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Samedi 24 mai 2025 – Aven de Rega – Olmi Cappella

Samedi 24 mai 2025
Spéléo, explo, topo, entomo, chiro
Aven de Rega – Olmi Cappella

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Henri-pierre F, Eric G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Louis-Mathis et Vanessa S.
Ex-topi : Jean R.
Initié : Ange C.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h30

Mémorable, qualificatif qui restera certainement pour résumer cette sortie. Une vraie expédition, au sens propre du terme. Un jeu de piste avec quelques indications de notre vénérable Jean qui tenait à s’approcher encore une fois de SON trou.

Trou qu’il avait découvert après des indications de bergers dans un bar d’Olmi Cappella. Il avait pu y descendre en 2011 avec Albert, depuis c’était un peu une arlésienne du club, on en parlait, on en parlait, mais on repoussait toujours à plus tard la visite.
Faut dire que la description de l’accès n’avait rien d’engageant. C’est déjà à 1h30 de route de Bastia, en grande partie sinueuse, puis 6 km de piste de montagne théoriquement fermée, et pour finir 1h30 de marche d’approche dans le maquis sans chemin bien marqué.
Même la promesse d’un beau puits de 17 mètres n’arrivait pas à déclencher l’action.
Mais il a suffi d’une période de disette où on ne fait que les fonds de tiroirs et les galeries de mines pour réveiller les ardeurs exploratrices, d’autant que Jean avait promis qu’une bestiole extraordinaire nous attendait dans cet antre…

Malgré quelques nouveaux reports une date est enfin fixée, ce samedi 24 mai. La météo est encore clémente, les journées sont déjà bien longues (on verra que ce sera utile) et pis à un moment donné faut y aller 🙂
L’équipe d’aventuriers sera composée de vétérans bien tassés, mais aussi de jeunes puisque Louis-Mathis et Ange permettront d’abaisser la moyenne d’âge. Baisse toute relative puisqu’elle sera quand même de 59 ans !
A propos d’Ange, c’est un jeune pompier qui est passé au local le jeudi précédent, intéressé par la spéléo et qui n’a pas été refroidi par la description de la sortie et les probabilités qu’elle soit épique et peut-être piquante. En plus il est originaire d’Olmi Cappella, on ne pouvait donc pas refuser à un enfant du pays de faire sa première initiation spéléo au paese !

Le rendez-vous à 8h00 au rond-point n°4 a été respecté, le rendez-vous à 8h45 à Ponte Leccia a été respecté, le rendez-vous à 10h00 au pont de Melaja a été respecté, les planètes sont alignées !
Bon, pas si alignées que ça, le Duster de Jean arrive au bout de la piste en faisant un drôle de bruit, le pneu arrière droit s’est en effet fendu la poire, le flanc est ouvert en plusieurs endroits.
Heureusement, le Duster est équipé d’une vraie roue de secours et pas d’une galette ou d’une bombe anti-crevaison. Changement de la roue pendant que Ange tente de trouver le meilleur endroit pour entamer la marche d’approche. En effet, le maquis a bien poussé depuis 2011 et les souvenirs de Jean se sont un peu estompés. Heureusement, des photos prises à l’époque nous ont aidé à repérer déjà l’objectif, et à se décider pour un point de départ.

Le maquis est malgré tout relativement bas et il a été globalement tolérant avec nous. Nous avons plus ou moins suivi des sentes d’animaux.
Les jeunes étaient plutôt devant et ouvraient la marche, les anciens plutôt derrière 🙂 . Gros boulot d’Ange qui a même joué de la machette pour les passages les plus fermés.

La marche d’approche fut très longue pour notre vétéran, mais il y est arrivé, du haut de ses 85 ans, chapeau !
Pendant ce temps, si la dernière photo a permis de repérer le secteur final où se situe la cavité, il fallait quand même la trouver dans le contrebas de cette montagne.
Une consigne de Jean revient en mémoire : « En bas du puits vous dégagerez les aiguilles de pin pour remplir le sac de terre ». Un seul pin dans le secteur dépasse de la ligne de crête, JC descend côté droit, Ange côté gauche et bingo, il trouve l’entrée ! C’est donc mieux par la gauche 😀 .

Début de l’équipement après un rapide pique-nique.
Belle entrée de 1,5 m de large et 6 m de haut, suivie rapidement par un resserrement d’où part le puits. Une broche dans une fissure basse puis un spit en mauvais état en paroi droite sont en place, c’est l’équipement de la visite de 2011. Jean et Albert étaient descendus à l’échelle et il n’est pas adapté pour une descente sur corde.

Une C10 est nouée autour du pin, un 1er trou est foré en paroi de gauche pour une première Pulse qui servira de fin de main courante et début de la descente, c’est de l’explo … Une C28 prend le relai, une autre Pulse est posée en tête de puits, une dernière pour un fractio, le reste est direct jusqu’en bas en rasant une paroi d’une planéité surprenante. Il reste environ 3 mètres de corde à la C28.
Arrivée au milieu d’une galerie. Côté Est elle continue sur une dizaine de mètres avec une fracture étroite de quelques mètres à droite avant la fin. Côté ouest, un plan incliné descend vers une lucarne, puis la galerie remonte vers une trémie craignos.

