Archives annuelles : 2024

Dimanche 10 et lundi 11 novembre 2024 – Ghisoni

Dimanche 10 et lundi 11 novembre 2024
Spéléo, perfectionnement équipement, brochage
Travaux casetta
Gouffre Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants
ITP : Antoine B., Christophe C., Dominique D., Mickaël D., Jean-Claude L. M., Nicolas M., Benoit R., Marie Pierre R., Jean-Luc S.
Ex-topi : Olivier G. (de passage), Jean-Baptiste et Manon L.
CC : Jean-Marcel V.

TPST : 4h00

La traditionnelle migration automnale des topi vers le Fium Orbo profond est arrivée. Nouveauté cette année, on ne pense pas en premier lieu à ce qu’on va faire dans le trou, mais on se lèche d’abord les babines avec les poulets qu’on a l’intention de faire dorer devant la cheminée avec le tout nouveau tournebroche de compétition.

La météo annonçait de grosses pluies, on espérait donc pouvoir de nouveau voir de l’eau au fond du trou, côté P51 cette fois-ci, pas une goutte d’eau et aucun souci sur la piste.

Décision a été prise de partir équiper dès la fin de l’installation dans la casetta avec casse-croûte souterrain.
Micca et Jean-Luc se chargent de l’équipement. Micca sera assisté par Christophe pour le puits d’entrée et le réseau des puits, JL par JC pour doubler le puits d’entrée et le P51.

Pendant ce temps, Anto fait un petit rappel des techniques spéléo à Manon et Jean-Marcel dont c’est une première. Moniteur canyon à CC, il n’a jamais l’occasion de faire de la spéléo.
Dumè, Marie Pierre et Jean-Baptiste restent à la casetta pour divers bricolages dont la pose d’un tuyau entre l’entrée et la cheminée pour en améliorer le tirage.

Tout le reste de l’équipe se retrouve donc au fond du trou vers 14h pour le casse-croûte.
Pose des 2 dernières broches de la jonction des fonds et pose d’une plaquette « -117 » au fond, au cas où un spéléo viendrait à s’égarer 😉 .
La pose du limnigraphe n’a pas été possible, le puits est légèrement en pente et l’appareil toucherait la paroi. Il nous faut une corde plus fine afin de pouvoir poser la corde en biais. L’appareil a été laissé en place, à suivre …
Remontée générale en inversant les parcours. Une ou deux broches de confort pourraient être encore posées.
Cinq chauves-souris, probablement des petits rhinos ont été aperçus en haut du puits d’entrée.

Retour à la piste, séparation avec ceux qui redescendent, Dumè, Micca, MP, JL, JM.
Il fait déjà nuit lorsque les 7 rescapés rejoignent la casetta.
Le chauffe-eau est opérationnel, 2 courageux ont pris une douche.
C’est la saint Léon, c’est le jour du Jurançon. Un millésime de 2011 servira d’apéro pour les connaisseurs, bière pour les autres.
Au menu du soir de bonnes saucisses aux lentilles préparées par Christophe.
Une partie de Uno termine la soirée.
La fenêtre est laissée entrouverte pour éviter l’enfumage des 4 qui dorment dans la casetta. Anto ira dormir sous sa tente, Nico et Benoit dans leur 4×4 respectifs.

Début des réveils vers 7h00 non pétantes. Le petit déjeuner s’étire jusqu’à la préparation des poulets.
Le tournebroche est installé et après quelques adaptations les poulets se dorent tranquillement la pilule.
Pendant que JB surveille les volatiles, le reste de l’équipe part vers la piste pour quelques aménagements. Un arbre penché est abattu afin de pouvoir s’écarter d’une zone d’embourbement potentielle et un bloc rocheux fera office de démo de tir aux pailles.
Visite des bergeries en cours d’aménagement, l’ossature d’une belle terrasse a été posée, ça jette !
Retour à la casetta, les poulets sont dorés, ils seront littéralement dévorés !

Une longue période réflexion commence, ça arrive, comment améliorer le tirage de la cheminée ?
Le tuyau annexe d’alimentation en air n’apporte rien. Tentation de modifier les dimensions de l’ouverture de l’âtre, c’est pareil.
L’idée est que la casetta serait devenue trop étanche depuis la pose des stratifiés sur les murs de la mezzanine, la cheminée refoulerait par manque d’arrivée d’air frais. La norme est : « La section d’entrée d’air frais doit être au minimum égale au quart de la section intérieure du conduit de fumée avec, dans tous les cas un minimum de 200 cm² ». Avec tous les trous qu’il reste encore dans les murs on devrait y être.
En tous cas, quand on ouvre la porte ou la fenêtre ça ne refoule plus, la réflexion continue …

Ramassage de quelques châtaignes rescapées, rangement de la casetta et descente de la piste de jour.
Le matériel sera rangé au local, une petite bière et c’est la fin de ce week-end ghisonesque.

JCL

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« de 35 »

Samedi 9 au Lundi 11 novembre 2024 – Grotte de Foissac – Foissac (12)

Samedi 9 au Lundi 11 novembre 2024
Rencontres annuelles de la Commission Médicale
Spéléo, visite
Grotte de Foissac, Foissac (12)

Participants
ITP / SCM / GPS : Jean-Noël D.
SCM : Véronique M.
CoMed : Brigitte A. Jean-Marie B., Jean-Pierre B., Thierry C., Julie D., Claire F., Laure L., France R., Guy V.
Invités : Christophe V.
Gente canine : Bosco

TPES : dix heures
TPST : six heures
Discussion classique sur les sujets médicaux en rapport avec la spéléo.

Bribes de géologie
La grotte de Foissac se déploie dans les calcaires du Jurassique moyen correspondant au Bajocien et au Bathonien (-170 Ma). Les surrections pyrénéo-alpines ont provoqué un soulèvement et une légère bascule du massif mais surtout des failles qui ont leur importance dans la genèse de la rivière souterraine. Le massif calcaire qui abrite la grotte est limité au sud-est par une faille normale orientée nord-est sud-ouest et au nord-ouest par la vallée du Lot qui offre le dénivelé propice pour une résurgence. Les conditions pour un karst généreux sont donc rassemblées : pluviosité, gradient hydrodynamique et calcaire abondant. La faille située au sud-est marque la limite et le contact avec les terrains schisto-marno-calcaire du Toarcien plus ancien (-180 Ma) qui est maintenant recouvert par un riche sol argilo-calcaire : le terrefort. Moins résistants à l’érosion, ces terrains du Toarcien ont été surcreusés au Pléistocène (-2.5 Ma à -12 000 a) donnant naissance à un poljé avec ses pertes et ses ponors. Ainsi la rivière souterraine est-elle alimentée en continu par la perte de la Jonquière et épisodiquement par les pluies qui se collectent dans le poljé ce qui rend compte des élévations brutales du niveau de la rivière souterraine comme l’a fort bien expliqué Sébastien mais également des dépôts d’argile dans les zones qui échappent au courant. Quant aux pisolites de fer déposés lors de la constitution du karst, leur densité les retient dans le fond de la rivière tandis que les argiles sont lessivées.
NB : pisolite formation géologique sphérique (ou presque) supérieure à 2 mm. Les perles des cavernes sont des pisolites.

