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Lundi 18 mars 2024 – Grotte de Brando

Lundi 18 mars 2024
Spéléo, Photogrammétrie, visite
Grottes de Brando, Brando

Participants
ITP : Antonio E. G., Henri-Pierre F., Benoit R.

TPST : 1h00 + Mini rando aux alentours 1h30

La sortie de dimanche était de visiter un ensemble de petites cavités mais aussi d’essayer la photogrammétrie (technique de modélisation en 3D d’un espace par capture photo), malheureusement par manque de temps il n’a pas été possible de le faire car le process est peu un long. Par conséquent, je me suis mis dans l’idée de faire la grotte de Brando pour tester la méthode de part par son accès très facile, le lendemain (Lundi).

Antonio et Henri-Pierre se sont proposés de m’accompagner pour cette sortie, c’est ainsi que nous nous rejoignons à 14h aux glacières de Brando, la cavité se trouvant juste derrière à 5min de marche.

Seul Henri-Pierre connait cette cavité, pour Antonio et moi c’est une première. On visite la cavité, moi en réfléchissant les angles à prendre pour optimiser les prises de photo (tout en visitant) et Antonio suivant Henri-Pierre tout en comptant les chauves-souris, il y avait ce jour ci 11 chiroptères.

Pendant que Henri-Pierre et Antonio visitait un secteur en passant par une chatière, de mon côté j’arme la go-pro avec une seule lampe frontale en mettant la puissance max (1400lm), j’étais pas trop optimiste quant aux rendus surtout suite à la lecture d’un papier expliquant brièvement le procédé : NUMÉRISATION DE LA GROTTE DE LIMOUSIS PAR PHOTOGRAMMÉTRIE

Mais nous somme là pour tester, on verra bien, c’est ainsi que je me lance, en prenant soin de prendre tout les angles et en progressant lentement, en tout est pour tout, on a passé 1h dans cette grotte pour 2600 photos capturées, à la fin Henri-Pierre et Antonio m’attendait à l’entrée. J’en ressort en me disant « Punaise mon PC va mettre du temps à traiter les données » et exprimant mes doutes quant à la réussite.

Suite à ça, avec Henri-Pierre et Antonio, nous sommes aller plus haut voir des maisons abandonnés , admirer la vue sur le Palazzu, Henri-Pierre nous dit après qu’il y a une cavité en dessous de la bâtisse, mais rien de fou non plus, nous sommes quand même aller voir, nous descendons en bord de mer et longeons les côtes jusqu’au niveau du Palazzu, Antonio s’exerce à l’escalade pour s’approcher de l’entrée, il voit quelque chose, mais pour répéter, rien de fou. Nous faisons donc demi-tour, discutons encore un peu au parking puis partons vers 16h30.

De retour chez moi, transfère des photos de la go-pro vers le logiciel, et là horreur, les photos sont floues, genre, une très grande partie, très certainement causé par le manque d’intensité lumineuse et donc le stabilisateur de la gopro n’est pas opti et peut-être de mon côté un peu de précipitation en ayant eu trop confiance à la technologie.

Je laisse quand même mon PC traiter les images, après 5h d’alignement de photos, il s’avère que sur les 2600 photos prises, seulement 277 sont exploitables….

Le résultat est le suivant :

  • 1. Coupe extérieure

  • 2. Intérieur :

La navigation via le logiciel n’est pas facile, malgré le flop totale du à mes erreurs techniques, ces quelques 277 photos laissent apercevoir quelque chose. Lors d’une prochaine sortie, je ramènerai beaucoup plus de lumière et prendrais mon temps cette fois en m’assurant par moment que les photos ne sont pas floues.

Benoit.R

Dimanche 17 mars 2024 – Grottes San Michele-Oubliée-Steph, Sisco

Dimanche 17 mars 2024
Spéléo, visites
Grottes San Michele-Oubliée-Steph, Sisco

Participants
ITP : Christophe C., Wanda C., Adriana D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Vanessa S., Franck Z.
Initié : Louis-Mathis S.

TPST : 2h00

Il est des cavités que l’on peut visiter en tenue du dimanche comme Brando, d’autres avec de grands volumes comme Cast 2, des vertigineuses avec de grands puits comme Ghisoni, et puis il y a les délaissées, les petites, les ignorées, celles dont l’accès est parfois épique et piquant, celles où il faut être un peu maso ou spéléo pour daigner leur rendre honneur. C’est donc une sortie « grottes oubliées » qui est improvisée pour ce beau dimanche de mars, et c’est avec un panier de 5 cavités que nous nous dirigeons vers le Cap.

Première étape, la grotte San Michele. C’est une cavité sépulcrale, joliment concrétionnée, qui a abrité une sépulture collective secondaire attribuable au Chalcolithique ou au Bronze ancien.
Compléments d’infos :
https://journals.openedition.org/adlfi/23349
https://journals.openedition.org/adlfi/23037

Le mur de ronce de la dernière visite s’est éboulé, l’accès ne pose aucun problème, d’autant plus qu’Alain et Léo y sont passés la veille.
Antonio entame l’escalade du ressaut d’accès à la cavité de face, JC préfère la voie gauche. Une corde d’assurance est installée sur le houx dont le tronc principal est maintenant sec. Tout le monde se retrouve en haut, qui en libre, qui par la corde. La visite est rapide, y compris celle du réseau supérieur. Examen de la zone de fouilles, photo de groupe et c’est la descente. Là encore qui en libre, qui par la corde.