Cinq grands rhinos aperçus dans la cavité.

Seuls Jean, JY et Michèle ne feront pas la visite, ils commenceront la descente vers les véhicules.

Eric se charge de déséquiper, il est déjà 19h lorsque nous attaquons à notre tour la descente, aidée par l’enregistrement de la trace à l’aller. Une seule heure a suffi contre 2 pour la montée.

Il fait encore jour lorsque tout le monde se regroupe autour des voitures, il fait nuit lorsque nous rejoignons la route et la « civilisation ».
La durée totale montée, recherche, pique-nique, équipement, visite et descente a été de 8h42, réparties approximativement en :

  • Montée : 2 à 3h30
  • Recherche : 1h00
  • Pique-nique : 1h00
  • Equipement : 1h00
  • Visite : 2h30
  • Descente : 1 à 2h00

Retour tardif en région bastiaise après une journée … mémorable.

JCL

2025-05-24-Aven-de-Rega VM 001
« de 52 »

Dimanche 15 janvier 2023 – Grotte d’Olmeta di Tuda, Grotte du Calvaire – Oletta

Dimanche 15 janvier 2023
Spéléologie, prospection
Grotte d’Olmeta di Tuda – Grotte du Calvaire, Oletta

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Michaël D., Henri Pierre F., Jean-Claude L.M., Marie Pierre R.

TPST : 1h00
Photos

Lors de la visite de la Grotte du Calvaire le 22 Janvier 2022, un promeneur avait indiqué la présence d’une autre grotte au voisinage mais non située. Jean-Yves se souvenait y être allé avec Gilles F, un compère GCCéen, de nombreuses années auparavant mais pas de son emplacement. Micca avait téléphoné à Gilles qui lui avait indiqué les coordonnées dans une falaise à l’OSO du Monte di Tuda.

La grotte était citée dans 3 articles d’Histoire Naturelle *1. Elle aurait été découverte en 1988. Son comblement sédimentaire épais de 2 mètres avait été étudié de 1988 à1992 et on avait pu retracer les activités agro-pastorales du Nebbio sur 2500 ans ainsi que l’évolution des micrommamiféres rongeurs (mulot, musaraigne, rat noir) et chiroptères grâce aux milliers d’ossements contenues dans des pelotes de réjections et des déjections de chouette-effraie (tyto Alba) et à des analyses polliniques et sédimentaires. Aucun témoin d’occupation humaine n’avait été retrouvé.

La localisation vague « falaise en bordure du vallon de Vitti » et une topographie rudimentaire de la grotte se trouvait dans ces articles. La salle du fond avait été désobstruée par un spéléologue spécialiste de ce type d’opération.

La prospection des alentours n’avait pas retrouvé d’autres cavités karstiques.

Gilles F. avait participé aux fouilles et avait établit la liste des oiseaux nicheurs dans le Vallon de Vitti.

Lors de l’étude, le pied de la falaise était accessible par une piste carrossable en 4×4 mais l’accès, à partir de la route du lac de Padule, en est maintenant fermé. On part donc du lieu-dit Pietralbuccio pour couper à travers le maquis sur 300 mètres et rejoindre la piste.

Après avoir erré un peu dans le maquis et suivi un sentier incertain, on aboutit à une porte en bois dans une clôture qui donne sur la piste, que l’on remonte sur 500 mètres. La grotte est bien visible du chemin. Elle s’inscrit en ocre dans la falaise calcaire à son extrémité ouest. On rejoint le pied de falaise en suivant des marques rouges, surement apposées par des grimpeurs ; une voie d’escalade sera retrouvée sur la paroi voisine de la grotte avec des plaquettes.

Une partie du toit du porche de la grotte s’est éboulée en contrebas et les fractures importantes de certaines parties de la falaise laissent augurer d’éboulements à venir.

Au niveau du porche se trouvent un poteau en bois témoin d’une fermeture de l’entrée, 1 poteau métallique scellé dans un rocher, un autre coincé entre 2 blocs peut être par effondrement récent de la voute, des planches en bois vermoulues, une palette. Tout cela n’est pas très écolo. Manifestement le site n’a pas été réhabilité après les recherches. Une petite escalade de 2 mètres ; on retrouve la zone de fouille. Le sol est jonché de pelotes de réjections et de déjections fraiches. Puis on pénètre dans une deuxième petite salle avec des conduites débouchant du plafond. Probablement un déversoir du massif calcaire. Un petit rhino y dort à côté d’une toile d’araignée sans se douter probablement qu’il est lui-même dans l’antre d’une chouette. Pas d’insecte visible.

