Archives de l’auteur : Jean-Claude L. M.

Mardi 30 aout 2022 – Ruisseau de Fiumi Raghiunti – Sorio

Canyon, initiation

Ruisseau de Fiumi Raghiunti – Sorio

Participants

  • ITP : Michaël D., Jean-Claude L., Franck Z.
  • Initiés : Florian, Mathis et Thomas G., Yohann L, Valérie L., Enzo Z.

Photos

Prévue à l’origine pour 17 initiés, cette journée n’aura finalement regroupé que 6 volontaires, et encore grâce à des inscriptions plus tardives. Et re-encore, dans le lot, 2 sont déjà rôdés au canyonisme puisque Valérie est une ancienne adhérente ITP et Enzo le fils de qui vous savez 😉

Presque 8 ans pour le plus jeune, un peu plus de 11 pour les 2 suivants, le canyon du Raghjunti se prête idéalement à une initiation pour des minots, surtout que l’eau est plutôt timide en cette période.

La première cascade d’une dizaine de mètres est équipée en version rappel guidé. Les plus légers ne feront pas d’excès de vitesse ! Les plus grands descendront également en version rappel classique.

Les oscuros sont appréciés par tous et c’est déjà la dernière vasque, équipée en mode tyrolienne.

Pique-nique sur la plateforme traditionnelle et retour tôt vers l’est.

JCL

Vendredi 26 au dimanche 28 aout 2022 – Buga di a Cutina et casetta, Ghisoni

Spéléo et travaux

Buga di a Cutina et casetta, Ghisoni

Participants

  • ITP : Antoine B. (1), , Dominique D. (2), Michaël D. (3), Jean-Claude L. (1)
  • Invité : Raymond C. (3)

(1) : samedi, dimanche

(2) : vendredi, samedi, dimanche

(3) : vendredi, samedi

TPST : 4h15

Photos

Travaux casetta suite

La dernière visite à la casetta et au gouffre s’était conclue sur la nécessité de changer le tuyau d’alimentation en eau d’une part et l’envie de visiter le réseau des Bosons en récupérant par la même occasion le matos qui s’était subrepticement échappé du kit lors du déséquipement du réseau supérieur par JC.

Dumè, Micca et Raymond sont déjà d’attaque le vendredi et posent le nouveau tuyau, un PEHD alimentaire d’un diamètre de 25 mm extérieur et 19 mm intérieur. Voilà, on sait tout de ce tuyau. On présume également qu’il sera assez costaud pour supporter le piétinement des sangliers et vaches de passage, il sera donc posé directement à terre. Les raccords sont faits provisoirement mais un bon débit arrive déjà à la casetta. Peu avant cette dernière, un T permet d’alimenter une grande poubelle de jardin qui servira à tenir au frais ce qui doit l’être.

Anto et JC arrivent le samedi matin. Ils sont vite mis à contribution pour créer une zone de croisement peu après la zone calcaire.

Après ce rapide échauffement direction le trou pour Anto, Micca, JC et … Francis qui cherche son idole, un certain Bernard T…

Après discussion c’est finalement JC qui équipera jusqu’au fond du puits d’entrée, pour gagner du temps…

JC récupère son matos au passage et tout le monde se retrouve à la base du puits des Bosons, là où on a le moins de (mal)chance de se prendre un parpaing voltigeur sur la tronche.

Pendant que Francis et Micca montent directement vers les Bosons sur cette corde de 1997 qui devrait tenir, Anto et JC remontent vers la sortie et bifurquent à la lucarne vers la vire des Bosons. Cette fois-ci c’est Anto qui équipe. Tout le monde se retrouve sous la dernière tirée du puits des Bosons. Francis et Micca ont déjà visité le terminus supérieur du puits, la corde de 1997 a bien tenu et en plus elle est fixée sur des maillons et plaquettes inox, celui qui en a fait la pose était prévoyant ! Maintenant c’est Anto qui se charge d’y monter avec pour mission de changer la corde de 1997 qui devrait encore tenir et poser une nouvelle corde de 2012 qui devrait tenir encore quelques temps… Finalement elle tient et c’est au tour de JC de monter pour finir le boulot et décrocher cette corde de 1997 qui a merveilleusement bien tenu.

