Samedi 24 janvier 2026 – Visite chiro et réunion LISC-GCC – Omessa

Samedi 24 janvier 2026
Spéléo, visite terrain chiro
Grotte de Supietra, failles diverses – Omessa
Réunion LISC-GCC, Omessa

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Éric G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
GCC : Gregory B., Michèle C.

TPST : 1h00

Suite à la réunion du COmité de PILotage du Plan Régional d’Action en faveur des Chiroptères, il avait été convenu d’une réunion entre le GCC, animateur de ce plan, et la LISC, membre du COPIL.
Après avoir pu convenir d’une date conciliant les agendas des participants, le rendez-vous est fixé au local du GCC à Omessa.
Si seul Greg représentera le GCC, côté LISC c’est une armada qui se rend à Omessa. Michèle spécialiste des chiro avec les 2 casquettes GCC et LISC, Wanda et HP en tant que membres de la commission scientifique, Éric et JC en tant que président et président-adjoint.
Une visite terrain avait été convenue et c’est celle-ci qui fera principalement l’objet de ce compte-rendu.
La météo est annoncée belle le matin, pluvieuse l’après-midi, on commencera donc par la visite terrain.

Direction Caporalino et un des gites majeurs d’hibernation des minioptères en Corse. L’accès est très pentu, nous faisons quelques détours qui serviront également à prospecter le secteur. La faille est enfin atteinte, le puits de 18 mètres est équipé. Seuls Greg, Éric et JC descendront afin de déranger le moins possible les chauves-souris. Un premier essaim de 200 à 300 minioptères est présent sous un plafond à quelques mètres de l’entrée.
Arrivée sur un grand plan incliné à mi-chemin entre le bas et le haut de la galerie. Greg comptabilise rapidement les autres chauves-souris. Parmi celles-ci une colonie rare et exceptionnelle d’environ 150 grands rhinos, accompagnés d’une trentaine de minioptères.
En bilan il s’avère que la cavité est beaucoup moins habitée qu’à l’habitude, il y a été dénombré parfois plusieurs milliers de chauves-souris.
Remontée rapide en repérant de quelle façon cette cavité pourrait être équipée en cas de secours. Aucune difficulté, un atelier contrepoids suffit pour la partie verticale avec pose de 2 amarrages et utilisation d’une grosse branche d’arbre. La reprise de charge pour la sortie est également facilement réalisable.

La montée continue vers Supietra qui est rapidement visitée, peu de chauves-souris présentes.
Descente vers la plaine par un autre versant avec visite d’une belle fracture absente de nos souvenirs. Une trentaine de mètres de développement avec une lucarne donnant sur l’extérieur par un balcon. Juste quelques petits rhinos présents.
Retour au local pour casser la croute en mode auberge espagnole.

Les cavités souterraines étant un territoire partagé grosso modo entre les espèces cavernicoles et les spéléos, il convient d’établir des règles de cohabitation dans ces espaces. Si les chauves-souris ne sont pas très enclines à respecter des règles il en est autrement des humains qui sont censés être capables de se contrôler. C’est donc aux spéléos de s’adapter. Le partage peut être de nature temporelle, on peut y aller lorsque le risque de dérangement est minime. Il est aussi spatial, on évite les secteurs où elles se regroupent pour hiberner, se reproduire ou mettre bas.
C’est entre autres l’objet de cette réunion avec une éventuelle actualisation du calendrier chiro. Certaines cavités peuvent avoir leur plage de restriction allongée, mais l’inverse est également possible.
Continuer la concertation avant tout exercices spéléo-secours. Il est bien compris que l’équipe SSF doit connaitre les différentes cavités à risques afin de mieux se préparer en cas de gros pépin.
Le panneautage de certaines cavités et le projet de repérage des cavités intéressent le GCC. Une recherche de financement est lancée.
Des suivis de gites à chiros et la réalisation d’enregistreurs TeensyRecorders sont également envisagés.
Si quelques tensions apparaissent entre les spéléos et les groupes chiroptères sur le continent, la situation est plutôt conviviale en Corse.

