Mercredi 20 août 2025 – Trou des Vents d’Anges – Caunes-Minervois (11)

Mercredi 20 août 2025
Spéléo, visite
Trou des Vents d’Anges — Caunes Minervois (11) —

Participants
ITP :
Albert D.
ITP/Spéléo Corbières Minervois/GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B.
Invités GPS : Cal, Amp

TPST : quatre heures

De retour de l’Abbaye de Sylvanes pour son traditionnel stage de chant, Albert sera notre invité pour quelques jours. La semaine est riche en projets spéléos. À peine arrivé depuis mardi Albert est embarqué pour une grosse sortie au trou des VDA (les Vents d’Anges), un moins 324 m… Jean-Marie a proposé cette sortie car il reçoit deux grosses pointures spéléos, compagnons de ses aventures en Thaïlande ; Cal, anglais, et Amp, thaïlandaise. Connaissant bien Albert – sortie mémorable en 2015 à St Vallier-de-Thiey pour la traversée Moustiques-Nrelhac) il s’est dit qu’avec dix ans de plus il fallait être raisonnable, d’où deux projets : le départ de l’actif à moins 125 et la Salle des Tuniques Bleues pour les costauds à moins 250.

Pour ma part c’est la première sortie spéléo d’« envergure » depuis un an ; la spéléo ici c’est surtout de la désob’. Je connais un peu les VDA pour y être allé avec la CoMed en novembre 2023 mais je me souvenais que la progression était un peu labyrinthique dans la très grande salle, allais-je retrouver le chemin du retour ?

RDV prévu au café à Villeneuve-de-Minervois à 9 heures avec Kinou le président du CDS 11 pour obtenir la clé, car comme beaucoup de grandes cavités, une porte ferme l’entrée des VDA. Départ de Canet, parcours de 45 mn prévu, et au bout de 20 km, regardant le compteur, je m’aperçois qu’on est en avance d’une heure, planté ! Réveillé trop tôt, j’avais programmé le rdv pour 8 heures…

Sur place on en profite avec Albert pour faire le tour du village avec ses ruelles, château et églises médiévales. Puis on retrouve nos amis à l’heure convenue. Kinou me rassure, la cavité est équipée de nombreux catadioptres, tant à l’aller qu’au retour, il ne devrait pas y avoir de difficulté.

Direction la piste forestière qui mène à Castanviels, habillage, il a plu et les frondaisons sont humides et le temps frisquet. La montée dans la forêt nous réchauffe et une vingtaine de minutes plus tard, nous voilà à l’entrée – cela m’a semblé bien plus court qu’en 2023.

Jean-Marie part devant suivi d’Albert qu’il surveillera comme le lait sur le feu, puis les deux amis de JM et je ferme la marche en mémorisant du mieux que possible les changements de direction. Les catadioptres sont bien là, cela devrait aller. Finalement l’aller jusqu’à -125 se passera bien, tranquillou, bien que JM ait eu besoin d’avoir un œil en permanence sur les longes d’Albert. En parlant de longes je ne me souvenais plus du nombre important de vires à passer, la cavité est bien sécurisée.

Nous voilà à -125 en bas du couloir qui mène au P7 de l’actif. JM est déjà en bas et Albert aimerait bien descendre. STOP ! il faut songer à remonter. Déjà le demi-tour est compliqué car notre ami A… s’enquille dans un passage en sifflet entre deux piliers… il a fallu le tirer ! M’étant arrêté à ce niveau en 2023, je me lance dans le P7, belle descente contre paroi et on prend pied dans l’actif. Ambiance aquatique. Cal et Amp suivent dans problèmes. Devant moi le canyon qui mène à la Salle du Sable, je les laisse partir avec un brin de regret, mais Albert ne sortirait jamais seul…

Remontée du P7, un peu pénible car j’ai oublié le pantin°. Retrouvailles d’Albert et on remonte jusqu’en haut du couloir, à l’entrée de la Salle du CPE pour une pause casse-croûte sous les aragonites. Une fois rassasiés, on sortira en deux heures. Jean-Marie, pour être sûr qu’on ne s’égare pas m’avait confié un carnet avec la recommandation de laisser une feuille avec l’heure de passage en certains points clés. Bonne initiative. Finalement hormis quelques hésitations et une remontée du P6 un peu « chaude » pour Albert, le retour s’est passé sans encombre.