Visite de l’alcôve mais JC ne parvient pas à dépasser la trace d’acéto déposée dans les années 2000, y’a pas de raison …

Déséquipement général et tout le monde se retrouve à la casetta. Francis, Micca et Raymond partent après un rapide gouter/casse-croute. Une chienne égarée et craintive (on apprendra plus tard qu’elle s’appelle Nono) vient timidement quémander quelques restes. Micca a appelé le numéro noté sur son collier pour informer son maitre de l’endroit où se trouve Nono. Elle passera le plus clair de son temps près de l’ancien chenil.

Divers petits bricolages pour les 3 restants jusqu’au repas du soir, avec notamment la recherche de la charogne qui empeste par moment les alentours. Celle-ci est finalement retrouvée grâce à l’odeur et au vrombissement des mouches à une trentaine de mètres en contrebas et vers l’amont de la casetta. Elle est enterrée du mieux possible, l’air redevient plus respirable.

Nuit calme et réveil à 7h pétante, sachant que le réveil a eu la délicatesse de sonner à l’extérieur. Les relents de charogne reviennent, Nono a dû y farfouillé cette nuit !

Reprise des travaux :

Dumè se lance dans la pose de briquettes à l’intérieur du conduit de cheminée afin de limiter les fuites de fumée à travers les murs.

Anto se charge de poser les raccords définitifs sur le tuyau d’eau. Un T avec une vanne de test pour chacun des 3 raccords, le 4ème T au niveau de la poubelle-frigo.

Les tuyaux sont métrés, on peut ainsi repérer facilement un éventuel problème.

En partant de la prise d’eau :

– 1ère section 4865 à 4816 soit 49 mètres (50 m en fait)

– 2ème section 5091 à 5042 soit 49 mètres (50 m en fait)

– 3ème section 5241 à 5192 soit 49 mètres (50 m en fait)

– 4ème section 4916 à 4866 soit 50 mètres

– 5ème section 5042 à 5029 soit 13 mètres

Longueur totale : 210 mètres (213 m en fait)

La prise d’eau est désactivée à chaque départ. Pour remettre en fonction, enlever le raccord bouchon et y raccorder le tuyau de prise d’eau. Si problème, partir de la casetta après avoir fermer les 2 vannes du bas, puis ouvrir les vannes en remontant jusqu’à ce que l’eau coule, le problème se situe dans la section précédente.

L’ancienne grille triangulaire de la cheminée a été posée en protection de la crépine, calée par des cailloux.

JC s’occupe du câblage électrique. Réfection des circuits d’éclairage avec ajout d’un 2ème groupe de leds au-dessus du réchaud à gaz et ajout de leds au niveau de l’ancien coin cuisine. Faute d’interrupteur prévu à la conception du boitier, ce dernier est commandé par le bouton « Mezzanine 1 », les 2 groupes de leds de la mezzanine étant dorénavent commandés par l’interrupteur « Mezzanine 2 ». La nouvelle batterie a l’air de tenir.

Pour terminer, pose de rubans aluminium sur les raccords du tuyau de cheminée.

Casse-croute, rangement, tri. Les véhicules sont en cour de chargement lorsque le maitre de Nono vient récupérer sa chienne, elle reste très craintive même envers lui.

C’est le départ, un gros orage s’abat sur le secteur durant la descente, la piste devient une rivière.

JCL

Dimanche 14 aout 2022 – Grottes de Mughia et des Veaux Marins – Calvi

Spéléo, exploration

Grottes de Mughia et des Veaux Marins – Calvi

Participants

  • ITP : Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Noël R., Alexia S. B.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Invités : Loïc et Stéphanie C., Léa

TPST : 2h00

Traces Mughia

Photos

La grotte des Veaux Marins, cette arlésienne vieille de quelques années, plusieurs fois programmée, plusieurs fois déprogrammée. Cette fois-ci on tient le bon bout, météo correcte et au moins 3 motivés sûrs, ça va le faire !

D’autres participations se décident finalement samedi en fin d’après-midi, Nono peut prendre son fourgon avec boule, il pourra donc tracter les 2 trimarans à pédales de Christophe.

Ce sera donc 2 équipes qui partiront à l’assaut des veaux marins.

Les pedibus jambus composée de Jean-Yves, Micca et JCL. Ils ont opté pour des accès traditionnels, à pieds puis à la nage.
Les nautical, composée de Stéphanie, Alexia, Nono, Christophe, Loïc et Léa. Ils utiliseront les 2 trimarans à pédales et feront le trajet depuis la mise à l’eau de Calvi.

