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Samedi 21 Mars 2026 – Faille de Lainosa – Olcani

Samedi 21 mars 2026
Spéléo, topographie, rééquipement, chiro
Faille de Lainosa, Olcani

Participants
ITP : Sandra A., Cathy B., Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Michèle C., Adriana D. C., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Vanessa et Louis-Mathis S., Franck Z.,

TPST : 4h30
Température et humidité : 12° et 77% en bas du P10
Chiro : 3 petits rhinos

Nouvelle profondeur : 99 mètres

Cela fait un moment que j’avais en tête de refaire cette faille, pas forcément pour le côté grotte, s’agissant d’une longue faille, la partie souterraine étant peu développée, mais plus pour le côté de se faire un P40 et faire mumuse sur corde. Je propose donc en réunion de CA de la mettre en sortie à prévoir. D’ailleurs, en plus de faire mumuse sur corde on profitera de cette sortie pour continuer la topo au niveau du P10 qui n’a toujours été pas faite.

La dernière sortie date de novembre 2022, ça date. En relisant le dernier CR, il est mentionné que de l’équipement était à revoir/faire, Jeudi soir je prépare l’équipement et le perfo avec quelques spits, nous prévoyons, de faire un fractionnement sur le P40 (au niveau de la seconde dev — idée finalement rejetée –), rééquiper le réseau de gauche où il y a un P10 et le réseau de droite car tout sur AN).

13 personnes se sont retrouvés samedi matin au local à 8h pour le traditionnel café, puis vient la répartition des personnes entre les différents 4×4, puis départ vers Olcani pour environ 45 min de route.

Nous débutons la piste 4×4 de Olcani, piste qui traverse le cap d’Est en Ouest, reliant Olcani à Sisco, après 30 min de ballotage et stop à l’une des nombreuses épingles, on se change et nous nous apprêtons à se faire lacérer par les ronces et autres végétations. Depuis l’incendie, la végétation a bien repris ses droits, mais globalement nous avons bien progressé aidé par JC et sa trace qu’il a conservée dans son téléphone, nous avons mis environ 45 min pour accéder à l’entrée de la faille.

On s’équipe, puis je pars à l’assaut de l’équipement avec Antoine, avec un petit débat sur le raboutage de corde au niveau de la tête de puits. Dans le même temps et pendant l’attente, JC montre le plantage de spit en profitant donc de refaire le départ de la MC et faire plus loin un nouvel AF pour un peu mieux avoir moins de débattement de la MC et d’élasticité.

Je commence à équiper la tête de puits, j’entame la descente, installe la plaquette pour la première dev et puis je poursuis à la recherche de ce fameux autre spit pour la seconde dev, chose qu’on avait pas retrouvée en 2022. C’est sans compter sur les indications de JC qui me dit plus haut « Non descend encore !! » et de mémoire je me rappelle d’une photo où le spit de la dev était sur une roche humide, mes recherches se sont donc concentrées sur cet indice, bingo je trouve le spit de la seconde dev, que je mets en place.

Antoine descend et nous continuons pour équiper le P10, les spits sont un peu plus en mauvais états, j’en trouve un, Antoine installera la tête de départ de la MC en mode cordiste je dirais, un nœud de huit d’un côté, puis avec un nœud papillon d’un autre. On a préféré garder des spits pour des sections plus intéressantes, je pense qu’on doit revoir cette MC pour éviter un frottement avec un bloc rocheux plus bas avant le départ du P10.

Antoine me laisse équiper la suite, mais horreur !! les spits sont pourris, sauf un qu’on essaye de décrasser comme on peut. Mais JC arrive avec le dégorgeoir, il décrasse le spit et descendra en mono-point avec Christophe pour aller topographier le P10 et la suite du réseau. Pendant ce temps Antoine fera de l’équipement en rajoutant un spit (pour une tête de puits en deux points) que je lui laisse faire car le temps presse, il fait nuit assez vite encore en Mars et surtout avec le P40 à remonter avec 12 personnes…

Une dev est spittée et mise en place, tout est bon, on poursuit la progression et on rejoint JC et Christophe dans des salles « tectoniques » constituées de blocs rocheux qui demandent qu’à tomber, ici plus besoin de corde, il s’agira juste de se faufiler. De peu Vanessa se retrouve avec un gros bloc sur les pieds suite à son basculement.

