Archives de l’auteur : Jean-Claude L. M.

Dimanche 31 juillet 2022 – La Bravona, Pianello

Canyon, descente

La Bravona, Pianello

Participants

  • ITP : Antoine B., Éric G., Michaël D., Jean-Claude L.

Cotations : V3.A3.III

Photos

La Bravona, petit canyon de Castagniccia où l’eau est toujours présente, même en période estival. C’est pour ainsi dire le jardin de Micca où d’ailleurs nous nous retrouvons pour un petit café.

La fraicheur matinale est bien présente aux alentours de Campi, le thermomètre affiche 21°. L’option prévue pour la sortie du canyon est d’éviter la remontée éprouvante par le maquis et de continuer dans la rivière sur 600 mètres pour remonter vers le hameau de Pianelluccio par un chemin de randonnée. Cette option nécessite une navette, le véhicule de Micca est laissé sur un parking au débouché du chemin.

Départ de la marche d’approche vers 9h40, un 1/4 d’heure plus tard nous voilà en haut de la première cascade de 25 mètres. Celle-ci tombe dans une grande piscine naturelle où se rafraichissent déjà un groupe de baigneurs.

Changement traditionnel de la sangle d’amarrage et c’est parti, il est 10h15. L’eau n’est pas glacée, elle est juste bien fraiche.

Micca se charge des équipements sous l’œil vigilent d’Anto. Les sympathiques rappels de ce canyon se succèdent, entrecoupés par quelques bains aussi nécessaires que rafraichissants. C’est ainsi que nous arrivons au pied de la C17 finale. C’est de là que s’effectue la traditionnelle remontée par le maquis, et vu l’option choisie c’est de là qu’on continuera par la rivière. C’est donc de là que commence un itinéraire inconnu pour nous et c’est aussi à partir de là que la rivière change d’aspect. Un dépôt blanchâtre apparait sur les rochers qui émergent de l’eau. Sous l’eau c’est pire, une couche de matière brunâtre et filamenteuse laisse à penser que la rivière semble polluée à partir de cet endroit. Cette « pollution » pourrait provenir de l’affluent Nespoli, qui coule encore contrairement à ce qu’on avait imaginé. Pauvres baigneurs qui pensent profiter d’une eau claire et limpide en aval de la confluence !

Les piliers de l’ancienne passerelle sont atteints au bout d’une heure de marche sur des rochers savonnettes. C’est de là que s’effectue la montée vers le village. C’est un large chemin de rando, bien tracé et repéré par des marques jaunes. Il s’élève sur la pente raide par plusieurs lacets et les 188 mètres de dénivelé sont avalés en une demi-heure. L’approche du hameau est moins réjouissante, divers détritus témoignent du retour à la civilisation.

Une belle fontaine-lavoir où l’eau coule en abondance nous permet une petite rincette.

Le pique-nique se prendra à l’ombre de Notre-Dame des Grâces, lieu de pèlerinage postcanyon traditionnel maintenant.

JCL

Dimanche 24 juillet 2022 – La Ruda, Corscia

Canyon, descente

La Ruda, Corscia

Participants

  • ITP : Romain B. A., Antoine B., Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Franck Z.

Cotations : V3.A3.III

Photos

Suite au report de la visite de la grotte des Veaux Marins une sortie aquatique est quand même programmée lors de la réunion du jeudi soir, le canyon de la Ruda dont la dernière descente remonte au 14 juillet 2018.

Rendez-vous traditionnel au PN4, arrêt café à Ponte Leccia et le minibus de Franck se gare à l’arrivée du canyon, qui est, et ça tombe bien, le départ de la marche d’approche ! Pas d’autre véhicule, on devrait être tranquille.

Première surprise, le sentier de jonction vers le sentier de la Scala di Santa Regina a été aménagé et nettoyé. Il en est de même du chemin menant au départ du canyon. La crainte de batailler avec le maquis s’est dissipée et 50 mn plus tard nous voilà au Ponte Sottano.

Préparation rapide et même s’il n’a pas fait excessivement chaud lors de la montée il y a hâte de faire trempette. Ceci étant, le niveau d’eau est exceptionnellement bas et ne présage pas de bonnes cascades arrosées.

