Archives par étiquette : Spéléo

Samedi 14 Octobre 2023 – Grotte de Brando

Samedi 14 octobre 2023
Spéléo – visite, matinée découverte
Grotte de Brando

Participants
ITP : Cathy B., Henri-Pierre F., Noël R., Marie-Pierre R. Franck Z.
Visiteurs : 20 membres de l’U.N.C section Santa Maria di Lota + 4 visiteurs

TPST : 2 x 0h45

Profitant d’une matinée découverte de la grotte de Brando, plébiscitée par l’union nationale des combattants, section Santa Maria di Lota, quelques Topis se joignent à Noël et Marie Pierre pour encadrer deux groupes dans la cavité. A notre arrivée, le staff est à pied d’œuvre à l’entrée de la grotte, accrochage de la banderole ainsi qu’un kakemono, café et petites viennoiseries sont au rendez-vous.

Le premier groupe étant sur place, Noël, en tant que bon orateur captive son auditoire. La découverte et l’exploitation de la grotte sont ainsi comptées avant la visite de la grotte. A l’intérieur, notre guide du jour explique la formation des concrétions. Deux touristes se joignent au groupe.

Pendant ce temps HP et Franck passent la chatière, une quinzaine de rhinos se reposent paisiblement. Six autres seront comptabilisés dans le restant de la grotte. Au passage Noël prônera la bonne parole sur la façon de se comporter face aux chiroptères.

La matinée se poursuit avec la visite de la cavité du deuxième groupe. les pèlerins ont l’air ravi. A l’issue tous se regroupent sur la zone aménagée pour un pique-nique topinesque…

Franck

Samedi 7 et dimanche 8 Octobre 2023 – JNS à Cast 1 – Oletta

Samedi 7 et dimanche 8 octobre 2023
Spéléo, initiation JNSC
Cast 1, Oletta

Participants samedi

  • ITP :  Antoine B. ,Wanda C., Dominique D., Henri-Pierre F., Eric G., Nicolas M., Benoît R., Noël R., Marie Pierre R., Jean-Philippe S., Franck Z.
  • Initiés : Emmanuelle C., Catherine B.,
  • La gente canine :  Nala

TPST : 3h00

Participants dimanche

  •  ITP :  Antoine B. ,Wanda C., Albert D., Dominique D., Michaël Dr., Henri-Pierre F., Eric G., Francis M., Nicolas M., Benoît R., Marie Pierre R., Rémi R., Jean-Philippe S., Franck Z.
  • Initiés du matin : Eve A.,Gabriella B., Muriel B., Seréna et Martin C., Béatrice G., Ambre Lune L.A., Aziz R., Marie T.,

TPST : 3h00

  • Initiés de l’après-midi : Guillance A., Olivier C., Thean G., Axel M., Oceane M., Ludivine L.

TPST : 2h30

Les traditionnelles Journées Nationales de la Spéléologie et du Canyonisme d’automne ont cette année eu le lieu le week-end du 7 et 8 octobre. Cette année le nombre d’initiés est conséquent à l’issue de la fête du sport et des inscriptions depuis FB et mails. Ce n’est pas moins de 43 personnes inscrites à l’initiation à la spéléologie sur le site de Cast 1. Toutefois, 13 désistements sont à noter dont une qui n’a jamais répondu aux appels et 4 le jour  »J » (ça c’est moins sympa…).

Nous décidons de répartir 20 initiés sur ce week-end, les autres sont inscrits sur une date ultérieure.

Le samedi :

Nous nous donnons rendez vous à 8h30 au local. Les kits sont déjà prêts (merci à Anto), petit café, nous chargeons les kits dans les 4×4 et direction le trou du Pylône.

Sur place, après une petite concertation, Eric équipe le réseau de la Chèvre, Franck équipera la MC et le P9 tandis qu’ Henri-Pierre et Benoît équipent le puits artificiel jusqu’au Plateau des Escargots.

Le reste des topis s’affairent à nettoyer et démaquiser la zone, ramasser du bois, équiper la zone d’entraînement. Dumé tendra une bâche pour faire de l’ombre au-dessus des tables, c’est top !!! Mais c’est déjà l’heure des agapes. Le barbecue est allumé, Marie Pierre et Pulpy se chargent de la cuisson.

13H30 Franck redescend récupérer les impétrants de l’après-midi. Surprise, elles ne sont que deux !

