Archives annuelles : 2026

Jeudi 25 juin 2026 – Biospéléo – Grottes de Corte et Brando

Jeudi 25 juin 2026
Biospéléo, radon
Grotte de Corte, Pietracorbara
Grotte de Brando, Brando

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
AsFrA : Anne B.-D., Lucie B., Samuel D., Raphaël G., Claire J., Nicolas H.

TPST : 1h00 + 1h00
Chiros : 0

On prend les mêmes et on recommence, direction le Cap pour cette 2ème journée d’accompagnement des arachnologues continentaux.

La grotte de Corte qui comme tout le monde le sait se situe à Pietracorbara, fait partie de ces cavités à histoires. Des histoires épiques et piquantes ponctuent quelques comptes-rendus. Le chemin d’accès étant parfois capricieux, le maquis se chargeant de brouiller malicieusement les pistes.

Bon, c’est jour de chance, avec la canicule qui sévit actuellement on aurait pu vraiment se perdre. Cette fois-ci c’est juste quelques hésitations qui ont donné un peu de piment à cette marche d’approche, les fougères et les ronces ça poussent bien.

Après le four, le frigo, gros contraste avec l’extérieur.
Les arachnos comme les entomos sont souvent à 4 pattes. Ils continuent ainsi leur récolte insulaire.
Aucune chauve-souris aperçue, ni Parabathyscia 🙂

Après le frigo, le four, gros contraste avec l’intérieur 🙂
Retour en reprenant plus ou moins le même chemin qu’à l’aller, installation au bord de la rivière pour le pique-nique.

Direction la grotte de Brando maintenant. Chaude la montée, fraiche la cavité. Aucun petit rhino pour nous accueillir, c’est rare. Peut-être une conséquence de l’obturation de la chatière ? Boucher celle-ci c’est condamner les chauves-souris qui s’y réfugient, inconscience ou maladresse ?
Une découverte qui réjouit les arachnos, une Leptoneta corsica.
Un capteur radon est posé quelque part …

Retour aux véhicules, toujours avec la chaleur et chaleureuse séparation avec les arachnologues, ils reprennent le bateau ce soir.

JCL

Mercredi 24 juin 2026 – Biospéléo – Pietralbello, Sapara

Mercredi 24 juin 2026
Biospéléo, radon
Grotte de Pietralbello, Moltifao
Grotte A Sapara, Castiglione

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
AsFrA : Anne B.-D., Lucie B., Samuel D., Raphaël G., Claire J., Nicolas H.

TPST : 2h00 + 1h00
Chiros : 2 + 2

L’AsFrA, l’Association Française d’Arachnologie est une association d’arachnologues en déplacement en Corse pour y réaliser un inventaire sur les flancs du Monte Cinto, elle a sollicité la commission scientifique de la LISC pour procéder à des prélèvements dans quelques cavités de l’ile, Brando, Corte et Pietralbello.
Ça tombe bien puisque nous avons en projet de poser un capteur radon à Pietralbello et à Brando.

Rendez-vous directement sur le parking de Pietralbello et après les présentations d’usage direction la cavité sous un soleil ardent.
Le grille est ouverte, une corde d’aide est installée et presque tout le monde s’engouffre avec plaisir dans la cavité. Double plaisir, par la fraicheur d’une part, et par la cueillette pour les arachnophiles qui prélèvent rapidement un des principaux objets de leur quête, la Centromerus corsicus, une araignée endémique de la Corse dont ils avaient la description mais aucun exemplaire.
Ils ne se contentent pas des araignées et d’autres bestioles sont prélevées afin d’alimenter les réseaux de détermination.
Nous en profitons de notre côté pour poser le capteur radon au fond de la salle de la Soupière et chercher également quelques bestioles, dont le Parabathyscia, mais sans succès pour ce dernier.

Remontée vers la sortie, accompagnés par 2 chauves-souris qui volètent dans le plan incliné d’entrée.
Nous somme chaleureusement accueillis à l’extérieur, il doit faire au moins 35°.