Si l’eau des vasque est globalement claire, certaines commencent à changer de couleur et sont évitées dans la mesure du possible.

Pas une goutte d’eau dans la cascade de 17 m qui aurait dû être le clou de la descente (voir la comparaison entre juillet 2018 et ce jour dans l’album photos …). Anto y fait une démo d’une technique de réchappe permettant de palier à une corde trop courte pour le rappel.

Autre particularité de ce canyon, le saut du Ponte d’Accia. Connu pour être de 11 mètres, il ne sera pas reconnu ce jour puisqu’après une mesure précise à la corde il ne fait que 8 m ! Un mythe tombe.
Le niveau d’étiage n’incite pas à faire le grand saut et seuls Anto et Christophe se lancent dans la petite cible (sauter parallèlement à la rivière et pas perpendiculairement au pont 😉

L’option de continuer par la rivière pour rejoindre la route permet de profiter de quelques vasques supplémentaires et du passage sous blocs, malheureusement pas arrosé ce jour.

Durée de la descente 3h30.

Le pique-nique se fera à l’ombre à la Fontana di a Vignenti. Fin des agapes, coups de klaxon, voilà Émilie en famille et en route pour Ile Rousse qui s’arrête pour un coucou amical.

Retour vers Bastia plus ou moins endormis avec au passage la désolante vue sur le feu qui sévit sur les hauteurs de Castellu-di-Rustinu.

JCL

Dimanche 10 juillet 2022 – La Richiusa, Bocognano

Dimanche 10 juillet 2022
Canyon, initiation
La Richiusa, Bocognano

Participants

  • ITP : Christophe C., Jean-Claude L.
  • Initiés : Clément B., Claire C., Guillaume C., Corentin M., Louise T.

Cotations : V3.A3.III

Photos

La descente de la Richiusa le 4 juillet 2021 avait laissé un bon souvenir, nous avions eu le canyon entièrement pour nous, pas âme qui vive tout le long de la descente. On remet le couvert cette année avec quelques jours d’écart et néanmoins un peu d’espoir de tranquilité, d’autant plus qu’une initiation familiale était programmée.

Départ du N°4 vers 7h45, trajet tranquille et silencieux, véhicule électrique oblige. Arrivée vers 9h30, le parking est pratiquement vide, c’est bon signe ! Préparation rapide, 9h45 c’est le départ sous un soleil radieux et une température clémente. Montée pépère, début de la descente vers 11h15.

Niveau d’eau déjà estival dans le canyon, le premier saut permet de se rafraichir. Quelques touristes se prélassent au soleil.

Le premier rappel est maintenant en vue, 3 « canyonistes », 2 hommes et une femme, en short et teeshirt mais sans casque s’apprêtent à descendre sur une cordelette de 8mm en double. Pourquoi pas, c’est comme ça que certains ont commencé le canyon dans leur jeunesse, il y a fort longtemps dans les années 80 …

Refus de la dame, impossible pour elle de se pendre sur le baudrier, elle shuntera le rappel en rive droite.

La vasque d’arrivée permettait avant son engravillonnement un beau saut de 6 ou 7 mètres, impossible maintenant. Il reste l’espoir d’une vidange par une prochaine crue. C’est une première expérience de rappel pour certains(e), examen réussi !

Sauts, rappels et toboggans se succèdent jusqu’à la cascade de 12 mètres précédant l’étroiture. Le leadeur du trio de « canyonistes » nous informe que la dame s’est blessée dans la vasque, une entorse du genou.

Équipement rapide de la cascade, Christophe gèrera la descente pendant que JC ira près de la victime. Ses coéquipiers ont tenté en vain d’appeler le 112. La dame refuse de s’éloigner de la vasque, la fraicheur de l’eau atténue sa douleur. JC invite le leadeur à monter vers la crête par l’échappatoire jusqu’à trouver du réseau. De notre côté, nous continuerons la descente après avoir laissé une couverture de survie en pressentant une certaine durée avant que les secours puissent être alertés et intervenir. L’autre coéquipier porte un teeshirt orange, ça tombe bien, il reçoit la consigne de bien l’agiter à la vu de l’hélico.

