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Samedi 24 et dimanche 25 août 2024 – Ghisoni

Samedi 24 et dimanche 25 août 2024
Spéléo, perfectionnement et travaux
Buga di a Cutina, Ghisoni

Participants :
ITP : Antoine B., Micca D., Benoit R.
Invités: Raymond C., Anthony et Carine D.
Le toutou : Piludu

TPST : 3h30

Samedi 24 août 2024 :

Depuis quelques semaines la sortie à Ghisoni est repoussée pour des raisons d’indisponibilités de certains membres. Au final on s’est bien décidé à y aller, surtout Micca car après que le club ait récupéré une grande pancarte en plexiglass il l’a bricolé en grande table qui a vocation à remplacer la table extérieure actuelle à la Casetta.

Pour pouvoir installer cette nouvelle table il va falloir faire un peu de terrassement, la table est effectivement grande et peut accueillir 14 personnes.

Départ samedi matin donc en direction de Ghisoni, Antoine part avec son véhicule sur les coups de 7h pour rejoindre Micca chez lui et y déposer sa voiture. De mon côté je suis parti un poil plus tard (environ 1h après).

Me concernant je fais un stop à Aléria pour faire des courses et entame la piste 4×4 de la casetta où je rejoins tout le monde qui vient d’arriver 10 minutes avant moi, en effet, ils ont pris le temps de nettoyer la piste, bien qu’il y a encore un peu de nettoyage à faire.

Nous prenons tous notre déjeuner vers 13h et entamons les premiers travaux de terrassement, Micca à la pioche et pelle, moi à la brouette pour déplacer la terre ailleurs, Antoine et Raymond pour la confection du nouveau barbecue en pierre qui est plus grand que le précédent.

Nous prenons une pause aux alentours de 17h, avec Antoine on s’est demandé si on allait faire le puits de suite après ou plus tard, au final on choisit la seconde option histoire de bien avancer sur ce que nous avons tous commencé en ce début d’après-midi.

C’est ainsi que vers 20h nous avons fait suffisamment d’espace pour pouvoir installer la nouvelle table et y manger.

Dodo vers 23h et réveil prévu à 7h-7h30 le lendemain pour la suite.

Dimanche 25 août 2024 :

Réveil matinal pour tout le monde pour continuer les travaux d’aménagement mais surtout pour faire le puits.

Antoine et moi partons vers 9h en direction du puits, nous prenons le 4×4 pour gagner un peu de temps de marche sur l’aller et le retour en sortie de cavité. Nous entamons la petite marche d’approche sous un soleil de plomb, on s’équipe et informons par talkie-walkie Micca de notre heure d’entrée et de notre heure théorique de sortie (vers 14-15h). Antoine équipa la ligne, pour ma part j’avais oublié cette longue verticale au fur et mesure de la descente, je me dis que la remontée va être laborieuse surtout avec les kits qui pèsent. Au moment de la descente je dis à Antoine qu’aller jusqu’à la salle du musée me semblait raisonnable compte tenue que nous sommes que tous les deux et d’un éventuel épuisement à la remontée.

Antoine et moi arrivons à la lucarne avant le P15 qui mène à la salle du musée, il constate que d’un coup son kit est bien léger, il jeta un œil, il avait une corde de 75 mètres au lieu d’une 90, apparemment elle a mal été rangé au local. Antoine décide donc de remonter chercher la corde de 90 mètres en déséquipant la corde de 75 mètres, de mon côté je reste seul à la lucarne longé sur les broches en attendant son retour, ce petit contre temps aura pris 30 min environ.

Une fois avec la corde de 90 mètres Antoine rééquipe la ligne et arrivons donc à la salle du musée pour se poser et grignoter. Du coup c’est sans regret d’aller plus loin car nous n’aurions pas pu avec la corde de 75 mètres alors qu’il était prévu d’embarquer deux cordes de 90 mètres.

Vient donc la remontée sur corde tant redoutée, Antoine m’explique la remontée sur corde en mode alternatif. Le P15 je le remonte assez rapidement mais c’est assez énergivore si on tempère pas. Je suis peut être monté comme un bourrin, mais avec la pratique en falaise ça devrait le faire :).

Du coup vient les 50 mètres restant à monter où je remonte un peu plus tranquille. Au fur et à mesure de la remontée je constate que la sangle de la cuisse du baudrier me comprime un peu trop le nerf sciatique et aussi ma pédale qui au final n’est carrément pas ajustée. Au prochain palier je réajuste le tout, au final tout est mieux, plus de douleur et une jambe mieux tendue, Mais bon entre-temps je me suis bien cramé. Antoine ? pour lui aucun problème il a remonté comme un rien et passa devant moi en m’attendant à la surface, en effet les 25 premiers mètres la ligne est équipée en double pour accélérer la remontée et remonter les derniers kits.

La remontée aura durée 1h environ, nous sommes sortis du puits à 13h30. Si on avait fait le fond du puits on aurait été hors des clous concernant le temps de sortie (probablement vers 16h-17h plutôt que 15h).

