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Dimanche 16 octobre 2022 – Grotte de Santa Catalina, Sisco

Stage photo

Grotte de Santa Catalina, Sisco

Participants

  • ITP : Wanda C., Albert D., Amal D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Éric G., Marie Pierre R.
  • Formateurs : Philippe C., Annie G.

TPST : 6h00

Photos

Pour cette 2ème sortie du stage photo était prévue initialement la grotte de Butrone, mais le chemin d’accès n’ayant pas été débroussaillé depuis longtemps, le choix s’est porté sur Santa Catalina.

On avait peaufiné l’organisation :

1/ Coté nourriture sous l’égide d’Anto, Odette et Amal avaient préparé des repas somptueux.

2/ La photo nécessite des modèles. Le régime spéléo qui consiste à s’enquiller sortie après sortie force cochonnailles, saucissonnades, grillades, fromages à pâtes molles, dures, pressées ou fraiches, gâteaux et barres de chocolat arrosés d’alcool de tout degré et de toute couleur ne favorise pas le maintien d’une taille XXS au fil du temps. De plus, vue la moyenne d’âge des spéléo, Philippe sait bien qu’il ne va pas toujours trouver dans les clubs les modèles idéales. Aussi voyage-t-il avec son propre modèle, Annie. Toute fine et toute mince, le modèle spéléo idéal. Ça tombe bien c’est sa compagne. En plus elle est prof d’anglais, ce qui aide bien dans les expéditions internationales quand tu n’as plus Google traduction parce que ton portable ne passe plus.

Philippe ne pouvait pas savoir qu’en Corse la sélection darwinienne fait qu’en raison de l’exiguïté des cavités, les tailles au-delà du M ont abandonné la spéléo depuis longtemps ou sont restées au fond dans une étroiture. Aussi avons-nous amené également nos modèles idéales : Wanda, Amal et Marie Pierre qu’il fallait également former pour l’après stage.

3/ Coté sécurité on était bien organisé : la protection divine d’abord, essentielle dans ce genre d’expédition.

Santa Catherine, patronne des marins, des philosophes, des jeunes filles et des guérisseurs ne nous sera pas d’une grande utilité sauf à la rigueur pour Wanda, HP et Jean-Noël qui sont médecins mais pas vraiment guérisseurs. Les jeunes filles, on en voit bien passer lors des initiations mais elles ne s’inscrivent jamais au club. Santa Catalina, des photographes et des spéléologues elle n’en a rien à carrer, il ne fallait pas compter sur elle.

La patronne des photographes c’est Sainte Véronique, Santa Veronica en Corse (nom d’origine hybride, mi-latine, mi-grecque : vera icona = véritable image). Elle aurait accompagné Jésus lors de son chemin de croix et essuyé son visage couvert de sueur et de sang avec un linge recueillant ainsi l’image de la « Sainte Face ». Malheureusement, on n’a pas en Corse de grotte nommée Santa Veronica. On avait bien une Véronique au club, qui aurait aussi pu servir de modèle, mais elle est partie du côté des Corbières gouter d’autres cépages que le niellucciu ou le syrah.

Les historiens de la photographie font souvent référence à des mythes antiques. Narcisse qui succombe au reflet de sa propre image. Actéon, chasseur et voyeur qui se cache dans les roseaux pour épier Diane prenant son bain. Persée qui brandit sa gorgone pétrifiante devant l’adversaire. Là on a : Albert qui perd ses clefs et son téléphone partout où il passe et pétrifie tout interlocuteur qui lui parle de Paul Giacobbi et de Josiane Lips. Albert/Persée (clefs) sera donc notre Saint Patron.

La moitié de L’ASV est là : Wanda, Amal, Jean-Noël et HP. En cas d’accident, ça devrait aller pour les premiers secours.

J’avais quand même un doute sur le choix de la grotte. Jusque-là on n’y avait amené surtout des scientifiques : Élisabeth et Mado, animatrices de la Commission Régionale du Patrimoine Géologique de Corse ; Josiane et Bernard Lips pour le stage entomo ; Marco Isaia professeur à l’université de Turin, spécialiste des araignées Troglohyphantes. Ça avait l’air de leur avoir plu.

Mais Philippe et Annie qui ont photographié certaines des plus belles cavités du monde sur tous les continents, des mines de sel en Iran, des tunnels de lave à la Réunion ou à Hawaï, sont avant tout des artistes. Quel intérêt pour eux Santa Catalina ?

Certes la photographie fait appel à de nombreuses notions d’optique : les ISO, l’ouverture, les histogrammes, les diaphragmes, la température des couleurs… Mais enfin ce qui motivent les artistes c’est la recherche de la beauté. Le plissement des cipolins, les cloportes bleus, les myriapodes, les chauves-souris échangistes, la caverne sombre et boueuse jonchée de guano et de fientes de pigeon ne m’avaient jamais paru particulièrement beaux.

Ce en quoi je me trompais. Les flashs allaient révéler un monde nouveau de toute beauté.

Rendez-vous à donc à 9 heures au pied de la statue. Petit rappel historique (cf. en annexe) puis l’on descend vers le porche d’entrée.

Premier sujet de photographie l’entrée de la grotte. Premier problème : le contraste entre la noirceur de l’entrée et la clarté des parois. Le soleil faisant son apparition le contraste devient impossible à surmonter. Il faudrait revenir en fin d’après-midi.

On pénètre dans la grotte et l’on se pose un deuxième objectif : photographier la sortie. Problème inverse. La mer est mal définie. On peut utiliser le mode braketing qui permet de faire plusieurs photos avec des réglages différents et combiner les images pour que toutes les zones soient correctement exposées. Si ça n’est pas suffisant on peut faire des collages sous Photoshop des différentes parties du cliché.

3ème sujet : Photo artistique : Annie perchée sur un ressaut. Choisir éclairage principal. Jouer avec les ISO, l’ouverture : choisir le couple idéal. Cadrage. Positionnement des éclairages, contrejour, flashs latéraux, homme lampadaire. Éclairage des zones d’intérêt. Utilisation du snoot. Choisir la vitesse. Analyse de l’histogramme. La grotte illuminée par les flashs prend des allures mystérieuses. Le « tape cul » qui crée un halo de lumière nous fait croire un moment à la résurrection de la Sainte.

