Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

Samedi 16 décembre 2023 – Gouffre de San Nicolao « U Tribbiolu » – San Nicolao

Samedi 16 décembre 2023
Spéléo, visite
Gouffre de San Nicolao « U Tribbiolu », San-Nicolao

Participants
ITP : Antoine B., Wanda C., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G., Benoit R., Marie Pierre R., Franck Z.

TPST : 2h30
Vidéo

Une première pour certains participants : Tribbiolu et son étroiture de départ et de sortie dont une galerie de passages agrémente la fiche de sortie laissant augurer, au vu des grimaces, quelques difficultés.

La première reste l’heure matinale du rendez-vous : 7h30 au local, on rentre toujours de nuit de cette cavité pourtant relativement proche. Après un briefing à l’Icone café de Moriani, 3 voitures partent pour le hameau. Franck, d’anniversaire, doit pouvoir partir plus tôt.

Seconde difficulté : la marche d’approche. Selon les interlocuteurs, c’est pas long, un peu long, chiant, rempli de végétation. Ce sera finalement 250 m de dénivelé, une petite heure de marche sur un tracé approximatif mais relativement ouvert. On pose les sacs sur un belvédère qui offre une superbe vue sur la plaine.

Le temps de s’équiper, Franck a déjà exploré les lieux, purgé un gros bloc qui coinçait l’entrée, inutile d’en rajouter. Lorsque les derniers arrivent au bord du trou il est déjà parti équiper. Pas de possibilité de relai dans la cavité, c’est tout droit, jusqu’au fond, il faut attendre dehors. J’ai peut-être oublié de préciser qu’un vent glacé souffle du nord-est, partagé entre l’envie de retrouver les atmosphères toujours tempérées des sous-sols et l’appréhension du passage de l’étroiture qui n’offre pas beaucoup d’options, on attend frigorifié face au vent. Eric en profite pour se réchauffer en coupant du bois, faut pas louper l’essentiel, pour d’autre c’est le moment du pipi de la peur.

Benoit passe le premier, quelques rectifications sont nécessaires dans la position de passage et c’est l’entrée dans le vif, peu à peu le groupe s’enfonce pour une succession de relais verticaux sur des amarrages dont certaines s’étonnent qu’ils ne comportent qu’un forage, sans doute la raison pour laquelle Wanda doit réaliser une conversion parce que descendue un peu bas.

C’est toujours la surprise de voir comment une si petite entrée donne sur de tels volumes. Certes cela reste étroit mais les hauteurs sont impressionnantes. Ici et là quelques chiroptères, accrochés qui au plafond, qui sur une fistuleuse, qui sur une corde, décorent les lieux pour le noël des ténèbres. Sur une corde ? Aie, Franck peut-être pas forcement pris de passion pour les mammifères ailés mais conscient de ses responsabilités de cadre préfère éviter le remplacement de la corde du dernier passage, à moins que l’heure avancée n’y soit un peu pour quelque chose. On se contente donc d’avancer le plus loin possible dans la suite du réseau en prenant le temps d’apprécier les coulées de calcite et les concrétions, on regarde aussi ce qu’on aurait pu faire, juste pour avoir le gout du reviens-y.

En attendant la remonté du groupe, Wanda, Antoine, Eric en profitent pour explorer la galerie qui queute juste sous le puits. Remontée ensemble à la file sur les relais, puis c’est le moment de la sortie, bouquet final qui décide si l’on peut continuer sur les grillades ou si l’on passe la veillée de Noël en bas. Cela passe finalement, non pas crème mais sous les lazzis de Franck qui, déjà en haut, profite du spectacle. On retrouve le petit vent du nord. Eric n’attend pas ses petits camarades, auto-investi d’une mission autrement plus sérieuse, préparer de quoi réchauffer les corps et les ventres. A l’arrivée de l’équipe c’est un beau feu qui nous attend, il a eu le temps de prendre, quelques difficultés ont retardé Marie Pierre qui essayait un baudrier de prêt pas forcément très ergonomique.

Pique-nique traditionnel auquel Franck ne participe pas, c’est l’heure pour lui de rentrer, d’autres aventures l’attendent. Malgré le froid, le partage du pique-nique, les grillades, l’alcool et surtout l’impressionnante vue sur l’est de l’ile concluent cette sortie. Reste juste l’épilogue, descente rapide vers le village qui nous fait arriver au crépuscule aux voitures, le temps de se changer et c’est dans le noir que nous redescendons vers le club. Sur le trajet Antonio remarque quand même un certain poids dans les membres, ça fatigue un peu quand même mais belle cavité qui offre des passages quand même relativement techniques.