Nous retournons à la Casetta en embarquant au passage le groupe électrogène. Pendant notre sortie, Micca et Raymond ont bien avancé sur le terrassement. Il y a quelques finitions à faire avec la marteau piqueur car il y a une partie rocheuse à déblayer, mais cela sera pour une prochaine sortie.

Nous remballons nos affaires aux alentours de 16h et quittons la Casetta vers 17h. Antoine me rejoins et allons chez Micca pour récupérer sa voiture et direction le local pour déposer tout le le matériel de spéléo/travaux.

Suite au prochain épisode.

Benoit. R

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Samedi 17 août 2024 – Cast 1

Samedi 17 août 2024
Spéléo, perfectionnement
Cast 1, Oletta

Participants
ITP : Antoine B., Christophe C., Jean-Claude L. M., Benoit R.

TPST : 3h00

Il était prévu de faire un week-end à Ghisoni, mais à priori le pont du 15 Août et les indisponibilités d’un bon nombre d’adhérents nous contraint de changer de plan, c’est au détour d’un échange sur WhatsApp qu’on s’est décidé de faire Cast 1. Rendez-vous pris à 8h30 au local.

Jean-Claude, Antoine et Christophe sont arrivés un peu en avance et moi pile à l’heure. On check la topographie, on s’organise pour le matériel à préparer, puis on s’étonne que nous sommes que quatre, au final, nous avons rapidement décidé de faire une variante dans Cast 1 c’est-à-dire pas le circuit habituel qu’on présente généralement aux initiés ou en découverte lors de la Journée Nationale de Spéléologie.

On embarque avec nous 2 kits avec les cordes et mousquetons pour équiper la voie d’entrée, la sortie, le P13 intermédiaire et le P15 menant directement au bas de la galerie du plateau à escargots.

Puis direction Oletta sur les coups de 9h30, nous arrivons sur site vers 10h, on s’équipe et on constitue deux équipes, Christophe et Antoine vont équiper le puits d’entrée ainsi que les P13 et P15. L’autre équipe, Jean-Claude et moi-même pour équiper le puits de sortie.

Dans l’attente qu’Antoine et Christophe finissent d’équiper leur lignes, Jean-Claude essaye l’extracteur de spit qu’il a confectionné avec plus au moins de succès, en tout cas l’outil sort bien le spit, mais il reste des améliorations à apporter. Nous entendons les voix d’Antoine et Christophe, nous prenons donc la direction de la galerie du plateau à escargots pour jeter un œil au trésor secret caché par les Topi — des bouteilles de vin — pour lequel il faut grimper un peu et se faufiler dans une faille, deux d’entre elles ont été remontées pour les remettre à leur propriétaire.

A la sortie de la galerie du plateau nous nous séparons de nouveau pour déséquiper. Antoine et Christophe partent en direction de la sortie du puits pour déséquiper la ligne que JC et moi avons installée, tandis que de notre côté nous déséquipons le réseau intermédiaire. La remontée sur corde est un peu embêtante et énergivore en étroiture mais bon on s’y habitue par la force des choses.

A moitié du chemin, Jean-Claude me laisse déséquiper le reste pour aller à la salle de la chèvre rejoindre Antoine et faire la visite de la section à Christophe qui n’a pas encore vu cette zone, tandis que moi je remonte en surface. La distance entre les 2 balcons de la salle de la chèvre est mesurée au lasermètre, 8 mètres, pour la pose envisagée d’un pont de singe.

Après quelques minutes d’attente, Jean-Claude sort du puits d’entrée suivi de Christophe et Antoine. Ils se déséquipent tandis qu’au loin on voit le temps qui se gâte. Jean-Claude se demande où on pourrait aller manger pour éviter de se prendre la douche, mais surtout se pendre d’éventuels éclairs car au loin vers Sorio on a vu de la foudre et aussi surtout qu’on est à proximité d’un pylône électrique. On a donc fait le choix d’aller à la plage d’Olzo à la sortie de St-Florent. Mais avant nous faisons un détour au domaine Rossi pour espérer voir le propriétaire et discuter de la nouvelle cuvée qu’on voudrait mettre sous terre pour les 40 ans du club, mais aussi lui remettre les deux bouteilles qu’on a remontées en surface. Au final, il était absent, seul une personne était là, qu’on a visiblement réveillé de sa sieste, on lui laisse les deux bouteilles et partons à la plage.

Nous pique-niquons sous un beau soleil à la plage d’Olzo, mais ce fut temporaire, en l’espace de 20 min, il commençait à pleuvoir, nous décidons donc de rentrer au local plus tôt que prévu, on range le matériel et terminons notre déjeuner avant de nous quitter vers 17h.

Benoit.R

« de 40 »

Vendredi 16 août 2024 – Grotte des Cazals, Sallèles-Cabardès

Vendredi 16 août 2024

Spéléo, visite

Grotte des Cazals, Sallèles-Cabardès

Participants

ITP : Albert D.

ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.