14 h 30 on retrouve le soleil qui a pointé son nez et séché le sentier.Une heure plus tard, aux voitures, on entend des voix, nos amis sortent de la cavité. Finalement ils se sont arrêtés à la Salle du Sable à -234 en abandonnant le projet des Tuniques Bleues. Bilan de la sortie et direction Villeneuve pour remettre la clé à Kinou et surtout partager une mousse.

Belle sortie et bravo Albert pour être descendu aussi profond, souhaitons qu’à 79 ans on ait le même parcours.

JND

Vendredi 15 au dimanche 17 août 2025 – Casetta, Ghisoni

Vendredi 15 au dimanche 17 août 2025
Spéléo, désobstruction Ghiso 4 & travaux divers casetta
Ghisoni

Participants
ITP : Antoine B., Arnaud B., Adriana D. C., Antonio E. G., Laureen N., Benoit R., Alexia S. B., Noël R., Franck Z.

« Des zobs, menuiserie, terrassement et …. natation ! »

Sommes nous un club de Spéléologie, ou un entreprise du BTP?

Un beau weekend du 15 août à la Casetta de Ghisonni.

Au programme :

  • Poursuite de la désobstruction d’un cavité (débutée il y a plusieurs années) en amont de celle de Ghisoni et sensée déboucher sur la galerie des Bosons. Elle sera baptisée P’tiscali par les mineurs (Adriana, Franck, Anthonio, Benoit, Arnaud). En effet, le soleil s’y engouffre à la manière de la célèbre cavité sarde un peu avant midi.
    1,50m (NDLR : ???) de gagné dans la cavité, des concrétions et un mince courant d’air. L’avancement est ralenti par une lame rocheuse nécessitant l’utilisation de crayons et des conseils avisés de JCDB. 7 crayons utilisés sans grand succès.
  • Vidage et nettoyage profond de la casetta (Alexia, Adriana, Laureen, Anto, Franck, Anthonio, Nono, Benoit) :
  • Élimination du lierre sur les murs intérieurs par Alexia
  • curage de la terre présente sur le plancher imbibé do pissou do rato
  • Nettoyage et traitement des caisses de munitions décoratives
  • tri des déchets accumulés depuis que la Corse s’est détachée du continent
  • chasse aux dolicopodes
  • panne de gaz, cause : la bouteille est vide, les douches seront froides, mesure corrective : monter deux bouteilles de gaz (et dire à René de ne pas nous les piquer dixit Nono)
  • Mise en place de lambris sur le mur du fond de la casetta, posé à un pelo de culo de laggarto par les menuisiers Adriana, Nono et Anto. Les ouvriers espèrent ainsi limiter les entrées d’air froid en hiver.
  • Terrassement/VRD (tous) :
  • Agrandissement de la terrasse par l’élévation du mur de soutènement au droit du barbecue. Mise à niveau de la surface pour installation ultérieure d’une piscine et d’un terrain de pétanque.
  • création de deux marches d’escalier pour accéder au chemin qui mène à la source depuis la terrasse
  • doublement de la surface de la cuisine en zone barbecue
  • début du terrassement en vue de la création d’une seconde terrasse « supérieure » avec vue mer (derrière les châtaigniers)
  • nivellement général de la terrasse existante
  • Travaux et nettoyages divers
  • Mise en place d’une piscine olympique surveillée par un Maitre Nageur détenteur d’un diplôme d’étude supérieures en buvage de tasse. Peut également servir de frigo, point d’eau, bain bouillonnant (après les saucisses lentilles d’Alexia) ou encore de dispositif anti brûlure pour le maître barbecue!

Au menu : Saucisse lentilles, pâtes au E.Coli refroidies à l’eau de la piscine, burgers et autres gourmandises,

Projets à venir :

  • création d’un deck de 125 mètres carrés en bois de châtaignier et de pins corse
  • Poursuite du terrassement de la terrasse supérieure
  • poursuite de la désobstruction de P’tiscali
  • Réfection de la cheminée

photos à venir

Arnaud

Mercredi 13 août 2025 – Trou sans nom de Pujol (TDB) – Caunes-Minervois (11)

Mercredi 13 août 2025
Spéléo, désob’
TDB (il a maintenant un nom…) et Trauc de la Boneta — Caunes Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS :
Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.
Autonome : Daniel M.