Pendant la topo, des thèmes comme gauche/droite/haut/bas/bissectrice me feront perdre un peu la tête, je laisserai le principal intéressé développer la partie topo 😉

Une fois toute la partie topo faite, on remonte, étant donné que le P40 peut être long à remonter pour bon nombre d’entre nous. On a eu l’idée de déséquiper le P10 pour aller équiper le réseau droit, me concernant, je pars remonter le P40 pour aller manger et surtout me changer.

Les derniers remonteront la faille vers 16h, ils mangent rapidement puis nous entamons la redescente avant qu’il ne fasse nuit et qu’on se fasse surprendre comme lors de la dernière sortie où certains se sont perdus dans le maquis de nuit.

Nous nous changeons, on remonte dans nos 4×4. Mais avant, quid de : nous repartons vers Nonza, où continuons nous sur la piste pour redescendre à Sisco ? Je chauffe un peu tout le monde pour prendre la seconde option, et puis tant qu’à faire faisons un peu d’aventure !! Direction le col Saint-Jean, MAIS, horreur et abomination, la piste à 600 mètres du col est complètement éventrée avec de grosses saignées rendant le progression impossible, et puis il fait nuit !! Nous prendrons la décision de faire demi-tour, pas le temps de chercher par où continuer !! Bravo Benoit, d’autres idées de ce genre ? 😁😁

En bref :

Note topo d'équipement mise à jour:
Départ en MC : C28 = 2S > 2S > 1AF > 1AF > P40
P40 : C50 = 2S (tête de puits), ⇓3m 1S (Dev), ⇓25m 1S (Dev)
Réseau gauche P10 : C25 = MC 1AN+1S > 2S (tête de puits) > ⇓5m 1S (Dev)
Réseau droit P8 : C15 = 2S (tête de puits) > ⇓3m 1S (Dev)

Benoit R.


Un des objectifs de la sortie était de réaliser les relevés topographiques de la portion de cavité qui suit le P10 de la branche de gauche.

Un binôme se constitue, Christophe au lasermètre, JC au compas, au clinomètre et au carnet.

Pour rappel, topographier une cavité c’est en faire une représentation graphique dans un souci documentaire. C’est le « trésor » des spéléos, c’est une des raisons d’être de l’activité, explorer le milieu souterrain, étudier le milieu souterrain, et donc le documenter et en partager la connaissance.

Les mesures sont à prendre de point en point. Chaque point est matérialisé sous la forme d’un quadrilatère en prenant les distances gauche, droite, haut et bas. Idem au prochain point dont on relève la distance, l’orientation et la pente par rapport au précédent, on forme ainsi un volume. L’adjonction de tous les volumes successifs donne au final une représentation tridimensionnelle de la cavité.

Des logiciels aident maintenant à la réalisation des topos et épargnent les topographes des fastidieux calculs trigonométriques d’antan.

Un des plus simple et répandu est Visual Topo. D’autres plus ou moins complexes sont également disponibles, TopoDroïd, Auriga, GHTopo, Cyber Topo, Thérion etc.

Documentations :

Une vingtaine de mesures plus tard c’est dans la poche. Cette partie de la cavité est particulièrement instable, Vanessa fait basculer un bloc qui a failli lui écraser une jambe, idem pour Christophe qui se retrouve avec un pied coincé par un bloc au fond de l’étroiture verticale terminale. Heureusement plus de peur que de mal, mais la vigilance est de mise dans ces cavités non karstiques où les blocs rocheux ne sont pas collés par la calcite.

