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Vendredi 24 mai 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel (11)

Vendredi 24 mai 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

Participants :

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : cinq heures

Jean-Marie est de retour de ses expés en Thaïlande et en Ouzbékistan, on se retrouve au Congrès de Sorèze où pris par des obligations administratives, il n’y a pas eu de place pour moi pour une sortie spéléo – hormis Cibelle au retour.

Donc au programme, de la désob ! Comme d’hab’. Cela me donne l’occasion de colliger des statistiques sur mon activité spéléo dans le Minervois depuis mon installation début 2023. En un an et demi, j’ai du effectuer une trentaine de sorties – moins qu’en Corse mais il y a eu l’installation dans la nouvelle maison, le vélo, la rando…). Sur ce total 70 % ont été consacrés à de la désob ! C’est vraiment dans l’ADN des clubs locaux.

On retourne aux trous du Pémol. Au pluriel car depuis notre dernière sortie en février, André et Jean-Luc y sont retournés et ont décidé d’élargir un trou souffleur situé une trentaine de mètres au-dessus du Pémol 1. Ce sera donc Pémol 2.

Rendez-vous au pont pour 9 heures. Le temps est menaçant ; quelques gouttes de pluie. Elle était prévue en fin d’après-midi, personne n’a pensé à la bâche, on verra. Finalement cela s’éclaircit quand on emprunte le lit du ruisseau. On passe devant Pémol 1, qui sera laissé en attente car le courant d’air est faible, inconstant et la suite pas évidente.

Le chemin d’accès à Pémol 2 est loin d’être évident, 30 m au-dessus mais il faut batailler dans le bartas dans une pente raide où les sacs s’accrochent. Il va falloir démaquiser un peu. L’aire autour du trou n’est pas bien large. Une belle bouche d’entrée de 2×1 m, une désescalade de 2,50 m et la suite est à gauche. Une fracture pas large mais qui souffle bien et laisse deviner du vide. Les séances de « parlementation » un peu bruyantes peuvent débuter. Il y en aura au moins six dans la matinée. On se relaie au fond, forage, gamates, sortie de gros blocs, le chantier avance vite et l’espoir augmente.

Vers 13 heures certains estomacs commencent à se contracter. Une bouteille et demie de Minervois plus tard, ainsi que quelques charcutailles, œufs locaux et fromages, on peut reprendre.

Pour se dégourdir Jean-Marie part en prospection et une dizaine de mètres au-dessus, tombe sur un trou qui souffle au milieu de blocs rocheux. Ce sera Pémol 3. On pense à une éventuelle connexion mais pas de jonction sonore lors des « parlementations ». Avec André, ils se lancent dans l’élargissement de l’entrée qui ne dépasse pas les 10 cm mais derrière c’est noir…

En bas Jean-Luc et Jean-Noël continuent à évacuer les gravats mais cela devient compliqué à deux. Il va falloir faire un élargissement de confort en bas du ressaut d’accès et en milieu de conduit pour faire passer les gamates plus facilement.

On se retrouve à quatre et cela avance vite. Encore une demi-douzaine de « parlementations ». Le boyau fait maintenant quelques mètres, toujours horizontal avec une section de 0.5×0.5 où l’on ne progresse qu’à peine à quatre pattes et on ne peut se retourner mais au fond il y a une suite ! Le départ d’un méandre de 3 m de long et qui semble profond de quelques mètres et parait s’élargir !

La journée est bien avancée, il est 16 heures, Jean-Luc et Jean-Noël doivent prendre le chemin du retour et laissent Jean-Marie et André finir l’aménagement de l’accès au fond du boyau pour le rendre plus confortable.

La prochaine fois il faut amener les baudriers !

Le retour dans le bartas est un peu galère, la matérialisation du chemin d’accès serait nécessaire. Finalement pas de pluie mais un ciel bien noir quand on arrive aux voitures.

JND

Samedi 4 et dimanche 5 mai 2024 – Stage topo – Trassanel (11)

Samedi 4 et dimanche 5 mai 2024

Spéléo, Stage topo du CDS11

Base spéléo, Trassanel (11)

Participants :

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Une quinzaine de membres du CDS 11 issus des clubs locaux : Spéléo Corbières Minervois (SCM), Spéléo Club de l’Aude (SCA), Société Spéléologique du Plantaurel (SSP), Spéléo Club MJC Narbonne, Spéléo Club de la Serre de Roquefort-des-Corbières (SCSRC), Gruissan Prospection Spéléologie (GPS).