Deuxième étape, la grotte Oubliée. Pourquoi « oubliée » ? Tout simplement parce qu’on avait oublié d’en faire la topo et qu’on n’avait pas beaucoup d’idée pour lui donner un nom 🙂

HP avait tenté d’y accéder quelques semaines auparavant mais n’avait pu y descendre. Une bonne surprise nous attend cette fois-ci, un passage a été découpé dans les salsepareilles, presque un tunnel de verdure. Une corde, non indispensable, est installée pour descendre un petit ressaut puis on remonte la petite anse par une vire naturelle, le porche s’ouvrant en haut d’un éboulis joliment décoré par les giroflées en fleur.
La visite est rapide là-aussi puisque la cavité se résume à une petite galerie d’entrée, suivie par une chatière en pente, puis une « grande » salle où trône en son milieu l’Esprit des lieux, posé sur son menhir. Encore une galerie dans le prolongement et c’est la fin.
Deux grands rhinos accompagnent l’Esprit, un nid vide est perché dans la galerie d’entrée.
Visite rapide de la 2ème cavité qui s’ouvre en bas de l’éboulis, de la 3ème de l’autre côté de l’anse et une partie du groupe retourne vers route par le sud en explorant une autre fracture.

Troisième étape, la grotte Steph. Pourquoi Steph, là-aussi manque d’inspiration, c’est le diminutif de l’ancienne membre des topi qui l’avait découverte.

Mais c’est d’abord l’estomac qui impose sa priorité, manger !
C’est le même endroit que lors de la dernière visite en 2014 qui est choisi. Le feu est allumé à côté du muret qui longe le parking et les saucisses apportées par Christophe s’y font dorer la pilule.
Après les agapes l’envie de siester est grande, les topi font preuve d’un grand courage pour se lancer dans la recherche de la grotte Steph.

Même si la position de la cavité est à peu près repérée, la descente directe n’est pas très engageante, d’autant plus que le trou dans le muret qui avait servi de 1er amarrage en 2014 n’est pas retrouvé. Il est donc décidé de tenter une approche par le bas en profitant d’un chemin découpé dans le maquis et qui permet de rejoindre le littoral.
On passera sur les tentatives de green-varappe qui ont ponctuées le parcours et la disparition de Loulou dans un trou caché par le maquis, le point positif étant la découverte par Franck et Christophe d’une fracture permettant une traversée après un peu de désob.

Vue d’en-dessous une base de cairn est repérée devant un amas de gros bloc rocheux qui réveillent les neurones de JC et c’est finalement Laureen qui s’en approche en bataillant avec le maquis. Une corde d’assistance est installée depuis un double amarrage constitué de 2 câbles téléphoniques trainant dans le maquis 😯 et tout le monde se retrouve devant l’entrée pas très engageante. C’est en effet une chatière où ça frotte sévère pour certains …

Visite plus ou moins complète, suivant affinité avec les étroitures. Deux petits rhinos occupent les lieux. Découverte d’ossements de chèvre après le 2ème ressaut par Wanda. Au milieu de ces restes une cloche probablement en bronze avec son collier d’attache. On se pose la question du comment la chèvre a bien pu se trainer jusqu’à cet endroit !

Sortie plus ou moins aisée, Christophe la trouvant trop facile se permet de sortir les pieds en avant et sur le dos, pas facile quand ça monte !

Retour au local avec un goût de reviens-y dans le secteur pour rendre visite à l’aven du Sémaphore, à la traversée de Cap Sagro et à la grotte de Standarone …

JCL

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« de 89 »

Samedi 9 mars 2024 – Cast 3, Oletta

Samedi 9 mars 2024
Spéléo, visite
Cast 3, Oletta

Participants
ITP : Catherine B., Wanda C., Adriana D., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Marie Pierre R., Vanessa S., Franck Z.
Initié : Louis-Mathis S.

TPST : 4h30

Les Topi se retrouvent pour vivre encore une aventure devant l’entrée de Cast 3. Une découverte pour certains d’entre nous. Dès la première descente, j’ai voulu tester l’efficacité et les compétences des secours. Mes cheveux s’étaient malencontreusement coincés dans le descendeur, ma tête en hyper-extension donc bloquée. Et là un sauveur est arrivé, muni d’un couteau, de son courage et de sa force. Vous devinez qui ? Notre président… (forte heureusement il n’a pas eu besoin de me couper les cheveux). Nous avons pu continuer notre progression à la découverte de fossiles, d’ossements, de belles salles avec la présence de petits Rhinos accrochés aux parois (évidemment en faisant attention à ne pas les déranger). Une fois sortie de Cast 3, nous avons passé un bon moment de convivialité tous ensemble. Avant le retour, certains d’entre nous sommes partis dans le maquis à la recherche de différentes entrées de cavités Cast 12, 4, 5, 13, 20.

