Archives par étiquette : Trou du Pémol

Samedi 29 mars 2025 – Trou du Pémol — Trassanel (11)

Samedi 29 mars 2025
Spéléo, désob’
Trou du Pémol — Trassanel —

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS :
Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Sylvain D., André M.
Gent canine : Bosco

TPST : huit heures

Toujours de l’espoir au Pémol, mais c’est pas large. Une grosse opération d’élargissement s’impose pour pouvoir passer les épaules et se baisser.

Je ne rejoindrai mes compagnons de désob’ que vers midi, la matinée a été fructueuse. Bien qu’André sorte d’un lumbago tout s’est bien passé. Longue séance de remontée de gamates et de blocs. Sylvain est au fond et ses longues jambes alliées à son extraordinaire dextérité des orteils lui ont permis de remonter des blocs depuis une profondeur incroyable, en particulier l’Épée de Damoclès, venue du fond, hissée par un goujon qu’André secoue au-dessus de la tête de Jean-Marie.

Le trou est propre, c’est l’heure de la grillade.

Redescente pour poursuivre l’élargissement. Sylvain perce ou essaie. On a acheté des mèches à 5 € qui se sortent en permanence du mandrin, quand elles ne cassent pas juste avant la fin du perçage. La dernière fois c’était l’inverse : on n’arrivait pas à sortir les mèches et André avait copieusement lubrifié le mandrin. Donc Sylvain, dans une position plus qu’inconfortable se démène avec le perfo. « Ça sent le géranium… » Sa formation d’aromathérapeute lui donne des hallucinations, mais le bougre insiste. Il ne faudrait pas que l’accu (neuf) se mette à cramer. Inspection du perfo : accu, pas d’odeur mais coté mandrin une explosion de senteurs printanières… On soupçonne André d’avoir graissé le mandrin avec l’huile de massage… Mais qu’a-t-il fait avec la graisse du mandrin ? ?

Bref, la faille est plus large. Les cailloux ne descendent plus très loin. On ne peut plus parler de courant d’air mais de vent (Jean-Marie y a attrapé la crève). Constant mais avec des rafales (fort vent d’ouest à l’extérieur).

On poursuivra au moins jusqu’au palier où se posent les cailloux.

Petit bain pour Bosco dans la Clamoux au retour.

JND/JMB

 

Vendredi 7 février 2025 – Trou du Pémol – Trassanel (11)

Vendredi 7 février 2025
Spéléo, désob’
Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : André M.

Trou du Pémol, Épisode 20
TPST : trois heures trente

Déjà l’épisode 20, quelle constance ! Depuis notre dernière séance du 24 janvier, Jean-Marie et André n’ont pu résister à l’appel du Pémol et y sont revenus le 29. Une belle journée de huit heures sous terre avec un bilan positif : en début d’après-midi la quasi-totalité de l’alcôve était remplie et certes la suite restait aussi étroite mais dans une roche coopérante – du bon calcaire gris/bleu, très compact, qui part en parpaings lourds mais faciles à dégager. « Pourvu que ça dure ! »

Jean-Marie – peut-être saturant de ces boyaux rastègs… – est parti explorer les salles immenses des grottes thaïlandaises et malgré nos appels à la communauté spéléo locale – même en les appâtant avec un projet de saucissonnade – on se retrouvera à deux ce matin-là à 10 heures.

Montée tranquille, pas de lourdes charges à trimballer, nous voilà en vingt minutes à pied d’œuvre. André s’installe au plus profond sur le front de taille et je me cale en haut du dernier ressaut au pied des échelles. La place étant plutôt limitée en bas je sers d’aide-boutefeu en passant les instruments à André au fur et à mesure de la mise en place des « parlementations ». Et d’une (qui marche à 50 %) et de deux et de trois, le chantier avance doucement car à chaque fois il faut remonter à l’air libre.

13 heures, mise en place du barbecue pendant qu’André perce l’ultime tournée de la matinée. La saucisse est bientôt prête arrosée d’un minervois aux saveurs de romarin. Un morceau de fromage et nous voilà repartis au turbin au fond de la mine.

Même organisation, quelques allers-retours pour récupérer du matos, le trou n’est pas profond mais ces va-et-vient sont assez cassants. Le dernier tir a dégagé un très gros pavé qui est venu se bloquer dans la suite du puits. Il résiste aux coups de massette et à la barre à mine, André doit repercer mais cata ! la tête du foret est foirée, un silex peut-être ? Retour à la surface pour récupérer un autre foret mais même mésaventure, explication ? Mais sans « parlementation » on est bloqué, il faut se résoudre à l’évidence, abandon pour aujourd’hui. L’espoir est toujours là. Suite visible sur au moins 6 m avec un plan terreux pénétrable à 3 m du fond.