Dominique

« Lieu où l’on se repose », coïncidence où non avec les squelettes gisant dans sa grotte, Foissac mérite bien son nom[1]. Nous sommes accueillis par Alain du Fayet de la Tour, le père de Sébastien – gestionnaire de la cavité – que nous avions rencontré la veille ; il nous explique les circonstances de la découverte de la grotte. En août 1959 une petite galerie avait été découverte à partir du Trou qui fume (un agriculteur avait remarqué un dégagement de fumée qui n’était autre que de la vapeur de condensation provenant d’un réseau souterrain). Depuis, que de journées sous terre, à explorer et désobstruer les innombrables diverticules du réseau. Pour aller toujours plus loin, il a fallu imaginer et comprendre le cheminement de la rivière Jonquière. En 1963, le réseau topographié faisait près de sept kilomètres mais l’éboulis amont résiste toujours aux assauts des spéléos. Le 1er février 1965 l’équipe de spéléologues de Capdenac découvre par un boyau d’une vingtaine de mètres, creusé dans le thalweg près de l’entrée touristique actuelle, la partie de la cavité aujourd’hui aménagée au public, c’était l’extrême amont du réseau où de nombreux vestiges sont présents. Ils viennent de découvrir un important gisement archéologique : squelettes humains, vases en terre cuite, empreintes et traces humaines… La grotte de Foissac sera ouverte au public en 1973 et classée monument historique en 1978.

À cette époque de l’année, le site est fermé au public. En pleine saison, près d’une quinzaine de guides sont embauchés pour encadrer les visites, autour de 15  à 20 000 personnes par an. La cavité a été ouverte uniquement pour la CoMed. Bosco restera sagement dans la voiture, la cavité est interdite aux chiens, on comprendra pourquoi en voyant tous ces ossements au détour de chaque virage. Cela aurait gênant de le voir partir avec un fémur de 5 000 ans dans la gueule…

L’accès dit touristique se fait par un escalier d’une petite centaine de marches en bas duquel nous retrouverons l’accès à la galerie initialement découverte en 1965. Notre ami Dominique passionné de géologie nous a fourni plus haut toutes les précisions sur la formation de la cavité, reprenant les explications que Sébastien avait détaillées en début de matinée au cours d’une petite promenade champêtre autour de la cavité, afin de bien observer et comprendre la typologie du site.

Dès le début de la galerie, on peut observer sur la paroi des empreintes de mains et pieds, un humain a évolué au milieu des concrétions, a cassé un spéléothème et a glissé… Figurent également des empreintes de pied d’enfant. Ce qui attire l’œil c’est la gamme très haute en couleurs des concrétions avec une dominante de tons sienne alternés avec les blancs et les tons argentés : draperies, colonnes, bulbes recouvrant la roche ou petites concrétions de la taille d’une châtaigne ainsi dénommées car parfois cassées, elles en dévoilent alors leur intérieur creux.

Foissac est l’une des rares grottes où furent découverts des squelettes entiers, au total une quarantaine, datés du Chalcolitique, il y a environ 4 800 ans : dont une femme haute de 1,45 m, relativement âgée – il y avait au niveau de sa colonne vertébrale des signes d’une arthrose très évoluée et elle présentait des dents usées avec de nombreuses carries. Le corps a été calé avec un monticule d’argile. On la trouve sur le dos avec les membres supérieurs ramenés sur son abdomen et les membres inférieurs fléchis ; présence caractéristique d’offrandes avec un plat de côtes de cochon coincé sous sa jambe gauche et une moitié de tête de sanglier à proximité de son épaule droite. Et plus loin sur notre droite un homme d’une trentaine d’années, le fameux Arthur, jambe droite repliée et dont le crâne, porteur d’un enfoncement cicatrisé au niveau de la partie frontale, a basculé sur le côté avec le temps. D’autres os sommairement regroupés en deux lieux différents puis le squelette d’un enfant de 8 ou 9 ans qui se trouve sur une plateforme plus élevée ; il a été démontré qu’il avait été déposé en position accroupie et adossé à la paroi. Il a du être ligoté ou enveloppé dans un sac. La décomposition a entraîné une dislocation, puis une chute du corps. Sépulture à laquelle vient s’ajouter celle d’un enfant de 2 à 3 ans près de la paroi. Ceci pour les os d’humains.

Quant à la présence de mammifères on note spécialement la découverte dans un boyau suspendu d’un os de patte avant d’un très grand lion ; il pourrait aussi s’agir d’un smilodon – le tigre à dents de sabre…, mais les avis divergent selon les spécialistes, car ce smilodon n’est pas sensé avoir peuplé l’Europe. À part les lions ou smilodons d’autres mammifères côtoyaient la grotte et la preuve en est avec cette magnifique mini-sculpture taillée dans une phalange de bison ; représentait elle une femme coiffée ?

Une autre particularité fut l’extraction d’une quarantaine de mètres-cube d’argile (d’après les estimations), quantité non négligeable vu les outils très primitifs (spéléothèmes, cornes d’animal…) dont disposaient ces femmes et ces hommes et les conditions dans lesquelles ils travaillaient (l’un éclairant avec la torche – dont on retrouve la trace -, l’autre creusant et les deux autres personnes évacuant l’argile hors de la grotte). Cette argile servait principalement à recouvrir les toitures et les surfaces des cabanes en bois pour les isoler de la température extérieure et les protéger des prédateurs, insectes, etc.

Il est midi, retour à la lumière et saut temporel de presque 5 000 ans pour rejoindre notre hôtel avant d’affronter la sortie sportive de l’après-midi.

Véronique

Après avoir bien récupéré de nos déambulations dans la partie aménagée – on mange bien au relais de Frejeroques de Foissac -, nous voilà repartis en compagnie de Sébastien pour une balade de trois à quatre heures dans la partie spéléo. France doit nous quitter pour retourner dans ses pénates. Nous serons donc neuf vaillant(e)s aventurier(e)s à nous diriger vers le puits d’entrée accompagnés de Véronique et Bosco.

Ce puits de l’entrée secondaire (l’entrée naturelle s’étant effondrée, l’entrée spéléo étant le Trou qui fume, il existe d’ailleurs une autre entrée plus en aval le puits Chivardy qui permet de faire une belle traversée) est aussi appelé puits FFS après avoir été le puits Genebrières (entrée artificielle qui avait été rebouchée par le propriétaire des lieux devant l’afflux de spéléos… mais heureusement la FFS s’est portée acquéreur de la parcelle). Sébastien nous briefe sur la descente, une buse verticale d’environ 4 m, diamètre 1 m et une dizaine d’échelons. En bas c’est le plan incliné d’une vingtaine de mètres, où il ne faut surtout pas toucher le plafond qui est parfois à 40 cm. À l’aller, aucun souci, au retour il parait que c’est une autre histoire, on verra…

Arrivée sur une sente empierrée et très glissante, surtout ne pas sortir des rubalises, c’est la zone des peintures, que l’on verra au retour. Enfin la rivière, le plafond est très haut. Première destination la galerie amont et la zone d’éboulis derrière laquelle se trouve l’aval de la partie touristique. Un boyau artificiel avait été creusé par les spéléos mais s’est effondré ensuite. Ambiance magnifique de rivière souterraine, de l’eau au maximum à mi-cuisses. La remontée de la rivière est fermée par une grille que l’on pourra shunter par la droite. Beaucoup de spéléothèmes de toutes sortes.

