Archives par étiquette : Désobstruction

Vendredi 12 juillet 2024 – Trou du Pémol 2 – Trassanel (11) –

Vendredi 12 juillet 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel

Participants

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Jean-Luc C., André M.

Invité : Nolan 13 ans (petit fils d’André)

TPSurface et sous terre (– 8 m…) : huit heures et TPST deux heures pour JN

Trou du Pémol, Épisode 13

On est vendredi, direction la désob’ du Pémol…

Occupé le matin je retrouverai mes compagnons vers midi pour le spuntinu. Avec le sentier bien tracé, une vingtaine de minutes suffisent. Jean-Luc sort du trou juste à ce moment, la faim fait sortir le loup… La bâche est tendue au –dessus de l’entrée mais le soleil ne tapera pas trop. Le trio du front de taille sort à son tour.

Ils sont bien descendus et ont pu accumuler les déblais au fond de la partie verticale. Une petite gamate, une soufflette, un bourroir ont été récupérés… C’est fou ce qui avait pu tomber dans les opérations. Il reste encore une boîte de petits pois, bien pratique pour creuser la poussière, mais elle est visible pas loin. Bref on arrive au resserrement. Le courant d’air est incertain avec une température extérieure autour de 24°C.

Heureusement André a eu l’idée d’amener Nolan, son petit fils. Il fait la moitié de nos volumes et peut descendre au bout du bout pour vider la poche. Il finira par extraire un gros blocas posé sur les berges. Aussitôt le souffle lui rafraichit le visage ; le courant d’air vient bien du fond ! !

Ayant fait place nette (bon boulot Nolan !), J-Marie poursuit les forages, je me place juste au dessus dans  une position idéale pour remonter les gamates sans frottements. À trois ça dépote, car Jean-Luc a du nous quitter.

Le chantier est bien propre. Dessous la descente se poursuit mais avec des parois bien nettes qui devraient bien répondre à nos sollicitations.

PS : où est passé Bosco ? Je ne l’amène plus car la dernière fois il a su retrouver par deux fois le chemine de la rivière pour se rafraîchir mais en traversant la route de Cabrespine qui est très fréquentée à cette époque de l’année, les touristes arrivent. Trop de risques.

JND/JMB

Mercredi 19 juin 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize-Minervois

Mercredi 19 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois

ITP, SCM : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Dominique B., Jean-Michel E., Sébastien V.

Gente canine : Bosco, Paty

TPSurface et sous terre (– 6 m…) : sept heures et TPST une heure pour JN

Cap Maurel, Épisode 8

En plus des « Vendredis du Pémol » du GPS, place maintenant aux « Mercredis du Cap Maurel » du SCM. Arrivé sur place vers 10 heures, je vois mes compagnons, qui sont là depuis une demi-heure, venir me retrouver au parking de la piste. Ils sont à la recherche d’une ligne de tir, oubliée au local. Rien dans le Disco qui puisse faire l’affaire. Heureusement un appel à l’adjoint au maire de Bize, avec qui nous avons de bons contacts, nous permettra de nous faire livrer une bobine de câble de 0.25, un peu fin – il ne faut pas marcher dessus – mais cela marchera bien. Les « parlementations » vont se succéder.

Le boyau a été bien calibré, on se tient debout et le retournement est facile. Il n’y a pas à dire, certains produits sont bien plus efficaces que les pailles.

Agapes arrosées de Pietra, plutôt appréciée. Charcuterie espagnole, Saint Nectaire et clafoutis aux abricots. Pas de grillades, là aussi c’est interdit.

Reprise des hostilités au fond, sorties des gamates et arasement du boyau avec de la pierraille. Arrêt vers 16 h 30 faute de munitions. Le boyau se termine sur une fracture perpendiculaire qui part à droite puis à gauche. Pas très large mais le courant d’air est bien là. On revient bientôt, peut-être en septembre car il va faire bien chaud sur le plateau.

