Archives annuelles : 2026

Jeudi 28 mai 2026 – Ruisseau du Stollu, Sorio

Jeudi 28 mai
Ruisseau du Stollu, Sorio

Participants :
ITP : Christophe C.
Détachement PGHM de Borgo : Manu, Kévin, Arnaud
TPEC: 2H30

La veille, alors que Christophe effectue plusieurs missions avec le PGHM sur la rénovation du réseau secours montagne, nous discutons Canyon.
Il est abordé l’initiation de leur tout nouvelle recrue, Arnaud qui débute un contrat de volontaire auquel Christophe est convié.
Ni une, ni deux, le ruisseau de Nocio, continuant sur le Fiumi Raghjunti est planifié.

Jeudi, c’est entre différents impondérables que les affaires sont préparées et regroupées.
Il est pas loin de 10H lorsque nous quittons enfin Borgo direction Sorio.
Il fait chaud lors de la marche d’approche qui reste propre et bien dégagée (Enfin, quand on la retrouve…)
Nous passons le Stollu et poursuivons vers le départ du Nocio.
Sauf que dès le départ, la végétation a pris le dessus, et un gros arbre en travers, des ronces, des fougères et très peu d’eau.
Finalement demi-tour vers le Stollu; ça coule un peu plus.
Nous rentrons dans le canyon à midi… Ils ont réunion à 16H à la base…
Hormis Arnaud, nous sommes équipés de Corde, 70m, 50m, 40m
Ca change de ce que nous pratiquons en les voyant évoluer avec leur sac sur le dos, kit boule à la main et kit perso au baudrier.
La C17 est rès belle et passe très bien.

On bosse pas pareil, la rapidité est la sécurité, plutôt que de débrayer et remonter la corde à chaque fois à raz de l’eau, notamment pour le dernier qui vient positionner son sac sur la corde de rappel vers la fin de la C23 pour la gestion du frottement, bien plus rapide qu’un débrayé du bas.
Pas trop d’eau. D’ailleurs la roche y était très glissante et renvoyait à chaque fois vers la faille.
Pas mal d »amarrages naturels aussi où ils ont montré à Christophe l’étrangleur débrayable.
Nous avons tenté sur un dernier passage une deviation largable sur un amarrage naturel, avec une sorte de méthode dufour, mais pas une grosse réussite de la part de Christophe, va falloir réviser…
Et nous voici en haut de la C43.
Ne connaissant pas l’état du relais suivant, Christophe propose une corde raboutée dans le maillon du relais et un amarrage suspendu sur lequel on positionne la 70m.
Finalement le relais suivant est safe et nous démontons le raboutage pour un fractioné classique.
Christophe galère un peu à réenkiter sa corde dans le dévers du frac.
La marche à bloc pour rejoindre le Fiumi est interminable, et le temps passe.
La décision est prise de sortir au pont génois et rejoindre la voiture au plus vite pour être à l’heure à la réunion. Il est 14h30.
Très intéressant à la fois sur les techniques, et ce canyon que personne ne connaissait et avec un initié qui va devoir réviser la technique de l’imperdable et le brin côté main active…
Marche retour en passant par le village et la route, changement, nous quittons Sorio à 15H30, pour arriver pile à l’heure.

A reproduire !! (Enfin quand ils aurons plus de temps…)
Christophe

Samedi 16 mai 2026 – Canadolo, Barbaggio

Samedi 16 mai 2026
Spéléo, désob, première
Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Wanda C., Jean-Claude D. B., Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.

TPST : 3h00

Troisième visite de l’année pour Canadolo, cette petite, et même très petite cavité de la région bastiaise. Quelle est donc la particularité qui suscite un tel engouement ?
Ce n’est donc pas par ses dimensions ou par ses concrétions, mais tout simplement par la présence d’une mystérieuse substance gélatineuse qui coule sur une de ses parois.

Un prélèvement lors d’une précédente visite avait été effectué par un mycologue, résultat : 2 des 3 organismes repérés sont des cyanobactéries. Un autre prélèvement est prévu dans des conditions plus appropriées pour déterminer le troisième.

En attendant, une autre particularité de cette cavité titille la curiosité naturelle de tout spéléo qui se respecte. Une chatière déclive en grande partie obstruée par des cailloux mêlées de terre pose question, et s’il y avait une suite derrière ?
C’est donc l’objet de cette visite, vider cette chatière pour voir ce qu’il y a derrière.