Demi-tour à l’éboulis et on redescend la rivière. Sur la droite Sébastien nous emmène dans un diverticule pour voir les « petits soldats », comme les sapins d’argile de Trabuc. Surprise pour lui, la zone est remplie d’eau, c’est la première fois qu’il en constate la présence.

Retour dans la zone d’entrée, il nous a ouvert la grille et on file vers la gauche dans une zone un peu chaotique – franchissement de blocs, vire avec main courante, on est dans la galerie qui mène au Trou qui fume et on découvre la Salle de la Tour de Pise, énorme concrétion bien sûr penchée.

On revient sur nos pas pour se diriger vers l’aval, par de grandes salles fossiles remplies de stalagmites. Zone très glissante où on progresse avec précautions, passant autant de temps à regarder ses pieds plutôt que le plafond. Les grandes « mites » permettent de se tenir mais au milieu des petites c’est plus craignos…

En un point haut de ces grandes salles, direction à droite vers la Galerie des Pots à tabac. Guy, commençant à souffrir du genou, fera une pause et nous attendra. On arrive devant une barrière stalagmitique au pied de laquelle se trouvent ces fameuses concrétions ressemblant réellement à d’anciens pots à tabac. On mitraille… La suite est sur la droite par une « étroiture » toute relative mais il faut s’allonger et se mouiller un peu… Jean-Pierre déclinera l’invitation. Derrière c’est du grand et tout plat. Sébastien veut nous emmener voir une colonie de chauves-souris. Jean-Marie remarque qu’il commence à souffler « comme un bœuf ». « Décidément je vieillis » nous dit-il. On lui fait la même remarque mais c’est normal on est bien plus vieux… En fait Sébastien nous indique qu’il y a au moins 3 % de CO2 ! Demi-tour, on repasse l’étroiture et descente vers la rivière, l’air est nettement plus respirable.

La progression est bien plus facile dans le lit de la rivière. Festival de coulées blanches, draperies, roches érodées, tout est là ! Mais le temps passe, on est un gros groupe et on progresse à vitesse moyenne pour certains et puis il y a les arrêts photos. Sébastien aurait bien aimé nous emmener à la Salle Blanche mais il aurait fallu ôter les combinaisons et les chaussures, pas assez de temps.

Retour par le même chemin jusqu’aux salles fossiles où on récupère Guy et remontée de la rivière pour regagner directement le bas du plan incliné d’entrée. Nouveau briefing de Sébastien : en haut de la sente empierrée, sur la droite se trouvent les peintures rupestres. Il faut se coucher pour les découvrir au plafond.

Ce n’est pas très spectaculaire – nous ne sommes pas dans la grotte Chauvet. Elles sont datées du Paléolithique supérieur (entre 13 000 et 32 000 ans) et recouvertes partiellement par de la calcite. Tracées en noir apparemment avec des bâtons d’oxyde de manganèse ; les tracés sont un peu estompés mais on devine bien la forme des animaux et l’utilisation pas le ou les auteurs de ces dessins des volumes de la paroi. On devine surtout deux bisons, mais il y aurait au total une dizaine de représentations animales : trois bisons, deux herbivores, sans doute deux bouquetins. Au moins trente-deux mamelons de calcite ont été utilisés pour les transformer, peut-être en petites têtes, en y ajoutant deux petits cercles de peinture.

Reste la remontée du plan incliné, rendu bien glissant par la descente puis la remontée des premiers de notre groupe. Première partie en libre, ça va encore, on peut caler les pieds, deuxième partie la corde est là mais bien grasse et le plafond s’abaisse (il ne faut surtout pas le

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toucher…) et peu de prises pour les pieds. On se hisse à la force des biceps, une poignée aurait été la bienvenue… troisième partie une échelle spéléo à l’ancienne mais les barreaux glissent les uns après les autres, il faut chercher quelques prises sur le côté !

Enfin le bas du puits et les échelons salvateurs. Dehors c’est la nuit noire ; il est 18 heures

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. Chacun(e) est mitraillé(e) à la sortie du puits. Retour, un peu fourbus au retour mais enrichis d’une sortie extraordinaire, le réseau spéléologique offre toute la diversité de la progression souterraine : la rivière, les concrétions, les paysages souterrains avec leurs contrastes de couleur sont magnifiques. Les amoureux de la Montagne Noire feront remarquer qu’il n’y a pas d’aragonites… Mais quelle féérie que cette Grotte de Foissac et encore merci à Sébastien pour avoir partagé cette merveille avec la CoMed.

JND
PS : Certaines phrases et informations sont issues de l’excellent article La grotte de Foissac, éternelle et fragile, paru dans Spelunca N°171, septembre 2023

[1]Le nom de famille Foissac trouve ses racines en France, plus précisément dans la région occitanique. Il dérive probablement du terme « foissac » qui signifie « lieu où l’on se repose », tiré du mot occitan « foissar ». Ce nom est souvent associé à des terres agricoles ou à des zones rurales, ce qui reflète l’importance de la nature dans la culture de l’époque. La présence d’ardents propriétaires terriens et agriculteurs dans l’histoire familiale pourrait également être suggérée par cette étymologie.
Les noms de famille en France révèlent souvent des aspects de la vie quotidienne de nos ancêtres. Ainsi, Foissac peut évoquer une connexion profonde avec la terre et l’environnement local, symbolisant l’attachement des familles à leur héritage rural et à leurs traditions. (https://venere.it/fr/la-signification-et-lhistoire-du-nom-de-famille-foissac/)

Samedi 2 Novembre – Ruisseau Macini – Inter Club

Samedi 2 Novembre 2024
Canyonisme, inter-club ITP et Corse Canyon (CC)
Ruisseau Macini, San Gavino di Fiumorbu

Participants : 12 participants
ITP : Benoît .R
ITP&CC: Antoine .B et Nicolas .M.
Corse Canyon: 8 membres +1 jeune initié (fils d’un des membres)

TPEC : 3H

Après une semaine dernière festive lors des 40 ans du club ITP et au détour d’une conversation avec Antoine, il m’informe d’une sortie canyon le Vendredi et le Samedi prochain, Vendredi est prévu Buccatoghju et Samedi le Ruisseau Macini, canyons organisés dans le cadre d’une pré AG du club Corse Canyon.

J’informe Antoine que pour Samedi je suis intéressé de faire la sortie, le Buccatoghju me chauffant moyennement. Jeudi soir au local, il y a bien confirmation d’une sortie canyon Vendredi et Samedi et me voilà donc embarqué pour faire le Ruisseau Macini.