C’est aussi la conclusion de Wanda autour du dernier verre au local. A quand la suite ?

Eric

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« de 50 »

Dimanche 26 novembre 2023 – Falaise A Tozza – Patrimonio

Dimanche 26 novembre 2023
Spéléo, canyon, entrainement
Falaise A Tozza – Patrimonio

Participants
ITP : Catherine B., Antoine B., Wanda C., Adriana D. C., Antonio E. G., Amal D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Francis M., Laureen N., Franck Z.
Initié : Arnaud ?
La toutounette : Nala

…/…

Les voies classiques ont été équipées (Pieds à terre, Initiation, Oliviers et Tozza) + une nouvelle côté Est, l’Ecolo, uniquement en amarrages naturels sur arbre. Après élagage d’un oléastre, elle permet une descente d’une dizaine de mètres dans le bois.
Un repérage a précédemment été effectué, après une belle bataille contre les salsepareilles, pour la prolonger à mis hauteur par une section en amarrage artificiel sur une belle vire aérienne, puis de nouveau une descente d’une dizaine de mètres.

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« de 9 »

Samedi 18 novembre 2023 – Grotte de Butrone – Sisco

Samedi 18 novembre 2023
Spéléo, première, entomo
Grotte de Butrone, Sisco

Participants
ITP : Catherine B., Amal D., Jean-Claude L. M., Laureen N., Noël R., Alexia S. B.

TPST : 3h30
Photos

Nous nous retrouvons avec Amal et Jean-Claude au local. Après une rapide réparation d’un support de lampe, nous partons, retrouvons à Erbalunga Noël, Alexia et Laureen et filons au départ du sentier menant à la grotte. La troisième fois en une semaine pour Jean-Claude ! On entend les chasseurs, mais il semblerait que la battue soit prévue plus haut donc tout va bien. On grimpe à travers les broussailles, le sentier est propre vu qu’il a été nettoyé très récemment.

Deux objectifs principaux pour cette sortie : le passage du boyau Claire, et une sortie entomologie avec repérage de Troglohyphantes et palpigrades.

La descente commence par le réseau fossile. Jean-Claude et Amal repèrent très vite les petites araignées, pas simples à voir si on ne sait pas ce que l’on cherche !! Amal a un œil de lynx, elle nous montre une bêbête très étrange sur la paroi, comme un ver, de couleur blanc, mais qui devient transparent dès que l’on le touche. Après quelques photos et un super tour dans le réseau fossile, on attaque la voie active.

Le réseau est sec (ce qui est rare d’après ce que l’on m’explique) et on arrive à l’entrée du boyau Claire. Amal s’engouffre, suivi par JC, Laureen et Alexia. Encore trop d’appréhension pour moi, je préfère m’abstenir. Avec Noël, nous contournons le boyau et retrouvons le groupe à la sortie du boyau Claire. Conclusion du passage : seulement 4 femmes et 1 homme ont passé le boyau : Claire, Amal, Alexia, Laureen et JC !

Poursuite du réseau actif et arrivée devant le Kama Sutra. C’est étroit, je ne suis pas trop rassurée, mais ça passe. Après cela se complique, de plus en plus étroit. Amal passe devant et après un bel effort réussit à se faufiler. JC suit ainsi que Laureen et Alexia….moi je fais demi-tour ! En attendant le retour du groupe, Noël me fait découvrir d’autres salles du réseau actif. Après un bon moment, le reste du groupe nous rejoint. Amal a réussi à se faufiler sur plus de 20 mètres après le passage ultra étroit, une première rendue possible par l’absence d’eau. Il faudra y retourner avec de quoi déblayer les cailloux pour faciliter l’avancée.

Il est temps de penser au retour. On passe par la salle de la pluie, où il ne pleut pas !, et on remonte par une chatière. A la sortie, JC a déjà préparé le feu pour le figatellu, c’est vrai qu’à 15h passé il est temps de penser à manger un peu. Une fois restauré, on redescend par le sentier (attention ça glisse !!), retour aux 4×4 et retour sur Bastia vers 17h.

