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Samedi 15 juin 2024 – Recherche des mines des Corbières – Talairan

Samedi 15 juin 2024

Spéléo

À la recherche des mines des Corbières, Talairan

ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

CDS 11 : Une quinzaine de membres

Gente canine : Bosco, Lenka, Oural, Paty, Pika

TPSurface : quatre heures

TPST : une demi-heure

La région de Talairan, située dans l’Aude à 40 km au sud-ouest de Narbonne est une région minière. On y trouve des poches  – et non des filons – de minerais riches en fer (45-50 %) à carbonates (sidérose) oxydes et hydroxydes de fer (hématite) avec un peu de manganèse (5 %), au sein d’un massif paléozoïque de calcaires dolomitiques dévoniens. La puissance de ces poches est variable, de 2 à 20 m.

Des extractions ont eu lieu aux époques gallo-romaines et médiévales et une concession de 155 ha a été ouverte en 1832 jusqu’en 1852 avec quelques tentatives de reprises entre 1871 et 1875 puis début du xxe s. Les restes des vestiges miniers sont très éparpillés, ce sont des fosses de taille variable, de quelques mètres à quelques dizaines de mètres semi-circulaires ou allongées, de profondeur généralement de 2 à 5 m. Dans la plupart des cas s’ouvrent à partir du plancher de ces fosses, des fentes ou boyaux descendants vidés de leur remplissage minéralisé. On retrouve autour de ces fosses des déblais d’extraction. Elles se situent au sein d’une végétation arbustive, chênes verts et buis, extrêmement dense. On y trouve également des galeries de 1,5 à 2 m de diamètre pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de développement.

En 1997, le BRGM avait été chargé d’inventorier ces restes miniers et de déterminer ceux qui pouvaient présenter un risque pour le public. Ce plateau de Lacamp situé au sud de Talairan est en effet un site de randonnée, de parcours de VTT. Un document a été produit suite à cet inventaire et des travaux de mise hors risque ont été entrepris : obturation des puits et foudroyage des galeries.

La commune de Talairan, désireuse de connaitre l’évolution de ces travaux ainsi que de l’éventuelle apparition de nouveaux risques, a saisi le CDS 11 – connu pour son expertise en milieu souterrain – pour une évaluation des cavités potentiellement accessibles et leur topographie si cela était possible. La somme allouée est de 3 000 €. Cela valait le coup d’organiser une sortie sur le terrain.

Ce sera donc une quinzaine de membres du CDS 11, issus de quatre clubs, accompagnés de leurs cinq chiens, qui se retrouveront à 9 heures au pied de la piste menant au plateau de Lacamp. Piste de quelques kilomètres, praticables même en VL normal. Regroupement au niveau d’un chalet du Conseil général, bien aménagé pour les randonneurs et chasseurs – tables, bancs, cheminée, grill…

Il y a une douzaine de sites miniers à retrouver. On se répartit en quatre équipes. Pour mon équipe, Christophe et Dominique – avec Bosco et Paty – la progression est assez facile sur le plateau. Pas de dénivelé, mais les choses se corsent quand il faut entrer dans les bosquets arbustifs, là justement où se situent les entrées de mines. Pas de salsepareille mais un entrelacement de branchages où l’on s’accroche de partout.

Au bilan pour notre part on retrouvera les entrées repérées par le BRGM et ne présentant pas de risques pour la quasi-totalité mais également deux entrées donnant accès à des zones d’extraction souterraine, non inventoriées par le BRGM, et méritant d’être topographiées.

Vers 14 heures les équipes se retrouvent au chalet où l’on tient un débriefing. Finalement les galeries connues ainsi que les puits ont été foudroyées ou obturés et ne sont plus pénétrables et au total il y aurait quatre entrées à topographier. Ce qui sera au programme de septembre, après les chaleurs.

S’ensuit un spuntinu collectif et vers 16 heures retour aux pénates.

JND

Vendredi 14 juin 2024 – Trou du Pémol 2 – Trassanel

Vendredi 14 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Pémol 2, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et TPST deux heures pour JN

Trou du Pémol, Épisode 10

On est vendredi, direction la désob’ du Pémol… Maintenant le chemin est bien tracé, une vingtaines de minutes suffisent pour accéder au Pémol 2. Super, en cours de montée je retrouve mon bâton oublié la dernière fois, il y a peu de passages dans le coin.