Redescente aux voitures vers 15 heures.
Ce soir c’est coq au vin chez André.

JND

Vendredi 24 janvier 2025 – Trou du Pémol – Trassanel (11)

Vendredi 24 janvier 2025
Spéléo – désob’
Trou du Pémol – Trassanel (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André MORENO

Trou du Pémol, Épisode 18
TPST : huit heures (deux heures pour JN)

Dans le minervois, pour bien débuter une année spéléo, on va faire de la désob ! La Ferrière semble se terminer sur une étroite lucarne et surtout sans courant d’air. Alors direction le Pémol où c’est toujours aussi étroit mais ça souffle !

Comme on a passé l’âge de se farcir les verticales sur corde – ressaut en plan incliné de quelques mètres… -, André a fabriqué un lot d’échelles fixes. Le plus dur a été de les monter jusqu’au trou. Je devais avoir un pressentiment car j’ai échappé à ce transport, n’étant pas libre avant 11 heures.

Le fond de l’air n’est pas très chaud et les gelées de la semaine dernière ont inversé le courant d’air : il soufflera toute la journée sans aucune fluctuation. Le matin, mes compagnons mettront les échelles en place et finirons de dégager le chantier.
Arrivant vers 11 h 30, je m’attelle à creuser un foyer pour la rituelle grillade, le bois sec ne manquera pas. En attendant les braises, c’est parti pour l’évacuation des gravats de deux journées de tirs, un bon nombre de gamates. Les braises sont prêtes, la saucisse bientôt à point, de quoi faire sortir de leur trou mes deux taupes.

Bonne saucissonade traditionnelle, pâté d’André, fromage de Savoie rapporté par Jean-Marie et une bonne bouteille de minervois.

L’après-midi, reprise des « parlementations » et des évacuations, je me poste en haut des échelles, le boyau s’est bien élargi depuis notre dernière visite avec Albert. Les échelles guident les gamates sur la faille remontante (hé oui c’est à ça qu’elles servent, pas à nous éviter une corde !). Quoiqu’elles aident bien à la remontée et nous évitent de perdre trop d’énergie sur les allers/retours qui ponctuent chaque phase de frappe.

En fin de journée le chantier est bien propre. Les deux petites alcôves complètement vidées. Au fond, cela descend vers le noir mais pas large ! Ce que nous voyons de la faille n’est pas très enthousiasmant : étroite et sur longtemps d’après le bruit des cailloux que nous y jetons. Seul le courant d’air nous incite à y revenir. Prêt pour une nouvelle phase de creusement.

JMB/JND

Mardi 23 juillet 2024 — Trou du Pémol 2 — Trassanel (11)

Mardi 23 juillet 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel (11)

Participants

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Jean-Luc C., André M.

Spéléo Club de l’Aude : Daniel C.

TPSurface et sous terre (– 10 m…) : sept heures et TPST une heure pour JN

Trou du Pémol, Épisode 14

Tiens, cela change, on est mercredi… RDV à 9 heures, le soleil est bien présent et la journée sera chaude.

Il y aura foule ce matin sur le flanc du Pémol. Avec une densité médicale étonnante, avec trois médecins (retraités ou quasi) de la CoMed. Qui a dit que cette région, le Cabardès, était un désert médical ?

Daniel, un désobeur du coin, montre à Jean-Marie tous les trous pointés dans le coin et cela se comte sur plus des doigts de la main… Premier travail installer la bâche mais André a oublié les élastiques, on fera sans et c’est parti pour la purge des déblais de l’épisode précédent. Les opérations s’enchainent jusqu’à la pause de midi ou nous finissons par toucher le fond… des bouteilles; Excellents Minervois amenés par J-Luc et André.

Reprise de l’activité. Plus de 20 trous traités.

Direction le front de taille pour seconder André. Ce n’est pas bien large et de plus en plus pentu. On a pu caler des rondins qui servent d’appui mais la remontée des gamates devient de plus en plus physique, il faut être au moins quatre.

16 heures ! ! le trio des gamateurs – Dom, J-Luc et JN, informe le front de taille a terminé sa journée. Obligations familiales, lassitude, chaleur… Désolé pour eux mais à deux ils ne pourront pas sortir les déblais. Du coup ils rangeront comme ils peuvent peut les blocs sur les ressauts pour un bouquet final.