4ème sujet : une « mâchoire de requin » au-dessus d’un auvent. Il faut éclairer les plis de la mâchoire sans sur ou sous-exposer, régler la puissance des flashs par tâtonnement. Pas évident.

5ème sujet : de nouveau Annie 

Mais le temps passe. Après la traditionnelle photo de sortie de grotte vers 16h, nous filons chez Jeannot nous désaltérer et rentrons au club nous sustenter avec les restes du repas pantagruélique préparé la veille par Amal. Puis débriefing. Philippe commente avec bienveillance nos photos. Certaines sont magnifiques. Chaque appareil nécessite des réglages qui lui sont propres.

Le repas du soir, préparé par Odette nous attend : soupe corse, migliaccioli et frappes. Alexia et sa Maman, Noël et Anto nous ont rejoints.

Fin d’une journée extrêmement sympathique et instructive et repos avant le lendemain : direction la grotte de Brando.

N.B. : Petit rappel historico-religieux :

Vierge et martyre, Ste Catherine fut rouée et décapitée par l’Empereur Maximin qu’elle refusa d’épouser pour demeurer chaste et se consacrer à Dieu (d’où la statue en amont de la route).

Une mystérieuse légende s’attache au manoir : en 1255 ou 1325, selon les sources, un navire transportant un reliquaire attaché à la basilique Sainte Catherine d’Alexandrie, d’Égypte en Avignon où s’est installée la Papauté, est pris dans une violente tempête au large de Sisco. Face au péril, les passagers implorent Dieu, lui promettant de déposer le reliquaire dans le premier lieu chrétien rencontré en échange de leurs vies sauves et sont exaucés. Ils peuvent aborder dans une crique devant la grotte. Mais une fois leur navire réparé, ils repartent vers Avignon. Une nouvelle tempête se lève au cours de laquelle le navire sombre. Le reliquaire peut toutefois être sauvé et est déposé dans une petite chapelle datant du 12è siècle, édifiée elle-même sur un sanctuaire du 2ème ou 3ème siècle et sise sur un promontoire au-dessus de la grotte. Dans le second quart du 15ème siècle, des religieux viennent s’installer à côté de la chapelle devenue lieu de pèlerinage, puis construisent un hôpital pour héberger les infirmes qui affluaient chaque jour espérant un miracle comme il s’en produisait journellement selon la tradition.

Les pèlerins descendaient en procession dans une crypte de la chapelle par un escalier aménagé près du chœur ; ils empruntaient un étroit couloir, passaient devant un petit autel et remontaient par l’autre côté. Ce dispositif, réalisé au 15ème siècle, était peut-être une copie du Saint Sépulcre de Jérusalem.

Une source miraculeuse à côté de laquelle pousse des papyrus était réputée guérir les ophtalmies, tout comme sa source jumelle qui coule près d’Alexandrie, sur le lieu où fut édifiée la Basilique de Sainte Catherine d’Alexandrie, dont l’édifice recouvrait un ancien temple dédié à la déesse Isis.

Au 16ème siècle les reliques furent mises à l’abri des rapines barbaresques à l’église Saint Martin de Sisco devenue plus sûre et dominante. Elles sont visibles dans une armoire de la sacristie. Transportées dans des petits coffrets en ivoire « elles comprennent un morceau de la baguette que portait Moïse pendant sa traversée du désert, un peu de manne tombée dans le désert, un peu du limon ayant servi à façonner Adam ; les bourses de la Sainte Vierge, de Sainte Marie-Madeleine, de Sainte Catherine ; quelques brins de fil filé par la Vierge, quelques gouttes de son lait, un fragment du bois de la Sainte Croix, un poil du manteau de Jean Baptiste… ». Les reliques ont été authentifiées par l’évêque de Mariana au 18è siècle !

Enfin un souterrain relierait le manoir à la mer. L’existence de ce passage serait une quasi-certitude mais on a perdu la trace de son entrée et de sa sortie. La légende veut qu’il débouche dans le tombolo de Sainte Catherine. Pourtant les nombreuses visites des topis dans la grotte n’ont jamais pu le retrouver.

La crique est encombrée d’énormes blocs rocheux rendant tout accostage par la mer impossible. Ils ont dévalé là lors de la construction de la route impériale vers 1840 ou plus tard lors de son élargissement, on voit les traces de barre à mine. Le chemin de Sisco à Bastia passait auparavant par le manoir.

Il n’y a pas de preuves de l’existence de Sainte Catherine. Peut-être a-t-elle été créée au Moyen Âge par récupération du personnage d’Hypatie, en inversant le rôle des chrétiens et des païens.

Hypatie, mathématicienne et philosophe enseignait la philosophie et l’astronomie et dirigeait l’école néoplatonicienne d’Alexandrie. Non chrétienne, mais tolérante vis-à-vis des premiers chrétiens, elle est assassinée en 415 par des moines chrétiens qui l’accuse d’entretenir des dissensions entre l’évêque d’Alexandrie et le préfet d’Égypte. Symbole féministe de sagesse, d’intelligence et de tolérance son histoire est d’une brulante actualité. Les salles supérieures de Santa Catalina portent son nom.

Curieusement, cette grotte, qui porte le nom d’une sainte, suppliciée et décapitée pour préserver une virginité consacrée à Jésus, est le siège d’ébats souterrains humains et chiroptères multiples. Elle est un site de regroupement automnal de minioptères de Schreiber qui s’accouplent par centaines la nuit dans la deuxième partie de la grotte. Ébats aussi humains comme en témoignent certaines dénominations : La salle des ébats dite aussi Albertlieberspielzimmer, le boyau de la P.. PHP

Samedi 15 octobre 2022 – Grotte de Carpinetto, Lano

Stage photo

Grotte de Carpinetto, Lano

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Amal D., Jean-Noël D., Éric G., Jean-Claude L., Marie Pierre R.
  • Formateurs : Philippe C., Annie G.

TPST : 5h00

Photos

Pour ce premier jour sous terre, nous avions le choix entre nos deux spots de grottes horizontales, Butrone ou Carpinetto. Mais un repérage à l’accès de la première, réalisé par JN trois jours plus tôt, avait conclu à une nécessité de bonne séance de démaquisage pour ouvrir un sentier envahi par les ronces. On abandonnera le projet.