Nous proposons un bonus pour cette journée, visiter A Sapara et ses tas d’humus propices au développement des bestioles.
Nous nous installons au préalable dans le lit de la rivière afin de pique-niquer au frais. Il va sans dire que l’eau n’est plus là 🙂

Direction la cavité maintenant avec le même scénario que le matin, cueillette, cueillette et cueillette. Le veau qui nous accueille dans la galerie principale n’est pas prélevé, il se réfugie dans une galerie secondaire. Par contre 2 chauves-souris sont aperçues dans la cloche de plafond de la 2ème salle, une fracture verticale semble s’y poursuivre …
Récupération du capteur radon puis séparation, rendez-vous est pris le lendemain dans le Cap pour d’autres aventures caniculesques.

JCL

Lundi 22 juin 2026 – Biospéléo – Canadolo, Barbaggio

Lundi 22 juin 2026
Biospéléo, pêche
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude L. M.
OFB : Mathieu M.

TPST : 0h30

Quatrième visite cette année pour cette micro-cavité. Micro mais qui présente un grand intérêt biologique. C’est en effet dans cette cavité que se complait la « substance », cette matière gélatineuse bien mystérieuse qui nous pose question depuis plusieurs mois déjà.
Toutefois le mystère se dissipe peu à peu, de précédents prélèvements envoyés à un spécialiste de l’OFB avaient permis de déterminer des algues et plus précisément des cyanobactéries :

  • Chroococcus pour les individus de type rond
  • Oscillatoriales pour les individus filamenteux

Un nouveau prélèvement s’avérait nécessaire pour les filaments de plus petite taille.

C’est ainsi que nous accompagnons Mathieu de l’Office Français de la Biodiversité pour effectuer ces peut-être derniers prélèvements.

Descente sous le cagnard pour retrouver une fraicheur relative dans la cavité. Une fraicheur qui vient du plan incliné désobé lors de la dernière visite.
La surface occupée par la substance a sensiblement diminué, mais elle est toujours présente. Quelques prélèvements plus tard nous voilà de nouveau sous un soleil de plomb.

JC en profite pour pêcher un peu. Une pêche particulière avec un gros aimant afin d’essayer de récupérer sa lampe UV tombée dans une fracture lors d’une précédente visite. Bingo, le poisson a mordu, la lampe est récupérée et elle fonctionne toujours !

Pas de prospection cette fois-ci, remontée directe vers les véhicules transformés en fours.

JCL

Mercredi 17 juin 2026 – Chiro, entomo, radon – Olmeta-di-Tuda – Barbaggio – Bastia

Mercredi 17 juin 2026
Spéléo, chiro-entomo-radon
Galerie du Lancone, Olmeta-di-Tuda
Grotta Suterratta, Barbaggio
Grotta Gradiccia, Bastia

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 1h30
Chiro : 2 Capa à Francone + 1 ? à Gradiccia

Nouvelle opération radon, il s’agit cette fois de récupérer les capteurs posés le 14 mars dernier. Ils doivent rester 2 mois minimum en place, ils sont donc mûrs pour la cueillette.

On commence par la galerie du Lancone, une chauve-souris est dérangée, elle volète en faisant plusieurs allers-retours entre le fond et la grille qui semble constituer une barrière pour elle, ça pose question.
Une 2ème est aperçue dans une fracture, donc probablement des murins.
Le capteur est récupéré, direction maintenant Suterratta.
Changement rapide en bord de route et descente tout aussi rapide à travers le maquis qui reprend peu à peu ses aises.
Pendant que les 2 JC partent vers la tête du dernier puits pour récupérer le capteur, Wanda et HP s’occupent des bébêtes. C’est jour de fête, les Parabathycias espérés sont repérés sur les tas de « caviars » déposés par les chauves-souris. Aucun chiro aperçu d’ailleurs ce jour.
Le seau qui attendait patiemment une nouvelle génération de désobeurs a été remonté, pas la peine qu’il ne serve à rien ici alors qu’il n’y en a plus au local.
Les récoltes finies direction maintenant Gradiccia après s’être posé quelques questions à propos de « gravures » sur une pierre plate près de la cavité.
Une seule chauve-souris aperçue cette fois-ci dans la galerie intermédiaire avant de disparaitre dans une fracture au milieu des concrétions du fond.
Difficulté pour retrouver le capteur, caché par une motte d’argile. Heureusement, la photo de son positionnement sur le dernier compte-rendu nous a permis de le situer. Il a quand même fallu parcourir plusieurs fois la galerie, y compris après la chatière terminale !