Un message WhatsApp pour informer le club d’une sortie, nos habitués canyons (Antonio, Adriana, Christophe et Franck) ne sont malheureusement pas disponibles, une tentative auprès des autres membres notamment Micca, Arnaud et Laureen aura eu peu d’effet non plus. Pour le coup, je me retrouve donc le seul membre ITP à part entière à participer à cet inter-club, Anto et Poulpy ayant les deux facettes (ITP et Corse Canyon).

Départ Samedi matin à 8h pour 2h de route jusqu’à San Gavino di Fiumorbu, une petite pause café à Porcellone car étant un peu en avance, puis arrivé sur site vers 10h15 où déjà un des membres de Corse Canyon est arrivé (Eric) on discute un peu, puis les autres membres arrivent (Je n’ai pas tout les noms en tête), je papote avec Poulpy tout en préparant le matériel en faisant un peu le tri au niveau des mousquetons et bloqueurs, on est suffisamment en cas de risque.

S’en suit donc de 35 min de marche jusqu’au départ de la première descente, Antoine me dit « d’y aller tranquille pas besoin de courir, te pose pas de question » et me taquine :

  • Antoine : « N’hésites pas à faire des commentaires sur leur manière d’équiper »
  • Benoit : « Mais noonnn ça vaaaa je pense qu’ils savent ce qu’ils font »
  • Antoine : « roo làlà tu serais surpris !! »
  • Benoit : 🙄🤣

Effectivement l’installation du premier relai m’interpelle déjà : Descente à corde double et un huit simplement coiffé ?? késako?, mais le débrayable est où ?? à ce moment je comprends les propos d’Antoine « Te pose pas de question » 🤣🤣, Tellement je ne suis pas habitué à voir cette méthode que j’ai faillit descendre sans récupérer le huit, en me disant que j’allais le récup en bas en tirant mon brin de corde comme avec un débrayable classique, que néni !! d’ailleurs c’est Poulpy en bas qui me dit faut tout démonter et descendre à corde double. Et du coup sur quasiment tout le parcours les descentes se font à corde double et huit coiffé, à l’exception de la C50 où il y a seulement un huit coiffé d’installé.

Concernant l’eau, le débit est vraiment correcte pas autant que quand je l’ai fait la première fois il y a 2 ans environ et plus que quand on avait amené Cathy pour son initiation avant le camp en Sardaigne, mais il y avait d’eau assez pour s’amuser, l’eau était assez froide d’ailleurs, j’ai un peu regretté d’avoir pris mes gants d’été mais en bougeant ça allait. Par contre le jeune initié commençait déjà à avoir des signes de frilosité et on est qu’au début du canyon.

Froid ressenti par l’ensemble des participants au niveau de la C50 d’ailleurs, il a été décide de le faire fractionné en son milieu vers la cassure, cool c’est rare de faire ça en canyon, cela rappel un peu la spéléo. La main courante installée restera aussi dans ma mémoire comme élément sans réponse, je n’ai pas compris leur méthode 🤣 : « mais le dernier va rappeler la corde comment avec un nœud de huit mis dès le départ surtout en mode corde non doublé ?? »

La C50, toujours un plaisir de faire cette descente et au relai intermédiaire Antoine et Noémie assistent et aide au besoin à passer le relai, mais sans grande difficulté pour tout le monde, à l’exception du jeune initié où la descente fut très laborieuse, le froid et l’appréhension de la descente auront eu raison de lui, avec son père ils prendront l’échappatoire en bas de la C50 et nous attendront pour l’apéro de fin. Tout le monde ressentait le froid en bas de la C50, il y avait effectivement un très léger vent et pas de soleil, pour pallier à ça, une partie de l’équipe décident de continuer, je pars quelques minutes après avec Antoine et Poulpy en bougeant tout devient plus chaud. s’en suit donc des classiques de ce canyon, un passage sous bloc, des toboggans, 1 saut et vient la C30 finale.

Bel petit encaissement qui m’aura laissé un beau souvenir en tapant la paroi avec ma tête (merci le casque) car m’ayant fait bougé par la cascade, aujourd’hui cette descente n’est plus trop un problème, il y avait suffisamment de débit d’eau pour faire déplacer ma gopro de l’avant chose que je remarque uniquement le soir en visionnant les séquences.. on verra ce que ça va donner, surtout que certaines séquences sont aussi manquantes notamment les sauts et un des tobbogans…

Canyon qui se termine donc vers 14h45 soit 3h après notre départ du début du canyon à 11h45, pour 12 personnes présente c’est top.

La sortie se solde donc par l’apéro/bouffe, au moins, une chose est sûr que ITP et CC ont en commun, c’est le partage et l’amour de la bière 😂😁

Départ pour tous vers 16h, Corse Canyon ayant l’AG le soir à faire et moi la route de retour à faire.

Benoit .R

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« de 6 »

Vendredi 1er novembre 2024 – La Verna, Sainte Engrâce (64)

Vendredi 1er novembre 2024
Spéléo interclubs, visite
Galerie Aranzadi-La Verna, Sainte-Engrâce (64)

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Leize Mendi : Franck C., Coraline F., Serge P.
Soutien : Jean-Louis D.

TPST : 4h30

La Verna, oooh, aaah ! Comment ne pas être ébahi en entrant dans cette salle. Comment ne pas employer des superlatifs pour décrire ce lieu mythique des cavités souterraines françaises !
245 mètres de circonférence, 194 mètres de hauteur, un volume de 3,6 millions de mètres cube !
Toutes les cavités de Corse pourraient largement entrer dans cette unique salle.

Déjà visitée en 2022 lors des journées Aliénor avec les Grandes Salles, de nouveau parcourue lors du camp « Adishatz 2023 » avec cette fois-ci une visite de la galerie suspendue Aranzadi, Coraline me propose une nouvelle visite de cette dernière à l’occasion de ma venue en terre béarnaise. Une proposition si honnête ne se refuse pas 🙂 . La réservation auprès de l’ARSIP est aussitôt demandée, ce sera une sortie Leize Mendi mais internationale. En effet, l’équipe sera composée de basques, béarnais et corse 😛

Récupération de Coraline à la sortie de Pau et direction l’auberge Elichalt à Saint-Engrâce. C’est là que nous récupérons la clé du tunnel d’accès à La Verna et c’est là aussi que nous avons rendez-vous avec le reste de l’équipe. Visite préalable, juste en face, de la petite église et de son mignon cimetière avec ses stèles discoïdales typiques du Pays Basque. Ce sera jour d’affluence en ce 1er novembre, les familles se succèdent déjà pour rendre hommage à leurs ancêtres.
Il fait grand soleil, tranquillement attablés en terrasse, face au sud et à La Pierre Saint Martin, nous attendons les basques devant un café. Ceux-ci arrivent successivement et nous briefons la sortie.
Le projet est d’atteindre la galerie Aranzadi, suspendue à 84 mètres au-dessus du fond de la salle, après une escalade de 65 mètres. JL ne pourra être des nôtres, il est en effet chargé de garder un beau border collie, il se contentera de nous accompagner jusqu’au début de la piste d’accès.
Nous nous entassons ensuite dans le véhicule de Serge que nous garons au 2ème parking autorisé.
Il nous faut maintenant une vingtaine de minutes de marche pour atteindre la porte du paradis. Celle qui permet d’ouvrir le tunnel de La Verna, long de 660 mètres. Celui-ci débouche sur un balcon à mi-hauteur de la méga salle. Jour de chance cette fois-ci encore, l’atmosphère est plus transparente qu’en 2023 et la salle est illuminée pour des touristes de passage. En face, de l’autre côté, l’ouverture de la galerie Aranzadi nous regarde tel un cyclope géant, c’est notre objectif.

