Archives annuelles : 2024

Samedi 27 avril 2024 – Fount du Roy – Cabrespine (11)

Samedi 20 avril 2024

Spéléo, désobstruction

Fount du Roy, Cabrespine

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël DUBOIS

Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Christophe B. (Stoche), Thomas C. (Tom), Jean-Michel E., Pierre F., Michel G.(Grillou), Damien, Gounel, Guston, Olivia

Gente canine : Blondi, Bosco, Oural, Patti

TPST : trois heures

Épisode 7

Une semaine s’est écoulée et on remet le couvert sur l’enthousiasme de Grillou qui a même demandé de prendre moults amarrages et tressages de nylon. C’est une très grosse équipe qui se retrouve au bord de la piste. De mémoire de SCMiens, certainement un des plus gros attroupements de l’histoire du club avec 11 personnes présentes + 4 chiens. Tout cela dans une très bonne ambiance malgré la pluie, le brouillard et les bourrasques de vent.

Place aux jeunes, les anciens – JN avec Kinou et Stoche – on organise l’équipe de sortie des gamates. Une rotation à trois permet d’éviter les tendinites… Ils seront quand même huit dans le trou et c’est complet ! Au total ce seront presque deux cent gamates qui seront sorties. JM pourra faire deux « parlementations » en mèche de 600, ça débite !

16 heures, une sympathique collation est servie à l’heure du goûter (salade de fruits – merci Olivia -, petits gâteaux, thé et café) ce qui a permis à tout le monde de se réchauffer. On est passé mais sans avoir recours à des agrès, le grand puits escompté dépassant juste… le mètre ! Mais ça continue un peu en-dessous et sur quelques mètres au-dessus. Le courant d’air n’est pas très net, il va falloir le pister pour trouver où est la suite. Donc du positif et des interrogations.

Chr. B, JND

Samedi 20 avril 2024 – Spéléo – Exercice secours- Santa Maria di Lota

Samedi 20 avril 2024
Spéléo, exercice secours
Miomo, Santa Maria di Lota

Participants
ITP : Catherine B., Antoine B ., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Eric G., Francis M., Laureen N., Benoit R., Noël R., Rémi R., Vanessa S., Alexia S. B., Franck Z.

TPST : 0

Si le dernier exercice secours fut une réussite cinématographique, grâce au talent de l’équipe de D’Umani, il nous a fallu reconnaître une marge de progrès importante coté transport, brancardage pour être plus précis. Certes les Topi n’avait pas perdu la victime durant le transport, mais celle-ci a préféré éviter d’avoir à renouveler l’expérience en conditions réelles. Pourtant il est arrivé qu’un exercice soit une bonne occasion de recruter d’excellents Topi…

Il nous fallait cet exercice technique brancardage qu’on programmait depuis si longtemps.

Rendez vous 9h au local pour le début de l’alerte, ou peut être 8 h puisqu’à l’heure supposée, 16 Topi étaient déjà en train de suivre des tutos sur grand écran, heureusement commentés par notre référent SSF, dont l’enthousiasme et la passion ne sont plus à démontrer.
Après les scènettes réalisées au millimètre, place aux TD dans le local. Comme toujours moment délicat du choix de la victime, c’est Vanessa qui s’y colle, réalisation parfaite du mouvement, juste une petite hésitation quand au sens de portage : dessus ou dessous ?

C’est le moment du transport sur site, Antoine essaie une dernière fois de faire réaliser l’exercice au local, certes le temps menace mais il ne craint en général pas l’humidité. La raison et le plaisir l’emportent : comme prévu cela se fera chez Nono en conditions presque réelles, on ne sera pas sous terre mais le terrain nous offrira de vraies conditions.
Le départ se fait sur le sentier que le propriétaire des lieux a patiemment réouvert. Surtout ne pas faire tomber les murets.
Vu la topo on descend, c’est original car en général on remonte plutôt les victimes.C’est un premier exercice, on commencera doucement. Cette fois c’est Alexia qui doit s’y coller, elle aura le plaisir de voir où elle va puisqu’elle part les pieds en avant (pas devant).

Frein de charges, renvois, passage genoux et dos, le terrain nous offre toutes les conditions d’un vrai, la victime, bonne pâte ne se plaint pas. Les Topi tels des fourmis légionnaires font de leur corps un pont vivant, repassent devant le brancard sitôt la charge passée, dessus, dessous, en haut, en bas, arbres, murets, rien ne les arrête, la précieuse cargaison avance portée de mains en mains.

Arrivés au bord du fleuve on découvre la cabane des amis, tout aussi patiemment construite que le chemin.Travail de fourmis pour Nono et Alexia, si on reste admiratif devant le résultat, ce n’est pas le moment de mollir, il reste presque autant à faire en remontant le cours d’eau.Cette fois on a du vrai, ça monte, c’est humide et il commence à pleuvoir, c’est pousser un peu le réalismes, peu de cavités humide chez nous. On corse aussi les difficultés :Francis, arrivé en cours de route, remplace Alexia.
Quelques blocs et passage d’arbres de plus tard, il est décidé de ne pas remonter jusqu’à la source, mais de retourner à la cabane, où les promesses d’une légère collation, attirent les estomacs et gosiers. Wanda tente bien de prolonger l’exercice au passage de blocs un peu glissant, mais bien réceptionnée, elle poursuit sur ces deux pieds.