La petite recherche de la faune locale en bas du P10 n’a pas été fructueuse, quelques collemboles et un ver non déterminé. L’utilisation d’une lampe UV n’apporte rien au niveau des bestioles, par contre elle révèle bien la flore et en particulier des lichens en paroi en bas de ce P10.

Bonne surprise une fois les reports effectués, la profondeur atteint les 94 mètres, et frôle même les 100 mètres si on ajoute l’estimation de 5 mètres du réseau supérieur après mise à contribution de JN. Ce réseau supérieur n’a pas encore été topographié, de quoi motiver un retour sur site …

JCL


2026-03-21-Faille-de-Lainosa-LMJC-01
« de 30 »

 

Samedi 21 octobre 2023 – Gouffre d’Altiani

Samedi 21 octobre 2023
Spéléo, rééquipement, visite
Gouffre d’Altiani, Piedicorte di Gaggio

Participants
ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Michaël D., Henri-Pierre F., Jean-Yves C., Benoit R.
Toutounette : Nala

Après une hésitation sur la date pour cause de météo, il a été décidé de faire le gouffre d’Altiani dont le dernier compte rendu remonte à octobre 2019 rien que ça !!

Nous nous rejoignons Antoine, Henri-Pierre, Wanda, Albert et moi-même au local à 8h pour un départ aux alentours de 8h30 vers Aléria où nous devons récupérer Micca au passage. Quant à Michèle et Jean-Yves, ils sont déjà sur place au village de Altiani en attendant l’appel d’Antoine pour nous rejoindre à l’entrée la cavité qui n’est pas très loin du village.

Petite pause café à Aléria, Micca nous rejoint et nous partons vers Altiani, où nous arrivons vers 10h de mémoire, s’en suit d’une petite marche d’approche et nous voyons au loin Michèle et Jean-Yves aux abords d’une des entrées de la cavité. Le reste du groupe se dirigeant vers l’entrée principale.

Cette sortie a pour but de rééquiper la cavité dont notamment la section où se trouve le passage « la danse africaine », visiter un peu cette cavité mais surtout tenter de retrouver une poignée jumard perdue par Eric dont j’annonce de suite, ce fût un échec ????.

La cavité a la particularité d’être une faille rocheuse, les passages sont étroits, casque et genouillères sont vraiment les bienvenus. Micca rentre en premier, ensuite moi suivi d’Antoine pour équiper et revoir les spits. Un premier amarrage est refait par Antoine et une déviation a également (en amarrage foré) été installée dans la souffrance (mèche de la perforeuse peu performante et le rockpetter qui casse) par Micca et Antoine.

Entre temps, Henri-Pierre et Wanda faisaient des allers-retours en attendant de pouvoir aller plus loin, qui au final décideront de visiter l’autre côté de la cavité où Jean-Yves et Michèle y sont et qui à priori rejoint la cavité principale, car Jean-Yves nous y rejoindra plus tard. Une mise à jour de la topo sera faite.

De nouveau un autre passage bien étroit menant vers la « Danse Africaine » à franchir pour ensuite se diriger vers cette fameuse section qui se distingue par une énorme faille rocheuse étroite en largeur et haute en longueur (d’une quinzaine de mètre sur tout le long de la faille). La progression se fait en opposition vers le milieu de la faille, Antoine part en tête pour équiper en espérant trouver facilement les spits (ce qui ne fut pas le cas), il en trouve quelques-uns mais ils ne sont pas en bon état, la main courante est installée mais dans cette configuration il ne s’agit pas de se mettre en poids et donc de progresser en opposition (je ne savais pas qu’une danse africaine s’exécutait de la sorte ????).

Jean-Yves nous rejoint et c’est avec lui que Micca et Antoine poursuivront la traversée de cette faille, me concernant j’ai fait demi-tour, ne me sentant pas à l’aise de progresser sans me mettre en poids sur la main courante. Albert fera de même quelques minutes plus tard.