On ne sera que trois, mais le tireur de gamates peut travailler seul depuis la surface. Tout est calibré. Au fond, la faille descend toujours à 45 degrés. Des branches de chêne vert retiennent bien les débris sur le sol. La création d’une aire de retournement va imposer une opération à 5 trous, l’alcôve est dégagée. Le souffle et les vibrations ont été tellement puissant qu’une masse de terre et de petits débris coincés dans le haut de la faille jonchent le sol et doivent être évacués. Un effet latéral est qu’au cours de l’après-midi, à plusieurs reprises, quelques blocs retardataires se sont décidés à descendre. Il faudra se protéger de la grêle…

Cette fois on partage les agapes ensemble. Il ne fait pas trop chaud, le rosé bien frais de Jean-Marie est agréable. Retour au taf. Bosco part faire sa petite virée dans les bois. Mais là au bout d’une demi-heure il n’est toujours pas revenu et le voilà qui arrive  trempé ! il a retrouvé le parking d’accès, a traversé la route pour aller prendre son bain dans la Clamoux, sacrée mémoire. Mais c’est la route de Cabrespine un peu passagère… Il y retournera une autre fois dans l’après-midi !

Je vais passer une partie de l’après-midi au front de taille pour seconder André pour les « parlementations ». En fin de journée nous arrivons au-dessus d’une partie verticale. Plus large mais la paroi de gauche, concrétionnée est percée de vides qui n’aident pas à la réussite des opérations. Une lucarne latérale ventilée doit certainement rejoindre le Pémol 3. Nous n’avons pas de feu pour tester. Tout l’après-midi le trou a aspiré et nous n’avons quasiment jamais vu de gaz.

En dessous ça continue à descendre sur plusieurs mètres ; les estimations vont de 3 à plus de 6… Est-ce le Puits de l’Illusion ?

JMB, JND

Dimanche 9 juin 2024 – Grotte du Cimetière – Sallèles-Cabardès

Dimanche 9 juin 2024

Spéléo, journée initiation, perfectionnement

Grotte du Cimetière, Sallèles-Cabardès

ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Dominique B., Dominique C., Tom C., Pierre F., Christian G., Michel G., Olivia M., Sébastien V., Gugui, Damien

Retour aux fondamentaux

Pour changer de la désob’ et en vue de sorties de classiques fin juin, le SCM a décidé de mettre en place sa première journée initiation/perf de l’année. Pour cela le porche de la Grotte du Cimetière a été équipé un weekend précédent. Cela ressemble un peu au porche de Francardo avec en plus une partie souterraine. La cavité développe en effet plus de 200 m pour une profondeur de -30 m. L’accès se fait par un passage bas en pied de porche ou par un puits de 8 m débutant au fond d’un boyau situé à gauche du porche. Un puits étroit peut également être équipé depuis le haut de la falaise dominant le porche.

Le porche est équipé de MC accessibles par un plan incliné, dont une plein vide. Les longueurs de corde ne dépassent pas les 10 m, mais il y a de quoi travailler les fondamentaux.

Dominique C.(Papy) – CTDSA – et Michel G. (Grillou) –initiateur – seront les encadrants pour prendre en main les initiés (deux n’avaient pas fait de cordes à ce jour) et faire réviser les gestes et manœuvres sur corde pour certains anciens. Pour ma part ma dernière séance datait de Tozza en septembre 2023…

Le temps était maussade mais sous le porche de la grotte de Sallèles l’ambiance des grands jours était rendez-vous. Avant tout, il y a eu le checkup du baudrier et de ses longes, de l’emplacement des divers matériels et de leur usure puis ce sera les explications sur le double amarrage, l’utilisation de la main-courante et une initiation à l’équipement de puits et de mains-courantes. Le porche de la grotte se prête réellement bien à ces ateliers pédagogiques.

