Archives par étiquette : Désobstruction

Vendredi 9 février 2024 – Mouscaille – Cabrespine (11)

Vendredi 9 février 2024

Spéléo, visite, désob’

Mouscaille, Cabrespine (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / GPS : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C., André M.

Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B.

TPST : quatre heures

Sortie avec le GPS, bien sûr c’est… de la désob’ ! Retour au Mouscaille qui avait été le premier trou où Jean-Marie m’avait mis à la désob’ l’an passé le 14 janvier 2023. On s’était arrêté au fond d’un boyau vertical descendant sur une vingtaine de mètres, plutôt rastèg mais avec du courant d’air. Entre temps Jean-Marie a du y retourner une fois, on n’a pas beaucoup avancé. Cette fois encore le premier travail sera d’évacuer les déblais des derniers tirs.

N’étant pas dispo le matin je retrouverai mes compères que pour le spuntinu. Ils étaient sur place depuis le matin 9 heures et avaient bien avancé dans les hostilités. Quelques tirs et évacuation des blocs. Un évasement dans le boyau permet de stocker au niveau de la zone étayée.

Pour moi arrivée au parking vers midi, il s’agit de retrouver le chemin d’accès que je me souvenais « bien maquisé ». JM devait laisser des rubalises. Pas question de monter par le chaos de l’ancien escalier, il a plu la veille et les blocs sont bien glissants. Il faut retrouver l’ancien sentier médiéval.

La température est bien plus douce que l’an passé, 12-13 °C. Le départ est trouvé, une petite escalade, on passe par-dessus un grillage et on devine le sentier plus haut dans la sapinière. Mais pas vu les rubalises qui indiquaient de partir à gauche, je file droit et me retrouve coincé sur une paroi glissante… heureusement que j’avais les bâtons qui ont servis de piolets ! Le bon sentier est enfin retrouvé. Puis le cours du ruisseau du Grésillou, toujours à sec.

Le départ doit être sur la gauche, tiens un rubalise mais à gauche un roncier ? Bien empêtré dans les salsepareilles je me rends vite compte que ce n’est pas là. Le vrai départ sera une cinquantaine de mètres plus loin. La sente est toujours aussi raide et en plus un peu glissante. Il a fallu une bonne vingtaine de minutes pour approcher le bosquet du trou.

Une voix ! c’est bien là, Jean-Luc sort du trou juste à ce moment. C’est l’heure du casse-croûte. L’espace est exigu, pas question d’étaler les victuailles, chacun trouve un coin pour se caler. Quelques charcutailles, fromages et un bon minervois.

Retour au fond du boyau, JM toujours en première, secondé par André et JL qui tire et vide les gamates. Ma contribution sera symbolique. On remonte dans une salle intermédiaire pour un dernier tir, un peu d’attente et JM va voir l’état du chantier. Au fond la paroi est à gauche et à droite une trémie de blocs liés par de la terre sèche. Le courant d’air est présent et soufflant mais léger et semblant venir du fond. Entre les blocs de la trémie il y a deux espaces avec un fort courant d’air. Mais on juge dangereux de les ouvrir. Il y a aussi un fort courant d’air qui vient de la faille perpendiculaire sous les barres en ferraille. La prochaine fois ce sera microtirs dans la trémie et si ça craint trop, on élargira la faille.

On décide d’arrêter pour cette fois. JL et André ne connaissant pas le trou, JM emmène l’équipe pour la visite du fond à -40. Descente très raide dans le pierrier, le ressaut de 3 m qui en fait se désescalade avec assurance (corde monospit), puis progression un peu chaotique jusqu’à la salle terminale. Quelques euryales volètent, il parait que début janvier une grosse colonie était présente ? ?

Au retour, au pied du ressaut, JM décide d’accéder à une lucarne, que l’on peut atteindre en principe par une MC mais l’équipement est d’après lui bien pourri. André lui faisant la courte échelle il arrive à prendre pied sur le rebord de la lucarne suivi d’un plan incliné ascendant. Il nous installe une corde sur monospit et après de multiples contorsions, JL arrive à le rejoindre. Devant cette difficulté, André et JN déclinent l’invitation et attendent le retour des explorateurs pour voir si cela vaut le coup. Un petit réseau se développe sans grandes concrétions et un autre accès à des salles supérieures reste introuvable.

On décide de remonter, ce qui sera plus simple grâce aux racines qui serpentent dans le plan incliné d’entrée. Le soleil est là et le retour sera beaucoup plus rapide que l’aller…

JND, JMB

 

Mardi 30 janvier 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize Minervois (11)

Mardi 30 janvier 2024

Spéléo, désob’

Trou du Cap Maurel, Bize Minervois (11)

Participants

ITP / Spéléo Corbières Minervois / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.

Spéléo Corbières Minervois : Christian A., Christophe B., Dominique B., Laurent R.

Gente canine : Blondie, Bosco, Paty

Cap Maurel Épisode 5

TPST : six heures (avec rotation des équipes)

Cap Maurel c’est un peu comme Suterratta — une époque où les topis s’acharnaient à faire de la désob’, trente sorties en 14 ans ! Ici ils savent aussi être persévérants, on en est à la sortie N°5 mais pour le Trou des Vents d’Anges qui descend à 250 m ce fut plus de 64 sorties désob’.