TPST : une heure

Entre un stage de polyphonies corse et le Requiem de Gabriel Fauré à l’Abbaye de Sylvanès, Albert est de séjour dans le minervois pour quelques jours. L’occasion de lui faire découvrir les trésors de la Montagne Noire. Le choix s’est porté sur la Grotte des Cazals que j’ai eu l’occasion de visiter au moins trois fois – c’est le site local de découverte du monde souterrain, pour les scolaires entre autres. Mais cette fois on ne descendra pas à -85, on se contentera de la Galerie des Ours, horizontale se développant sur 200 m.

Pour nous accompagner, je sollicite mon confrère Dominique, membre de la CoMed, du même club et géologue amateur passionné. Il est très heureux de rencontrer Albert qui a été missionné à une époque par la CoMed pour ses travaux sur la microbiologie en spéléo et en canyon, mais ils ne s’étaient jamais rencontrés.

La sortie se fera dans l’après-midi, retrouvailles vers 14 heures au bout de la piste. Le courant passe vite entre Albert et Dom, on démarre rapidement sur la formation géologique de ce sud de la Montagne Noire qui comprend entre autres Cabrespine, Limousis, Trassanel, etc… La canicule est encore présente et la courte grimpette pour accéder à la cavité – une dizaine de minutes – nous donne bien chaud.

C’est parti pour la visite, Dominique détaillant à Albert, très attentif, toute l’origine de la cavité. Passé le méandre on tombe sur un groupe de jeunes ados encadrés par un moniteur, l’occasion d’échanges sympas sur l’intérêt de la spéléo.

Et nous voilà à l’extrémité de la Galerie des Ours. Au retour je fais découvrir à Albert l’étroiture qui shunte le méandre. Une heure de visite et on se retrouve sous le soleil de plomb. Dominique est un peu pressé, on n’aura pas le temps pour une mousse locale. Mais sur le chemin du retour on ira visiter le site néolithique de l’Allée couverte de Saint Eugène, datant du Chalcolithique (https://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9e_couverte_de_Saint-Eug%C3%A8ne).

JND

Samedi 10 août 2024 – Grotte de Carpinetto, Lano

Samedi 10 août 2024
Spéléo, découverte du milieu souterrain
Grotte de Carpinetto, Lano

Participants
ITP : Antoine B., Adriana D., Antonio E. G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Vanessa S.
Initiés : Francesca et Pierre-Paul A., Aude P., Louis-Mathis S.

TPST : 3h00

L’habituelle période caniculaire estivale sévit sur la Corse depuis 2 ou 3 semaines. Les possibilités de se mettre au frais sans outil technologique se résument à faire trempette dans les eaux salées maritimes ou à se jeter dans les eaux douces fluviatiles. Une autre solution, s’enfoncer dans les entrailles de la terre. C’est justement ce qui est au programme du club en cette journée perséidique, qui plus est une journée d’initiation spéléo.

Après les traditionnels rendez-vous du n°4 et de Casamozza tout le monde se retrouve attablé au Kré d’As de Ponte Leccia pour un café ou une boisson plus fraiche.

Nouvel arrêt au début de la piste et tout le monde s’entasse dans les deux 4×4. Les enfants sont ravis à l’arrière du Def, c’est l’aventure !
Deux marcassins sont aperçus après le petit pont, le terminus est atteint après avoir enlevé 2 blocs rocheux sur le parcours.

Préparatifs, il fait déjà chaud, et c’est parti. Le chemin d’accès s’est encore dégradé au niveau des éboulements, il faut vraiment arranger le parcours supérieur.

La grille en place est enlevée après avoir retiré le cadenas symbolique. Option sans main courante pour le passage aérien au-dessus du canyon et première pause dans la salle de la colonne. Le thermomètre a disparu, on ne connaitra pas la température sachant qu’elle tourne habituellement autour des 12°.

Descente maintenant vers la rivière principale, à sec bien sûr, si ce n’est quelques laisses d’eau vers l’amont au niveau du boyau glaiseux et vers l’aval où les « puits » sont pleins. Quelques explications géologiques et c’est ensuite la grande galerie. Cheminement glissant, en montagnes russes. La corde à nœuds est toujours en place, accrochée à cette petite stalagmite, on se promet une nouvelle fois d’améliorer cet équipement …

Voilà les gours terminaux, Loulou tente de franchir l’étroiture du bébé, ce sera pour une autre fois.

Les premiers frissons apparaissent chez certaines, il est décidé de garder pour une prochaine visite la galerie supérieure et la salle rhomboédrique. Le lac suspendu est probablement vide, aucun écoulement d’eau vers la grande galerie.

Retour indirect vers la sortie car voilà maintenant l’épreuve du laminoir. Epreuve amusante pour la plupart, moins pour d’autres 🙂 . Il faut d’abord franchir un des lacs jumeaux en faisant pont au-dessus de l’eau, puis se mettre en mode reptation sur une douzaine de mètres. Aucun souci pour les plus jeunes, on entend quand même quelques grognements émis par un des topi 🙂 .

Croisement avec un groupe de touristes dans la salle de la colonne, encadrés par Frédéric F. de Corsica Natura.