Retour sur les lieux : ils sont bien au fond. Du trou, cette fois. Un pistage à la fumée montre sans contestation possible la voie à suivre. La fumée s’engouffre horizontalement à un mètre du fond le long de la faille. Très étroite. L’épisode suivant sera certainement décisif’: soit ça s’élargit soit il faudra renoncer.

JMB/JND

Vendredi 12 juillet 2024 – Trou du Pémol 2 – Trassanel (11) –

Vendredi 12 juillet 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel

Participants

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Jean-Luc C., André M.

Invité : Nolan 13 ans (petit fils d’André)

TPSurface et sous terre (– 8 m…) : huit heures et TPST deux heures pour JN

Trou du Pémol, Épisode 13

On est vendredi, direction la désob’ du Pémol…

Occupé le matin je retrouverai mes compagnons vers midi pour le spuntinu. Avec le sentier bien tracé, une vingtaine de minutes suffisent. Jean-Luc sort du trou juste à ce moment, la faim fait sortir le loup… La bâche est tendue au –dessus de l’entrée mais le soleil ne tapera pas trop. Le trio du front de taille sort à son tour.

Ils sont bien descendus et ont pu accumuler les déblais au fond de la partie verticale. Une petite gamate, une soufflette, un bourroir ont été récupérés… C’est fou ce qui avait pu tomber dans les opérations. Il reste encore une boîte de petits pois, bien pratique pour creuser la poussière, mais elle est visible pas loin. Bref on arrive au resserrement. Le courant d’air est incertain avec une température extérieure autour de 24°C.

Heureusement André a eu l’idée d’amener Nolan, son petit fils. Il fait la moitié de nos volumes et peut descendre au bout du bout pour vider la poche. Il finira par extraire un gros blocas posé sur les berges. Aussitôt le souffle lui rafraichit le visage ; le courant d’air vient bien du fond ! !

Ayant fait place nette (bon boulot Nolan !), J-Marie poursuit les forages, je me place juste au dessus dans  une position idéale pour remonter les gamates sans frottements. À trois ça dépote, car Jean-Luc a du nous quitter.

Le chantier est bien propre. Dessous la descente se poursuit mais avec des parois bien nettes qui devraient bien répondre à nos sollicitations.

PS : où est passé Bosco ? Je ne l’amène plus car la dernière fois il a su retrouver par deux fois le chemine de la rivière pour se rafraîchir mais en traversant la route de Cabrespine qui est très fréquentée à cette époque de l’année, les touristes arrivent. Trop de risques.

JND/JMB

Vendredi 14 juin 2024 – Trou du Pémol 2 – Trassanel

Vendredi 14 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et TPST deux heures pour JN

Trou du Pémol, Épisode 10

On est vendredi, direction la désob’ du Pémol… Maintenant le chemin est bien tracé, une vingtaines de minutes suffisent pour accéder au Pémol 2. Super, en cours de montée je retrouve mon bâton oublié la dernière fois, il y a peu de passages dans le coin.

On ne sera que trois, mais le tireur de gamates peut travailler seul depuis la surface. Tout est calibré. Au fond, la faille descend toujours à 45 degrés. Des branches de chêne vert retiennent bien les débris sur le sol. La création d’une aire de retournement va imposer une opération à 5 trous, l’alcôve est dégagée. Le souffle et les vibrations ont été tellement puissant qu’une masse de terre et de petits débris coincés dans le haut de la faille jonchent le sol et doivent être évacués. Un effet latéral est qu’au cours de l’après-midi, à plusieurs reprises, quelques blocs retardataires se sont décidés à descendre. Il faudra se protéger de la grêle…

Cette fois on partage les agapes ensemble. Il ne fait pas trop chaud, le rosé bien frais de Jean-Marie est agréable. Retour au taf. Bosco part faire sa petite virée dans les bois. Mais là au bout d’une demi-heure il n’est toujours pas revenu et le voilà qui arrive  trempé ! il a retrouvé le parking d’accès, a traversé la route pour aller prendre son bain dans la Clamoux, sacrée mémoire. Mais c’est la route de Cabrespine un peu passagère… Il y retournera une autre fois dans l’après-midi !

Je vais passer une partie de l’après-midi au front de taille pour seconder André pour les « parlementations ». En fin de journée nous arrivons au-dessus d’une partie verticale. Plus large mais la paroi de gauche, concrétionnée est percée de vides qui n’aident pas à la réussite des opérations. Une lucarne latérale ventilée doit certainement rejoindre le Pémol 3. Nous n’avons pas de feu pour tester. Tout l’après-midi le trou a aspiré et nous n’avons quasiment jamais vu de gaz.