Il faut dire que le coin est sympa, facile d’accès, à 5 mn de la voiture (piste accessible à tous véhicules), un bel espace pour le pique-nique abrité du vent et une zone de désob’ accessible par un P5. Qui est maintenant équipé d’une échelle souple, plus pratique que la corde mais on en a en projet de sceller quelques barreaux qui simplifieront encore plus la descente.

Regroupement sur place vers 10 h 30, mise en place de l’échelle, de la corde de traction ; le premier boulot sera de sortir les gravats issus du tir de la dernière visite. À l’extérieur c’est l’allumage du feu pour le barbecue. L’organisation est rôdée, trois en bas pour casser les blocs et deux pour remplir les gamates et en haut deux à la traction et vidage des gamates. Rapidement le tas grandit avec des beaux blocs de calcaire blanc.

La noria est interrompue par la nécessité de faire deux tirs. La densité du calcaire permet d’utiliser les crayons.

Les estomacs crient famine, les braises sont chaudes, on passe aux agapes dignes des spuntinu topinesques. Charcuterie, saucisse grillée, Rustique à la braise bien coulant…, gâteaux, le tout avec un muscat Petit Grain puis un minervois 12 mois d’âge…

L’heure de la reprise a sonné, la noria reprend. Vers 16 heures les bras commencent à fatiguer, c’est l’heure du bilan. On a avancé d’au moins 3 m à l’horizontale, la zone de désob’ est confortable. Le courant d’air est bien là, pas très puissant mais il sort d’une fracture verticale de 10 cm de large ! Cela semble continuer, les avis sont partagés…

Pour terminer en beauté, Christophe met en place de quoi faire un beau tir au cordeau. Le bruit puis la fumée qui sortira du trou sont impressionnants. Il y aura pas mal de gamates à tirer la prochaine fois, car c’est décidé on reviendra !

JND

Mercredi 10 janvier 2024 – Trou du Cap Maurel – Bize Minervois (11)

Mercredi 10 janvier 2024
Spéléo, désobstruction
Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois  / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Jean-Michel E., Dominique B., Michel G., Laurent R., Olivia
Gente canine : Bosco, Cathy

TPSurface et sous terre (– 6 m…) : cinq heures

Multicarte de clubs spéléos dans l’Aude, cette fois c’est une sortie programmée par le SCM où je suis licencié cette année. Le programme ? eh bien de la désob’, c’est vraiment leur ADN ! Retour au Trou du Cap Maurel visité le 5 novembre dernier ; le 26 décembre Christophe et Jean-Michel avaient bien bossé : « Souffle puissant et chaud. Nous attaquons pleins d’énergies (3 accus) le paillage du fond : du 8, du 10, du renforcé au jaune, etc. Après deux séries de ‟caresses” toute la zone est démontée à la pince ‟monseigneur” jusqu’au décapage de la roche compacte. La fissure continue à l’horizontale et pourrait déboucher assez vite. Mais il faudra avant évacuer tous les gravats. »

Premier boulot dégager les gravats de tirs de la dernière sortie, ce sera celui de Michel, JM et Olivia arrivés sur place vers 10 heures. Mais avant il faut préparer le chantier, notamment protéger l’entrée de la pluie fine qui s’est invitée et allumer le feu. La descente se fera par une échelle de 5 m, plus pratique que le baudard.

Le reste de l’équipe est sur place vers 11 heures. La pluie a cessé et le temps est même doux. On se met immédiatement à la tâche. La chaîne est vite constituée : un au front de taille, deux derrière en fond de trou pour casser les blocs et remplir les gamates, un en haut de puits pour dévier la corde, un qui tire à la poulie et un qui vide, efficace ! Le tas de gravats augmente à vue d’œil. Du beau calcaire blanc bien compact. Quelques pailles renforcées au jaune, cela décape ! Le trou souffle toujours autant, la fumée s’évacue vite. En fond de trou c’est l’étuve encore plus de 17° C.

Bon c’est l’heure des agapes. Ce sera un repas digne des sorties topinesques. JM a fait réchauffer la cocotte-minute de garbure (la soupe au choux et confit de canard et saucisse, d’origine béarnaise) – un délice -, puis pâté au piment d’Espellete, saucisse fraîche grillée, galette des rois et far breton aux pruneaux et aux dattes (il faut innover). Quelques bouteilles viendront faire couler le tout : Gewurztraminer (issu du minervois, eh oui !), Corbières et un pétillant de Touraine.

Bien repue la chaîne se reconstitue, on tourne sur plusieurs postes. Le tas continue à monter. Vers 15 heures, visite d’un adjoint au maire de Bize, qui avait indiqué le trou au SCM. En fait le trou avait fait l’objet, il y a plusieurs années, d’un début de désob’ (un tas de gravats recouvert d’humus en est la preuve) semble-t-il par un club de Narbonne mais un conflit avec les chasseurs locaux avait fait cesser les travaux (les chasseurs rebouchaient le trou après le passage des spéléos…). Suivant l’évolution de la désob’ il sera envisagé de fermer l’entrée par un cadre métallique. On apprend également que lors des travaux de forage pour installer une antenne au sommet de la colline à 222 m, les terrassiers avaient traversé de nombreux vides.