L’objectif commun est de se retrouver à midi dans la grotte des Veaux Marins.

Cette heure de rendez-vous laisse le temps aux pedibus jambus de voir à quoi correspond la Grotte Mughia notée sur la carte IGN au sud de l’anse Recisa.

Départ direct depuis la D81b approximativement à la verticale de la grotte, descente délicate dans des roches gréseuses mal liées avec quelques passages aériens, faut pas se louper…

Une grotte apparait peu à peu. La mise à l’eau s’effectue depuis l’autre côté de la petite anse. L’entrée se situe quelques mètres au-dessus du rivage, c’est une fracture verticale d’environ 5 mètres de large sur 7 ou 8 de haut, elle se resserre rapidement en un couloir d’un mètre de large. Le plafond baisse également jusqu’à un passage plus étroit d’un mètre de haut sur 0,50 mètre de large, ce dernier donne accès à la petite « salle » terminale. Le tout fait entre 25 et 30 mètres de long. Cette grotte s’est semble-t-il développée à la faveur de l’érosion différentielle d’un dyke.

Dans le prolongement côtier vers le sud-ouest se situe peut-être la grotte Mughia. C’est une traversée de quelques mètres qui s’ouvre au raz de l’eau avec une ouverture en hauteur. C’est probablement le mugissement provoqué par le passage de l’eau lorsque la mer est agitée qui a donné le nom à cette grotte. Une vire permet de faire la traversée les pieds au sec.

Le retour vers la route s’effectue par la crête qui suit, plus confortable.

Direction maintenant la Revellata. Le Berlingo est laissé au bout de 1,5 km de piste au départ d’une piste secondaire qui se dirige au sud des Veaux Marins. La descente est également raide, mais les prises de pieds et de mains sont plus sûres. Il est midi lorsque les pedibus jambus arrivent au bord de l’eau et une demi-heure plus tard les voilà devant la grotte.

Belle entrée au raz de l’eau, plusieurs mètres de large et plusieurs mètres de haut, c’est volumineux. Après une vingtaine de mètres de nage la galerie principale s’oriente perpendiculairement à gauche. Encore une quinzaine de mètre et c’est l’arrivée sur une plage de sable. Puis les galets remplacent le sable, un passage plus étroit et c’est la fin au bout d’une trentaine de mètres à sec. Sur la paroi gauche des draperies de calcite donnent l’illusion d’une cavité karstique et des galets agglomérés témoignent d’un ancien remplissage. L’ambiance est inhabituelle pour les topi, du volume, le bruit des vagues, la lueur de l’entrée au loin, et de temps en temps le bruit des bateaux qui font une incursion dans l’entrée.

JY n’est pas venu que pour la beauté du site, il sort ses jumelles infrarouge et 5 chauves-souris sont repérées en direction de l’entrée. Une dizaine seront également comptabilisées visuellement par Micca dans la petite galerie qui part à droite de l’entrée. Par contre aucune détection sonore n’a pu être enregistrée.

Direction la sortie maintenant et c’est à ce moment qu’apparaissent les nautical sur leurs 2 trimarans rouges. Ils ont été retardés par une accident de la circulation qui a bloqué la route.

Pique-nique sur les embarcations, les pedibus jambus, qui ont laissé leurs casse-croutes dans le véhicule, se font nourrir par les nautical.

Les explorations spéléologiques ne sont pas terminées, 2 autres cavités sont visitées à quelques dizaines de mètres au sud-est des Veaux Marins.

La première avec une belle entrée en porche, une galerie suit sur une vingtaine de mètres et se termine sur un gros pilier dont on peut faire le tour. Au fond à gauche, une autre entrée plus étroite permet de faire une traversée.

La deuxième est une grande fracture obscure d’une cinquantaine de mètres de long et 2 à 3 de large. Au fond se sont accumulés des troncs et branches, une petite plage termine également la galerie. Divers débris jonchent les galets, principalement des bouts de bois, mais aussi des semelles, tongs, flotteurs, etc.

Retour à l’air libre, les nautical accompagnent les pedibus jambus vers leur anse de mise à l’eau. Séparation et chacun reprend son chemin en sens inverse.

