Archives de catégorie : Spéléo

Sortie spéléo

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Samedi 21 février 2026 – Grottes de Coscia et Santa Catalina

Samedi 21 février 2026
Spéléo-VTT, chiro and C°
Grotte de Coscia, Rogliano
Grotte de Santa Catalina, Sisco

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Parfois le déclenchement d’une sortie spéléo suit un parcours alambiqué.

  • D’abord une info d’Alain T. à propos d’un site préhistorique, voire protohistorique sur le mont Stanti dans le Cap
  • S’en suit un projet de circuit VTT relatif à cette info
  • Vient ensuite une demande d’info de Micca à propos de la grotte de Coscia
  • Modification du projet VTT en intégrant la cavité dans le parcours ainsi qu’un ancien moulin à vent

Il ne reste plus qu’à attendre une fenêtre météo propice.
Celle-ci se présente en ce doux samedi de février, du soleil et surtout pas de vent, ce dernier étant parfois redoutable dans le Cap.

Départ du port de Macinaggio et direction Rogliano par la route.
Premier détour pour la visite de l’ancien moulin à vent San Bernardinu. Celui-ci est décapité mais le premier étage est encore accessible par un escalier subcirculaire, 2 meules sont encore en place. Des fenêtres permettent une vue panoramique englobant Tomino, Rogliano, Macinaggio et le Cap.
Nous nous apercevons alors que l’escalier menace de s’effondrer, des étais en bois retiennent plus ou moins les pierres qui le constituent. Il est dommage de laisser ce patrimoine historique se dégrader ainsi.

Remontée vers la route, puis un raccourci par le maquis et direction maintenant le mont Stanti.
Petit arrêt à la modeste chapelle Sant’Erasmo où seul l’autel permet de classifier visuellement ce monument en ruine.
Prochaine étape le mont Stanti, accessible par un raidillon … bien raide. Là aussi le panorama à 360° sur Le Cap est magnifique.
Après un peu de prospection Micca repère le « fameux » menhir en schiste dans le pourtour d’un enclos en pierres, bien caché par les lentisques. Attribué à une période protohistorique, ce dernier ferait bien rire Obélix.

S’en suit une belle descente sur piste vers la côte et poursuite de notre périple par le sentier des douaniers.
Cala Francese, Cala Genovese, rade Santa Maria, petit salut aux iles Finocchiarola, plage de Tamarone et enfin la pointe de Coscia avec un détour vers la grotte éponyme.
Les portes métalliques de ce site archéologique brillent par leur absence. Visite rapide avec 6 petits rhinos et 1 grand comptabilisés.
Descente jusqu’au porche de la grotte des Embruns, mais faute de vêtements adéquats cette dernière ne sera pas visitée.

Nous reprenons le sentier des douaniers jusqu’à la plage de Macinaggio et la capitainerie. Fin du périple VTT après 5h00, 21 km, 500 m D+ et de beaux souvenirs plein la tête.

Après un rapide casse-croûte nous reprenons la voiture vers la grotte de Santa Catalina.
Visite rapide là-aussi avec pour objectif la pose un capteur Radon* en vue de mesurer sa présence dans certaines cavités insulaires.
Nous y comptabilisons là-aussi 3 petits rhino, 1 grand et 1 minioptère.

Retour vers le sud après une journée bien remplie et d’autres projets combinant spéléo et VTT en tête.
JCL


*Compléments d’info avec quelques données recueillies par Wanda et HP à propos du radon :

Les facteurs de diffusion du gaz radioactif radon produit par l’uranium des roches sont complexes. Les taux maximum de radon se trouvent au printemps et en automne dans les grottes, les alternances de circulation d’air (entrée/sortie) augmentant, les taux minimums en hiver. Le remplissage du karst joue un rôle important.
Il semble que plus un calcaire contient de sable (calcaire gréseux) et surtout d’argile (calcaire marneux) plus il est radioactif. Probablement si les calcaires sont encaissés dans des schistes les taux de radon sont plus élevés.
Les taux maximum se retrouvent donc dans des grottes mal ventilées, à remplissage important, avec présence d’une faille et proximité de roches granitiques ou schisteuses.
Les premières touchées par le radon sont probablement les hôtes habituels des grottes, les chauves-souris et les professionnels de la spéléo, pas les amateurs.

Une cartographie du potentiel radon des communes a été réalisée par l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire (IRSN) :

Catégorie 1 :
Communes localisées sur des formations géologiques présentant les teneurs en uranium les plus faibles.
Formations calcaires, sableuses et argileuses consécutives à des grands bassins sédimentaires et à des formations volcaniques basaltiques.

Catégorie 2:
Communes localisées sur des formations géologiques présentant des teneurs en uranium faibles, mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon depuis la roche jusqu’à la surface du sol, augmentant le risque pour les bâtiments (failles importantes, ouvrages miniers souterrains…).

Catégorie 3 :
Communes qui, sur au moins une partie de leur superficie, présentent des formations géologiques dont les teneurs en uranium sont estimées, plus élevées que les autre formations (massifs granitiques, certaines formations volcaniques mais également certains grés et schistes noirs).

Wanda-HP


Dimanche 1er février 2026 – Grotte de Altiani, Piedicorte-di-gaggio

Dimanche 1er février 2026
Spéléologie, Grotte de Altiani, Piedicorte-di-gaggio

Participants :
– ITP : Catherine B, Jean-François B, Antoine B., Christophe C. Antonio E, Adriana G, Franck Z.

TPST: 5H

Un départ à 8H de Bastia pour Adriana, Antonio et Anto qui retrouvent Franck à Biguglia.
Le matériel perso ainsi que les cordes sont chargés dans le camion à Franck qui récupère Cathy, Jean-Fran et Christophe regroupés à Lucciana.
Un arrêt impératif à Aléria pour le café et le pain et nous reprenons la route.
Arrivés à Altiani, nous retrouvons Jean-Yves C qui nous met au défi de passer la boite aux lettres.
Nous rejoignons l’entrée du gouffre à 11h30.
Les cordes ont été préparées la veille, en suivant précisément la topo et en prenant de la marge, dans des minikits plus facile à transporter.
Cathy se charge d’équiper le premier puit, le P5 mais n’avait pas vu un split rajouté pour éviter les frottements; ça sera corrigé ensuite, mettant en évidence une mini main courant permettant d’y accéder.
Antonio se charge d’équiper la dance africaine avec la 35m sous la vérification et les conseils de Franck qui le suit.

Pendant ce temps, un gros travail de démaquisage est effectué par Anto et Jean-Fran.
Anto nous rejoins et passe devant Franck pour guider antonio sur l’équipement.
Hélas la corde se retrouvera trop courte pour finir d’équiper le tout dernier petit puit au dessus du gros rocher à escalader…
La dernière corde de 20m prévue pour la boite aux lettres est « sacrifiée » pour poursuivre la progression jusqu’à l’entrée de celle-ci, que nous ne pourrons par conséquence, pas faire.
A retenir de prévoir 10 mètres de plus pour la danse africaine.

Au retour, sous nos yeux attentifs, Anto procède à la mise en place de 2 splits au dessus de ce rocher à escalader afin d’y refaire un Y.
Puis le retour se passe sans trop de difficulté, Anto déséquiper le dernier puits ainsi que la dance africaine; Christophe le premier puit.

A noter que la grotte était plutôt fraiche et humide et les personnes se refroidissaient rapidement.
Adriana et Jean-Fran ont fait quelques montées et descentes pour se réchauffer puis Jean-Fran restera au soleil à l’extérieur.

Nous terminons de manger sur le promontoire au moment ou le soleil commence à disparaître.
Nous débriffons sur le travail effectué, le choix des minikits finalement pas pratiques du tout, des longueurs de cordes.