Les rappels suivants seront équipés en double afin d’accélérer la descente, mais en profitant quand même de la plus belle section de ce canyon. Le joli saut de 4 mètres dans la grande vasque sera équipé en rappel guidé. Le niveau d’eau est bas, pas le moment de prendre de risque avec une glissade et une chute sur le rebord rocheux qui est près de la surface.

Sortie du canyon vers 14h30, le 112 est obtenu en haut du premier ressaut de la marche de retour. Ils ont pu être joints par le leadeur des « canyonistes », mais d’autres interventions sont en cours et compte tenu de la blessure relativement bégnine l’hélico sera envoyé dés que possible.

Retour au parking, pique-nique sur place, l’hélico passe au-dessus de nous, il est 15h35.

Retour vers Bastia dans le silence feutré de la limousine électrique, mais un peu plus secoués 😉

JCL

Dimanche 3 juillet 2022 – La Vacca, Quenza

Dimanche 3 juillet 2022
Canyon, initiation
La Vacca, Quenza

Participants

  • ITP : Romain B. A., Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Marie Pierre R.
  • Initiées : Vanessa C., Roxane T.

Cotations : V2.A4.II

Photos

Le ciel des associations fédérées s’est éclairci, les gros nuages noirs qui faisaient craindre une interdiction total d’accès au canyon de la Purcaraccia se sont dissipés suite à la parution de l’arrêté préfectoral 2022. Les membres fédérés peuvent donc, sous certaines conditions, continuer à pratiquer leur passion dans ce canyon et même à y initier des adhérents potentiels.

Il n’en demeure pas moins que le problème global de sur-fréquentation du massif de Bavella va au delà de cet arrêté et qu’une régulation de l’accès à ce secteur se met en place. Interdiction de se garer en bord de route, fermeture des parkings naturels, ouverture de parkings payant, ce sont des solutions classiques dans ces cas de figure. C’est ainsi que la descente de la Vacca est programmée avant que toutes ces mesures de régulation ne soient entièrement mises en place.

Petit arrêt en passant devant le chemin d’accès à la Purcaraccia, des rubalises et une chaine barrent le passage. Une copie de l’arrêté préfectoral est affichée ainsi qu’un panneau d’interdiction. Ce dernier est plutôt destiné aux zestrangers, il est écrit en anglais « NO PUBLIC ACCES – except for socio-professionals and groups supervised by federal instructors ». Même en anglais les fédérés sont pris en compte.

Pour une fois la machine administrative se montre efficace, le parking de la Vacca est fermé par de gros rochers. Des panneaux d’interdiction de stationner sont déjà en place le long de la route. Néanmoins la charrue est un peu mise avant les bœufs puisque s’il est maintenant interdit de stationner, il n’est pas proposé de parking payant. Nous nous garons sur un terre plein une centaine de mètres avant le départ du chemin en espérant une période de tolérance … Les places sont chères, il a fallu négocier fermement avec un couple de touristes de la belle gique afin de pouvoir garer nos 3 véhicules, la nature ça se partage ! Il apprendront que la femme corse peut être une belle rose, mais que sa tige est garnie d’épines …

Le canyon est atteint en moins d’une heure de marche. Nouveauté, le réseau GSM semble passer en 4G, une photo est envoyée en test sur le groupe Spelunce, ça marche !

Une grosse 1/2 heure de préparation et nous voilà à profiter de la fraiche eau. Fraiche mais pas froide, comme dans la Purcaraccia la semaine précédente l’eau est déjà bien réchauffée par le soleil.

Parcours classique, c’est Micca qui se charge de l’équipement des cascades pour ceux qui ne veulent pas sauter, il sera bientôt prêt pour l’initiateur. Le passage derrière le rideau est bien apprécié, ainsi que la grotte avec le petit circuit sous l’eau, agrémenté par la frontale de Micca qui donne de magnifiques effets d’éclairage. À renouveler avec plusieurs lampes.

Pas de saut pour la C10, tout le monde profite du beau rappel à raz de la cascade.

La fin du parcours est atteinte en moins de 3 heures. Le réseau GSM est également présent mais seulement en 3G. Nouvelle tentative d’envoi d’une photo, mais pas sûr que cette dernière soit partie depuis le canyon …

La remontée sera comme d’habitude bien raide et chaude, sauf pour Christophe qui, uniquement par galanterie envers la gente féminine, récupèrera d’abord un premier kit, puis un deuxième, ces dernières acceptant ce soulagement uniquement pour lui faire plaisir ;-). Il faut quand même noter le caractère particulièrement égoïste de ce dernier qui n’a pas voulu partager ce fardeau avec les autres mâles de la bande :-))

Retour aux véhicules, la fourrière n’est pas passée et pas de PV sur les pare-brises !