Une très bonne journée, les 2 objectifs initiaux ont été réalisés plus une première pour Amal et plein de découvertes pour moi (il me reste un sacré boulot pour oser m’aventurer dans certains recoins par-contre)

Cathy


Le nombre de chauves-souris a encore augmenté depuis la visite d’avant-hier. C’est cette fois-ci un groupe de 8 petits rhinos qui nous attend après le ressaut. On dénombrera une vingtaine de chauves-souris dans la cavité, à croire qu’elles attendent nos visites pour s’installer.

Un des objectifs était de prendre en photo le palpigrade et des troglohyphantes avec un réflex, pas facile in-situ. Les résultats ne sont pas à la hauteur, mais on progresse ! L’unique palpigrade était toujours accompagné de son camarade collembole dans le dernier gour encore rempli. A noter, un petit coléoptère de 3 mm repéré par Amal à déterminer …
Cette dernière a franchi non sans mal l’ancien verrou terminal après le Kama Sutra, également franchi par JC, Laureen et Alexia après calibrage du passage. Amal s’est avancée sur une vingtaine de mètres encore, une fracture verticale impénétrable termine le boyau. Retour en marche arrière très compliqué, surtout que ça remonte, une bonne vingtaine de minutes avant de retrouver ses camarades ! Une autre première, quelques jurons ont été entendus dans ce boyau, la remontée devait être vraiment difficile !

JCL

Jeudi 16 novembre 2023 – Grotte de Butrone

Jeudi 16 novembre 2023
Spéléo, tournage D’Umani
Grotte de Butrone, Sisco

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
Indépendant : Jean-Yves C.
Equipe de tournage : Célie P (présentatrice), Cyrille C. (réalisateur), Théo (preneur de son), Thibaut (cadreur)
La toutounette : Nala

TPST : 4h30
Photos

C’est le grand jour du tournage complémentaire à l’exercice secours du 17 juin dernier. L’équipe D’Umani est attendue vers 10h30, ils arrivent d’Ajaccio …

Wanda, HP et JC se sont donné rendez-vous au local vers 8h30, histoire de faire un peu de nettoyage, nécessaire avec toutes les feuilles qui se sont invitées à cause du vent, du rangement également, c’est un peu le bazar avec du matos qui traine un peu partout par terre, et sortir les microscopes, histoire de donner un air sérieux et scientifique au bureau. JY arrive peu après.

Il est déjà 11h00 lorsque Célia la présentatrice, accompagnée de Cyrille le réalisateur, Thibaud le cadreur et Théo le preneur de son arrivent.

Les prises de vue s’enchainent rapidement, présentation du local, de l’association, du matos d’abord, puis interview de HP devant son microscope avec Wanda également à l’observation. Quelques bébêtes sont présentées, des épigées fautes d’avoir des hypogées sous la main.

Départ tardifs vers Sisco, on n’aura pas le temps d’un vrai spuntinu.

On prend les mêmes et on recommence, dans la cavité cette fois. Les 4 petits rhinos de mardi sont 5 maintenant, on en dénombrera 7 dans le réseau fossile. Quelques Troglohyphantes cyrnaeus aperçues mais grosses difficultés pour les prises de vue, elles sont farouches avec les estrangers les coquines !

Direction la salle des palpigrades maintenant. Les gours sont vides mais Wanda en repère un, accompagné du traditionnel collembole dans une petite vasque. On espère cette fois-ci de belles prises de vue en macro.

Visite rapide du réseau actif qui est en panne lui aussi. Quelques gouttes dans la salle de la pluie, les lits de rivières sont à sec et donc pas de niphargus. 3 petits rhinos sont accrochés au plafond et 3 autres (?) volent.

Sortie de la cavité au crépuscule, une petite pluie s’est invitée. Descente dans l’obscurité et séparation en bas de la piste, une longue route attend l’équipe de tournage.

JC

Mardi 14 novembre 2023 – Grotte de Butrone

Mardi 14 novembre 2023
Spéléo, reconnaissance et démaquisage
Grotte de Butrone, Sisco

Participants
ITP : Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h15

Le tournage complémentaire à l’exercice Spéléo Secours du 13 juin dernier pour l’émission D’Umani étant prévu jeudi, une reconnaissance était nécessaire pour vérifier si l’info concernant un accès facilité par une nouvelle piste s’avérait correcte.

Bien qu’un peu plus longue celle-ci est en effet mieux roulante que l’ancienne qui s’est beaucoup dégradée ces dernières années.

Le chemin d’accès à la grotte est également débarrassé des ronces qui ont poussé depuis ce printemps.

Visite de la perte, celle-ci ne fuit plus puisqu’il n’y a pas une goute d’eau dans le ruisseau qui l’alimentait habituellement.