Vanessa


Changement de programme en raison des incertitudes météo, Carpinetto est abandonnée au profit de Cast 3 où il n’y a pratiquement pas de marche d’approche et où la période de tolérance pour les visites spéléo touche à sa fin.

11 topi + 1 initié, 3 tout-terrains avec 11 places dispo, on se serre. Malgré les dernières pluies le gué de l’Aliso est à un niveau facilement franchissable, une vingtaine de cm.

Circuit classique, le P16  (1er équipement spéléo pour Antonio), le P10 remontant, le point haut du réseau, la salle des fouilles avec un rappel du déroulé de ces dernières et bien sûr la recherche de l’os fossilisé du Megaloceros et ceux des Prolagus. Seulement 5 chiros dans la salle concrétionnée, peut-être des Euryales, 2 rhinos( ?) dans le puits d’entrée, 2 petits rhinos et un grand dans la mezzanine, 1 petit rhino à la sortie du shunt.

Retour par les ressauts après un franchissement sans trop de problème du passage un peu technique de la vire de transition.

Un plus cette année avec la visite du shunt dont l’entrée et la sortie sont assez sélectives, seuls Wanda, Éric et JC s’y sont aventurés :-). Gros doute sur la réalité d’un foyer médiéval, il n’y a presque plus de charbon.

Grillades traditionnelles suivies par une petite prospection digestive, avec tournée des popotes de Cast 12, 5, 4, 13, 20. D’autres cueillent les asperges sauvages, des fongi di ferula un peu secs sont également trouvés sous les férules émergeantes.

Les températures relevées dans la salle concrétionnée : mini 12, actuelle 12,5, maxi 15,5
Dans la Mezzanine : mini 15, actuelle 16, maxi 19

JCL

Préparatifs
« de 43 »

Vidéo

Dimanche 18 février 2024 – Cast 2, Oletta

Dimanche 18 février 2024
Spéléo, visite-initiation
Cast 2, Oletta

Participants
ITP : Catherine B., Michèle C., Christophe C., Adriana D., Amal D., Antonio E. G., Éric G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Benoit R., Vanessa S., Franck Z
Initié : Louis-Mathis S.
De passage : Ariane

TPST : 4h00

Vidéo

Profitant d’une désertion supposée de la part des chauves-souris à Cast 2 les topi s’y retrouvent, avec une moyenne d’âge qui avoisine les 40 balais, malgré la présence d’un presque septuagénaire 😛 . Une parité pratiquement respectée aussi et 13 ans pour le plus jeune, une sortie « normale » en quelque sorte.

Compte-tenu du nombre, 2 groupes se forment. JC emmène ceux qui n’ont jamais visité la galerie nord, tandis que Franck part avec Éric et Benoit équiper la sud.

Une preuve d’un hiver printanier, des chauves-souris volètent en haut de l’escalade nord, peut-être des murins. Par contre, les petits rhinos patientent, tranquillement accrochés aux parois par petits groupes, 23 seront comptabilisés dans la galerie nord.

Il faudra remplacer la C40 permettant de remonter au fond de la salle, les rongeurs en font un amuse-gueule, sachant que le remplacement normal est progammé en 2027.

Matis ramène le groupe nord vers le puits d’entrée et presque tout le monde se retrouve au fond du réseau sud dans la petite salle concrétionnée, avant la remontée vers l’hypothétique jonction avec Cast 17. Là aussi la corde en place a été appréciée par les topi.

Quelques photos et tout le monde se retrouve autour du barbecue pour les traditionnelles grillades.

Autre preuve d’un printemps précoce, les asperges sauvages poussent déjà, Laureen en fera griller quelques-unes au barbecue pour une recette inédite !

Retour au local et rangement du matos.

JCL

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« de 61 »

Samedi 3 février 2024 – Balme Sabatière/Grotte de Varenne – Caunes Minervois (11)

Samedi 3 février 2024

Spéléo, visite, repérage

Balme Sabatière, Grotte de Varenne, Caunes Minervois (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Michel G., Véronique M., Pierre F., Gabin, Tom

Gente canine : Bosco 

TPST : vingt minutes

Invitation du SCM à visiter la Grotte de Varenne, une classique de la Montagne Noire. Un développement de 2 600 m pour une profondeur de -66 m. Quasiment que de l’horizontal avec quelques ressauts qui nécessitent quand même le baudrier. Progression variée, laminoirs, reptations, mains courantes, oppositions glissantes et quelques étroitures « humaines ». Une classique pour un éventuel camp ITP dans la région.

Au début prévue sur la journée, la visite a été décalée à l’après-midi ce qui nous empêchera avec Véronique d’y participer, devant être rentrés tôt sur Lézignan. On décide quand même de retrouver les copains du SCM au départ et de visiter la Balme Sabatière, une cavité de 90 m de développement située quelques dizaines de mètres avant l’entrée de Varenne et communiquant d’ailleurs par un boyau avec cette dernière avec une étroiture à 17 cm !