Nono, dans son rôle de formateur, s’occupe de la théorie puis nos deux initiées s’aguerrissent à la pratique des techniques de spéléo alpine au pied du pylône. Vu le nombre d’initiées, nous décidons de descendre sous terre avec elles en alternant cadres et débutantes. Nous effectuons une variante sur le parcours prévu, les chanceuses évoluerons sur la vire. Le retour dans la salle de la Chèvre s’effectue sans soucis.

La sortie par le puits artificiel ne pose aucun problème non plus. Il est 18 heures.

Après un rangement rapide nous regagnons le parking, puis le bercail tardivement.

Le dimanche :

Le rendez est prévu à 8h00 face à l’entrée du champ. La totalité des initiés du matin sont présents. Mais un petit groupe de Topis manquent à l’appel, et pour cause, ils sont au café au point chaud du rond point. Le secrétaire n’est pas content !!!

Enfin tous se regroupent au point de rassemblement. Après une présentation rapide, on organise la répartition dans les 4×4 et direction Cast 1. Pour certains, la liaison c’est déjà l’aventure. Serena et Martin ne parlent pas français, Aziz se charge d’effectuer la traduction en anglais.

Le programme de l’ initiation est bien rodé mais très long : présentation de la cavité, du matériel, équipement des initiés et pratique sur la zone d’entraînement. Il est environ 10h45 quand nous descendons sous terre. Marie ne se sentant pas capable, ne descendra pas.

Les encadrants se positionnent en poste fixe, sur le parcours. Celui-ci est traditionnel : du puits d’entrée, en passant par le P13 jusqu’à la salle de la Chèvre, la diaclase, le P9, le plan incliné jusqu’au plateau des Escargots et enfin la remontée par le puits artificiel. La traversée se passe dans la bonne humeur. Franck effectuera un balancier avec la corde d’assistance pour remonter une débutante jusqu’à la surface.

A la sortie, les initiés de l’après midi sont déjà là. Michaël et Francis ont fait l’aller-retour pour les prendre en charge. Initialement prévus à 8, ils ne sont que 6….

Juste le temps de manger un morceau et on s’y remet. La traversée avec le groupe de l’après-midi ne pose aucun problème et semble même rapide. Wanda déséquipe le P9 et Francis le puits artificiel.

Nous nous retrouvons à la surface, le matériel est rangé, et redescendons sur le parking juste avant la tombée de la nuit, il est déjà tard. Anto et Pulpy repassent au local pour ranger la totalité du matériel utilisé. Encore une bonne et longue journée d’initiation effectuée.


Points positifs :

  • Le nombre d’ ITP présents sur les deux jours
  • L’équipement de la cavité le samedi matin avec l’initiation d’un petit groupe l’après-midi
  • Le ressenti des initiés à la sortie

Points négatifs :

  • Trop d’inscriptions
  • Les désistements d’initiés le jour « J »
  • Le temps passé à la présentation du matériel et à la pratique sur corde le jour de la visite de la cavité est trop long…

Franck

Dimanche 8 octobre 2023 – Réseau André – Cesseras (34)

Dimanche 8 octobre 2023
Spéléo, visite
Réseau André, Cesseras (34)

Participants
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
Gruissan Prospection Spéléo :Sylvain D., Jean-Philippe B., Émile, Tom, Anthony
Spéléo Corbières Minervois : Michel G., Olivia

TPST : six heures

Fin en beauté de cette semaine de spéléo. Sylvain, président du GPS, lance une invitation à visiter le Réseau André, lit de la Cesse souterraine. Certains connaissent peut-être la Grotte d’Aldène, renommée pour ses empreintes de pas préhistoriques, où Philippe Galant – archéologue bien connu des topis – a emmené des pisteurs éthiopiens qui ont réussi à partir de ces traces, à déterminer le nombre et le sexe des humains à leur origine. La Grotte d’Aldène se trouve dans les gorges de la Cesse – un magnifique canyon – en amont de la ville de Minerve. La zone étant exclusivement calcaire (calcaires à alvéolines [Éocène, Yprésien]), la majeure partie de l’année la Cesse est à sec, la rivière circulant plusieurs mètres en dessous. Elle est accessible par la Grotte d’Aldène – fermée pour préserver les vestiges préhistoriques (ouverte cependant pour deux visites par an organisées par le club local et la mairie) – et le Réseau André.