Rdv au local pour 8 heures et regroupement à Ponte Leccia pour le café. Le convoi de 4×4 s’élance enfin vers Lano, le temps est magnifique, il est 10 heures. Portail fermé mais la clé est à sa place, M. Leschi le maire, informé de notre venue en début de semaine, nous l’avait confirmé. Accès sans difficultés au parking sous le soleil. Bien sûr l’Aninco est à sec.

Pressé de montrer nos merveilles souterraines à Philippe et Annie, on s’apprête à rentrer dans la cavité, mais Philippe décide d’organiser le premier atelier photo sur le cliché du porche. Fastoche ! les photos d’extérieur on connaît. On va vite être dépassés par les paramètres à prendre en compte pour une photo réussie c’est-à-dire un extérieur clair et net et une entrée bien éclairée avec son sujet. Rapidement les possesseurs d’APN compacts ou de bridge baisseront les bras. Il faut absolument pouvoir régler les paramètres principaux que sont iso, diaphragme et vitesse. Sont équipés pour, JCL, Éric, Wanda et Albert. Sinon seule Amal sortira de beaux clichés avec son portable, vive l’Intelligence Artificielle (mais elle a des limites comme nous l’expliquera Philippe).

On règle, on change, on adapte et on joue avec la position des flashs – contrejour derrière le sujet (Annie, quelle patience !), latéraux à 30-45° et apprentissage du snoot (flash directionnel placé dans un tube en PVC). Le réglage des flashs est très important, leur inclinaison, leur puissance, l’angle du faisceau… Et quand on change un paramètre il faut adapter tous les autres. Bilan : deux heures pour prendre la photo du porche ! ! On n’est pas arrivé dans la Salle Rhomboédrique

On va vite comprendre que ce ne sera pas une visite complète de la cavité. On entre enfin sous terre pour se regrouper au milieu de la Salle de la Colonne. La concrétion en son centre nous semble être un sujet intéressant. Là il n’y aura pas de modèle, ce sera un cliché descriptif. JN ira vite voir s’il y a des rhinos dans la Salle des Chauve-souris (on en a croisé quelques-uns au niveau de la Vire), mais rien, température 11,5° C, minimum 9° C.

On apprendra à mettre en valeur le sujet sur un fond noir, là-aussi tout est dans les flashs. Ce sera à nouveau une séquence de deux heures. Mais le résultat est assez époustouflant, notre banale colonne grisâtre s’est sacrément embellie.

Il est temps d’emmener nos formateurs vers la Grande Galerie Concrétionnée que l’on estime être le clou de la cavité. Le volume est bien plus grand, les réglages n’étaient pas évidents pour les débutants. Il fallait faire ressortir les concrétions au plafond et en premier rideau, jouer avec les réflexions des parois, avoir un sujet qui se détache sur un fond de galerie noire. Amal servira de modèle.

On n’ira pas plus loin, le Lac Suspendu est à sec ; au retour JN et JCL iront jeter un œil aux Lacs Jumeaux dont les niveaux ont baissé d’au moins 20 cm comme dans le Puits du Chien. Sortie vers 16 heures la faim se fait sentir.

Le parking est encore au soleil, si on faisait une photo de groupe, tiens il manque Albert… Éric part à sa recherche mais Albert réapparaitra plusieurs dizaines de minutes plus tard sans que l’on sache par où il est passé ?

Installation des tables, premier bouchon, pas le temps de faire le feu. Mais comme d’habitude les agapes seront pantagruéliques. Les conversations vont bon train mais il est temps de reprendre la route. On avait prévu une rencontre avec M. le maire, on le prévient qu’il est un peu tard, ce sera pour la prochaine.

19 h 30 au local, Albert et Wanda vont retrouver leurs véhicules.

  • JN « Pas besoin d’ouvrir le local ? »
  • Albert « Non c’est bon »

Le Disco repart, direction la Place d’Armes pour déposer Éric. Appel d’Albert « J’ai laissé mes clés de voiture au local »No comment, on fait demi-tour mais entre temps Wanda le ramène chez lui. Nouveau no comment !

Une bonne douche et on se retrouve au local vers 20 h 30 pour… manger. En effet c’est le tour d’Odette d’avoir préparé l’apéro-dinatoire. Tout aussi pantagruélique que les précédents. On attendra que la digestion de 17 heures se termine en débriefant pendant une heure, analyses et critiques (constructives) des photos. Quelques canapés et sandwiches plus tard on finira cette journée bien remplie. Il est presque minuit, demain ce sera Santa Catalina avec un rdv à 9 heures.

JND

Dimanche 2 Octobre 2022 JNS Cast 1 Oletta

Spéléo, initiation JNSc

Cast 1, Oletta

Participants

  • ITP : Antoine B., Michèle C., Wanda C., Dominique D., Amal D., Michaël D., Henri-Pierre F., Éric G., Pierre L., Francis M., Nono R., Alexia S-B., Alain T., Franck Z.
  • Initiés : Alexia A., Marina A., Léa C., Luca C., Stéphanie C., Alix D., Thomas G., Husen H., Éric I., Gwenaëlle L., Lina L., Mohamed L., Océane M., Delphine N., Lucie P., Liliane P., Pierre Q., Anna R., Benoit R., Chris R., Yorick S., Léo T., Fabien V.
  • Assistante canine : Nala

TPST : 3h30 + 3h30

Photos

Grosse affluence autour de Cast 1 pour cette journée d’initiation spéléo programmée après la fête du sport.

  • 23 initiés
  • 14 encadrants + 1 assistante
  • Il y avait 23 inscrits, 11 initiés le matin, 12 l’après-midi

Démonstration et mise en situation au pied du pylône, puis direction la cavité.

Compte-tenu d’un nombre suffisant d’encadrants, c’est une configuration en poste fixe qui a été choisie. Les topi se placent aux points stratégiques et assurent la sécurité des initiés passant près d’eux. Déjà pratiquée, cette technique est bien rodée maintenant et ça roule !

Le parcours choisi a été :

  • Puits d’entrée traditionnel
  • Puits de la Chèvre
  • Raccourci
  • P9
  • Sortie par le puits artificiel

La journée a été coupée par le traditionnel piquenique, bien apprécié lui aussi.