Visite également du réseau fossile, 4 petits rhinos observés. Un dans la salle d’entrée, 2 après le ressaut espacés de quelques mètres et 1 dans la grande salle. Compte tenu du fait qu’à Ghisoni ils n’étaient pas encore en hibernation à 900 m d’altitude, ils ne devraient pas l’être ici non plus. Les chirocondriaques devraient être rassurés 😉

JC arrive quand même à récolter involontairement 2 bestioles, une punaise diabolique à l’aller et une tique dermacentor marginatus au retour, après détermination par HP !

JC

Lundi 13 Novembre 2023 – Gouffre d’Altiani – Piedicorte di Gaggio

Lundi 13 Novembre 2023
Spéléo, équipement
Gouffre d’Altiani, Piedicorte di Gaggio

Participants
ITP : Antoine B., Michaël D., Franck Z.

TPST : 4H00

Suite à la sortie du 21 octobre, Anto et Micka avaient laissé la main courante de la danse africaine en place, avec l’obligation de revenir dans le gouffre d’Altiani. Le duo motive Franck pour poursuivre l’équipement de la cavité.

Le réveil est un peu raide pour certains, après un week-end à GHISONI, mais le trio se retrouve à Aléria vers 9h00 pour la pause café.

L’accès à la cavité étant aisé, les topis s’équipent au véhicule. Le matériel est étalé autour de la voiture : un perfo, le rockpitter ressoudé, cordes, kits… Mais grosse déconvenue : où sont les forets de 12 ?????

Par principe de confidentialité, aucun responsable ne sera nommé dans ce compte-rendu. Cette histoire alimentera les soirées autour d’un bon feu à la casetta.

Que faire ? Heureusement la journée est sauvée par Carine D., qui, mandaté  par Micka, ramènera les précieux forets.

Pendant que Micka patiente au véhicule, Anto et Franck partent équiper le gouffre et commencent à réfléchir aux actions à mener. Franck ne connaissant par la grotte, équipe. Dans le premier passage, deux petits rhinos se reposent paisiblement avant le R2.

Les « spits » à ajouter sont repérés et les roches sondés jusqu’à la « danse africaine ». L’équipement resté en place depuis 15 jours a commencé à s’oxyder.

Retournant sur leurs pas, le duo est enfin rejoint par Micka, le travail va pouvoir commencer.

Anto crée un deuxième point au départ de la première main courante. Puis Franck place deux amarrages au-dessus du R4. Anto se lance dans la danse Africaine et plante 5 « spits » suivi par Franck qui place plaquettes et mousquetons. Micka installe un point avant le bloc coincé avec une sangle qui peut servir de pédale pour escalader le bloc.

Pour la petite anecdote, dans la danse Africaine, entre deux utilisations du perfo un bruit d’objet métallique qui rebondit contre la paroi brise le silence. Après un bref temps de réflexion, le trio se regarde et lâche chacun son tour « C’est pas moi !!!! ». Un des forets de Micka est passé par un petit trou dans le mini kit du club et a rejoint le bloqueur de poing perdu il y a déjà quelques années au fond de la fracture.

Franck tente de mettre en place un dernier point pour tendre la MC mais le perfo + la mèche ne passent pas entre les deux parois. Au total 11 spits ont été plantés. La fatigue se fait sentir, il est aux alentours de 16 heures quand le trio décide de sortir. Il fait encore jour, pour le pique nique au-dessus de la grotte et profiter du coucher de soleil. Ils regagnent enfin leurs pénates à la nuit tombante. Plus qu’à modifier la topo …

Franck Z.

Samedi 11 et dimanche 12 novembre 2023 – Initiation, brochage, travaux Ghisoni

Samedi 11 et dimanche 12 novembre 2023
Spéléo, initiation, brochage, travaux
Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants
ITP : Antoine B., Christophe C., Albert D., Dominique D., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Noël R., Alexia S. B., Franck Z.

TPST samedi : 3h30
TPST dimanche : 5h00

Photos

Depuis quelque temps, les RDV sont maintenant bien rodés : Numéro 4, Aléria et départ piste.
Répartition et chargement dans les 4×4, café et pain, derniers achats de dernière minute.

Nous craignions que le mauvais temps de ces derniers jours ait quelque peu dégradé un peu plus la piste et que des arbres soient tombés sur la piste depuis notre dernière visite en juillet 2023. Apparemment l’état de celle-ci est toujours le même. Nous allons voir des 4×4 de chasseurs au niveau du premier col et un chasseur isolé au niveau du plateau de l’ancien bivouac spéléo.