Le retour fût pénible a un point où je comprends Nono de vouloir tout faire péter (pour reprendre son expression favorite) quand c’est trop étroit. On comprend que par moment dans les passages un peu étroits le matériel est pénalisant et qu’il faut faire un peu appel à des compétences de contorsionniste.

Une fois sorti, Albert me retrouve à la sortie une demi-heure après et de nouveau une demi-heure plus tard, Micca, Antoine et Jean-Yves pour ensuite aller manger notre pique-nique un peu plus haut avec Henri-Pierre, Wanda et Michèle.

Nous quittons la zone vers les 17h, une autre sortie est prévue très prochainement avec Franck, Micca, Antoine et peut-être Jean-Claude ? pour finaliser l’équipement et si possible finir la topo ?

Benoit. R.

 

Dimanche 11 juin 2023 – Entrainement falaise A Tozza, Patrimonio

Dimanche 11 juin 2023
Spéléo, entrainement
Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Amal D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Rémi R., Yorick S., Franck Z.
Les toutounettes : Naïca et Nala

Photos

Il était prévu le gouffre de San Nicolao, mais le niveau d’eau du Buccatoggio aurait pu poser problème pour le traverser, une journée falaise est alors décidée avant les fortes chaleurs estivales qui peinent à s’installer.

On a tellement perdu l’habitude de faire de la falaise qu’on a oublié de prendre les sangles. L’adaptation étant une des nécessaires qualités du spéléo, on se débrouille en piochant dans le matériel perso. Qui une cordelette, qui une sangle,qui des bouts de Dyneema, finalement est-il utile d’apporter des sangles 🙂

Benoit se lance dans l’équipement de la voie Pieds à terre sous le contrôle d’Henri-Pierre, Franck se charge de la voie des Oliviers, Eric de celle du Dièdre 2 et JC du Dièdre 1. Le projet pour ce dernier : refaire le scellement de la déviation « Tozza ». En effet, celle-ci avait avait été réalisée au ciment prompt et celui-ci s’est peu à peu effrité. Une bonne heure plus tard c’est re-scellé avec une réside bi-composent, après un bon curetage du trou au burin.

Un autre thème du jour, le passage de nœud et la conversion. Franchi et réalisé avec plus ou moins de facilité.

Pique-nique traditionnel avec grillades à l’ombre de l’olivier et sous une petite brise rafraichissante.

Reprise des activités, arrivée tardive de Yorick qui a tout juste de temps de faire une descente et une montée avec un déséquipement ultra rapide de la voie des Oliviers, normal quand on laisse les plaquettes en place 😕 Franck est obligé de tout remettre en place et de déséquiper complètement.

Retour au local et rangement du matos.

JCL

Samedi 22 au dimanche 23 octobre 2022 – Buga di a Cutina, Ghiso 4 – Ghisoni

Spéléo, rééquipement et désobstruction

Buga di a Cutina, Ghiso 4 – Ghisoni

Participants

  • ITP : Antoine B. (1), Albert D. (2), Dominique D. (1), Jean-Noël D. (2), Éric G. (1), Jean-Claude L. (1)

(1) : samedi, dimanche

(2) : dimanche

TPST : 6h00

Photos

Troisième séjour de l’année à Ghisoni, ce sera déjà un bon millésime, avec une éventuelle quatrième montée envisagée. Peu de volontaires malgré l’alléchante perspective d’une cueillette de châtaignes, voire de champignons.

Départ à 7h30 du rond-point N°4, arrêt café au petit bar qui fait angle avec la RN200 à Aléria, visite du magasin de bricolage à côté. On espérait y trouver un T pour raccorder le réchaud et le tripatte, mais ça ne se fait plus, c’est interdit …

Nous voilà maintenant sur la piste, tiens un premier sanguin ! Un tu l’as vaut mieux que deux tu l’auras, partant de cet adage on le ramasse. D’ailleurs, Anto fait une partie de la montée à pieds avec déjà une belle cueillette en arrivant en haut, d’autant plus que 4 beaux rosés des prés nous attendent à côté des premières bergeries. D’autres giroles seront également cueillies aux alentours de la casetta.