En dessous ça continue à descendre sur plusieurs mètres ; les estimations vont de 3 à plus de 6… Est-ce le Puits de l’Illusion ?

JMB, JND

Vendredi 7 juin 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel

Vendredi 7 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et une heure en TPST pour JN

Trou du Pémol, Épisode 9

Comme a dit Jean-Marie, rdv aux « Vendredis du Pémol ! ». Nouvelle séance de désob’ vendredi dernier mais je pédalais dans la Beauce….

Cette fois pour moi ce sera une demi-journée. Arrivée au ruisseau vers midi, la chaleur est là, la montée va être suante. Équipé de coupe-branches et de scie, ma tâche sera de nettoyer le chemin d’accès, beaucoup de branches basses se prenant dans les sacs. Ce n’est pas du maquis à salsepareille mais d’anciennes restanques envahies de chênes verts.

Un peu d’hésitation pour retrouver le départ de la grimpette mais Bosco est là pour me guider. Arrivée au Pémol 1 et la taille commence. Il me faudra bien trois quart d’heure pour accéder à la plateforme de Pémol 2. La famine a saisi mes compagnons et ils ont déjà avalé leurs sandwiches. Heureusement il reste un fond de rouge.

Je retrouve ma place de tireur de gamates. Le boyau d’accès a été élargi, un bloc au plafond un peu menaçant a été bloqué par un étai et le sol bien arasé. Avec deux personnes en front de taille et deux en surface le chantier avance bien.

Le matin Jean-Marie a repris l’entrée sup, Pémol 3. Mais ce n’est pas large. Jean Luc a essayé de passer mais sans succès. La voûte est percée et deux énormes blocs s’en détachent, se coincent et il sera impossible de les déloger. Il faudra faire de la place pour les atteindre et les réduire. La roche est partout fracturée, plusieurs trous simultanés seraient nécessaires et ça risque de faire beaucoup de bruit… On verra plus tard ; en période de chasse ça passera peut être mieux.

En fin de journée Jean Luc remonte tout émoustillé : « Ça y est j’ai vu la suite : un puits d’une quinzaine de mètres, pénétrable. Mais il faut se retourner pour le voir, il est sous le conduit d’accès, les blocs s’effondraient sous moi… »

André va faire une opération d’élargissement. Mais on ne voit rien qui ressemble à un puits. Jean Luc y revient et ressort furibard : « Vous l’avez bouché ! ! ». Et il n’en démordra pas. Est-ce une blague ou a-t-il vu réellement un puits ? C’est possible, l’accès, au sol bouché de terre et de blocs, est plus large que la suite vide que l’on travaille. Le CO parfois peut donner des hallucinations. Combien de maisons hantées étaient chauffées par un poêle qui tirait mal ? Bon, on verra la prochaine fois.

Décrassage à la rivière de Cabrespine, la Clamoux et bière ambrée à Villeneuve pour clôturer la journée.

JMB, JND

Dimanche 18 février 2024 – Trou du Pémol – Trassanel (11)

Dimanche 18 février 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Véronique M., André M.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : une heure pour moi et cinq heures pour André et Jean-Marie

Trou du Pémol, Épisode 6

Sex repetitat, sortie GPS, sortie désob’. Un trou de plus dans le massif du Roc d’Agnel, pourquoi pas, il y en a déjà plus de deux cents parait-il ! À la relecture des épisodes précédents, il y a quand même de quoi être découragé, cela n’avance pas beaucoup et le courant d’air est plutôt aléatoire. J’avais proposé comme titre à la sortie « À la recherche du courant d’air perdu » mais il semble que cela est déjà été utilisé à de multiples reprises…

Grosse journée sportive, après 75 km de vélo le matin avec un bon ventass d’ouest, direction la Montagne Noire. Véronique et Bosco seront de la partie. Sur place vers 13 h 45, les amis ont du attaquer le casse-croûte. Un « boum » résonne au fond de la vallée du Pémol, le chantier avance ! Remontée du ruisseau, il ne faut pas rater l’embranchement à droite vers les restanques. Le cairn est là et la vieille ferraille également. On monte tranquille tout droit. Bosco n’arrête pas de faire des allers et retours, sa maîtresse prend son temps.