Les pedibus jambus feront un détour par Notre Dame de la Serra pour profiter du point de vue et de sa pinède ombragée pour un rafraichissement et un petit gouter. Un autre détour sera effectué pour voir le fameux Monolithe d’Algajola.

Un peu plus de monde sur la route pour le retour, un dernier rafraichissement sera de nouveau apprécié à Ponte Leccia.

JCL

Dimanche 31 juillet 2022 – La Bravona, Pianello

Canyon, descente

La Bravona, Pianello

Participants

  • ITP : Antoine B., Éric G., Michaël D., Jean-Claude L.

Cotations : V3.A3.III

Photos

La Bravona, petit canyon de Castagniccia où l’eau est toujours présente, même en période estival. C’est pour ainsi dire le jardin de Micca où d’ailleurs nous nous retrouvons pour un petit café.

La fraicheur matinale est bien présente aux alentours de Campi, le thermomètre affiche 21°. L’option prévue pour la sortie du canyon est d’éviter la remontée éprouvante par le maquis et de continuer dans la rivière sur 600 mètres pour remonter vers le hameau de Pianelluccio par un chemin de randonnée. Cette option nécessite une navette, le véhicule de Micca est laissé sur un parking au débouché du chemin.

Départ de la marche d’approche vers 9h40, un 1/4 d’heure plus tard nous voilà en haut de la première cascade de 25 mètres. Celle-ci tombe dans une grande piscine naturelle où se rafraichissent déjà un groupe de baigneurs.

Changement traditionnel de la sangle d’amarrage et c’est parti, il est 10h15. L’eau n’est pas glacée, elle est juste bien fraiche.

Micca se charge des équipements sous l’œil vigilent d’Anto. Les sympathiques rappels de ce canyon se succèdent, entrecoupés par quelques bains aussi nécessaires que rafraichissants. C’est ainsi que nous arrivons au pied de la C17 finale. C’est de là que s’effectue la traditionnelle remontée par le maquis, et vu l’option choisie c’est de là qu’on continuera par la rivière. C’est donc de là que commence un itinéraire inconnu pour nous et c’est aussi à partir de là que la rivière change d’aspect. Un dépôt blanchâtre apparait sur les rochers qui émergent de l’eau. Sous l’eau c’est pire, une couche de matière brunâtre et filamenteuse laisse à penser que la rivière semble polluée à partir de cet endroit. Cette « pollution » pourrait provenir de l’affluent Nespoli, qui coule encore contrairement à ce qu’on avait imaginé. Pauvres baigneurs qui pensent profiter d’une eau claire et limpide en aval de la confluence !

Les piliers de l’ancienne passerelle sont atteints au bout d’une heure de marche sur des rochers savonnettes. C’est de là que s’effectue la montée vers le village. C’est un large chemin de rando, bien tracé et repéré par des marques jaunes. Il s’élève sur la pente raide par plusieurs lacets et les 188 mètres de dénivelé sont avalés en une demi-heure. L’approche du hameau est moins réjouissante, divers détritus témoignent du retour à la civilisation.

Une belle fontaine-lavoir où l’eau coule en abondance nous permet une petite rincette.

Le pique-nique se prendra à l’ombre de Notre-Dame des Grâces, lieu de pèlerinage postcanyon traditionnel maintenant.

JCL

Dimanche 24 juillet 2022 – La Ruda, Corscia

Canyon, descente

La Ruda, Corscia

Participants

  • ITP : Romain B. A., Antoine B., Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Franck Z.

Cotations : V3.A3.III

Photos

Suite au report de la visite de la grotte des Veaux Marins une sortie aquatique est quand même programmée lors de la réunion du jeudi soir, le canyon de la Ruda dont la dernière descente remonte au 14 juillet 2018.

Rendez-vous traditionnel au PN4, arrêt café à Ponte Leccia et le minibus de Franck se gare à l’arrivée du canyon, qui est, et ça tombe bien, le départ de la marche d’approche ! Pas d’autre véhicule, on devrait être tranquille.

Première surprise, le sentier de jonction vers le sentier de la Scala di Santa Regina a été aménagé et nettoyé. Il en est de même du chemin menant au départ du canyon. La crainte de batailler avec le maquis s’est dissipée et 50 mn plus tard nous voilà au Ponte Sottano.