Cette fois encore nous rencontrons Jean-François G., le maitre des lieux. Discussion, Serge le connait bien. Pour ma part il faisait partie de l’équipe d’encadrement d’un stage Equipier-Chef d’équipe SSF suivi en 2000 …

Nous entamons maintenant la descente du grand éboulis, mais pas par le même chemin qu’en 2023, et aboutissons au point bas de la salle, la Plage de Galets. Pas que des galets d’ailleurs, le sable y est également présent.
Une date et des initiales sont gravées sur la paroi :

13-8-53
D-E
J-T
G-L

Ce sont les initiales des premiers visiteurs le 13 août 1953, une année après l’expédition qui a vu la tragique fin de Marcel Loubens en bas du Puits Lépineux.

D-E pour Daniel Epelly
J-T pour Jacques Théodor
G-L pour Georges Lépineux

Voici la description qu’en fait Jacques Théodor lors de l’entrée dans la salle : « J’avais une lampe frontale portant à cent mètres ». « Je regarde : rien devant, rien à droite, rien à gauche, rien au-dessus. On est dehors » ai-je pensé. « Mais ne voyant pas d’étoiles dans le ciel, j’ai compris qu’on était dans une salle aux dimensions exceptionnelles »…

L’histoire de cette passionnante découverte est téléchargeable ici.

Il faut maintenant remonter l’éboulis afin d’atteindre la base de l’escalade. La corde d’assurance est toujours là, fidèle au poste.

Coraline, qui s’est fait une entorse de la cheville quelques semaines auparavant ne souhaite pas la solliciter davantage, la descente et la remontée des éboulis ont réveillé les douleurs, elle préfère nous attendre ici. Bis repetita, elle n’avait pu aller que jusqu’en haut de la cascade lors d’une précédente tentative, mais pour une autre raison.

Comme en 2023 j’ai l’honneur d’entamer l’escalade, mais sans lumière cette fois-ci, les touristes sont partis. Et c’est tant mieux, sensation différente que d’avoir le noir absolu derrière soi. Un petit filet d’eau accompagne les premiers mètres, le halo de lumière de mes camarades devient un petit point lumineux. Le 1er fractio à mi-hauteur est passé, les autres, plus rapprochés, se succèdent maintenant plus rapidement. La dernière longueur est une corde tendue en biais, elle permet d’atteindre la petite lucarne qui permet de basculer dans la galerie Aranzadi. Le débouché de celle-ci dans la salle de La Verna est toujours gardé par les 2 mannequins. La vue de là-haut est là aussi magique, quelques lumignons se distinguent au lointain, le bruit de la cascade résonne, on en prend plein les yeux et plein les oreilles.

La suite est plus classique, le début pourrait être qualifié de « métro », une zone bien concrétionnée suit avec une fistuleuse bien particulière, elle part du sol …
Nous restons cette fois-ci sur le fond du canyon de Maria Dolores (nous étions passé par le haut en 2023) et aboutissons à la « Salle à Manger », zone concrétionnée où nous avions cassé la croûte l’an passé. Voilà maintenant la Porte Etroite, terme de notre visite, Coraline attend toute seule dans le froid. Franck franchira quand même cette porte pour quelques mètres de visite supplémentaire et pour constater que c’est bien étroit derrière …

Retour en variant le cheminement, j’ai maintenant l’honneur de fermer la descente. Le tronçon final se fait au descendeur, là encore dans le noir absolu de la grande salle. Dans le noir mais pas dans le silence, des exclamations sont perçues au lointain. Ce sont en fait des touristes, leur accompagnateur n’a pas encore allumé les lumières afin de nous voir descendre le long de la paroi. Les spéléos font partie du show à La Verna.

Nous retrouvons Coraline, tranquillement installée en mode tortue sur une petite esplanade, elle a gentiment attendu pour casser la croûte. Le pâté de boudin noir béarnais côtoie le jambon basque et le saucisson corse. Rassasiés, nous attaquons maintenant la remontée de l’éboulis, par le parcours 2023 cette fois. Coraline a finalement enlevé son attelle, c’est surtout elle qui la faisait souffrir …

Nous poursuivons la visite jusqu’au barrage SHEM et jusqu’à la corde en vire qui permet d’atteindre la salle Chevalier.
Demi-tour à regret, reprise du tunnel avec un petit détour jusqu’au réseau Arphidia que nous ne ferons que regarder depuis la lucarne d’accès (en 2023 nous avions poussé la visite jusqu’au P18).

Retour à l’air libre, aux voitures et à l’auberge Elichalt pour rendre la clé.
C’est l’embouteillage dans le hameau. Des canyonistes espagnols occupent une partie du petit parking, ils se changent après avoir parcouru un canyon du coin, ils ont dû avoir les oreilles qui sifflent en ce 1er novembre …
La clé est laissée en passant. Nous irons boire une Akerbeltz un peu plus loin à la Caserne dans un bar à l’ambiance bien sympathique, avant de nous séparer à regret.

JCL

Cabane Dominique Prébende
« de 48 »

 

Mercredi 30 octobre 2024 – Œil du Béez, grotte de Capbis – Asson (64)

Mercredi 30 octobre 2024
Spéléo, visite
Œil du Béez, grotte de Capbis – Asson (64)

Participant
ITP : Jean-Claude L. M.

TPST : 0h15

Du VTT à la spéléo il n’y a parfois que quelques pas.

Il y a des similitudes entre le VTT et la spéléo en ce qui concerne la recherche de « premières ». Repérage sur les cartes et les vues aériennes, recherche d’antécédents sur les parcours enregistrés et c’est parti pour l’aventure, parfois au vrai sens du terme …

Un circuit est repéré à l’est d’Arthez-d’Asson. La montée s’effectue en partie  par une piste, le reste en sous-bois et alpages. Le petit plus de ce circuit est qu’il passe à proximité de l’Œil du Béez, une belle résurgence au pied d’un massif karstique.

Ce parcours n’était qu’envisagé lors de mon séjour en Béarn. Un élément déclencheur pour le parcourir a été la proposition de Coraline de visiter la grotte de Capbis, située justement quelques mètres au-dessus de ladite résurgence, il n’en fallait pas plus pour sélectionner ce parcours malgré la défection de Coraline encore souffrante d’une entorse de la cheville.