Puis ce sera la descente sur corde avec ou sans dévia, la remontée avec sortie de puits, l’assurage sur longe courte dans les deux brins ou sur l’ancrage métallique. Après la pose déjeuner, sans grillade pour une fois, on peaufine le passage de nœud à la montée et à la descente ainsi que la conversion. Enfin, le déséquipement qui n’est pas toujours une mince affaire.

JND

Vendredi 7 juin 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel

Vendredi 7 juin 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : huit heures et une heure en TPST pour JN

Trou du Pémol, Épisode 9

Comme a dit Jean-Marie, rdv aux « Vendredis du Pémol ! ». Nouvelle séance de désob’ vendredi dernier mais je pédalais dans la Beauce….

Cette fois pour moi ce sera une demi-journée. Arrivée au ruisseau vers midi, la chaleur est là, la montée va être suante. Équipé de coupe-branches et de scie, ma tâche sera de nettoyer le chemin d’accès, beaucoup de branches basses se prenant dans les sacs. Ce n’est pas du maquis à salsepareille mais d’anciennes restanques envahies de chênes verts.

Un peu d’hésitation pour retrouver le départ de la grimpette mais Bosco est là pour me guider. Arrivée au Pémol 1 et la taille commence. Il me faudra bien trois quart d’heure pour accéder à la plateforme de Pémol 2. La famine a saisi mes compagnons et ils ont déjà avalé leurs sandwiches. Heureusement il reste un fond de rouge.

Je retrouve ma place de tireur de gamates. Le boyau d’accès a été élargi, un bloc au plafond un peu menaçant a été bloqué par un étai et le sol bien arasé. Avec deux personnes en front de taille et deux en surface le chantier avance bien.

Le matin Jean-Marie a repris l’entrée sup, Pémol 3. Mais ce n’est pas large. Jean Luc a essayé de passer mais sans succès. La voûte est percée et deux énormes blocs s’en détachent, se coincent et il sera impossible de les déloger. Il faudra faire de la place pour les atteindre et les réduire. La roche est partout fracturée, plusieurs trous simultanés seraient nécessaires et ça risque de faire beaucoup de bruit… On verra plus tard ; en période de chasse ça passera peut être mieux.

En fin de journée Jean Luc remonte tout émoustillé : « Ça y est j’ai vu la suite : un puits d’une quinzaine de mètres, pénétrable. Mais il faut se retourner pour le voir, il est sous le conduit d’accès, les blocs s’effondraient sous moi… »

André va faire une opération d’élargissement. Mais on ne voit rien qui ressemble à un puits. Jean Luc y revient et ressort furibard : « Vous l’avez bouché ! ! ». Et il n’en démordra pas. Est-ce une blague ou a-t-il vu réellement un puits ? C’est possible, l’accès, au sol bouché de terre et de blocs, est plus large que la suite vide que l’on travaille. Le CO parfois peut donner des hallucinations. Combien de maisons hantées étaient chauffées par un poêle qui tirait mal ? Bon, on verra la prochaine fois.

Décrassage à la rivière de Cabrespine, la Clamoux et bière ambrée à Villeneuve pour clôturer la journée.

JMB, JND

Vendredi 24 mai 2024 – Trous du Pémol 2 et 3 – Trassanel (11)

Vendredi 24 mai 2024

Spéléo, désobstruction

Trous du Pémol 2 et 3, Trassanel

Participants :

ITP, Spéléo Corbières Minervois et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., André M.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : cinq heures

Jean-Marie est de retour de ses expés en Thaïlande et en Ouzbékistan, on se retrouve au Congrès de Sorèze où pris par des obligations administratives, il n’y a pas eu de place pour moi pour une sortie spéléo – hormis Cibelle au retour.

Donc au programme, de la désob ! Comme d’hab’. Cela me donne l’occasion de colliger des statistiques sur mon activité spéléo dans le Minervois depuis mon installation début 2023. En un an et demi, j’ai du effectuer une trentaine de sorties – moins qu’en Corse mais il y a eu l’installation dans la nouvelle maison, le vélo, la rando…). Sur ce total 70 % ont été consacrés à de la désob ! C’est vraiment dans l’ADN des clubs locaux.

On retourne aux trous du Pémol. Au pluriel car depuis notre dernière sortie en février, André et Jean-Luc y sont retournés et ont décidé d’élargir un trou souffleur situé une trentaine de mètres au-dessus du Pémol 1. Ce sera donc Pémol 2.