Rdv à 14 heures au Pont romain sur l’Argent Double, qui marque le départ du sentier. La rivière coule bien. Une fois le quatuor du SCM équipé, direction les cavités, par un sentier qui longe la rivière sur 250 m. L’entrée de la Balme Sabatière ne peut se rater, un beau porche de 5×3 m. Quelques photos, on y reviendra au retour. L’entrée de Varenne se situe un peu plus haut sur une petite terrasse. Bien plus petite 1×0,50 m, il faut ramper pour entrer et la suite est en diaclase remontante. On regarde les copains disparaitre dans le noir avec un sentiment de frustration mais on reviendra.

Retour à la Balme Sabatière, une belle galerie sinueuse se développant sur une cinquantaine de mètres pour se terminer par une petite salle circulaire accessible par un ressaut, on s’arrêtera là. Quelques rhinos sont observés, apparemment des grands rhinolophes. Des boyaux secondaires partent sur quelques mètres, notamment celui de la jonction avec Varenne mais pas question de tenter l’étroiture à 17 cm…

Retour au soleil. Suite au compte rendu des copains, une sortie sera programmée prochainement pour dépolluer la cavité. En effet étant très labyrinthique, des gougnafiers on jugé bon de bomber des flèches partout alors que des catadioptres discrets en place permettent de s’y retrouver facilement. Nettoyage en vue.

JND

 

Dimanche 14 janvier 2024 – Aven de Razzu Bianco – Venaco

Dimanche 14 janvier 2024
Spéléo, visite
Gouffre de Razzu Biancu, Venaco

Participants
ITP : Cathy B., Wanda C., Albert D.,  Henri-Pierre F., Eric G., Benoît R.,  Franck Z.

Départ de Bastia vers 8h30 pour Venaco. La température est bien fraîche avec un petit -1°C à Ponte Leccia !! Heureusement le soleil est présent et en arrivant à Venaco, il ne fait pas si froid que cela.

Après une marche d’approche d’environ 30 minutes sur un sentier parfaitement propre, on arrive pas loin du gouffre dont l’entrée est très vite repérée par Franck, Eric et Wanda. Franck part équiper le gouffre rapidement pendant que tout le monde se prépare.

La descente commence par un puits de 11 m. Arrivé en bas, Franck s’engage dans un passage serré qui aboutit sur une autre étroiture « La boîte aux lettres ». C’est glissant et bien étroit. Franck passe sans problèmes et me guide pour la descente, je termine le passage de la boîte aux lettres par une belle glissade !! Wanda nous rejoint rapidement. On continue le boyau, avec de belles concrétions à voir. A la fin du boyau, la corde placée il y a 4 ans est toujours là pour permettre de montée vers « La porte du Ciel », mais pour le moment on ne s’engage pas on attend que tout le monde descende, et…….on attend……

Après une « petite » attente, on comprend qu’Albert s’est coincé. Wanda remonte par le colimaçon pour aller aux nouvelles et on suit quelques temps après avec Franck, un peu inquiet de ne pas savoir exactement ce qui se passe. Le Colimaçon, un autre passage bien étroit, mais c’est marrant, ça glisse, ça coince, bref que du bonheur ! Arrivé en haut, soulagement, Eric et Benoît ont réussi à décoincer Albert. C’est la remontée du puits, pendant ce temps Wanda et Eric en profitent pour descendre, (2ème passage de la boîte aux lettres pour Wanda !!!) et feront la montée de la Porte du Ciel. Pendant la remontée j’ai pu observer 3 petits rhinos que je n’avais pas vu à la descente. Wanda m’apprendra qu’elle en a vu 2 aussi à la Porte du Ciel.

Pause repas, mince pas de briquet pour le feu. Ouf encore, il y a un briquet dans le kit médical (comme quoi un kit médical s’avère bien utile !). Donc il y a du feu, du figatellu, du vin, tout va bien. Repas terminé, reprise du sentier pour le trajet de retour. Au passage Franck repère le passage pour « l’Igue de Begood », prévu aussi initialement pour la journée, mais le temps aura manqué, ce sera pour la prochaine fois.

Cathy

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Samedi 16 décembre 2023 – Gouffre de San Nicolao « U Tribbiolu » – San Nicolao

Samedi 16 décembre 2023
Spéléo, visite
Gouffre de San Nicolao « U Tribbiolu », San-Nicolao

Participants
ITP : Antoine B., Wanda C., Adriana D. C., Antonio E. G., Eric G., Benoit R., Marie Pierre R., Franck Z.

TPST : 2h30
Vidéo

Une première pour certains participants : Tribbiolu et son étroiture de départ et de sortie dont une galerie de passages agrémente la fiche de sortie laissant augurer, au vu des grimaces, quelques difficultés.

La première reste l’heure matinale du rendez-vous : 7h30 au local, on rentre toujours de nuit de cette cavité pourtant relativement proche. Après un briefing à l’Icone café de Moriani, 3 voitures partent pour le hameau. Franck, d’anniversaire, doit pouvoir partir plus tôt.

Seconde difficulté : la marche d’approche. Selon les interlocuteurs, c’est pas long, un peu long, chiant, rempli de végétation. Ce sera finalement 250 m de dénivelé, une petite heure de marche sur un tracé approximatif mais relativement ouvert. On pose les sacs sur un belvédère qui offre une superbe vue sur la plaine.