Il est midi, Albert et 2 bons poulets grillés nous attendent chez lui pour la pause prandiale.
Quelques menus travaux jardinesques terminent la journée.

JCL

 

Samedi 13 juin 2026 – Radon – Santa Catalina, Sisco

Samedi 13 juin 2026
Spéléo, opération radon
Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Sonnette : Marie-Françoise L. M.

TPST : 0h30
Chiro : 1 petit rhino

Les capteurs radon doivent rester 2 mois minimum dans le lieu à mesurer, celui de Santa Catalina a été posé le 21 février, il est plus que temps d’aller le cueillir au bout de presque 4 mois in situ.
Profitant d’une virée gastronomique dans le Cap, il aurait été dommage justement de ne pas en profiter pour aller le récupérer.
Bien repu, mais pas ventru, JC effectue un rapide aller-retour jusqu’au bout du bout de la cavité et récupère le mini boitier.
Comptage des chauves-souris au retour, pas difficile, un seul petit rhino aperçu. Le transit des minioptères est fini depuis un moment, mais on ne sait même pas si elles y sont passées cette année. Un indice, aucune trace de guano récent n’est repéré dans la 2ème salle.

Fin du raid radon.

JCL

Samedi 6 juin 2026 – Cast 1, visite CEN, radon, Oletta

Samedi 6 juin 2026
Spéléo, visite site et changement capteur radon
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Marie Pierre R.
Individuel : Jean-Yves C.
CEN : Emma C., Audrey F.

TPST : 1h30
Chiro : 0

Lors de la dernière réunion CoPil du site Natura 2000 Aliso-Oletta nous avions proposé au CEN Corse et au maire d’Oletta une visite du site, plus particulièrement le secteur qui comprend les cavités souterraines protégées.

Si Audrey, directrice du CEN, et Emma, Chargée d’étude zones humides, sont bien présentes au rendez-vous, l’édile n’a pas pu se libérer.
Tout le monde s’entasse dans les deux 4×4. Ceux-ci se frayent littéralement un passage dans la végétation qui commence à prendre possession de la partie basse de la piste. La programmation d’une journée « entretien piste » lorsque les journées deviendront plus fraiches devient indispensable.

La visite commence par la présentation de Cast 1, LA cavité d’initiation spéléo. Si elle est prisée par les spéléos elle ne l’est presque pas par les chauves-souris avec quelques petits rhinos de temps en temps. Mais il a été vu des grands dernièrement, peut-être la conséquence du remplacement des plaques de fermeture par une grille.

Direction Cast 2 maintenant avec passage devant l’entrée 2. Description de la cavité topo en mains et suivi de son parcours en surface jusqu’à Cast 22, la doline repérée à l’aide du LIDAR.
Cette présentation de surface tente même les 2 représentantes du CEN pour aller voir la partie souterraine de ce grand réseau, une initiation spéléo est donc prévue.

Après Cast 2 et le beau pagliaghjiu du bout de la piste c’est logiquement Cast 3 qui est maintenant présentée. Descente prudente dans la 1ère salle et là-aussi description de la cavité et des fouilles qui s’y sont déroulées.