Jean-Marie vient à notre rencontre et annonce redescendre à la voiture pour aller chercher matos et corde de 20 m ! Plaisanterie ! Nous voilà sur site. Quelques dizaines de centimètres ont du être gagnés depuis la dernière visite. Abandon de la piste à droite pour se reconcentrer sur le haut de la voûte. Un léger courant d’air intermittent ? Mais les positions de travail deviennent inconfortables, allongés tête en bas ou accroupis, il va falloir élargir.

Mise au travail directe, c’est parti pour les gamates, JM et André restants à gratter au fond. Véronique récupère, Bosco est parti suivre la piste des sangliers. Bientôt 15 heures il est temps d’attaquer nos provisions, car les copains avaient effectivement fini leur casse-croûte. Charcuteries, poulet, Château de Fauzan pour se requinquer. Et on retourne aux gamates et un peu au fond du trou. L’espoir faiblit.

Pour nous il est temps de quitter le chantier, on doit passer à Cabrespine. JM et André nous suivront de peu, découragés par des pailles qui ont fait « pschitt ».

Pour la suite on verra au retour de Jean-Marie après son retour d’expés.

JND

 

Samedi 6 janvier 2024 ; Trou du Pémol – Trassanel (11)

Samedi 6 janvier 2024
Spéléo, désobstruction
Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Sylvain D.
Gente canine : Bella, Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : cinq heures

La désobstruction est vraiment dans l’ADN des clubs de l’Aude ! Quoi de mieux qu’une séance de désobstruction pour débuter l’année 2024, c’est la saison des souhaits et des vœux. Nous voilà reparti, à l’initiative de Jean-Marie, sur le versant sud du Roc d’Agnel, pour creuser ce qu’on avait appelé au début le Trou sans nom et qui est dénommé maintenant le Trou du Pémol. Lors de la dernière séance du 30 octobre, JM et André avaient peu progressé, tous les crayons avaient foiré, la roche était faillée – genre mille feuilles. Après huit heures de burinage manuel il avait fallu se rendre à l’évidence, toujours pas de courant d’air, pas de suite au fond et un faible espoir en contrebas au milieu des gravats. Mais il y a eu du courant d’air au départ, il faut le retrouver !

Rdv au pont du Pémol pour 9 h 30. La route depuis Canet se fera sous une alternance de passages pluvieux. Dans la vallée de Cabrespine cela se découvre, la météo a prédit du soleil à partir de 10 heures. Jean-Luc arrive suivi de JM qui a récupéré du matos. Le Pémol est bien à sec, on retrouve le cairn et arrivée au trou pour 10 heures, Bosco est bien content de retrouver sa forêt.

Déballage du matériel, JM est déjà au fond, mais pas de courant d’air. Première tâche, déblayer les gravats ; JM et JL se relaient au fond pendant que les deux autres compères tireront les gamates. Un espoir de suite apparait sur la droite en contrebas mais la roche est dure, il faut sortir l’artillerie. Les crayons fonctionnent bien quelques gros blocs sont dégagés.

JL a allumé le feu, un peu difficile à prendre car la végétation est bien humide, et cela nous réconforte un peu car le temps a changé. Fi de soleil c’est une alternance de crachins et d’éclaircies. Mais le vent reste calme. Un aller-retour rapide de JM aux voitures pour récupérer un pied-de-biche (et le casque de JL…). Pendant ce temps, JL emmène JN voir au-dessus le départ de la Faille égyptienne, un trou en peu rastèg qui au bout de quelques mètres bute sur une faille étroite, encore une désob’ à poursuivre. Un sacré courant d’air chaud sort du trou. Au passage encore un autre trou en cours de désob’, c’est un vrai gruyère.

Puis la désob’ reprend jusqu’à 13 heures où on sonne la cloche du casse-croûte. Heureusement le soleil réapparaît. Un petit minervois de Fabrezan – Les Fortes Têtes (ça nous va très bien) – et un bon pudding (merci Véronique) nous consolent des efforts de la matinée.

Reprise du chantier après 30 mn de pause. Nouveaux relais au fond du trou mais la place est étroite, les grands gabarits sont désavantagés. Une brindille enfumée ne montre toujours pas de courant d’air. Le vent se lève et l’ambiance devient plus arctique. Et toujours des passages de pluie.

Vers 15 heures, visite de Sylvain accompagné de Bella, sa labrador. Bosco est heureux de voir une nouvelle copine. Sylvain est bientôt au fond du trou pour relayer JM. Des nouveaux crayons sont nécessaires mais nonda, ça foire ! 15 h 30, JN (un peu las et frigorifié) et Sylvain prennent le chemin du retour laissant les deux autres compères sortir les derniers gravats.

À suivre…

JND