Le temps de s’équiper, Franck a déjà exploré les lieux, purgé un gros bloc qui coinçait l’entrée, inutile d’en rajouter. Lorsque les derniers arrivent au bord du trou il est déjà parti équiper. Pas de possibilité de relai dans la cavité, c’est tout droit, jusqu’au fond, il faut attendre dehors. J’ai peut-être oublié de préciser qu’un vent glacé souffle du nord-est, partagé entre l’envie de retrouver les atmosphères toujours tempérées des sous-sols et l’appréhension du passage de l’étroiture qui n’offre pas beaucoup d’options, on attend frigorifié face au vent. Eric en profite pour se réchauffer en coupant du bois, faut pas louper l’essentiel, pour d’autre c’est le moment du pipi de la peur.

Benoit passe le premier, quelques rectifications sont nécessaires dans la position de passage et c’est l’entrée dans le vif, peu à peu le groupe s’enfonce pour une succession de relais verticaux sur des amarrages dont certaines s’étonnent qu’ils ne comportent qu’un forage, sans doute la raison pour laquelle Wanda doit réaliser une conversion parce que descendue un peu bas.

C’est toujours la surprise de voir comment une si petite entrée donne sur de tels volumes. Certes cela reste étroit mais les hauteurs sont impressionnantes. Ici et là quelques chiroptères, accrochés qui au plafond, qui sur une fistuleuse, qui sur une corde, décorent les lieux pour le noël des ténèbres. Sur une corde ? Aie, Franck peut-être pas forcement pris de passion pour les mammifères ailés mais conscient de ses responsabilités de cadre préfère éviter le remplacement de la corde du dernier passage, à moins que l’heure avancée n’y soit un peu pour quelque chose. On se contente donc d’avancer le plus loin possible dans la suite du réseau en prenant le temps d’apprécier les coulées de calcite et les concrétions, on regarde aussi ce qu’on aurait pu faire, juste pour avoir le gout du reviens-y.

En attendant la remonté du groupe, Wanda, Antoine, Eric en profitent pour explorer la galerie qui queute juste sous le puits. Remontée ensemble à la file sur les relais, puis c’est le moment de la sortie, bouquet final qui décide si l’on peut continuer sur les grillades ou si l’on passe la veillée de Noël en bas. Cela passe finalement, non pas crème mais sous les lazzis de Franck qui, déjà en haut, profite du spectacle. On retrouve le petit vent du nord. Eric n’attend pas ses petits camarades, auto-investi d’une mission autrement plus sérieuse, préparer de quoi réchauffer les corps et les ventres. A l’arrivée de l’équipe c’est un beau feu qui nous attend, il a eu le temps de prendre, quelques difficultés ont retardé Marie Pierre qui essayait un baudrier de prêt pas forcément très ergonomique.

Pique-nique traditionnel auquel Franck ne participe pas, c’est l’heure pour lui de rentrer, d’autres aventures l’attendent. Malgré le froid, le partage du pique-nique, les grillades, l’alcool et surtout l’impressionnante vue sur l’est de l’ile concluent cette sortie. Reste juste l’épilogue, descente rapide vers le village qui nous fait arriver au crépuscule aux voitures, le temps de se changer et c’est dans le noir que nous redescendons vers le club. Sur le trajet Antonio remarque quand même un certain poids dans les membres, ça fatigue un peu quand même mais belle cavité qui offre des passages quand même relativement techniques.

C’est aussi la conclusion de Wanda autour du dernier verre au local. A quand la suite ?

Eric

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« de 50 »

Samedi 18 novembre 2023 – Réseau Lachambre – Prades (66)

Samedi 18 novembre 2023

Spéléo, visite

Réseau Lachambre, Prades (66)

Participants

ITP/ Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.

Spéléo Club Serre Roquefort Corbieres : Jean et Annick B.

Encadrants (Conflent Spéléo Club) : Jean-Louis G. et quelques collègues

Une vingtaine de spéléos issus entre autres de Béziers

TPST : cinq heures

Le réseau Lachambre, cela doit évoquer quelques images pour celles et ceux qui sont dans la spéléo depuis de nombreuses années. Découvert le 21 juin 1981 par André Lachambre et Bruno Midjaville du Conflent Spéléo Club, ce réseau souterrain, situé à la confluence des communes de Ria, Corneilla et Villefranche-de-Conflent, dans les Pyrénées-Orientales, est aujourd’hui une des cavités françaises les plus concrétionnées et classée au titre des sites et monuments naturels. Un réseau labyrinthique de plus de 20 km de développement !

Les visites sont limitées, une dizaine par an et pas plus de 12 personnes à la fois. Le maître de cérémonie est Jean-Louis Perez, du club de Villefranche. Difficile d’avoir une place. Mais au hasard des rencontres fédérales on a pu obtenir une invitation avec mon ami Dominique.