Grotte de Capbis

L’habituel été indien des automnes béarnais continue mais il fait frisquet en ce début de matinée. Une vingtaine de kilomètres pour près de 900 mètres de dénivelé positif, le circuit VTT s’est bien passé, malgré une fin un peu épique en raison des nombreux arbres tombés en travers du chemin après la dernière tempête, agrémentée de quelques quelques passages boueux.
L’Œil du Béez s’ouvre en contre-bas de la petite route. Une largeur d’environ 5 mètres pour moins d’un mètre de hauteur d’où sort une belle rivière qui se jette dans le Béez, augmentant sensiblement son débit. Visite impossible sans équipement de plongée, un siphon barre rapidement le passage.

La grille

La grotte de Capbis s’ouvre quant à elle à une vingtaine de mètres au-dessus de la route.
Comme pressenti, la topo indique une liaison avec la résurgence.
Beau porche d’entrée, une galerie plus étroite suit rapidement, encore quelques mètres et une grille barre le passage. Celle-ci est simplement verrouillée par une corde. La galerie devient descendante et boueuse, demi-tour peu après faute d’équipement adapté.
Un retour mieux équipé est forcément programmé …

JCL

Topo l’Œil du Béez

Topo Capbis

Parcours VTT

Vendredi 18 au Dimanche 20 octobre 2024 – Grotte de Saint Marcel d’Ardèche – Saint Marcel d’Ardèche (07) / Grotte de la Cocalière – Courry (30)

Vendredi 18, Samedi 19 et Dimanche 20 octobre 2024

Spéléo, stage photo
Grotte de Saint Marcel d’Ardèche, Saint Marcel d’Ardèche (07)
Grotte de la Cocalière, Courry (30)

Participants
ITP / CDS 11 : Jean-Noël D.
9 stagiaires dont Silvain Y. (ex-topi)
3 encadrants : Michel B., Thierry M., André V.

Une annonce circule sur le site du CDS 11, un stage photo pour octobre en Ardèche. Très alléchant ! Lors du stage LISC avec Philippe C. j’étais resté un peu sur ma faim. Beaucoup de temps passé à organiser mais sur le terrain je fus un peu démuni n’ayant pas à cette époque le matériel ad hoc pour la photo souterraine. Certes la théorie a été assimilée mais sans la pratique cela s’oublie vite. Depuis je me suis équipé, Nikon D750, deux flashs Yongnuo et un déclencheur radio. Et puis l’Ardèche avec la Grotte de Saint Marcel au programme c’est encore plus tentant.

Vendredi
Arrivée vers 17 heures à l’Espace Découverte Ardèche, qui accueille les groupes. Premier contact avec les organisateurs, Thierry m’est bien connu (ainsi que de Franck) – moniteur canyon très engagé au niveau fédéral – et je découvre Michel B. – connu dans le monde de la photo souterraine – et André V. (Dédé) qui avait participé au barnum SSF en Corse avec les héraultais – maintenant il a émigré vers Bourgoin Jallieu.

Puis installation dans la chambrée avec un autre stagiaire. Les locaux ont été refaits à neuf, c’est confortable. On se retrouve ensuite au réfectoire pour un repas commun, tiré du sac car les organisateurs ne pouvaient pas prévoir les ordres d’arrivée. Les arrivées des stagiaires se font au compte gouttes et voici une tête connue, c’est Silvain, notre ex-topi maintenant orléanais. Retrouvailles très sympathiques.

Retour ensuite en salle pour échanger sur nos attentes par rapport au stage, au matériel disponible et à l’organisation à venir. Première déception, moi qui pensait avoir acquis un super matos je suis déçu d’apprendre que mon capteur n’est pas un plein format c’est un DX et non FX… il me manque environ 17 % dans la zone de prise de vue. Je me suis planté à la commande, il va falloir changer d’objectif. Pas trop gênant mais un manque de recul certain. André me fournit de bons conseils pour l’achat futur et me prête un plein format FX pour le lendemain.

L’heure de regagner la chambrée est arrivée, il est 22 heures. Mon voisin est très sympa mais tousse pas mal, virus que je ramènerai du stage…

 Samedi
TPST : six heures
Petit déjeuner – de cantine – et départ à 9 heures pour l’entrée naturelle de la Grotte de Saint Marcel. Une trentaine de kilomètres par le plateau. Au passage, on reconnait certains sites visités en 2016 avec les topis – départ du chemin vars la Grotte nouvelle de Vallon Pont d’Arc, Pissevieille, Bidon et l’Aven Noël

Au parking de la Grotte de Saint Marcel, on tombe sur Philippe C. et Annie en compagnie d’un groupe qui part photographier le Réseau I de la cavité. Occasion d’échanger et de découvrir son nouvel ouvrage sur les différentes facettes de la spéléo avec comme d’habitude des photos magnifiques.

Pour atteindre l’entrée naturelle il faut descendre pédibus jambus une piste rocailleuse sur un bon kilomètre, ça descend, super mais ce soir ça devrait remonter ! Regroupement, habillage, préparation du matos, pas de quincaillerie, ce ne sera que de l’horizontal.

Trois groupes seront constitués, je serai avec Sylvain sous la férule d’André. L’entrée est bien fermée par mur et porte cadenassée. Un passage relativement bas sur une vingtaine de mètres puis c’est le Métro ! les grandes galeries de Saint Marcel. Au moins 10 m x 4-5 m. Longueur plusieurs centaines de mètres, au fond une échelle qui remonte vers une galerie identique qui donne sur le réseau touristique – fermé à cette époque de l’année.

Les trois groupes se répartissent dans la galerie, pour notre part on se place au milieu pour une photo ayant pour objectif le volume de la galerie. On peut détailler la méthodologie comme ci-dessous  :

  • Observer la cavité et choisir ce que l’on veut photographier.
  • Mode Manuel ISO 200, Ouverture 5 ou 5.6, Vitesse 1/125.
  • Positionner le flash de contrejour, ici Godox équivalent puissance de 3-4 Yongnuo.
  • Repérer les ombres éventuelles qu’il faudra éclairer.
  • Positionner le sujet, éviter le milieu, choisir 1/3, le flash contre jour ne doit pas être visible.
  • La position du sujet peut être repérée par un trépied avec leds rouges clignotantes.
  • Mise au point sur le sujet à qui on demande d’éclairer ses pieds En automatique.
  • Mise au point : carré vert ou rond blanc en bas à gauche viseur.
  • Puis basculer en manuel et ne plus toucher au réglage.
  • Ajouter flashs en fonction des zones d’ombres.
  • Ne pas griller certaines zones.
  • Régler puissance et zoom flash 25 large et 105 étroit.
  • Snooter sur personnage ou sujet à mettre en valeur. Tube PVC ou tétrabrick lait ou tube avec nid d’abeilles (pailles coupées et collées).
  • Faire varier focale vers 6.3 si besoin ou vitesse.
    Au total après trois heures et de multiples essais on sortira chacun deux photos avec Silvain. André est vraiment super pour ses conseils.