Petite visite au front de taille qui a sacrément avancé par rapport au mois de novembre, c’est un vrai début de galerie qui a été creusé, la suite est une fissure verticale étroite qui souffle toujours… Un dernier coup de jaune et il faut songer à ranger. La pluie annoncée pour 18 heures a pris un peu d’avance, quelques gouttes quand on quitte le chantier vers 17 heures.

Retour prochain, c’est prometteur.

JND

Samedi 6 janvier 2024 ; Trou du Pémol – Trassanel (11)

Samedi 6 janvier 2024
Spéléo, désobstruction
Trou du Pémol, Trassanel (11)

Participants
ITP / Spéléo Corbières Minervois / Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Jean-Luc C.
Gruissan Prospection Spéléo : Jean-Marie B., Sylvain D.
Gente canine : Bella, Bosco

TPSurface et sous terre (– 4 m…) : cinq heures

La désobstruction est vraiment dans l’ADN des clubs de l’Aude ! Quoi de mieux qu’une séance de désobstruction pour débuter l’année 2024, c’est la saison des souhaits et des vœux. Nous voilà reparti, à l’initiative de Jean-Marie, sur le versant sud du Roc d’Agnel, pour creuser ce qu’on avait appelé au début le Trou sans nom et qui est dénommé maintenant le Trou du Pémol. Lors de la dernière séance du 30 octobre, JM et André avaient peu progressé, tous les crayons avaient foiré, la roche était faillée – genre mille feuilles. Après huit heures de burinage manuel il avait fallu se rendre à l’évidence, toujours pas de courant d’air, pas de suite au fond et un faible espoir en contrebas au milieu des gravats. Mais il y a eu du courant d’air au départ, il faut le retrouver !

Rdv au pont du Pémol pour 9 h 30. La route depuis Canet se fera sous une alternance de passages pluvieux. Dans la vallée de Cabrespine cela se découvre, la météo a prédit du soleil à partir de 10 heures. Jean-Luc arrive suivi de JM qui a récupéré du matos. Le Pémol est bien à sec, on retrouve le cairn et arrivée au trou pour 10 heures, Bosco est bien content de retrouver sa forêt.

Déballage du matériel, JM est déjà au fond, mais pas de courant d’air. Première tâche, déblayer les gravats ; JM et JL se relaient au fond pendant que les deux autres compères tireront les gamates. Un espoir de suite apparait sur la droite en contrebas mais la roche est dure, il faut sortir l’artillerie. Les crayons fonctionnent bien quelques gros blocs sont dégagés.

JL a allumé le feu, un peu difficile à prendre car la végétation est bien humide, et cela nous réconforte un peu car le temps a changé. Fi de soleil c’est une alternance de crachins et d’éclaircies. Mais le vent reste calme. Un aller-retour rapide de JM aux voitures pour récupérer un pied-de-biche (et le casque de JL…). Pendant ce temps, JL emmène JN voir au-dessus le départ de la Faille égyptienne, un trou en peu rastèg qui au bout de quelques mètres bute sur une faille étroite, encore une désob’ à poursuivre. Un sacré courant d’air chaud sort du trou. Au passage encore un autre trou en cours de désob’, c’est un vrai gruyère.

Puis la désob’ reprend jusqu’à 13 heures où on sonne la cloche du casse-croûte. Heureusement le soleil réapparaît. Un petit minervois de Fabrezan – Les Fortes Têtes (ça nous va très bien) – et un bon pudding (merci Véronique) nous consolent des efforts de la matinée.

Reprise du chantier après 30 mn de pause. Nouveaux relais au fond du trou mais la place est étroite, les grands gabarits sont désavantagés. Une brindille enfumée ne montre toujours pas de courant d’air. Le vent se lève et l’ambiance devient plus arctique. Et toujours des passages de pluie.

Vers 15 heures, visite de Sylvain accompagné de Bella, sa labrador. Bosco est heureux de voir une nouvelle copine. Sylvain est bientôt au fond du trou pour relayer JM. Des nouveaux crayons sont nécessaires mais nonda, ça foire ! 15 h 30, JN (un peu las et frigorifié) et Sylvain prennent le chemin du retour laissant les deux autres compères sortir les derniers gravats.

À suivre…

JND

Dimanche 5 novembre 2023 – Trou du Cap Maurel – Bizes-Minervois

Dimanche 5 novembre 2023
Spéléo, désob’
Trou du Cap Maurel, Bize-Minervois (11)

Participants
ITP/Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Dominique B., Michel G., Olivia
ITP : Véronique M.
Gente canine : Bosco

TPST : une bonne heure en plusieurs épisodes

On revient aux fondamentaux de la spéléologie locale, la désob’ ! Un trou souffleur avait été indiqué aux amis du SCM par un habitant de Bizes-Minervois. Situé sur la colline calcaire entre Bize-Minervois et Argeliers. On n’est pas bien haut à 170 m mais la couche calcaire peut laisser espérer un beau réseau. De plus c’est à une dizaine de kilomètres de notre domicile.

Accessible par une belle piste forestière puis 5 mn de marche à plat ! Malgré les fortes rafales de vent, on était relativement à l’abri sous les pins et au soleil toute la journée. Belle entrée de 2×0.60 m, un puits de 5 m, cela ressemble à Cast.1. Au fond une petite salle et une fissure d’où sort un beau courant d’air.