Ce matin-là au petit jour départ pour les PO, une centaine de kilomètres, essentiellement d’autoroute. RDV 9 heures, gare de Ria – gare est un grand mot, une petite maisonnette à l’ancienne qui ne doit voir passer beaucoup de trains. On sera bien en avance, les groupes et notre guide arriveront vers 10 heures… Présentations, on est loin du quota habituel, au total plus d’une vingtaine de spéléos issus de l’Aude et de l’Hérault. On se répartira en trois groupes, au vu de la topo étalée sur le capot de la voiture il faut choisir une zone.

Marche d’approche d’une vingtaine de minutes sur l’emplacement d’une ancienne voie ferrée. Pas de grimpette la cavité s’ouvre au pied de la falaise. Deux portes blindées en condamnent l’accès. On y pénètre d’abord à quatre pattes. La descente s’effectue par un étroit boyau sur une vingtaine de mètres. Une fois retrouvée l’horizontalité, on poursuit à nouveau à quatre pattes. Avec quelques passages en ramping.

Puis, soudain, 80 bons mètres plus loin, le plafond s’élève à plusieurs mètres et une vaste galerie s’offre à nous. Elle se développe rectiligne et horizontale sur plusieurs centaines de mètres, quelques blocs à escalader, passage le dos courbé d’une trémie désobée et les premières concrétions apparaissent, on approche du Réseau Marbré.

Des excentriques à foison, les stalactites dégoulinent du plafond. De massives stalagmites se dressent partout. Un incroyable enchevêtrement de formes et de couleurs. Des rivières blanches de calcite et dans les gours, des petits cristaux rappelant des récifs de coraux. À certains endroits, le sol est jonché de perles des cavernes. Plus loin de surprenants œufs de pigeon en calcite.

Encore d’extravagantes excentriques, des fleurs d’aragonites, des parois de choux-fleurs, des fleurs de cristallisations, de fines aiguilles à profusion, le tout d’un blanc immaculé. Imposantes galeries de marbre bordées de coupelles ciselées affleurant au-dessus d’un gour, des draperies immaculées… On ne sait plus où regarder et où photographier !

Déjà deux heures de déambulation, il faut songer à faire demi-tour et songer à la pause restauration. On a du faire à peine plus d’un kilomètre de visite ! Mais nous ne sommes pas au bout de notre émerveillement, la spécificité du réseau Lachambre réside ailleurs. Après le casse-croûte, bienvenue au royaume des « canyons blancs ». Une courte escalade d’un plan incliné, équipé d’une échelle et d’une corde et nous sommes au départ d’une galerie suspendue. Devant nous, c’est comme s’il avait neigé sous terre ! Un conduit quasi rectiligne et horizontal, de 1 à 2 m de large et autour de 3-4 m sous plafond. Les parois sont recouvertes d’aragonites. Les cristaux sont recouverts de petites boursouflures d’hydromagnésite, cela ressemble vraiment à des flocons de neige. Tout est extrêmement friable il faut être prudent.

Au bout de 200 m de rêverie blanche, une trémie et en son sommet une grille arrête la progression. Il reste encore deux kilomètres similaires au-delà. Interdits à la visite de tout public, réservés parfois à quelques études scientifiques…

On a fait le plein de souvenirs extra-ordinaires, il est temps de rentrer.

JND

Jeudi 16 novembre 2023 – Grotte de Butrone

Jeudi 16 novembre 2023
Spéléo, tournage D’Umani
Grotte de Butrone, Sisco

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
Indépendant : Jean-Yves C.
Equipe de tournage : Célie P (présentatrice), Cyrille C. (réalisateur), Théo (preneur de son), Thibaut (cadreur)
La toutounette : Nala

TPST : 4h30
Photos

C’est le grand jour du tournage complémentaire à l’exercice secours du 17 juin dernier. L’équipe D’Umani est attendue vers 10h30, ils arrivent d’Ajaccio …

Wanda, HP et JC se sont donné rendez-vous au local vers 8h30, histoire de faire un peu de nettoyage, nécessaire avec toutes les feuilles qui se sont invitées à cause du vent, du rangement également, c’est un peu le bazar avec du matos qui traine un peu partout par terre, et sortir les microscopes, histoire de donner un air sérieux et scientifique au bureau. JY arrive peu après.

Il est déjà 11h00 lorsque Célia la présentatrice, accompagnée de Cyrille le réalisateur, Thibaud le cadreur et Théo le preneur de son arrivent.

Les prises de vue s’enchainent rapidement, présentation du local, de l’association, du matos d’abord, puis interview de HP devant son microscope avec Wanda également à l’observation. Quelques bébêtes sont présentées, des épigées fautes d’avoir des hypogées sous la main.

Départ tardifs vers Sisco, on n’aura pas le temps d’un vrai spuntinu.

On prend les mêmes et on recommence, dans la cavité cette fois. Les 4 petits rhinos de mardi sont 5 maintenant, on en dénombrera 7 dans le réseau fossile. Quelques Troglohyphantes cyrnaeus aperçues mais grosses difficultés pour les prises de vue, elles sont farouches avec les estrangers les coquines !

Direction la salle des palpigrades maintenant. Les gours sont vides mais Wanda en repère un, accompagné du traditionnel collembole dans une petite vasque. On espère cette fois-ci de belles prises de vue en macro.