Au-dessus de la grotte se trouve une fracture qui n’aboutit à rien mais d’où s’échappe une chouette blanche dérangée par Jean-Claude.  A quelques mètres vers l’est un autre abri sous roche contient un foyer récemment utilisé. JC et Micca font la topo de la grotte. On hésite à chercher un passage pour rejoindre le sommet de la falaise et redescendre par le chemin partant de Pietralbuccio vers la croix du Monte di Tuda dont on avait vu un panneau indicateur à l’endroit où l’on avait garé les 4×4. On décide finalement de reprendre le même chemin qu’à l’aller. On reviendra ultérieurement pour une prospection plus complète. Le retour se fait en 30 minutes avec la trace du GPS. Dans le maquis il suffit de suivre un tuyau d’alimentation en eau qui aboutit dans le jardin d’une maison en construction.

Direction le lac de Padule au bord duquel on fait griller quelques chipolatas et l’on tire les rois.

Deuxième objectif de la journée : la grotte du Calvaire. Visitée récemment, Micca et JC voudrait en désober le fond, obstrué par 2 gros blocs, derrière lesquels on aperçoit quelques mètres de galerie. Micca a fabriqué à cet effet un désobeur à main comportant 2 griffes genre arme moyenâgeuse. Un bloc est enlevé mais le second résiste. Pendant ce temps, Wanda et HP repèrent quelques rares insectes cavernicoles (méta bourneti, cloportes, dolichopodes) et 2 petits rhinos. La cavité est bien sèche pour un mois de Janvier.

Il est 16 heures, les jours s’allongent ; on en profite pour descendre au couvent Saint François d’Oletta. Daté du 13e siècle, il a été le siège d’une imprimerie nationale, la stampiera della verita, créée par Pascal Paoli et de la « conspiration d’Oletta » contre les troupes françaises en 1769, déjouée sur dénonciations et dont une plaque apposée sur l’église rappelle le martyr des 5 hommes pendus à cette occasion. Le couvent est maintenant la propriété d’une artiste peintre/actrice Candida Romero qui a créé un parfum « l’eau de Couvent » (cf site Instagram) et y organise des manifestations culturelles. Un marché fermier se tient 2 fois par semaine l’été sur le parking devant le couvent. On longe la discothèque de la Conca d’Oro et on atteint l’aqueduc qui alimente le couvent et la fontaine de Mersolaccia (Merlu ?).

Reste donc à prospecter le Monte di Tuda, les environs de la falaise, la carrière dans laquelle un départ est connu et non exploré. 

PHP

*1 :
https://journals.openedition.org/adlfi/23022
https://journals.openedition.org/adlfi/18893
https://hal.science/hal-03036092/document
Origine et formation des accumulations de microvertébrés

Samedi 2 octobre 2021 – Spéléo, redécouverte, visite, topo – Grotte du Palazzo, Brando

Samedi 2 octobre 2021

Spéléo, redécouverte, visite, topo

Grotte du Palazzo, Brando

Participants

  • ITP : Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.
  • Gente canine : Bosco

TPST : 0h15

Photos

Dans les archives du CDS 2B, reprises par la LISC, il existait une référence à une cavité située sur la commune de Brando et dénommée Grotte du Palazzo, mais elle ne figure ni dans les annales de prospection et visites de ITP, ni dans les annales du Pr Rémy, ni dans les rapports de fouilles de Eugène Bonifay. Les coordonnées Lambert IV la situent en contrebas à droite dans le virage juste après les Glacières de Brando. Inscrite dans la liste des cavités remise au BRGM en 2008, elle fait partie des 25 cavités pour lesquelles la LISC s’est engagée à fournir des informations sur le risque d’effondrement. Le Palazzo se trouve être la maison de maître, propriété de la famille Lota – fondateur de la Corsica Ferries -, qui se trouve sur la droite en bord de la D80, 100m après les Glacières. Il semblait plausible que la cavité se trouve soit dans l’enceinte du Palazzo ou en bord de mer à son aplomb.

Une première approche par le nord par Jean-Noël le 24 janvier 2021 n’ayant pas permis d’approcher le site, l’accès par le sud s’imposait ; ce que d’avait d’ailleurs fait Henri-Pierre mais sans aller jusqu’au niveau du Palazzo. Du moins on savait qu’on pouvait rejoindre le rivage.

Décision est prise le samedi matin en comité très restreint – la troupe des topis est en train d’arriver dans la Mecque de la spéléo, en Ardèche. Rendez-vous au bar Chez Jeannot à Erbalunga pour HP, Albert puis Véronique, JN et Bosco. Un café et nous voilà partis pour se garer en face du Palazzo. Puis on emprunte la descente vers la plage en contrebas des Glacières. On traverse une pelouse qui semble être dans une propriété privée – ce qui avait arrêté JN lors de sa visite – mais on arrive ensuite à la plage.