Retour à l’air libre et … chaud ! La deuxième palanquée de touristes attend son tour, des gens du nord venus pimenter leurs vacances au soleil …

Après l’effort … le réconfort. Les topi sont passés maitres dans ce domaine. Une toile est tendue pour augmenter la surface ombragée, les tables et chaises dépliées, les victuailles étalées, les bouteilles débouchées et c’est dans une joyeuse ambiance que se termine cette journée découverte du milieu souterrain 🙂

Petite visite sur le retour d’une ancienne cave vinicole, laissée dans son « jus » depuis des décennies.

JCL


Comme convenu mon petit retour de ma 1ère expérience spéléologie.
À la base j’ai une tendance claustrophobe mais toujours envie de découvrir et apprendre. Magnifique découverte, en admiration devant les créations de la nature intérieure que l’on ne soupçonne pas ou trop peu.
Aucune sensation d’étouffement, 2 petites appréhension très bien gérées par l’accompagnement merci beaucoup. Une belle satisfaction personnelle j’avoue. Envie de continuer de découvrir les merveilles de dame nature. Un grand merci à vous tous 🙏

Aude


Préparatifs
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Mardi 6 août 2024 – Grotte des Cazals, Réseau C77 dit de la Lévitation – Sallèles-Cabardès (11)

Mardi 6 août 2024

Spéléo, visite

Grotte des Cazals, Réseau C77 ou de la Lévitation, Sallèles-Cabardès (11)

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Guillaume B. et son fils Camille 12 ans

TPST : quatre heures

Une proposition de Jean-Marie arrivée la semaine dernière : tiens ce n’est pas de la désob’ mais une visite de classique. En fait l’intitulé est « Initiation et perfectionnement corde », cela me va bien car à part une falaise en septembre 2023 avec les topis et une falaise en juin dernier avec le SCM et bien sûr le P50 du camp je n’ai pas mangé beaucoup de cordes ces deux dernières années.

Lieu d’initiation la Grotte des Cazals, que j’ai parcouru par deux fois, une sortie découverte avec des amis de Dominique – parcours horizontal de la Galerie des Ours -, et une sortie topo lors du stage CDS. Je savais par la lecture de la topo qu’un réseau inférieur existait avec apparemment quelques puits d’une dizaine de mètres.

Le site est retrouvé après un peu d’hésitation, Guillaume est là avec son fils Camille 12 ans, j’en ai soixante de plus cela ne devrait pas me poser de difficultés. Ils sont venus hier trois heures pour équiper la cavité, cela va faciliter la progression. Jean-Marie arrive peu de temps après. On s’équipe, le soleil commence à taper dur. C’est là que JM s’aperçoit qu’il a oublié son casque ! Heureusement les copains de Trassanel ne sont pas loin et il sera de retour quand on sera à l’entrée de la cavité. Et là il nous sort qu’il n’a pas de croll. Personne n’a de matos de rechange mais Guillaume a un Tibloc, bloqueur de secours. Il fera avec.

Descente au réseau C77 par un boyau glissant, pas très haut ni large, avec quelques flaques de boue liquide, la remontée va être coton ! Nous voilà en haut du P13, Camille est parti suivi de Guillaume, je prends la suite. Fractio plein pot sans appuis mais là je sors la pédale, ca passe comme une fleur. Les volumes deviennent énormes, une grande diaclase de 50 m de long, une dizaine de mètres de large et 20 à 55 m de haut. Progression sur des dalles inclinées puis une longue vire où il ne faut pas hésiter à descendre bas pour avoir des prises, ce que je n’ai bien compris qu’au retour.

Un beau P25 fractionné, contre paroi, puis remontée d’un plan incliné et nous voilà au bout de la diaclase. Et là Guillaume nous montre une corde qui se perd dans le noir au plafond. C’est là qu’il faut remonter pour découvrir de superbes concrétions. Mais avant casse-croûte. Presque 30 m de plein pot et le trou noir au plafond est bien petit. Hésitation mais on ne va pas se dégonfler, Camille est déjà en haut !

C’est parti, tranquille, tranquille, les mètres défilent et voilà le dernier fractio libérateur de la tête de puits. JM nous rejoint après avoir récupéré le croll de Guillaume. On se retrouve dans la galerie supérieure que les découvreurs auraient atteinte par une vire en partant du P13. Vraiment cela valait le coup de faire l’effort : un peu de ramping entre les spéléothèmes, grandes coulées orange, disques, colonnes, écouvillons ; magnifiques, mais pas d’aragonites.

L’heure du retour a sonné, il faut se lancer dans le vide. La corde est assez grosse pour que la descente soit lente, un plaisir. Camille commence sa remontée suivi de JM qui bataille avec son Tibloc, bloqueur de secours pas évident à utiliser. Cela me laisse le temps de bien récupérer à chaque fractio. Guillaume déséquipera, regroupement au départ du boyau de sortie dont la remontée comme prévue est un peu galère. Pas vraiment étroit mais certains passages patinent bien, merci Guillaume.

La Galerie des Ours est là puis la sortie au soleil, qui tape encore plus dur, il doit faire 39°C ! Heureusement j’avais anticipé, pour le réconfort de mes compagnons trois canettes de bière Pietra à la châtaigne sont restées bien fraîches dans la glacière.