Le temps passe vite en bonne compagnie, il est déjà midi lorsque nous nous installons sur la table partiellement ombrée pour un sympathique pique-nique. Une petite brise agrémente celui-ci, ainsi que 2 bouteilles de jus de raisin fermenté 🙂 .
Les discussions tournent autour des chauves-souris, de leur suivi, et de leur protection bien sûr. Quelles actions la LISC peut-elle  prendre en charge en coordination avec le GCC, et comment les financer ? Plusieurs pistes intéressantes sont évoquées.

Fin du volet CEN, Audrey et Emma sont raccompagnées au parking, place maintenant au volet spéléo-radon de la journée.
Benoit se charge de l’équipement jusqu’à la salle du chien, en passant par la diaclase de droite qu’Éric ne connait pas. La fraicheur est enfin trouvée dans la 2ème partie de la cavité, les parois sont même bien humides.
Récupération du capteur radon posé le 4 avril dernier et pose d’un nouveau. Il a été décidé d’un suivi saisonnier du taux de radon avec la pose de capteurs en intersaison, en période estivale et en période hivernale. Il s’avère en effet que le taux peut varier en fonction de la température extérieure et donc du sens de circulation de l’air dans les cavités.
Retour en surface avec Benoit au déséquipement, bientôt au top avec l’initiateur spéléo en point de mire !
Aucune chauve-souris aperçue ce jour.

Le camp est levé, il est suivi par une étape désaltérante à la Casa du Nebbio, puis retour au local pour le rangement du matos.

JCL

Jeudi 28 mai 2026 – Ruisseau du Stollu, Sorio

Jeudi 28 mai
Ruisseau du Stollu, Sorio

Participants :
ITP : Christophe C.
Détachement PGHM de Borgo : Manu, Kévin, Arnaud
TPEC: 2H30

La veille, alors que Christophe effectue plusieurs missions avec le PGHM sur la rénovation du réseau secours montagne, nous discutons Canyon.
Il est abordé l’initiation de leur tout nouvelle recrue, Arnaud qui débute un contrat de volontaire auquel Christophe est convié.
Ni une, ni deux, le ruisseau de Nocio, continuant sur le Fiumi Raghjunti est planifié.

Jeudi, c’est entre différents impondérables que les affaires sont préparées et regroupées.
Il est pas loin de 10H lorsque nous quittons enfin Borgo direction Sorio.
Il fait chaud lors de la marche d’approche qui reste propre et bien dégagée (Enfin, quand on la retrouve…)
Nous passons le Stollu et poursuivons vers le départ du Nocio.
Sauf que dès le départ, la végétation a pris le dessus, et un gros arbre en travers, des ronces, des fougères et très peu d’eau.
Finalement demi-tour vers le Stollu; ça coule un peu plus.
Nous rentrons dans le canyon à midi… Ils ont réunion à 16H à la base…
Hormis Arnaud, nous sommes équipés de Corde, 70m, 50m, 40m
Ca change de ce que nous pratiquons en les voyant évoluer avec leur sac sur le dos, kit boule à la main et kit perso au baudrier.
La C17 est rès belle et passe très bien.

On bosse pas pareil, la rapidité est la sécurité, plutôt que de débrayer et remonter la corde à chaque fois à raz de l’eau, notamment pour le dernier qui vient positionner son sac sur la corde de rappel vers la fin de la C23 pour la gestion du frottement, bien plus rapide qu’un débrayé du bas.
Pas trop d’eau. D’ailleurs la roche y était très glissante et renvoyait à chaque fois vers la faille.
Pas mal d »amarrages naturels aussi où ils ont montré à Christophe l’étrangleur débrayable.
Nous avons tenté sur un dernier passage une deviation largable sur un amarrage naturel, avec une sorte de méthode dufour, mais pas une grosse réussite de la part de Christophe, va falloir réviser…
Et nous voici en haut de la C43.
Ne connaissant pas l’état du relais suivant, Christophe propose une corde raboutée dans le maillon du relais et un amarrage suspendu sur lequel on positionne la 70m.
Finalement le relais suivant est safe et nous démontons le raboutage pour un fractioné classique.
Christophe galère un peu à réenkiter sa corde dans le dévers du frac.
La marche à bloc pour rejoindre le Fiumi est interminable, et le temps passe.
La décision est prise de sortir au pont génois et rejoindre la voiture au plus vite pour être à l’heure à la réunion. Il est 14h30.
Très intéressant à la fois sur les techniques, et ce canyon que personne ne connaissait et avec un initié qui va devoir réviser la technique de l’imperdable et le brin côté main active…
Marche retour en passant par le village et la route, changement, nous quittons Sorio à 15H30, pour arriver pile à l’heure.