Nous sommes finalement huit au rendez-vous, de clubs différents, à se retrouver chez Jean-Philippe, le régional de l’étape, au Château de Fauzan. Sylvain est directeur de coopérative viticole, Jean-Philippe propriétaire du Château de Fauzan – un très bon cru du Minervois – et Étienne œnologue, mais peu de bouchons vont sauter…

On laisse les véhicules au bout d’un chemin de terre au milieu des vignes à environ 1,5 km au nord du hameau de Fauzan (Cesseras). Vue splendide sur les falaises du canyon. Après quelques hésitations Jean-Philippe retrouvera le sentier direct de descente, pas évident à trouver. Un bon dénivelé de 200 m plus loin nous voilà dans le lit à sec de la Cesse que l’on suit sur quelques centaines de mètres vers l’aval.

L’entrée se trouve sur la droite en hauteur au pied de la falaise et au milieu de la végétation ; heureusement Sylvain a une bonne mémoire. Entrée étroite agrémentée de désescalade facilitée par la pose de barreaux. Le baudrier est recommandé mais pas indispensable, surtout que les cordes ne sont pas fixées en bas et sans nœud à leur extrémité…

Une vingtaine de mètres plus bas vient la zone de ramping, un bon laminoir de 50-80 cm de large mais parfois à peine 35 cm de haut (le casque passe !). Et sur presque une centaine de mètres. Heureusement presque entièrement sec à l’exception d’une dernière flaque. On m’en avait parlé comme particulièrement humide…

Puis une phase à quatre pattes et on peut enfin se relever dans la première galerie sèche. Le réseau devient énorme, galeries de métro de 10 m par 5, rectiligne sur plus de 700 m ! Au bout c’est la rivière, la Cesse est là. Un fleuve tranquille, quelques centimètres de profondeur.

On décide d’aller explorer l’aval. Plusieurs chaos de blocs entrecoupent la rivière, qui se poursuit un bon moment dans de grands volumes, parfois au milieu de magnifiques coulées de calcites, et jusqu’à s’échapper par une petite faille impénétrable. Les trémies ne sont pas évidentes à franchir et je décide à un moment de faire une pause ne prenant pas le risque de glisser à cause de mon tendon d’Achille.

La galerie se poursuit néanmoins, parfois remontante. Après plusieurs rétrécissements, d’autres feront demi-tour pour me récupérer. Pendant ce temps les deux jeunes furets, accompagnés d’Anthony et avides d’exploration poursuivent un moment encore. Finalement tout le monde se retrouve au sec au carrefour pour le casse croûte.

Après le déjeuner, visite de l’amont, très aquatique. J’hésite un peu car il faut se jeter à l’eau, au moins jusqu’aux coucouillettes… Puis je me lance. À une première intersection, hésitation pour trouver la suite, cela devient un peu labyrinthique. Je retrouve Michel et Olivia qui ont fait demi-tour tandis que les autres se sont engagés dans un long passage surbaissé parcouru par la totalité du courant. Ensuite, la galerie retrouve des proportions confortables.

On se décide à rentrer en visitant une grande galerie sèche annexe. Le retour par le laminoir parait bien plus rapide. L’étroiture de sortie n’est pas évidente à négocier. Mais le soleil est là. On mettra une bonne demi-heure à retrouver le sentier de la falaise au milieu de la végétation – bien repérer les marques rouges sur les troncs.

Une bonne heure plus tard le reste de l’équipe arrive. Jean-Philippe avait prévu une dégustation à la cave du Château mais il est un peu tard.

S. D., JND

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Jeudi 5 octobre 2023 – Grotte de Limousis – Limousis (11)

Jeudi 5 octobre 2023
Spéléo, visite
Grotte de Limousis, Limousis (11)

Participants
ITP : Véronique M.
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
Interclub Spéléo Corbières Minervois, Spéléo Club de l’Aude

TPST : trois heures

Semaine spéléo chargée, le lendemain on remet ça ! Le projet est de visiter la continuité de la grotte touristique de Limousis, aménagée par un BE local Étienne. Les invitations se sont faites par copinage.

La grotte de Limousis, située au pied de la Montagne Noire dans le périmètre du Gouffre de Cabrespine et des cavités précédentes, est considérée comme la plus grande grotte aménagée en pays Cathare. Fréquentée par l’ours des cavernes puis par les Hommes dès l’Âge du Bronze. Elle se développe quasiment à l’horizontale sur un kilomètre au travers de sept salles.

À 14 heures nous retrouvons le staff – Étienne et Jean-Paul le gestionnaire de la cavité – au bâtiment de la grotte. Peu de visiteurs à cette époque de l’année. On est une dizaine de spéléos venus de clubs de l’Aude. Présentation de la cavité et des différents projets en cours, aménagements extérieurs et prolongation du parcours intérieur.