Franck


Si la période d’élevage chez les petits rhinos se situe aux mois de juin et suivant, chez les Topis on observera plutôt une intense activité d’initiation des jeunes aux mois de septembre, octobre. Les parades se déroulent lors de la fête du sport, où les anciens exécutent divers exercices visant à montrer aux éventuels Topis souhaitant intégrer la colonie, les gestes qu’ils devront pratiquer. Quelques jours plus tard, les voici appelés à voler de leurs propres ailes accrochés sur un fil. C’est lors de cette période très brève que se joue l’avenir de la colonie, qui, à entendre les os craquer et geindre lors des sorties, a besoin de sang neuf. Et pas frais… ne confondons pas.

La sortie avait été préparée telle une opération commando : 22 impétrants, il ne fallait pas perdre un candidat.

La veille une patrouille, Alain et Antoine, était allée dès 7 h repérer le terrain et déminer la grotte de Cast 1. Les repérages avaient permis de découvrir la présence d’arbres coupant l’accès au gué de l’Aliso, mais la cavité avait pu être complètement équipée, temps précieux gagné sur la journée du lendemain.

Le plan de progression avait été calé dès le jeudi (prendre l’apéro n’empêche pas d’être professionnel – les anciens le disent toujours) : le puits, les veaux, décalage pour salle de la chèvre, passage par l’étroiture, virage à gauche (la main courante devrait éviter les erreurs, rappel vers le bas du plateau à escargots, remontée par le puits du poulailler. Il était prévu une progression en binôme « un devant un derrière ».

Dimanche rendez-vous 8h30 au café du Leclerc d’Oletta, Antoine et Michaël fidèles à la devise du génie « parfois détruire, souvent construire, toujours servir » partent devant découper des rondelles dans les arbres.

Les 12 premiers candidats sont au rendez-vous sous les vignes Lazarini, embarquement dans les 4×4. Comme souvent en Corse il faut monter pour descendre, les restes calcaires du trias-jurassique, propices aux formations appréciées des spéléos étant perchés aux sommets des montagnes.

Les nouveaux découvrent les équipements grâce aux explications de Nono et Francis, parfaits pédagogues sur l’utilisation de ces matériels aux fonctions obscures, puis c’est la séance d’habillage Alexia habilleuse digne des boutiques de Barbes : il est un peu serré mais c’est ce qu’il vous faut. Enfin ce sont les manipulations techniques. Sous le pylône, perchés à quelques mètres les apprentis découvrent la vie suspendue.

Les rôles sont répartis entre Topis : on opte pour une sécurisation par poste fixe qui s’avérera utile dans la gestion du temps. C’est le moment du grand saut, les nouveaux plongent dans le trou. Les Topis répartis tout au long de la cavité les attendent à chacun des passages sur agrès. Embouteillage à l’entrée des veaux ou les choses sérieuses commencent. Posté en bas de la chèvre je ne saurais dire comment le reste des manips se sont déroulées, apparemment aucun jeune n’a été blessé ou perdu durant le tournage. Alain, équipé de son matériel professionnel, révèle avec ses puissantes torches, des détails dans les sculptures de calcites qui ont poussé au long des millénaires que les habitués de Cast ne connaissaient pas. Le poulailler est la dernière difficulté, d’autant qu’il est le passage entre la fraîcheur des habitats souterrains et la terre du dessus bien chaude en ce mois d’octobre.

Le dernier initié sorti du trou, les Topis ont à peine le temps d’avaler le pique-nique froid, faute du barbecue traditionnel, que déjà la nouvelle fournée arrive. Si certains s’accrochent aux nouvelles tables fabriquées par Dumè, il faut déjà recommencer le rituel du matin.

Éric et Michaël déséquipent côté entrée, Henri-Pierre côté sortie. 22 participants est peut être un nombre difficile à gérer sans faire de l’abattage, cela promet de longues discussions pour l’organisation des prochaines JNS.

Retour au local on rangera tout jeudi, la journée a été longue mais superbe. Reste à attendre si elle a convaincu.

Eric

Vendredi 30 septembre 2022 – Traversée Hayau-Bouhadère, Saint-Pé-de-Bigorre (65)

Vendredi 30 septembre 2022
Interclubs spéléo, visite
Traversée Hayau-Bouhadère, Saint-Pé-de-Bigorre (65)

Participants
ITP : Jean-Claude L.
Leize Mendi : Coraline F.

TPST : 3h00

« Ça t’intéresserait de faire un autre trou dans le coin ? »

Une telle proposition de la part de Coraline, honnête de surcroit, ne pouvait être refusée ! Une traversée en plus, à faire en technique canyon, ça change de la routine.

La traversée Hayau-Boulahère fait partie du sentier karstique de Saint-Pé-de-Bigorre réalisé par le CSR Midi-Pyrénées. Gâteau sous la cerise, un livret explicatif avec quelques topos de cavités est téléchargeable ici.

Départ du parking aménagé avec avoir laissé passer une dernière averse, 15 mn de marche plus tard à travers la jolie forêt de Très Crouts et voilà l’entrée. Une belle entrée où on devine qu’il y a un peu de gaz !

Petite main courante et c’est un beau plein pot de 30 m. Comme d’habitude maintenant, je laisse tomber du matos, le 8 de Coraline en l’occurrence. Qu’à cela ne tienne, retour dans l’antiquité pour un demi-cab/nœud de mule. Quelques minutes pour le ressortir des archives et c’est parti pour une belle descente joliment éclairée jusqu’à la base par la lumière du jour. En cour de descente une idée de recyclage des vieux 8, couper un morceau du gros trou et s’en servir de déviation facilement retirable.

Un P12 suit à la base duquel on voit encore l’entrée du gouffre, puis un boyau descendant assez confortable à équiper, il se termine par un beau P15. Une galerie, une petite escalade, un petit rhinolophe et voilà la vire menant au dernier puits, un beau P20 qui aboutit à la Salle Henri IV, à environ 90 mètres de profondeur, relativement bien concrétionnée et agrémentée d’une petite arrivée d’eau.

Le reste du cheminement est un peu plus chaotique avec des vires équipées en fixe, quelques ressauts, une chatière mouillante, un peu de boue (il en faut), une via souterrata remontante qui évite d’équiper le P12 de sortie, et enfin la sortie. Jolie cavité qui peut se faire tranquillement à la demi-journée.

Vingt minutes plus tard nous voilà déjà de retour à la voiture pour la petite bibine traditionnelle.