La nuit est tombée depuis un bon moment lorsque nous nous séparons en nous promettant de renouveler ce genre de rencontre.

JCL

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« de 28 »

Dimanche 11 janvier 2026 – Entrainement falaise – A Tozza, Patrimonio

Dimanche 11 janvier 2026
Spéléo, entrainement falaise
A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Benoit R., Franck Z.

Premier entrainement en falaise de l’année, le programme est habituel :

  • Equipement de voie : Cathy pour la voie d’initiation, Christophe pour la voie des Oliviers, Adriana et Antonio pour la voie du dièdre
  • Passages de nœud et conversions à volonté
  • Dégagement d’équipier

Dans un premier temps et en vue de la future grande tyrolienne qui sera installée dans le cadre d’un entrainement secours, Albert, HP et JCL iront à la recherche des spits perdus. Ils avaient été plantés en 2016 pour tester la dumette https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2016.htm#Samedi_16_avril_2016
D’abord ceux du bas, de l’autre côté du talweg. Il aura fallu une bonne heure pour retrouver et déboucher les 3 pour la tyro et les 2 pour la « corde à linge ». Ils ont bien résisté au temps et ils sont en bon état. Un boulon plastique est mis en place. Il n’en faudra que 3 pour l’arrivée de la future grande tyro.
Retour vers la falaise en dégageant le chemin d’accès que le maquis commence à reconquérir.
Les 3 spits d’en haut sont également retrouvés, après élagage des branches mortes du petit olivier à proximité de la voie d’initiation. Cette opération aura également permis d’avoir de quoi démarrer le feu. Ils sont aussi en bon état, mais la tyrolienne partira probablement depuis la voie des Oliviers, plus facile pour gérer le transfert de la civière depuis l’atelier contrepoids.
Cette tyrolienne fera environ 140 mètres de long et traversera le talweg, à condition qu’on puisse faire passer la corde au-dessus des arbres, ils ont grandi depuis 2016 !
Puisque du bois a été coupé il n’y a plus qu’à allumer le feu.
Un petit vent frisquet nous conseille fermement d’installer la salle à manger côté sud, à l’abri de la tour et en plein soleil.
Ainsi, bien installés, nous profitons de ces chauds rayons en dégustant quelques grillades, charcutailles et autres mets qui feraient hérisser les cheveux d’une diététicienne.
Retour en pied de falaise par la voie des airs et en bonus Benoit nous fait une démonstration de la technique d’escalade dite « Yoyo ». Elle ne nécessite qu’une une simple cordelette de 6mm et des pulses, en plus bien sûr d’une corde d’escalade et de mouskifs. L’avantage est qu’elle nécessite moins de matériel par rapport aux barres Raumer, mais ces dernières permettent des avancées plus grandes.
Pour finir, Anto fera une démonstration d’une technique canyon de débrayage d’un équipier depuis le bas.
Retour au local pour ranger le matos et se réhydrater.
JCL

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« de 28 »

Dimanche 28 décembre 2025 – Spéléo-rando – Ducati, Suterratta – Barbaggio

Dimanche 28 décembre 2025
Spéléo-Rando – visite, initiation, chiro
Grotte Ducati & Suterratta – Barbaggio

Participants
ITP : Sandra A., Michèle C., Wanda C., Albert D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S. B.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h00

Une bonne journée
Effectivement elle était bien bonne celle-là, cette journée de balade. Et en plus avec une belle journée ensoleillée.
Elle était prévue comme sortie d’après AG, mais ce sera finalement une sortie de fin d’année. Une sortie qui permet de rassembler un maximum de membres du club, une sortie pleine nature avec une petite rando et un peu de spéléo, sans prise de tête.