Il faudra dorénavant gérer cette facette de l’activité sur Bavella, ce sera forcément pénible au début mais après résilience on y pensera naturellement comme on pense au matos, à la météo, aux risques incendies, aux assurances, ça fera partie de la préparation d’une sortie.

Il n’est pas loin de 17 heures lorsque nous arrivons près de notre lieu de pique-nique habituel. Là aussi l’accès aux parkings est fermé par des rochers, nous nous garons le long de la ligne jaune continue …

Déjeuner à l’heure du gouter, au même endroit plus ou moins aménagé que la semaine précédente. Partage des denrées dans la bonne humeur et avec la satisfaction d’une journée bien remplie.

Direction le sud pour Roxane, le nord pour les autres. Circulation fluide, comme le matin.

JCL

Dimanche 26 juin 2022 – Purcaraccia, Quenza

Canyon, initiation

Purcaraccia, Quenza

Participants

  • ITP : Romain B. A., Michaël D., Jean-Noël D., Éric G., Jean-Claude L., Jean-Luc S., Franck Z.
  • GCC : Anna R.
  • Initiées : Muriel C.

Cotation V4.A2.II

TPEC : 3h00

Photos

Les conditions d’accès au massif de Bavella étant incertaines pour la période estivale, une sortie « Purca » est décidée avant d’éventuelles restrictions arbitraires envers le milieu associatif. Sept topi motivés sont rejoints par une initiée récidiviste « Mumu » et une jeune GCC dite « Paupiette ». On n’en donnera pas l’explication pour ne pas heurter les âmes sensibles :-).

Résumé du trajet aller : premier rendez-vous 7h30 au PN4 pour Mumu, Franck et JC, puis 8h15 à Linguizzetta pour Micca, puis 8h40 à Aléria pour Anna et JL, ainsi que pour JN, Éric et Romain qui ont roulé à part. Faut covoiturer qu’ils disent, c’est pas seulement écolo, mais c’est maintenant écono aussi. Circulation fluide dans l’ensemble sauf à Ghisonaccia où une course pédestre a eu la judicieuse idée d’emprunter une partie de la route nationnale …

C’est finalement vers 10h que nous nous garons sous le col de Larone. Un seul véhicule de pro mais une bonne vingtaine de « touristiques ».

La descente commence peu après midi après une marche d’approche démarrée sur les chapeaux de roues, calmos y’a des personnes âgées dans le groupe ! Final plus tranquille avec les habituelles hésitations. Nous optons pour descendre directement au début des toboggans.

C’est le début de la saison touristique, le rocher n’a pas encore été raboté, les algues sont encore présentes en relative abondance, ça glisse. Abondance peut-être liée à une eau précocement plus chaude. La C5 qui suit les premiers toboggans est ainsi équipée par précaution.

Pendant ce temps, Mumu et JC entame l’équipement de la C45 suivante et descendront en simple. Franck raboutera la corde de rappel dés libérée afin de pouvoir accélérer les passages et c’est JL qui descendra la deuxième corde.

C’est maintenant le joli saut de 4 mètres, petite frayeur pour Romain qui glisse au moment de prendre son appel, pas de mal.

La C40 est équipée en version vasque suspendue, cheminement beaucoup plus sympa. Nous assurons encore une fois la maintenance des sangles et changeons celle qui double le dernier relai (nous l’avions déjà changée 2 années auparavant !).

Les derniers toboggans sont descendus par presque tout le monde… Anna aime les toboggans comme elle aime les paupiettes, elle reprendra une portion de celui dit de la mort. Retour tranquille vers les véhicules avec croisement d’un peu plus de touristes.

Résumé de la partie canyon : 1h30 de marche d’approche, 3h de descente, une petite heure pour le retour, pas mal pour un groupe de 9.

Pique-nique traditionnel sous les pins peu avant le pont de Calzatoju.