13 heures, l’heure du pique nique est sonnée, on se retrouve tous à l’extérieur à l’entrée de la cavité, casse-croûte fourni par le centre.
Retour à l’intérieur pour une nouvelle séance, on restera au début de la galerie, plus large et plus haute de plafond avec quelques vestiges des premières désobs – rail et wagonnet – et une grande coulée stalagmitique.
Le choix des plans est plus difficile, on tentera un peu de macro sur les gouttes d’eau.
Retour à l’extérieur vers 17 heures pour remonter ce kilomètre de piste… puis regagner le centre d’hébergement. On a failli rester sur place car les gentils organisateurs, qui eux avaient pu descendre leur véhicule en bas, avaient embarqué nos sacs mais étaient ensuite partis avec… en emmenant les clés de la voiture ! Heureusement le téléphone passait.
Bonne douche, repas et soirée de présentation de nos photos.

Dimanche
TPST : trois heures
Aujourd’hui direction la Grotte de la Cocalière. C’est une cavité visitée en 2016 lors du camp I Topi 2016. En fait on était rentré par l’Aven de la Cocalhère, aven d’effondrement qui sépare les parties amont et aval de la Cocalière. On rentrera par l’aval (qui est la résurgence), la Grotte de la Cotepatière. Départ 9 heures pour une trentaine de kilomètres vers le sud, à la limite du Gard. On ne reviendra pas au centre, toutes les affaires sont rangées dans les voitures.

Une piste forestière praticable en voiture un peu haute permet d’arriver à 10 mn de l’entrée. Petite marche dans le bartas et descente dans le lit à sec de la rivière pour découvrir la belle entrée ogivale de la cavité. Un ressaut à escalader de 4-5 m, équipé de barreaux, permet d’y accéder. Trois nouveaux groupes ont été formés, je reste avec André et deux autres stagiaires de Touraine. L’installation est moins commode que dans Saint Marcel, parcours plus accidenté avec rochers et ressaut. Décision est prise de se fixer à une trentaine de mètres de l’entrée, belle forme elliptique de la cavité et strates de couleurs. Et en prime quelques stalactites de gros volumes.
Trois heures plus tard, les trois stagiaires ont réussi à faire leur photo.

Bientôt 13 heures, les groupes ressortent pour retrouver la zone de pique-nique près des voitures. Nombreux échanges autour des casse-croûtes, sur la FFS, la spéléo et la photo bien sûr. 15 heures, certains – dont Silvain – doivent remonter vers le nord (et pour Silvain redescendre le lendemain dans la même région pour son boulot au BRGM – pas le choix…).
Michel proposera d’aller voir la perte de la rivière et André se rend disponible pour une ultime séance photo dans la grotte. Mais ces deux propositions ne rencontreront aucun écho… Saturation des stagiaires, route du retour… pour ma part ayant prévu de m’arrêter chez Jean-Pierre, notre médecin fédéral, logeant à une cinquantaine de kilomètres près d’Alès, je décline également l’invitation.
Deux petites heures d’arrêt chez Jean-Pierre et retour à Canet vers 20 heures

JND

Samedi 12 octobre 2024 – Spéléo, Cast 1, 4, 6

Samedi 12 octobre 2024
Spéléo, visite, travaux
Cast 1, 4, 6 – Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 2h00

Suite aux dernières JNSc il s’avérait nécessaire de faire quelques aménagements et travaux d’entretien sur le site de Castiglione.
C’est ainsi que 5 courageux topi se retrouve sur place par une belle journée d’automne.

Coin repas
C’est Dumè qui se charge des travaux qui consistent à installer des poteaux pour accrocher une bâche au-dessus des tables. En effet, les oliviers en place ne sont pas encore assez grands pour ombrager totalement notre salle à manger. Un poteau tuteuré scellé au béton est planté au coin sud-ouest et un tube au coin sud-est. Ce dernier recevra un mât lors de nos libations afin d’y fixer la bâche.

Cast 1
La base du grillage de la cage à poule a subi quelques attaques lors des remontées, les initiés ayant tendance à y prendre appui plutôt que sur la pédale.
JC se lance donc dans la couture souterraine avec du fil de fer de clôture pour rapiécer les morceaux de grillage restant. C’est pas très beau mais ça tiendra un certain temps … Une solution envisagée serait de poser une bâche sur ce côté du puits afin de protéger le grillage.
Des points de suture sont également posés tout le long de la remontée entre 2 lés de grillage.
Autre chantier, les plaques de fermeture de Cast 1. Les gonds ont rouillé et 2 sont cassés sur les 4 qui maintiennent les lourdes plaques. Il existe un risque que les plaques se détachent complètement si un 2ème gond vient à casser, pas sympa si quelqu’un se trouve à ce moment-là dans le puits !
Une tentative de ressoudage avait été tentée mais le gros groupe électrogène du club n’avait pas été assez puissant pour alimenter un poste à souder, pourtant inverter.
Une des solutions envisagée est de supprimer les plaques, ce qui permettrait d’ouvrir la cavité facilitant ainsi une réhumidication de la cavité par condensation de l’air sur les parois. Il a en effet été constaté depuis quelques années un assèchement sévère de la cavité. La réouverture permettrait peut-être à quelques chauves-souris d’y revenir, ce qui ajouterait un petit plus lors de nos initiations.
Par quoi remplacer les plaques ?
Une des solutions consisterait dans la pose d’une clôture autour de l’entrée. C’est dans ce but que des sondages ont été effectués aux 4 coins. Une roche affleurante dans un des coins permettrait d’y fixer directement un piquet (fer à béton, piquet de grillage, poteau bois …). Aux 3 autres coins la roche apparait entre 20 à 30 cm de profondeur. Un relevé de mesures est également effectué afin de faciliter la cogitation collective.

Spéléo
Pendant ce temps, Michèle, Wanda et HP partent à l’aventure vers Cast 6 tout d’abord, retrouvée facilement grâce au GPS. Une trace permet même de s’en approcher facilement. C’est une belle et large doline d’effondrement avec une ouverture latérale qui permet d’accéder à une galerie d’une quinzaine de mètres. Pas de corde nécessaire, la visite est rapide, pas de chauve-souris.
C’est ensuite vers Cast 4 que le GPS guide les pas du trio. Belle ouverture pour cette cavité qui nécessite par contre d’être équipée. Amarrage sur arbre, les 2 spits de tête de puits sont dégagés par Wanda et descente jusqu’en haut du P6 final. Pas de chauve-souris là non plus.

Tout le monde se retrouve ensuite autour de la table …

Retour au local en faisant un petit arrêt à l’ancienne ferme de Castiglione, toujours une belle bâtisse mais pas de chiro. Arrêt également dans le champ après le gué pour une belle récolte de rosés des prés.

JCL

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« de 21 »

Samedi 12 octobre 2024 – Canyonisme – Bucatoggio

Samedi 12 octobre 2024
Canyonisme, initiation, encadrement, décrasssage
Bucatoggio, San-Nicolao, Santa-Maria-Poggio

Participants
ITP : Christophe C., Adriana D. C., Antonio E. G., Franck Z.
Initiés : Aline, et 6 anciens collègues de Cergy

TPEC : 6H

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Le ciel est bien dégagé et la température est douce.