Traditionnels va-et-vient entre les véhicules et la casetta, remise en service de l’alimentation en eau, la batterie de l’installation électrique est opérationnelle, nous voilà prêts pour le premier repas avec les premières grillades.

Après s’être rassasiés, Dumè continue l’étanchéification du conduit de la cheminée, Anto, Éric et JC partons pour le trou avec pour principal objectif de changer la corde en fixe du puits des Bosons. La corde neuve est enkitée de façon à pouvoir servir d’un bout à équiper une partie de la descente, l’autre bout de la corde étant accessible pour pouvoir la tirer jusqu’en haut des Bosons depuis le fond du puits d’entrée. La corde sera ainsi coupée à la bonne longueur, sans générer de chute.

C’est Anto qui se charge du rééquipement et nous nous retrouvons ensuite dans l’Alcôve suspendue. JC y retrouve sa clé perdue lors de la précédente visite, elle était à moitié engluée dans la boue du mini lac des Bosons. Anto et Éric tentent l’escalade au-dessus de l’alcôve mais blocage au même point.

Du rabe de corde est laissée au niveau de la main courante intermédiaire afin d’ajouter un fractio face à l’alcôve et supprimer ainsi la gestion délicate d’un frottement et aussi scinder le puits en 2 sections. Ceci pourra faire l’objet d’un prochain perfectionnement à l’équipement.

La corde est coupée en bas du puits, un chalumeau a été descendu pour ça. Elle est également identifiée par un marquage sur un ruban adhésif blanc, «  52 m / 2021 / ITP ». Marquage protégé par de la gaine thermo, comme à la maison !

Deuxième objectif de la visite, mettre en application les acquis du stage photo, dans un puits cette fois-ci. Nous restons ainsi pendus sur corde durant un très long moment avec le risque de faire tomber du matos photo, il faudra ajouter une dragonne à chaque flash. Résultats sur l’album photos.

Retour tardif à casetta où Dumè a préparé l’apéro. JC se charge des champignons et une bonne poêlée de giroles, rosés des prés, sanguins et pieds de mouton sera partagée. Un parpaing de soupe sera également décongelé et servira de plat de consistance.

Il n’est pas loin de une heure du matin lorsque Morphée nous prend dans ses bras.

Réveil à 6h10 pétante, le réveil intestinal du maitre du temps est déréglé ! Il fait encore nuit lorsque nous prenons le petit déjeuner. La météo est très clémente pour une fin de mois d’octobre, il fait plus chaud dehors que dans la casetta.

Dumè et Anto restent à la casetta pour préparer l’installation des stratifiés sur les murs de la mezzanine afin de réduire les courants d’air. Éric et JC montent vers Ghiso 4 pour continuer la désob (dernière séance en novembre 2014 !) et donner au TopiTir son baptême du feu ! Ils y seront rejoints par Albert et JN en fin de matinée.

Le TopiTir décroche ainsi avec brio son CPT (certificat de prédisposition au tir). Cinq tirs de confort sont d’abord effectués afin de pouvoir travailler plus facilement vers le fond. Le sixième pulvérisera littéralement la cloison centrale et les fissures engendrées permettront de doubler le nombre de seaux de déblai sortis. Encore une séance aussi efficace et on pourra peut-être voir s’il y a vraiment une suite.

La faim se fait maintenant trop sentir, nous plions bagages satisfaits du boulot accompli et descendons vers la piste par le flanc sud de la crête calcaire, au cas où …

Albert perd un seau lors de la descente, détail qui aura son importance par la suite …

Retour donc à la casetta pour un repas pantagruélique avec multiples grillades. Un Rustique à la braise clôt ce repas et, c’est nouveau, un petit Muster subira également le même sort en utilisant la boite de son grand cousin. C’est nouveau et c’est adopté !