En effet au-delà de la partie aménagée qui se développe sur presque un kilomètre, la grotte se poursuit dans une très grande diaclase large et haute de plusieurs mètres, très concrétionnée, mais encombrée de blocs qui empêche actuellement une visite touristique (non dessinée sur la topo ci-contre. Étienne a équipé la progression avec de nombreux passages en vire, ce sera de la vraie spéléo ! Véronique est un peu anxieuse, n’ayant pas remis son baudard depuis plusieurs mois…

Un couloir de 20 m amène dans une salle de 50×15 m bien concrétionnée. Galerie relativement plane et de section régulière (3-4 m). De loin, en loin, des barrières stalagmitiques ralentissent la progression. Les concrétions sont géantes bien mises en valeur par l’éclairage. Après un lac – équipé en latéral par une passerelle – une dernière barrière agrandie donne accès à une galerie ébouleuse, perpendiculaire à la précédente, se dirigeant plein ouest, au début de laquelle se trouve une masse spectaculaire d’aragonite : le Lustre, quelques marches et c’est le terminus du circuit touristique. Suit comme dans toutes les grottes touristiques, le Son et Lumière.

C’est pas tout, il faut un peu spéléoter. On franchit la barrière métallique pour se retrouver sur corde. Progression sur de gros blocs, escalade et désescalade, vire. Au bout de 140 m, après être bien remontés dans les blocs au milieu d’énormes concrétions, la galerie se termine sur une trémie. Le retour se fera par une voie différente.

Bien encadrée Véronique a récupéré la gestuelle spéléo. Retour à la lumière. Jean-Michel, du SCM, nous emmène voir trois entrées prometteuses situées sur l’esplanade du nouveau chantier. Retour au bar de la grotte pour une tournée de bières offerte par la direction.

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JND

 

Samedi 30 septembre 2023 – falaise de TOZZA – Patrimonio

Samedi 30 septembre 2023
Spéléo, initiation, entrainement
Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP :  Henri-Pierre F., Franck Z.
Initié : Christophe C.
Toutounette : Nala

Pendant qu’un grand nombre de Topis sont toujours sur le continent, nous profitons d’une magnifique journée pour initier Christophe, futur licencié, au technique de spéléo. Rien de mieux qu’un cours particulier en falaise.

Le rendez-vous au local est prévu au local à 08h00, les kits sont vite préparés. Heureusement qu’il reste un peu de matériels, deux cordes de 40, une dizaine de mousquetons, un peu de sangle et ça fait l’affaire. Après un petit café, Christophe et Franck rejoignent la falaise de TOZZA.

Pendant la présentation du matériel, le duo est complété par l’arrivée de HP. Ce dernier équipe la voie pied à terre. Nous passons en revue l’utilisation des longes, descendeur, bloqueurs, les passages de fractionnement, Christophe apprend très vite.

Après la théorie, la pratique. Christophe effectue la descente et la montée de la voie pied à terre sans aucun souci. Vu son aisance sur corde, Franck équipe la voie d’initiation en prenant quelques raccourcis en fin de voie, car il manque des mousquetons. Christophe évolue sur cette voie avant le spuntinu de midi.

Il en fera de même après manger, A l’issue du déséquipement de la voie . Franck équipe le petit mur et présente les conversions et passage de nœud.

Le trio quitte le site vers 16h00, Christophe semble ravi de cette journée.

Franck

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Samedi 30 septembre 2023 – Trou de la Ferrière – Fournes Cabardès (11)

Samedi 30 septembre 2023
Spéléo, désob’
Trou de la Ferrière, Fournes Cabardes (11)

Participants
Gruissan Spéléo Project : Jean-Marie B., Alain et Alain
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Jean-Michel E., Michel G. (Grillou), André M., Christian
Gente canine : deux toutounettes de Christophe

TPST : 6h

À l’initiative de Jean-Marie B. du GPS nous nous retrouvons ce samedi en interclubs pour poursuivre la désob’du Trou de la Ferrière (cf. épisodes précédents). Encore une route de montagne très étroite mais le Disco, encore costaud, avale bien les lacets pentus menant au plateau où coule le ruisseau du Camp dal Bosc. Arrivée sur site vers 10 heures, il fait chaud, très chaud même, la chaîne des gamates est déjà en place, dans le trou nous profiterons d’une température clémente (10,6 °C) qui permettra de soutenir bien des efforts.