Visite rapide du réseau actif qui est en panne lui aussi. Quelques gouttes dans la salle de la pluie, les lits de rivières sont à sec et donc pas de niphargus. 3 petits rhinos sont accrochés au plafond et 3 autres (?) volent.

Sortie de la cavité au crépuscule, une petite pluie s’est invitée. Descente dans l’obscurité et séparation en bas de la piste, une longue route attend l’équipe de tournage.

JC

Samedi 11 novembre 2023 – Trou des Vents d’Anges – Cabrespine (11)

Samedi 11 novembre 2023
Spéléo, visite
Trou des Vents d’Anges, Cabrespine (11)

Participants
ITP/Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
CoMed : Les Dinosaures (Jean-Pierre, France, Guy, Thierry, Jean-Noël, Jean-Michel, Dominique)
et les Pêchus : (Jean-Marie, Patrick, Julie, Claire, Brigitte)

GPS : Christophe H.

TPST : quatre heures
Comme tous les ans la Commission médicale de la FFS réunit son Conseil technique (médicaux et paramédicaux et autres intéressés par ses travaux). Cette année retour à Carcassonne, lieu de réunion de 2018. Dominique B., régional de l’étape (secondé par Jean-Marie B. et maintenant JND) a repris la logistique de 2018, une ancienne abbaye – Notre Dame de l’Abbaye – reconvertie en lieu de séminaires, juste sous les remparts de la Cité. Statues de Vierge et saints dans les couloirs et la réunion se tiendra Salle Saint Pierre, au premier étage ; ce n’est pas le Septième ciel mais tout est parfait pour qu’une quinzaine de personnes puissent travailler confortablement. Certes les chambres sont un peu spartiates et les salles de bain rappellent – en plus petit – la Corsica Ferries
On a bien bossé du vendredi du midi au soir puis le dimanche matin, la journée du samedi étant consacrée à la sortie spéléo commune. L’évènement de cette année fut l’abrogation de l’obligation du certificat médical annuel. Loi de 2022 qui a laissé les fédérations fixer elles-mêmes via leur Commission médicale (quand elle existe, la FFCAm n’en a pas…) les conditions de prise de licence. La CoMed avait anticipé et proposé au CA une périodicité de 5 ans. Malgré ses infarctus sur le court, la Fédération de Tennis n’exige plus de certificat pour la licence…
Plusieurs thèmes ont été abordés :
Étude sur la leptospirose.
Article sur le stress.
Conduite à tenir face à une crise d’angoisse sous terre (ça arrive pour les initiés et parfois     certains anciens) avec un exposé d’une psychologue.
Gestion de pathologies chroniques par les spéléos (diabète, pathologies cardiovasculaires, troubles articulaires…)
Création du portail Retex (retour d’expérience) comme il en existe en milieu professionnel ou dans certaines disciplines sportives (montagne…) ou nous pourrons déclarer anonymement les incidents qui auraient pu dégénérer en accident. Pour analyser des facteurs revenant les plus fréquemment et orienter la prévention. Avec la participation du SSF et des écoles (ESF, EFC et EFPS).

Hé oui, la Comed travaille !