Arrêt en partant au camping U Ponte Grossu où nous faisons un petit coucou à Audrey, ancienne topi qui fait la saison chez le pro du canyon.

Retour vers Bastia avec les mêmes étapes qu’à l’aller et fin d’une journée bien remplie et bien sympathique.

JCL

Samedi 18 juin 2022 – Archéologie, JEA, Lucciana

Divers, Journées Européennes de l’Archéologie

Musée de site archéologique de Mariana, Lucciana

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Wanda C., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Pierre L., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Alexia S. B.
  • Ex ITP : Michèle Cs., Fanny L., Philippe S.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Invités : Clément B., Marie-Françoise L., Pri, Sara et Tessa L. B.

Photos

Une douzaine de topi et ex topi se sont déplacés aux Journées Européennes de l’Archéologie (ex Journées Nationales de l’Archéologie qui se sont donc étendues à l’Europe). Celles-ci se déroulaient cette année en Haute Corse à Lucciana.

Pour cette occasion des visites guidées et gratuites du musée étaient également organisées.

Aux traditionnels stands évoquant les différentes facettes de l’archéologie ainsi que les us et coutumes des époques romaine et préhistoriques, s’est ajoutée la présentation au musée d’une partie des coffres funéraires que nous avons découverts à Lano, accompagnée d’une des répliques réalisées par l’association Chalcophore avec les outils reconstitués de l’âge du bronze.

Notre présence a été appréciée par quelques visiteuses intéressées par notre découverte et des contacts ont été notés pour recueillir des infos sur des cavités dans les secteurs de Santo Pietro di Tenda et de Pietracorbara.

Des habitantes de Murato rencontrées au Musée attendaient notre sortie conviviale des grottes de Monte di Lucciana. Celle-ci avait été reportée en raison du Covid, elle pourrait être programmée cet automne.

Le documentaire de Pierre-Jean était diffusé en boucle sur un écran. De bons souvenirs …

Le côté spectacle a été assuré par la troupe de reconstitution historique de l’association LEGION VIII AUGUSTA qui a proposé des scènes d’assauts de légionnaires romains impressionnantes !

Des éclats d’obsidienne du Monte Arci en Sardaigne ont été récupérés sur le stand tenu par Gaël Mayeur forgeron-coutelier de Luri, ils agrémenteront la vitrine du local.

En résumé, le menu proposé lors de cette édition des JEA était encore une fois intéressant et avait de quoi occuper toute une journée.

JCL

Samedi 11 juin 2022 – Tozza, Patrimonio

Canyon interclubs, formation

Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Franck Z.
  • ITP-Corse Canyon : Antoine B., Nicolas M., Julien S.
  • Corse Canyon : Jérôme A., Christelle B., Pascal B., Laurent B., Michaël D., Magali E., Célia G., Éric R., Emmanuel R., Doriane T.
  • Individuelle : Muriel C.

Photos

Adhérent ITP depuis 2019, Julien, alias Gritou, s’oriente vers une carrière professionnelle dans le canyonisme. Il termine déjà sa formation de DE canyon et doit mener à bien un projet pédagogique. Les membres ITP et Corse Canyon serviront de cobayes et une formation aux bases techniques de descente et d’équipement des canyons est programmée sur un week-end. Un après-midi sera également consacré à la gestion d’un accident. Le niveau des candidats va de débutant à moniteur confirmé !

C’est la falaise de Tozza qui sert de cadre pour le menu du samedi matin :

  • Relais et SAR (Système Auxiliaire de Relais)
  • Les différents freinage
  • Les clés d’arrêt

Les initiés sont répartis en 3 groupes tournant plus ou moins homogènes et Gritou, Anto et Pascal se chargent des formations.

Après un sympathique pique-nique, les 3 groupes tournent l’après-midi avec pour menu cette fois-ci :

  • La main courante rappelable
  • L’équipement d’une verticale simple
  • Le débrayage d’un équipier

Rendez-vous est pris au lendemain dans le canyon du Cippetto pour mettre en pratique les apprentissages du jour.

JCL

Samedi 4 juin 2022 – Canyon Viula – Olcani

Canyon, descente

Viula, Olcani

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Marie Pierre R., Franck Z.