Michel équipe la descente et on se relaiera pour les tirs et sortir les gamates, un bon mètre-cube de calcaires lacustres. Le trou continue de souffler fortement, avec 0,24 % de CO2 au fond pour 17,8°C et 95 % d’humidité.

C’est l’heure des agapes, mais une seule bouteille, pour 6 !

Après plusieurs salves de tirs, on dégage le départ d’une fissure verticale où les cailloux rebondissent. À poursuivre prochainement. Au retour, découverte d’une fissure en bord de piste, elle aspire fortement (600 m et 30 m de dénivelé entre les deux), peut-être une entrée basse ?

Chr. B., JND

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« de 13 »

Samedi 30 septembre 2023 – Trou de la Ferrière – Fournes Cabardès (11)

Samedi 30 septembre 2023
Spéléo, désob’
Trou de la Ferrière, Fournes Cabardes (11)

Participants
Gruissan Spéléo Project : Jean-Marie B., Alain et Alain
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
Spéléo Corbières Minervois : Christophe B., Jean-Michel E., Michel G. (Grillou), André M., Christian
Gente canine : deux toutounettes de Christophe

TPST : 6h

À l’initiative de Jean-Marie B. du GPS nous nous retrouvons ce samedi en interclubs pour poursuivre la désob’du Trou de la Ferrière (cf. épisodes précédents). Encore une route de montagne très étroite mais le Disco, encore costaud, avale bien les lacets pentus menant au plateau où coule le ruisseau du Camp dal Bosc. Arrivée sur site vers 10 heures, il fait chaud, très chaud même, la chaîne des gamates est déjà en place, dans le trou nous profiterons d’une température clémente (10,6 °C) qui permettra de soutenir bien des efforts.

Nous passerons la journée à sortir des gamates pour faire de la place et pouvoir avancer au fond. Heureusement qu’on était 8 ! Est-ce la promesse de grillades qui explique le nombre ou l’intérêt de la cavité ? Je vais passer la matinée à tirer ces gamates à l’entrée de la cavité. Dans la matinée tous les déblais de tir de la sortie précédente seront sortis. Alain C. a amené un ami : Alain… qui n’avait jamais fait de spéléo. Il a creusé en pointe en fin de matinée et est revenu voir en fin de journée. Très surpris de voir le volume de gravats remonté et la faille bien vidée il est ressorti « Ce sont des fous ! des fous ! ».

13 heures, le temps du casse-croûte mais cette fois ce sera un vrai spuntinu avec saucisse grillée et Rustique à la braise. Plusieurs bouchons vont d’ailleurs sauter. L’après midi je prends place au milieu du boyau au niveau d’un ressaut qui nécessite un changement de corde, de quoi s’emmêler les pinceaux antre cordes amont et aval… Jean-Marie retourne en pointe creuser les sédiments accumulés dans la partie topographiée il y a 30 ans. Mélange de débris de tirs anciens et de terre noire et sèche amenée par la crue. Le tout se creuse très facilement. Les blocs collés au plafond acceptent de tomber avec quelques coups de bambou. Sur la paroi de droite on voit bien les traces de tirs et de forages. La faille est assez large. Le courant d’air assez sensible, soufflant, il doit venir de la surface proche. On gagne une paire de mètres et on arrive à l’endroit atteint en 1991. Le remplissage forme un petit col mais ça redescend derrière. Il y a de l’air sans plus mais on le sent bien.

17 heures : il reste de quoi s’occuper une bonne journée pour arriver au terminus des années 1990. Comme on dit souvent, va falloir y revenir et il faut être nombreux mais l’ambiance sympa et les grillades devraient contribuer à motiver les troupes. La faille est bien dégagée, arrondie par le passage de l’eau, l’espoir est là.

En remontant sur le champ, coup d’œil sur un effondrement noté en 1990 sur la topo. Creusement de plusieurs mètres ? Hypothèse négative : tout est parti plus bas et a tout bouché ; positive : si tout ça est descendu c’est qu’il y a de la place !

JMB, Chr B, JND

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« de 11 »

Samedi 22 juillet 2023, Désob’ Trou sans nom (pour le moment), Cabrespine

Samedi 22 juillet 2023
Spéléo, Désob’ ; Trou sans nom (pour le moment)
Cabrespine

Participants
Gruissan Spéléo Project : Jean-Marie B, André M, Jean-Luc
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D
Gente canine : Bosco

TPSE : 6 heures

Une proposition spéléo de Jean-Marie du GPS, de la désob’ bien sûr. Cette fois direction le vallon de Cabrespine sur le flanc nord de la vallée du ruisseau du Pémol. Sous cette vallée passent deux grands réseaux, la rivière souterraine de Cabrespine avec plus de 20 km de développement et le réseau de Trassanel. Aux dires de mes compagnons de sorties, presque 200 trous (sans forcément grand développement) ont été répertoriés sur ce flanc nord.