JND

Vendredi 7 juin 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel

Vendredi 7 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et une heure en TPST pour JN

Trou du Pémol, Épisode 9

Comme a dit Jean-Marie, rdv aux « Vendredis du Pémol ! ». Nouvelle séance de désob’ vendredi dernier mais je pédalais dans la Beauce….

Cette fois pour moi ce sera une demi-journée. Arrivée au ruisseau vers midi, la chaleur est là, la montée va être suante. Équipé de coupe-branches et de scie, ma tâche sera de nettoyer le chemin d’accès, beaucoup de branches basses se prenant dans les sacs. Ce n’est pas du maquis à salsepareille mais d’anciennes restanques envahies de chênes verts.

Un peu d’hésitation pour retrouver le départ de la grimpette mais Bosco est là pour me guider. Arrivée au Pémol 1 et la taille commence. Il me faudra bien trois quart d’heure pour accéder à la plateforme de Pémol 2. La famine a saisi mes compagnons et ils ont déjà avalé leurs sandwiches. Heureusement il reste un fond de rouge.

Je retrouve ma place de tireur de gamates. Le boyau d’accès a été élargi, un bloc au plafond un peu menaçant a été bloqué par un étai et le sol bien arasé. Avec deux personnes en front de taille et deux en surface le chantier avance bien.

Le matin Jean-Marie a repris l’entrée sup, Pémol 3. Mais ce n’est pas large. Jean Luc a essayé de passer mais sans succès. La voûte est percée et deux énormes blocs s’en détachent, se coincent et il sera impossible de les déloger. Il faudra faire de la place pour les atteindre et les réduire. La roche est partout fracturée, plusieurs trous simultanés seraient nécessaires et ça risque de faire beaucoup de bruit… On verra plus tard ; en période de chasse ça passera peut être mieux.

En fin de journée Jean Luc remonte tout émoustillé : « Ça y est j’ai vu la suite : un puits d’une quinzaine de mètres, pénétrable. Mais il faut se retourner pour le voir, il est sous le conduit d’accès, les blocs s’effondraient sous moi… »

André va faire une opération d’élargissement. Mais on ne voit rien qui ressemble à un puits. Jean Luc y revient et ressort furibard : « Vous l’avez bouché ! ! ». Et il n’en démordra pas. Est-ce une blague ou a-t-il vu réellement un puits ? C’est possible, l’accès, au sol bouché de terre et de blocs, est plus large que la suite vide que l’on travaille. Le CO parfois peut donner des hallucinations. Combien de maisons hantées étaient chauffées par un poêle qui tirait mal ? Bon, on verra la prochaine fois.

Décrassage à la rivière de Cabrespine, la Clamoux et bière ambrée à Villeneuve pour clôturer la journée.

JMB, JND

Vendredi 24 mai 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel (11)

Vendredi 24 mai 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

Participants :

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : cinq heures

Jean-Marie est de retour de ses expés en Thaïlande et en Ouzbékistan, on se retrouve au Congrès de Sorèze où pris par des obligations administratives, il n’y a pas eu de place pour moi pour une sortie spéléo – hormis Cibelle au retour.

Donc au programme, de la désob ! Comme d’hab’. Cela me donne l’occasion de colliger des statistiques sur mon activité spéléo dans le Minervois depuis mon installation début 2023. En un an et demi, j’ai du effectuer une trentaine de sorties – moins qu’en Corse mais il y a eu l’installation dans la nouvelle maison, le vélo, la rando…). Sur ce total 70 % ont été consacrés à de la désob ! C’est vraiment dans l’ADN des clubs locaux.

On retourne aux trous du Pémol. Au pluriel car depuis notre dernière sortie en février, André et Jean-Luc y sont retournés et ont décidé d’élargir un trou souffleur situé une trentaine de mètres au-dessus du Pémol 1. Ce sera donc Pémol 2.

Rendez-vous au pont pour 9 heures. Le temps est menaçant ; quelques gouttes de pluie. Elle était prévue en fin d’après-midi, personne n’a pensé à la bâche, on verra. Finalement cela s’éclaircit quand on emprunte le lit du ruisseau. On passe devant Pémol 1, qui sera laissé en attente car le courant d’air est faible, inconstant et la suite pas évidente.