JCL

Dimanche 25 septembre 2022 – La Verna, Saint-Engrâce (64)

Dimanche 25 septembre 2022
Rassemblement Aliénor 2022
La Verna, Saint-Engrâce (64)

Participants
ITP : Jean-Claude L.
Autres clubs : Jérémy et Pierre B. (GSO), Serge P. (Leize Mendi)

TPST : 4h00

Photos

Topo

Au programme de la journée les Grandes Salles du réseau de la Pierre Saint Martin en passant par le tunnel EDF et la salle de La Verna. L’accès à la cavité est géré par l’ARSIP, l’Association pour la Recherche Spéléologique Internationale à la Pierre Saint Martin.

Jérémy est membre du Groupe Spéléo Oloronais, il a déjà fait le parcours jusqu’à la Salle Chevalier, mais pas la suite. Serge P., président-adjoint du dynamique club Leize Mendi (littéralement Grotte Montagne en basque) et membre de l’organisation du rassemblement, qui pressent être plus utile à cette sortie qu’à la salle des fêtes où il n’y a pas grand chose à faire en journée, se joint finalement à nous. Bon pressentiment qui nous a probablement évité quelques égarements …

Départ tardif d’Arette et 3/4 d’heure plus tard, munis du passe, nous nous garons au dernier emplacement possible pour les spéléos. Une petite demi-heure de marche d’approche plus tard nous arrivons devant l’entrée du tunnel de La Verna. Il est presque midi lorsque nous en ouvrons la porte. Pas trop de courant d’air en ce moment où la température de l’air extérieur s’approche de celle intérieure. Nous empruntons maintenant ce tunnel doublement historique, pour les spéléos et pour l’EDF. Long de 660 mètres il permet d’atteindre la Salle de La Verna, une des plus grandes du monde, 255 mètres de long, 245 de large et 194 de haut, point le plus connu de ce réseau de plus de 85 km de développement pour 1410 mètres de dénivelé. D’autres chiffres ici. Coupe .

Le tunnel aboutit sur une passerelle dominant l’immense salle. Double coup de chance aujourd’hui, nous bénéficions d’une part de l’éclairage de la salle car un groupe de touristes est présent, et d’autre part de l’air qui est particulièrement transparent aujourd’hui. Pas de brouillard, pas d’embrun, la vue est simplement magique. Après quelques minutes d’émerveillement nous continuons le cheminement jusqu’au bout des passerelles, puis le parcours spéléo commence. Nous parcourons d’abord l’immense Salle Chevalier, puis la Salle Adélie, et arrivons enfin la Salle Queffelec. Le cheminement suit plus ou moins la rivière souterraine, plus ou moins en hauteur avec parfois des passages bien aériens, il est entrecoupé par quelques vires et ressauts équipés qui imposent de garder son équipement.

La faim et la fatigue se font sentir après ces 2 heures de marche et le piquenique s’impose après plus de 1,5 km de parcours chaotique tout en cumulant environ 150 mètres de dénivelé. Il faudrait encore 4 heures de progression pour la base du Puits Lépineux (320 m de hauteur), nous décidons sagement de faire demi-tour.

Le retour est bien sûr plus rapide, la Salle de La Verna non éclairée n’a rien à voir, dans tous les sens du terme, on ne voit rien, que du noir !

Petit détour par le tunnel menant au Réseau Arphidia, découvert lors du percement du tunnel. C’est par une erreur d’orientation qu’EDF avait percé ce bout de tunnel avant de s’apercevoir que le forage ne se dirigeait pas dans la bonne direction, après plus de 100 m de percement quand même ! Erreur bénéfique puisqu’elle a permis la découverte d’un nouveau réseau. Les premiers mètres paraissent un peu rastègue, pas tout de suite très engageant.

Retour à Arette, tout est pratiquement démonté. Le PC attend encore le retour d’info de fin de sortie de quelques équipes. Une petite bière et c’est la séparation en espérant se revoir un jour.

Fin de ce pseudo camp avec une mini représentation des topi.

Petit bilan : 3 belles cavités visitées. Une organisation au top et bien rôdée. Chaque participant inscrit a reçu le traditionnel mini sac à bretelles avec un Buff avec logo, une boite de pâté et une tablette de chocolat du coin, un verre logotisé de l’évènement et diverses documentations. Pour 5 € d’inscription c’est bien fourni ! La tombola a également été rentable puisque pour 5 € de mise, un super poncho ACS d’une valeur de 52 € est gagné !

JCL

Compte-rendu de Serge P. du Leize Mendi : http://strates.canalblog.com/archives/2022/09/27/39646952.html

Samedi 24 septembre 2022 – Gouffre Nébélé, Aussurucq (64)

Samedi 24 septembre 2022
Rassemblement Aliénor 2022
Gouffre Nébélé, Aussurucq (64)

Participants
ITP : Jean-Claude L.
Autres clubs : Thierry et Mathieu (Collectif Nébélé), Caroline B., Émilie G., Virginie L. (SSPPO), Cédric M. (SSPPO), Manu P. (SCL), Serge P. (Leize Mendi)

TPST : 6h00

Deuxième journée du rassemblement, c’est le jour du Nébélé. Cavité protégée toujours en cours d’exploration, elle est rarement ouverte et une inscription préalable était obligatoire avec l’accompagnement impératif par un membre du Collectif Nébélé. Plusieurs parcours sont proposés, j’ai choisi celui qui DOIT être fait avant les autres, la Galerie du Scrouitch. Le rendez-vous est à 8h00 à Arette, répartition rapide dans les véhicules et tout le monde se retrouve près du champ où s’ouvre la cavité. Celle-ci est en contrebas de la ferme des propriétaires qui ont ainsi toujours un œil vigilent sur les visiteurs…

Une buse en béton entoure la nouvelle entrée artificielle, celle-ci est plus sécurisée que l’ancienne qui parpinait beaucoup. Une grille cadenassée ferme l’entrée et l’accès est géré par le Collectif Nébélé, n’y entre pas qui veut !

La corde est amarrée sur les armatures qui surplombent la buse et la descente s’effectue directement par un beau P40 fractionné. Encore quelques puits et le niveau de base du réseau fossile est atteint après un petit pendule à environ 100 m de profondeur.