Ensuite viennent s’enchaîner les allers-retours 4×4 Casetta, puis mise en eau par Acqua Publica. Dans un premier temps, nous allons tester l’étanchéité de la cheminée. A ce propos l’allumage du feu n’a pas été très facilité par l’humidité du bois et nous avons triché un petit peu en utilisant des allume-feu.

La météo du samedi est clémente et l’apéro sera pris en terrasse. Quelques bonnes pâtes à la sauce tomate pour prendre des forces, arrosées au jaja traditionnel. Une poubelle « spécial verre » est mise en place.

Fromage, dessert, fruits pour finir nos premières agapes. Nous avions venté aux nouveaux membres du club le confort de la Casetta surtout en insistant que depuis le mois de juillet nous avions de « l’eau chaude ». Mais QUID pour l’allumage du chauffe-eau. Nous essayons en vain plusieurs fois, mais celui-ci refuse de s’allumer. Nous vérifions le mode d’emploi pour être sûr du coup. Mais après réflexion, il semblerait que les piles soient HS. Ça commence mal, du coup nous appelons Noël et Alexia qui doivent nous rejoindre dans l’après-midi pour leur demander de prendre des piles « AA ».

Avant le repas, JCL et Christophe reconvertis en techniciens en solaire terminent le remplacement des anciens panneaux solaires par des modèles plus performants.

L’après-midi est bien avancé quand une équipe composée de : JC, Anto, Eric, Franck, Christophe, Laureen, Antonio, Adriana, prennent le chemin du trou. Le but étant dans un premier temps de montrer l’entrée de l’ogre de Ghisoni aux nouveaux membres du club de façon à savoir ce qui les attend le lendemain. Puis équiper le puits jusqu’au dernier puits du circuit classique.

Pendant ce temps Albert va nettoyer les branches se trouvant sur le chemin du captage, et Dumè va rentrer du bois auprès de la cheminée.

Il fait déjà nuit quand arrivent Nono et Alexia. Ils ont porté les nouvelles piles AA pour le chauffe-eau, mais ce ne sont pas les bonnes : en fait il y a eu confusion et le bon modèle était LR 20.

Tant pis on sera obligé de se passer de l’eau chaude. On fera l’impasse pour prendre une douche. Par contre pour la vaisselle on reprendra les habitudes à « l’antigua » en chauffant de l’eau dans la marmite.

Lorsque l’équipe revient du trou on relance l’apéro du soir et on met à réchauffer la « petite » gamelle de lentilles saucisses concoctées par Franck (quelqu’un lui a dit de faire 2 kg de lentilles pour 12 personnes). Ça sent bon dans notre petite chaumière. Comme d’habitude on ne va pas mourir de faim ni de …. soif !!!! Et pour digérer ce frugal dîner on va goûter à quelques produits locaux et extra locaux : châtaignes grillées accompagnées de chartreuse, myrte, limoncello et aquavita. Puis petit à petit on ressent que le marchand de sable s’approche de nous. C’est l’heure de se coucher : vu le nombre de participants il va y avoir plusieurs options : Franck et Albert regagnent leur tentes respectives. 9 topi sur la mezzanine. Et Dumè qui, attaqué par un gros rhube, va dormir en bas sur le lit de camp pour essayer de ne pas trop contaminer ses voisins. Il va également se prendre pour une vestale* et au fur et mesure de la nuit, il va alimenter l’âtre en bûches. La nuit est assez calme (avec cependant quelques inévitables bruits suspects). Sur le coup de 4 h du mat on entend « toc toc toc » sur la toiture de la Casetta. En fait la pluie s’est invitée pour nous tenir compagnie.

Vers 7 h / 7 h 30 la bonne odeur du café est la bienvenue pour le réveil de la troupe. Il est environ 8 h 30 lorsque « Bon maintenant il faut y aller » lance JC. Il est vrai que le crachin du matin n’est pas des plus encourageant pour aller faire le trou. Mais l’optimisme gagne sur le pessimisme et voici que l’équipe du trou quitte le havre de paix. A signaler que vers 9 h 30 la pluie a fait place au beau temps et à des bourrasques de vent

Deux équipes dans le trou, Anto et Franck encadreront les 4 nouveaux membres de l’association jusqu’au Musée, à la moitié du trou. Les nouveaux se débrouillent déjà comme des anciens et font un rapide aller-retour ! Pendant ce temps, JC et Eric se chargeront de terminer le brochage du circuit classique. Une broche de fractionnement en plafond avant le P16, plus deux en tête de puits. Descente au fond du trou qu’Éric n’avait jamais visité.