Nous n’allons pas en rester là !!

 

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Dimanche 25 Janvier 2026 – Cast 2 – Oletta

Dimanche 25 janvier 2026
Spéléo – Comptage CV
Castiglione, Saint Florent

Participants : 
ITP : Sandra A., Cathy B, Antoine B., Adriana D. C., Antonio E. G., Laureen N., Benoit R., Vanessa et Louis-Mathis S., Franck Z.

TPST : 4h

Initialement il était prévu de faire un exercice secours, mais les plans ayant changé nous décidons de faire une sortie spéléo à Cast 2, au programme visite de la cavité (les deux réseaux) mais aussi comptage des chauves-souris, Cast 2 refermant un certain nombre de chiroptères.

Le rendez-vous est pris au local, mais avec la participation de quelques topis la veille pour réunion entre GCC et la LISC, il n’allait pas être facile de regrouper plus de monde.

C’est ainsi qu’on se retrouve avec uniquement un seul 4×4 pour 10 participants, autant dire qu’il va falloir faire navette pour traverser l’Aliso qui soit dit en passant à un bon niveau d’eau suite aux pluies de la semaine.

Nous arrivons tous devant l’Aliso vers 9h45, j’ai longtemps hésité avec le 4×4 pour traverser l’Aliso avec ce débit d’eau et c’est sous le coup des mots d’Antoine (tkt on est passé avec pire !!) et sous la traversé de la rivière par Laureen à pied pantalon remontée pour voir le niveau d’eau, que je décide de « prendre le risque » tout d’abord avec uniquement Antonio et Louis-Mathis, le passage est impeccable avec une légère sensation de mouvement dans le volant, mais ça passe tranquille, j’amorce donc la navette pour faire passer le reste des membres.

Une fois la rivière traversé une bonne partie vont vers Cast 2 à pied pendant dans le 4×4 tout le matériel est transporté. Nous arrivons au petit « parking », l’incendie d’octobre a clairement nettoyer le passage, il suffit d’aller « tout droit ».

On s’équipe et on propose à Cathy d’équiper sous le regard d’Antoine, de moi-même mais aussi des autres pour lui donner des bons conseils en vue de son stage fin février.

Une fois équipé, je descends et je pars visiter le réseau classique pour compter les chiroptères pendant que les autres entreprennent leur descente, les cordes en fixes sont toujours en bon état, je me suis arrêté après le plan incliné, trouvant que la corde sur la section de montée suivante frottait trop sur la roche pendant que je montais pour voir si tout au fond il y avait des chiros, bon au moins si ils en avaient elles n’ont été pas dérangé et ayant suggéré aux autres de pas aller plus loin car la corde frotte trop.

Durant mon passage j’ai donc compté 10 Chiros (incapable de dire quel type de chiro), Antoine lui en a compté 11, et comme je ne suis pas allé tout au fond, on peut donc supposer 11+ dans le réseau classique.

On amorce le retour, Cathy était en train d’équiper le réseau secondaire pendant que nous visitions le réseau classique, A titre perso je m’arrête là, le passage de la chatière c’est pas pour moi.. ce sont donc engagé tout le monde pour ce réseau et moi en attente devant l’entrée, face à ce courant d’air, en pensant être un peu plus au chaud. Au final je décide de remonter et d’attendre les autres dehors.

Une fois dehors, je suis accueilli par la pluie, fine au départ puis trombe d’eau dans le quart d’heure suivant, j’ai fait quelques aller/retour pour mettre à l’abri les quelques sacs en tissu qui prenaient l’eau, les autres membres sont sortis du puit juste quand la pluie s’est finalement calmé.. mais ce fu que temporaire

Nous décidons tous d’aller manger au porche de cast 3, mais c’est sur le chemin qu’une autre trombe d’eau se déverse sur la zone, prenant peur pour l’Aliso qui pouvait monter, on décida d’aller manger au local et au chaud.

On finira donc cette sortie autour du traditionnel apéro/bouffe au local à 16h

Benoit .R

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Samedi 24 janvier 2026 – Visite chiro et réunion LISC-GCC – Omessa

Samedi 24 janvier 2026
Spéléo, visite terrain chiro
Grotte de Supietra, failles diverses – Omessa
Réunion LISC-GCC, Omessa

Participants
ITP : Michèle C., Wanda C., Éric G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
GCC : Gregory B., Michèle C.

TPST : 1h00

Suite à la réunion du COmité de PILotage du Plan Régional d’Action en faveur des Chiroptères, il avait été convenu d’une réunion entre le GCC, animateur de ce plan, et la LISC, membre du COPIL.
Après avoir pu convenir d’une date conciliant les agendas des participants, le rendez-vous est fixé au local du GCC à Omessa.
Si seul Greg représentera le GCC, côté LISC c’est une armada qui se rend à Omessa. Michèle spécialiste des chiro avec les 2 casquettes GCC et LISC, Wanda et HP en tant que membres de la commission scientifique, Éric et JC en tant que président et président-adjoint.
Une visite terrain avait été convenue, la météo est annoncée belle le matin, pluvieuse l’après-midi, on commencera donc par le terrain.

Direction Caporalino et un des gites majeurs d’hibernation des minioptères en Corse. L’accès est très pentu, nous faisons quelques détours qui serviront également à prospecter le secteur. La faille est enfin atteinte, le puits de 18 mètres est équipé. Seuls Greg, Éric et JC descendront afin de déranger le moins possible les chauves-souris. Un premier essaim de 200 à 300 minioptères est présent sous un plafond quelques mètres sous l’entrée.
Arrivée sur un grand plan incliné à mi-chemin entre le bas et le haut de la galerie. Greg comptabilise rapidement les autres chauves-souris. Parmi celles-ci une colonie rare et exceptionnelle d’environ 150 grands rhinos, accompagnés d’une trentaine de minioptères.
En bilan il s’avère que la cavité est beaucoup moins habitée qu’à l’habitude, il y a parfois été dénombré plusieurs milliers de chauves-souris.
Remontée rapide en repérant de quelle façon cette cavité pourrait être équipée en cas de secours. Aucune difficulté, un atelier contrepoids suffit pour la partie verticale avec pose de 2 amarrages et utilisation d’une grosse branche d’arbre. La reprise de charge pour la sortie est également facilement réalisable.

La montée continue vers Supietra qui est rapidement visitée, peu de chauves-souris présentes.
Descente vers la plaine par un autre versant avec visite d’une belle fracture, absente de nos souvenirs. Une trentaine de mètres de développement avec une lucarne donnant sur l’extérieur par un balcon. Juste quelques petits rhinos présents.
Retour au local pour casser la croute en mode auberge espagnole.

Réunion LISC-GCC
Les cavités souterraines étant un territoire partagé, grosso modo entre les espèces cavernicoles et les spéléos, il convient d’établir des règles de cohabitation dans ces espaces. Si les chauves-souris ne sont pas très enclines à respecter des règles il en est autrement des humains qui sont censés être capables de se contrôler.
C’est donc aux spéléos de s’adapter et c’est entre autre l’objet de cette réunion avec une éventuelle actualisation du calendrier chiro.

  • Le partage peut être de nature temporelle, on peut y aller lorsque le risque de dérangement est minime. Il est aussi spatial, on évite les secteurs où elles se regroupent pour hiberner, se reproduire ou mettre bas
  • Certaines cavités peuvent avoir leur plage de restriction allongée, mais l’inverse est également possible
  • Continuer la concertation avant tout exercice spéléo-secours. Il est bien compris que l’équipe SSF doit connaitre les différentes cavités à risques afin de mieux se préparer en cas de gros pépin
  • Le panneautage de certaines cavités et le projet de repérage des cavités intéressent le GCC. Une recherche de financement est lancée
  • Des suivis de gites à chiros et la réalisation d’enregistreurs TeensyRecorders sont également envisagés
  • Si quelques tensions apparaissent entre les spéléos et les groupes chiroptères sur le continent, la situation est plutôt saine en Corse

La nuit est tombée depuis un bon moment lorsque nous nous séparons en nous promettant de renouveler ce genre de rencontre.