La progression s’effectue maintenant en grande partie dans de vastes galeries, la Tyrolienne (un pont de singe au-dessus d’un puits d’une vingtaine de mètres de hauteur), la Galerie 93, la Rotonde. Nous voilà à -127 m et le puits du Cdt Cousteau permet de reprendre de la hauteur pour de nouveau arriver au niveau de base fossile. S’en suivent la Galerie du Blaireau, le Carrefour de la Flemme, la Salle du Cairn et enfin le but de la visite, le clou du spectacle, la Galerie du Scrouitch. Un ramping dans une chatière d’une bonne vingtaine de mètres en assure la dernière protection. Et là on arrive dans l’exceptionnel, l’unique, une galerie ornée de Mirabilite, une variété de gypse. Des bouquets de fleurs minérales plus beaux les uns que les autres épatent la galerie, c’est le cas de le dire ! Si certains bâtonnets ont des sections de plusieurs centimètres, d’autre sont aussi fins qu’un cheveu. Le nom de la galerie vient du bruit des pas lors des premières explorations pour faire un passage en milieu des concrétions, « scrouitch, scrouitch » … Une description plus scientifique est téléchargeable en pdf ici.

Poursuite de la visite jusqu’à la Galerie Damoclès et son rocher coincé, puis demi-tour et retour en surface par le même chemin après quelques kilomètres de balade souterraine, petite partie des 25 km de développement du réseau.

Retour à Arette pour quelques mousses et s’inscrire pour la sortie du lendemain, puis direction le bercail.

JCL

Compte-rendu de Serge P. du Leize Mendi : http://strates.canalblog.com/archives/2022/09/24/39646939.html

Vendredi 23 septembre 2022 – La Petite Bidouze, Aussurucq (64)

Vendredi 23 septembre 2022
Rassemblement Aliénor 2022
La Petite Bidouze, Aussurucq (64)

Participants
ITP : Jean-Claude L.
Spéléo Club de Vendée : Michel B., Stéphane G.

TPST : 1h00

Aliénor 2022, le sixième rassemblement des spéléologues et canyonistes de Nouvelle-Aquitaine se déroule cette année du 23 au 26 septembre à Arette dans les Pyrénées-Atlantiques. Les basco-béarnais ne sont pas racistes, le rassemblement est ouvert à tous. Ça tombe bien, c’est à une cinquantaine de kilomètres de Pau, une bonne occasion de combiner vacances familiales et spéléo, d’autant plus que Coraline, une ancienne sympathisante des topi fait partie de l’organisation.

Arrivée à Arette en fin de matinée en même temps que Coraline, l’installation des stands est en cours. Piquenique pris en commun dans la salle des fête, point névralgique du rassemblement.

En projet pour cet après-midi La Petite Bidouze. C’est une traversée qui peut se faire en technique canyon, équipée en fixe pour l’occasion, mais la faire seul ne serait pas prudent. Une petite heure d’attente avant que 2 spéléos de Vendée s’inscrivent à cette sortie.

Une bonne heure de route plus tard et nous voilà au bout d’une piste de bout du monde. L’entrée est accessible après une courte marche d’approche dont la fin est balisée par quelques rubalises.

C’est une perte mais la rivière extérieure est à sec aujourd’hui, elle réapparaitra un peu plus loin dans la cavité. C’est une succession de rappels, le plus haut fait 18 mètres, entrecoupés de jolies galeries en méandre. Des gours d’un blanc immaculé agrémentent le parcours. En marchant sur le bord des gours le calcaire se désagrège en un espèce de mondmilch, donnant ainsi à l’eau un aspect laiteux.

C’est une courte traversée puisque 50 mn plus tard nous voilà déjà à la sortie. Retour par le nouvel itinéraire ouvert par le CDS, il permet de gagner une demi-heure sur la marche de retour traditionnelle, à condition de prendre à droite en haut du raide rapaillon …

Le chemin de retour passe non loin de l’entrée, refaire la traversée est tentant mais l’orage en cours n’incite pas à s’engager dans la perte compte-tenu du vaste bassin versant …

Retour direct à Pau.

JCL

Samedi 10 septembre 2022 – Falaise A Tozza, Patrimonio

Spéléo-Canyon, entrainement

Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants

  • ITP : Antoine B., Alix D., Amal D., Éric G., Marie Pierre R., Jean-Luc S., Franck Z.
  • Quasi ITP : Roxane T.

Afin d’intégrer un nouveau venu au club (Alix) et de se remettre un peu dans les techniques spéléo, rien de tels que de manipuler en falaise.

Le rendez-vous est prévu à 8h30 au local pour le traditionnel café et préparation du matériel.

Nous quittons le local vers 9h10, en direction de Patrimonio sous un soleil radieux mais un temps venteux.

Arrivés sur le plateau, ceux qui ne connaissent pas le spot sont émerveillés par le panorama magnifique qu’offre le site. Alix en se rapprochant du bord de la falaise commence à comprendre ce qui l’attend et lâchera « ah ouais quand même, c’est haut !!! ».

Anto équipe la voie des Oliviers, Jean-Luc, celle de d’initiation, Eric et Amal puis chapeautés par Marie Pierre, la voie « Pieds à Terre ».

Quant à Franck, il présentera le matériel spéléo à Alix et Roxanne. Alix restera par la suite avec Franck toute la journée. Au programme :

  • Découverte du matériel de progression spéléo
  • Progression sur corde : main courante, descente, montée, passage de fractionnement, et déviation
  • Demi-clef et clé complète sur le descendeur. Son utilisation.

Après la messe, il effectuera la descente par la voie Pied à Terre puis la remontée sur la voie d’initiation. Pour la petite histoire il va apprendre à ses dépens la nécessité du port du casque en spéléo… Franck manipulant son matériel accroché à son torse laisse échapper son « pantin » qui rebondira directement sur le casque d’Alix et son cou sans occasionner de blessures. Plus de peur que mal !!!! Le jeune Padawan (en référence à l’apprentie JEIDI dans la saga STARWARS) ainsi surnommé par Franck s’en sort plutôt bien sur les agrès, pour une première fois.

Pendant ce temps, Anto revoit les techniques canyons avec Roxanne et Jean-Luc : les différents nœuds, les amarrages, les différents types de freinage, clé d’arrêt, descente sur demi-cabestan (nœud italien), gestion des frottements en canyon.

