Dimanche 11 juin 2023 Spéléo, entrainement Falaise A Tozza, Patrimonio
Participants ITP : Michèle C., Wanda C., Amal D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Benoit R., Rémi R., Yorick S., Franck Z. Les toutounettes : Naïca et Nala
Il était prévu le gouffre de San Nicolao, mais le niveau d’eau du Buccatoggio aurait pu poser problème pour le traverser, une journée falaise est alors décidée avant les fortes chaleurs estivales qui peinent à s’installer.
On a tellement perdu l’habitude de faire de la falaise qu’on a oublié de prendre les sangles. L’adaptation étant une des nécessaires qualités du spéléo, on se débrouille en piochant dans le matériel perso. Qui une cordelette, qui une sangle,qui des bouts de Dyneema, finalement est-il utile d’apporter des sangles 🙂
Benoit se lance dans l’équipement de la voie Pieds à terre sous le contrôle d’Henri-Pierre, Franck se charge de la voie des Oliviers, Eric de celle du Dièdre 2 et JC du Dièdre 1. Le projet pour ce dernier : refaire le scellement de la déviation « Tozza ». En effet, celle-ci avait avait été réalisée au ciment prompt et celui-ci s’est peu à peu effrité. Une bonne heure plus tard c’est re-scellé avec une réside bi-composent, après un bon curetage du trou au burin.
Un autre thème du jour, le passage de nœud et la conversion. Franchi et réalisé avec plus ou moins de facilité.
Pique-nique traditionnel avec grillades à l’ombre de l’olivier et sous une petite brise rafraichissante.
Reprise des activités, arrivée tardive de Yorick qui a tout juste de temps de faire une descente et une montée avec un déséquipement ultra rapide de la voie des Oliviers, normal quand on laisse les plaquettes en place 😕 Franck est obligé de tout remettre en place et de déséquiper complètement.
Samedi 10 juin 2023
Spéléo, vernissage livre photos
Gouffre géant de Cabrespine, Cabrespine (11)
Participants
ITP, Spéléo Corbières Minervois, Gruissan Spéléo Project : Jean-Noël D. ITP : Véronique M. Gente canine : Bosco Clubs présents : Membres du CDS 11 Élus locaux : maires, Conseil général Aude et représentants région Occitanie
Invitation lancée par le CDS 11 à tous ses membres pour participer au vernissage du Livre de photos de Philippe Crochet et Annie Guiraud sur le gouffre de Cabrespine. Magnifique ouvrage – un exemplaire est réservé pour la LISC.
Nous y serons vers 17 heures, le temps de papoter avec Philippe et Annie et de faire mieux connaissance avec le CDS 11. Projet de stage photo, fin 2023 ou début 2024, projet de campagne entomo à la rentrée.
Vers 19 heures une cinquantaine de personnes est présente. Diverses allocutions, présentation de l’ouvrage, puis – ce qui a peut-être motivé certains participants, un excellent apéro dinatoire organisé par Philippe C. le propriétaire du gouffre et membre du GPS.
Samedi 3 juin 2023
Spéléo, travaux de remise en état de cavité
Porche de la Caunhà, Belvis (11)
Participants ITP, Spéléo Corbières Minervois, Gruissan Spéléo Project : Jean-Noël D. Gente canine : Bosco et deux autres copains Clubs présents : Spéléo Corbières Minervois (SCM), Spéléo Club de l’Aude (SCA), Société Spéléologique du Plantaurel (SSP), Spéléo Club MJC Narbonne, Spéléo Club de la Serre de Roquefort-des-Corbières (SCSRC), Gruissan Prospection Spéléologie (GPS).
Cette fois le CDS 11 mobilise ses forces pour la remise en état du porche de la Caunhà de Belvis. Presque deux heures de route pour environ 120 km, Belvis se situe à la limite de l’Aude et de l’Ariège, à 700 m d’altitude sur le plateau de Sault, riche en cavités dont certaines ont été parcourues en 1995 par un trio de topis (F. Maraval, JND et Bernard Bonnet [non pas le préfet !]).
La grotte de la Caunhà est une grotte préhistorique de premier plan fouillée de 1969 à 1979 par Dominique Sacchi et ses équipes. On y a découvert des vestiges du Magdalénien supérieur et du Châtelperronien (35 000 ans), l’art mobilier y est représenté par une énigmatique gravure d’oiseau sur une côte osseuse. La cavité est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 1989.