JCL

2026-01-11-Falaise-A-Tozza-CC-005

Dimanche 11 janvier 2026 – Entrainement falaise – A Tozza, Patrimonio

Dimanche 11 janvier 2026
Spéléo, entrainement falaise
A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Christophe C., Wanda C., Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Benoit R., Franck Z.

Premier entrainement en falaise de l’année, le programme est habituel :

  • Equipement de voie : Cathy pour la voie d’initiation, Christophe pour la voie des Oliviers, Adriana et Antonio pour la voie du dièdre
  • Passages de nœud et conversions à volonté
  • Dégagement d’équipier

Dans un premier temps et en vue de la future grande tyrolienne qui sera installée dans le cadre d’un entrainement secours, Albert, HP et JCL iront à la recherche des spits perdus. Ils avaient été plantés en 2016 pour tester la dumette https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2016.htm#Samedi_16_avril_2016
D’abord ceux du bas, de l’autre côté du talweg. Il aura fallu une bonne heure pour retrouver et déboucher les 3 pour la tyro et les 2 pour la « corde à linge ». Ils ont bien résisté au temps et ils sont en bon état. Un boulon plastique est mis en place. Il n’en faudra que 3 pour l’arrivée de la future grande tyro.
Retour vers la falaise en dégageant le chemin d’accès que le maquis commence à reconquérir.
Les 3 spits d’en haut sont également retrouvés, après élagage des branches mortes du petit olivier à proximité de la voie d’initiation. Cette opération aura également permis d’avoir de quoi démarrer le feu. Ils sont aussi en bon état, mais la tyrolienne partira probablement depuis la voie des Oliviers, plus facile pour gérer le transfert de la civière depuis l’atelier contrepoids.
Cette tyrolienne fera environ 140 mètres de long et traversera le talweg, à condition qu’on puisse faire passer la corde au-dessus des arbres, ils ont grandi depuis 2016 !
Puisque du bois a été coupé il n’y a plus qu’à allumer le feu.
Un petit vent frisquet nous conseille fermement d’installer la salle à manger côté sud, à l’abri de la tour et en plein soleil.
Ainsi, bien installés, nous profitons de ces chauds rayons en dégustant quelques grillades, charcutailles et autres mets qui feraient hérisser les cheveux d’une diététicienne.
Retour en pied de falaise par la voie des airs et en bonus Benoit nous fait une démonstration de la technique d’escalade dite « Yoyo ». Elle ne nécessite qu’une une simple cordelette de 6mm et des pulses, en plus bien sûr d’une corde d’escalade et de mouskifs. L’avantage est qu’elle nécessite moins de matériel par rapport aux barres Raumer, mais ces dernières permettent des avancées plus grandes.
Pour finir, Anto fera une démonstration d’une technique canyon de débrayage d’un équipier depuis le bas.
Retour au local pour ranger le matos et se réhydrater.
JCL

Dimanche 28 décembre 2025 – Spéléo-rando – Ducati, Suterratta – Barbaggio

Dimanche 28 décembre 2025
Spéléo-Rando – visite, initiation, chiro
Grotte Ducati & Suterratta – Barbaggio

Participants
ITP : Sandra A., Michèle C., Wanda C., Albert D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Noël R., Marie-Pierre R., Alexia S. B.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 1h00

Une bonne journée
Effectivement elle était bien bonne celle-là, cette journée de balade. Et en plus avec une belle journée ensoleillée.
Elle était prévue comme sortie d’après AG, mais ce sera finalement une sortie de fin d’année. Une sortie qui permet de rassembler un maximum de membres du club, une sortie pleine nature avec une petite rando et un peu de spéléo, sans prise de tête.

La nature, on aime ça au topi. On aime s’en approcher, on aime la côtoyer, on aime la parcourir, pour finalement la pénétrer. Bon, on se calme les psychanalystes de comptoir 😀

Le programme est donc simple : rando, spéléo, figatello 🙂

Le Sentier des Balcons a été ouvert en 2024 dans le cadre du programme Grands Sites de France. Il chemine entre le belvédère de Barbaggio et la route de Gregogna à Poggio d’Oletta. Il offre de belles vues sur la plaine du Nebbio et passe à proximité de Grotta Ducati. Il n’en fallait pas plus pour organiser cette sortie spéléo-rando.
C’est l’option aller simple qui a été choisie et dans le sens montée, Dumè ayant averti de la présence de quelques dalles glissantes, plus facilement gérables en montée qu’en descente.
Nous rejoignons donc le départ avec 3 véhicules, les autres sont laissés à l’arrivée pour la navette.

Le sentier est bien tracé, la pente est globalement modérée. Nous effectuons un petit détour pour visiter un pagliaghju, faible intérêt. Quelques ruisseaux sont à traverser sur le parcours, les dernières pluies laissaient à craindre quelques difficultés pour les franchir, finalement un seul bain de pieds pour l’un d’entre nous, mais aucun bain de siège 🙂
Visite également de la maison de l’Évêque. Datant du Moyen-Âge, elle était la résidence secondaire des évêques du Nebbiu qui y montaient pour s’éloigner des marécages malsains de St Florent et de la malaria en particulier.

Nous voilà maintenant à quelques mètres de Ducati, mais un mur de salsepareilles nous en sépare. JC tente un contournement et atteint l’entrée par le haut, ce qui permet de guider le reste de l’équipe et d’ouvrir un accès direct depuis le sentier.
Pendant qu’Albert tente une autre approche le reste de l’équipe s’enfile dans la cavité (on se calme là-aussi…). La cavité ne fait que quelques dizaines de mètres de développement mais on prend notre temps. La petite source intérieure est active, l’eau sourd de la paroi concrétionnée et s’écoule sur les petits gours. Seulement 4 petits rhinos sont comptabilisés et une tarente en brumation est blottie dans une anfractuosité.

Retour sur le sentier, Albert est récupéré et la rando peut continuer. Un dernier rapaillon et voilà le belvédère de Barbaggio où HP nous attend.
La navette est organisée et tout le monde se retrouve devant Suterratta. La végétation reprend ses droits et le site aurait besoin d’un petit nettoyage. Le barbecue est reconstruit et le feu allumé. JY et Michèle partent en explo dans la cavité et ressortent ravis, 3 Euryales sont comptabilisés. Une partie de l’équipe les remplace mais ils n’iront eux aussi que jusqu’au grand puits.

C’est maintenant la 3ème mi-temps, c’est l’heure de ripailler. Les topi aiment la nature et tous les plaisirs alimentaires qu’elle peut offrir. Pas moins de 3 figatelli et autres grillades, divers fromages, panette, panettone, chocolats permettent de quitter bien repus ce haut lieu de la spéléo insulaire.
Chacun rejoint ses pénates, avec une étape au local pour certains.
JCL


Quelques impressions de Sandra dont c’était la première sortie avec les topi en tant que membre :

Petite journée rando avec visite de deux cavités,  le tout en bonne compagnie, sous le soleil avec une vue magnifique, sans oublier le barbeuc, que vouloir de plus. A renouveler.
Merci à tous pour l’intégration👍
Sandra


 

Samedi 6 et dimanche 7 décembre 2025 – JNSC spéléo, initiation Cast 1, Oletta

Participants samedi
ITP : Cathy B., Jeff B., Antoine B., Michèle C., Dominique D., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Antonio E. G., Eric G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Benoit R., Franck Z.
Initiés : Manon A-C., Santu F., Nathan G.,  Julie L.,  Gaia M., Pierre P., Nathalie S.