André et Jean-Luc avait repéré une petite entrée au retour d’une séance de prospection/creusement. Le courant d’air qui en sortait avait titillé leurs mollets et c’est ainsi qu’ils avaient trouvé cet orifice. Départ à 9 heures du pont du Pémol, un sentier puis on remonte le lit du ruisseau à sec. Des aboiements de chiens nous accompagnent, un chenil de chiens de chasse en pleine nature. Bosco va rendre visite à ses copains enfermés puis retourne gambader.

Quelques centaines de mètres plus loin, au niveau d’un cairn (mais ça ne manque pas…) on bifurque à droite, côté nord, pour grimper au milieu des chênes verts dans ce qui semble être des anciennes restanques. Le vallon était très cultivé aux temps anciens, cultures vivrières et céréalières. Cela ressemble beaucoup à certaines régions corses. La grimpette est un peu rude mais l’ombre des chênes nous protègent. Puis Jean-Luc qui nous guide, oblique à droite et nous voilà devant l’orifice de 20-30 cm de diamètre qui souffle très légèrement.

D’emblée il est évident qu’il va falloir utiliser les grands moyens. Jean-Marie va s’y atteler, quatre trous (pas de pailles mais du c…..u) et un bruit de tonnerre roule d’un versant à l’autre du vallon faisant hurler les chiens du chenil et rend Bosco un peu nerveux. Par la suite on verra qu’il avait rapidement repéré que quand JM prenais un accu et se dirigeait vers la ligne de tir, le tonnerre se déclenchait. Il l’engueulait copieusement à chaque fois.

Pas de gamates à tirer cette fois. Quatre tirs efficaces à la paille, mais d’autres ont foiré, roche fracturée, pailles défectueuses ? André sera très efficace au burin, Albert se serait éclaté ; on secondera à l’évacuation des déblais. Mais Bosco, inquiet de nous voir « disparaître » dans le trou, passait son temps à se mettre devant pour nous empêcher de jeter les cailloux.

13 heures, pause repas sous les frondaisons, versant exposé au sud, le soleil commence à taper dur. Pas d’agapes topinesques mais JL a amené sa bouteille !

Trente minutes plus tard, reprise du chantier, les opérations se succéderont jusqu’à 15 h 30. Nous atteignons -1,50 m ! On peut « disparaître » dans le trou, mais le courant d’air soufflant léger du matin est définitivement éteint ; le trou étant obstrué par les gravats. Pas tout à fait cependant, une légère exhalaison est repérable sur une faille se dirigeant vers l’intérieur du massif. Un petit espoir ?

Avant de rentrer JL nous emmène au Trou des Aragonites tout proche au-dessus. Un moins 19 m avec une belle salle remplie d’aragonites, pas de matos mais quelques étroitures. Celui ci aspire à fond. Communication avec notre désob ? Je quitte mes compagnons ne devant pas rentrer trop tard et ils en ont pour une bonne heure.

JM me racontera la suite : « Je commence à descendre le temps que Jean-Luc s’équipe mais je rate la bifurcation vers la Salle des Aragonites. Il me rattrape ; mais la chatière verticale arrête notre progression. Je serais peut être passé, avec beaucoup de frottements… Mais la prochaine fois que nous reviendrons à notre désob, je passerai la mettre au gabarit. »

JND/JMB

Samedi 1er juillet 2023 – Trou de la Ferrière, Fournes Cabardes (11)

Samedi 1er juillet 2023
Spéléo, désob’
Trou de la Ferrière, Fournes Cabardes (11)

Participants
Gruissan Spéléo Project : Sylvain D., Alain, Jean-Marie B.
ITP, Spéléo Corbières Minervois : Jean-Noël D.
ITP : Véronique M.
Gente canine : Bosco

TPST : 5h00
Photos

On repart pour l’activité spéléo préférée de Jean-Marie, la désob’. La Perte de la Ferrière s’ouvre à 700 m d’altitude sur les hauteurs de la vallée de l’Orbiel, face aux châteaux cathares de Lastours. On peut y accéder par une piste (qui n’a rien à voir avec celle de Ghisoni) en partant de Trassanel, ce sera l’occasion d’utiliser le Disco° et de serpenter sur les contreforts de la Montagne Noire. On retrouve les trois collègues du GPS sur un petit parking herbeux.

Pas de matos de progression, on verra au cas où… Accès, deux cent mètres au milieu des genêts et ajoncs, Bosco s’en donne à cœur joie. La perte s’ouvre sur la rive gauche d’un ruisseau à sec mais sujet à de fortes mises en charge, contact de schistes et calcaires. Connue depuis quelques dizaines d’années par le SCA mais la désob’ avait été suspendue, peu de courant d’air. Mais la ténacité de Jean-Marie, il doit en être à sa cinquième sortie a permis de retrouver un peu d’espoir.

Un beau boyau en pente douce d’un diamètre de 60-80 cm, c’est humain. Un premier rétrécissement – le dernier verrou au-dessus de la faille – que Jean-Marie va éliminer de façon radicale. Ici le tir se fait au cordeau, bien plus efficace que les pailles. Très bruyant et générateur de pas mal de gaz.

Le fait d’être cinq a permis un déblayage en règle de tout ce qui traînait. Pendant que Sylvain évacue les gravats, Jean-Noël et Alain démontent le ressaut qui gêne la remontée des gamates. Véronique à mi-pente guide la remontée et dehors Jean-Marie tire et entasse.