Nous passerons la journée à sortir des gamates pour faire de la place et pouvoir avancer au fond. Heureusement qu’on était 8 ! Est-ce la promesse de grillades qui explique le nombre ou l’intérêt de la cavité ? Je vais passer la matinée à tirer ces gamates à l’entrée de la cavité. Dans la matinée tous les déblais de tir de la sortie précédente seront sortis. Alain C. a amené un ami : Alain… qui n’avait jamais fait de spéléo. Il a creusé en pointe en fin de matinée et est revenu voir en fin de journée. Très surpris de voir le volume de gravats remonté et la faille bien vidée il est ressorti « Ce sont des fous ! des fous ! ».

13 heures, le temps du casse-croûte mais cette fois ce sera un vrai spuntinu avec saucisse grillée et Rustique à la braise. Plusieurs bouchons vont d’ailleurs sauter. L’après midi je prends place au milieu du boyau au niveau d’un ressaut qui nécessite un changement de corde, de quoi s’emmêler les pinceaux antre cordes amont et aval… Jean-Marie retourne en pointe creuser les sédiments accumulés dans la partie topographiée il y a 30 ans. Mélange de débris de tirs anciens et de terre noire et sèche amenée par la crue. Le tout se creuse très facilement. Les blocs collés au plafond acceptent de tomber avec quelques coups de bambou. Sur la paroi de droite on voit bien les traces de tirs et de forages. La faille est assez large. Le courant d’air assez sensible, soufflant, il doit venir de la surface proche. On gagne une paire de mètres et on arrive à l’endroit atteint en 1991. Le remplissage forme un petit col mais ça redescend derrière. Il y a de l’air sans plus mais on le sent bien.

17 heures : il reste de quoi s’occuper une bonne journée pour arriver au terminus des années 1990. Comme on dit souvent, va falloir y revenir et il faut être nombreux mais l’ambiance sympa et les grillades devraient contribuer à motiver les troupes. La faille est bien dégagée, arrondie par le passage de l’eau, l’espoir est là.

En remontant sur le champ, coup d’œil sur un effondrement noté en 1990 sur la topo. Creusement de plusieurs mètres ? Hypothèse négative : tout est parti plus bas et a tout bouché ; positive : si tout ça est descendu c’est qu’il y a de la place !

JMB, Chr B, JND

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Samedi 16 septembre 2023 – Falaise A Tozza – Patrimonio

Samedi 16 septembre 2023
Spéléo, entrainement
Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Philippe B., Antoine B., Michèle C., Wanda C., Albert D., Jean-Noël D., Michaël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L., M., Rémi R., Marie Pierre R., Jean-Luc S., Franck Z.
Toutounette : Nala

Photos

Le camp approchant à grands pas une séance d’entrainement en falaise a pu être insérée dans le programme chargé des topi. Après sondage, le samedi a recueilli la majorité des suffrages, mais la météo n’était pas des plus favorable. Fidèles à un de leurs grands principes « on y va et on verra sur place », ceux qui voient le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide se retrouvent au local pour un petit café, le matériel ayant déjà été préparé par Anto.

Direction Patrimonio, le passage de Teghime dans le brouillard n’est pas très encourageant mais à la falaise un fort vent repousse les nuages vers les hauteurs. Le matos individuel et collectif est acheminé sur le petit plateau, ce qui représente 2 sacs par personne au minimum.

Répartition des tâches, Franck s’occupe d’initier Philippe aux techniques de spéléo alpine, Wanda et HP équipent la voie Pieds à terre, Micca et Eric la voie d’Initiation, Anto et JL la voie des Oliviers, JC et Rémi la plus facile, la voie du Dièdre 1. Pour cette dernière ce sera l’occasion de tester le nouveau scellement de la déviation Tozza, unique au monde 😀

La matinée est ainsi passée à tester toutes les voies avec quelques rappels techniques ou de sécurité pour certains …

Arrivées de MP, Michèle, JN et de … quelques gouttes. Pas de quoi décourager les topi, surtout que les vues radar montrent un dégagement du ciel l’après-midi, c’est beau la technique !

Tout le monde se regroupe pour le pique-nique à l’abri du vent derrière les ruines de la tour. Pas de grillade aujourd’hui à cause de vent et la végétation est encore trop sèche.
Atmosphère détendue grâce aux carottes de Wanda et quelques bouteilles plus tard reprise des activités.

Le vent est toujours bien présent sur le plateau mais moins côté cordes. Quelques montées et descentes plus tard et c’est le déséquipement général.

Retour au local pour le rangement du matos, quelques mouskifs manquent à l’appel et doivent être encore accrochés à un baudard.
Tournée générale offerte par Philippe qui arrose ainsi sa première expérience avec le vide.