Belle reprise mais je ne me sens pas prêt pour le Berger le weekend prochain.

JND

Dimanche 28 juillet 2024 – Santa Catalina, Sisco

Dimanche 28 juillet 2024
Spéléo, initiation
Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Catherine B., Christophe C., Jean-Claude D. B., Adriana D., Antonio E. G., Éric G., Jean-Claude L. M., Francis M., Laureen N., Noël R., Alexia S. B.
Initiés : Jean-François et Laurina B., Nathalie C., Christophe et Stéphanie C., Corinne et Jean-François M.

TPST : 3h30

Sea, Spél and Sun 😆

La canicule s’est installée en Corse, où trouver un peu de fraicheur ?

Planche VII des dessins de Gaubert entre 1886 et 1889 (coggia.com)

Planche VII des dessins de Gaubert entre 1886 et 1889

Les spéléos ont bien sûr la solution, aller sous terre !
Certes, mais c’est les vacances, et qui dit vacances dit soleil, mer, bronzage, pique-nique.
Solution, faire les 2 🙂

La grotte de Santa Catalina s’ouvre en bord de mer, c’est une grande galerie remontante se dirigeant vers la chapelle du couvent homonyme. La légende dit qu’il y aurait jonction entre la cavité et la crypte de la chapelle …

Une bonne partie de l’équipe se retrouve au local. Préparation du matos, café et direction le Cap.
Peu de touristes sur la route, les places de stationnement sont libres au départ du chemin d’accès.

Entrée avant effondrement

Guide des grottes d’Europe occidentale AELLEN Villy – STRINATI Pierre

Le convoi pour descendre tout le matériel est digne d’une grande expédition !

La plus grande partie du groupe se retrouve dans l’entrée de la cavité, Christophe le grand nous y rejoindra depuis la marine de Sisco où il mettra à l’eau le catamaran à pédale et le paddle. D’un côté la fraicheur de la grotte, de l’autre la fraicheur de la mer, Antonio a déjà fait un choix et nage au large 🙂
Mais le programme c’est le programme, chacun s’équipe sous les conseils des anciens et presque anciens 🙂 . Pendant ce temps Antonio et JCL partent équiper l’unique puits permettant l’accès au réseau supérieur.

Le câble d’acier latéral qui équipe la vire permettant d’atteindre la tête de puits est toujours en place mais l’accès est toujours aussi physique et aérien. Les amarrages de fin de main courante sont à revoir. S’il y a bien une plaquette inox, le maillon rapide est quant à lui sérieusement oxydé, impossible à défaire pour le remplacer. Pose d’une autre plaquette et maillon inox sur un spit dispo qui serviront de tête de puits avec les amarrages existants. La corde est prolongée jusqu’à la salle supérieure. Un kit servira de protège-corde.

Tout le monde se retrouve ainsi dans cette salle supérieure bien concrétionnée d’où partent quelques petites galeries qui seront toutes visitées.
Photo de groupe puis retour dans la galerie principale. Antonio se charge du déséquipement en installant la corde en mode rappel, lestée d’un côté par 2 équipiers.

La chaleur à la sortie de la cavité précipite une bonne partie de l’équipe dans l’eau de mer, trop chaude pour certains, parfaite pour d’autres.
JCD a pris de l’avance, le charbon de bois est en braise, prêt à accueillir merguez, chipos et filets de porc.
La table pliante du club est installée, elle est rapidement chargée de diverses victuailles. Bières et bouteille de vin sont débouchées, chacun s’alimente en mode auberge espagnole.
Le vieux combattant de service relate divers épisodes de l’histoire du club, notamment le passage de certaines étroitures …

Rebelote l’après-midi avec baignade générale. Certains goûtent aux joies du paddle ou du catamaran à pédales de Christophe le grand. Visite d’une « grotte » s’ouvrant à proximité à raz de l’eau, sauts depuis le rivage ou tout simplement farniente sur les rochers. Le temps est vite passé, il est l’heure plier le camp.

Le passage des fraicheurs souterraine et maritime à la fournaise de la remontée est brutal !

Retour au local, rangement du matos, un dernier rafraichissement et c’est la fin d’une sortie bien sympathique ayant réuni 18 membres, ex-membres, conjoint(e), enfant et initiés, 14 ont fait le parcours complet.

Un retour pour brocher le puits en amarrages inox est envisagé …

JCL


Petit retour des initiés nantais pour qui c’était une première expérience spéléo :

Chers Membres du club

Je tenais à vous exprimer toute ma gratitude pour l’expérience incroyable que nous avons vécue lors de la visite souterraine en spéléologie. Ce fut une aventure extraordinaire, et je suis profondément reconnaissant pour votre expertise et votre passion qui ont rendu cette journée inoubliable.

La découverte des grottes cachées et la beauté saisissante des formations rocheuses étaient tout simplement époustouflantes. Votre connaissance approfondie des lieux et votre capacité à partager des anecdotes fascinantes ont enrichi notre visite de manière significative. Nous avons également beaucoup apprécié les moments de baignade dans ces eaux cristallines et rafraîchissantes, un véritable privilège en pleine nature.