À ce moment une averse très drue se déclenche et la terrasse de la maison (un ancien moulin rénové) nous permet de nous mettre à l’abri, volets fermés on ne dérange pas. On s’équipe, HP est celui qui a tout prévu ; chaussures de canyon, combi néoprène, sac canyon, masque et tuba ! JN a des chaussons de plage et Albert est pieds nus… HP est vite devant virevoltant sur les rochers tandis que le reste de la palanquée avance cahin-caha, les rochers sont glissants et il faut parfois se mettre à l’eau.

Nous voilà au niveau de la tour du Palazzo. HP a bien vu le renfoncement de la côte, a pris quelques photos mais a continué sa route. JN un peu plus curieux décide de monter voir ce qu’il y a en hauteur, un trou noir… Juste avant sur la paroi gauche (paroi nord) il y a un beau placage de calcite avec des spéléothèmes, cela sent le paléokarst. En haut d’un plan incliné d’une dizaine de mètres, à 4 m de hauteur, le trou noir est un orifice de 1×0,80 m donnant accès à un boyau légèrement ascendant de 3,80 m de long, marqué au départ par un ressaut de 50 cm – une belle coulée de calcite recouverte de nombreux minigours. à la base de cette coulée on note les restes d’un plancher maçonné (peut-être pour la récupération d’un écoulement d’eau). La fin du conduit présente un peu de concrétionnement. L’orifice supérieur situé 50 cm plus haut – également triangulaire, 1×0,70 m – présente une belle coulée de calcite. La progression est arrêtée au bout de deux mètres avec une inclinaison à 45°.

À peine 6 m pour deux cavités, ce n’est pas la découverte de l’année, mais l’affaire est close, on a retrouvé la Grotte du Palazzo ou plutôt les Grottes… sauf si quelqu’un a d’autres infos…

HP a continué jusqu’à la fin des escarpements rocheux, là où JN s’était arrêté en janvier mais pas d’autres trous. Il revient explorer les deux départs de la grotte et c’est le retour. Maritime pour HP, Véronique et Albert et terrestre pour JN et Bosco.

Retour chez Jeannot pour arroser l’évènement. Décision est prise, demain après-midi après l’anniversaire d’HP on part à la recherche de l’Exsurgence de Canarinco (ou Source du Figuier). Cavité faisant partie de l’inventaire BRGM dont la dernière visite remonte au… 7 avril 2001.

JN

Dimanche 2 mai 2021 – Spéléo, topo, entomo – Grottes du Chemin des Vignes et de Canta Furmicula, Barbaggio

Dimanche 2 mai 2021

Spéléo, topo, entomo

Grottes du Chemin des Vignes et de Canta Furmicula, Barbaggio

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Véronique M.
  • Invitées : Myriam L. et ses 2 filles Camille et Claire
  • Gente canine : Nala, Bosco

TPST : 0h45

Photos

Franck et Jean-Claude, lors d’une sortie VTT le 22 Octobre 2020, avaient découvert dans les écailles calcaires de Canta Furmicula une grotte qu’ils avaient nommée grotte du chemin des Vignes. Nous y retournons pour en faire la topo et une recherche entomologique.

Rendez-vous à la cave Orenga vers 13 heures. Myriam et ses 2 filles nous y attendent. Une sortie prise de contact en attendant une initiation à Cast 1.

Il fait beau et chaud, le vent d’Ouest qui souffle fort sur Bastia est ici très amoindri. On s’engage sur la route chaotique qui nous conduit aux écailles de Canta Furmicula (chanter-fourmi), petits reliefs calcaires facilement repérables dans la plaine vinicole. On se gare à proximité d’un rocher d’escalade équipé. 2 grimpeurs nous rejoignent bientôt, suivis de 4 autres dans l’après-midi. Ils connaissent les Topi et sont d’ailleurs demandeurs d’une initiation, mais ne connaissent ni les grottes ni le nom du site.

Nous contournons donc le petit massif par le sud et rejoignons rapidement la grotte.

Vu la description des 2 compères, on avait prévu des gabarits fins : Wanda, Myriam et ses deux filles. Mais je ne pensais tout de même pas que c’était si petit. Les 3 arches, la salle circulaire, la chatière. Les photos sont trompeuses. Mini-mini-grotte donc mais très belle avec un sol lapiazé de blanc.

Les écailles constituent une étroite bande de calcaires d’origine variée avec une série analogue à celle de Tramonti explorée les 24 Février 2021 et 28 février 2021.

Jean-Noël et Wanda font la topo. Ça queute au bout de 3 mètres, avec un espoir de prolongement après désobstruction. Le calcaire est profond : 77 m. Si ça va au fond ce serait la troisième grotte la plus profonde de Corse.

Pas de CS ce jour mais du guano ; la grotte est totalement sèche, quelques araignées (meta burneti et autres) ; des ossements de rongeurs ; un rat crevé récemment. Des crottes variées de petite taille (1).