La nature, on aime ça au topi. On aime s’en approcher, on aime la côtoyer, on aime la parcourir, pour finalement la pénétrer. Bon, on se calme les psychanalystes de comptoir 😀

Le programme est donc simple : rando, spéléo, figatello 🙂

Le Sentier des Balcons a été ouvert en 2024 dans le cadre du programme Grands Sites de France. Il chemine entre le belvédère de Barbaggio et la route de Gregogna à Poggio d’Oletta. Il offre de belles vues sur la plaine du Nebbio et passe à proximité de Grotta Ducati. Il n’en fallait pas plus pour organiser cette sortie spéléo-rando.
C’est l’option aller simple qui a été choisie et dans le sens montée, Dumè ayant averti de la présence de quelques dalles glissantes, plus facilement gérables en montée qu’en descente.
Nous rejoignons donc le départ avec 3 véhicules, les autres sont laissés à l’arrivée pour la navette.

Le sentier est bien tracé, la pente est globalement modérée. Nous effectuons un petit détour pour visiter un pagliaghju, faible intérêt. Quelques ruisseaux sont à traverser sur le parcours, les dernières pluies laissaient à craindre quelques difficultés pour les franchir, finalement un seul bain de pieds pour l’un d’entre nous, mais aucun bain de siège 🙂
Visite également de la maison de l’Évêque. Datant du Moyen-Âge, elle était la résidence secondaire des évêques du Nebbiu qui y montaient pour s’éloigner des marécages malsains de St Florent et de la malaria en particulier.

Nous voilà maintenant à quelques mètres de Ducati, mais un mur de salsepareilles nous en sépare. JC tente un contournement et atteint l’entrée par le haut, ce qui permet de guider le reste de l’équipe et d’ouvrir un accès direct depuis le sentier.
Pendant qu’Albert tente une autre approche le reste de l’équipe s’enfile dans la cavité (on se calme là-aussi…). La cavité ne fait que quelques dizaines de mètres de développement mais on prend notre temps. La petite source intérieure est active, l’eau sourd de la paroi concrétionnée et s’écoule sur les petits gours. Seulement 4 petits rhinos sont comptabilisés et une tarente en brumation est blottie dans une anfractuosité.

Retour sur le sentier, Albert est récupéré et la rando peut continuer. Un dernier rapaillon et voilà le belvédère de Barbaggio où HP nous attend.
La navette est organisée et tout le monde se retrouve devant Suterratta. La végétation reprend ses droits et le site aurait besoin d’un petit nettoyage. Le barbecue est reconstruit et le feu allumé. JY et Michèle partent en explo dans la cavité et ressortent ravis, 3 Euryales sont comptabilisés. Une partie de l’équipe les remplace mais ils n’iront eux aussi que jusqu’au grand puits.

C’est maintenant la 3ème mi-temps, c’est l’heure de ripailler. Les topi aiment la nature et tous les plaisirs alimentaires qu’elle peut offrir. Pas moins de 3 figatelli et autres grillades, divers fromages, panette, panettone, chocolats permettent de quitter bien repus ce haut lieu de la spéléo insulaire.
Chacun rejoint ses pénates, avec une étape au local pour certains.
JCL


Quelques impressions de Sandra dont c’était la première sortie avec les topi en tant que membre :

Petite journée rando avec visite de deux cavités,  le tout en bonne compagnie, sous le soleil avec une vue magnifique, sans oublier le barbeuc, que vouloir de plus. A renouveler.
Merci à tous pour l’intégration👍
Sandra


 

Dimanche 14 décembre 2025 – Canyon Macini

Dimanche 14 décembre 2025
Canyon Macini, San-Gavino-di-Fiumorbo

Participants :
– ITP : Antoine B., Christophe C, Adriana d., Antonio E., Benoît R.
– Corse Canyon : 9 participants

TPEC : 2h30

Réveil tôt au lendemain de l’AG des TOPI, pour un canyon de Noël organisé par Corse Canyon, et pour lequel nous sommes conviés.
C’est ainsi que Benoît et Anto se retrouvent au local à 7H30 pour prendre quelques corde.

Le RDV est donné pour 9h au café à Prunelli avec tout le monde.
Adriana et Antonio partent de leur côté, et Christophe est récupéré sur la route.
Nous avions hâte de fêter un joyeux anniversaire à Pulpi ce jour-là qui, hélas, aura d’autres obligations.
C’est ainsi que nous nous retrouvons à 14 pour ce canyon relativement peu chargé en eau.