JCL

Dimanche 13 août 2023 – Grottes marines, Patrimonio

Dimanche 13 août 2023
Spéléo, initiation passage de boyau
Grottes marines, Patrimonio

Participants
ITP : Philippe B., Michaël D., Jean-Claude L. M., Noël R., Alexia S. B., Yorick S.
Invités : Alexis, Gabrielle B., Christelle R., Elia R., Lisa S. B., Marie T., Baptiste T.
La toutounette : Naïka

TPST : 1h30
Photos

Les grottes marines de Patrimonio font partie des cavités dites « estivales ». Elles sont en bord de mer et la plus importante est accessible soit en nageant, soit en pagayant. L’été est donc la bonne saison pour les visiter, d’autant plus qu’un pique-nique topinesque sur la plage de galets de Cadarelli coupe la journée.

C’est ainsi qu’une douzaine de topi et sympathisants se rejoignent sur la plage. Qui gonflent les kayaks, qui les paddles, qui se met simplement à l’eau. Une véritable  armada se dirige vers la grotte de Punta Vecchiaia.

Le plus téméraire, Philippe, nouvel adhérent très motivé pour goûter aux joies de la spéléo, parti en nageant, sera vite refroidi par quelques méduses non partageuses de leur domaine. Il sera récupéré par Yorick et son grand kayak.

Le grand porche est franchi mais seuls Micca, Yorick, Philippe et JC accosteront sur la plage du lobe gauche.
Nouvelle sélection, seuls Yorick, Philippe et JC entame la visite du boyau médian.
Nouvelle sélection, seuls Philippe et JC passent les 2 premières étroitures.
Nouvelle sélection, seul JC ira jusqu’au bout du boyau, au croisement des failles, admirant au passage les belles concrétions de cette galerie.
Une découverte incongrue au milieu du parcours, une paire de lunettes, visuellement là depuis très longtemps. (Après enquête il s’agirait d’une paire perdue par Albert une dizaine d’années auparavant !)
Chapeau à Philippe qui, pour une première en spéléo, aura franchi 2 étroitures qui ont en refroidi plus d’un, et des moins costauds !

Poursuite des visites de cavités, Calanca di a Torre, Tyrannosaurus, aucun chiro observé là non plus.

Retour à la plage et installation des topi en mode « La famille Bidochon à la plage ». Tables pliantes, parasols, l’apéro peut commencer. Quelques bouteilles et amuse-gueules plus tard et c’est reparti pour du longe-côte mais côté nord de la plage cette fois-ci, en permutant les embarcations.

L’entrée de la grotte triangulaire est toujours bouchée par les posidonies, dommage. C’est une belle galerie d’un blanc laiteux que l’on peut parcourir à moitié immergé sur une trentaine de mètres.

Retour à la plage, l’ombre a remplacé le soleil, il est temps de tout dégonfler et plier, fin d’une belle journée inhabituelle pour le club.
Certaines participantes se sont inscrites pour une prochaine initiation spéléo et canyon.

JCL

Les impressions d’un initié sont toujours intéressantes à lire, en particulier quand les circonstances font que quelques étroitures sont au programme de la journée 😆
Voici donc celles de Philippe, nouvel adhérent tombé tardivement dans une des marmites de potion magique concoctée par N. Casteret.
Indigestion, ou envie de gouter à d’autres mixtures ?

Deux cent mètres sur la Mer et sous la Terre

Si j’avais parlé corse lorsque j’ai fait connaissance avec le club I topi pinnuti, peut-être que je n’aurais jamais osé franchir le seuil du local, n’ayant pas de sympathie particulière pour les chauves-souris ni pour les autres animaux d’ailleurs !

Mais la lecture de « Mes grottes » de Norbert Casteret, qui m’avait fasciné, ainsi que la rencontre tout à fait fortuite d’une spéléologue, m’ont finalement fait franchir le pas et adhérer autant sur un coup de cœur, que par curiosité, à la Fédération Française de Spéléologie, section de Haute-Corse.

La première sortie (après quelques formalités) était à la grotte marine de Patrimonio, le dimanche 13 août.

L’approche de la grotte marine en canoé-kayak a été faite dans d’assez bonnes conditions, grâce à l’amabilité de Yorick, un jeune du club qui m’a récupéré, après que j’ai constaté malheureusement que je ne supportais pas de me faire piquer plus de 3 fois par les méduses, lorsque je nageais !

Ainsi, après avoir débarqué dans une jolie grotte ma foi, me voilà parti à ramper dans un couloir très étroit en essayant de suivre Jean-Claude, spéléologue expérimenté, très amateur de souterrains.