Le propriétaire qui nous a entendu, nous rejoint. Nous nous présentons et expliquons notre présence. Il est rassuré car il connait les Topi, mais nous demande de le prévenir en cas de prochaines visites. Puis il nous guide vers « LA » fameuse Grotte de Canta Furmicula qui se trouve juste à côté de sa villa. C’est plutôt un abri sous roche, dont le sommet est percé d’une cheminée, et auquel on accède par une échelle et une courte escalade. Au pied du rocher un départ de cavité semblable aux 2 précédentes mais qui s’arrête immédiatement.

Forsyth Major, botaniste, paléontologue et zoologue suisse, qui a prospecté la grotte à la fin du XIXe siècle, y a trouvé des ossements de mammifères : mulot, rat, prolagus, chien, renard, porc, homme, …, conservés au Musée de Bâle

L’endroit est très agréable. Calme, entouré de vignes, à l’abri du vent d’ouest grâce au Mont San Angelo et au relief des écailles de Canta Furmicula. Un petit paradis.

On poursuit l’exploration vers un relief à 350 mètres au Sud qui marque la fin de la fine bande des écailles sur la carte géologique. Pas de découverte nouvelle.

Au Nord on aperçoit l’hexaèdre de Tozza et on comprend pourquoi un château y était installé dominant la plaine. À l’est SuterrattaDucati et le captage de Fontenette. A l’ouest la croix du San Angelo. Au sud se trouve Campo Vallone. Minera et la mine de plomb argentifère de Prato sont à côté.

L’exégèse attentive du Rémy nous a donc permis de retrouver la grotte de Canta Furmicula. Reste celles du moulin de Brietta et de Fontaneddu. Le triangle d’or. On dirait du Maurice Leblanc. D’ici à ce qu’on découvre le trésor des moines de San Giorgio. Mais le véritable trésor, celui dont la découverte conclue chaque sortie spéléo, celui dont on dit qu’il est la caverne de l’âme. C’est le produit divin du vignoble de Patrimonio. A boire bien sûr avec modération.

À ce propos je propose comme prochain camp le site de Cricova en Moldavie : 60 km de galeries remplies de bouteilles de vin (2). Youri Gagarine s’y serait perdu (3).

(1) https://atlasmam.fauneauvergnerhonealpes.org/wp-content/uploads/2017/12/Guide-illustr%C3%A9-des-crottes-de-mammif%C3%A8res.pdf

(2) Découvrez Grottes et cavernes à Cracovie : https://www.instinct-voyageur.fr/moldavie-cricova-ou-la-plus-grande-cave-a-vin-du-monde/

(3) https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/ce-vin-francais-enfoui-dans-le-tresor-nazi-de-goring_1748028.html

PHP

Samedi 17 avril 2021 – Prospection Canarinco, Barbaggio

Spéléo, prospection, première, explo, topo, bio –

Massif de Canarinco, Barbaggio

Samedi 17 avril 2021

Spéléo, prospection, première, explo, topo, bio

Massif de Canarinco, Barbaggio

Participants

  • ITP : Wanda C., Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Véronique M., Jean-Louis V, Audrey V. B., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Le toutou : Bosco

TPST : 2h00

Photos

Lors de la réunion du jeudi, redevenue physique et hebdomadaire, Anto nous met l’eau à la bouche en nous montrant des photos d’un trou découvert par Antoine D., ex président du CAF. Ce trou se situe sur le petit massif de cipolin de Canarinco, dans un rayon de 10 km pour une bonne partie des topi, le programme du week-end est ainsi décidé.

Samedi 8h30, préparation du matos. Réalistes, nous prévoyons une visite des autres cavités de ce massif et notamment le fameux MAC, le Mini Aven de Canarinco. L’équipement du petit puits d’entrée est sommaire, amarrage sur barre à mine posée en travers, mais plus de barre à mine au local. Un gros tube métallique de récupération fera l’affaire.

Nous voilà maintenant sur le terre plein face à la route du Pigno, où JY nous rejoint peu de temps après. Il revient d’un contrôle chiro dans la galerie de Paternu.

Direction le nouveau trou en mode allégé, casque, piochon et GPS. Le massif de Canarinco est divisé en 2 grandes marches inclinées qui se terminent au niveau du ruisseau de San Pancrazio. C’est un mini lapiaz, incongru si prés de Bastia. Descente rapide jusqu’au point indiqué par le GPS, mais pas de trou. Idem aux alentours. La descente continue, le trou est finalement repéré une soixantaine de mètres plus bas. Pas besoin d’élargir l’entrée, juste enlever la maigre végétation. La visite est rapide, un conduit d’entrée, où il faut ramper sur 2 mètres, mène à une « salle » où on peut se tenir accroupi. A droite une chatière descendante est obturée au bout de 3 mètres par des blocs rocheux, un déblaiement est à envisager côté droit …
Un détail attire l’attention, toujours sur la paroi de droite, du lichen verdâtre est recouvert par un liquide visqueux qui pose question. Un prélèvement pour examen ultérieur au microscope est effectué.

Fin de la visite au moment où JN et JCD arrivent. La topo est réalisée en suivant, 9 mètres de développement TTC.