Entre toutes ces cogitations, voilà la sortie spéléo : on en avait parlé l’an dernier, et depuis quelques semaines le sujet devenait une actualité brûlante. Nos deux guides locaux avaient prévu le Trou des Vents d’Anges, un moins 300 ! Mais avec deux objectifs 120 et 240 m. Certains s’étaient plongés dans le net et se posait la question de savoir si la cavité était à notre niveau à tous ? L’an passé, Trabuc et son Trou du Vent avait obligé certain(e)s à se surpasser mais c’était de l’horizontale – ça remontait même.
C’était une bonne question, qui a entrainé pas mal d’échanges avec nos deux guides, Dominique et Jean-Marie, car, si la CoMed compte quelques bouffeurs de cordes, perfos et autres gamates, nous avons aussi notre stock de Tamalous… Gentils et courageux, mais Tamalous quand même… !
« La marche d’approche c’est long ? On va se mouiller dans le trou ? C’est étroit ? Y a des puits ? Et y sont grands ? Et ça va durer longtemps ? Et on peut faire autre chose plus simple ? Et si y pleut ? »
Nos deux guides ont essayé de répondre avec grande empathie à toutes ces questions, mais au bout d’un moment, fatigués, pour couper court à toute réclamation, nous annoncent « C’est de la marche… ! ! ».
Ah çà, ils nous auront bien eu avec « C’est de la marche » ! Ou alors ils ont une drôle de conception de la marche, disons très pré-évolutionniste… !
Alors, jetant par-dessus bord les angoisses et les insomnies, nous voilà partis pour cette cavité au nom si charmant. D’ailleurs nous traversons une campagne vallonnée, sous un ciel gris, parsemée de vignes aux magnifiques couleurs automnales qui éclaboussent et illuminent le paysage comme un tableau impressionniste. Oui, bon, j’m’enflamme, d’accord, j’me calme. [C’est du Jean-Pierre, romantique dans l’âme].
Allez trêve de rêveries, parking, combinaison, baudrier, lampe, bottes et c’est parti.
On traverse le talweg au milieu des arbustes qui piquent et griffent, puis montée en face dans la forêt sentant bon les champignons, pour atteindre au bout d’une vingtaine de minutes, l’entrée de la cavité. Un panneau indicatif nous explique le trou, la porte est ouverte, va falloir s’y coller. Il est 10 heures trente.
À peine le temps de quelques secondes et l’équipe des Pêchus a déjà disparu dans le noir sans qu’on s’en aperçoive… Bigre, un maléfice les aurait-il enlevés ? Bon, comme on ne croit pas aux maléfices, on va y aller aussi, courage les Dinosaures (les Tamalous)… Eh oui, les Pêchus sont déjà dedans, les Dinosaures sont encore dehors.
Nous voilà rentrés dans les premiers boyaux, c’est pas bien large effectivement, c’est tortueux, faut se remuer, se contorsionner dans une trémie chaotique descendante, mais ouf !, pas d’étroitures. Un P5 un peu tordu et ça continue sur le même schéma jusqu’à une grande salle ébouleuse, la Salle du CPE (rappelez-vous De Villepin). C’est vraiment du grand ! De gigantesques blocs sont tombés du plafond, des massifs de stalactites sont inclinés à 45°, ça a du barder sérieusement dans le secteur. Un très grand plan de faille explique cela, une zone de broyage titanesque. Le sol schisteux part en morceaux après la salle, et c’est reparti dans le sportif. On rencontre les premières concrétions. Quelques remontées équipées en vire, nouvelle trémie, conduits plus étroits et une salle avec un replat sableux. Les parois sont ornées de nombreuses excentriques, les flashs crépitent. Dominique nous informe que c’est le lieu du bivouac, on est à moins 113 m, on laisse nos kits.
Quelques courageux poursuivent la galerie descendante qui se rétrécit en boyau bas de plafond, jusqu’à un joli petit canyon à l’aspect familier de classique, où se présente le premier petit puits, juste avant l’actif. Un beau mickey et on voit l’eau couler au fond. On est à moins 120 m. C’est très tentant de mettre le descendeur et en avant ! Mais la majorité de notre équipe de Dinosaures nous attend là-haut avec les casse-croûtes, on se résout à remonter pour prendre notre collation devant un plafond d’excentriques avant d’entamer la remontée.
On est des Tamalous, donc remontée tranquillou qui paraitra bien plus courte que la descente. La sortie du P5 n’est pas évidente, un peu en dévers.

Retour à l’air libre, il est 14 heures trente, heureux de retrouver un temps sec et ensoleillé. Tellement contents d’avoir fait cette sortie, que certains, sans doute masochistes, vont visiter le Mikado, petite cavité voisine sur le chemin du retour. Nouveau couloir descendant étroit, puis salles sèches concrétionnées. C’était histoire d’avoir un petit bonus…
Et voilà pour les Dinosaures. Pendant ce temps là, Bilbo et Gollum…, euh non on se trompe de groupe…, les Pêchus ont été beaucoup plus loin, quasiment au fond à -250. Mais laissons-leur la parole…

Pêchus c’est relatif, disons plus confiants dans nos possibilités. Ceci dit le trou est très facile, un peu de marche souterraine sans obstacle majeur dans la première partie, puis un actif plus vertical, très sec pour la saison. Le seul vrai puits de la cavité (P15) ne présente pas de problème et le passage étroit des « Bains douche » se passe sans se mouiller. La douche habituellement difficile à éviter n’est plus qu’un goutte-à-goutte dérisoire. Nous laissons les baudriers au bas de la dernière corde. Collation rapide et nous partons vers le réseau concrétionné pour le plus grand plaisir des photographes. Arrivés à la Salle du Sable nous avons assez d’énergie pour continuer jusqu’à la Salle des Tuniques Bleues : immense effondrement de blocs de nature géologique différente du reste de la cavité.

Retour sans incident. Claire et Brigitte qui sont reparties avant le reste du groupe ont, elles, visité le haut de la Salle du CPE. Bien involontairement ; elles ont raté un fluo-light indiquant un virage à droite et sont parties tout droit jusqu’en haut de la trémie ! Nous les retrouvons dans le bois en dessous de l’entrée de la cavité. Elles nous attendent de peur de se perdre dans la garrigue.

En attendant les Pêchus, les Dinosaures patienteront aux véhicules en papotant, le froid commence à tomber et pour se réchauffer, Dominique emmène voir l’équipe à la cascade qui abonde l’actif à l’amont mais tout est sec. Ensuite ne voyant rien venir, on file à Castanviels, à deux bornes par la piste, chez un copain spéléo du Spéléo Corbières Minervois, agriculteur et apiculteur, d’où l’on repartira avec provision de miel de montagne, bio et made in France !
Retour aux véhicules, les Pêchus sont sortis entre temps et ont repris la route du retour, on se retrouvera à Villeneuve-Minervois en bas de la piste. Premiers échanges de photos qui font saliver les Dinosaures. Après le canyon c’est vraiment du très, très beau et pas trop difficile. Grandes coulées blanches, excentriques superbes, baguettes de gours…
On réserve pour une prochaine sortie.

JP B., JM B., JND

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