Le chemin d’accès à Pémol 2 est loin d’être évident, 30 m au-dessus mais il faut batailler dans le bartas dans une pente raide où les sacs s’accrochent. Il va falloir démaquiser un peu. L’aire autour du trou n’est pas bien large. Une belle bouche d’entrée de 2×1 m, une désescalade de 2,50 m et la suite est à gauche. Une fracture pas large mais qui souffle bien et laisse deviner du vide. Les séances de « parlementation » un peu bruyantes peuvent débuter. Il y en aura au moins six dans la matinée. On se relaie au fond, forage, gamates, sortie de gros blocs, le chantier avance vite et l’espoir augmente.

Vers 13 heures certains estomacs commencent à se contracter. Une bouteille et demie de Minervois plus tard, ainsi que quelques charcutailles, œufs locaux et fromages, on peut reprendre.

Pour se dégourdir Jean-Marie part en prospection et une dizaine de mètres au-dessus, tombe sur un trou qui souffle au milieu de blocs rocheux. Ce sera Pémol 3. On pense à une éventuelle connexion mais pas de jonction sonore lors des « parlementations ». Avec André, ils se lancent dans l’élargissement de l’entrée qui ne dépasse pas les 10 cm mais derrière c’est noir…

En bas Jean-Luc et Jean-Noël continuent à évacuer les gravats mais cela devient compliqué à deux. Il va falloir faire un élargissement de confort en bas du ressaut d’accès et en milieu de conduit pour faire passer les gamates plus facilement.

On se retrouve à quatre et cela avance vite. Encore une demi-douzaine de « parlementations ». Le boyau fait maintenant quelques mètres, toujours horizontal avec une section de 0.5×0.5 où l’on ne progresse qu’à peine à quatre pattes et on ne peut se retourner mais au fond il y a une suite ! Le départ d’un méandre de 3 m de long et qui semble profond de quelques mètres et parait s’élargir !

La journée est bien avancée, il est 16 heures, Jean-Luc et Jean-Noël doivent prendre le chemin du retour et laissent Jean-Marie et André finir l’aménagement de l’accès au fond du boyau pour le rendre plus confortable.

La prochaine fois il faut amener les baudriers !

Le retour dans le bartas est un peu galère, la matérialisation du chemin d’accès serait nécessaire. Finalement pas de pluie mais un ciel bien noir quand on arrive aux voitures.

JND

Mercredi 8 mai 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize-Minervois (11)

Mercredi 8 mai 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois

Participants :

ITP, SCM et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Thomas C., Michel G., Véronique M., Damien G., Annick et Arnaud S.

Gruissan Prospection Spéléo : André MO.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 6 m…) : sept heures

Cap Maurel, Épisode 7

Cap Maurel avait été délaissé depuis le 13 mars dernier mais comme les chantiers ne manquent pas c’est normal… Lors du stage topo rdv est pris pour une séance à Bize. Beau temps un peu venté. Une bonne équipe de sept désobeurs c’est efficace.

La cavité est maintenant protégée par une palette installée par l’adjoint au maire. Le foyer et sa grille sont en place on peut se mettre au taf. En premier gamatter ce qui reste du dernier tir. L’espoir de suite est toujours présent. La fracture se poursuit sur la gauche et « semble » s’élargir. Les « parlementations » aux pailles sont efficaces, graviers et blocs s’accumulent sur le tas.

C’est l’heure des agapes, les victuailles ne manqueront pas – pâté de chevreuil d’André, saucisse, merguez, Rustique°, gâteaux, bières à la cerise et quelques bouteilles.

Retour au fond du trou. On n’est pas trop de cinq pour tirer les gamates. La jeune génération, Arnaud prend les choses en mains et manie avec force et dextérité massette et burin. La relève est là.

Pas un franc élargissement, plutôt très modeste mais une suite apparemment vers le bas et un courant d’air. De quoi y revenir.