TPST : trois heures

TPESalle : douze heures

Bien qu’ayant largement pratiqué la topo depuis les années quatre-vingt-dix avec environ cent cinquante fiches topos de cavités corses j’ai trouvé nécessaire de mettre à jour mes connaissances d’autant plus que le stage prévoyait l’utilisation des nouveaux appareil de mesure le DistoX et la possibilité de recueillir les données sur smartphone.

Samedi matin neuf heures c’est parti, trois encadrants – Étienne, Stoche et Félix – pour une quinzaine de membres regroupés dans la grande salle de la base spéléo de Trassanel. Projecteur et très grand écran TV, les conditions sont idéales.

Présentation théorique, puis installation de Topodroid (application Android qui permet de calibrer le DistoX, et de récupérer les visées directement). Et appairage des DistoX aux téléphones. Rapide vérification des Disto présents : un seul de bien calibré (tous les autres ont au moins 10° d’erreur quand on les tourne [écran vers le haut, droite, bas,gauche et incliné à 45° – trois mesures dans chaque direction, cela prend un certain temps !], certains allant jusqu’à 40° d’erreur ! Test du matériel perso, afin de voir ce qui perturbe le champ magnétique, et à quelle distance, pour ma part ce fut le maillon rapide acier de ma pédale mais souvent il s’agit des lampes, des montres ou des téléphones…

Repas froid à la base préparé par Papy.

Le samedi après-midi est dédié à la calibration sous terre des Distos, puis à une petite séance topo. Félix et Étienne emmènent une bonne partie du groupe à Trassanel 2, pendant que Christophe nous emmène aux Cazals, cavité horizontale visitée en octobre 2023. Sur le terrain on s’aperçoit que la calibration du DistoX est très chronophage et nécessite un certain espace dans la cavité. Nous sommes quatre élèves et constituons deux groupes. La prise de mesures est un peu différente de nos habitudes corses, les points de stations sont en général pris en paroi sauf si impossibilité ou si présence d’éléments remarquables. Je manie le DistoX et Pierre note sur papier. On envisage parallèlement de transférer sur Topodroid mais c’est un échec. On apprendra ensuite qu’il faut prendre trois mesures de chaque point et qu’elles ne différent que de moins un degré… À faire avant le spuntinu et les bouteilles ! Finalement on arrivera au bout de la cavité, environ 200 m et en plus avec une boucle.

Retour en salle en fin d’après midi, export des données depuis Topodroid, et rapide présentation de ce qu’on peut en faire.

Puis un excellent diner préparé par Papy et retour à Canet à 40 km.

Dimanche matin, programme « à la carte » le matin : certains vont mettre au propres leurs données (surtout ceux ayant travaillé sur papier, c’est notre cas), pendant que d’autres font la vérification des calibrations, puis, selon les envies, soit une calibration en extérieur, soit un bout de topo en extérieur.

On en profite aussi pour améliorer la technique de calibration pour gagner en précision. Marquer les points qui serviront à la calibration.

La méthodologie, au cas où :

  • Créer une nouvelle calibration sur Topodroid, puis passer le Disto en mode calibration.
  • Faire les 16 visées horizontales : 2 directions perpendiculaires, avec à chaque fois aller puis retour, et dans chaque sens 4 visées. À noter que ces visées sont les plus importantes et il faut les soigner particulièrement. Ne pas hésiter à utiliser le timer.
  • Télécharger les 16 premières visées depuis Topodroïd.
  • Grouper les données (bouton 123).
  • Calculer la calibration (bouton roue dentée), même si on n’a pas fini la calibration. Vérifier s’il n’y a pas de lignes en rouge (données « aberrantes ») dans les données (sinon, il faut supprimer la série de 4 ou 8 et la refaire).
  • Faire les 8 visées verticales.
  • Télécharger les nouvelles visées, grouper, calculer la calibration. Si besoin, supprimer les données surlignées en rouge et reprendre la série.
  • Faire les 32 visées restantes (les 4 diagonales du cube, chacune dans les deux sens). Le plus simple est de refaire le téléchargement, grouper et calculer la calibration après chaque série de 8, de manière à pouvoir rapidement supprimer et refaire la série (ou la fin de celle-ci).
  • Grouper et calculer la calibration avec toutes les données. regarder l’erreur BH : une bonne calibration donne une valeur <0.5.
  • Si la calibration n’a pas la qualité souhaitée, alors regarder les erreurs associées à chaque visée (colonne de droite), et refaire les séries avec le plus d’erreur.
  • Une fois les résultats satisfaisants, on charge la calibration dans le Disto, et on le sort du mode calibration.
  • Vérifier la calibration (comme pour tout début de séance) : a minima dans une direction, viser 4 fois (avec les 4 orientations de l’écran), et vérifier que l’azimut est le même à une erreur acceptable près. Idéalement, faire au moins une visée dans le sens opposé (entre les même points), et répéter sur un axe le plus différent possible (azimut environ perpendiculaire, et avec un peu de pente).