TPST : 2h00

Participants dimanche
ITP : Cathy B, Jeff B., Antoine B., Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D.,, Albert D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-pierre F., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Antoine R., Alexia S.B., Franck Z.
ITP initié : Quentin D.
Initiés : Claire D., Micka F., Dumé F., Steven R., Robin S.

TPST :  1h30


Samedi : JNS

Suite à l’incendie sur la plaine d’Oletta, lors des JNS d’octobre, nous avions quitté le site précipitamment, laissant les initiés sur leur faim. Nous avions à cœur de réorganiser une journée avec eux. Quelques un ont répondu présent. La météo est clémente avec nous : le ciel est dégagé et le soleil brille.

Une présentation rapide de la journée est réalisée sur le parking. Puis encadrants et initiés se dispatchent dans les 4×4  pour prendre la piste qui mène au gouffre du pylône. Nos initiés du jour sont enthousiastes. Sur place le matos est installé. Franck et Pierre présentent le matériel puis équipent, avec l’aide de Cathy, nos impétrants. Quand aux autres, ils équipent la cavité.

Pour l’occasion, le porche d’entrée de Cast3 est équipé pour un essai réel du matériel. Pierre, Pulpy et Franck se chargent de présenter l’installation, l’utilisation du descendeur, et des bloqueurs.

Le parcours est classique mais raccourci : la vire de la salle de la chèvre est shuntée. L’entrée 1, le P13 du réseau de la chèvre, la tyrolienne jusqu’au plateau à escargots et pour finir la remontée vers l’entrée 2.

La remontée, parlons-en, elle laissera des traces chez certaines candidates. Julie, au bout de sa vie, se fera assister, voir tracter, pour la remontée du P8 par Jean-Claude  puis par Franck et Anto pour le P7.  Julie gardera tout de même son sourire et sa bonne humeur jusqu’à la sortie. Tous semblent heureux d’avoir effectué cette traversée. Pendant ce temps là, Dumé est partie faire de la désob quelque part sur le massif. Mais il sera à l’heure pour l’apéro et l’allumage du barbecue.

Cette belle journée s’achève dans la tradition des Topis par un un banquet sur notre aire de ripailles.

 

Dimanche : Initiation

Nous profitons de la cavité équipée pour faire découvrir la spéléo aux amis ce dimanche. La météo est également bonne ce jour.

Comme la veille, le café est pris au point chaud face au « Leclerc » d’Oletta puis nous regagnons nos initiés, vers 9h00.

Arrivé au pied du pylône, Franck présente le déroulement de la journée, le parcours. Puis Nono, en bon narrateur, explique le matériel utilisé en spéléo.

Anto B., Pierre et  Franck prodiguent la bonne parole autour du porche de Cast 3, les initiés sont attentifs.

Le parcours reste identique à la veille.

Concernant la remonté tous sortent de la cavité sans trop de soucis cette fois-ci. La cavité est déséquipée dans la foulée.

Par ailleurs J.C.L a mis en place trois A.F (amarrage foré) à hauteur du petit plan incliné en haut du P8, permettant à l’encadrant d’installer une corde et se longer afin de ne pas gêner la progression de l’initié. La nouvelle tête de puits permet dorénavant d’installer une corde  pour porter assistance lors de la  remontée d’un initié par exemple. Un autre AF a été percé dans ce puits pour installer une déviation.

De même suite, un A.F a été percé dans la salle du veau afin de créer un départ de main courante.

Le nombre conséquent de topis présent ce jour a permis de créer un autre groupe, constitué de JCD, Albert et Arnaud, qui le temps de l’initiation ont effectué de la désob. Au programme : purge du plafond de l’entrée de Cast 22 qui était instable et agrandissement de l’entrée.

Après un bon repas méridien et de longues palabres, nous regagnons le local vers 17h00 pour ranger le matos d’initiation ainsi que celui utilisé vendredi pour la JIBV.

Bilan de ces 2 journées :

  • 12 Initiés.
  • 23 Topis.

Impression d’une initiée :

Message écrit par Julie à Alexia :

« Coucou Alexia, comment te dire …c’était …super dur! J’ai fini hissé jusqu’au sommet par un gars en haut qui me tirait, z’ont sorti le matos d’extraction exprès pour moi😅.Vas y pousse qui disaient mais moi suis pas très costaud des jambes, bref une galère. La journée a été somme toute très agréable, c’est joli a l’intérieur…. »

Franck

 

 

Samedi 15 novembre 2025 – Exercice secours Cast 1 – Oletta

Samedi 15 novembre 2025
Spéléo, exercice secours
Cast. 1, Oletta

Participants
ITP : Cathy et Jean-François B., Antoine B., Arnaud B., Christophe C., Albert D., Dominique D., Amal D., Eric G., Jean-Claude L. M., Pierre L., Nicolas M., Laureen N., Noël R., Benoit R., Vanessa S., Alexia S. B., Franck Z.

TPST : 6h00
Évacuation victime : 1h08

Sommaire


Introduction
Pour les équipes spéléo-secours le mois de novembre est habituellement un moment fort de l’année. Le programme annuel est généralement composé de 3 temps forts, un entrainement en falaise au printemps, suivi par un exercice souterrain quelques semaines plus tard,  et enfin le grand barnum automnal. Ce dernier voit également l’implication des pompiers, de l’ADRASEC et des autres forces constituées si besoin.

Pour cette année 2025 nous avons effectué 2 entrainements à l’air libre, un le matin de l’AG LISC et un autre en falaise au mois de mai. Le barnum est oublié et c’est finalement un exercice souterrain qui le remplacera.

Grande mobilisation des topi puisque 17 membres se sont impliqués dans cet exercice et se retrouvent sur site. Ce dernier devait se dérouler dans Cast 2 mais les chauves-souris en ont décidé autrement puisqu’elles sont obligées de prolonger leur activité, travailler plus pour gagner plus ... De toutes façons elles ne feront comme d’habitude qu’une seule portée cette année, mais dame Nature a décidé de rentabiliser ses investissements.

C’est donc finalement Cast 1 qui sera le cadre de nos exploits de secouristes.

Un parcours inédit est défini, un malheureux spéléo fait une chute de 8 mètres dans le puits Nala, et par chance ne souffre que d’une fracture à la cheville. Un point chaud sera installé in situ en haut du plateau à Escargots. Portage descendant jusqu’à la base du P9, tyrolienne jusqu’en haut du P8 de la chute, reprise en contrepoids dans le puits artificiel, puis reprise de charge extérieure. L’étroitesse du puits artificiel oblige d’innover et de tester l’usage de 2 contrepoids successifs, 1 au-dessus dans un premier temps, puis un 2ème qui reprend la charge en-dessous.

Préliminaires
Benoit et Christophe se chargent d’équiper la cavité, parcours traditionnel pour le premier, puits artificiel pour le second.
Mise en place du scénario :
Albert est envoyé seul sur la scène théâtrale. Seul ??? Que nenni, je m’y colle en l’absence de volontaire pour assurer cette fonction annexe, et pour ne pas descendre les mains vides je prends massette, burin, trousse à spits et perfo. Quelques acrobaties plus tard le blessé est en place au bon endroit (ce coquin voulait pimenter le scénario en descendant en bas du plan incliné …).

Le puits est maintenant occupé par les membres de l’équipe ASV. J’en profite pour vérifier les anciens spits tête de puits et échelle, un seul est utilisable. Redescente vers la base du P9, l’installation d’une tyro s’avère plus compliquée qu’envisagé, elle aurait nécessité la pose d’au moins une déviation sur cette dernière. Finalement c’est le plan B qui sera proposé avec un atelier contrepoids sur le P9, translation en reprise de charge jusqu’en haut du P8 de la chute, puis reprise de charge comme prévue au scénario original.