Merci pour votre patience, votre bonne humeur et pour avoir veillé à notre sécurité tout au long de l’excursion. Cette journée restera gravée dans nos mémoires comme un moment fort de notre séjour en Corse.

Jean-François M.


Préparatifs
« de 35 »

Samedi 27 au Mardi 30 juillet 2024 – Camp spéléo SCM – Belcaire (11)

Samedi 27 au Mardi 30 juillet 2024

Spéléo, prospection, premières

Camp du SCM, Belcaire (11)

ITP, Spéléo Corbières Minervois  : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou), Christophe B. (Stoche), Dominique et Thérèse B., Jean-Michel E., José F., Christian G., Olivia M., Michel et Léa N., Arnaud T., Sébastien V., Aude V., Annick S.

Gente canine : Paty

Samedi 27

Comme tout bon club spéléo le SCM organise un camp annuel qui est le plus souvent un camp de classiques, l’an passé ce fut la région d’Arrau dans les Pyrénées et cette année le choix s’est porté sur un camp de prospection sur le plateau de Sault dans le sud de l’Aude à Belcaire.

Le plateau de Sault, connu de certains topis – notamment Francis, avec qui j’avais visité quelques cavités du coin en 1995, accompagnés de Bernard Bonnet (non pas le préfet ! mais un ancien topi) – se situe à 900 m d’altitude au-dessus de Quillan et est bordé par plusieurs sommets culminants à 1 500 m dont les pentes sont d’énormes lapiaz arborés. Notre président Christophe, possédant ses attaches familiales à Espezel, proche de Belcaire, a eu l’occasion de faire des repérages de cavités en utilisant le Lidar qui gomme la végétation et laisse apparaitre les dépressions, dolines, gouffres… C’est assez bluffant on voit très bien les cratères comme sur la Lune et sur le terrain cela correspond toujours à une ouverture. Par contre la profondeur est inconnue, il faut aller sur place.

Gite de 10 places bien équipé, avec cuisine extérieure, barbecue, grands débarras… les topis y tiendraient sans problèmes. Arrivée sur place en fin de journée, pile pour l’apéro.

Dimanche 28

Journée prospection pour retrouver les cratères repérés par Stoche. Direction le col de la Fède par une belle piste forestière, le soleil est de la partie. Trois équipes de trois se constituent. Une ira explorer un grand gouffre de plus de 20-30 m de diamètre qui s’ouvre sur les hauteurs du col vu par Stoche mais non exploré. Deux autres s’enfonceront dans la forêt à la recherche des dolines. J’en fais partie avec Kinou, Jean-Michel et Stoche. Très vite on s’aperçoit que la progression n’est pas aisée, la forêt de chênes très dense, recouverts de mousse, est en effet un vrai lapiaz, amoncellement de blocs calcaires avec une succession de dolines de plusieurs dizaines de mètres de diamètre. Avec le kit de matos c’est pas facile. Heureusement il n’y a pas de salsepareille ni de ronces ! Mais on se croirait vraiment en pleine jungle !

Les dépressions notées par Stoche sont en effet des trous de quelques mètres de diamètre. Explo à l’échelle pour aller plus vite, les deux premiers queutent sur comblement au bout de 7-8 m. Un autre départ en bordure de doline se révèle également obturé au bout de quelques mètres. Découverte également de 2-3 trous borgnes non repérés au Lidar.

L’heure des agapes approche, on décide de revenir vers la piste et on tombe sur un trou vertical connu de Stoche et exploré par le Spéléo Club du Plantaurel et abandonné sur étroiture à -15. Mais à une dizaine de mètres Kinou repère un escarpement et un petit trou à 1 m du sol d’où sort un courant d’air glacial. Bon signe qu’il y a du vide derrière. Mais il faut pailler…

Regroupement aux voitures, agapes succinctes et on repart au chantier. Après de multiples pailles, on peut (facilement pour les petits gabarits) pénétrer dans une petite salle encombrée de blocs, un départ de puits se dessine au sol et toujours avec le courant d’air glacial. Le temps passe il est l’heure de rentrer pour l’apéro. On retrouve notre équipe du grand gouffre qui est en fait un P50 qui queute sur comblement, ils ont équipé mais la topo reste à faire, ce sera pour demain.

Soirée apéro, grillades, le classique !

Lundi 29

TPST : quatre heures

Je suis dans l’équipe topo avec Dom, Stoche et José. Le reste du groupe va se concentrer sur l’explo de la découverte d’hier et le franchissement et le calibrage du trou du SCPlantaurel, car il est plutôt rastèg ! Retour sur le même site. Petite grimpette au milieu d’une forêt plus clairsemée. José et Stoche partent en duo pour la topo. Une demi-heure après on suit, Dom en premier. Très grand plan incliné boisé et nous voilà au bord du gouffre, un ressaut de quelques mètres puis un P7 avec un fractio plein pot, il faut retrouver les automatismes, la ganse est un peu juste et j’ai pas pensé à la pédale… Puis ambiance gouffre un beau P20 sur concrétions, un rétrécissement, un autre P15 qui donne sur un toboggan terreux et un dernier P6 où je retrouve l’équipe terminant la topo. Comblement du fond, un squelette de ce qui semble être un chien, une grenouille et un carabe, un Laemostonius.