En parallèle des travaux sur Castiglioni, une journée initiation sur le Bucatoggio est programmée pour Aline, et 6 de ses anciens collègues en déplacement sur l’ile.

Le premier RDV est donné à 8H30 au PN4 pour Adriana et Antonio, récupérés en Fourgon par Franck.
Puis Christophe à Lucciana, et direction le Géant (Auchan) de Moriani où nous attendent nos initiés pour 9H00.
Nous faisons route pour le parking aval au pont génois.

Surprise, le parking est payant jusqu’au 15 octobre, et oblige à se garer dans le parking aménagé des noisetiers. Une petite boite nous y attend pour recevoir les 5 euros demandés par voiture.
Des cailloux ont été déposés pour éviter de se garer plus près, et on apprend que des pneus avaient été crevés envers ceux qui ne respectaient pas le parking …

Après dispatching des matériels et personnels, nous ne laisserons qu’une seule voiture dans le fameux noisetier, et prenons la route vers le parking amont avec le fourgon et la voiture à Aline.

Il est 10H10 lorsque nous commençons le canyon.

Les passages se succèdent avec les relais tenus par Christophe, Antonio et Franck, il n’y a vraiment pas beaucoup de débit, et les nuages se sont maintenant stabilisés au-dessus de nous, collés à la montagnes, c’est grisâtre.
Avec Adriana, les Topi encadrent les 7 initiés et surveillent les montages des Huits, mousquetons…
Antonio se positionne sur le relais de la C30, et Christophe fait un raboutage avec sa corde côté descente, permettant de débrayer.
Sauf que le raboutage en question était un magnifique nœud de pêcheur double qui vient se « tanker » et empêchera de remonter la corde en trop…
La suite se poursuit tranquillement.

Les marches de désescalade après les deux C12 semblent interminables, tant il y a de végétation et autres branchages.

Une tyrolienne a été laissée en place par un pro, que nous ne pouvions pas nous empêcher d’emprunter !

Le temps ne s’arrête pas et, pour en gagner, Franck propose à Christophe de faire descendre la dernière C20 en double.
Franck débrayera pas mal sur la dernière C17 où il n’y a aura définitivement pas beaucoup d’eau.
Mais une corde a été « tonchée » à un moment sur la sortie, sans trop savoir où…

Quelques promeneurs sont là.
Il est 16H lorsque nous arrivons au pont génois.

Finalement, s’il n’y avait pas eu ces risques de représailles, nous aurions pu y garer les voitures car ça passent, et certains emplacements ont été laissés libres de stationnement entre les rochers déposés.

Le temps de se déséquiper, et les conducteurs retournent chercher les voitures laissées en haut.

Sur le trajet, à côté de la chapelle, deux tables de Pique-nique ont été repérées.
Nous y remonterons donc pour le traditionnel « spuntinu » de fin de sortie.

Christophe

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« de 24 »

Vendredi 11 octobre 2024 — Trou de La Ferrière — Fournes-Cabardès (11)

Vendredi 11 octobre 2024
Spéléo, désob’
Trou de la Ferrière — Fournes-Cabardès (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.
Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.
Invité : Bruno

TPST : six heures

La Ferrière, épisode 8 (au moins…)

Mon cœur est rempli d’effroi (titre de Jean-Marie)

Nous voilà de retour à La Ferrière pour de la désob’. Suite aux mesures du dernier weekend, l’IPN de consolidation a été découpé aux bonnes dimensions, il faut trainer tout le matos à l’entrée de la cavité. En plus il y a des bastaings, scie, hache, grille et un sommier à lattes pour protéger l’entrée… Un convoi exceptionnel se dirige vers la cavité, heureusement le terrain est en pente.

JM, André et Dom vont se charger d’emmener tout le matos au fond du boyau dans la salle. Finalement l’IPN passe plus facilement que prévu. Pendant ce temps je me lance dans la topo de surface pour situer deux effondrements de surface repérés pour les inclure sur le dessin. Accompagné de Bruno qui part en éclaireur avec le Disto. Pas évident au milieu des châtaigniers et de quelques ronces.

Une bonne heure plus tard, à notre tour de rentrer dans le boyau. Je laisse Bruno partir devant, ayant le projet de filmer ma progression dans le boyau. Mais au premier petit ressaut renforcé de rondins, je vois Bruno arrêté et peu inspiré par la suite. Il me laisse passer mais quelques mètres plus tard – où cela se resserre un peu il fera demi-tour ; quarante ans après avoir arrêté la spéléo, pas facile de s’y remettre dans ces conditions, surtout qu’il est un peu enrobé.

Je poursuis la descente mais avec un téléphone à la main c’est loin d’être facile. Je vais un peu galérer dans l’étroiture car les deux bras sont nécessaires. Enfin je débouche dans la salle pour retrouver les copains en plein boulot, de métallier, charpentier, menuisier, tailleur de pierre…

L’opération « Mise en place de l’IPN » va débuter : https://youtu.be/nvjIuXqlJgA. Le but est de consolider la trémie instable située au-dessus de la zone de désob’. Et les blocs sont plutôt de taille… Après plusieurs essais et une action destructrice sur un angle empêchant le passage, la poutre métallique est enfin posée. Côté est, elle rentre dans une niche finement ciselée au burin par André. Côté ouest elle est posée sur un énorme bloc de la forme d’une valise ; vingt bons centimètres d’épaisseur collé (?) contre la paroi ouest. Mais… il y a toujours un « mais », le bloc en question repose sur… du sable, qui repose sur… rien !

Treize heures, retour pour les agapes. La sortie est toujours plus facile pour l’étroiture mais le ressaut de 5 m pas évident. Pas de grillades, on a oublié la saucisse. Quelques charcutailles et fromages et une bouteille de Minervois pour 5, du sérieux !

Une heure plus tard, retour au chantier. L’habitude aidant les passages sont plus faciles. Sur place, plusieurs « parlementations » se suivent, pas toujours efficaces. Une grosse dalle bloque le passage mais pas suffisamment épaisse pour utiliser de grosses pailles. Finalement le talent de nos artificiers en viendra à bout. En dessous un grand noir nous attire. Cloisonné de blocs coincés les uns sur les autres. Plus de vide que de roche. Les quelques sédiments qui restent à nos pieds filent vers les profondeurs. Le souffle régulier remonte la poussière sur plusieurs mètres ! On peut progresser facilement et… tout prendre sur la tête. D’un commun accord nous évacuons les lieux. Sortie pour 15 heures. Un peu physique car les kits sont bien chargés. Pour finir mise en place du sommier sur l’entrée pour éviter l’amoncellement de feuilles de châtaignier.

Peut être y reviendrons nous quand la peur nous aura quittés… Avec surtout un matériel d’étaiement ad hoc, des morceaux d’étais de maçon vont être achetés.

JND/JMB