À midi le tuyau est propre. Les minerviens sortent alors leur casse-croûte pour un rapide repas. On est un peu surpris car on a tout laissé aux véhicules pensant s’installer pour quelques agapes dont on a l’habitude (charcuterie, vin espagnol…), comme on leur a précisé pour nous le TPST est égal au TPAM. Ce que j’avais d’ailleurs retrouvé dans l’autre club le SCM. Mais aujourd’hui Sylvain, le président, était pressé. On retourne rapidement chercher nos victuailles mais au retour ils ont terminé, le vin restera au fond du sac !

Reprise des travaux, Alain gagne le fond de la faille et nous envoie tout ce qui empêche de s’y mouvoir correctement : débris de tirs des équipes précédentes, branchettes et végétaux, une omoplate de caprin, résidus ferreux de forge, terreau… Une belle place de retournement est ainsi créée au fond de la faille (qui reste quand même pas très large…. Ce qui permettra un vidage facile de ce qui reste. Dehors, le tas commence à être conséquent.

Nous arrêtons le chantier assez tôt, certains devant rentrer en milieu d’après midi. Il reste quelques mètres à vider, en remontant d’après la topo, pour atteindre le terminus historique. Un chantier pour Jack Roussel… (surnom d’une membre du club aussi agile que Nala).

Une bonne partie du courant d’air vient de la partie supérieure de la faille qui remonte vers la surface. Mais le fond du chantier est également bien ventilé. Soufflant, pour cette magnifique journée d’été où il ne fait pas plus de 15°C dehors !

La prochaine fois il faut prévoir une tronçonneuse pour débiter quelques châtaigniers et placer des troncs qui empêcheront un nouveau remplissage de la cavité par une future crue. Plus des cordes de tirage de gamates et cordelette de rappel.

JND, JMB

Dimanche 23 avril 2023 – Montebello, Paese Vecchiu, Blockhaus Teghime, galeries de Fort Lacroix, Grotta Gradiccia

Dimanche 23 avril 2023
Spéléo et urbex – visite, prospection, désob, chiro, histoire, botanique
Montebello, Paese Vecchiu, Blockhaus Teghime, galeries Fort Lacroix, Grotta Gradiccia – Bastia

Participants
ITP : Wanda C., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R.
La toutounette : Nala

TPST : 1h00
Photos

Journée chargée au programme. Pas moins de 7 objectifs fixés :

1/ Prospection et désobstruction site de Montebello
2/ visite du village abandonné de Paese Vecchiu
3/ Visite des blockhaus de Teghime
4/ bilan des orchidées de la carrière de Barbaggio
5/ Mesures de la longueur des mines d’eau de Fort Lacroix
6/ Visites et mesures de longueur des Galeries du Fort Lacroix
7/ Visite de la grotte de la Gradiccia

On se retrouve donc au local à 9 heures autour de la machine à café.

1/ Direction le village abandonné de Paese Vechju. Jean-Claude a parcouru le chemin en VTT la semaine précédente. On laisse la voiture de Marie Pierre en aval du village au bord de la route de Saint Florent et on rejoint la piste de départ 1km ½ plus loin un peu avant la fontaine du Bourreau avec le 4×4 de HP.

Marche jusqu’au site de Montebello. JC y a découvert dans une doline un trou obturé par une roue et une jante de voiture. Désobstruction au pied de biche. Départ de galerie qui s’amenuise en un petit goulet de 30 cm de diamètre au bout d’un mètre mais ça ne souffle pas. Prospection des alentours calcaires. Visite du « Dolmen » voisin.

2/ On rejoint le village médiéval de Paese Vecchio ou Cotone (Cutone) ou Paese Grecu. Le village était constitué d’un mini castel et d’une dizaine de maisons en pierres sèches à 1 étage, recouvertes de lauzes de Ligurie avec charpentes en bois, actuellement ruinées, entourées d’un rempart. Daniel Istria y a effectué une série de sondages en 1993. Il y avait retrouvé 3 pièces génoises, des poteries amiantées de production locale, des tessons de céramique pisanes ou ligures, des pointes de flèches. Le Castellu aurait été construit avec ceux de Ville de Pietrabugno et de Montebellu par le seigneur d’Asco Ortofossano, Seigneur balanéen, opposé au Seigneur de Furiani et abandonné vers le milieu du 14ème siècle, peut être détruit sur ordonnance de Gènes.

Istria avait recommandé des fouilles plus approfondies qui n’ont jamais été réalisées.

Après visite on descend à la route par un sentier marqué en bleu et blanc au milieu du maquis sur 250 mètres. Et là Alberte-Marie-Pierre s’aperçoit qu’elle a oublié ses clefs de sa voiture dans le 4×4 du haut ! Heureusement une jeune dame s’arrête et remonte HP au départ ; celui-ci redescend chercher les 3 autres.