Procédure de départ entamée, tout ce qui doit être rangé dans la casetta est rangé, tout ce qui doit être chargé dans les 4×4 est chargé.

Mais où est Albert ? JN pense qu’il a commencé la descente à pieds. Pause au col des chasseurs, toujours pas d’Albert, il est peut-être descendu plus vite ? Mais pas d’Albert non plus au départ de la piste, ça se complique. JN attendra un moment avant de voir arriver notre Albert national tranquilou-bilou avec un seau à la main ! Il est monté récupérer le seau perdu le matin sans avertir quiconque  …

Fin encore une fois heureuse d’un week-end ghisonesque.

JCL

Dimanche 7 mars 2021 Spéléo, initiation, rééquipement et dépollution cavité, entomo – Cast 1, Oletta

Dimanche 7 mars 2021

Spéléo, initiation, rééquipement et dépollution cavité, entomo

Cast 1, Oletta

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Wanda C., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Jean-Louis V., Franck Z.
  • Initiée : Audrey V. B.
  • La toutounette : Nala

TPST : 3h30 + 1h00

Photos

Après avoir bataillé avec le maquis le week-end précédent une envie de descendre sous terre s’est imposée lors de la réunion virtuelle du jeudi. D’autant plus qu’une jeune spéléo ayant commencé à pratiquer au sein de l’Entente Spéléologique du Roussillon, en stage pour 6 mois en Corse, souhaite poursuivre son initiation au milieu souterrain. Il nous faut également terminer la rénovation de l’équipement de Cast 1 commencée le 21 février.

Rendez-vous au local pour la majorité des participants, Michèle et JN nous rejoindront directement au gué de l’Aliso. Franck a encore une fois préparé le matos la veille, il ne reste plus qu’à ajouter de quoi peaufiner l’équipement.

Le temps, plutôt couvert à Bastia, devient plutôt dégagé au-dessus de la plus grande concentration de cavités de l’ile.

JL ne tarde pas à s’équiper du … coupe branche, il passera la matinée à démaquiser la piste qui en a bien besoin.

HP se charge d’équiper le puits artificiel, il remontera et fera le tour pour équiper le P9. Franck équipe les puits d’entrée et de la Chèvre. Déjà initiée aux techniques spéléos, Audrey suit sans problème. C’est également le cas pour Amal qui n’a rien oublié après une longue pause.

JC se charge donc du rééquipement.

  • remplacement de la plaquette de gauche du puits de remontée vers le balcon. Le spit trop profondément planté est mis à niveau par tamponnage de la calcite périphérique
  • même boulot pour la plaquette et le spit de début de main courante. Un amarrage foré est ajouté, il permet maintenant de le doubler
  • modification du cheminement de la corde dans l’alcôve et compte-tenu du rabe de corde disponible, un nœud y est ajouté. L’ajout d’une sangle sur la colonne double également l’amarrage
  • ajout d’un maillon rapide inox à la fin de la vire de la Chèvre

JC en profite pour jeter un œil au raccourci vers le plan incliné du puits de la Chèvre, un petit rhino s’y repose.

Pendant ce temps, Franck fait visiter le reste de la cavité, faille au Chien, la « Cave », sortie par le puits artificiel. Wanda et Michèle font le tour de la salle de la Chèvre et passent le fractio plein-pot sans problème.

Retour en surface pour le traditionnel pique-nique, puis retour sous terre pour le déséquipement général avec une facette dépollution puisque le câble électrique qui traine dans la cavité depuis quelques années est remonté à la surface. Il ne restera plus que les chutes de câbles acier à évacuer et la cavité sera nickel.

Il devient pressant de remplacer les charnières des plaques de fermeture de la cavité avant que l’une d’elles ne bascule dans le trou, ou alors carrément remettre dans son état initial l’entrée du trou …

Une fois n’est pas coutume, JC ne suit pas le reste de l’équipe pour ramener le matos au local, il prend la route/piste qui longe l’Aliso, elle permet une vue sur l’ouest du massif de Tramonti. Une prospection de ce secteur est à envisager malgré une présence de végétation qui semble plus importante que sur les zones sud et est.