Passage au local en début d’après-midi pour récupérer quelques outils de base du désobeur, gamatte, pelle US, piochon, et les outils préférés d’Albert, massette et burins.

Le scénario : c’est JCL qui a eu cette idée, c’est donc lui qui ira au front de taille. Par solidarité inter-JC JCD assurera le remplissage de la gamatte, Albert la récupération de celle-ci, HP et Wanda l’éparpillement des déblais. Un vrai travail à la chaine.

C’est le côté droit de la chatière qui est attaqué en premier. Déception une heure plus tard, ça queute sur paroi.

Si la droite est décevante on va essayer la gauche. Même scénario et une heure plus tard … ça ne queute pas ! Un passage se profile à gauche.
Une première tentative, ça continue bien mais c’est étroit et la position tête en bas dans le plan incliné n’est pas des plus confortable.
Encore quelques gamattes et la tête peut passer. Une alcôve avec une petite lucarne en vue. Wanda se lance et passe ! Elle peut même se redresser dans l’alcôve.
Elle franchit également la lucarne, c’est pas la fin, mais presque. Des concrétions barrent une petite galerie qui semble continuer.
Encore quelques déblayages et JCL réussit à passer. Même constat et demi-tour, vu que c’est suffisamment grand pour pouvoir le faire 🙂

Bilan mitigé, ça ne queute pas mais la continuation de la désob imposerait l’utilisation de moyens plus percutants avec au préalable un gros boulot afin de rendre l’accès aux alcôves plus confortable. C’est une question de volonté.
JCL

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Mercredi 6 mai 2026 – COPIL Aliso-Oletta

Mercredi 6 mai 2026
Spéléo, réunion COPIL Aliso-Oletta
Mairie d’Oletta

Participants
ITP-LISC : Michèle C. (en pré réunion), Jean-Claude L. M.
Individuel LISC : Jean-Yves C.

La Corse comporte 92 sites Natura 2000. Cette classification vise à concilier sauvegarde de la biodiversité et maintien des activités humaines respectueuses et responsables.
Les sites font l’objet d’un DOCOB (document d’objectifs) et des COPIL (comités de pilotage) en assurent la réalisation et le suivi.
Certains sites nous concernent plus particulièrement puisqu’ils comportent des cavités souterraines, c’est le cas de celui d’Aliso-Oletta.
Le dernier COPIL datait déjà de juin 2019, il s’agissait donc de le relancer et de l’actualiser.
C’est maintenant l’OEC qui est en charge des sites Natura 2000 terrestres en Corse, et c’est le Conservatoire d’Espaces Naturels qui est chargé de l’animation.

Le but premier est d’actualiser le DOCOB (document d’objectifs). Les fiches actions de ce dernier restent néanmoins valables, en particulier la fiche D1 qui vise à améliorer les connaissances sur les zones de chasse chiro et garantir le suivi et la surveillance des gîtes. C’est elle qui nous concerne plus particulièrement.
Après un rapide exposé des données spéléo du secteur un point chauves-souris est effectué.
Les populations chiro diminuent globalement, c’est le cas également de ce site, sans qu’une explication précise puisse être avancée (réduction des territoires de chasse, interruption des corridors de déplacement, diminution de la masse alimentaire, pollution lumineuse, perturbations humaines, etc.).
Pour sortir des dires d’experts et s’appuyer sur des données factuelles JY propose un suivi acoustique annuel permettant d’avoir une vue plus précise des populations chiro de Cast 2 et 3.
Deux groupes de travail seront constitués, un pour l’extension de la zone Natura, l’autre pour la réactivation de la fiche D1 notamment.
Le premier ne nous concerne pas, nous intégrerons par contre le deuxième.

C’est un projet important pour les chiroptérologues et la LISC, mais aussi pour les spéléos.

JCL

Dimanche 3 mai 2026 – Entrainement falaise et topographie – A Tozza, Patrimonio

Dimanche 3 mai 2026
Spéléo, entrainement falaise, topographie
Falaise A Tozza, Patrimonio

Participants
ITP : Christophe C., Jean-Claude L. M., Benoit R.