Direction maintenant la grotta di I Cudi. Celle-ci se trouve à quelque dizaine de mètres vers l’ouest en pied de falaise. Visite rapide là-aussi en faisant le circuit complet, entrée par le bas, sortie par la chatière supérieure.

Retour aux véhicules en remontant sur le plateau et en serpentant sur celui-ci pour une petite séance de prospection, aucune découverte.

Les victuailles sont récupérées et direction le petit paghjaddu situé à côté du MAC où nous serons ainsi à l’abri du vent. Un barbecue est rapidement construit, du bois récolté, le feu allumé, et les viandes grillées !

Menu traditionnel, du bien gras hormis quelques aiguillettes de canard et une brochette de dinosaure !

Véro arrive en fin de repas, accompagné de son nouveau toutou qui, tout heureux d’être invité à un pique-nique, mets littéralement les pieds dans les plats, et les renifle prestement. Mais habitué seulement aux croquettes, il ne sait pas encore manger un reste de tranche de lard, éducation aux us spéléos à compléter 😉

Bien repus, nous partons maintenant équiper le MAC. Mais où est le kit d’équipement ? Dans la voiture de JCL évidement ! La route est heureusement à moins de 5 mn de marche …

Une petite surprise d’ailleurs à côté de l’entrée, 3 goujons en 10 mm ont été plantés, probablement par des non-spéléos compte-tenu de leurs emplacements. Un entrainement d’une équipe d’intervention ?

La barre métallique est posée en travers de l’entrée, l’échelle y est accrochée, assurée par un AN sur un gros bloc rocheux. Habitué à cette cavité, puisqu’il l’a déjà explorée 2 fois en 26 ans, JCL se lance dans le trou. La salle est toujours aussi mignonne, un petit rhino le sait et il s’y repose paisiblement.
Franck suit, puis JY, Wanda et enfin JCD qui s’est finalement laisser convaincre. Audrey a bien fait une tentative, mais elle n’est pas encore habituée aux dimensions des cavités corses 😉
Le reste de l’équipe préfère rester à l’écart de cette étroite entrée stressante et profite des doux rayons du soleil printanier.

Les merveilles minérales et les caprices impudiques de la nature sont encore une fois photographiés et/ou admirés. Le squelette d’un gros rongeur git à l’aplomb du puits d’entrée, peut-être un lapin.
Malheureusement l’excentrique où était accroché le petit rhino fait les frais de cette visite, finalement c’est bien que l’entrée soit étroite …
Un peu de patience, l’excentrique aura repousser d’ici 2 ou 3 mille ans.

Si la gravité a bien aidé pour la descente, elle s’est par contre révélée bien pesante à la remontée. Néanmoins pas de déclenchement secours, tout le monde est ressorti avec plus ou moins d’aisance et de … vêtements.

La liste de ceux qui ont vu la salle Impudicus s’allonge de 4 nouveaux membres, mais elle s’énumère encore sur les doigts des 2 mains !

Fin de cette journée canarincoesque.

En supplément gratuit l’historique du MAC :

Samedi 14 octobre 1995Samedi 28 octobre 1995Dimanche 29 octobre 1995Samedi 6 mars 2004

Quelle générosité !

JCL

Dimanche 14 mars 2021 – Spéléo, topo – Grotta de Campo al Console, Oletta

Dimanche 14 mars 2021

Spéléo, topo

Grotta de Campo al Console, Oletta

Participants

  • ITP : Jean-Noël D., Véronique M.
  • Gente canine : Bosco

TPST : 0h30

Photos

Contraintes familiales obligent, on avait prévu de retrouver l’équipe de Cast.5 pour le piquenique. Mais le vent soufflant tellement fort sur Bastia, rafales à 120 km/h et mer recouverte d’écume, cela nous a démotivé de faire la route pour aller s’enfumer sous le porche de Cast.3. Et puis vers 13 heures, le calme semblant revenir, on se décide à bouger mais il est un peu tard pour Cast.

Nouveau projet, la topo de la grotte de Campo al Console, relevée il y a quinze jours avait été un peu bâclée – couvre feu oblige -, pas au niveau des points topos mais il manquait des infos pour dessiner correctement la cavité. Ce sera donc l’objectif de la sortie. En plus la marche d’approche semble courte et cela promènera le chien.

On choisit donc de partir de la D82, route d’Oletta point côté 21. Il s’agit d’une piste en terre partant à droite juste à côté de l’auberge A Montana. Quelques centaines de mètres plus loin, on peut se garer facilement sur un large terre plein, face au gué permettant de traverser le ruisseau de la Concia, qui est bien à sec. En face un grillage et une porte fermée… heureusement il n’y a pas de cadenas, une simple chaîne. En face prendre la piste remontant au sud-ouest puis obliquer à gauche au niveau d’un gros chêne et on retrouve le sentier par lequel nous étions arrivés il y a quinze jours, disons 10-15 mn de marche.