Rendez-vous au pont pour 9 heures. Le temps est menaçant ; quelques gouttes de pluie. Elle était prévue en fin d’après-midi, personne n’a pensé à la bâche, on verra. Finalement cela s’éclaircit quand on emprunte le lit du ruisseau. On passe devant Pémol 1, qui sera laissé en attente car le courant d’air est faible, inconstant et la suite pas évidente.

Le chemin d’accès à Pémol 2 est loin d’être évident, 30 m au-dessus mais il faut batailler dans le bartas dans une pente raide où les sacs s’accrochent. Il va falloir démaquiser un peu. L’aire autour du trou n’est pas bien large. Une belle bouche d’entrée de 2×1 m, une désescalade de 2,50 m et la suite est à gauche. Une fracture pas large mais qui souffle bien et laisse deviner du vide. Les séances de « parlementation » un peu bruyantes peuvent débuter. Il y en aura au moins six dans la matinée. On se relaie au fond, forage, gamates, sortie de gros blocs, le chantier avance vite et l’espoir augmente.

Vers 13 heures certains estomacs commencent à se contracter. Une bouteille et demie de Minervois plus tard, ainsi que quelques charcutailles, œufs locaux et fromages, on peut reprendre.

Pour se dégourdir Jean-Marie part en prospection et une dizaine de mètres au-dessus, tombe sur un trou qui souffle au milieu de blocs rocheux. Ce sera Pémol 3. On pense à une éventuelle connexion mais pas de jonction sonore lors des « parlementations ». Avec André, ils se lancent dans l’élargissement de l’entrée qui ne dépasse pas les 10 cm mais derrière c’est noir…

En bas Jean-Luc et Jean-Noël continuent à évacuer les gravats mais cela devient compliqué à deux. Il va falloir faire un élargissement de confort en bas du ressaut d’accès et en milieu de conduit pour faire passer les gamates plus facilement.

On se retrouve à quatre et cela avance vite. Encore une demi-douzaine de « parlementations ». Le boyau fait maintenant quelques mètres, toujours horizontal avec une section de 0.5×0.5 où l’on ne progresse qu’à peine à quatre pattes et on ne peut se retourner mais au fond il y a une suite ! Le départ d’un méandre de 3 m de long et qui semble profond de quelques mètres et parait s’élargir !

La journée est bien avancée, il est 16 heures, Jean-Luc et Jean-Noël doivent prendre le chemin du retour et laissent Jean-Marie et André finir l’aménagement de l’accès au fond du boyau pour le rendre plus confortable.

La prochaine fois il faut amener les baudriers !

Le retour dans le bartas est un peu galère, la matérialisation du chemin d’accès serait nécessaire. Finalement pas de pluie mais un ciel bien noir quand on arrive aux voitures.

JND

Lundi 20 mai 2024 – Grotta di a Regina, Murato et Vallecalle

Lundi 20 mai 2024
Spéléo, exploration
Grotta di a Regina, Murato et Vallecalle

Participants : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30

Journée multi-activités en ce lundi de Pentecôte.

VTT d’abord avec un circuit démarrant à Rutali et revenant à … Rutali, après être passé par la chapelle Santa Chiara, la stèle commémorative du crash du Dragon 2b en 2009, la croix érigée à l’endroit du crash et fait la jonction avec le Trà aghje è pagliaghji, un sentier reliant pagliaghji et aires de battage que nous avons parcouru en partie. Jonction pas simple avec quelques égarements maquisesques.

Pique-nique à la fontaine de Rutali puis direction la Grotta di a Regina à cheval sur les communes de Murato et Vallecalle.

Exploration plus complète que lors de la dernière visite (https://itopipinnuti.fr/exitp/cr2021#Mercredi_10_mars_2021). Se référer à ce compte-rendu pour avoir quelques infos complémentaires sur ce lieu important pour l’archéologie insulaire.