En fin de journée Roxanne mettra en application les techniques en falaise.

L’apéro et les agapes commencent à 13h30. Le vent s’est un peu intensifié sur le haut de la falaise mais reste supportable. Le moment du repas est toujours source de partages et rigolades : pour une fois le premier à titiller Marie Pierre c’est Alix. Même s’il a de la repartie le jeune, il comprendra à qui il a affaire, sous nos regards amusés bien sûr (et cette fois si, nous n’y sommes pour rien…). Nous reprenons nos activités vers 14h30 jusqu’à 16h00. Franck déséquipe l’ensemble des voies, Marie Pierre et Amal rangent le matériel.

Enfin nous regagnons le local pour réintégrer le matos et nous sommes rejoints par les parents d’Alix pour un retour d’expérience.

Franck

Vendredi 26 au dimanche 28 aout 2022 – Buga di a Cutina et casetta, Ghisoni

Spéléo et travaux

Buga di a Cutina et casetta, Ghisoni

Participants

  • ITP : Antoine B. (1), , Dominique D. (2), Michaël D. (3), Jean-Claude L. (1)
  • Invité : Raymond C. (3)

(1) : samedi, dimanche

(2) : vendredi, samedi, dimanche

(3) : vendredi, samedi

TPST : 4h15

Photos

Travaux casetta suite

La dernière visite à la casetta et au gouffre s’était conclue sur la nécessité de changer le tuyau d’alimentation en eau d’une part et l’envie de visiter le réseau des Bosons en récupérant par la même occasion le matos qui s’était subrepticement échappé du kit lors du déséquipement du réseau supérieur par JC.

Dumè, Micca et Raymond sont déjà d’attaque le vendredi et posent le nouveau tuyau, un PEHD alimentaire d’un diamètre de 25 mm extérieur et 19 mm intérieur. Voilà, on sait tout de ce tuyau. On présume également qu’il sera assez costaud pour supporter le piétinement des sangliers et vaches de passage, il sera donc posé directement à terre. Les raccords sont faits provisoirement mais un bon débit arrive déjà à la casetta. Peu avant cette dernière, un T permet d’alimenter une grande poubelle de jardin qui servira à tenir au frais ce qui doit l’être.

Anto et JC arrivent le samedi matin. Ils sont vite mis à contribution pour créer une zone de croisement peu après la zone calcaire.

Après ce rapide échauffement direction le trou pour Anto, Micca, JC et … Francis qui cherche son idole, un certain Bernard T…

Après discussion c’est finalement JC qui équipera jusqu’au fond du puits d’entrée, pour gagner du temps…

JC récupère son matos au passage et tout le monde se retrouve à la base du puits des Bosons, là où on a le moins de (mal)chance de se prendre un parpaing voltigeur sur la tronche.

Pendant que Francis et Micca montent directement vers les Bosons sur cette corde de 1997 qui devrait tenir, Anto et JC remontent vers la sortie et bifurquent à la lucarne vers la vire des Bosons. Cette fois-ci c’est Anto qui équipe. Tout le monde se retrouve sous la dernière tirée du puits des Bosons. Francis et Micca ont déjà visité le terminus supérieur du puits, la corde de 1997 a bien tenu et en plus elle est fixée sur des maillons et plaquettes inox, celui qui en a fait la pose était prévoyant ! Maintenant c’est Anto qui se charge d’y monter avec pour mission de changer la corde de 1997 qui devrait encore tenir et poser une nouvelle corde de 2012 qui devrait tenir encore quelques temps… Finalement elle tient et c’est au tour de JC de monter pour finir le boulot et décrocher cette corde de 1997 qui a merveilleusement bien tenu.

Visite de l’alcôve mais JC ne parvient pas à dépasser la trace d’acéto déposée dans les années 2000, y’a pas de raison …

Déséquipement général et tout le monde se retrouve à la casetta. Francis, Micca et Raymond partent après un rapide gouter/casse-croute. Une chienne égarée et craintive (on apprendra plus tard qu’elle s’appelle Nono) vient timidement quémander quelques restes. Micca a appelé le numéro noté sur son collier pour informer son maitre de l’endroit où se trouve Nono. Elle passera le plus clair de son temps près de l’ancien chenil.

Divers petits bricolages pour les 3 restants jusqu’au repas du soir, avec notamment la recherche de la charogne qui empeste par moment les alentours. Celle-ci est finalement retrouvée grâce à l’odeur et au vrombissement des mouches à une trentaine de mètres en contrebas et vers l’amont de la casetta. Elle est enterrée du mieux possible, l’air redevient plus respirable.

Nuit calme et réveil à 7h pétante, sachant que le réveil a eu la délicatesse de sonner à l’extérieur. Les relents de charogne reviennent, Nono a dû y farfouillé cette nuit !

Reprise des travaux :

Dumè se lance dans la pose de briquettes à l’intérieur du conduit de cheminée afin de limiter les fuites de fumée à travers les murs.

Anto se charge de poser les raccords définitifs sur le tuyau d’eau. Un T avec une vanne de test pour chacun des 3 raccords, le 4ème T au niveau de la poubelle-frigo.

Les tuyaux sont métrés, on peut ainsi repérer facilement un éventuel problème.

En partant de la prise d’eau :

– 1ère section 4865 à 4816 soit 49 mètres (50 m en fait)

– 2ème section 5091 à 5042 soit 49 mètres (50 m en fait)

– 3ème section 5241 à 5192 soit 49 mètres (50 m en fait)

– 4ème section 4916 à 4866 soit 50 mètres

– 5ème section 5042 à 5029 soit 13 mètres

Longueur totale : 210 mètres (213 m en fait)

La prise d’eau est désactivée à chaque départ. Pour remettre en fonction, enlever le raccord bouchon et y raccorder le tuyau de prise d’eau. Si problème, partir de la casetta après avoir fermer les 2 vannes du bas, puis ouvrir les vannes en remontant jusqu’à ce que l’eau coule, le problème se situe dans la section précédente.

L’ancienne grille triangulaire de la cheminée a été posée en protection de la crépine, calée par des cailloux.