Préparation rapide et même s’il n’a pas fait excessivement chaud lors de la montée il y a hâte de faire trempette. Ceci étant, le niveau d’eau est exceptionnellement bas et ne présage pas de bonnes cascades arrosées.

Si l’eau des vasque est globalement claire, certaines commencent à changer de couleur et sont évitées dans la mesure du possible.

Pas une goutte d’eau dans la cascade de 17 m qui aurait dû être le clou de la descente (voir la comparaison entre juillet 2018 et ce jour dans l’album photos …). Anto y fait une démo d’une technique de réchappe permettant de palier à une corde trop courte pour le rappel.

Autre particularité de ce canyon, le saut du Ponte d’Accia. Connu pour être de 11 mètres, il ne sera pas reconnu ce jour puisqu’après une mesure précise à la corde il ne fait que 8 m ! Un mythe tombe.
Le niveau d’étiage n’incite pas à faire le grand saut et seuls Anto et Christophe se lancent dans la petite cible (sauter parallèlement à la rivière et pas perpendiculairement au pont 😉

L’option de continuer par la rivière pour rejoindre la route permet de profiter de quelques vasques supplémentaires et du passage sous blocs, malheureusement pas arrosé ce jour.

Durée de la descente 3h30.

Le pique-nique se fera à l’ombre à la Fontana di a Vignenti. Fin des agapes, coups de klaxon, voilà Émilie en famille et en route pour Ile Rousse qui s’arrête pour un coucou amical.

Retour vers Bastia plus ou moins endormis avec au passage la désolante vue sur le feu qui sévit sur les hauteurs de Castellu-di-Rustinu.

JCL

Dimanche 10 juillet 2022 – La Richiusa, Bocognano

Dimanche 10 juillet 2022
Canyon, initiation
La Richiusa, Bocognano

Participants

  • ITP : Christophe C., Jean-Claude L.
  • Initiés : Clément B., Claire C., Guillaume C., Corentin M., Louise T.

Cotations : V3.A3.III

Photos

La descente de la Richiusa le 4 juillet 2021 avait laissé un bon souvenir, nous avions eu le canyon entièrement pour nous, pas âme qui vive tout le long de la descente. On remet le couvert cette année avec quelques jours d’écart et néanmoins un peu d’espoir de tranquilité, d’autant plus qu’une initiation familiale était programmée.

Départ du N°4 vers 7h45, trajet tranquille et silencieux, véhicule électrique oblige. Arrivée vers 9h30, le parking est pratiquement vide, c’est bon signe ! Préparation rapide, 9h45 c’est le départ sous un soleil radieux et une température clémente. Montée pépère, début de la descente vers 11h15.

Niveau d’eau déjà estival dans le canyon, le premier saut permet de se rafraichir. Quelques touristes se prélassent au soleil.

Le premier rappel est maintenant en vue, 3 « canyonistes », 2 hommes et une femme, en short et teeshirt mais sans casque s’apprêtent à descendre sur une cordelette de 8mm en double. Pourquoi pas, c’est comme ça que certains ont commencé le canyon dans leur jeunesse, il y a fort longtemps dans les années 80 …

Refus de la dame, impossible pour elle de se pendre sur le baudrier, elle shuntera le rappel en rive droite.

La vasque d’arrivée permettait avant son engravillonnement un beau saut de 6 ou 7 mètres, impossible maintenant. Il reste l’espoir d’une vidange par une prochaine crue. C’est une première expérience de rappel pour certains(e), examen réussi !

Sauts, rappels et toboggans se succèdent jusqu’à la cascade de 12 mètres précédant l’étroiture. Le leadeur du trio de « canyonistes » nous informe que la dame s’est blessée dans la vasque, une entorse du genou.

Équipement rapide de la cascade, Christophe gèrera la descente pendant que JC ira près de la victime. Ses coéquipiers ont tenté en vain d’appeler le 112. La dame refuse de s’éloigner de la vasque, la fraicheur de l’eau atténue sa douleur. JC invite le leadeur à monter vers la crête par l’échappatoire jusqu’à trouver du réseau. De notre côté, nous continuerons la descente après avoir laissé une couverture de survie en pressentant une certaine durée avant que les secours puissent être alertés et intervenir. L’autre coéquipier porte un teeshirt orange, ça tombe bien, il reçoit la consigne de bien l’agiter à la vu de l’hélico.

