été apportées. Un traditionnel Rustique à la braise termine les agapes.

Le Co-mètre étant non utilisable, le risque n’est pas pris de redescendre constater le résultat des tirs (plus très envie non plus après le pique-nique …). On se contentera de rendre visite à Ducati mais en essayant de repérer en surface le niveau où arriverait le point bas de Suterratta, en s’aidant de mister Sinus. C’est ainsi que quelques mesures au lasermètre permettent de le situer dans une strate calcaire quelques mètres au-dessus de Ducati, à peu près comme prévu. Mais comme le pendage de la strate est d’environ 30° et s’enfonce vers la montagne, ce fond de Suterratta n’a pas encore atteint ce calcaire, mais l’espoir est encore là. A noter que faute de carnet, les différentes mesures de longueur ont été gravées avec un caillou sur une lauze de cipolin, retour au néolithique …

Visite de Ducati et surprise, le petit suintement habituel de la paroi Est s’est transformé en résurgence. L’eau sourd d’un petit trou et s’écoule dans la cavité. Présence d’un seul petit rhino.

Sur le retour vers Suterratta Franck dégage une entrée dans les foisonnements de l’amas de gros blocs rocheux au-dessus de Ducati. Une alcôve de quelques m² est ainsi visitée, un petit rhino y a trouvé refuge.

Retour aux véhicules, puis au local pour remettre le matériel en place, aucune perte.

JCL

Samedi 25 Février 2023 – Mine de Capanole, Biguglia – Mine de Frangone, Olmeta di Tuda

Samedi 25 Février 2023
Spéléo, repérage, visite
Mine de Capanole, Biguglia
Mine de Frangone, Olmeta di Tuda

Participants
ITP : Henri Pierre F.
La toutounette : Nala

TPST : 10 min

Retour à Capanole sous une pluie fine pour réexaminer une plante que Wanda avait repérée sur le sentier entre la galerie 1 et le puits 1 : à priori une Scille Maritime (Charybdis maritima), peu fréquente et qui fleurit en Juillet. Elle ressemble un peu à une asphodèle avec un gros bulbe et des feuilles plus larges et plus luisantes. Si quelqu’un y va et qu’elle est en fleur, merci de prendre une photo et de me l’envoyer.
J’en profite pour prendre les coordonnées GPS des 2 galeries que nous n’avions pas retrouvées le 11 Février. L’une, d’une vingtaine de mètres est située juste au-dessus du puits N°1. Quelques gros blocs éboulés jonchent le sol ; un grand rhino géant y dort tranquillement. J’y accède en partant de la crête à travers le maquis piquant. La seconde est à une quinzaine de mètres au-dessus et à l’est du puits N°2. On l’atteint facilement en partant de la crête ou du thalweg par une sente bien marquée.

2ème étape : la mine de Cuivre de Frangone.
Le gisement de chalcopyrite, « l’or des fous », encaissée dans les prasinites, aurait été découvert lors de la construction de la route du défilé dans les années 1870. De couleur normalement jaune laiton chaud, plus jaune que la pyrite, la chalcopyrite (CuFeS2) s’irise souvent en teintes rouges, bleues, mauves ou vertes. Exploitée de 1878 à 1907, la mine a fourni 1200 T de Cuivre à l’usine de Cardo puis quelques centaines de tonnes à celle de Francardo.
L’entrée de la tranchée est cachée par une caravane et une remorque. La mine a compté 600 mètres de galeries avec une galerie de roulage de 80 m et des galeries transversales recoupées. Il y avait un travers banc de 80 mètres en contrebas de la route que nous n’avions pas retrouvé lors de la dernière visite. Elle est obturée à 5 mètres du départ de la galerie de roulage : éboulement ou mise en sécurité ?

La galerie protégée par un APB se situe 225 mètres plus loin en bord de route. Elle ne figure pas dans le plan de la concession datant de 1878. Y séjournent l’hiver Des Murins de Capaccini, des Minioptères de Schreiber et des euryales. Un petit muret empêche l’écoulement des eaux. Elle est ennoyée sur une vingtaine de centimètres de profondeur. Sa longueur est incertaine de 65 à 100 mètres selon les sources. A mesurer donc.
Juste au-dessus on trouve 2 galeries de 10 et 6 mètres environ. Un rapport du BRGM parle d’une galerie supérieure d’une centaine de mètres ; mythe ou réalité ?, à contrôler par prospection dans le coin.

Sur le plan de la concession de 1878, 800 m avant la mine, dans le triangle que forment la route et 2 ruisseaux dont le ruisseau de Fangone une galerie est marquée qu’il faudrait également essayer de retrouver.