A reproduire !! (Enfin quand ils aurons plus de temps…)
Christophe

Dimanche 24 Mai 2026 – A Ruda – Corscia

Dimanche 24 mai 2026
Canyon de A Ruda, Corscia

Participants :
ITP : Christophe C., Benoit R., Vanessa S. et Franck Z.
FJS et SGCAF : Charles B. et Cécile P.
TPEC: 5H

Quelques semaines avant ce canyon Franck a été contacté par Charles et Cécile de leur venue en Corse, l’an dernier nous avons déjà eu le plaisir de rencontrer Charles ainsi que d’autre membres des FJS lors d’une sortie spéléo à I Luminelli (cf . CR du 9 Juin 2025).

Franck leur a proposé de faire une sortie canyon avant leur départ. Au local Franck pensais leur proposer Buccatoghju, entre le fou du parking et la probabilité de peu d’eau, je lui ai plutôt proposé de faire la Ruda ayant plus un côté « acquatique » et ludique et donnant de plus beau paysage que Buccatoghju.

Finalement ça tombe bien, voilà que Charles et Cécile passe au local le Jeudi pour faire connaissance à une partie des Topi mais aussi découvrir notre caverne d’Alibaba. On prépare les cordes, les sacs étanches et on se donnera donc rendez-vous au PN4 à 8h pour le départ.

Nous arrivons vers 9h30, il fait un peu frais à l’ombre mais on aura de quoi se réchauffer avec ce grand ciel bleu et soleil un peu plus haut sur la marche d’approche. Arrivé au pont génois vers 11h, après notre heure de marche, on se change et on constate le débit d’eau, un bon débit bien sympa de ce qu’on attend d’un canyon !

On débute donc avec ce début de marche en bloc au départ du canyon, alterné entre petit saut et marche, on profitera aussi pour faire un peu les fainéants en se laissant flotter et emporter par le débit de la rivière, c’est un peu plus long que si on marchait mais ça économise 🙂

Nous arrivons au premier obstacle, le saut de 4 mètres, allez hop hop on saute tous, dans l’eau froide !! nous continuons notre progression et nous shuntons un obstacle où il peut y avoir moyen de se faire mal avec le débit actuel et ensuite nous arrivons au premier rappel de 12 mètres.

C’est une sortie à la cool pour nos deux Isérois, mais pour Christophe il est temps de travailler son stage Initiateur quand même 🙂 au regard du débit et avec l’avis de Franck, je lui propose de faire un débrayer/tirer par le haut afin de sécuriser la descente pour les autres, donc il suffit juste que je me tank avec le noeud patate sur le descendeur, que je nage et que Christophe débraye à bloc pour pas que je sois retenu par la corde, cette dernière ainsi récupéré à mon niveau permettra aux personnes qui descendent de les tirer si ils se font un peu brasser. Tout le monde passent sans accroc, pendant que Christophe et moi étions en train de ranger la corde, Franck part pour équiper la suite, on désescalade quelques blocs et nous arrivons au second rappel de 6 mètres (je crois) où on a la possibilité de prendre soit RG soit RD, moi j’étais chaud pour RG, mais Franck jouera la prudence et prendra RD où il faudra débrayer pour gérer le cassé qui peu toncher la corde. Christophe était joueur sur cet obstacle suite à sa glissade et chute l’an dernier, il voulait le refaire sans incident et c’est réussi !!.