JND

Samedi 27 avril 2024 – Fount du Roy – Cabrespine (11)

Samedi 20 avril 2024

Spéléo, désobstruction

Fount du Roy, Cabrespine

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël DUBOIS

Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Christophe B. (Stoche), Thomas C. (Tom), Jean-Michel E., Pierre F., Michel G.(Grillou), Damien, Gounel, Guston, Olivia

Gente canine : Blondi, Bosco, Oural, Patti

TPST : trois heures

Épisode 7

Une semaine s’est écoulée et on remet le couvert sur l’enthousiasme de Grillou qui a même demandé de prendre moults amarrages et tressages de nylon. C’est une très grosse équipe qui se retrouve au bord de la piste. De mémoire de SCMiens, certainement un des plus gros attroupements de l’histoire du club avec 11 personnes présentes + 4 chiens. Tout cela dans une très bonne ambiance malgré la pluie, le brouillard et les bourrasques de vent.

Place aux jeunes, les anciens – JN avec Kinou et Stoche – on organise l’équipe de sortie des gamates. Une rotation à trois permet d’éviter les tendinites… Ils seront quand même huit dans le trou et c’est complet ! Au total ce seront presque deux cent gamates qui seront sorties. JM pourra faire deux « parlementations » en mèche de 600, ça débite !

16 heures, une sympathique collation est servie à l’heure du goûter (salade de fruits – merci Olivia -, petits gâteaux, thé et café) ce qui a permis à tout le monde de se réchauffer. On est passé mais sans avoir recours à des agrès, le grand puits escompté dépassant juste… le mètre ! Mais ça continue un peu en-dessous et sur quelques mètres au-dessus. Le courant d’air n’est pas très net, il va falloir le pister pour trouver où est la suite. Donc du positif et des interrogations.

Chr. B, JND

Samedi 20 avril 2024 – Fount du Roy – Cabrespine (11)

Samedi 20 avril 2024

Spéléo, désobstruction

Fount du Roy, Cabrespine

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou), Dominique B., Thomas C. (Tom), Pierre F., Michel G. (Grillou), Guston, Olivia

Gente canine : Bosco, Oural

TPST : cinq heures dont une heure trente pour JN

Épisode 6

Cette cavité excite vraiment le noyau dur des désobeurs du club, depuis le 20 mars dernier ils y sont déjà retournés quatre fois mais la faille reste étroite.

En ce samedi printanier c’est une grosse mobilisation du club à la Fount du Roy Avec huit personnes dans la cavité, chacun est à son poste ce qui permet d’éviter les coinçages de gamates intempestifs et aussi de se relayer régulièrement. On décide de commencer par évacuer les « parlementations » musclées de la séance précédente ce qui nous occupe un bon moment et on en profite aussi pour déstocker (un peu). Ils sont deux au front de taille, deux dans les boyaux intermédiaires et deux dans le puits pour servir de déviations aux gamates qui ont une fâcheuse tendance à se bloquer. De notre côté avec Kinou on passe la matinée à tirer au moins une cinquantaine de gamates et à papoter sur la fédé et les spéléos locaux.

L’attente des nouvelles du front est dure pour ceux restés à l’arrière. Quelques nouvelles nous parviennent, le boyau a bien avancé mais d’énormes lames se décrochent au fur et à mesure ce qui oblige à les débiter sur place ce qui n’est pas toujours évident étant donné les dimensions des lieux.

En tout cas le trou aspire toujours autant et le doux mélange des parfums des saucisses des bouchers de Villemoustaussou et de Villeneuve vient nous rappeler qu’il est l’heure de la pause syndicale. Encore un spuntinu topinesque…

Ragaillardis par ce festin, le travail reprend ensuite avec entrain jusqu’en fin d’après-midi. Je prends place alors dans le puits à – 5 m. Un petit replat permet de se poser les fesses mais on reste longé sur le croll. Ce sera encore une cinquantaine de gamates qui seront extraites.

On apprend qu’un ultime échange rhétorique avec la roche nous laisse entrevoir, peut-être, du bout des yeux, une suite descendante sur un ou deux mètres une fois que la fissure sera élargie sur toute sa longueur.