Retour en haut du P8 en m’insérant entre les équipes ASV et transmission. Trois amarrages naturels proposent gentiment leur service pour l’atelier contrepoids. Ils sont un peu bas mais ça devrait le faire avec un accompagnement de la civière. Un 4ème amarrage foré est ajouté afin de mieux centrer le répartiteur dans le puits.
JCL

Compte-rendu de l’équipe 1
Composition de l’équipe ASV : Equipe 1
C/E : Alexia
EQ : Amal, Cathy, Vanessa (Equipe exclusivement féminine)

Mission : Se rendre au contact de la victime, installer un point chaud, réaliser un bilan secouriste, assurer un brancardage assuré par un frein de charge, accrocher la civière à l’atelier suivant, rendre compte des mesures prises.

Déroulement chronologique : Présentation du rôle de l’équipe ASV et du contenu des malles dédiées à destination des nouvelles recrues ASV (Cathy et Vanessa)

Préparation des kits : Point chaud, soins, nourriture.

Engagement sous terre 12 h 00.

Contact victime à 12h 20 environ.

Réalisation du premier bilan : lésion cheville droite. Aide au déplacement pour une mise en sécurité de la victime au niveau du plateau à escargots. Réalisation d’un point chaud à l’aide de couvertures de survie. Mise en place d’une attelle « boston ». Une découverte pour Vanessa qui s’est vite familiarisée avec ce nouveau dispositif d’immobilisation.

Dès la mise en place du SPL, transmission du 1er bilan, puis surveillance de l’aggravation de l’état de santé de la victime.

Dès l’arrivée de la civière, et avec l’accord de la victime nous avons procédé à sa mise en place nous en avons profité pour former Vanessa et Cathy à l’installation d’une personne dans la civière spéléo. Transmission du bilan N °2.

Arrivée du renfort assuré par le trinôme « transmission et apport de civière » pour assurer la partie brancardage. L’arrivée d’un autre binôme chargé d’améliorer le cheminement a été grandement apprécié.

Dès le top départ de la civière annoncé, accrochage de la civière sur un frein de charge guidé par Benoit, puis brancardage dans la descente vers le bas du P9. Accrochage sur la corde de traction au contrepoids de l’atelier suivant. Demande d’aide par Jean-Claude, pour assurer le bon fonctionnement de l’atelier contrepoids en ajoutant des kilos par traction sur la corde.

L’opération s’est renouvelée au bas du P7 sur une demande d’Antoine, Benoit s’est chargé de cette nouvelle mission. Une fois la civière reprise par l’atelier extérieur, nous avons démonté le point chaud reconditionné les kits et entamé la remontée par le cheminement habituel.
Alexia

Compte-rendu de l’équipe 2
Composition de l’équipe transmissions : Équipe 2
C/E Eric
AQ Jean François

Mission : assurer les communication entre tous les ateliers

Engagement sous terre : de 12h15 à 18h15

S’il est une aventure encore plus collective que les autres en spéléo c’est bien l’exercice secours. Aussi me faut-il apporter ma pièce à celle du CR, puisque j’en fus.

1er retour sur site depuis quelques semaines où le départ fut précipité, poussé par un souffle chaud. On n’avait pas le feu au cul mais ce n’était pas loin.

Comme toujours, en ces cas, triste spectacle, que la découverte des meubles intacts n’adoucit vraiment pas.

Faut y aller… Distribution des équipes par Nono et Pierre.

Bien que n’étant pas un novice il me faut quand même un rôle pas trop engagé, surtout éviter le suraccident. On cherche des volontaires pour les trans.

Terme qui m’a toujours paru chargé de mystère, aucunement lié à une quelconque transformation mais plutôt à la magie qui s’attache à ces communications souterraines. Pour Jef c’est plutôt le côté technique qui l’attire sur ce poste. Nous voila donc de l’équipe 2

Explication méthodique du fonctionnement des SPL … des émetteurs récepteurs.  Pour l’instant la technologie sans fils est toujours dans les limbes, ce qui pour un monde de la terre n’est pas l’idéal.

Les fils ont une couleur à respecter semble-t-il. Sous peine d’électrocution de l’ensemble du groupe ? Prudence. Nous prévoyons large : un kilomètre de câble, on devrait pouvoir arriver à faire la jonction, Jeff s’occupera des connexions, pour ma part je m’occuperai du cheminement du câble, dont on nous a bien précisé qui ne fallait retenir qu’une chose : ne pas entraver la progression de la civière.

C’est l’attente au pied du PiCi, on serait bien descendu plus tôt pour anticiper mais le principe reste : c’est l’ASV qui arrive la première au contact de la victime. En patientant on retourne dans notre tête les ateliers prévus, mais avec ou sans tyrolienne ? On avisera en fonction des choix des chefs d’ateliers.

Ca y est la dernière tête de l’ASV a disparu, départ. “Un kilomeeeetre à pied, c’est long”, mais 1 kilomètre de câble c’est lourd, pendu entre les jambes, le touret balotte mais laisse les mains libres, cela peut-être utile sur corde.

Faut se jeter, on connaît heureusement le trou et l’on sait que cela passera, dans un autre contexte cela aurait été à réfléchir, on se repartit finalement les SPL pour aller plus vite. Je dois installer le quatrième, celui du premier contact, Jeff se chargera de celui du ressaut, enfin c’est c’est ce que je pense avoir dit mais pas forcément verbalisé.

La suite est une progression en terrain connu mais où il faut visualiser le passage de la civière et des équipes afin d’éviter un arrachage de câble ou mieux  un équipier pendu au câble se serait délicat. Contact ! Albert bien entouré semble s’être consolé de ne pouvoir participer aux ateliers, Branchement des derniers connecteurs récalcitrants, Jeff arrive, rapidement on s’aperçoit qu’une mauvaise communication sur la couche applicative (la couche physique a été parfaitement installée) a induit un oubli de poste en haut du P9. Jeff remonte faire l’installation. Dans une cavité plus importante cela aurait été problématique, la manip prend quinze minutes mais c’est une erreur qui doit servir : bien vérifier la réception des messages verbaux même sans fil.

Mission pratiquement terminée, nous sommes à disposition de l’équipe, pour moi affectation à la taille des escaliers sur le plateau des escargots où  il est finalement décidé de faire partir la civière. Jeff aide aux ateliers.

Guide à la remontée de la civière où Albert voit la paroi se rapprocher dangereusement, on lui évite un bisou paro. Le touret qu’on ne surveillait plus, en profite pour poursuivre la visite et descend dans les tréfonds de la cavité, heureusement on n’est pas sur Ghisoni. La recherche côté salles des escaliers est rapidement fructueuse. De de son côté Jeff est avec Antoine sur le ressaut, entre la civière et le rocher il aide à la difficile verticalisation où second bisous paroi pour Albert. Je suis, de mon côté, remonté à la base du puits pour le second passage qui coince, la baïonnette, Albert frotte un peu, se plaint modérément, mais ça passe, c’est vrai que les parois grattent un peu

Redescente rapide pour déposer le câble, où l’on s’aperçoit que Jeff est d’une rare méticulosité. Dans la remontée du poulailler, la jarretière est attachée tous les cinquante centimètres, le démontage s’avérera aussi long que la mise en place. Sans doute pourquoi, si le bilan loue la qualité des communications haut fort et clair, le temps passé s’est avéré un peu long, l’oubli du poste 2 y est sans doute pour un peu.

Maintenir la qualité mais accélérer la mise en place et bien échanger au sein de l’équipe. Conclusion de l’équipe 2

Compte-rendu de l’équipe 3
Composition : JCL (CE), Anto, Christophe, Laureen
Renforts : équipe ASV pour le contrepoids, Benoit pour le contrepoids du P8, JF pour le guidage de la corde de reprise vers le P7 de sortie.