Objectifs de la remontée, quelques photos de puits et explorations de deux départs en lucarne. Stoche (qui maitrise bien la photo souterraine, il sera d’ailleurs en couverture du prochain Spelunca) part en premier et moi derrière pour servir de modèle. Dom et José explorent la première lucarne en haut du P6, plantage de goujons et une petite galerie horizontale et une cheminée borgne de quelques mètres. La seconde lucarne en haut du P15 et en fait un boyau qui redonne dans le puits. Explo terminée mais bel aven !

On retrouve nos compagnons sur le site du trou glacial, l’entrée est un vrai boulevard, même pour les forts gabarits et ensuite le puits de quelques mètres donne accès – après quelques étroitures… – sur une salle où le courant d’air se perd. Départ de plusieurs boyaux étroits… Ils reviennent demain.

Le soir, apéro, grillades…

Mardi

Option randonnée au Pic de Rives, un sommet à 1 500 m pour certains qui sont un peu cassés par les étroitures. Belle grimpette dans les forêts de hêtres et magnifiques paysages au sommet. Casse-croûte au gîte puis on file voir le chantier du trou glacial. Les étroitures ont sauté mais la suite n’est toujours pas évidente. Une autre équipe ira prospecter au nord de Belcaire, où le Lidar montrait de belles dolines. Ils en reviendront avec 4-5 trous à explorer pour le lendemain.

C’est l’heure de rentrer dans le Minervois en prenant les petites routes des Corbières.

JND

Mardi 23 juillet 2024 — Trou du Pémol 2 — Trassanel (11)

Mardi 23 juillet 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel (11)

Participants

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Dominique B.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Jean-Luc C., André M.

Spéléo Club de l’Aude : Daniel C.

TPSurface et sous terre (– 10 m…) : sept heures et TPST une heure pour JN

Trou du Pémol, Épisode 14

Tiens, cela change, on est mercredi… RDV à 9 heures, le soleil est bien présent et la journée sera chaude.

Il y aura foule ce matin sur le flanc du Pémol. Avec une densité médicale étonnante, avec trois médecins (retraités ou quasi) de la CoMed. Qui a dit que cette région, le Cabardès, était un désert médical ?

Daniel, un désobeur du coin, montre à Jean-Marie tous les trous pointés dans le coin et cela se comte sur plus des doigts de la main… Premier travail installer la bâche mais André a oublié les élastiques, on fera sans et c’est parti pour la purge des déblais de l’épisode précédent. Les opérations s’enchainent jusqu’à la pause de midi ou nous finissons par toucher le fond… des bouteilles; Excellents Minervois amenés par J-Luc et André.

Reprise de l’activité. Plus de 20 trous traités.

Direction le front de taille pour seconder André. Ce n’est pas bien large et de plus en plus pentu. On a pu caler des rondins qui servent d’appui mais la remontée des gamates devient de plus en plus physique, il faut être au moins quatre.

16 heures ! ! le trio des gamateurs – Dom, J-Luc et JN, informe le front de taille a terminé sa journée. Obligations familiales, lassitude, chaleur… Désolé pour eux mais à deux ils ne pourront pas sortir les déblais. Du coup ils rangeront comme ils peuvent peut les blocs sur les ressauts pour un bouquet final.

Retour sur les lieux : ils sont bien au fond. Du trou, cette fois. Un pistage à la fumée montre sans contestation possible la voie à suivre. La fumée s’engouffre horizontalement à un mètre du fond le long de la faille. Très étroite. L’épisode suivant sera certainement décisif’: soit ça s’élargit soit il faudra renoncer.

JMB/JND

Mercredi 17 juillet 2024 – Réseau Capdeville, Gouffre de Cabrespine – Cabrespine (11) –

Mercredi 17 juillet 2024

Spéléo, visite

Réseau Capdeville, Gouffre de Cabrespine, Cabrespine

Participants

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : André M.

TPST : sept heures

Lors de notre dernière sortie au Pémol, André m’avait fait part de son intention d’emmener Nolan – son petit-fils de 13 ans, qui a une bonne pratique spéléo – visiter le Réseau Capdeville, le bijou de la rivière de Cabrespine, une galerie fossile suspendue remplie d’aragonites. Cela devait se faire mercredi dernier mais annulé, Nolan a du retourner à Paris et André a reproposé la sortie pour ce jour.

Je connais bien Capdeville, visité le 6 mai 2018 avec Jean-Marie puis le 3 novembre 2018 lors de nos Journées CoMed. Belle balade en rivière qui ne m’avait pas laissé de souvenirs douloureux – sauf une chute avec Jean-Marie mais cela s’était bien terminé. Mais vu ma galère de retour un mois plus tôt dans Aldène j’étais quand même un peu anxieux.