Offert par la LISC (Votez pour moi)  le repas commence sous un ciel plus menaçant entre pluie et nuages, il suffira de déployer la bâche, pour arrêter les eaux des cieux. Qu’importe comme à chaque sortie les agapes réchauffent les cœurs tout autant qu’elles remplissent les estomacs. On traine un peu dans ce lieu hors du temps à deux pas de Bastia, avant de repartir sur le chemin dont on n’avait pas saisi le dénivelé le matin : soit l’adrénaline avant, soit le repas après.

Conclusion d’une superbe journée qui rappelle à chacun qu’en spéléo la solidarité est la première des qualités requises.

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« de 36 »

Samedi 20 avril 2024 – Fount du Roy – Cabrespine (11)

Samedi 20 avril 2024

Spéléo, désobstruction

Fount du Roy, Cabrespine

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou), Dominique B., Thomas C. (Tom), Pierre F., Michel G. (Grillou), Guston, Olivia

Gente canine : Bosco, Oural

TPST : cinq heures dont une heure trente pour JN

Épisode 6

Cette cavité excite vraiment le noyau dur des désobeurs du club, depuis le 20 mars dernier ils y sont déjà retournés quatre fois mais la faille reste étroite.

En ce samedi printanier c’est une grosse mobilisation du club à la Fount du Roy Avec huit personnes dans la cavité, chacun est à son poste ce qui permet d’éviter les coinçages de gamates intempestifs et aussi de se relayer régulièrement. On décide de commencer par évacuer les « parlementations » musclées de la séance précédente ce qui nous occupe un bon moment et on en profite aussi pour déstocker (un peu). Ils sont deux au front de taille, deux dans les boyaux intermédiaires et deux dans le puits pour servir de déviations aux gamates qui ont une fâcheuse tendance à se bloquer. De notre côté avec Kinou on passe la matinée à tirer au moins une cinquantaine de gamates et à papoter sur la fédé et les spéléos locaux.

L’attente des nouvelles du front est dure pour ceux restés à l’arrière. Quelques nouvelles nous parviennent, le boyau a bien avancé mais d’énormes lames se décrochent au fur et à mesure ce qui oblige à les débiter sur place ce qui n’est pas toujours évident étant donné les dimensions des lieux.

En tout cas le trou aspire toujours autant et le doux mélange des parfums des saucisses des bouchers de Villemoustaussou et de Villeneuve vient nous rappeler qu’il est l’heure de la pause syndicale. Encore un spuntinu topinesque…

Ragaillardis par ce festin, le travail reprend ensuite avec entrain jusqu’en fin d’après-midi. Je prends place alors dans le puits à – 5 m. Un petit replat permet de se poser les fesses mais on reste longé sur le croll. Ce sera encore une cinquantaine de gamates qui seront extraites.

On apprend qu’un ultime échange rhétorique avec la roche nous laisse entrevoir, peut-être, du bout des yeux, une suite descendante sur un ou deux mètres une fois que la fissure sera élargie sur toute sa longueur.

La suite au prochain épisode.

Chr. A., JND

Mardi 16 avril 2024 – Prospection Pietralba

Mardi 16 avril 2024
Spéléo-VTT, prospection
Pietralba

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

Plusieurs objectifs pour cette sortie mixte VTT-Spéléo :

  • faire du VTT 🙂
  • faire une reconnaissance des « gouffres » de Pietralba
  • jeter un œil à la falaise d’entrainement épisodique de Pietralba
  • (re)prospecter le secteur nord de cette falaise
  • essayer de rencontrer le ou la propriétaire de la falaise afin d’en assurer l’accès

Premier objectif atteint, sans utilisation du sécateur pour la partie VTT 😀
Départ de la petite chapelle Santa Maria de Pietralba et direction le hameau de Pedanu. Nous empruntons ensuite différentes pistes qui mènent au point côté 594 dominant le secteur des anciennes mines de cuivre, que nous rejoignons au jugé.

Parcours VTT

Parcours VTT

Deuxième objectif
Les 3 points noirs étiquetés « Gouffres » sur la carte IGN qui ont de quoi titiller l’imagination de tout spéléo qui se respecte. On savait que ces gouffres étaient en fait d’anciennes mines de cuivre, mais il fallait le vérifier de visu.
Un 1er puits se présente, il est rempli d’eau, ainsi que le 2ème à quelques mètres.
Plus bas une galerie en partie noyée, waders nécessaires.
Puis voilà le 1er « vrai gouffre ». Un puits où les cailloux rebondissent agréablement pendant quelques secondes. Profondeur estimée à une dizaine de mètres suivis par peut-être un plan incliné.
Le dernier puits se présente comme un ressaut de 3 m avec à sa base un plan incliné suivi par ce qui semble être une galerie horizontale.

Retour aux véhicules par le ravin d’Erbaiolo. Pique-nique devant la chapelle.