JCL

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Trois équipeurs et deux super encadrants pour une initiée, cela laisse du temps pour faire un peu d’entomo. Descente par le puits de l’entrée secondaire, équipé par HP, on se retrouve à la MC et sur le Plateau à Escargots. HP remonte pour aller équiper le P9 via la Salle de la Chèvre. C’est parti pour la chasse.

De gros Porcellio dilatatus se baladent sous les pierres et deux petits isopodes Trichoniscidae troglobies finissent dans un tube. Ce seront les seules prises sur le site. La descente du plateau est stérile. En attendant HP, excursion vers la Salle des Marches, mais là aussi aucun signe de vie. Pourtant il y a des débris végétaux et la cavité est un peu humide, mais est-ce trop tôt dans la saison ?

HP arrive en bas du P9 et balance la corde salvatrice qui permet de sortir de la Salle des Marches en sécurité. Il remonte ensuite par le P17. Arrivent Franck, Amal et Audrey. Visite de la brèche osseuse mais pas de velléité pour aller voir le fond, c’est toujours bien gras. Franck descend jusqu’au fond du Ressaut du Chien, mais pas de traces d’isopodes. Ils remonteront par le P17.

Sortie par la Salle de la Chèvre et l’entrée 1. Aucunes traces de bestioles dans la Salle du Veau, Amal aurait vu des isopodes ?

JND

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Contacté par Audrey en début de semaine, qui, arrivée en corse récemment désire intégrer les Topis, je me décide donc à la recevoir le samedi afin de lui présenter le local ainsi que l’association.

Déjà initiée à la spéléo dans les Pyrénées orientales et désireuse d’apprendre les techniques de corde, c’est naturellement qu’elle nous accompagne sur la sortie du jour à CAST1.

(Jour J) Dans un premier temps, je supervise l’équipement et le réglage du baudrier et torse d’Audrey. Les quelques conseils sur l’utilisation du matériel que j’ose lui prodiguer ne semblent pas nécessaires… Je laisse notre initiée, à JCL le temps d’équiper le puits d’entrée et le P13 de la salle de la chèvre. Je suis rapidement rejoint par ce dernier ainsi qu’Audrey et Amal.

Effectuons la petite boucle sur la vire puis, direction le P9. Le delta a repris sa place sur la corde de descente après la vire, c’est beaucoup plus confortable pour se longer.

Rejoignons JND à la salle des marches, je descends jusqu’au ressaut du chien et visitons avec Amal la salle des marches jusqu’ à la “Cave à vin” où les bouteilles sont toujours entassées. Audrey ne nous suivra pas jusque-là !!

13h00 passé, la faim se fait sentir, nous finirons la visite par la remontée du P17.

Arrivés en surface, Jean-Louis avait anticipé notre retour et préparé le feu. JCL nous signale qu’il a déséquipé le P13 mais pas le P9, un petit retour dans la cavité sera nécessaire après « la collation’ ». Les agapes vont bon train. Il est déjà 14h30, lorsque je redescends par le puits d’entrée. Quelques mousquifs, sangles, réenkitage de la corde et j’équipe le P13 de la jonction entre la salle de la chèvre et le P9. Je déséquiperai en remontant tandis que Wanda s’occupe de l’entrée 2.

Couvre-feu oblige, nous quittons le site aux alentours de 16h15 afin de regagner le local et ranger le matériel.

Chacun sera de retour chez soi avant l’heure fatidique….

FZ

Dimanche 21 février 2021 – Spéléo, rééquipement cavité – Cast 1, Oletta

Dimanche 21 février 2021

Spéléo, rééquipement cavité

Cast 1, Oletta

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Wanda C., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Franck Z.
  • La toutounette : Nala

TPST : 4h30

Photos

Reprise du programme de remplacement des cordes posées en fixe dans les cavités. C’est au tour de Cast 1 de bénéficier d’une cure de rajeunissement.