PHP

Dimanche 12 février 2023 – Mines de Capanule – Biguglia

Dimanche 12 février 2023
Spéléo, exploration
Mines de Capanule – Biguglia

Participants
ITP : Michèle Cl., Wanda C., Albert D., Jean-Claude D. B., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., M., Rémi R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.
Double casquette ITP et GRIMP : Alain T.
GRIMP : Yvan C.
Invitée : Michèle Cs.

TPST : 3h00

Photos

La dernière visite de ces mines de magnésite (1) remonte au Dimanche 14 octobre 2018, elle nous avait laissé un gout de reviens-y du fait de la présence de 2 puits qui n’avaient pu être explorés par manque de matériel. Cette fois-ci, l’objectif principal étant la descente de ces puits nous prenons le matériel en conséquence.

Après un petit café à Casatorra nous garons les véhicules le long de la D62. Le maquis est épineux mais la trace laissée par Michèle peu de temps avant est encore visible.
On démarre par le puits interne de la 1ère galerie. De grosses tiges métalliques plantées en paroi et ayant probablement servi de consoles permettent d’amarrer la corde sur 4 points. Deux côté gauche et deux côté droit avec un nœud intermédiaire d’où partira la corde de descente. Une ancienne banderole posée à terre servira de protège corde.
Purgeage de quelques gros blocs instables puis descente sur environ 6 mètres. Une galerie de 3 mètres d’un côté, une autre de 4 mètres à l’opposé et c’est la fin. Une lampe made in china traine à terre ainsi qu’un morceau de corde et divers débris. Chacun descend à tour de rôle, un petit rhino en plafond finit par se réveiller et s’envoler.

Retour dans le maquis et direction le 2ème puits d’une belle section carrée de 4 x 4 mètres. Il est à l’air libre et il est plus impressionnant. Amarrage sur un arbre, déviation sur maquis, banderole-protège-corde au sol et atterrissage au bout d’environ 7 mètres sur la margelle d’une lucarne intermédiaire, le puits queutant 3 mètres plus bas.
Une galerie d’une trentaine de mètres, 1,5 mètres de large par 2 mètres de hauteur, aboutit après un plan incliné à une première bifurcation. A droite la galerie se poursuit sur une quarantaine de mètres avec 1 grand rhino à son entrée et 2 petits plus loin. Des débris de végétation accrochés au plafond témoignent d’ennoiements complets intermittents. Retour en arrière, la galerie continue jusqu’à une nouvelle bifurcation 30 mètres et 2 petits rhinos plus loin. Elle se poursuit à gauche sur une quarantaine de mètres avec un plafond qui impose parfois de se pencher. En face un plan incliné avec 2 ressauts permet de rejoindre la surface et à droite un laminoir d’une quarantaine de mètres où il faut parfois s’aplatir sérieusement. Cette galerie était probablement aussi haute que les précédentes mais un effet fontis l’a probablement comblé en partie, pas très rassurant. Ou alors comme le pense HP, la galerie a été comblée par les alluvions apportés lors des mises en charge du réseau. Pourquoi cette galerie et pas les autres ? Il y a peut-être une continuité qui permet à l’eau de se vider par là ? En tout cas, une paire de lunettes et une lampe ont été égarées par Michelle et JY qui sont descendus précédemment par le plan incliné.
Retour en surface, qui par le puits de 10 mètres, qui par le plan incliné rejoignant la surface.
Visite d’une dernière galerie d’une trentaine de mètres sur le versant opposé de la colline et retour aux véhicules. Ceux-ci sont chargés des 300 kg de roches extraites des mines :-). On y retrouve Albert et Michèle Cs.

Après une présentation du matériel Grimp, bien rangé dans un beau DEF aménagé, nous nous installons pour le pique-nique dans une carrière à proximité. Du traditionnel, avec grillades et bouteilles diverses.
Visite d’un bunker en guise de balade digestive et retour de bonne heure à Casatorra.

JCL


(1) Extrait de Mines et mineurs de Corse – Alain Gauthier – éditions Albiana :
« Le seul indice connu de magnésite ou giobertite est situé dans le petit massif ophiolitique de Biguglia.
Quelques travaux de recherche en tranchées et en galeries furent entrepris de 1925 à 1927, puis entre 1938 et 1942. La production peut être estimée à 800 t.
La giobertite se rencontre en filons plus ou moins continus, d’épaisseur variable, dans des zones particulièrement fracturées d’une serpentinite très altérée.
Les gites de Biguglia ont peu d’intérêt à cause de l’hétérogénéité des filons, leur allure lenticulaire, et une minéralisation assez irrégulière ». (Extrait de ressources du sous-sol des départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. Rapport BRGM, 1977).