 TPST : huit heures pour mes collègues et zéro pour JN (voir plus loin…)

Retour au trou de Pujol. Jean-Marie lui a enfin trouvé un nom, le Trou de Balle… je n’ai pas encore su l’origine de cette appellation – peut-être une histoire de chasseur ? ? -, je préfère en attendant l’appeler le TDB, plus classe.

Sortie qui sera limitée pour moi à un travail de surface, ayant dû me faire enlever un gros grain de beauté un peu bizarre, avec deux points de suture à la clé (à l’heure de la rédaction le résultat est rassurant, c’est bénin). Le dermato a dit, pas de piscine ni de spéléo pendant 15 jours ! Je me contenterai donc de tirer les gamates.

Et des gamates il y en a eu… RDV sur place à 9 heures, on est en pleine canicule il doit faire déjà plus de 35°. André a pensé à la bâche, heureusement. Mes trois compères mettent en place la chaine pour extraire du front de taille tout ce qui a été abattu la dernière fois et stocké dans des diverticules. De gros mais vraiment gros morceaux sont sortis.

Le trou n’est pas purgé complètement mais on pourra retravailler à deux au fond. Le courant d’air chaud qui descend vers l’inconnu sèche tout, terres et humains. Les gros blocs impossibles à mobiliser ont été bien cassés à la massette et les aspérités gênant le passage des gamates effacées.

Heureusement il est 13 heures, c’est la pause-collation, plutôt frugale vue la température ambiante (vivement les frimas et la saucisse grillée), arrosée quand même de Pietra semi-glacées ou semi-tièdes…

Avant de reprendre les hostilités au fond du trou, Daniel nous guide au fond de la vallée versune cavité découverte en juin 1995 – le Trauc de la Boneta – un moins 25 abandonné faute de suite évidente et de perte de courant d’air. Le trou s’ouvre dans des taillis en bordure du lit, à sec, du ruisseau descendant de Pujol. Heureusement Daniel avait réouvert la sente y menant.

Des chasseurs ou l’ONF ont balancé des troncs de pin pour « sécuriser » l’entrée qui est un P7 bien vertical et pas bien large. Daniel propose une méthode « hard » bruyante et détonante. Jean-Marie est sceptique sur l’emploi de tels moyens en cette période inflammable, aussi près de la surface. Il se sacrifie pour descendre amarré à la vieille corde de désob pour un démontage en douceur qui tout compte fait sera plus facile et rapide que prévu.

Le trou est ouvert, il finit la descente sur la corde, au moins du 12 mm. André me rejoint sécurisé par Jean-Noël. Ils parcourront le trou à l’exception des deux ponts bas. Un attendra un coup de massette (ou deux) l’autre la mise en place d’une corde (étroit et lisse ils ont préféré ne pas descendre).

Aucun courant d’air au fond. Pourtant en surface on bien senti un « ruisseau d’air froid » qui s’échappe de l’entrée… Ça ressemble plus à un piège à froid qu’à autre chose. En tout cas aucun rapport avec le vent qui traverse le TDB vingt mètres plus haut. Maintenant il faut remonter et pour Jean-Marie qui n’avait pas fait d’échelle depuis 30 ans ce fut une horreur rapidement…

Le projet est d’y revenir, il y a quelques jolies photos à faire et peut-être reprendre ou enjoliver la topo.

Retour au TDB où les compères replongent. Le gros courant d’air leur laisse espérer une suite. Soit on ressort le long de la faille un peu plus bas sur le flanc de la colline, soit ça va vers un réseau. Le problème sera de trouver de la place pour stocker… ou de passer.

Ayant eu ma dose de soleil et de gamates, je rentre.

JND/JMB

Samedi 9 aout 2025 – Pose de la plaque souvenir en mémoire de Stéphane Perron, Noceta

Samedi 9 août 2025
Pose de la plaque en la mémoire de Stéphane Perron
Commune de Noceta

Participants
Antoine B., Adriana D. C., Antonio E. G., Noël R., Aléxia S. B.,  Franck Z.