Prospection

Prospection

Troisième objectif
La falaise d’entrainement se situant à proximité, il était impensable de ne pas y jeter 4 yeux, d’autant plus que Micca ne la connaissait pas. On tente également de repérer un autre chemin d’accès pour éviter de laisser les véhicules aux emplacements habituels. On essaie en contournant les barbelés face au point côté 437 au sud-est de la falaise. C’est faisable mais il faut d’abord escalader un ressaut de 3 mètres, pas facile. Visite du bas de la falaise et tentative de rejoindre le haut par la vire. Abandon suite manque du matos nécessaire, il faut également élaguer un olivier qui a pris ses aises en plein milieu de la vire, là où le passage se resserre sérieusement. Nous contournons la falaise par le sud-est.

Quatrième objectif
Prospection du haut de la falaise avec tentative de repérage des amarrages de départ des voies, on n’a pas tout retrouvé …
Nous continuons la prospection jusqu’au point côté 590 sur la carte. Peu de résultats, quelques traversées dans les foisonnements entre blocs et une petite galerie de quelques mètres occupée par un petit rhino.

Cinquième objectif
La recherche des propriétaires de la falaise avait commencé dès le matin avec la discussion avec un ancien de passage, un premier nom de berger nous avait été indiqué. Nous partons donc vers le village avec un peu d’espoir. La maison du berger est trouvée, discussion avec ce dernier qui n’est pas le propriétaire. Nouveau nom, nouvelle recherche et bingo la propriétaire nous ouvre sa porte. Explication de notre démarche, mais explication de sa volonté d’interdire l’accès à la falaise. Elle a en effet constaté des dégradations perpétrées par des grimpeurs de passage, principalement teutons. Murets éboulés, ruches renversées, détritus et sacs poubelle laissés sur place … Et surtout elle ne veut être mise en cause en cas d’accident. Elle a aussi évoqué des spéléos « chauves-souris » qui se « reproduiraient » dans le coin 😀

Nous argumentons de notre sérieux par rapport à tous les points évoqués, on récupère son mèl, un courrier lui sera adressé pour préciser le tout.

Un petit arrêt réhydratation au Carré d’As à Ponte Leccia et fin de cette sympathique journée multifacette.

JCL

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« de 18 »

Lundi 15 avril 2024 – Grotte d’Aldène – Cesseras (34)

Lundi 15 avril 2024

Spéléo, visite

Grotte d’Aldène ou de la Coquille, Cesseras (34)

Participants :

DRAC : Philippe G.

Société Cévenole de Spéléologie et de Préhistoire SCSP : Jean-Pierre B.

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A. (Kinou), Dominique B. Véronique M.

Invité FFME : Gérard

TPST : quatre heures

Philippe, que la quasi-totalité des topis connaissent – et pour celles et ceux qui ne le connaitraient pas il était un des experts de la grotte de Lanincu à Lano -, est le « gardien » de la grotte d’Aldène située dans l’Hérault près de Minerve dans la vallée de la Cesse et connue pour sa galerie remplie d’empreintes de pas du Néolithique. La cavité est fermée au public et il faut passer, soit par la mairie de Minerve, soit par l’Association d’Aldène, soit par Philippe pour pouvoir la visiter.

La cavité se développe sur trois niveaux sur le bord droit de la Cesse. Le niveau 1 accessible par un gigantesque porche d’entrée a fait l’objet d’une exploitation de soi-disant phosphates au 19e siècle, en fait il y avait pas mal de guano. Malheureusement cette exploitation a détruit de nombreux vestiges préhistoriques. Il reste cependant une galerie comportant quelques peintures pariétales (que nous n’avons pas visitée). Ce niveau est également l’habitat de nombreuses colonies de chauves-souris et présente de nombreux artefacts de biocorrosion. Début 20e siècle, une désobstruction a permis d’accéder au niveau 2 situé une trentaine de mètres plus bas par une faille très étroite qui heureusement a fait l’objet d’élargissement et d’équipements. Le niveau 3 est celui qui donne accès à la rivière souterraine de La Cesse, prolongement du Réseau André visité le 8 octobre 2023 et que nous irons visiter en juin prochain.

Après avoir rencontré Philippe lors de l’AG du CDS 11, on a pu organiser cette visite avec 6 personnes maximum. Cela fonctionne par cooptation.

On retrouve donc Philippe à 9 heures au parking de Fauzan en bordure du canyon de la Cesse. Un sentier taillé dans le roc calcaire et équipé de mains courantes permet d’accéder au sentier longeant la falaise. Le spectacle sur les gorges est magnifique.

Philippe nous explique la formation de la vallée de la Cesse et de ses cavités et détaille les conditions de visite de la cavité. Éclairage aux Leds cela va de soi, combinaisons propres c’est prévu, pas de photos ! (ce que j’ai ajouté a été trouvé sur le net, la biblio est riche), ne pas sortir de sentiers balisés. Oui chef !

Pour entrer, une serrure inviolable, une grille digne d’une enceinte de prison. La galerie du niveau 1 est vraiment conforme à l’appellation « métro », plus de 20 à 30 m de large et haute de 15 à 20 m ! Nous voilà devant la lucarne d’accès au réseau inférieur, là aussi porte blindée avec serrure ad hoc. La descente se fait par échelles et barreaux scellés entrecoupés de quelques plateformes. Pas d’étroitures alors qu’au début des explos d’après Philippe, certains passage nécessitaient au moins 25 mn d’effort. Et il était plus mince à l’époque.