Rdv 9 h 30 au parking du Gouffre, on s’habille, on signe la décharge et c’est parti. Pas de touristes, l’ouverture est à 10 heures mais on croise le BE local qui emmène deux jeunes en initiation. Descente des échelles puis de l’éboulis, nous voilà à -200 au niveau de la rivière. Un peu de progression aquatique et je découvre la partie canoë qui a été mise en place depuis 2028. Un kayak gonflable un peu oscillant nous permet de faire environ 300 m de rivière au milieu des énormes méduses orangées. Très sympa comme expérience.

Débarcadère et c’est parti. Rivière, chaos de blocs, montées et descentes glissantes je ne me souvenais pas que ce fût si long. Enfin ce qu’on appelle le Robinet, une stalactite qui coule et permet de réhydrater. Mais on n’est qu’à la moitié !

Reprise du parcours, André tâtonne un peu car il est venu il y déjà pas mal de temps et en suivant son guide. On mémorise moins dans ce cas là. Pour ma part seul je serai perdu. Une belle traversée de gour équipé en vire, quelques passages acrobatiques. Presque trois heures de marche, 2,5 km, et nous voilà au départ de la montée vers le Réseau Capdeville. En partie équipée de grosses cordes bien glaiseuses sur des plans inclinés bien glissants… 50 m plus haut nous y sommes.

Visite de la galerie de droite, premier métro rempli d’aragonites, draperies, disques, fistuleuses… merveilleux. Casse-croûte bien mérité d’aller visiter la galerie de gauche, André a même amené un fond de rouge mais on n’y touchera pas.

Pour atteindre la seconde galerie il faut passer par une crête exposée, heureusement sécurisée par une main courante et nous voilà encore dans un monde de cristal ; lacs de calcite, volcans et la merveille… La Cigogne ! Cascade d’aragonites qui évoquent à s’y méprendre une cigogne à la Swarovski. Rien n’a changé depuis 2018, espérons que tout cela reste préservé et intact.

Aïe, début de crampes qui heureusement ne durera pas… La descente est bien plus facile et le retour paraîtra bien plus court que l’aller. Au débarcadère on retrouve notre BE avec une dizaine de lucioles – des touristes. Le canot est bien là, sinon les coucougnettes auraient bien humides. Arrivés au fond du gouffre c’est un sacré brouhaha… plusieurs équipent utilisent les tyroliennes de la Via Souterraine. Sympa de voir ces petites lumières qui traversent l’immensité de l’abîme.

La remontée escaliers se fera piano piano, et à 17 heures on revoit le soleil. Philippe le directeur et spéléo du SCM est là pour nous accueillir et féliciter… Deux bonnes bières du cru vont nous remettre en forme.

Finalement 2018 ce n’est pas si loin, à l’époque cela m’avait laissé le souvenir d’une promenade de santé mais là les années commencent à compter double et je suis rentré un peu cassé.

Belle sortie physique. Merci André

JND

Vendredi 12 juillet 2024 – Trou du Pémol 2 – Trassanel (11) –

Vendredi 12 juillet 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel

Participants

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Jean-Luc C., André M.

Invité : Nolan 13 ans (petit fils d’André)

TPSurface et sous terre (– 8 m…) : huit heures et TPST deux heures pour JN

Trou du Pémol, Épisode 13

On est vendredi, direction la désob’ du Pémol…

Occupé le matin je retrouverai mes compagnons vers midi pour le spuntinu. Avec le sentier bien tracé, une vingtaine de minutes suffisent. Jean-Luc sort du trou juste à ce moment, la faim fait sortir le loup… La bâche est tendue au –dessus de l’entrée mais le soleil ne tapera pas trop. Le trio du front de taille sort à son tour.

Ils sont bien descendus et ont pu accumuler les déblais au fond de la partie verticale. Une petite gamate, une soufflette, un bourroir ont été récupérés… C’est fou ce qui avait pu tomber dans les opérations. Il reste encore une boîte de petits pois, bien pratique pour creuser la poussière, mais elle est visible pas loin. Bref on arrive au resserrement. Le courant d’air est incertain avec une température extérieure autour de 24°C.

Heureusement André a eu l’idée d’amener Nolan, son petit fils. Il fait la moitié de nos volumes et peut descendre au bout du bout pour vider la poche. Il finira par extraire un gros blocas posé sur les berges. Aussitôt le souffle lui rafraichit le visage ; le courant d’air vient bien du fond ! !

Ayant fait place nette (bon boulot Nolan !), J-Marie poursuit les forages, je me place juste au dessus dans  une position idéale pour remonter les gamates sans frottements. À trois ça dépote, car Jean-Luc a du nous quitter.

Le chantier est bien propre. Dessous la descente se poursuit mais avec des parois bien nettes qui devraient bien répondre à nos sollicitations.

PS : où est passé Bosco ? Je ne l’amène plus car la dernière fois il a su retrouver par deux fois le chemine de la rivière pour se rafraîchir mais en traversant la route de Cabrespine qui est très fréquentée à cette époque de l’année, les touristes arrivent. Trop de risques.

JND/JMB