Le matériel ayant déjà été préparé la veille par Franck, il ne restait plus qu’à le charger dans les véhicules. Un peu de covoiturage quand même, le couple Wanda-HP d’un côté, le couple Franck-Éric de l’autre (;-), JC fera route à part. Le couple Michèle-MP sera récupéré au gué.

Seulement deux 4×4 disponibles, celui de HP récupère Franck, le vaillant Vitara récupère MP à l’avant plus Michèle et Éric sur le pare-choc arrière. Le gué se franchit sans problème, une quarantaine de centimètres d’eau quand même.

Du nouveau sur le site, un panneau d’information APPB a été posé à proximité de la ferme de Castiglione, ce qui facilitera le repérage de ce site protégé.

Le maquis reprend possession de son territoire, il faudra envisager une journée de démaquisage de la piste d’accès.

Franck se charge d’équiper le puits d’entrée et le réseau de la Chèvre, Wanda équipe le puits artificiel, HP le P9 permettant la jonction. Le kit de 200 m de corde neuve en 10,5 mm est acheminé jusqu’à la salle de la Chèvre. Pendant ce temps MP fera un peu de démaquisage au sécateur.

Franck, Éric et JC commencent par changer la corde qui passe par le balcon. Ils y sont rejoints momentanément par Michèle et MP et se retrouvent ainsi à 5 sur ce dernier … Elles continuent le cheminement classique, redescendent par le beau P10, prennent le raccourci et ressortent par le puits artificiel.

La nouvelle corde est posée et mesurée. Le maillon rapide de tête de puits est déplacé côté gauche, permettant ainsi de remonter légèrement le point de départ. La corde est prolongée jusqu’à l’intérieur de la petite alcôve. Il faut ainsi une 26 mètres pour équiper l’accès à la vire de la Chèvre. Il restera à remplacer sur le balcon 2 plaquettes et 1 maillon bien oxydés par des inox. Il est d’ailleurs envisagé de remplacer l’amarrage de début de main courante par un amarrage foré. Le mousqueton de déviation devra être remplacé par un mousqueton poire en inox. L’ancienne corde est dépiautée, elle datait de 2001 !

Une petite séance de désob s’ensuit pour récupérer le décamètre qui a eu la fâcheuse idée de se faufiler entre des blocs rocheux …

C’est au tour de l’équipement de redescente d’être rajeuni. Du ménage est également fait, y’en avait besoin. Suppression de la corde auxiliaire (de 2009), il faudra penser à en apporter une au besoin. Là aussi les cordes en place avait un certain âge, 2004 pour le morceau de corde canyon du plan incliné et 2001 pour le plein pot ! Un maillon inox devra également être ajouté sur la plaquette de début de la descente afin qu’il se positionne plus facilement dans l’axe de descente. 22 mètres sont nécessaires pour équiper cette section. Un équipement avec pédale est réalisé en tête de puits. Le piquet de clôture faisant office d’assistance au passage de ce fractio est bien tordu, il est déposé. L’équipe se pose d’ailleurs la question sur la réelle utilité de cette barre.

Le projet de remplacer la broche branlante est reportée à une prochaine fois, tout le monde ressort, Éric déséquipe le réseau de la chèvre et le puits d’entrée, Franck se charge du P9 et HP du puits artificiel.

Fichier de gestion des cordes en fixe ici

Compte tenu du fort vent qui souffle, le feu a été installé par les filles dans l’entrée de Cast 3 et c’est ainsi à l’abri du vent que se fera le pique-nique. La bouteille qui avait été laissée au frais dans la salle du Veau a été remontée, le bouchon ayant été sérieusement grignoté par des rongeurs. Elle sera goutée, et rejetée …

Retour au local, le matériel est au complet et le couvre-feu est respecté !

JCL