Nous voilà dans les galeries du niveau 2, moins spacieuses – 2 à 4 m de large et plafond à 2,50 m en moyenne. Galeries de surcreusement. On parcourt quelques centaines de mètres et on arrive à un carrefour. À gauche débute la fameuse Galerie des Pas, découverte en 1948 par l’abbé Cathala, en face la galerie menant au niveau 3. Avant d’arriver aux Pas, Philippe nous montre sur les parois les différents mouchages de torches. Longue explication sur le travail des archéos qui ont réussi à déduire la longueur, le nombre et la nature des tiges qui ont été enflammées (très certainement du genévrier). Déductions également sur le sens de parcours, la taille des porteurs, leur progression… impressionnant ! Et à un niveau de la galerie plus rien, ils en ont déduit que le groupe avait fait demi-tour, peut-être à court d’éclairage. Remarquable aussi les coprolithes de hyènes, leurs ossements et leurs bauges. Une bauge avec l’empreinte du squelette de hyène avec la trace d’un pas. Quand les humains sont passés les hyènes avaient déjà disparu.

Voilà la Galerie des Pas, pour la visite la progression se fait sur une plateforme métallique fixée en paroi. Auparavant il faut bien s’essuyer les chaussures, éteindre son éclairage et les pas se devinent grâce à l’éclairage frisant de la torche de Philippe. 400 empreintes de pas de 26 individus (hommes, femmes et enfants) du mésolithique (-8 000 ans) et la façon dont ils se sont déplacés dans la galerie…

On écoute en silence les explications détaillées sur la caractéristique de ces pas. Là un jeune adolescent qui a sauté par-dessus un bloc, là une femme qui portait son enfant, là quelqu’un qui a glissé. Beaucoup de ces détails ont été obtenus grâce aux apports conjugués des techniques scientifiques actuelles (scanner 3D, laser, photogrammétrie, prélèvement, moulages…) et aux observations de trois pisteurs namibiens invités à analyser ces traces en fonction de leur connaissance du terrain.

La galerie continue ensuite jusqu’à un lac et à une zone d’effondrement qui était l’entrée naturelle et qui a du se fermer peu de temps après le passage de ces humains. On retient que c’est une tribu d’environ 26 individus qui aurait fait un seul aller et retour dans la galerie. Par curiosité, pour la recherche d’eau ?

On revient sur nos pas pour reprendre la galerie menant au niveau 3 jusqu’aux griffades et bauges d’ours et de hyènes. Un toboggan argileux recouvert de griffures de hyènes et au fond d’un boyau borgne un peu rastèg, une énorme bauge d’ours avec des griffures, on peut se demander comment il est arrivé là. Retour en bas du toboggan où nous attendait Véronique, peu tentée par le boyau, on laisse l’accès à la rivière à gauche et c’est le retour.

Remontée sans difficultés des échelles, et on retrouve le soleil un peu venté et la matinée se terminera autour d’un spuntinu, malheureusement sans Philippe qui a du nous quitter.

Une belle aventure archéo/spéléo.

La biblio sur Aldène ne manque pas, entre autres :

https://www.lrmh.fr/Default/doc/SYRACUSE/94178/cesseras-herault-grotte-d-aldene-etude-paleoanthropologique-des-empreintes-de-pieds-humains-de-la-ga?_lg=fr-FR

JND

 

Dimanche 14 avril 2024 – Canyon du Macini – San Gavino di Fiumorbu

Dimanche 14 avril 2024
Canyon du Macini, San Gavino di Fiumorbu

Participants
ITP :  Cathy.B, Antoine.B, Benoit.R et Franck.Z
Corse Canyon : Pascal.B et Pierre

TPEC : 3h30

Pour mon premier canyon, Franck et Antoine ont programmé la descente du Macini à San Gavino di Fiumorbu avec en parallèle le rééquipement du canyon par une équipe de Corse Canyon. Le rendez-vous est fixé à 8h00 au local. Un petit imprévu lié à une « panne de réveil » retarde très légèrement le départ…Franck et Anto me récupère ainsi que Pascal sur la route et on arrive sur site vers 10h30. On y retrouve Pierre et un certain Eric L., un pro (qui n’a pour moi rien de professionnel) qui doit normalement se joindre à notre équipe pour participer au rééquipement du canyon. Ce Monsieur, très sympathique (humour), respectueux (bien sur !) explique de façon calme (ah bon ?) qu’il est hors de question que l’on rééquipe le canyon car il va y travailler tout l’été et qu’en gros il est le seul à pouvoir le faire. Je passe les détails, mais cela se termine sur son départ ( YOUPI) et la décision de ne rien équiper vu que ce « gentil » monsieur a prévenu qu’il scierait tous les nouveaux ancrages. On finit donc par partir (avec encore 30 minutes de retard supplémentaire). Une belle montée d’approche de 45 minutes (il fait chaud, le temps est magnifique) et nous voilà arrivée au départ.