Repérage effectué lors la remontée pour l’installation du futur limnigraphe. Une lunule dans une draperie à environ 5 mètres de la tête de puits fera l’affaire pour accrocher la corde, elle sera lestée par un gros caillou qu’on pourra récupérer en bas du P51.
Coup de main d’Anto qui vient récupérer les deux kits de brochage, Eric et JC se chargent de déséquiper le trou.

Du côté de la Casetta, Noël, Alexia, Albert et Dumè vont finir le rangement de la mezzanine et poursuivre la mise en place du plafond de propreté au-dessus de la cuisine pour éviter la chute de poussière sur le coin cuisine et au-dessus de la table. Après quelques coups de scie, de marteau et de noms d’oiseaux le rustique travail est terminé.

L’après-midi est bien entamée et l’équipe du trou n’est toujours pas de retour. Nous continuons le rangement et commençons les rotations vers les véhicules. Il est quasiment 16 h 00 lorsque les explorateurs reviennent à la Casetta. Après l’effort, il leur faut du réconfort, donc : apéro, grillades, lentilles saucisses et pour finir un petit rustique à la braise, tout cela accompagné de jus de raisin et de houblon.

Il ne faut pas trop traîner si on veut faire la piste de jour. Malgré tout nous quittons le parking vers 17 h 15 et ferons la dernière partie de la piste en mode éclairage nuit. Nous retrouvons le goudron, vidons les poubelles et nous donnons rendez-vous au local pour y déposer le matériel vers 20 h 00.

*Les vestales (virgines Vestales) sont les prêtresses de Vesta, la déesse du feu et du foyer à Rome. Cette divinité est représentée par le feu qui brûle de manière permanente dans son sanctuaire du Forum (Aedes Vestae). Ce feu est entretenu et surveillé par les vestales qui se relaient jour et nuit pour mener à bien cette mission.

Dumè, JC

Dimanche 29 octobre 2023 – Initiation spéléo – Oletta

Dimanche 29 octobre 2023
Initiation spéléo, première
Cast 1 et Cast Vin, Oletta

Participants
ITP : Antoine B., Wanda C., Albert D., Michaël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Jean-Philippe S., Franck Z.
ITP initiés : Adriana D. C., Antonio E. G.
Futurs ITP initiés : Christophe C., Laureen N.
Initiés : Angèle G., Chiara G., Stéphane G., Vanessa G., Louis-Mathis S.
La toutounette : Nala

TPST : 2h00

C’est parti pour cette journée d’initiation spéléo complémentaire à la JNS d’automne, une JRS en quelque sorte, Journée Régionale de Spéléologie.

C’est finalement l’option porche d’entrée de Cast 3 qui est choisie pour donner les rudiments sur l’évolution sur cordes aux initiés. C’est quand même bien mieux que le pylône. Plus réaliste, moins compliqué justement pour des initiés et surtout pas interdit. On aurait l’air fin si le gestionnaire du réseau nous voyait pendus sur un pylône haute tension 😯 .

Pendant que le matériel individuel est expliqué aux initiés, Laureen, Micca et JC partent équiper le porche d’entrée susdit.

  • 1ère voie : descente pieds à terre, déviation puis ressaut vers la salle
  • 2ème voie : main courante, tête de puits, fractio et petite verticale aboutissant dans la salle.

Les initiés testent maintenant chaque voie à la descente et à la montée, les testeurs sont validés.

Les initiateurs et leurs aides initient maintenant les initiés dans Cast 1, J-Phi reste en surface pour les réceptionner à la sortie artificielle, l’encadrement est donc suffisant. Je me propose une petite séance de prospection, j’accepte bien volontiers. Faut bien de temps en temps essayer de faire évoluer notre inventaire des cavités, c’est un des fondamentaux de la spéléo. Le secteur de Cast 4 n’ayant pas été beaucoup prospecté je m’y dirige nonchalamment en zigzagant de clairière en clairière.

Tient, un trou 😯 
Bigre, déjà !