Très vite, on comprend qu’à bientôt 60 ans et 90 kilos, il vaut mieux ramper comme un bon petit ver de terre, plutôt qu’essayer de cheminer à genoux, en se faisant mal, et en risquant à tout instant de se fracasser le crâne, s’il n’y avait le bienheureux casque protecteur.

Et puis, il ne faut surtout pas casser les concrétions, qui ont mis des millénaires à se former et qui doivent être à tout prix respectées !

Mais voilà déjà la première chatière : Jean-Claude s’y faufile comme une anguille et je tente de faire la même chose, en me tortillant de tous les côtés, me mettant sur le dos, sur le ventre, de côté, sans grand succès dans un premier temps…ça ne passait pas ! C’est curieux comme on a peu conscience de son corps surtout lorsqu’il a acquis des dimensions imposantes au fil des années !

Mais quand on est coincé, ne jamais s’affoler, expirer et recommencer !

Bon, je tire un peu sur le bras gauche qui était passé, je pousse sur les orteils, j’expire bien, je me dis que je suis maigre et me voilà passé !!

Les quelques mètres suivants, je les franchis sur le dos, trouvant plus pratique d’avancer comme cela.

Et puis, à ramper à plat ventre dans un boyau de deux mètre de largeur (à mon estime), le nez collé sur le sol avec la lampe qui n’éclaire que quelques centimètres autour, on se sent vite devenir d’une autre espèce …. Vous savez, comme dans la Métamorphose de Kafka: « un matin Grégoire Samsa, en se réveillant, se rend compte qu’il s’est métamorphosé en insecte » !!

Donc, en rampant sur le dos, me voilà arrivé – après quelques mètres – à une seconde chatière.
Là, il fallait passer obligatoirement de coté, en glissant par-dessus deux concrétions plantées dans la roche à 50 cm du sol, et qui séparaient la chatière en deux petits passages.

Malheureusement, arrivé au milieu, je sens mon ventre proéminent qui glisse entre les deux concrétions, me bloquant toute progression !

J’avais donc la tête, l’épaule gauche et le bras gauche positionnés en dehors de la chatière, le bras droit que je ne pouvais pas dégager, coincé en haut contre la paroi, l’estomac coincé entre les deux concrétions, le dos râpé par la paroi et les deux pieds restés de l’autre côté, mais dans une position peu commode, ne permettant pas vraiment de pousser dessus !

Heureusement, Jean-Claude était là !

Et lorsqu’on comprend qu’on ne peut compter que sur soi pour se dégager, eh bien, le corps devient vite intelligent… et je suis finalement reparti en arrière sans trop de difficultés, avant de me réengager dans le passage, en veillant cette fois-ci à passer par-dessus les deux concrétions.

A nouveau, je me suis retrouvé coincé à cause de ce damné abdomen qui a glissé entre les deux concrétions !, mais les quelques centimètres gagnés par la bonne position de départ, m’ont finalement permis de dégager en sortie le deuxième bras, et donc de finir par passer cette chatière, en me râpant un peu tous les membres et avec les compliments de Jean-Claude comme récompense !

Bon, la suite a été assez rapide. Jean-Claude a continué dans le couloir une bonne dizaine de minutes pendant que je l’attendais bien tranquillement, puis après son retour, nous sommes repartis, le passage des deux chatières me paraissant beaucoup plus facile en revenant…

Comme me le faisait remarquer Yorick qui était resté en recul dans la grotte, il faudra attendre la 2ème expérience pour être sûr que ce genre d’exercice me plait vraiment…

Mais j’étais bien content quand même de la première expérience !

En conclusion : prévoir une bonne combinaison qui n’accroche pas, partir toujours avec un camarade plus expérimenté, ne pas se précipiter dans une chatière avant de l’avoir bien observé, et surtout ne jamais paniquer, Norbert Casteret indiquant d’ailleurs qu’on se sort toujours de ces situations, les rares accidents funestes étant dus à la panique et non au fait d’être vraiment bloqué !

Ma prochaine étape, premier contact avec la corde, le vide et la falaise d’entrainement.

Philippe B.

Dimanche 6 aout 2023 – Canyon Quarcetu-Verghellu – Venaco

Dimanche 6 aout 2023
Canyon, initiation
Quarcetu-Verghellu, Venaco
(Spéléo, grotte de Perdonella)

Participants
ITP : Muriel C., Jean-Claude L., M., Benoit R., Yorick S., Franck Z.
Initiés : Michaël P., Enzo Z.