 

Samedi 4 février 2023 – Grotte de Carpinetto, Lano – Mesures hydrogéologiques et contrôle chiro

Samedi 4 février 2023
Grotte de Carpinetto, Lano
Spéléo, mesures hydrogéologiques et contrôle chiro

Participants
ITP : Antoine B., Michèle CL., Jean-Claude D. B., Jean-Noël D., Jean-Claude L. M., Alix S., Franck Z.
Initié : Enzo Z.
Individuel : Jean-Yves C.
Invités : François D., Marie G.

TPST : 3h00
Photos

En attendant le compte-rendu, belle et intense journée à Lano. Nous avons suivi le parcours de l’eau depuis la cascade-perte de Cuppa jusqu’à la résurgence de Grotta, en passant bien sûr par ses différentes apparitions dans la grotte de Carpinetto (Rivière principale, Salle Rombo, Rivière de la Chèvre), le tout ponctué par des mesures de température et de conductivité.

Dimanche 29 janvier 2023 – Cast 3 – Oletta

Dimanche 29 janvier 2023
Cast 3, Oletta
Spéléo, visite classique, initiation, chiro

TPST : 3 heures
Photos

Participants
ITP : Michèle C., Albert D., Jean Claude D., Alix D., Jean Noël D., Michaël D., Henri-Pierre F., Marie-Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

Bien que cette sortie est été  proposée tardivement, une dizaine de spéléos ont répondu présents.  Nous pénétrons dans la cavité aux alentours de 10h30. J’équipe le P16, un AF + AN  sont déjà en place, il ne manque que les mousquetons suivis de deux broches et deux déviations (les sangles sont installées). Pour information les autres ressauts, vires et escalades sont équipés en fixe et n’ont pas souffert depuis la dernière visite et remplacement des cordes.  Jean-Yves et Michèle passent par la salle jumelle et la mezzanine tandis que le reste du groupe passe par le P16. Nous constatons la présence d’un petit rhino en bas du P16. Je n’en verrai que 3 autres dans toute la cavité. Avec Micca et Alix,  descendons le R3 afin de visiter la salle des fouilles puis rejoignons JY et PHP à hauteur de la salle concrétionnée, Alix est enthousiaste.  Quatre euryales hibernent paisiblement. Nous sommes rejoints par le « couple » Albert, Marie-Pierre qui animent la quiétude des lieux…

Notre visite se poursuit par la vire à la fin de laquelle nous regagnons PHP  et JCD. Ces derniers, en perditions, cherchent leur chemin.  Un coup d’œil à la topo, l’étroiture est retrouvée. Nous  visitons quelques galeries annexes lors de la remontée vers la mezzanine, la salle jumelle. Jean-Noël nous attend. Nous atteignons la sortie aux alentours de 13h30.

Arrivées à l’air de « pique-nique » de Cast1 , le feu est déjà allumé. Cette fois-ci c’est JCD le maitre de la cuisson. Les agapes sont dans la tradition des topi et  après quelques verres, JY et MPR égayent le repas. Nous quitterons les lieux vers 15h30.

Franck Z.

Dimanche 15 janvier 2023 – Grotte d’Olmeta di Tuda, Grotte du Calvaire – Oletta

Dimanche 15 janvier 2023
Spéléologie, prospection
Grotte d’Olmeta di Tuda – Grotte du Calvaire, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Michaël D., Henri Pierre F., Jean-Claude L.M., Marie Pierre R.

TPST : 1h00
Photos

Lors de la visite de la Grotte du Calvaire le 22 Janvier 2022, un promeneur avait indiqué la présence d’une autre grotte au voisinage mais non située. Jean-Yves se souvenait y être allé avec Gilles F, un compère GCCéen, de nombreuses années auparavant mais pas de son emplacement. Micca avait téléphoné à Gilles qui lui avait indiqué les coordonnées dans une falaise à l’OSO du Monte di Tuda.

La grotte était citée dans 3 articles d’Histoire Naturelle *1. Elle aurait été découverte en 1988. Son comblement sédimentaire épais de 2 mètres avait été étudié de 1988 à1992 et on avait pu retracer les activités agro-pastorales du Nebbio sur 2500 ans ainsi que l’évolution des micrommamiféres rongeurs (mulot, musaraigne, rat noir) et chiroptères grâce aux milliers d’ossements contenues dans des pelotes de réjections et des déjections de chouette-effraie (tyto Alba) et à des analyses polliniques et sédimentaires. Aucun témoin d’occupation humaine n’avait été retrouvé.

La localisation vague « falaise en bordure du vallon de Vitti » et une topographie rudimentaire de la grotte se trouvait dans ces articles. La salle du fond avait été désobstruée par un spéléologue spécialiste de ce type d’opération.