On s’équipe et on entame la descente. 2 cordes sont mises en place pour permettre à Antoine de rester à mes côtés pendant toute cette première descente. Je ne suis pas super à l’aise, ça glisse, mais ça passe. On continue et on arrive à la première cascade de 50 mètres avec la surprise que certains points ont été sciés. Malgré tout deux cordes sont à nouveau mises en place pour la descente. Cette fois c’est Franck qui m’accompagne. Toujours pas super à l’aise, mais c’est super. Je prends pas mal d’eau sur la tête, je glisse, je dérape, mais j’arrive en bas ravie. Une fois tout le monde en bas, on continue. Toujours quelques surprises le long de la rivière avec une corde qui a disparu et d’autres points d’ancrage….On arrive au 1er toboggan, ça fuse bien c’est top !!!. La descente se poursuit, quelques sauts sur le parcours (que perso je contourne), un 2ème toboggan qu’on ne fait pas car le débit est un peu juste, une autre vasque avec possibilité de sauter et ce coup-ci je me lance (la technique reste à travailler, mais encore une fois c’est top). On finit par arriver à la dernière cascade de 30 mètres. Beaucoup plus technique que la 1ère, plus étroite et à pic avec pas mal d’eau qui descend. Benoît m’explique qu’il a aussi fait son initiation dans ce canyon et qu’il a été bien surpris dans cette cascade à un moment par les paquets d’eau lui tombant sur la tête. Anto descend avec moi pour me guider. Je dérape pas mal, mais j’arrive en bas en ayant pu éviter le plus gros de la chute. Pour Benoît par contre il a eu le droit à nouveau à la belle douche, mais vu qu’il s’y attendait c’est passé sans problème. La fin est proche, encore 10 minutes de marche sur bloc et nous voilà aux voitures. Heureusement car je suis gelée. On se déséquipe, le feu est allumé et on passe au traditionnel pique-nique ..à l’heure du goûter, en effet il est déjà 16h. Après cette pause bien mérité, on remballe tout et on repart vers 18h.

Difficile d’avoir de meilleures conditions pour une première avec sur 6 personnes, un moniteur, un BE et un initiateur canyon, impossible de ne pas se sentir en sécurité, sans oublier un beau soleil et un cadre magnifique. Encore une fois, un grand merci pour cette découverte.

Cathy B.

Photos :

 

Vidéo :

 

Dimanche 7 avril 2024 – Gouffre I Luminelli – Morosaglia

Dimanche 7 avril 2024
Spéléo, visite
Gouffre I Luminelli – Morosaglia

Participation
ITP : Arnaud B., Christophe C., Adriana D., Michaël D., Jean-Claude L. M., Laureen N., Marie-Pierre R., Franck Z.

TPST : 3h00

I Luminelli restera longtemps dans ma mémoire puisque c’était ma toute première cavité et comme le veut la tradition j’en rédige donc le compte-rendu (qui sera revu, augmenté et corrigé par Jean-Claude je n’en doute pas !).

J’ai cru comprendre que c’était une classique du club et de Corse et pour cause, une jolie cavité avec des passages très fun, très bien équipée et une glace au café comme récompense (Miam !).

8 topi présents, rendez-vous 9h au Rond-point N°4 puis en route vers le parking de l’épingle.

Un beau soleil au rendez-vous et une température d’environ 25°C au plus chaud de la journée. Nous retrouvons Micca au parking de l’épingle coiffé d’une casquette de chasseur, prêt à en découdre avec le maquis, armé de sa serpe affutée !

Nous nous lançons à l’assaut da muntagna en suivant les marques jaunes (et on les cherche encore !!!). L’approche est raide et rocailleuse, quelques glissades et chutes de pierre. Environ 1h de marche, chargés de deux sacs chacun (matériel et de quoi reprendre des forces après l’effort).

Micca se charge de l’équipement avec Franck, le premier puits est équipé en double pour accélérer la remontée (une voie directe et l’autre via une vire).

La glace au café pour se rafraichir puis c’est la remontée en deux équipes, l’une en escalade et l’autre par les cordes 😉

Un casse-croute agrémenté de boissons houblonnées et nous voilà partis à la découverte de la flore locale qu MP a précédemment repérée. De belles surprises sous la Punta de Querceta Tonda toute proche :

-Paeonia Morisii en fleur

-Paeonia Corsica en fleur

-Lys de Saint-Pancrace en fleur/en bouton

-Rose d’hiver

-Cyclamen

-Asphodèle

Descente aux véhicules de jour avec une jolie chute de Micca (on t’a vu !!), la découverte d’une pierre bleue rare peinte au sang de martien (dixit Franck).

Retour au local avec en prime une montagne de chocolats offerts par Adriana !

Arnaud B

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« de 32 »

Dimanche 7 avril 2024 – Grotte d’Incirli ou du Figuier – Chypre du Nord

Dimanche 7 avril

Spéléo, Visite touristique ; Grotte d’Incirli ou du Figuier

Chypre/République Turque de Chypre Nord

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Accompagnants : Framboise et Roger M. (anciens spéléos d’Alès), Benoît D. (pas spéléo du tout

TPST : une heure

Dans la préparation de notre dernier voyage vers Chypre du Nord – zone occupée par la Turquie et dénommée République Turque de Chypre Nord —, j’avais appris par Bernard Chirol, membre du CA FFS et délégué à l’Union Internationale de Spéléologie, qui avait arpenté Chypre à de multiples reprises notamment avec le couple Lips, que la seule cavité ouverte au public se trouvait en Chypre du Nord et avait la particularité de s’ouvrir dans un massif de gypse. La visite fut programmée au cours de la seconde semaine de notre séjour. Par hasard nous avions sympathisé au cours du voyage avec un couple d’anciens spéléo d’Alès, Roger et Framboise (pas de faute ce n’est pas Françoise !).