Défigurée par une construction disgracieuse censée protéger les fouilles préhistoriques, une imposante structure composée de charpente en bois, d’une protection métallique supérieure et de bardages en tôles et en plastique qui avait été construite dans le porche d’entrée. Laissé sans entretien, cet ouvrage menaçait de s’effondrer et constituait un danger, de plus il dégradait l’aspect du site.
Cette opération a été initiée il y deux ans environ par le CDS 11 et avec le soutien et l’adhésion totale de la municipalité du village de Belvis. Les villageois souhaitent mettre en valeur leur village et ses particularités. Le karst en est une et il va être valorisée par la création d’un sentier karstique en plusieurs boucles qui fera découvrir les spécificités du milieu calcaire.
Après plusieurs visites de reconnaissance et d’évaluation du chantier avec la DRAC (un certain Philippe Galant qui est sur tous les fronts de l’archéologie souterraine), le CDS a reçu, en plus du feu vert pour l’exécution, une aide financière importante.
Forte participation et mobilisation du CDS 11, 28 spéléos venus de tout le département se sont donc retrouvés à Belvis. Les spécialistes SSF et les pros cordistes ont fait merveille et en une journée tout était démonté, nettoyé et les déblais stockés au bas de la pente en attendant leur traitement. La municipalité de Belvis nous a chaleureusement accueillis et nous a offert le repas de midi, ainsi que la possibilité d’utiliser la salle le soir pour le repas.
Une fois le chantier terminé, on part visiter avec Jean-Marie le méandre de quelques dizaines de mètres qui se poursuit après le porche. La progression est stoppée par l’effondrement d’une trémie mais aux dires d’anciens il ressortait de l’autre côté du piton calcaire.
Dimanche matin, Philippe Galant est venu se rendre compte du travail effectué et s’est montré très satisfait du résultat et du rendu obtenu. L’étape suivante sera le comblement de la fouille par 30 m3 de gravette, l’étude des moyens les mieux adaptés pour y parvenir est en cours.
La grotte a retrouvé son aspect originel et fera une belle halte et une belle découverte sur le parcours du sentier karstique en cours de création. Les villageois présents sont également très satisfaits de revoir la grotte dans son écrin de verdure.
Sortie prévue depuis 3 semaines, il manquait plus qu’une excellente météo pour faire ce Canyon dans la région de Ghisonaccia, entre ces 3 semaines la météo était peu favorable, le week dernier était pluvieux, et, me semble-t-il, qu’il a encore un peu plu dans la semaine, on s’attendait, surtout Antoine, à un canyon avec un beau débit. Grand soleil en ce Samedi, le temps parfait pour cette journée.
Parti de Bastia à 7h30, en ayant récupéré au passage Antoine chez lui, puis, direction Arena pour rejoindre Yorick à l’Otentik (pas de fautes d’orthographe, il s’agit bien du nom de la boulangerie). Yorick nous rejoint, un café et hop top départ pour Ghisonaccia avec la voiture de Yorick.
Arrivé au canyon vers 10h, Antoine reconnait un visage familier sur le parking, il s’agit de Alex accompagné de Luca, membres de Corse Canyon avec 1 initié qui vont faire eux aussi le Ruisseau de Macini, nous entendons tous au loin le débit du Canyon, « Ahhh là il y a du débit !! »
On se met en tenue légère (torse-nue, short), parti pour une marche d’approche de 30-45 min.
Arrivé sur site, on se change, on voit le débit d’eau, Antoine visiblement ravi, Yorick aussi, moi dans ma tête ( « » » »heuu je ne sais pas c’est ma première ???? » » »), Antoine équipe la première descente de 20 mètres (je crois), Yorick descend en premier, ensuite moi accompagné de près par Antoine pour m’assurer. L’eau était fraîche, mais ça allait avec les combinaisons :).
Ensuite de la progression aquatique, quelques sauts, au nombre de deux sur le passage avant la descente du C50,
Antoine installe la main courante afin que Yorick et moi puissions le rejoindre au niveau de la C50 pour descendre, Antoine équipe la ligne et Yorick descend en premier avec l’autre moitié de corde pour descendre à deux, Antoine m’accompagne de nouveau, la vue de la chute d’eau contre la paroi est génial, on se prend une belle douche, la descente s’est faite tranquillement, histoire de prendre bien mes repères et apprécier la vue, malgré ma petite crispation sur la descente.