Les rappels suivants seront équipés en double afin d’accélérer la descente, mais en profitant quand même de la plus belle section de ce canyon. Le joli saut de 4 mètres dans la grande vasque sera équipé en rappel guidé. Le niveau d’eau est bas, pas le moment de prendre de risque avec une glissade et une chute sur le rebord rocheux qui est près de la surface.

Sortie du canyon vers 14h30, le 112 est obtenu en haut du premier ressaut de la marche de retour. Ils ont pu être joints par le leadeur des « canyonistes », mais d’autres interventions sont en cours et compte tenu de la blessure relativement bégnine l’hélico sera envoyé dés que possible.

Retour au parking, pique-nique sur place, l’hélico passe au-dessus de nous, il est 15h35.

Retour vers Bastia dans le silence feutré de la limousine électrique, mais un peu plus secoués 😉

JCL

Dimanche 3 juillet 2022 – La Vacca, Quenza

Dimanche 3 juillet 2022
Canyon, initiation
La Vacca, Quenza

Participants

  • ITP : Romain B. A., Christophe C., Michaël D., Jean-Claude L., Marie Pierre R.
  • Initiées : Vanessa C., Roxane T.

Cotations : V2.A4.II

Photos

Le ciel des associations fédérées s’est éclairci, les gros nuages noirs qui faisaient craindre une interdiction total d’accès au canyon de la Purcaraccia se sont dissipés suite à la parution de l’arrêté préfectoral 2022. Les membres fédérés peuvent donc, sous certaines conditions, continuer à pratiquer leur passion dans ce canyon et même à y initier des adhérents potentiels.

Il n’en demeure pas moins que le problème global de sur-fréquentation du massif de Bavella va au delà de cet arrêté et qu’une régulation de l’accès à ce secteur se met en place. Interdiction de se garer en bord de route, fermeture des parkings naturels, ouverture de parkings payant, ce sont des solutions classiques dans ces cas de figure. C’est ainsi que la descente de la Vacca est programmée avant que toutes ces mesures de régulation ne soient entièrement mises en place.

Petit arrêt en passant devant le chemin d’accès à la Purcaraccia, des rubalises et une chaine barrent le passage. Une copie de l’arrêté préfectoral est affichée ainsi qu’un panneau d’interdiction. Ce dernier est plutôt destiné aux zestrangers, il est écrit en anglais « NO PUBLIC ACCES – except for socio-professionals and groups supervised by federal instructors ». Même en anglais les fédérés sont pris en compte.

Pour une fois la machine administrative se montre efficace, le parking de la Vacca est fermé par de gros rochers. Des panneaux d’interdiction de stationner sont déjà en place le long de la route. Néanmoins la charrue est un peu mise avant les bœufs puisque s’il est maintenant interdit de stationner, il n’est pas proposé de parking payant. Nous nous garons sur un terre plein une centaine de mètres avant le départ du chemin en espérant une période de tolérance … Les places sont chères, il a fallu négocier fermement avec un couple de touristes de la belle gique afin de pouvoir garer nos 3 véhicules, la nature ça se partage ! Il apprendront que la femme corse peut être une belle rose, mais que sa tige est garnie d’épines …

Le canyon est atteint en moins d’une heure de marche. Nouveauté, le réseau GSM semble passer en 4G, une photo est envoyée en test sur le groupe Spelunce, ça marche !

Une grosse 1/2 heure de préparation et nous voilà à profiter de la fraiche eau. Fraiche mais pas froide, comme dans la Purcaraccia la semaine précédente l’eau est déjà bien réchauffée par le soleil.

Parcours classique, c’est Micca qui se charge de l’équipement des cascades pour ceux qui ne veulent pas sauter, il sera bientôt prêt pour l’initiateur. Le passage derrière le rideau est bien apprécié, ainsi que la grotte avec le petit circuit sous l’eau, agrémenté par la frontale de Micca qui donne de magnifiques effets d’éclairage. À renouveler avec plusieurs lampes.

Pas de saut pour la C10, tout le monde profite du beau rappel à raz de la cascade.