Voiture de location, une automatique ayant 270 000 km au compteur, avec un frein à main défectueux, un voyant d’eau qui s’allumait… et c’est parti pour une balade d’une centaine de kilomètres en roulant à gauche… héritage de la colonisation britannique.

La grotte d’İncirli, située dans la zone montagneuse nord de Chypre – les monts Pentadactylus -, à deux kilomètres au sud-est du village de Çinarli.

Parmi les quelques 370 grottes de Chypre dont beaucoup sont des grottes marines mais un aven dépasserait les 100 m de dénivelé, c’est la seule grotte de gypse ouverte au tourisme dans le monde. Son développement est de 311 m pour un dénivelé de -14 m. Elle s’étend sur une longueur de 250 m en direction est-ouest, mais seuls 70 m sont accessibles aux visiteurs. Sa largeur varie de cinq à dix mètres à différents endroits, et sa hauteur de quatre à sept mètres. Elle tire son nom du figuier qui se trouve à l’entrée (turc : incir).

Historique : « Il y a bien longtemps, trois voleurs cachèrent dans cette grotte les chèvres qu’ils avaient volées. Les villageois suivirent les empreintes des animaux jusqu’au figuier où elles disparurent mystérieusement. Après des jours de patrouille et avec l’aide de la police locale, ils ont tendu une embuscade qui a permis de découvrir l’entrée de la grotte à proximité. Voyant les voleurs entrer dans la grotte à minuit, ils ont gardé l’entrée jusqu’à ce que le soleil se lève pour passer à l’action.

Cependant, en entrant dans la grotte le lendemain matin, ils ont été surpris de ne trouver aucune trace des voleurs ni des animaux. La rumeur veut que les voleurs se soient échappés par une deuxième entrée, à quelque distance de Cinarli – cette entrée attend toujours d’être redécouverte à ce jour…

Dans les années 1950 et 1960, cette grotte était également connue pour servir de cachette aux terroristes de l’EOKA, l’organisation de guérilla nationaliste chypriote grecque qui a mené une campagne pour la fin de la domination britannique sur l’île et a procédé à un nettoyage ethnique des Turcs vivant sur l’île. »

Géologie : Selon les recherches géologiques menées dans la grotte, l’âge de formation de la couche de gypse est de 5 Ma, et l’évolution structurelle du lit jusqu’à aujourd’hui date de 1,5 à 2 Ma. La formation de la grotte remonte à 150-200 000 ans.

Description : Deux volées de marches conduisent de la petite entrée à la partie la plus large et la plus longue de la grotte. L’équipement un peu rustique ferait frémir les propriétaires de grottes touristiques en France mais elle est assez bien éclairée. Après une section de 20 m de long, des couloirs labyrinthiques très courts s’étendent dans différentes directions.

Bordée de structures en forme de chou-fleur composées de minéraux blancs sur les parois latérales, des stalactites grossières pendent du plafond tandis que des stalagmites lisses s’élèvent du sol. Des parois veinées comportent des inclusions de minéraux prismatiques en forme de cristaux, on a cru y voir des géodes d’hématite et du sulfate de cuivre. Des colonnes s’étendant jusqu’au plafond et des formations rocheuses en grès ajoutent à la beauté des lieux. Les stalactites et les stalagmites sont composées de gypse (le gypse sous sa forme cristalline aqueuse, un minéral mou et cristallin, le sulfate de calcium dihydraté, de formule chimique CaSO₄ 2 H₂O).

Vers la fin de la zone accessible, le passage se rétrécit et tourne brusquement à 90°, la suite est labyrinthique, non équipée et la progression chaotique avec de nombreux blocs tombés du plafond. On s’arrêtera là pour cette fois. La température y est constante (18-19 °C) tout au long de l’année, il y fait chaud en hiver et frais en été.

JND

Samedi 30 mars 2024 – Mine de Cardo, Grotta della Gradicchia, AG LISC – Bastia

Samedi 30 mars 2024
Spéléo, visite
Mine de Cardo, Grotta della Gradicchia – Bastia
AG LISC

Participants
ITP : Michèle C., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D. B., Henri-Pierre F., Éric G., Jean-Claude L. M., Alexia S. B., Noël R., Franck Z.

TPST : 1h30 + 0h30

Journée bien remplie avec de la spéléo le matin et de l’associatif l’après-midi.

Au programme, visite d’une mine de Cardo et ses beautés minérales suite au repérage du jeudi précédent.
Une visite complète a pu être effectuée avec notamment le franchissement du lac, qui en canoë, qui en combi, qui en waders. On a pu ainsi admirer les gours remplis de perles de cavernes, les coulées d’oxydes de cuivre aux teintes bleues ou d’oxyde de fer en diverses nuances de marron, on en a pris plein les yeux.
Une cordelette en place permettrait de remonter un puits de jonction vers une galerie supérieure, mais son état n’était pas très engageant.
Retour vers Cardo où nous avons encore pu discuter avec le sympathique propriétaire des lieux, qui nous a encore cette fois-ci abreuvés de ses vieux souvenirs, souvenirs qui devraient être préservés dans la mémoire collective insulaire.