Après la C50, de la progression et des toboggans, au nombre de 2 aussi, j’ai malheureusement pris avec la GoPro que le premier et pas le second (oublie).
Passage de la C12 (je crois) avec au choix, soit descente en rappel, soit en saut, n’étant pas trop fan des sauts (ça me va 5 min ????) je descends en rappel, Antoine et Yorick feront le saut.
Et enfin pour terminer la C30, Yorick descend, Antoine m’accompagne, La fatigue se ressentait de mon côté, en descendant je me mets trop sur la droite, la corde glissa dans le creux entre la plaque de plastique et un rocher, je devais me mettre en appui pour relâcher la tension pour qu’Antoine puisse remettre la corde en place, cela a été un peu éprouvant pour lui, mais il a pu remettre la corde en place. Nous poursuivons la descente, vers le 1/4 restant de la descente, je me fait entraîner par la chute d’eau comme un balancier dans un pendule (prends toi la dose d’adrénaline ????) plus de peur que mal, enfin mon casque s’en souviendra je pense.
Et enfin encore une petite marche de progression pour finir au parking, discuter (enfin plutôt Antoine et Yorick) avec les membres de Corse Canyon, moi j’étais plutôt exténué et me suis mis en retrait. S’en est suivi du pic-nic de fin sous une bouteille de vin rouge, charcutaille fêtant d’une certaine manière cette journée.
En résumé, très certainement une excellente journée pour Antoine et Yorick, pour ma part, peu à l’aise avec l’équipement, notamment les chaussures, mais oublié avec les parties aquatiques j’ai quand même bien apprécié ????
Lors de la randonnée du premier mai entre le tribunal et la préfecture une info recueillie lors d’une discussion avec un ancien collègue des PTT vététiste avait titillé l’esprit spéléo-centré de JC : un beau four à chaux était visible en bordure d’un chemin plongeant dans la vallée de l’Oia, commune de Prato-di-Giovellina. Qui dit four à chaux dit calcaire, une consultation de la carte géologique révélait une minuscule tache de calcaire à cet endroit. Il n’en fallait pas plus pour motiver une sortie alliant VTT et spéléo.
Départ du lieu-dit Suarella, les véhicules sont laissés à l’ombre au bord du ruisseau de Bornalinco. Notre indicateur Jean-Louis avait un autre projet pour cette journée, il est parti à la pêche en amont de ce parking, une truite déjà dans la poche, ça commence bien.
Direction le Croce d’Arbitro par la D18 avec un petit détour par u Mulinu di Ponticelli dont il ne reste que quelques ruines. Après avoir rejoint la route, nous passons devant la grotte de Sapara, il serait impensable de ne pas y jeter nos 6 roues. Une seule chauve-souris en vol aperçue mais non déterminée. Visite également du réseau fermé mais aucun chiro en vue, normal il y a une grille de fermeture ????. Peu d’eau dans les lacs malgré un débit de la rivière extérieure relativement important. Évidemment, on ne peut s’empêcher de filmer nos déambulations en VTT dans la grande galerie, c’est quand même une première en Corse ????
De Croce d’Arbitro un chemin bien tracé descend maintenant en suivant le ruisseau d’Oia. Le four à chaux se situe en milieu de descente à droite du chemin légèrement au-dessus de la rivière. Quelle rivière ? Celle-ci a en effet disparu, elle se perd dans les graviers dès qu’elle entre dans la zone calcaire. La falaise se situe en rive droite, calcaire très dégradé en premier plan, puis bien massif au deuxième plan. Rapide prospection de la base, puis montée par la gauche, suivi du haut et descente par la droite, pas de cavité découverte. Des enclos ont été aménagés en profitant des parois rocheuses ainsi qu’un petit cagil entier. La descente continue toujours en suivant Pierre qui pourrait faire ce parcours les yeux fermés et retour aux véhicules pour un pique-nique allégé. Jean-Louis nous rejoint avec toujours une seule truite à son tableau de pêche.
Une visite du Castello di Serravalle, que Micca ne connaissait pas, complètera cette sortie multi-facettes. Coup d’œil également à un autre four à chaux d’une couleur bien ocre en bordure de la D18.
Une bonne mousse à Ponte Leccia et c’est le retour au bercail.