Cotation V4.A2.III

TPEC : 3h30

Photos

Peu de volontaires pour cette descente du Viula, le canyon phare du Cap Corse. C’est pourtant la période idéale pour le descendre, pas trop d’eau mais suffisamment pour l’apprécier et en plus elle est encore limpide.

Départ du Ponte Novu vers 10h30 après partage du matos. MP portera la C90, Franck la C50 et le vieux JC la C20. Montée tranquille en 1h30, MP nous présente quelques espèces végétales. Le soleil ne tape pas trop fort mais le maquis commence à reprendre possession du chemin, malgré le passage récent de la meute du raid bien connu. Il a fallu bataillé quelque peu avec bâtons et sécateur. La descente commence après une 1/2 heure d’habillage, MP s’aperçoit d’ailleurs que le maillon rapide de jonction de ses longes est dévissé, faudra vérifier les autres baudards du club …

L’eau est comme d’hab froide, mais on s’y attend dans ce canyon. Les C12 et C13 se descendent sans soucis avec comme dit plus haut un niveau d’eau sympa. La main courante vers la C22 a été laissée en place par le raid mais elle n’est plus raccordée au départ du rappel, surprenant. La corde et la sangle qui relient les 2 amarrages sont également d’un autre âge et en mauvais état, on les enlève et on pose une nouvelle sangle.

De nouveaux amarrages ont été posés pour la main courante et la C50. Équipement avec rabout de la Dyneema en corde de rappel. Le courant d’eau tire fort sur la corde. En fait, on ne freine pas la descente, mais il faut tirer la corde aval toute la moitié du rappel pour pouvoir descendre. Pas de souci pour le rappel de corde, faut bien qu’elle serve de temps en temps cette Dyneema !

L’eau de la vasque d’arrivée est bien propre, les mâles font le saut de 6 mètres. Attention à bien pousser en raison de l’engravillonnement côté paroi.

Le reste de la descente se poursuit ponctuée de quelques trempettes pour refroidir les machines. On sent d’ailleurs un vent très chaud venant du littoral.

Retour au Ponte Novu après 3h30 de descente tranquille. Pique-nique traditionnel sur le parapet avec des bibines bien appréciées. MP nous fait gouter son alcool de mandarines, celles cueillies lors de la sortie du 29 janvier dernier, faut pas en abuser avant de conduire …

Étape mousse à Nonza et retour au local après une sympathique sortie entre amis ;-).

JCL

Samedi 30 avril 2022 – Briacale, Furnelli, Sorio

Canyon, préparation JNsC

Pont de Briacale, Ruisseau de Furnelli – Sorio

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Noël R. (assistance morale et photographique), Franck Z.
  • GCC (Chiro) : Michèle Cl.

Photos

Les Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyonisme de printemps approchent à grands pas, les 2 aires qui vont accueillir le barnum et le pique-nique doivent préalablement être nettoyées.

Seuls Franck et JCL répondent présents au rendez-vous de Multari, pourtant une petite friandise avait été ajoutée au programme de la journée : descendre cette attirante cascade visible depuis le pont de Briacale et qui nous faisait de l’œil depuis des années.

Contact préalable avec le maire, on le retrouvera l’après-midi.

Pendant que Franck s’active avec la débroussailleuse, JCL part en reconnaissance sur ce chemin qui monte en rive gauche orographique depuis la vasque terminale. Quelques marches bétonnées facilitent la montée bien raide des premiers mètres. Le chemin continue ensuite, il est bien tracé et redescend au bout d’environ 300 mètres et 10 mn de marche au bord de la piscine naturelle où aboutit le premier rappel de la descente d’initiation. Il y a pas mal d’eau, les amarrages d’arrivée du rappel guidé sont sous l’eau et le rappel doit bien arroser.

Retour au pont, Michèle est arrivée entre temps mais elle est déjà partie compter les chiros aux grottes I Topi Pinnuti et Gudrone.

Fin du nettoyage, place maintenant à la descente du petit canyon. Pas de navette, on montera à pieds en passant par le raccourci. Traversée du village en tenue légère mais personne dans les ruelles.