C’est donc un immense amas de blocs rocheux dans lequel des fractures de foisonnement plus ou moins reliées entre elles peuvent être parcourues plus ou moins facilement. Des escalades permettent de rejoindre le haut par l’intérieur de l’amoncellement. Ce dernier fait plus de 1500 m² de superficie et compte une centaine de mètres de galeries à topographier. Une corde peut être utile pour explorer certaines fractures non descendues.
Aucune chauve-souris aperçue ce jour.

Fin du volet spéléo, place à l’histoire. Visite (payante maintenant, 2€) de l’église pisane San Michele de Murato que Micca ne connaissait pas, et pour finir la journée, un coup d’œil au pont de Torreno sur le Bevinco, bel ouvrage génois qui a la particularité de se situer à la jonction de 3 communes, Vallecalle, Rutali et Olmeta di Tuda. C’est un pont à 3 arches, il est dit qu’il y en a une sur chaque commune …
Cet endroit serait idéal pour laver certaines cordes spéléo en grand besoin. C’est à 5 mn de marche de la route, on peut se baigner et pique-niquer 🙂

JCL

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« de 24 »

Lundi 20 mai 2024 -Grotte Cibelle – Villeneuve-Minervois (11)

Lundi 20 mai 2024

Spéléo, visite

Grotte de Cibelle , Villeneuve-Minervois (11)

Participants :

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christophe BE., Dominique B., Véronique M.

Société Cévenole de Spéléologie et de Préhistoire SCSP : Jean-Pierre B., Guy V.

Spéléo Club de l’Aude : Jean-Pierre P.

TPST : une heure et trente minutes

Profitant du Congrès/AG FFS à Sorèze, les amis de la CoMed ont souhaité visiter Cibelle. La CoMed avait tenu ses Journées annuelles dans la région en novembre 2013 mais Jean-Pierre et Guy ainsi que Dominique (qui n’avait pas intégré la CoMed à l’époque), n’avaient pu participer à la visite organisée par Jean-Marie la veille des Journées. Nous étions des topis Anne-Marie, Albert, Véronique et Jean-Noël (sortie du 8 novembre 2013).

Jean Pierre P. – l’inventeur et gestionnaire de la cavité – contacté par Dominique s’est gentiment proposé pour nous accompagner. Cela était nécessaire car d’une part la cavité est protégée par une double porte bien blindée et JN et Véronique auraient bien été incapables de retrouver l’entrée. Thérèse, la femme de Dominique, nous accompagnera dans cette visite plutôt touristique. Ainsi que Christophe, président du SCM, connaissant bien la cavité mais y retournant pour le plaisir des yeux.

Jean Pierre limite de façon assez drastique les visites de la cavité, quelques visites par an, ainsi que pour les JNSC et lors de demandes de scientifiques.

Une piste partant de Villeneuve-Minervois qui nous amène sur les hauteurs est de la vallée de la Clamoux – presqu’en face, un peu plus au nord, il y a le Gouffre de Cabrespine. Une marche d’approche pentue que nos visiteurs de 2013 ne reconnaissant absolument pas nous amène à l’entrée. Jean-Pierre nous explique alors l’historique de la cavité. Lors d’une partie de chasse il a repéré l’entrée de la cavité le 21 janvier 2007. Un trou fraichement creusé par un blaireau exhalait un violent courant d’air chaud. L’exploration s’est effectuée deux jours plus tard.

Le passage resserré de l’entrée – il faut se baisser sur 50 cm pour entrer… et la descente d’un éboulis équipé d’une main-courante d’une dizaine de mètres de long sont les seules difficultés de cette cavité qui développe plus d’une centaine de mètres de longueur. Là les souvenirs reviennent ! Elle se compose d’une grande galerie régulière et plate de quatre à huit mètres de large et autant de haut. Au bout d’une trentaine de mètres, les parois se couvrent de fines aiguilles d’aragonite qui forment des bouquets de plus en plus gros au fur et à mesure de l’avancement.

Sur la gauche Jean-Pierre a déposé un morceau de tissu sur lequel nous voyons évoluer quelques isopodes qui semblent être des Trichonoscidae oristonicus (ressemblant du moins à ceux observés en Corse) mais nous n’avions aucun moyen de prélèvement. À noter que nous n’avons pas fait d’autres observations dans la cavité.