U duvere di a memoria

Il aura fallu huit années pour réaliser et placer cette plaque souvenir en la mémoire de Stéphane Perron. Pour ceux et celles qui ne l’ont pas connu, Stéphane, membre du club et vice-président à l’époque, est décédé accidentellement le 2 avril 2017 en effectuant la descente du Vecchio en hydrospeed.

La pose à proximité du lieu de l’accident impose que la rivière soit à l’étiage. Chaque année cette mission a été repoussée puis est  retombée dans l’oubli. Cette année, une date a été fixée.

Le comité restreint s’est donc donné rendez-vous au PN4 vers 08h30, puis direction Corte. Après la pause café sur Corte, nous reprenons la route en direction de Noceta. Les souvenirs de Noël sont toujours présents et indélébiles, le petit parking sur l’accotement est rapidement trouvé. Nous préparons le matériel, sous un soleil de plomb. L’accès emprunte une sente qui commence dans une exploitation bovine. Au bout de quelques minutes de marche et après quelques hésitations nous coupons à travers le maquis pour redescendre jusqu’à la rivière. Anto et Noël ne sont pas sûrs du lieu de l’accident, car en huit ans la physionomie de la rivière a changé. Mais les gros blocs situés autour ne laisse aucun doute, nous sommes au bon endroit.  Il faut démaquiser un peu, puis Anto et ses assistants se mettent à l’œuvre. A l’issue nous rejoignons Corte vers 15h30 pour grignoter un morceau et boire une mousse.

Merci à ceux et celles qui ont pris un peu de leurs temps pour placer cette plaque.

Franck 

 

 

 

 

Vendredi 8 Août 2025 – Aven de l’Avaloir

Aven de l’Avaloir, commune de Barbaggio

Participants : Antoine B, Antonio E.G.

TPST : 1h30

Sortie estivale en fin de journée a l’Aven de l’Avaloir, un trou duquel on entend parler mais qui
fera une première fois pour les deux participants.

Montée au col de Teghime vers 20h après avoir récupéré les pizzas. Cette fois ci on procède à l’opposé que d’habitude, on fait l’apéro avant la grotte. Le soleil se couche sur Saint Florent et la Lune, presque pleine, se lève sur Bastia. On récupère pour l’apéro Christophe, qui était en mission aux antennes.

A 22h, on lève la grille (pas sans difficulté) et on commence à équiper le trou. Antho équipe le premier puit. On met un kit pour protéger la corde au niveau de la grille et un protège corde sur
un frottement juste après. Antho met en place aussi une déviation. Ce ne serait qu’à la sortie du
trou qu’on s’aperçoit de la présence d’un spit pour équiper un rappel fractionné évitant ainsi un
des frottements.

Arrivé en bas, après une visite au musée ou l’on trouve un pneu et un vieux téléphone entre autres, on aperçoit le fameux boyau de la râpe a bois qui fait bien honneur à sa réputation. Je me lance à le traverser en premier. Les premiers mètres, paraissent larges quand on arrive à la fin du boyau. J’arrive enfin à sortir et me mettre en équilibre plus mal que bien pour équiper le puit de 6 mètres. Antho me fait parvenir le sac de corde avec un nœud de chaise déjà en place et moi j’équipe le rappel, je mets en place le descendeur presque à l’aveugle et j’arrive en bas.

Antho me rejoindra en bas pour continuer la visite, contents d’être sortie de ce couloir étroit mais sachant déjà qu’il faudra le passer a nouveau. A partir d’ici on désescalade quelques mètres pour enfin contempler un magnifique plafond blanc très concrétionné, avec des formes qu’on ne retrouve pas fréquemment. Un connaisseur pourra l’expliquer mieux que moi, Je me limiterais juste à dire que c’est très beau et que ça se mérite.

Pour le retour, Antho se propose gentiment pour déséquiper le puit de 6 mètres à l’entrée du boyau. Je passe donc en premier, j’arrive au bout de l’étroiture et je me retourne pour récupérer la corde envoyée par Antho et l’assurer pendant qu’il déséquipe. On remonte en surface a 23h.

La lune nous éclaira jusqu’à la voiture ou Adriana, qui n’avait pas voulu rater les pizzas, nous attend patiemment.
On finit ainsi cette belle soirée en petit comité. Contents d’être sortie mais encore plus d’y être rentré.

AEG