En 2ème partie de cette matinée, visite de la Grotta della Gradiccia avec là-aussi une sympathique rencontre avec le voisin du dessus de la route et ses souvenirs également, ceux qui ont lu le livre « Bastia sous l’occupation » comprendront.
Il connaissait l’existence de la grotte située à quelques mètres de chez lui, mais sans l’avoir jamais visitée. C’est maintenant chose faite.

Compte-rendu plus complet en fin de page.

Repas au local, suivi par l’AG élective de la LISC.

Amal, Pierre, Benoit, Francis et J-Phi nous rejoignent, le quorum est atteint, l’AG peut commencer.
On passera sur les divers rapports, débats et résolutions qui seront consultables sur le compte-rendu d’AG, voici les résultats des élections :

Président : Éric Genoud
Président-adjoint : Jean-Claude La Milza
Secrétaire : Henri-Pierre Fiocconi
Secrétaire-adjointe : Wanda Comparetti
Trésorier : Antoine Boschi
Trésorier-adjoint : Pierre Lacombe
Autres membres CA : Francis Maraval, Noël Ricoveri, Franck Zerli
Grand électeur régional : Jean-Claude La Milza
Vérificateurs aux comptes : Alexia Simian Buissonnet, Benoit Romanini

Bravo aux nouveaux et anciens élus !

JCL

2024-03-30-Mine-de-Cardo-Gradiccia LMJC 001
« de 61 »

Opérations Padirac et Mnémosyne

Branle-bas de combat chez les Topi en ce samedi d’assemblée générale de la ligue insulaire de spéléologie. La galerie Pucci de la mine de Cuivre de Cardo, mine mythique au portes de Bastia dont speleo et chiropterologues maudissaient la mise en sécurité par la DIREN en 1998 et que seuls quelques anciens topi avaient connue, était de nouveau accessible.

La mine comporte 3 niveaux de galeries :

  • 1er niveau: la galerie de l’église située dans le village à 50 mètres de l’église,
  • 2eme niveau : 2 galeries, Pucci et Caselle, 50 mètres au-dessus, de 140 mètres et qui se rejoignent.
  • 3eme niveau: La galerie Parodi, 20 mètres au-dessus, qui communique par une descenderie avec la galerie Pucci.

En 1998 la fermeture des entrées par un bouchon de béton armé laissant un passage pour les chiroptères et les micro-spéléo avait été réalisé pour 3 galeries. Une porte métallique avait été placée à l’entrée de la galerie Pucci du fait de la présence d’un captage d’eau destiné à l’arrosage d’une propriété voisine avec construction d’un barrage dans la galerie.

L’Opération « Padirac » est donc lancée : 4 voitures et 10 topi débarquent sur la place du village avec 4 canots gonflables, combinaisons de canyon et Speleo, bottes, Waders… On passe devant la galerie de de l’église profonde de 70 mètres puis la galerie Pucci : au bout d’une quinzaine de mètres celle-ci se divisent en 2. À droite la galerie Caselle aboutit à un puits puis descend, s’ennoie progressivement du fait d’un barrage, et aboutit à l’entrée Caselle obturée avec juste un passage pour les chauves-souris. A gauche on arrive rapidement à un barrage en béton. Derrière 1 mètre d’eau. Un canoë est gonflé et mis à l’eau. Franck, Christophe et HP en Combi canyon convoient un par un les autres topi sur une trentaine de mètres. La galerie se poursuit ensuite dans la boue. Les parois par endroit sont bleu lagon avec des stalactites de devilline. Un puits d’aération obturé par des planches en bois part vers le haut. Plus loin une descenderie provenant de la galerie supérieure (?) comporte une corde en place, GCC (?), mais on ignore depuis quand et quelle est sa solidité. L’escalade en libre ne parait pas possible. Il faudra revenir avec un équipement adapté. Plus loin le sol est parsemé de gours et de perles de cavernes blanches et roses. Une exploration des alentours permet de retrouver l’entrée de la galerie Parodi 20 mètres au-dessus.

(Wanda et Henri-Pierre, à la recherche d’un collier de Nala perdu lors de la sortie, retrouveront le surlendemain l’entrée de la galerie Caselle et peut être le puits d’aération de la galerie Pucci.)

Au retour nous rencontrons le propriétaire des terrains qui nous évoque les temps heureux de sa jeunesse.

Pour mémoire les premiers travaux de recherche ont débuté dans les années 1860, la concession est octroyée au Capitaine Parodi et à un sieur Dané en 1868. Par manque de moyens financiers le Capitaine Parodi s’associe en 1872 à des investisseurs anglais. Des travaux sont effectués entre 1869 et 1884.

Le rendement de la mine étant trop faible, la compagnie anglaise exploitant la mine de Cardo et celle exploitant la mine de Frangone dans le Lancone s’unissent en 1882 pour construire à 50 mètres au-dessus de l’église du village !! une usine de traitement de leur minerai (pyrite = sulfure de fer) et chalcopyrite (sulfure double de fer et de cuivre) en vue de produire du cément de cuivre, du sulfate de fer et de l’acide sulfurique. Début 1884 des essais de grillage sont effectués, mais des difficultés financières semble-t-il arrêtent la production qui ne reprendra jamais.