Il n’est pas nécessaire d’aller jusqu’à l’église Sant’Antone, prendre le chemin qui descend à droite juste après le point haut du parcours. Quelques minutes plus tard nous voilà au bord du ruisseau. Équipement et c’est parti pour la descente. La première partie n’est pas folichonne, une corde d’aide est installée pour descendre 2 ressauts bien glissants. Une esthétique goulotte suit puis voilà le cassé attendu. Un dernier ressaut permet d’atteindre l’amarrage de début de main courante. Une plaquette inox bien déformée est scellée par un seul goujon. Une boucle de corde vermoulue, d’un autre âge, est remplacée par une sangle plus rassurante. Franck continue et équipe le beau rappel avec une C40. La C30 y est raboutée au cas où. Michèle et Nono sont en bas du rappel, on aura ainsi quelques photos prises en contreplongée.

Un dernier rappel en plan incliné et c’est fini, retour aux véhicules en 5 mn.

A faire en complément d’une autre activité. Il faut compter 40 mn de marche d’approche et d’habillage + 1h30 de descente en mode pépère.

Michèle s’en va, pique-nique pour les autres. Grosse bourde, aucune bouteille n’a été apportée, on vieillit …

Franck et JCL taperont la discute avec le premier édile puis retour à Biguglia.

JCL

Samedi 9 avril 2022 – Cast.5, Oletta

Spéléo – aménagement, démaquisage, brochage, prospection

Cast 5, Oletta

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Dominique D., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 2h30

Tracé

Photos

Le site de Castiglione est celui qui a reçu le plus grand nombre de visites de la part des spéléos insulaires. Une vingtaine de cavités plus ou moins grandes, entre 2 et plusieurs centaines de mètres de développement, entre 2 et plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Si la principale raison de ces visites est l’initiation aux techniques de spéléologie alpine, ces cavités ont également fait l’objet de recherches paléontologiques et entomologiques. Des exercices spéléo-secours s’y déroulent aussi à l’occasion. Ces sorties se terminent obligatoirement par le traditionnel graillou. Simple casse-croûte ou en version pantagruélique, le besoin d’un certain confort s’est accru avec le temps et probablement avec l’âge. A même le sol dans les premiers temps, des aménagements se sont progressivement succédés. Aux blocs rocheux servant de sièges se sont ajoutés des tables en pierres plates entourées de planches servant de bancs, et même une table basse en ferraille y avait été ajoutée.
Une nouvelle étape a été atteinte cette fois-ci, Dumè le grand bricoleur a recyclé des palettes pour confectionner 2 tables en fixe dotées de bancs rabattables. 12 places pour la plus grande, 4 pour la petite, bientôt tous les membres du club pourront s’y attabler en même temps !
L’ancienne table basse en ferraille est déplacée à côté du coin grillades et une petite table pour les punis ou les amoureux est ajoutée à côté de la grande sous l’olivier.

C’est donc Dumé et Franck qui se chargent de l’ameublement du site. Le reste du programme de la journée est assuré ainsi :

– JY et sa débrousailleuse calibreront la piste entre le pylône et les parkings de Cast 2. Gros boulot surtout pour la piste de Cast 2.

– JC, MP et Michèle iront dans un premier temps dans Cast 5. Le but est de poser des broches inox à la place des spits foireux. Une au niveau de la première déviation et une autre en tête du P13. Un trou est préparé en face de cette dernière pour une broche à poser avec des ampoules moins pâteuses. La visite se poursuit jusqu’en bas du P13 pour vérifier le spit de la déviation. Curiosité du jour, une tarente a élu domicile dans une anfractuosité de la première salle ! Troglocène d’un jour, trogloxène toujours ?
Ce trio ira également prospecter la zone de la Cima di u Buttogio en suivant le chemin de crête. Quelques affleurement de cipolin mais peu d’indices d’éventuelles cavités souterraines. Le chemin de crête est même poursuivi jusqu’au point côté 162, il peut s’envisager en VTT. Pas de chauve-souris dans le premier pagliaghju, celui-ci est en bon état avec un joli toit en encorbellement. Le toit du deuxième s’est par contre effondré, donc aucune chance d’y trouver des chiros.

Et le graillou alors ? Pas de feu en raison du vent mais les tables ont été inaugurées. Quelques gouttes de vin ont même été versées sur la grande table en libation pour ce lieu sacré de la spéléologie insulaire !

L’aménagement a ainsi été testé et adopté !

JCL