Ensuite cela s’est un peu compliqué, il a fallu une bonne vingtaine de minutes à JN pour retrouver l’entrée. En fait quand on arrive par en bas, il ne faut pas prendre la première sente à gauche (on est en dessous de l’entrée) mais monter plus haut au niveau de la seconde, par où nous étions arrivés. De là descendre 20 m et la cavité se situe à gauche au bout d’une vingtaine de mètres.

Donc après s’être sorti des salsepareilles, on peut se lancer dans la topo. Véronique restera à l’entrée, Bosco étant encore un peu jeune pour son baptême spéléo. Les croquis s’enchaînent et c’est l’étroiture terminale, bien rastèg ! Mais JC avait pris les mesures.

Au passage trois euryales dans la salle concrétionnée, un petit rhino au fond, une belle Meta et un coléo qui s’est sauvé sous les pierres. Il faudra revenir pour une séance d’entomo. Cavité parcourue par un filet d’eau par temps humide et pas mal de débris végétaux entraînés.

Il ne reste plus qu’à se mettre devant l’ordi, sans croquis difficile de faire une topo réaliste.

JND

Dimanche 28 février 2021 – Spéléo, prospection, topo – Massif de Tramonti – Grotta di Campo al Console, Oletta

Dimanche 28 février 2021

Spéléo, prospection, topo

Massif de Tramonti – Grotta di Campo al Console, Oletta

Participants

  • ITP : Michèle CL., Wanda C., Albert D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L., Marie Pierre R., Jean-Louis V., Franck Z.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Les toutounettes : Nala et Ella

Tracés

Photos

Le (trop) petit massif calcaire de Tramonti avait mis l’eau à la bouche de Franck et JC lors de leur virée en VTT du mercredi précédent. Une journée de prospection est décidée pour compléter cette petite incursion karstique.

Changement par rapport au point de rendez-vous habituel, c’est depuis la Poste de Biguglia que le convoi de 4 véhicules démarre vers la plaine d’Oletta. Covoiturage minimum, 2 personnes par véhicule.

C’est ainsi que nous nous retrouvons sur le parcours VTT. JY est déjà sur place, JN nous y retrouve peu de temps après.

Rencontre et discussion avec un fils de la famille propriétaire des terrains. Ils ont prévu un piquenique près de la Funtana di e Piane, ils seront une trentaine en famille et amis. Nous en profitons bien sûr pour exposer l’objet de notre visite et demander des infos sur d’éventuelles cavités qu’il connaitrait. Effectivement il en connait qu’il tient de sa grand-mère et nous en donne approximativement la position. Nous avons ainsi une première direction à suivre.

Nous entamons la montée derrière la fontaine, dont le débit est estimé à près de 2l/mn, longeons la petite falaise la plus à l’est et Franck ne tarde pas à découvrir la première grotte. Une grande ouverture lenticulaire en biais, d’environ 5 mètres par 2, accessible par une petite escalade. Celle-ci permet d’atteindre une vaste galerie qui queute au bout d’une douzaine de mètres. La journée commence bien, nous ne serons pas fanny ! Un petit boyau impénétrable côté gauche continue sur environ 1 m, quelques « laisses » de guano ainsi que des restes de pelotes de réjection. Une belle coulée de calcite agrémente la galerie côté droit.

Nous continuons la prospection en contournant la falaise par le nord. Pas de nouvelle cavité hormis quelques abris sous roche, dont un habité par un petit rhino, ainsi qu’une belle faille. Une partie de la falaise est équipée escalade, du matériel est encore en place, l’équipement est probablement en cours.

Nous voilà maintenant aux alentours de la 2ème indication de cavité, à l’aplomb de la zone orange de la falaise centrale, mais aucune grotte n’est découverte. Jonction avec JY, HP et Michèle qui ont prospecté en vain le plateau. Un petit abri sous roche est exploré après une escalade de quelques mètres.

L’objectif est maintenant d’atteindre les cavités visibles depuis la piste « VTT ». HP est redescendu près des véhicules et nous guide vers celle qui semble la plus grande. Déception encore une fois, ce n’est qu’un abri sous roche. La corde installée pour une éventuelle descente de Franck par le haut en fera les frais, un gros pavé s’est détaché de la paroi et a atterri pile poil sur cette dernière. Cette C25 N°170 de 2016 fera ainsi 2 petites, une C13 et une C10, longue vie à ces dernières !

C’est en continuant la prospection au-dessus que JL découvre une nouvelle cavité au sud-est de la côte 148. D’une modeste longueur de 6 mètres, c’est un reste de cavité karstique qui s’est développé à la faveur d’un joint de strate vertical, donnant une forme ogivale à la galerie. Là aussi un peu de concrétionnement.

La faim se fait maintenant sentir, retour aux véhicules. Franck et JC iront rendre visite à la famille propriétaire des terrains qui sont maintenant en plein piquenique, pendant que le reste de l’équipe prépare le nôtre. Discussion avec la mère et l’oncle du fils de famille. Présentation de nos activités mais pas de nouvelles indications, échange des numéros de téléphones.