3/ Piquenique à Teghime. Les goumiers du 2ème Régiment de Tabors Marocains et les résistants corses y ont livré le 2 octobre 1943 une furieuse bataille contre les Allemands de la 16ème Panzer grenadier Division Reichfürher SS. Bizarrement la fortification de Teghime qui aurait interdit l’approche de Bastia par l’arrière et le contrôle des hauteurs n’a jamais été réalisée ni par les Génois ni par les Français. Un poste optique permettant d’établir des liaisons optiques entre le Pigno et Nice a été construit en 1872. Le petit bâtiment voisin du mémorial est une station de liaison radio en ondes métriques avec le continent bâti dans les années trente. Le bâtiment tagué de graffiti anti français juste avant le col est un casernement associé au poste radio-électrique appartenant à la ligne Maginot. Les Italiens, plus malins y ont construit 5 ouvrages de défense, le premier se situant au niveau du carrefour route de St Florent/route d’Oletta.

On prend un chemin bien entretenu qui part vers le Nord un peu avant le col. Un bunker individuel est rejoint en aval de ce chemin par une petite sente. Il est constitué d’une terrasse permettant un balayage semi-circulaire à la mitrailleuse avec à l’arrière une salle bétonnée. Plus haut on découvre un autre bunker individuel puis sur un plateau une réserve de munitions. Retour au point de départ en rejoignant la route du Pino puis la piste de l’aller.

4/ Descente vers Bastia. On s’arrête à la carrière de Barbaggio. Les environs de Teghime constituent un spot internationalement connu à Orchidées. On découvre quelques Ophrys Incubacea et Morisii. Cette année les orchidées sont en retard et peu nombreuses pour l’instant. Sécheresse ?
ACMO Corsica

5/ Arrêt suivant : les Mines d’eau de Fort Lacroix : 2 galeries au bord d’un ruisseau, un peu plus bas que la maison en T. Le lieu est appelé Fort Lacroix sur la carte IGN sûrement par erreur. L’une, ennoyée, n’est pas accessible sans équipement. L’autre est mesurée au laser-mètre : 43 mètres. Deux petits rhinos y dorment paisiblement.

6/ les galeries du Fort Lacroix : celui-ci faisait partie des 4 fortins construits par les Génois entre 1747 et 1761 avec les Forts Monserato , San Gaetano, Straforello (dit aussi Recipello ou Luiggi) pour défendre Bastia. Le fort Lacroix génois disparaitra en 1888 lors de la construction de 2 batteries chargées de protéger le port et le Sud de la ville. Elles ont été désarmées en 1918 et seuls deux canons de 95 mm y restent pour défendre la rade de Bastia en 1939. Les bâtiments ont été abandonnées dans les années 80. Deux galeries de stockage de munitions persistent.

On commence par la galerie inférieure en bordure de la montée Filippina. L’entrée est encombrée de détritus de toutes sortes, rançon de l’urbex ; après une chicane, la galerie se prolonge sur une quarantaine de mètres avec des salles latérales. Six petits rhinos comptabilisés.
On retrouve par un chemin qui mène à la résidence des Torettes, le parapet bétonné voisin de l’entrée du puits monte-charges.

L’accès à la batterie supérieure est clôturé. Un chantier de création de parc urbain est en cours. On escalade un petit muret et nous voilà en place. La galerie supérieure d’accès aux magasins de poudre est plus grande, 87 mètres de longueur. Elle se termine par un puits avec des barreaux obturé à son sommet. Un seul petit rhino.
Le bâtiment du plateau supérieur a été détruit et remplacé par une terrasse bétonnée. Les 2 paraboles ont été déposées ; seul persiste un grand échafaudage qui a permis de les démonter. Quelques arbres nouvellement plantés agonisent.

7/ On file par la route de Cardo inférieure à la grotte de Gradiccia

Située sous la villa Gradiccia, elle est l’objet d’un projet d’exercice secours. Problème : parquer les voitures ; Marie Pierre et Jean-Claude cherchent à se garer sur le chemin privé qui passe derrière la villa et donne accès à un lotissement. Leur passage provoque l’ire d’un résidant qui nous apostrophe grossièrement. Même le sésame habituel « on est les Topi Pinnuti, on vient compter les chauves-souris » n’agit pas. Après discussion avec JC, il nous abandonne pour aller frapper bobonne. La villa est abandonnée, l’accès à la caverne et l’entrée sont jonchés de détritus. La grotte cependant semble avoir été nettoyée. Des jeunes y font des fêtes. L’entrée en trou de serrure, les spéléothèmes, le plafond lissé par l’écoulement des eaux, le volume de la grotte laisse songeur. Quelle rivière passait là ? Peut-être une grande galerie démarre-t-elle en amont. On peut toujours rêver. Un seul petit rhino.

18h. Fin d’une journée marathon. 8,5km de marche, 13000 pas. Temps passé sous terre : 1heure ?

PHP

Dimanche 5 mars 2023 – Suterratta, Ducati – Barbaggio

Dimanche 5 mars 2023
Désobstruction, entomo
Suterratta, Ducati – Barbaggio

Participants
ITP : Jean-Claude D. B., Jean-Noël D., Henri-Pierre F., Eric G., Jean-Claude L. M., Franck Z.