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Le Verghellu inférieur, canyon d’initiation par excellence au mois d’aout. Il répond à quelques critères indispensables pour une initiation : de l’eau, des rappels et quelques petits toboggans et sauts. Et en plus il est peu fréquenté.
Un vrai initié Mika, c’est son 1er canyon, et un faux Enzo, qui en a déjà plusieurs à son palmarès.

Un seul véhicule, le minibus de Franck, donc pas de navette, donc marche d’approche d’un peu plus de 2 km. On en profite pour faire une petite visite de courtoisie à la grotte de Perdonella, pas de chiro.

En fait ce sont 2 canyons très différents qui seront descendus. Le premier, le Quarcetu, c’est celui qui permet de rejoindre le second, le Verghellu. Autant le 1er, plutôt vertical, avec notamment un rappel de 20 m, est habituellement sec en cette saison, autant le 2ème est une belle rivière de montagne plutôt horizontale avec un bon débit même en période estivale.

Surprise en commençant la descente, il y a de l’eau dans le Quarcetu, bien fraiche en plus. Seuls les 2 rappels obligatoires seront équipés, l’occasion pour Mika de faire son premier, les autres seront shuntés par les côtés.

Une heure plus tard nous voilà dans le Verghellu et 2ème surprise l’eau est moins fraiche que celle du Quarcetu.
Changement d’ambiance, sauts, nage, toboggans, rappels, dont un bien arrosé se succèdent. Glissades également, les cailloux sont particulièrement savonnettes cette année, peut-être une température de l’eau supérieure à la normale.

Un dernier saut et voilà le chemin de remontée après 3h de parcours aquatique.

Le projet de pique-niquer près de la maison ferroviaire est abandonné, l’emplacement est déjà pris par des rapaces qui se délectent sur une charogne de vache …
Repli et pique-nique sur la piste dans une zone ombrée.

JCL

Vendredi 4 août 2023 Trou sans nom (pour le moment) Cabrespine (Aude)

Vendredi 4 août 2023
Spéléo, Désob’
Trou sans nom (pour le moment) — Cabrespine —

Participants
Gruissan Spéléo Project : Jean-Marie B., André M.et son petit fils de 13 ans, Jean-Luc
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Retour à la désob’ d’y il y a quinze jours. On ne peut pas dire que c’était prometteur, très faible courant d’air et rien de visible mais ici on s’obstine car le potentiel est tellement énorme que quand ça passe cela vaut le coup. Pour rappel, 20 km de réseau sous le vallon ! Et il y de nombreux antécédents de superbes cavités découvertes après plus de 60 séances de désob’ !

Départ à 9 heures du pont du Pémol, après une petite erreur d’aiguillage de la part d’André (il pensait que le cairn avait été détruit – cela arrive dans le coin), nous voilà sur le chantier. Succession de petites ondées pas désagréables, on est sous les frondaisons et on ne subit pas la chaleur de la dernière fois.

Jean-Marie va devoir à nouveau utiliser les grands moyens mais il faut qu’il retourne aux véhicules, oubli du c…..u ad hoc ! Cinq trous et un bruit de tonnerre. Cette fois Bosco est resté à la maison, un peu galère de le gérer quand il y a des tirs.

S’en suit séances de burinage et de tirs de pailles, de remontées de gamates, on descend à -2 m et sur le bord sud (côté vallon) on devine un départ de voûte, de la calcite et quelques concrétions. Mais toujours pas de courant d’air. JL ayant travaillé le matin, nous rejoint vers midi.

13 heures, pause repas sous les frondaisons. Cette fois sans parler d’agapes topinesques, on fait un spuntinu digne de ce nom. Charcuterie locale, pâté de chevreuil d’André, JL a amené sa bouteille — on découvre de nouveaux vins du Minervois, il est caviste à la cave coopérative de Peyriac-Minervois — et pour le fromage, JN ouvre une bouteille de Chinon 2010.

Une heure plus tard, reprise du chantier, les opérations se succéderont jusqu’à 16 heures. Les pailles sont efficaces, le calcaire se fracture très bien, on sort de gros morceaux à la sangle. Mais en fait la suite serait sous la pente, léger souffle, et on devine du vide avec quelques pendeloques. Il faut y croire !

Les compagnons ont prévu la visite du Trou des Aragonites, repoussé la dernière fois suite étroiture verticale peu engageante. Ils ont prévu le matériel pour élargir. Mais ne devant pas rentrer trop tard je les abandonne, ce sera pour la prochaine fois car on va revenir sur le chantier.

JND