Ensuite direction vers la C20, coupé par de la marche en bloc et recherche du bon chemin pour y arriver, je me place au relai RG sachant qu’avec le débit actuel on ne passe pas RD, il y a trop d’eau, j’attends Christophe et Franck et puis nous discutons de la manière dont nous allons procéder car une fois en bas de la C20 il s’agit d’aller chercher le mono-point en RD et le bloc rocheux pour y accéder peut être très glissant, donc il a était décidé que Franck descende en premier et avec la corde du haut, faire une genre de jonction avec la corde suivante au mono-point (dans le cas où ce mono point pète, au moins la reprise de charge se ferra d’en haut, sauf pour le dernier qui va déséquiper), sa prendra un peu de temps mais tout se passe sans accroc là aussi, j’en profite pour faire découvrir la grotte sous la cascade.

Ensuite, avant dernier obstacle à franchir, il s’agit d’accéder au mono-point en passant par une zone qui semble d’apparence avoir du mouvement, point de réflexion entre Christophe, Franck et moi, on finira par mettre en place une main courante sur un AN, qui va d’un arbre, jusqu’au mono-point, histoire de sécuriser l’accès au relais, Christophe équipera tout, je fais un peu une déviation humaine au 3/4 de la MC pour éviter d’une part qu’un brin de corde coiffe le rocher sur lequel la MC se place et d’autre part pour éviter se faire prendre par l’obstacle qu’on shunte, Vanessa arrivera sans problème, puis Christophe avait besoin de moi pour estimer la longueur de corde pour la cascade à descendre, c’était moment de passer devant Vanessa en interchangeant mes longes que plouffff mon bloqueur (basic) tombe à l’eau et c’est ballot !! bon tant pis on en achètera un autre

Idem cascade franchit par tout le monde allez !! plus qu’un dernier obstacle et c’est fini ! nous progressons donc jusqu’à la fin vers cette fameuse vasque où des mouvements d’eau sont présents à vrai dire personnes étaient chaud, à l’exception de Christophe, moi j’étais mi-figue mi-raisin.

Franck essaya de trouver de quoi shunter RD et Charles RG, c’est au bout de 5 min que Charles revient et nous dis qu’on peut passer RG sans problème, on tombe sur le sentier de rando qui mène au pont à l’arrivée du canyon. Chemin que nous notons pour une prochaine fois si un jour on voudra faire ce canyon en très gros débit.

Nous arrivons au véhicule vers 16h, et nous clôturons cette journée par le traditionnel apéritif/repas.

Pour terminer nous récupérons nos véhicules au PN4, il est temps de dire au revoir à nos Isérois qui tiennent vraiment à ce qu’on vienne dans le Vercors pour un camp spéléo, je mets ma note perso, Ouiiii il faut faire un camp dans le Vercors il fait pas si froid que ça :mrgreen: ! et je pense que par la connaissance des cavités par Charles et Cécile nous aurons très certainement de quoi voir !!

2026-05-16-Desob-Canadolo-LMJC-008 (1)

Samedi 16 mai 2026 – Biospéléo – Grotte Canadolo, Barbaggio

Samedi 16 mai 2026
Spéléo, désob, première
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00

Troisième visite de l’année pour Canadolo, cette petite, et même très petite cavité de la région bastiaise. Quelle est donc la particularité qui suscite un tel engouement ?
Ce n’est donc pas par ses dimensions ou par ses concrétions, mais tout simplement par la présence d’une mystérieuse substance gélatineuse qui coule sur une de ses parois.

Un prélèvement lors d’une précédente visite avait été effectué par un mycologue, résultat : 2 des 3 organismes repérés sont des cyanobactéries. Un autre prélèvement est prévu dans des conditions plus appropriées pour déterminer le troisième.

En attendant, une autre particularité de cette cavité titille la curiosité naturelle de tout spéléo qui se respecte. Une chatière déclive en grande partie obstruée par des cailloux mêlées de terre pose question, et s’il y avait une suite derrière ?
C’est donc l’objet de cette visite, vider cette chatière pour voir ce qu’il y a derrière.