Nous marchons sur d’anciens gourds recalcifiés où l’on trouve quelques coupelles. Les dépôts noirs, qui semblent être du manganèse, sont très abondants par endroits. Cela aurait coloré de manière spectaculaire l’aragonite massive, aciculaire ou coralloïde en noir. Dominique passionné de géologie envisage d’y revenir pour faire des prélèvements. Cerise sur le gâteau, dans l’alcôve située en fin de parcours, pendent du plafond de nombreuses stalactites couvertes de concrétions dites « en brosse à dents ».

Une galerie féérique et bien préservée.

Une photo de groupe et c’est le retour.

JND

Mercredi 8 mai 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize-Minervois (11)

Mercredi 8 mai 2024

Spéléo, désobstruction

Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois

Participants :

ITP, SCM et GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Thomas C., Michel G., Véronique M., Damien G., Annick et Arnaud S.

Gruissan Prospection Spéléo : André MO.

Gente canine : Bosco

TPSurface et sous terre (– 6 m…) : sept heures

Cap Maurel, Épisode 7

Cap Maurel avait été délaissé depuis le 13 mars dernier mais comme les chantiers ne manquent pas c’est normal… Lors du stage topo rdv est pris pour une séance à Bize. Beau temps un peu venté. Une bonne équipe de sept désobeurs c’est efficace.

La cavité est maintenant protégée par une palette installée par l’adjoint au maire. Le foyer et sa grille sont en place on peut se mettre au taf. En premier gamatter ce qui reste du dernier tir. L’espoir de suite est toujours présent. La fracture se poursuit sur la gauche et « semble » s’élargir. Les « parlementations » aux pailles sont efficaces, graviers et blocs s’accumulent sur le tas.

C’est l’heure des agapes, les victuailles ne manqueront pas – pâté de chevreuil d’André, saucisse, merguez, Rustique°, gâteaux, bières à la cerise et quelques bouteilles.

Retour au fond du trou. On n’est pas trop de cinq pour tirer les gamates. La jeune génération, Arnaud prend les choses en mains et manie avec force et dextérité massette et burin. La relève est là.

Pas un franc élargissement, plutôt très modeste mais une suite apparemment vers le bas et un courant d’air. De quoi y revenir.

JND

Samedi 27 avril 2024 – Fount du Roy – Cabrespine (11)

Samedi 20 avril 2024

Spéléo, désobstruction

Fount du Roy, Cabrespine

ITP et Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël DUBOIS

Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Christophe B. (Stoche), Thomas C. (Tom), Jean-Michel E., Pierre F., Michel G.(Grillou), Damien, Gounel, Guston, Olivia

Gente canine : Blondi, Bosco, Oural, Patti

TPST : trois heures

Épisode 7

Une semaine s’est écoulée et on remet le couvert sur l’enthousiasme de Grillou qui a même demandé de prendre moults amarrages et tressages de nylon. C’est une très grosse équipe qui se retrouve au bord de la piste. De mémoire de SCMiens, certainement un des plus gros attroupements de l’histoire du club avec 11 personnes présentes + 4 chiens. Tout cela dans une très bonne ambiance malgré la pluie, le brouillard et les bourrasques de vent.

Place aux jeunes, les anciens – JN avec Kinou et Stoche – on organise l’équipe de sortie des gamates. Une rotation à trois permet d’éviter les tendinites… Ils seront quand même huit dans le trou et c’est complet ! Au total ce seront presque deux cent gamates qui seront sorties. JM pourra faire deux « parlementations » en mèche de 600, ça débite !

16 heures, une sympathique collation est servie à l’heure du goûter (salade de fruits – merci Olivia -, petits gâteaux, thé et café) ce qui a permis à tout le monde de se réchauffer. On est passé mais sans avoir recours à des agrès, le grand puits escompté dépassant juste… le mètre ! Mais ça continue un peu en-dessous et sur quelques mètres au-dessus. Le courant d’air n’est pas très net, il va falloir le pister pour trouver où est la suite. Donc du positif et des interrogations.