Mission modifiée : évacuation de la base du P9 jusqu’en haut du P8 avec translation entre les 2 puits.

Installation de l’atelier contrepoids du P9 : la corde de progression est transférée sur les anciens amarrages, libérant ainsi 2 broches pour le répartiteur. Une pulse est ajoutée en face, le répartiteur est installé. Longueur limite de ce dernier, on aurait pu (dû) demander l’envoi d’une corde supplémentaire pour le rallonger, ou poser un mousqueton supplémentaire sur la pulse (le mouskif était dispo …). Là-aussi un accompagnateur sera nécessaire pour guider la civière sur la paroi. Anto termine la pose du répartiteur du P8.

Évacuation
L’évacuation démarre, Christophe régulateur, Laureen … contrepoids (faut bien pimenter la sauce 😀 ). Comme prévu elle sera un peu légère pour faire monter la civière, demande d’aide à l’équipe ASV qui ajoutera les kilos nécessaires au fonctionnement du contrepoids.

Reprise de charge par l’atelier suivant composé d’Anto régulateur, en position pas très confortable, et Benoit contrepoids. La poulie du P9 se met un peu en travers, un émerillon aurait été utile. La translation se déroule correctement, reprise de charge par le contrepoids du P7 d’entrée. Anto assure maintenant le rôle d’accompagnateur pour faciliter le passage de la civière vers le balcon, il sera aidé par JF qui guidera la corde sur le rebord du balcon. L’idéal aurait été de placer le répartiteur plus haut, mais les spits existants n’était pas utilisables et on ne savait pas où étaient les mousquetons avec plaquettes. La présence d’amarrages naturels a finalement permis d’installer le répartiteur. Un 4ème amarrage en mode foré a complété cette installation afin de centrer la corde et éloigner ainsi la civière de la paroi.

Les ateliers sont démontés en suivant.

En conclusion partielle, ces 2 ateliers contrepoids avec translation se sont bien déroulés et les membres de l’équipe se sont bien adaptés à la configuration des lieux et aux imprévus.
JCL

Compte-rendu de l’équipe 4
Composition : Franck Z (CE), Dumè
Renforts : Anto, Jeff, Éric

Mission : Prise en compte de la civière du haut du P8 et évacuation vers le haut du P7 (sortie).

Installation de l’atelier contre poids en haut du P7, ajout d’une déviation largable à hauteur de la base du ressaut et d’une déviation largable à la base du P7.

Évacuation : Reprise de charge de la civière en haut du P8, Franck est régulateur en régulateur et Dumè en contrepoids. Le frottement engendré par les deux poulies largables demande un effort de traction considérable pour faire passer le ressaut. Éric et Jeff gèrent les poulies largables. Lorsque la civière est verticalisée dans le P7. Anto assure le rôle du 2ème contrepoids, et prend la relève de Dumè qui sort de la cavité pour donner un coup de main à l’équipe 5. La civière arrive en butée et repris en charge par l’atelier de l’équipe 5. Anto effectue sa conversion. Ajout d’une poulie largable au portique de l’entrée deux afin d’annihiler le frottement de la corde de traction de sortie.

Remarques :

  • Le répartiteur du haut du P8 a été placé bien trop bas. Nous avons su après que les « spits » positionnés au-dessus étaient foirés.
  • Une déviation avec une poulie aurait dû être mise en place pour le deuxième contrepoids.
  • La chèvre de sortie est trop basse : même si le répartiteur a été placé au plus haut de la chèvre, l’encombrement créée par le répartiteur, le mousqueton et la poulie n’a pas permis de tracter la civière jusqu’à la sortie de la cavité comme c’était initialement prévu. Nous avons donc ajouté une poulie largable et utiliser l’atelier de l’équipe 5 comme un véritable palan et non plus comme simple assistance.

Franck

Compte-rendu du CTDSA
Postes occupés : conseiller technique : Noël. Assistant de gestion : Grand Pierre.

Déroulement chronologique :
Installation d’un PC allégé, une simple table et 2 chaises suffiront. Nous avons pris la décision de ne pas monter le barnum ce coup-ci.
Enregistrement des intervenant sur les fiches d’inscription, rédaction des fiches de missions. Suivi des personnes engagées sur le planning et renseignement du diagramme au fur et à mesure que les informations parviennent au PC via les SPL 05. Rédaction de la main courante.
Bref, un travail normal gestion d’une intervention souterraine.

Ressenti : Globalement l’exercice s’est bien déroulé, chacun des intervenants s’est investi avec sérieux et détermination.

L’équipe 1 ASV : exclusivement féminine composée de 2 ASV confirmées, en ont profité pour initier 2 novices. Le point chaud a été monté avec ingéniosité à l’aide de couvertures de survie et de ficelles. La mise en civière a été réalisée confortablement d’après le ressenti de la victime. La partie brancardage s’est également bien déroulée.
C’est un bon point qui, je l’espère, suscitera des volontés pour participer à un stage national.

L’équipe 2 transmission : elle aussi composée de 2 apprentis en la matière à réalisé un travail remarquable. Visiblement le fil des SPL a été placé de façon à ne jamais entraver le passage des équipiers ni celui de la civière. Attention cependant, bien lire les consignes du CT et ne pas hésiter si besoin à réaliser un croquis au dos de la fiche de mission.

L’équipe 3 évacuation : on y avait également intégré 2 nouveaux. L’équipe a su s’adapter en modifiant l’idée de base qui était d’installer une tyrolienne, par 2 contrepoids. Contrepoids suivi d’une longue translation, reprise par un autre contrepoids.
Attention à faire remonter les infos au PC si vous décidez de vous faire aider par les équipiers de l’ASV – brancardage.

L’équipe 4 évacuation : assuré par 2 vieux brisquards du SSF, le balancier a permis la remontée de la civière dans le puits grillagé sans trop d’encombres. Le passage est étroit et il a fallu innover en installant un contre poids sur le plan incliné entre les 2 puits pour permettre au balancier du puits de sortie de s’extraire et laisser ainsi la place à la civière.

L’équipe 5 évacuation : un palan installé loin de la sortie a permis sans difficultés de sortir la victime du puits.

Difficultés rencontrées : pour le PC, le fait de ne pas installer de barnum nous expose aux caprices de la météo. Pour exemple lors de l’exercice (télévisé) sur la cavité de Pietralbello une tente s’était envolée et s’était abimée sur une clôture. Ce coup ci Eole s’est mis à souffler et les documents se sont éparpillés dans la nature.
Un détail encore ; penser à bien faire remonter les informations au PC ce qui permettra à l’équipe de surface d’avoir une « vision-interprétation » de la réalité souterraine

Merci à tous les participants.

Si l’aspect secours en spéléologie vous a plu et que vous souhaitez vous investir davantage dans ce domaine, sachez que des stages existent au niveau du SSF national. J’émets le souhait d’organiser sur notre territoire un stage ASV (si toutes les conditions sont réunies bien entendu).
Encore merci à tous.
Noël

Topo de l’exercice

Equipes et diagramme

Planning

Conclusions générales
L’exercice s’est déroulé correctement, 1h08 pour évacuer la victime par un itinéraire inédit et volontairement allongé, c’est bien.

L’installation du PC est bien rodée maintenant et elle s’est déroulée rapidement. Lors d’un barnum ou d’un secours réel il faudrait y ajouter l’installation des barnums ainsi qu’un magasin matériel et son gestionnaire.

On n’a pas pu gérer la nourriture, heureusement chacun était autonome à ce niveau. Si ce cas se représente on peut imaginer une organisation simplifiée type « camp », avec préparation du traditionnel et franchouillard sandwich « jambon-beurre-cornichons ». Ce dernier présente l’avantage d’offrir des sucres lents, des protéines, du gras, du sel et du … légume 🙂 . Si on y associe une pâte de fruit on a alors un repas complet !