La suite au prochain épisode.

Chr. A., JND

Mercredi 20 mars 2024 – Fount du Roy – Cabrespine (11)

Mercredi 20 mars 2024

Spéléo, désobstruction

Fount du Roy, Cabrespine

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Dominique B., Pierre F., Michel G. (Grillou)

Gente canine : Bosco, Ourane

TPST : trente minutes pour JN et 6 heures pour les désobeures

Laissée en l’état depuis au moins sept années la Fount du Roy n’en n’était pas oubliée pour autant. Grillou qui fait partie des deux derniers à y avoir travaillé a lancé l’idée d’un retour. Un premier trio s’élance au matin (Grillou, Pierre, Dom) et s’attaque aux effets du temps dans la première partie et à ceux de la précédente « parlementation » au fond du trou. Une bonne quarantaine de gamates seront extraites grâce à un système de poulie bienvenu.

La deuxième équipe (Christian, Jean-Noël) arrivera vers 13 h 30. Stationnement sur la piste menant à Balbonne et on emprunte le même sentier que pour les Vents d’Anges mais au milieu de la grimpette on oblique vers la gauche, on doit être à une centaine de mètres de l’entrée du -250 ! Repérages à la voix car les souvenirs de Christian sont assez vagues mais pas de soucis la gente canine a déjà trouvé l’entrée pour nous.

Une belle esplanade constituée des évacuations des désobs précédentes et voici l’ouverture de la cavité dans la pente, une bouche elliptique de 2,5×1,5 m, Pierre en sort. La désob est au fond, un puits de 15 m un peu sinueux qui se descend à la corde et se remonte en escalade assurée à la poignée. En fait à l’origine ce puits était entièrement comblé de terre et de cailloux d’où le volume de déblais extraits…

Christian se lance dans la préparation du feu pour les grillades. Pierre est redescendu, je m’équipe et je pars explorer les profondeurs. Au fond un boyau en plan incliné, pas très large – une quarantaine de centimètres -, sur 2-3 m et une diaclase transversale à 90°. La branche gauche est quasiment colmatée et pince avec un faible espoir de continuité, la suite est à droite : diaclase de 3 m de haut et 50 cm de large. Grillou et Dom sont 5 m plus loin en plein forage pour la prochaine « parlementation ». La place est restreinte, le boulot sera en haut à sortir les gamates.

Pendant que le feu prend bien – le bois ne manque pas -, on sort une dizaine de gamates avec Christian. Mais vu la configuration sinueuse du puits, c’est un peu la galère, il faudrait une personne de plus à mi-hauteur pour éviter les coincements de la gamate. Un peu las de ces aléas on sonne le rappel de la troupe. Les trous sont forés, on est prêts pour le casse croûte.

Charcuterie, merguez – bien enfermées pour éviter la prédation de Bosco -, saucisse fraîche, boudin le tout arrosé d’un bon Irouleguy. Tout est à point, nos amis chiens se délectent de quelques morceaux, Bosco réussira à chiper la part d’Ourane. Il est temps de mettre en œuvre la « parlementation », le boum se ressentira à la surface. Chocolat, café et un duo (Christian et Grillou) redescend au front de taille. Pierre se positionne à -5 m et avec Dom on tire du haut. De beaux blocs sont sortis.

16 h 30, l’heure du départ approche, une « parlementation » supplémentaire qui semble fort efficace, il faudra évacuer à la première occasion. Prochaine étape : a priori attaquer vers le fond de la diaclase.

Dom, JND

Mercredi 13 mars 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize Minervois

Mercredi 13 mars 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois (11)

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Jean-Michel E., Michel G., Véronique M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 6 m…) : sept heures

Cap Maurel, Épisode 6

Les désob’ se suivent et se ressemblent. Reconnaissons qu’ils ont de la constance, car l’espoir est faible, une fracture de 10 cm qui souffle par intermittence ! Mais l’accès est facile, les conditions de piquenique super et un potentiel de -100 m.