JC s’occupe du câblage électrique. Réfection des circuits d’éclairage avec ajout d’un 2ème groupe de leds au-dessus du réchaud à gaz et ajout de leds au niveau de l’ancien coin cuisine. Faute d’interrupteur prévu à la conception du boitier, ce dernier est commandé par le bouton « Mezzanine 1 », les 2 groupes de leds de la mezzanine étant dorénavent commandés par l’interrupteur « Mezzanine 2 ». La nouvelle batterie a l’air de tenir.

Pour terminer, pose de rubans aluminium sur les raccords du tuyau de cheminée.

Casse-croute, rangement, tri. Les véhicules sont en cour de chargement lorsque le maitre de Nono vient récupérer sa chienne, elle reste très craintive même envers lui.

C’est le départ, un gros orage s’abat sur le secteur durant la descente, la piste devient une rivière.

JCL

Dimanche 14 aout 2022 – Grottes de Mughia et des Veaux Marins – Calvi

Spéléo, exploration

Grottes de Mughia et des Veaux Marins – Calvi

Participants

  • ITP : Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S. B.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Invités : Loïc et Stéphanie C., Léa

TPST : 2h00

Traces Mughia

Photos

La grotte des Veaux Marins, cette arlésienne vieille de quelques années, plusieurs fois programmée, plusieurs fois déprogrammée. Cette fois-ci on tient le bon bout, météo correcte et au moins 3 motivés sûrs, ça va le faire !

D’autres participations se décident finalement samedi en fin d’après-midi, Nono peut prendre son fourgon avec boule, il pourra donc tracter les 2 trimarans à pédales de Christophe.

Ce sera donc 2 équipes qui partiront à l’assaut des veaux marins.

Les pedibus jambus composée de Jean-Yves, Micca et JCL. Ils ont opté pour des accès traditionnels, à pieds puis à la nage.
Les nautical, composée de Stéphanie, Alexia, Nono, Christophe, Loïc et Léa. Ils utiliseront les 2 trimarans à pédales et feront le trajet depuis la mise à l’eau de Calvi.

L’objectif commun est de se retrouver à midi dans la grotte des Veaux Marins.

Cette heure de rendez-vous laisse le temps aux pedibus jambus de voir à quoi correspond la Grotte Mughia notée sur la carte IGN au sud de l’anse Recisa.

Départ direct depuis la D81b approximativement à la verticale de la grotte, descente délicate dans des roches gréseuses mal liées avec quelques passages aériens, faut pas se louper…

Une grotte apparait peu à peu. La mise à l’eau s’effectue depuis l’autre côté de la petite anse. L’entrée se situe quelques mètres au-dessus du rivage, c’est une fracture verticale d’environ 5 mètres de large sur 7 ou 8 de haut, elle se resserre rapidement en un couloir d’un mètre de large. Le plafond baisse également jusqu’à un passage plus étroit d’un mètre de haut sur 0,50 mètre de large, ce dernier donne accès à la petite « salle » terminale. Le tout fait entre 25 et 30 mètres de long. Cette grotte s’est semble-t-il développée à la faveur de l’érosion différentielle d’un dyke.

Dans le prolongement côtier vers le sud-ouest se situe peut-être la grotte Mughia. C’est une traversée de quelques mètres qui s’ouvre au raz de l’eau avec une ouverture en hauteur. C’est probablement le mugissement provoqué par le passage de l’eau lorsque la mer est agitée qui a donné le nom à cette grotte. Une vire permet de faire la traversée les pieds au sec.

Le retour vers la route s’effectue par la crête qui suit, plus confortable.

Direction maintenant la Revellata. Le Berlingo est laissé au bout de 1,5 km de piste au départ d’une piste secondaire qui se dirige au sud des Veaux Marins. La descente est également raide, mais les prises de pieds et de mains sont plus sûres. Il est midi lorsque les pedibus jambus arrivent au bord de l’eau et une demi-heure plus tard les voilà devant la grotte.

Belle entrée au raz de l’eau, plusieurs mètres de large et plusieurs mètres de haut, c’est volumineux. Après une vingtaine de mètres de nage la galerie principale s’oriente perpendiculairement à gauche. Encore une quinzaine de mètre et c’est l’arrivée sur une plage de sable. Puis les galets remplacent le sable, un passage plus étroit et c’est la fin au bout d’une trentaine de mètres à sec. Sur la paroi gauche des draperies de calcite donnent l’illusion d’une cavité karstique et des galets agglomérés témoignent d’un ancien remplissage. L’ambiance est inhabituelle pour les topi, du volume, le bruit des vagues, la lueur de l’entrée au loin, et de temps en temps le bruit des bateaux qui font une incursion dans l’entrée.

JY n’est pas venu que pour la beauté du site, il sort ses jumelles infrarouge et 5 chauves-souris sont repérées en direction de l’entrée. Une dizaine seront également comptabilisées visuellement par Micca dans la petite galerie qui part à droite de l’entrée. Par contre aucune détection sonore n’a pu être enregistrée.

Direction la sortie maintenant et c’est à ce moment qu’apparaissent les nautical sur leurs 2 trimarans rouges. Ils ont été retardés par une accident de la circulation qui a bloqué la route.

Pique-nique sur les embarcations, les pedibus jambus, qui ont laissé leurs casse-croutes dans le véhicule, se font nourrir par les nautical.

Les explorations spéléologiques ne sont pas terminées, 2 autres cavités sont visitées à quelques dizaines de mètres au sud-est des Veaux Marins.

La première avec une belle entrée en porche, une galerie suit sur une vingtaine de mètres et se termine sur un gros pilier dont on peut faire le tour. Au fond à gauche, une autre entrée plus étroite permet de faire une traversée.

La deuxième est une grande fracture obscure d’une cinquantaine de mètres de long et 2 à 3 de large. Au fond se sont accumulés des troncs et branches, une petite plage termine également la galerie. Divers débris jonchent les galets, principalement des bouts de bois, mais aussi des semelles, tongs, flotteurs, etc.

Retour à l’air libre, les nautical accompagnent les pedibus jambus vers leur anse de mise à l’eau. Séparation et chacun reprend son chemin en sens inverse.

Les pedibus jambus feront un détour par Notre Dame de la Serra pour profiter du point de vue et de sa pinède ombragée pour un rafraichissement et un petit gouter. Un autre détour sera effectué pour voir le fameux Monolithe d’Algajola.

Un peu plus de monde sur la route pour le retour, un dernier rafraichissement sera de nouveau apprécié à Ponte Leccia.

JCL