Le planning a reflété la réalité terrain, hormis pour le gus qui a accompagné la future victime, il n’était pas disponible mais utilisé dans une fonction annexe, indispensable quand on connait le contexte. A ce propos on pouvait se permettre de décaler l’entrée de la victime dans ce cas d’exercice.
Cette dernière a été installée dans un beau point chaud par une équipe ASV au top. Le portage s’est bien déroulé également, presque dans le silence, on a bien progressé à ce niveau 🙂 .

Pour une première, l’équipe transmission improvisée s’est bien débrouillée. Elle a su trouver un cheminement du câble SPL ne gênant pas la progression des équipiers et les postes ont bien fonctionné. Il faut quand même trouver une solution pour éviter de trimbaler le rouleau d’un kilomètre de fils téléphonique. Préparer des bobineaux en fonction de la cavité, 50 m, 100 m ?
Il faudra également être vigilent sur l’état des piles SPL, plusieurs avaient coulé, heureusement qu’elles n’étaient pas dans les appareils. Pour en faciliter le contrôle périodique il faudrait entreposer la mallette SPL dans un endroit plus facilement accessible. Etudier éventuellement la possibilité d’alimenter les SPL avec une petite batterie externe.

Les ateliers techniques se sont bien déroulés également, il n’y a pratiquement pas eu d’arrêt de la civière, hormis lors des reprises de charge. A propos d’équipement, comme lors des explorations, il est préférable de privilégier dans la mesure du possible les amarrages existants ou naturels, pas la peine de planter des spits qui ne serviront peut-être qu’une fois alors que l’équipement en place ou la nature nous proposent des points d’ancrage. Dans cette optique on aurait pu s’orienter vers une utilisation des ancrages temporaires Pulse, mais ils sont proscrits par le SSF pour un usage sur des ateliers spéléo-secours.

Au final, un exercice qui donne un goût de reviens-y, on n’est pas obligé d’attendre le printemps pour s’entrainer de nouveau en falaise.
JCL

Dimanche 9 novembre 2025 – Galerie San Quilico-Gregogna, Monte Sant’Angelo

Dimanche 9 novembre 2025
Spéléo – désobstruction, prospection
Galerie de San Quilico-Gregogna, Poggio d’Oletta
Monte Sant’Angelo, Saint Florent

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Vanessa et Louis-Mathis S.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h15

On pourrait classer les sorties spéléo en 2 grandes catégories, les visites de classiques et les autres. Les premières sont pépères, on connait la cavité ou on a la topo. Si la cavité est brochée on n’a même plus à réfléchir, on clipse un mouskif, on fait un nœud et on descend. Quelques photos plus tard on remonte pour le traditionnel graillou.
Et il y a les autres, parmi lesquelles les prospections, désob, explorations, avec une part d’aventure et d’inconnue qui peut pimenter la sortie.
C’est le cas de celle-ci, une galerie disparue à retrouver et éventuellement visiter. Précédemment deux sorties vélo ont permis d’affiner la zone de recherche et d’avoir la quasi-certitude que l’entrée de la galerie a été obturée par un éboulement.

Nous voilà sur la Strada di i Vignaghjoli, la bien nommée route des vignerons.
Elle serait donc là, en bord de route, face à un bassin de rétention. D’abord connue comme mine de Gregogna, d’où a été extrait du minerai de fer, ayant notamment servi à la fabrication de boulets de canon, elle a été transformée après l’arrêt de l’exploitation minière en galerie de captage d’eau. Lors de la topographie de septembre 2003 les éléments confirmant cette hypothèse étaient encore visibles, avec notamment le canal collecteur et le départ d’une conduite vers le bassin.
Elle serait donc là, avec juste une petite ouverture en haut de l’éboulis, trou où seule une main peut passer.

On savait le propriétaire récitent aux visites, sa maison est en face, mais pas de sonnette. On klaxonne mais aucun signe de vie, c’est dimanche matin, jour de grasse matinée.

Le piochon et la pelle trépignent d’impatience, il faut les calmer. Quelques grattages plus tard on aperçoit la paroi appareillée de gauche. Encore quelques pelletées et c’est celle de droite qui s’offre aux yeux excités de Louis-Mathis. La tentation est trop grande, encore quelques racines à enlever et le voilà qui disparait dans la petite ouverture. Ne pouvant le laisser seul JC se dévoue pour le suivre 🙂 .
La galerie est moins large que dans les souvenirs de ce dernier, mais ça passe tranquille. Des racines chevelues pendent du plafond et agrémentent la première partie du parcours. Le sol est recouvert d’une couche d’argile et de sable probablement infiltrée à travers l’appareillage en moellons de pierre. Cette accumulation est peut-être la conséquence de l’obturation de la cavité qui empêche son curage. Elle doit même s’ennoyer partiellement lors des fortes périodes de pluies. La couche d’argile se transforme en dune par endroit, jusqu’au bouchon final qui obture complètement la galerie jusqu’au plafond. Nous ne sommes qu’au tiers du parcours, à une cinquantaine de mètres de l’entrée, la suite n’est plus appareillée (de souvenir) et c’est la roche mère qui aurait pu nous apparaitre.

Retour vers la route, la fille de la propriétaire est là, alertée par ses enfants. Elle n’est pas favorable à notre visite. Contact par téléphone avec la maman, cette dernière est encore moins favorable. La discussion peut se résumer à un « je ne suis pas contente ! », malgré les explications de notre démarche. Les arguments scientifiques n’ont pas suffi à la convaincre et son passé de spéléo (elle en a fait notamment dans le Marguareis) n’a même pas pesé en notre faveur. Il est donc convenu de refermer l’entrée à notre départ. La galerie ne pourra pas être de nouveau ouverte avant un certain temps …
Cependant, une petite graine a peut-être été plantée dans l’esprit de l’ainée des petits-fils de la propriétaire, sa mère n’a pu l’empêcher d’aller voir, tout excité, l’entrée de la galerie …
Pendant ces « négociations » une bonne partie de l’équipe a pu visiter la galerie …

Nous continuons maintenant sur la Strada di i Vignaghjoli et nous faisons un petit arrêt culturel pour visiter la chapelle San Quilico, datée du XIème siècle et bâtie en grande partie en pierres calcaires.
Le déchiffrage d’un tag rouge nous occupe un moment « A VOLPE PERDE LU PELU, VIZIU MAÏ ! », qui pourrait se traduire par « LE RENARD PERD LE POIL, LE VICE JAMAIS ! ». A méditer 😀
D’autres tags incongrus dénotent sur cet édifice ancestral et classé monument historique.

Nous repartons et laissons maintenant les véhicules sur un champ à proximité d’une colonie de vacances. La randonnée vers le Monte Sant’Angelo débute après avoir opté pour le sens horaire, histoire de changer les habitudes.

Agréable montée par la face ouest, le chemin est bien tracé et louvoie entre « tululus », paghjaddi et oléastres. Il domine un moment un beau canyon sec. Avec cette roche calcaire on se croirait dans la Sierra de Guara !
Le soleil est de la partie, le magnifique paysage de la baie de Saint Florent s’offre peu à peu à nos yeux.
Nous arrivons ainsi près du sommet, en partie brulé par les derniers incendies. Des piaillements se font entendre, nous ne serons donc pas seuls dans ce lieu où la tranquillité est recherchée.
Un groupe d’une dizaine de randonneuses s’est installé dans un coin des ruines. Ces balanines et cortenaises sont venues fêter en cet endroit aérien l’anniversaire de l’une d’entre elles. Elles entament même quelques pas de danse au son d’une petite sono !
Ce groupe féminin excité réveille le tempérament de mâle alpha de JY, il essaiera d’obtenir d’éventuelles infos sur des cavités dont elles auraient eu vent vers chez elles …
Heureusement nos quelques « appréciations » lancées sur la tranquillité des lieux inciteront l’arrêt de la sono et nous pourrons ainsi casser la croûte dans un calme relatif, à un mètre du précipice dominant la plaine d’Oletta.