La fin du parcours est atteinte en moins de 3 heures. Le réseau GSM est également présent mais seulement en 3G. Nouvelle tentative d’envoi d’une photo, mais pas sûr que cette dernière soit partie depuis le canyon …

La remontée sera comme d’habitude bien raide et chaude, sauf pour Christophe qui, uniquement par galanterie envers la gente féminine, récupèrera d’abord un premier kit, puis un deuxième, ces dernières acceptant ce soulagement uniquement pour lui faire plaisir ;-). Il faut quand même noter le caractère particulièrement égoïste de ce dernier qui n’a pas voulu partager ce fardeau avec les autres mâles de la bande :-))

Retour aux véhicules, la fourrière n’est pas passée et pas de PV sur les pare-brises !

Il faudra dorénavant gérer cette facette de l’activité sur Bavella, ce sera forcément pénible au début mais après résilience on y pensera naturellement comme on pense au matos, à la météo, aux risques incendies, aux assurances, ça fera partie de la préparation d’une sortie.

Il n’est pas loin de 17 heures lorsque nous arrivons près de notre lieu de pique-nique habituel. Là aussi l’accès aux parkings est fermé par des rochers, nous nous garons le long de la ligne jaune continue …

Déjeuner à l’heure du gouter, au même endroit plus ou moins aménagé que la semaine précédente. Partage des denrées dans la bonne humeur et avec la satisfaction d’une journée bien remplie.

Direction le sud pour Roxane, le nord pour les autres. Circulation fluide, comme le matin.

JCL

Dimanche 26 juin 2022 – Purcaraccia, Quenza

Canyon, initiation

Purcaraccia, Quenza

Participants

  • ITP : Romain B. A., Michaël D., Jean-Noël D., Éric G., Jean-Claude L., Jean-Luc S., Franck Z.
  • GCC : Anna R.
  • Initiées : Muriel C.

Cotation V4.A2.II

TPEC : 3h00

Photos

Les conditions d’accès au massif de Bavella étant incertaines pour la période estivale, une sortie « Purca » est décidée avant d’éventuelles restrictions arbitraires envers le milieu associatif. Sept topi motivés sont rejoints par une initiée récidiviste « Mumu » et une jeune GCC dite « Paupiette ». On n’en donnera pas l’explication pour ne pas heurter les âmes sensibles :-).

Résumé du trajet aller : premier rendez-vous 7h30 au PN4 pour Mumu, Franck et JC, puis 8h15 à Linguizzetta pour Micca, puis 8h40 à Aléria pour Anna et JL, ainsi que pour JN, Éric et Romain qui ont roulé à part. Faut covoiturer qu’ils disent, c’est pas seulement écolo, mais c’est maintenant écono aussi. Circulation fluide dans l’ensemble sauf à Ghisonaccia où une course pédestre a eu la judicieuse idée d’emprunter une partie de la route nationnale …

C’est finalement vers 10h que nous nous garons sous le col de Larone. Un seul véhicule de pro mais une bonne vingtaine de « touristiques ».

La descente commence peu après midi après une marche d’approche démarrée sur les chapeaux de roues, calmos y’a des personnes âgées dans le groupe ! Final plus tranquille avec les habituelles hésitations. Nous optons pour descendre directement au début des toboggans.

C’est le début de la saison touristique, le rocher n’a pas encore été raboté, les algues sont encore présentes en relative abondance, ça glisse. Abondance peut-être liée à une eau précocement plus chaude. La C5 qui suit les premiers toboggans est ainsi équipée par précaution.

Pendant ce temps, Mumu et JC entame l’équipement de la C45 suivante et descendront en simple. Franck raboutera la corde de rappel dés libérée afin de pouvoir accélérer les passages et c’est JL qui descendra la deuxième corde.

C’est maintenant le joli saut de 4 mètres, petite frayeur pour Romain qui glisse au moment de prendre son appel, pas de mal.

La C40 est équipée en version vasque suspendue, cheminement beaucoup plus sympa. Nous assurons encore une fois la maintenance des sangles et changeons celle qui double le dernier relai (nous l’avions déjà changée 2 années auparavant !).

Les derniers toboggans sont descendus par presque tout le monde… Anna aime les toboggans comme elle aime les paupiettes, elle reprendra une portion de celui dit de la mort. Retour tranquille vers les véhicules avec croisement d’un peu plus de touristes.

Résumé de la partie canyon : 1h30 de marche d’approche, 3h de descente, une petite heure pour le retour, pas mal pour un groupe de 9.

Pique-nique traditionnel sous les pins peu avant le pont de Calzatoju.