C’est, comme dit précédemment, très chronophage mais une fois réalisé la calibration est valable un certain temps… À vérifier cependant avant chaque topo. L’avantage de ce type de matériel est de grouper les trois paramètres de mesure (distance, azimut et pente) et de pouvoir dessiner en direct la topo (galeries et décor souterrain) sur le téléphone. Mais il faut avoir un Disto et installer une carte spécifique.

Encore un bon repas froid préparé par Papy, puis introduction au dessin en salle. Christophe nous présente Illustrator, que j’utilise régulièrement mais j’ai appris quelques petits trucs qui m’avaient échappé. Très profitable.

Fin du stage et rangement en fin d’après midi.

JND

Dimanche 18 février 2024 – Trou du Pémol – Trassanel (11)

Dimanche 18 février 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Véronique M., André M.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : une heure pour moi et cinq heures pour André et Jean-Marie

Trou du Pémol, Épisode 6

Sex repetitat, sortie GPS, sortie désob’. Un trou de plus dans le massif du Roc d’Agnel, pourquoi pas, il y en a déjà plus de deux cents parait-il ! À la relecture des épisodes précédents, il y a quand même de quoi être découragé, cela n’avance pas beaucoup et le courant d’air est plutôt aléatoire. J’avais proposé comme titre à la sortie « À la recherche du courant d’air perdu » mais il semble que cela est déjà été utilisé à de multiples reprises…

Grosse journée sportive, après 75 km de vélo le matin avec un bon ventass d’ouest, direction la Montagne Noire. Véronique et Bosco seront de la partie. Sur place vers 13 h 45, les amis ont du attaquer le casse-croûte. Un « boum » résonne au fond de la vallée du Pémol, le chantier avance ! Remontée du ruisseau, il ne faut pas rater l’embranchement à droite vers les restanques. Le cairn est là et la vieille ferraille également. On monte tranquille tout droit. Bosco n’arrête pas de faire des allers et retours, sa maîtresse prend son temps.

Jean-Marie vient à notre rencontre et annonce redescendre à la voiture pour aller chercher matos et corde de 20 m ! Plaisanterie ! Nous voilà sur site. Quelques dizaines de centimètres ont du être gagnés depuis la dernière visite. Abandon de la piste à droite pour se reconcentrer sur le haut de la voûte. Un léger courant d’air intermittent ? Mais les positions de travail deviennent inconfortables, allongés tête en bas ou accroupis, il va falloir élargir.

Mise au travail directe, c’est parti pour les gamates, JM et André restants à gratter au fond. Véronique récupère, Bosco est parti suivre la piste des sangliers. Bientôt 15 heures il est temps d’attaquer nos provisions, car les copains avaient effectivement fini leur casse-croûte. Charcuteries, poulet, Château de Fauzan pour se requinquer. Et on retourne aux gamates et un peu au fond du trou. L’espoir faiblit.

Pour nous il est temps de quitter le chantier, on doit passer à Cabrespine. JM et André nous suivront de peu, découragés par des pailles qui ont fait « pschitt ».

Pour la suite on verra au retour de Jean-Marie après son retour d’expés.

JND

 

Samedi 6 janvier 2024 ; Trou du Pémol – Trassanel (11)

Samedi 6 janvier 2024
Spéléo, désobstruction
Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Sylvain D.
Gente canine : Bella, Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : cinq heures

La désobstruction est vraiment dans l’ADN des clubs de l’Aude ! Quoi de mieux qu’une séance de désobstruction pour débuter l’année 2024, c’est la saison des souhaits et des vœux. Nous voilà reparti, à l’initiative de Jean-Marie, sur le versant sud du Roc d’Agnel, pour creuser ce qu’on avait appelé au début le Trou sans nom et qui est dénommé maintenant le Trou du Pémol. Lors de la dernière séance du 30 octobre, JM et André avaient peu progressé, tous les crayons avaient foiré, la roche était faillée – genre mille feuilles. Après huit heures de burinage manuel il avait fallu se rendre à l’évidence, toujours pas de courant d’air, pas de suite au fond et un faible espoir en contrebas au milieu des gravats. Mais il y a eu du courant d’air au départ, il faut le retrouver !