Seuls persistent actuellement un pan de mur noyé dans le maquis et une cheminée à 350 mètres d’altitude destinée à évacuer les fumées toxiques de l’usine.

L’exploitation de la mine s’arrête en 1884. 600 tonnes de minerai ont été extraites, utilisées pour les essais de l’usine de Cardo et surtout pour l’usine de Francardo.

Celle-ci avait été construite pour traiter les minerais des mines de cuivre corses : Frangone, l’Orzella, l’Argentella, Vezzani, San Quilico, Pietralba, Altiani, Rusio, etc… Elle fonctionna entre 1908 et 1909. La faillite de la société mettra un terme aux tentatives d’exploitation de mine de cuivre en Corse.  Partout (Linguizzeta, Moltifao, Ponte Lucciana – Pietralba, Frangone, Orzella….) une estimation irréaliste des teneurs en Cuivre du minerai et/ou de la richesse des gisements, l’espoir d’être en présence de gisements comparables à celui « voisin » de Monte Catini en Toscane, auront conduit des investisseurs étrangers, Anglais souvent, à des mises de fond souvent considérables, fréquemment associées à des manipulations financières douteuses, puis à des pertes également considérables. Aucune mine de cuivre n’aura jamais été  rentable en Corse.

Deuxième objectif de la journée : la grotte de Gradiccia. Opération Mnémosyne

La grotte se situe sous une villa abandonnée, à la vue imprenable, route inférieure de Cardo.

Là aussi une rencontre faite dans la semaine par Jean-Claude et Mika nous en apprendra plus sur l’histoire de la grotte.

Nous savions par le récit de Gérard Comte « Bastia sous l’occupation » que la grotte avait servi de refuge lors des bombardements de Bastia en 1943 aux habitants de la villa « Cohen » voisine et de la famille Comte.

Nous visitons la grotte en compagnie du propriétaire de la villa Cohen dont la plaque avait été martelée pendant l’occupation italienne. Celui-ci, né après la guerre, ne l’avait jamais visitée. Il nous apprend que la villa Gradiccia a appartenu à un riche pharmacien installé à Madagascar, dont un héritier a disparu en Afrique et dont les autres héritiers attendraient la fin de la prescription trentenaire pour la vendre.

Un éclairage a été installé dans la cavité. Quelques canettes jonchent le sol. La grotte doit servir de lieu de réunion pour des jeunes. Après la visite nous aidons à l’abattage d’un arbre dans le jardin de Mr Cohen.

Retour ensuite au club pour se restaurer avant l’AG. Les 2 opérations prévues ont été quasiment menées à bien.

Un retour à la grotte de Cardo pour ascension de la descenderie Parodi est envisagé.

PHP

Jeudi 28 mars 2024 – Mine de Cardo, Grotta della Gradicchia – Bastia

Jeudi 28 mars 2024
Spéléo, repérage
Mine de Cardo, Grotta della Gradicchia – Bastia

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Les mines de Cardo ont été exploitées durant la 2ème partie du 19ème siècle pour ses sulfures de fer (pyrite) et de cuivre (chalcopyrite). Exploitation abandonnée par manque de rendement.

Notre dernière visite remonte au 9 décembre 1995 (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr1995#Samedi_9_decembre_1995), elle avait précédé une mise en sécurité réalisée par le BRGM à la demande de la DRIRE. Toute les galeries ont été bétonnées, à l’exception de la galerie G2, où une prise d’eau ancestrale avait permis à un riverain de bénéficier d’un accès, à la condition d’en gérer la fermeture.

En vue d’agrémenter cette journée d’AG liguesque d’une petite sortie à la demi-journée une étude sur les possibilités d’accès se décide tardivement. Elle s’avère infructueuse par téléphone, une reconnaissance sur le terrain est donc nécessaire.

Débauchage de Micca qui s’apprêtait à rejoindre Mumu au local pour de basses besognes matérielles. On peut préciser que le débauchage a été facile sans avoir eu besoin de menacer l’individu 😀

Nous voilà sur la place de l’église, premier contact avec un petit groupe d’anciens papotant de diverses choses d’anciens. Ils nous confirment que le propriétaire qui avait signé la convention avec le BRGM est toujours au village, à quelques dizaines de mètres de là. Nous voilà maintenant devant son domicile, premier contact avec la fille (?), qui appelle aussitôt le vénérable de la maison. Nous présentons notre démarche et le courant passe rapidement. On a droit à diverses anecdotes et rappels historiques datant de la dernière guerre, mais il ne possède pas le sésame d’accès à la galerie espérée. Nous le quittons à regret, on ne se lasse pas des histoires racontées par les anciens, et décidons de nous approcher de la mine.

Surprise en arrivant devant l’entrée de la mine, nous bénéficions d’un accès libéré par des prédécesseurs et nous en profitons évidemment pour effectuer une rapide visite de la galerie, elle sera également possible le samedi de l’AG.

Une petite visite de la Grotta della Gradiccia termine cet après-midi de reconnaissance, avant de retourner au local et de s’y faire réprimander par Mumu 😀

JCL