Passage au local en début d’après-midi pour récupérer quelques outils de base du désobeur, gamatte, pelle US, piochon, et les outils préférés d’Albert, massette et burins.

Le scénario : c’est JCL qui a eu cette idée, c’est donc lui qui ira au front de taille. Par solidarité inter-JC JCD assurera le remplissage de la gamatte, Albert la récupération de celle-ci, HP et Wanda l’éparpillement des déblais. Un vrai travail à la chaine.

C’est le côté droit de la chatière qui est attaqué en premier. Déception une heure plus tard, ça queute sur paroi.

Si la droite est décevante on va essayer la gauche. Même scénario et une heure plus tard … ça ne queute pas ! Un passage se profile à gauche.
Une première tentative, ça continue bien mais c’est étroit et la position tête en bas dans le plan incliné n’est pas des plus confortable.
Encore quelques gamattes et la tête peut passer. Une alcôve avec une petite lucarne en vue. Wanda se lance et passe ! Elle peut même se redresser dans l’alcôve.
Elle franchit également la lucarne, c’est pas la fin, mais presque. Des concrétions barrent une petite galerie qui semble continuer.
Encore quelques déblayages et JCL réussit à passer. Même constat et demi-tour, vu que c’est suffisamment grand pour pouvoir le faire 🙂

Bilan mitigé, ça ne queute pas mais la continuation de la désob imposerait l’utilisation de moyens plus percutants avec au préalable un gros boulot afin de rendre l’accès aux alcôves plus confortable. C’est une question de volonté.
JCL

 

Mercredi 6 mai 2026 – COPIL Aliso-Oletta

Mercredi 6 mai 2026
Spéléo, réunion COPIL Aliso-Oletta
Mairie d’Oletta

Participants
ITP-LISC : Michèle C. (en pré réunion), Jean-Claude L. M.
Individuel LISC : Jean-Yves C.

La Corse comporte 92 sites Natura 2000. Cette classification vise à concilier sauvegarde de la biodiversité et maintien des activités humaines respectueuses et responsables.
Les sites font l’objet d’un DOCOB (document d’objectifs) et des COPIL (comités de pilotage) en assurent la réalisation et le suivi.
Certains sites nous concernent plus particulièrement puisqu’ils comportent des cavités souterraines, c’est le cas de celui d’Aliso-Oletta.
Le dernier COPIL datait déjà de juin 2019, il s’agissait donc de le relancer et de l’actualiser.
C’est maintenant l’OEC qui est en charge des sites Natura 2000 terrestres en Corse, et c’est le Conservatoire d’Espaces Naturels qui est chargé de l’animation.

Le but premier est d’actualiser le DOCOB (document d’objectifs). Les fiches actions de ce dernier restent néanmoins valables, en particulier la fiche D1 qui vise à améliorer les connaissances sur les zones de chasse chiro et garantir le suivi et la surveillance des gîtes. C’est elle qui nous concerne plus particulièrement.
Après un rapide exposé des données spéléo du secteur un point chauves-souris est effectué.
Les populations chiro diminuent globalement, c’est le cas également de ce site, sans qu’une explication précise puisse être avancée (réduction des territoires de chasse, interruption des corridors de déplacement, diminution de la masse alimentaire, pollution lumineuse, perturbations humaines, etc.).
Pour sortir des dires d’experts et s’appuyer sur des données factuelles JY propose un suivi acoustique annuel permettant d’avoir une vue plus précise des populations chiro de Cast 2 et 3.
Deux groupes de travail seront constitués, un pour l’extension de la zone Natura, l’autre pour la réactivation de la fiche D1 notamment.
Le premier ne nous concerne pas, nous intégrerons par contre le deuxième.

C’est un projet important pour les chiroptérologues et la LISC, mais aussi pour les spéléos.

JCL