Chr. B, JND

Samedi 20 avril 2024 – Spéléo – Exercice secours- Santa Maria di Lota

Samedi 20 avril 2024
Spéléo, exercice secours
Miomo, Santa Maria di Lota

Participants
ITP : Catherine B., Antoine B ., Christophe C., Wanda C., Jean-Claude D., Dominique D., Adriana D. C., Antonio E. G., Henri-Pierre F., Eric G., Francis M., Laureen N., Benoit R., Noël R., Rémi R., Vanessa S., Alexia S. B., Franck Z.

TPST : 0

Si le dernier exercice secours fut une réussite cinématographique, grâce au talent de l’équipe de D’Umani, il nous a fallu reconnaître une marge de progrès importante coté transport, brancardage pour être plus précis. Certes les Topi n’avait pas perdu la victime durant le transport, mais celle-ci a préféré éviter d’avoir à renouveler l’expérience en conditions réelles. Pourtant il est arrivé qu’un exercice soit une bonne occasion de recruter d’excellents Topi…

Il nous fallait cet exercice technique brancardage qu’on programmait depuis si longtemps.

Rendez vous 9h au local pour le début de l’alerte, ou peut être 8 h puisqu’à l’heure supposée, 16 Topi étaient déjà en train de suivre des tutos sur grand écran, heureusement commentés par notre référent SSF, dont l’enthousiasme et la passion ne sont plus à démontrer.
Après les scènettes réalisées au millimètre, place aux TD dans le local. Comme toujours moment délicat du choix de la victime, c’est Vanessa qui s’y colle, réalisation parfaite du mouvement, juste une petite hésitation quand au sens de portage : dessus ou dessous ?

C’est le moment du transport sur site, Antoine essaie une dernière fois de faire réaliser l’exercice au local, certes le temps menace mais il ne craint en général pas l’humidité. La raison et le plaisir l’emportent : comme prévu cela se fera chez Nono en conditions presque réelles, on ne sera pas sous terre mais le terrain nous offrira de vraies conditions.
Le départ se fait sur le sentier que le propriétaire des lieux a patiemment réouvert. Surtout ne pas faire tomber les murets.
Vu la topo on descend, c’est original car en général on remonte plutôt les victimes.C’est un premier exercice, on commencera doucement. Cette fois c’est Alexia qui doit s’y coller, elle aura le plaisir de voir où elle va puisqu’elle part les pieds en avant (pas devant).

Frein de charges, renvois, passage genoux et dos, le terrain nous offre toutes les conditions d’un vrai, la victime, bonne pâte ne se plaint pas. Les Topi tels des fourmis légionnaires font de leur corps un pont vivant, repassent devant le brancard sitôt la charge passée, dessus, dessous, en haut, en bas, arbres, murets, rien ne les arrête, la précieuse cargaison avance portée de mains en mains.

Arrivés au bord du fleuve on découvre la cabane des amis, tout aussi patiemment construite que le chemin.Travail de fourmis pour Nono et Alexia, si on reste admiratif devant le résultat, ce n’est pas le moment de mollir, il reste presque autant à faire en remontant le cours d’eau.Cette fois on a du vrai, ça monte, c’est humide et il commence à pleuvoir, c’est pousser un peu le réalismes, peu de cavités humide chez nous. On corse aussi les difficultés :Francis, arrivé en cours de route, remplace Alexia.
Quelques blocs et passage d’arbres de plus tard, il est décidé de ne pas remonter jusqu’à la source, mais de retourner à la cabane, où les promesses d’une légère collation, attirent les estomacs et gosiers. Wanda tente bien de prolonger l’exercice au passage de blocs un peu glissant, mais bien réceptionnée, elle poursuit sur ces deux pieds.

Offert par la LISC (Votez pour moi)  le repas commence sous un ciel plus menaçant entre pluie et nuages, il suffira de déployer la bâche, pour arrêter les eaux des cieux. Qu’importe comme à chaque sortie les agapes réchauffent les cœurs tout autant qu’elles remplissent les estomacs. On traine un peu dans ce lieu hors du temps à deux pas de Bastia, avant de repartir sur le chemin dont on n’avait pas saisi le dénivelé le matin : soit l’adrénaline avant, soit le repas après.

Conclusion d’une superbe journée qui rappelle à chacun qu’en spéléo la solidarité est la première des qualités requises.

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