Quelques accents hispaniques dans les victuailles avec de la soubressade à tartiner (sobrassada), un genre de chorizo tendre en barquette, et des roïcos en dessert (recette familiale manuscrite). Ce sont des gâteaux secs d’origine oranaise confectionnés par Marie-Françoise, la tendre de JC. On peut les classer dans la grande famille des gâteaux secs populaires, dont les canistrelli font également parti.

Il est temps de partir, la descente vers le petit col d’où part la vire de retour est retrouvée après quelques tâtonnements, plus impressionnante dans le sens descente que montée.

La vue sur la plaine d’Oletta est magnifique. Nous descendons ainsi au milieu des strates calcaires jusqu’à l’endroit où des fouilles archéologiques se sont déroulées. On peut y voir en coupe des traces d’incendies ou de foyers anciens mais peu de vestiges découverts (dixit le proprio vu plus bas). C’est à cet endroit qu’il aurait fallu descendre d’un étage côté vide, mais nous avons continué au plus évident, ce qui nous a valu quelques égarements. D’ailleurs, il vaut mieux parcourir la vire dans le sens montée, plus évident et plus aisé ainsi.

Nous arrivons avec un peu de retard près des bergeries des Stretti di Poggio, où le fils des propriétaires nous accueille. Très sympathique et prolixe, nous avons un peu de mal à nous en séparer et reprendre la direction des véhicules. D’abord par les champs, puis par la route, un troupeau de vaches nous l’ayant gentiment conseillé. Bien nous en a pris de suivre ce conseil, peu après se trouvait le mâle, alpha lui aussi, à l’air beaucoup moins conciliant. C’est au tour du tonton de s’arrêter près de nous, bavard lui aussi, c’est donc de famille 🙂 .

Retour aux véhicules, puis vers le Lancone avec un arrêt au bar du col San Stefanu pour arroser cette sympathique journée.
JCL


L’étude de textes datés des 16e et 17e siècles*, de la bibliographie, de la microtoponymie ainsi que la présence locale de minerai de fer (hématite et limonite) et de scories à proximité des galeries, permettent de relier ces vestiges souterrains aux anciennes mines de fer de Gregogna, probablement exploitées entre les années 1520 et 1698. Le minerai aurait servi à fabriquer des boulets pour l’artillerie.
Le plan Terrier du Nebbio, rédigé durant les années 1770 ne mentionne aucune activité extractive, ancienne ou en cours. Cependant, le plan joint au texte fait état d’un lieu-dit « alle cave » (à traduire par « les galeries ») correspondant à l’emplacement actuel du site de Gregonia.
En outre le lieu-dit Gregogna porte aussi le nom de Ferinello.
Les mines ont été par la suite réutilisées, allongées et réaménagées en « mine d’eau », au début du 19e siècle.
Gregogna 1 comportent un parement latéral de moellons calco-schistiques sur les quarante-cinq premiers mètres et un toit en pierre de schiste.
PHP

* Pierre Joseph Comiti. Mines et métallurgie du fer en Corse du XVème au XVIIIème siècle. éditions Alain Piazzola 2011


 


Dimanche 15 février 2026
Visite de contrôle : un circuit de vélo passant devant la galerie de Gregogna a permis de constater que la galerie joue toujours le rôle de captage d’eau. Après les fortes précipitations de ces derniers jours une « résurgence » sourd du bas du talus .
Il est dommage pour le patrimoine historique de la Corse que les propriétaires refusent d’ouvrir cette belle galerie en partie appareillée de 150 mètres de long. Elle se remplit peu à peu de sédiments, elle sera bientôt entièrement colmatée et disparaitra à tout jamais.
JCL

 

Samedi 1er novembre 2025 – Spéléo Cast 22, 21, 15

Samedi 1er novembre 2025
Spéléo – désob, repérage, prospection
Cast 15-21-22, Oletta

Participants
ITP : Arnaud B., Michèle C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Laureen N., Antoine R., Marie-Pierre R.

TPST : 1h00

Plusieurs objectifs pour ce 1er jour de novembre

  • Poursuite de la désobstruction de la doline du LiDAR
  • Recherche de Cast 15
  • Repérage en surface du réseau de Cast 2
  • Prospection

Poursuite de la désobstruction de la doline du LiDAR
Comme d’habitude Antonio est le premier à attaquer le chantier. Quelques blocs sont extraits, on peut maintenant aller plus facilement au bout de la galerie, mais il faut également élargir la chatière pour pouvoir y travailler plus confortablement.
Plusieurs tirs sont effectués, mais plusieurs crayons sont détectés défectueux par le topitir avant utilisation. Après examen, l’épissure entre la jarretière et la résistance qui se trouve en contact avec la poudre est oxydée, ce qui provoque un isolement ou un mauvais contact. Conclusions : il ne faut pas préparer les crayons trop longtemps à l’avance, ou isoler les épissures des 2 côtés de la résistance.
Les tirs sont plus ou moins réussis, mais il faut maintenant purger les blocs coincés en plafond du passage. Quelques-uns sont enlevés, mais le départ du soleil impose le nôtre.
Un sommier à lattes de récupération est posé en protection sur le trou.

Recherche de Cast 15
Le trio MP, Wanda et HP s’en charge. La cavité est retrouvée à quelques mètres en contrebas de la cavité trouvée lors de la prospection du 12 octobre. Cette dernière devient donc officiellement Cast 21. Quant à Cast 15, la tentative de visite est bloquée par un rétrécissement sévère provoqué semble-t-il par le glissement de quelques blocs. Le jeu n’en vaut pas la chandelle, retour vers la doline en prospectant de nouveau le secteur.

Repérage en surface du réseau de Cast 2
Antoine et les 2 JC s’en chargent par 2 méthodes :

  • Repérage direct sur smartphone en se positionnant sur la projection verticale de la cavité sur la carte IGN. Un cairn est érigé à l’endroit le plus près de la doline, une vingtaine de mètres.
  • Report en surface depuis l’entrée de Cast 2 des 2 longueurs principales de la branche nord, 38 mètres à 318° puis 57 mètres à 344°. Le lasermètre est très peu efficace à la lumière du jour, on utilisera donc la corde de 25 mètres. Pas simple puisqu’on doit traverser toute une zone de maquis non brulé. On passe ainsi à proximité du cairn précédemment posé et l’extrémité arrive bien à droite de Cast 16, comme prévu.
    Aucun indice sur le parcours, à part les 3 ouvertures déjà connues.

Travaux annexes : la couverture du tumulus est complétée par les 2 grosses pierres plates déjà posées à proximité, c’était probablement elles qui servaient de couverture à l’origine. Le mystère demeure quant à la raison d’être de ce tumulus …
Une asperge anachronique pousse en plein milieu de cette construction.

Prospection
La désob de la doline ne nécessitant pas la présence de tous, quelques topi font un peu de prospection sans découverte notable.

La journée est coupée par un pique-nique pris sur les tables de Cast 1 avec réactivation du barbecue. On pourrait croire que le bois à bruler ne manque pas, mais ce qui a brulé lors de l’incendie est encore vert sous la couche noire.

Belle récolte d’asperges sauvages par Laureen et Adriana.

Retour au local pour ranger le matos, nous y retrouvons Christophe en pleine gestion du nouveau matériel reçu.

Pas grand-chose à arroser, mais nous arrosons quand même 😀

JCL