Une ouverture d’environ 1 m par 0,5 m me susurre « Prend-moi, prend-moi ! ».
« Calmos » répondis-je, « suis pas un homme facile ma cocotte ! »
« Prend-moi, prend-moi »
« Bon ok, mais prend d’abord ce parpaing »
« Tac, paf, bang ! »
Un second caillou le suit
« Tac, bam, paf, bang ! »
« Sept ou huit mètres à vue d’oreilles, allez, tu mérites une petite explo pour voir ce que tu as dans les entrailles » 😀

Retour au pylône pour récupérer baudard, casque, cordes, mouskifs et sangles. J-Phi est intrigué et me suis par sécurité.

Amarrages brindilles sur 2 branches d’olivier, kit en position protège-corde et me voilà dans l’ouverture en mode désescalade, assuré par la poignée. Un premier palier à -3 m, 2 blocs coincés entre parois. Le plus petit, quelques dizaine de kilos quand même, bouge un peu trop facilement, il est basculé et se cale un peu plus bas. Le second devrait tenir, il est juste purgé des cailloux posés dessus. La descente continue encore sur 3 m et aboutit au milieu d’une galerie. Celle-ci continue côté NE en plan incliné sur environ 3 m pour se terminer en trémie. De l’autre côté, passage sous les blocs coincés et fin sur une trémie remontante.

Galerie de 50 à 80 cm de large, très sèche, aucune bestiole à première vue et peu de potentiel de continuation réaliste, malgré la présence dans le même axe de Cast 4 à une trentaine de mètres.

Cette première sera modestement arrosée durant le pique-nique, faut pas exagérer quand même, bien qu’on passe à la dizaine supérieure, c’est la vingtième cavité du secteur !

JCL


Pendant que JCL part en prospection, nos initiés du jour se regroupent à l’entrée de la cavité. L’ordre de passage est défini et l’ensemble des cadres se répartissent sur le parcours traditionnel d’initiation.

Nous en profitions pour mettre à contribution nos futures recrues Christophe et Laureen. Jean-Phi et HP assurent en surface. Les ados sont motivés et l’appréhension se dissipe en bas du P7.

Lorsque l’ensemble des initiés se retrouvent dans la salle de la Chèvre, Anto et Laureen en profitent pour effectuer la vire. La traversée se déroule dans la bonne humeur et la curiosité. La remontée cette fois-ci ne posera aucun problème pour l’ensemble des « apprentis spéléos ».

A la sortie le feu est déjà allumé, Franck et Micca passent d’encadrants à cuistots. Tous se rassemblent autour des tables et nous en profitons pour prendre le temps de partager et discuter.

Ce format de JNS est sympa !!!

Franck

Samedi 21 octobre 2023 – Gouffre d’Altiani

Samedi 21 octobre 2023
Spéléo, rééquipement, visite
Gouffre d’Altiani, Piedicorte di Gaggio

Participants
ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Yves C., Benoit R.
Toutounette : Nala

Après une hésitation sur la date pour cause de météo, il a été décidé de faire le gouffre d’Altiani dont le dernier compte rendu remonte à octobre 2019 rien que ça !!

Nous nous rejoignons Antoine, Henri-Pierre, Wanda, Albert et moi-même au local à 8h pour un départ aux alentours de 8h30 vers Aléria où nous devons récupérer Micca au passage. Quant à Michèle et Jean-Yves, ils sont déjà sur place au village de Altiani en attendant l’appel d’Antoine pour nous rejoindre à l’entrée la cavité qui n’est pas très loin du village.

Petite pause café à Aléria, Micca nous rejoint et nous partons vers Altiani, où nous arrivons vers 10h de mémoire, s’en suit d’une petite marche d’approche et nous voyons au loin Michèle et Jean-Yves aux abords d’une des entrées de la cavité. Le reste du groupe se dirigeant vers l’entrée principale.

Cette sortie a pour but de rééquiper la cavité dont notamment la section où se trouve le passage « la danse africaine », visiter un peu cette cavité mais surtout tenter de retrouver une poignée jumard perdue par Eric dont j’annonce de suite, ce fût un échec ????.

La cavité a la particularité d’être une faille rocheuse, les passages sont étroits, casque et genouillères sont vraiment les bienvenus. Micca rentre en premier, ensuite moi suivi d’Antoine pour équiper et revoir les spits. Un premier amarrage est refait par Antoine et une déviation a également (en amarrage foré) été installée dans la souffrance (mèche de la perforeuse peu performante et le rockpetter qui casse) par Micca et Antoine.