Notre piquenique est finalement installé en bout de piste au pied d’une petite falaise. Des restes de sarments et pieds de vigne nous permettent de faire un bon feu pour griller migliaccifigatelli et … chipolata que Nala attendait avec impatience !
Un Rustique à la braise termine les agapes ainsi que la traditionnelle panette de Wanda. Repus par le repas et peut-être aussi par la séance de prospection, Albert et JL nous quittent.

Deuxième objectif de la journée, visite et topo de la Grotta di Campo al Console située au nord du massif.

Cette cavité a fait l’objet de fouilles et quelques objets préhistoriques et paléontologiques y ont été découverts au début du siècle dernier (Rémy – 1950).

Nous décidons de nous y rendre directement depuis la fontaine. Nous empruntons ainsi en partie le chemin d’accès à la falaise d’escalade, et après une petite incursion dans une propriété privée nous arrivons devant la cavité, en ayant perdu Michèle et MP qui ont pris un chemin différent.

Visitée il y a peu par Michèle et JY, cette dernière l’avait été il y a plus de 20 ans par JC qui en gardait un souvenir embrumé. Une galerie déclive permet d’arriver dans la salle principale. A droite une alcôve concrétionnée où un chat avec encore son collier finit sa décomposition. Tout droit au fond un diverticule se termine après 2 chatières dans une alcôve en cloche avec des marmites de plafond, signes d’anciens écoulements karstiques. D’ailleurs, d’autres témoins de cette activité karstique se révèlent ça et là. Trois rhinos sont observés, un petit, un grand, un euryale, ainsi pas de jaloux.

Compte tenu du couvre-feu la topo de la trentaine de mètres de développement est rapidement effectuée, retour aux véhicules et chacun dans ses pénates, le couvre-feu est globalement respecté.

JCL

Samedi 6 février 2021 Spéléo, topo Faille de Pietranera, San-Martino-di-Lota – Grotte de Tresoro, Brando

Samedi 6 février 2021

Spéléo, topo

Faille de Pietranera, San-Martino-di-Lota – Grotte de Tresoro, Brando

Participants

  • ITP : Jean-Claude D., Jean-Noël D., Henri-Pierre F.

Photos

Objectif N°1 : failles de Pietranera

Situées derrière l’immeuble le Magellan sur la ligne droite de la RD 80 après Pietranera ; explorées le 22 mars 2009, Alain T. avait noté un risque d’éboulement. Éboulement qui eut lieu dans la nuit du 24 Mai 2010, écrasant 3 véhicules sur le parking. Des filets pare-éboulement avaient été posés par la suite. La topo n’a jamais été faite. Elle sera communiquée au BRGM dans le cadre de l’établissement du Plan de Prévention des Risques de mouvements de terrain dans les communes du Grand Bastia. La falaise est mentionnée dans le document d’information sur les risques majeurs de la commune de San-Martino-di-Lota.

On se rejoint devant l’immeuble et on passe derrière, au niveau du parking. La faille est bien visible en haut de la falaise mais les filets et une clôture latérale empêchent l’accès par en bas. On rejoint donc en voiture le bas du lotissement de Porraia. De là un petit chemin qui descend sur Pietranera longe le haut de la falaise et permet l’accès à la faille. HP était déjà venu en VTT repérer les lieux en décembre mais il n’avait pas osé descendre jusqu’au bout de la faille par peur de glisser et de faire le toboggan en sortie de falaise. Ce coup-ci il descend donc avec un baudard, sécurisé par une corde.

En fait la faille de 12 mètres de longueur débouche en pied de falaise. Elle est chapeautée de blocs fracturés. JN fait la topo.

En longeant la paroi côté Nord on découvre une fracture parallèle à la paroi qui prend l’aspect d’une salle de 10 mètres de profondeur. Nouvelle topo. On est dans les prasinites, les parois fracturées sont bien lisses, sans concrétions.

On remonte et on poursuit l’exploration vers le Nord. On découvre une autre fracture parallèle verticale dans laquelle on renonce à descendre. Elle se prolonge par une fracture en Z d’une trentaine de mètres, large et profonde de 3 mètres.

Les failles de Pietranera sont intéressantes d’un point de vue risque géologique. A la suite de l’éboulement de 2010 une étude géologique a dû être faite (par le BRGM ou un cabinet d’expert ?), il serait intéressant de se la procurer.

Objectif N°2 : Grotte de Tresoro

Signalée par Alain T. On aperçoit cette faille de la route, 1 km après Erbalunga, dans les rochers du Monte Tresoro. On emprunte un chemin cimenté qui permet d’accéder à quelques villas ; au bout de 150 m un cairn sur la droite marque le départ d’un sentier bien tracé qui fait le tour du mont. Après un bon quart d’heure on atteint la fracture longue de 8 mètres, haute de 6 mètres, large d’1m. Pressés par le temps, couvre-feu covid à 18 heures oblige, on renonce à la topo et on retourne dans nos pénates.

PHP