La prospection des alentours n’avait pas retrouvé d’autres cavités karstiques.

Gilles F. avait participé aux fouilles et avait établit la liste des oiseaux nicheurs dans le Vallon de Vitti.

Lors de l’étude, le pied de la falaise était accessible par une piste carrossable en 4×4 mais l’accès, à partir de la route du lac de Padule, en est maintenant fermé. On part donc du lieu-dit Pietralbuccio pour couper à travers le maquis sur 300 mètres et rejoindre la piste.

Après avoir erré un peu dans le maquis et suivi un sentier incertain, on aboutit à une porte en bois dans une clôture qui donne sur la piste, que l’on remonte sur 500 mètres. La grotte est bien visible du chemin. Elle s’inscrit en ocre dans la falaise calcaire à son extrémité ouest. On rejoint le pied de falaise en suivant des marques rouges, surement apposées par des grimpeurs ; une voie d’escalade sera retrouvée sur la paroi voisine de la grotte avec des plaquettes.

Une partie du toit du porche de la grotte s’est éboulée en contrebas et les fractures importantes de certaines parties de la falaise laissent augurer d’éboulements à venir.

Au niveau du porche se trouvent un poteau en bois témoin d’une fermeture de l’entrée, 1 poteau métallique scellé dans un rocher, un autre coincé entre 2 blocs peut être par effondrement récent de la voute, des planches en bois vermoulues, une palette. Tout cela n’est pas très écolo. Manifestement le site n’a pas été réhabilité après les recherches. Une petite escalade de 2 mètres ; on retrouve la zone de fouille. Le sol est jonché de pelotes de réjections et de déjections fraiches. Puis on pénètre dans une deuxième petite salle avec des conduites débouchant du plafond. Probablement un déversoir du massif calcaire. Un petit rhino y dort à côté d’une toile d’araignée sans se douter probablement qu’il est lui-même dans l’antre d’une chouette. Pas d’insecte visible.

Au-dessus de la grotte se trouve une fracture qui n’aboutit à rien mais d’où s’échappe une chouette blanche dérangée par Jean-Claude.  A quelques mètres vers l’est un autre abri sous roche contient un foyer récemment utilisé. JC et Micca font la topo de la grotte. On hésite à chercher un passage pour rejoindre le sommet de la falaise et redescendre par le chemin partant de Pietralbuccio vers la croix du Monte di Tuda dont on avait vu un panneau indicateur à l’endroit où l’on avait garé les 4×4. On décide finalement de reprendre le même chemin qu’à l’aller. On reviendra ultérieurement pour une prospection plus complète. Le retour se fait en 30 minutes avec la trace du GPS. Dans le maquis il suffit de suivre un tuyau d’alimentation en eau qui aboutit dans le jardin d’une maison en construction.

Direction le lac de Padule au bord duquel on fait griller quelques chipolatas et l’on tire les rois.

Deuxième objectif de la journée : la grotte du Calvaire. Visitée récemment, Micca et JC voudrait en désober le fond, obstrué par 2 gros blocs, derrière lesquels on aperçoit quelques mètres de galerie. Micca a fabriqué à cet effet un désobeur à main comportant 2 griffes genre arme moyenâgeuse. Un bloc est enlevé mais le second résiste. Pendant ce temps, Wanda et HP repèrent quelques rares insectes cavernicoles (méta bourneti, cloportes, dolichopodes) et 2 petits rhinos. La cavité est bien sèche pour un mois de Janvier.

Il est 16 heures, les jours s’allongent ; on en profite pour descendre au couvent Saint François d’Oletta. Daté du 13e siècle, il a été le siège d’une imprimerie nationale, la stampiera della verita, créée par Pascal Paoli et de la « conspiration d’Oletta » contre les troupes françaises en 1769, déjouée sur dénonciations et dont une plaque apposée sur l’église rappelle le martyr des 5 hommes pendus à cette occasion. Le couvent est maintenant la propriété d’une artiste peintre/actrice Candida Romero qui a créé un parfum « l’eau de Couvent » (cf site Instagram) et y organise des manifestations culturelles. Un marché fermier se tient 2 fois par semaine l’été sur le parking devant le couvent. On longe la discothèque de la Conca d’Oro et on atteint l’aqueduc qui alimente le couvent et la fontaine de Mersolaccia (Merlu ?).

Reste donc à prospecter le Monte di Tuda, les environs de la falaise, la carrière dans laquelle un départ est connu et non exploré. 

PHP

*1 :
https://journals.openedition.org/adlfi/23022
https://journals.openedition.org/adlfi/18893
https://hal.science/hal-03036092/document
Origine et formation des accumulations de microvertébrés