Entre temps, Henri-Pierre et Wanda faisaient des allers-retours en attendant de pouvoir aller plus loin, qui au final décideront de visiter l’autre côté de la cavité où Jean-Yves et Michèle y sont et qui à priori rejoint la cavité principale, car Jean-Yves nous y rejoindra plus tard. Une mise à jour de la topo sera faite.

De nouveau un autre passage bien étroit menant vers la « Danse Africaine » à franchir pour ensuite se diriger vers cette fameuse section qui se distingue par une énorme faille rocheuse étroite en largeur et haute en longueur (d’une quinzaine de mètre sur tout le long de la faille). La progression se fait en opposition vers le milieu de la faille, Antoine part en tête pour équiper en espérant trouver facilement les spits (ce qui ne fut pas le cas), il en trouve quelques-uns mais ils ne sont pas en bon état, la main courante est installée mais dans cette configuration il ne s’agit pas de se mettre en poids et donc de progresser en opposition (je ne savais pas qu’une danse africaine s’exécutait de la sorte ????).

Jean-Yves nous rejoint et c’est avec lui que Micca et Antoine poursuivront la traversée de cette faille, me concernant j’ai fait demi-tour, ne me sentant pas à l’aise de progresser sans me mettre en poids sur la main courante. Albert fera de même quelques minutes plus tard.

Le retour fût pénible a un point où je comprends Nono de vouloir tout faire péter (pour reprendre son expression favorite) quand c’est trop étroit. On comprend que par moment dans les passages un peu étroits le matériel est pénalisant et qu’il faut faire un peu appel à des compétences de contorsionniste.

Une fois sorti, Albert me retrouve à la sortie une demi-heure après et de nouveau une demi-heure plus tard, Micca, Antoine et Jean-Yves pour ensuite aller manger notre pique-nique un peu plus haut avec Henri-Pierre, Wanda et Michèle.

Nous quittons la zone vers les 17h, une autre sortie est prévue très prochainement avec Franck, Micca, Antoine et peut-être Jean-Claude ? pour finaliser l’équipement et si possible finir la topo ?

Benoit. R.

 

Dimanche 15 octobre 2023 – Suterratta, Ducati

Dimanche 15 octobre 2023
Spéléo, entomo
Suterratta, Ducati – Barbaggio

Participants
ITP : Henri-Pierre F., Franck Z.

TPST : 1h30

Vu le temps clément du week-end, je propose la veille, tardivement, cette micro sortie. Le rendez-vous est fixé à 8h30, peu d’intéressés, je me retrouve seul. Peu importe, je me dirige vers la D38. Je me change rapidement au parking, car le ciel est bien dégagé mais le fond de l’air est frais.

Le maquis a repris ses droits et je peine à trouver mon chemin malgré la trace GPS, bref je jardine mais je retrouve enfin l’entrée de la grotte. La salle de l’entrée est toujours sèche et je m’enfonce dans la galerie. Au passage du faisceau de ma lampe, je suis « attaqué » par de nombreux dolichopodes, je lâche quelques jurons… Dans la salle d’attente, deux chiroptères me survolent, à priori ma présence les dérange, je leur explique que je ne fais juste que passer. Trop grands pour être des petits rhinos ceux-ci pourraient être des grands, l’envergure des ailes est de 25 cm environ et leur pelage est grisâtre. L’un des deux viendra même au contact.

En regardant derrière moi, j’aperçois un faisceau lumineux. Je suis rejoint par Henri-Pierre. Je poursuis ma progression et descends dans le puits étroit par la via ferrata, les parois sont humides. HP restera dans la partie horizontale à la recherche de bestioles.

A mi-distance, je décide de remonter vu le ratio entre la dépense physique et l’intérêt d’être au fond, peu favorable. SI j’avais relu le compte rendu précédent, je serai aller au fond pour vérifier les résultats des précédents tirs de désobstructions, dommage!!!!

Je retrouve HP, nous trouvons quelques cloportes, diptères et autres métas.

Nous décidons de poursuivre notre matinée jusqu’à la grotte DUCATI, direction sud-ouest. Nous nous repérons à travers le maquis et retrouvons l’entrée de cette dernière. Cette fois-ci la résurgence ne coule pas. Outre les cloportes et diploures habituels, Henri-Pierre trouve un myriapode sous les pierres. La visite est rapide et nous remontons vers Suterratta.

Henri-Pierre, insatiable, se remet à la recherche d’animaux et autres insectes dans la salle d’entrée. Vers 11h00 je le laisse et remonte au véhicule pour rejoindre mes pénates. Petite matinée tranquille !

Franck Z