Installation et préparation sur le parking, nous commençons la marche d’approche vers 11H sous un magnifique ciel bleu.
La température extérieure est fraiche 7°C.

Nous commençons le canyon vers 12H, emmitouflés de quelques « couches » et le déguisement de Père (Mère) Noël, de circonstance.
Entre le masque du Grinch à Benoît, et la désormais habituelle perruque verte à Anto, ce ne sont pas moins de 14 guys rouges qui dévalent ce canyon.

L’organisation des relais permet de descendre plutôt rapidement le nombre important de bonnets rouges que nous sommes.
Pas trop d’eau, peu de courant et des poses photos, nous bouclons le canyon en environ 2H30.
Bien sur, nous avons gagné du temps en zappant l’entrée dans la grotte de la dernière cascade.

C’est ainsi qu’une fois changés et réchauffés, nous nous retrouvons autour du « Barbecue communal » pour y apprécier un pur moment de convivialité inter-club, hélas perturbé par l’adjointe au maire qui nous reprochera de faire un feu en plein hivers dans « leur vrai BBQ » réservé aux administrés ; qu’importe, les Corse Canyon ont déjà amadoué les chasseurs de Figatelli et autres magrets.

Le nuages ont repris leurs places et la nuit arrive, il est temps de nous séparer.
N’ayant pas utilisé nos cordes ITP, ce sera bien la première fois que nous rentrons avec des cordes sèches….

Lundi 8 décembre 2025 – Mines de fer du Plateau de Lacamp – Talairan (11)

Lundi 8 décembre 2025
Spéléo, sortie CDS 11 entomologique et géologique
Plateau de Lacamp, Talairan (11

Participants:
Spéléo Corbières Minervois / GPS / ITP : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.
Spéléo Club de l’Aude : Alary F.
MJC Narbonne (Section Spéléo): François P.

TPS : trois heures

Poursuite de l’inventaire des lieux pour le Conseil Départemental. François et Alary ont déjà passé deux jours à chasser les bestioles avec une assez bonne récolte, ainsi que Thomas. Il restait quelques zones à prospecter, l’Évent de Saint-Rome, pour la pêche au Niphargus et la grande galerie de F9. Dominique sera de la partie pour mieux comprendre certaines formations géologiques.

Retrouvailles au parking pour 10 heures, équipement et direction Saint-Rome en contrebas. Sympathique cavité pénétrable sur quelques dizaines de mètres. François est devant pour repérer les Niphargus et derrière on scrute les parois. La récolte est assez pauvre, arachnides, isopode, quelques photos – pas évident dans cet espace assez restreint, il faut apprendre à maitriser la macro…

Une grosse heure plus tard, direction le Chalet. Il est presque midi, certains estomacs crient famine. Le temps est superbe, on s’installe au soleil sur les tables remises à neuf. Charcuterie, fromage, cubi de rouge, François est bien équipé dans son fourgon.

13 heures, c’est parti pour F9. Accès facile, à peine 5 mn à pied depuis la piste. L’étroiture d’entrée se passe facilement – à condition d’enlever la banane du matos entomo… – et on file dans la grande galerie, la grande salle d’extraction ayant été visitée et est très pauvre en bestioles. Chacun s’attelle à observer avec minutie les moindres fissures car c’est là qu’en général la vie se cache. Souvent en connexion avec l’extérieur ces fissures amènent les nutriments nécessaires à la survie des troglobies et des troglophiles.

Mais la récolte est pauvre, traditionnelles Meta, un grand rhino endormi, des escargots sûrement issus de l’extérieur et quelques araignées en fond de galerie, probablement une Palliduphantes margaritae. Dominique expertise les bancs rosés de substance molle comme de l’argile contenant de la pyrite. Au fond la galerie est obturée par un bouchon de béton laissant passer un important courant d’air à son sommet légèrement ouvert, l’extérieur ne doit pas être loin.

14 h 30 passées nous voilà dehors. Mission accomplie, de quoi étoffer le rapport du CDS11.

JND