TPST : 3h30
Photos

Suterratta épisode 30 « Les topi à la rencontre des topi »

Suterratta fait maintenant partie des grottes oubliées. Elle a connu son heure de gloire dans les années 2009-2010 où de nombreuses séances de désobstruction et d’équipement ont permis d’atteindre la profondeur de 32 mètres. L’excitation de la première a finalement été refroidie par l’étroitesse du puits terminal qui rend le travail de désob compliqué. Mais l’espoir est toujours là, la cavité se développe à travers 2 strates de roches différentes. Celle où se situent l’entrée, la galerie principale et la première partie du puits est composée principalement de calcaire de type cipolin. Des coups de gouge témoignent d’une formation en conduite forcée. A partir de la côte -12, la roche devient hétérogène, elle est composée de mini-strates de cipolin et de calcschiste, beaucoup moins solubles. Cette alternance de « bon » et de « mauvais » calcaire se remarque également à l’extérieur sur le versant Ouest du Monte Secco. L’espoir est donc de traverser cette couche de calcschiste pour retrouver une couche de calcaire et ainsi espérer de plus grands volumes.

Ça c’est la théorie, la pratique est bien moins simple. Cette substantifique moelle de la spéléo que sont la recherche de nouvelles cavités et la désobstruction n’est pas forcément attirante pour ceux qui se contentent de pratiquer le spéléisme. C’est maintenant presque un pis-aller lorsqu’on ne sait pas quoi faire un week-end. Pourtant, prospection et désob sont les 2 mamelles de la spéléo, c’est Sully qui l’a dit 😀

Petit café au local, chargement du matos dans le Def et c’est à 3 véhicules que les 5 topi se rendent sur site. Le temps est beau mais un petit vent frisquet impose un changement de tenue rapide. Le chemin de descente devient de moins en moins marqué, les sangliers et les intempéries font leur travail d’égalisation. Le coin pique-nique devant la cavité est peu à peu envahi de ronces, de fougères et de maquis. Quelques coup de sécateur lui redonnent un aspect plus accueillant. Le barbecue s’est lui aussi effondré, une reconstruction sera également nécessaire.

Direction le front de taille maintenant. Si HP se contentera de chercher les bestioles dans les galeries horizontales, Franck, JCD, Éric et JCL se répartissent dans le puits terminal. Surprise pour ce dernier quelques mètres avant le fond. Un topi est d’abord aperçu côté Ouest de la faille, puis un nid côté Est avec 2 topi blottis l’un contre l’autre sur leur couche de feuilles, les yeux écarquillés de voir ce drôle d’intrus. D’ailleurs, il est possible qu’un autre topi ait été tellement effrayé qu’il en est tombé raide mort. Il git maintenant au fond du puits. Comment sont-ils arrivés à 30 mètres de profondeur ? Possible par la galerie, mais pourquoi aller si profond ? Ou alors existe-t-il une continuation de la faille débouchant sur le versant de la montagne ? Mystère …

L’équipe du fond est efficace, JCL au forage, Éric juste au-dessus à la désob 😕 . Les 2 batteries emportées ne permettent le forage que de 3 trous, fatiguées aussi elles sont. Un crayon non explosé de la dernière séance sera raccordé en 4ème charge sur la ligne de tir nouvellement posée. Ce seront des tirs de confort, s’ils sont efficaces, ils permettront de pouvoir s’accroupir afin de charger les seaux de débris. Il faudra néanmoins organiser le stockage de ces derniers …
Les topi ont déguerpi, ils ont dû sentir qu’il valait mieux s’éloigner momentanément de ces intrus. Il vaut mieux pour leurs tympans.
Raccordement des lignes, le topitir permet de constater que la 4ème charge ne pourra pas exploser puisqu’elle est isolée, elle ne sera donc pas raccordée. Un gros boum suivi d’un autre plus petit. On jugera de l’efficacité des tirs lors de la prochaine séance, il fait faim maintenant.
JN est arrivé entre temps et accompagne HP dans la recherche des bébêtes.

Le barbecue est rapidement reconstruit, le feu allumé et les grillades démarrées. Ouverture d’une bouteille de Cuvée des Seigneurs des 25 ans du club, déception, les seigneurs ont mal vieilli. Heureusement, d’autres bouteilles ont été apportées. Un traditionnel Rustique à la braise termine les agapes.

Le Co-mètre étant non utilisable, le risque n’est pas pris de redescendre constater le résultat des tirs (plus très envie non plus après le pique-nique …). On se contentera de rendre visite à Ducati mais en essayant de repérer en surface le niveau où arriverait le point bas de Suterratta, en s’aidant de mister Sinus. C’est ainsi que quelques mesures au lasermètre permettent de le situer dans une strate calcaire quelques mètres au-dessus de Ducati, à peu près comme prévu. Mais comme le pendage de la strate est d’environ 30° et s’enfonce vers la montagne, ce fond de Suterratta n’a pas encore atteint ce calcaire, mais l’espoir est encore là. A noter que faute de carnet, les différentes mesures de longueur ont été gravées avec un caillou sur une lauze de cipolin, retour au néolithique …

Visite de Ducati et surprise, le petit suintement habituel de la paroi Est s’est transformé en résurgence. L’eau sourd d’un petit trou et s’écoule dans la cavité. Présence d’un seul petit rhino.

Sur le retour vers Suterratta Franck dégage une entrée dans les foisonnements de l’amas de gros blocs rocheux au-dessus de Ducati. Une alcôve de quelques m² est ainsi visitée, un petit rhino y a trouvé refuge.

Retour aux véhicules, puis au local pour remettre le matériel en place, aucune perte.

JCL