Arrêt en partant au camping U Ponte Grossu où nous faisons un petit coucou à Audrey, ancienne topi qui fait la saison chez le pro du canyon.

Retour vers Bastia avec les mêmes étapes qu’à l’aller et fin d’une journée bien remplie et bien sympathique.

JCL

Samedi 18 juin 2022 – Archéologie, JEA, Lucciana

Divers, Journées Européennes de l’Archéologie

Musée de site archéologique de Mariana, Lucciana

Participants

  • ITP : Michèle Cl., Wanda C., Albert D., Dominique D., Jean-Noël D., Jean-Claude L., Pierre L., Noël R., Rémi R., Marie-Pierre R., Alexia S. B.
  • Ex ITP : Michèle Cs., Fanny L., Philippe S.
  • Individuel : Jean-Yves C.
  • Invités : Clément B., Marie-Françoise L., Pri, Sara et Tessa L. B.

Photos

Une douzaine de topi et ex topi se sont déplacés aux Journées Européennes de l’Archéologie (ex Journées Nationales de l’Archéologie qui se sont donc étendues à l’Europe). Celles-ci se déroulaient cette année en Haute Corse à Lucciana.

Pour cette occasion des visites guidées et gratuites du musée étaient également organisées.

Aux traditionnels stands évoquant les différentes facettes de l’archéologie ainsi que les us et coutumes des époques romaine et préhistoriques, s’est ajoutée la présentation au musée d’une partie des coffres funéraires que nous avons découverts à Lano, accompagnée d’une des répliques réalisées par l’association Chalcophore avec les outils reconstitués de l’âge du bronze.

Notre présence a été appréciée par quelques visiteuses intéressées par notre découverte et des contacts ont été notés pour recueillir des infos sur des cavités dans les secteurs de Santo Pietro di Tenda et de Pietracorbara.

Des habitantes de Murato rencontrées au Musée attendaient notre sortie conviviale des grottes de Monte di Lucciana. Celle-ci avait été reportée en raison du Covid, elle pourrait être programmée cet automne.

Le documentaire de Pierre-Jean était diffusé en boucle sur un écran. De bons souvenirs …

Le côté spectacle a été assuré par la troupe de reconstitution historique de l’association LEGION VIII AUGUSTA qui a proposé des scènes d’assauts de légionnaires romains impressionnantes !

Des éclats d’obsidienne du Monte Arci en Sardaigne ont été récupérés sur le stand tenu par Gaël Mayeur forgeron-coutelier de Luri, ils agrémenteront la vitrine du local.

En résumé, le menu proposé lors de cette édition des JEA était encore une fois intéressant et avait de quoi occuper toute une journée.

JCL

Samedi 11 juin 2022 – Tozza, Patrimonio

Canyon interclubs, formation

Falaise de Tozza, Patrimonio

Participants

  • ITP : Jean-Claude L., Franck Z.
  • ITP-Corse Canyon : Antoine B., Nicolas M., Julien S.
  • Corse Canyon : Jérôme A., Christelle B., Pascal B., Laurent B., Michaël D., Magali E., Célia G., Éric R., Emmanuel R., Doriane T.
  • Individuelle : Muriel C.

Photos

Adhérent ITP depuis 2019, Julien, alias Gritou, s’oriente vers une carrière professionnelle dans le canyonisme. Il termine déjà sa formation de DE canyon et doit mener à bien un projet pédagogique. Les membres ITP et Corse Canyon serviront de cobayes et une formation aux bases techniques de descente et d’équipement des canyons est programmée sur un week-end. Un après-midi sera également consacré à la gestion d’un accident. Le niveau des candidats va de débutant à moniteur confirmé !

C’est la falaise de Tozza qui sert de cadre pour le menu du samedi matin :

  • Relais et SAR (Système Auxiliaire de Relais)
  • Les différents freinage
  • Les clés d’arrêt

Les initiés sont répartis en 3 groupes tournant plus ou moins homogènes et Gritou, Anto et Pascal se chargent des formations.

Après un sympathique pique-nique, les 3 groupes tournent l’après-midi avec pour menu cette fois-ci :

  • La main courante rappelable
  • L’équipement d’une verticale simple
  • Le débrayage d’un équipier

Rendez-vous est pris au lendemain dans le canyon du Cippetto pour mettre en pratique les apprentissages du jour.

JCL