Nous commençons par vider tous les déblais de la sortie précédente en commençant par les gravettes et les fines, ce qui nous permet d’extraire les lames et les gros blocs sous-jacents. Une fois tout nettoyé, une demi-géode apparait en partie basse, fortement concrétionnée se prolongeant à l’horizontale au pied de la fissure.

Une « parlementation »* est faite avant le repas. Une fois ressorti, la braise étant à point, Jean-Michel cherche le paquet de merguez qu’il avait laissé en hauteur dans un arbuste à l’abri des prédateurs à poils ou à plumes. Horreur, malheur, il a disparu ! ! L’équipe de surface qui en avait la garde n’a rien vu… Mais Bosco est bien trop tranquille pour être honnête, il semble particulièrement repu ! Une recherche circonvolutive de Jean-Noël permet de retrouver l’emballage défoncé… Bref ce sera la demi-disette avec seulement 4 litres de minestrone, de la saucisse sèche, des rillettes, un Rustique à la braise avec mouillettes, biscuits fourrés, chocolat le tout poussé par un cubi de rouge, quelle misère !

Gamattage le reste de l’après-midi, pour finir sur une nouvelle « parlementation » particulièrement foudroyante. Bravant les effluves de CO2, Jean-Michel descend se rendre compte et remonte avec un grand sourire : cela continue et s élargit, 1 m ! On n’y croit pas plus que cela, il est un peu de Tarascon, mais cela motive l’équipe pour l’épisode 7.

*Note : en langage local, une « parlementation » est ce que nous avons appelé par euphémisme les c…..s ou pailles voire c…..u

JM/JND

Dimanche 18 février 2024 – Trou du Pémol – Trassanel (11)

Dimanche 18 février 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Véronique M., André M.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : une heure pour moi et cinq heures pour André et Jean-Marie

Trou du Pémol, Épisode 6

Sex repetitat, sortie GPS, sortie désob’. Un trou de plus dans le massif du Roc d’Agnel, pourquoi pas, il y en a déjà plus de deux cents parait-il ! À la relecture des épisodes précédents, il y a quand même de quoi être découragé, cela n’avance pas beaucoup et le courant d’air est plutôt aléatoire. J’avais proposé comme titre à la sortie « À la recherche du courant d’air perdu » mais il semble que cela est déjà été utilisé à de multiples reprises…

Grosse journée sportive, après 75 km de vélo le matin avec un bon ventass d’ouest, direction la Montagne Noire. Véronique et Bosco seront de la partie. Sur place vers 13 h 45, les amis ont du attaquer le casse-croûte. Un « boum » résonne au fond de la vallée du Pémol, le chantier avance ! Remontée du ruisseau, il ne faut pas rater l’embranchement à droite vers les restanques. Le cairn est là et la vieille ferraille également. On monte tranquille tout droit. Bosco n’arrête pas de faire des allers et retours, sa maîtresse prend son temps.

Jean-Marie vient à notre rencontre et annonce redescendre à la voiture pour aller chercher matos et corde de 20 m ! Plaisanterie ! Nous voilà sur site. Quelques dizaines de centimètres ont du être gagnés depuis la dernière visite. Abandon de la piste à droite pour se reconcentrer sur le haut de la voûte. Un léger courant d’air intermittent ? Mais les positions de travail deviennent inconfortables, allongés tête en bas ou accroupis, il va falloir élargir.

Mise au travail directe, c’est parti pour les gamates, JM et André restants à gratter au fond. Véronique récupère, Bosco est parti suivre la piste des sangliers. Bientôt 15 heures il est temps d’attaquer nos provisions, car les copains avaient effectivement fini leur casse-croûte. Charcuteries, poulet, Château de Fauzan pour se requinquer. Et on retourne aux gamates et un peu au fond du trou. L’espoir faiblit.

Pour nous il est temps de quitter le chantier, on doit passer à Cabrespine. JM et André nous suivront de peu, découragés par des pailles qui ont fait « pschitt ».

Pour la suite on verra au retour de Jean-Marie après son retour d’expés.

JND