Rdv au pont du Pémol pour 9 h 30. La route depuis Canet se fera sous une alternance de passages pluvieux. Dans la vallée de Cabrespine cela se découvre, la météo a prédit du soleil à partir de 10 heures. Jean-Luc arrive suivi de JM qui a récupéré du matos. Le Pémol est bien à sec, on retrouve le cairn et arrivée au trou pour 10 heures, Bosco est bien content de retrouver sa forêt.

Déballage du matériel, JM est déjà au fond, mais pas de courant d’air. Première tâche, déblayer les gravats ; JM et JL se relaient au fond pendant que les deux autres compères tireront les gamates. Un espoir de suite apparait sur la droite en contrebas mais la roche est dure, il faut sortir l’artillerie. Les crayons fonctionnent bien quelques gros blocs sont dégagés.

JL a allumé le feu, un peu difficile à prendre car la végétation est bien humide, et cela nous réconforte un peu car le temps a changé. Fi de soleil c’est une alternance de crachins et d’éclaircies. Mais le vent reste calme. Un aller-retour rapide de JM aux voitures pour récupérer un pied-de-biche (et le casque de JL…). Pendant ce temps, JL emmène JN voir au-dessus le départ de la Faille égyptienne, un trou en peu rastèg qui au bout de quelques mètres bute sur une faille étroite, encore une désob’ à poursuivre. Un sacré courant d’air chaud sort du trou. Au passage encore un autre trou en cours de désob’, c’est un vrai gruyère.

Puis la désob’ reprend jusqu’à 13 heures où on sonne la cloche du casse-croûte. Heureusement le soleil réapparaît. Un petit minervois de Fabrezan – Les Fortes Têtes (ça nous va très bien) – et un bon pudding (merci Véronique) nous consolent des efforts de la matinée.

Reprise du chantier après 30 mn de pause. Nouveaux relais au fond du trou mais la place est étroite, les grands gabarits sont désavantagés. Une brindille enfumée ne montre toujours pas de courant d’air. Le vent se lève et l’ambiance devient plus arctique. Et toujours des passages de pluie.

Vers 15 heures, visite de Sylvain accompagné de Bella, sa labrador. Bosco est heureux de voir une nouvelle copine. Sylvain est bientôt au fond du trou pour relayer JM. Des nouveaux crayons sont nécessaires mais nonda, ça foire ! 15 h 30, JN (un peu las et frigorifié) et Sylvain prennent le chemin du retour laissant les deux autres compères sortir les derniers gravats.

À suivre…

JND

Samedi 15 avril 2023 – Exercice Spéléo Secours du CDS 11 – Trassanel, Aude

Samedi 15 avril 2023
Exercice Spéléo Secours du CDS 11
Trassanel, Aude

Participants
ITP, Spéléo Corbières Minervois, Gruissan Spéléo Project : Jean-Noël D.
CDS 11 : Spéléo Corbières Minervois (SCM), Spéléo Club de l’Aude (SCA), Société Spéléologique du Plantaurel (SSP), Spéléo Club MJC Narbonne, Spéléo Club de la Serre de Roquefort-des-Corbières (SCSRC), Gruissan Prospection Spéléologie (GPS).
SDIS de l’Aude : Cdt Philippe F.

TPST : 3h00
Photos

Après une sortie désob’ (l’activité principale des clubs locaux) je suis contacté par mon ami Dominique, médecin et même club pour participer à l’exercice secours du CDS 11. Ce sera une journée d’entraînement ASV, TRANS et Gestion. RDV dans les locaux de la base spéléologique de Trassanel à 40 km de mon domicile. Le gouffre de Trassanel (un -177 sur 4 niveaux s’ouvre à quelques centaines de mètres de la base). Cela n’a pas le charme de Ghisoni mais quand même plus facile d’accès et bien équipé pour les formations et les agapes.

L’objectif de la journée est de réaliser trois entraînements distincts dans la matinée puis se retrouver l’après-midi pour réaliser un démarrage secours et mettre en application l’entraînement du matin. Un entraînement ASV pour maintenir les acquis et améliorer l’organisation. Mais aussi faire découvrir aux équipiers du SSF 11 d’acquérir une polyvalence. Un entraînement TRANSmission dans le même but. Former une équipe SSF à la réalisation de la pose de moyens de communication sous terre et entre la surface et sous terre. Une formation et un entrainement gestion avec le logiciel GIDS afin d’améliorer la gestion d’un secours surtout au démarrage.

Moyens engagés

Afin d’effectuer cet exercice secours, il a été utilisé les lots de communication, les lots des kits ASV, la civière Petzl ainsi que la civière en dur du SDIS. Ce matériel a été transporté par des véhicules pompiers de la caserne de Sainte-Colombe-sur-l’Hers et de Carcassonne.

Les participants sont venus avec leurs véhicules personnels et ont apporté leur repas. Chacun avait son matériel personnel (baudrier, casque, combinaison…).

La partie de la cavité utilisée durant l’après-midi étant équipée en fixe, les moyens de progression du SSF 11 n’ont pas été utilisés.

Déroulement de la journée

Accueil commun et présentation de la journée.

Entraînement et formation ASV du matin : présentation du lot ASV, inventaires des kits et manipulation du matériel, test de la mise en place de la doudoune. Découverte de la « pieuvre » qui permet de réchauffer la victime durant son transport.

Entraînement et Formation Transmission du matin

Présentation de l’importance de la communication sous terre et des différents outils utilisés au SSF 11. Présentation du lot mis à disposition dans les caisses. Tests des différents appareils et essai de transmission de message reçu fort et clair. Mise en place du TPS en extérieur avec passage de messages.

Entraînement démarrage d’un secours après-midi

Après un bon petit pique-nique convivial, on démarre un exercice secours. Un spéléo a fait une chute dans un trou improbable, il ne peut plus bouger.

Inscription des secouristes au PC et à 14 h 30 envoi de la première équipe TRANS et de la régulation. L’ASV, dont je fais partie) suivra à 14 h 45.

Pendant que les Trans installe le filaire, l’équipe ASV « fonce » chercher la victime. Le lieu de l’accident se situe dans le niveau II de Trassanel. On y accède par un plan incliné d’une vingtaine de mètres équipé en fixe, ce sera l’occasion de faire un peu spéléo alpine. On progresse ensuite sur une centaine de mètres au milieu des concrétions, gours et bauges.

Océane, notre chef d’équipe (sapeur pompier par ailleurs) tombe sur une semelle de chaussure qui sort d’un trou… Premier bilan réalisé par les deux médecins Dominique et moi-même. La victime est dans un sale état, luxation de l’épaule, suspicion de fracture du genou. Son abord est délicat, soit par une chatière assez étroite (pour moi), soit par le haut du conduit vertical au fond duquel il est tombé. Le bilan est transmis très rapidement au PC, pendant que l’équipe d’EVAC monte le point chaud. Essai de l’installation du TPS inutile car le filaire est déjà là pour passer le bilan.

45 mn pour sortir le blessé de son trou et le transporter dans le point chaud avec le brancard souple. Je suis désigné pour veiller sur les constantes du blessé. Le point chaud n’est pas bien haut et la position un peu contraignante pour les lombaires, cela me vaudra d’être un peu coincé par la suite.

Il n’y aura pas d’évacuation de la civière. La manip’ s’arrêtera au point chaud. Débrellage de la victime et rangement du matos dans les kits.

Remontée du plan incliné et sortie des équipes à 17 h 30. Sur le sentier de retour, heureusement en descente, le lumbago se ressent, direction la voiture pour un Doliprane°, j’en oublie de me faire inscrire comme sortant par la régul’ et je me fait « remonter les bretelles » par la responsable ASV (qui ne savait pas que j’étais coincé mais cela la fiche mal pour le coordonnateur du Pôle Santé Secours !).

Regroupement à la base pour le rangement et reconditionnement du matériel. Bilan de la journée avec beaucoup de retours enrichissants pour compléter la formation et le matériel utilisé.

Conclusion

Une journée d’entraînement en commun avec le GRIMP réussi avec succès. Le CDS 11 espère avoir les équipiers GRIMP (ISS) de nouveau sous terre avec eux pour renforcer les équipes ASV et Trans dès 2023.

Une belle motivation des personnes présentes et un échange très riche qui permet d’améliorer le démarrage d’un secours.

  • L’efficacité des équipiers ASV auprès de la victime
  • Une installation des communications en cours d’amélioration
  • Une régulation qui est un point central dans la communication
  • L’équipe gestion s’agrandit.

JND, Nadège Mariot (CTDSA SSF 11)