Pendant que les Sardes sont sur le retour, Christophe et Benoit proposent une entrainement falaise pour lequel seul Jean-Claude répondra favorablement.

C’est ainsi que nous nous retrouvons à 3 au local vers 8H30 pour préparer un petit peu de matos et prendre le café… Ah ben non, finalement, la cafetière est également partie découvrir le refuge Sarde « PICAVE ».

Au programme, des objectifs différents.

  • Equipement de voies et topo pour Jean-Claude (voie d’Initiation, voie des Oliviers, voie du Dièdre 2, Rocade, vire Albert, voie Pied à Terre (prévoir défrichement pour la prochaine fois ainsi qu’une amélioration de l’équipement).
  • Conversions à volonté, Dégagements d’équipier, remontés d’équipier sur corde de rappel puis à partir d’une corde de secours, suivis de redescentes de victime gérées en moulinette… Christophe et Benoit sont sérieux

Un petit vent est présent mais le temps annoncé couvert est finalement très bon.
Sur les voies, il se fait même oublier.

Et c’est ainsi que s’affairent nos trois gars, avant que les estomacs nous rappellent qu’il serait bien de manger un morceau.
Pas de grillades , mais un partage bien apprécié.

On se remotive très vite pour poursuivre les entrainements.
Jeau-Claude, vient voir Benoit et Christophe de temps en temps avant de retourner à son esquisse de la falaise calquée à partir d’un relevé Lidar.

Finalement, c’est Jean-Claude qui terminera le premier et incitera les deux autres Gus à en faire de même.
Il est tout de même 17h et, on ne va pas se mentir, nous sommes tous bien fatigués.

C’est ainsi que nous achevons cette journée au local pour y ranger le matériel et se prendre un rafraichissement, tout en voyant les messages WhatsApp de nos Sardes sur le retour.

Chris

Dimanche 26 avril – Falconaia – Canyon – Corscia

Dimanche 26 avril 2026
Canyon de Falconaia, Corscia

Participants :
ITP : Christophe C., Benoit R.
FFCAM06 : Guillaume
TPEC: 2H30

Alors que nous avons effectué la veille le canyon de Petra Leccia avec Guillaume, nous décidons de renfiler les combinaisons (humides) ce dimanche.
Une petite réflexion sur un canyon pas trop loin, pas trop chargé, et toujours dans le secteur ou guillaume a loué un logement, nous décidons de l’amener dans le Falco.

Benoit se charge de récupérer 2 cordes de 60m, Guillaume ayant la sienne, puis viens sur Lucciana où Christophe le récupère.
Direction la Scala.
Guillaume est arrivé 5 minutes avant nous.
Rapidement changé, nous prenons la raide marche d’approche. Il est 10H.
Christophe est en tête, et les cairns défilent.
Toujours prendre bien à gauche, nous évitons le passage emprunté la précédente fois par Antonio, mais avons surement raté un passage puis que nous arrivons pile au niveau du pylône et non sur sa gauche; qu’importe, pas de mise en danger, pas de blessure.
Au final nous mettrons 1H jusqu’au départ du canyon où nous nous changeons et enkitons les cordes.

Il y a encore suffisamment d’eau pour se faire plaisir.
La plupart des relais sont équipés par Guillaume avec Christophe qui descend en premier.
L’eau est encore froide, et pour cause, le manteau neigeux est encore bien présent sur les hauteurs.

Nous profitons pour faire travailler Christophe sur les débrayables du bas.
Les raboutages sont faits lorsque nécessaires, tout se passe bien et nous prenons le temps d’apprécier la météo et le paysage.
On s’aperçoit que Guillaume débraille énormément, pour ne pas dire tout le temps.

Sur la C40, nous décidons d’aller dans l’actif.

Ensuite on emprunte un petit chemin en rive droite assez raide pour accéder au départ du passage sous-bloc équipé par Christophe.
Le débit est parfait pour le faire.
Benoit descend le premier, rapidement rejoint par Guillaume qui équipera la C5 en monopoint.
S’en suit C25 encore gentiment active.

Un petit de de désescalade avant d’arriver à la C70.
Christophe équipe la partie du haut. Guillaume descend au fractio suivi de Benoit.
Ce dernier descendra la deuxième partie de la C70 libérant ainsi le fraction pour Christophe qui vient prendre sa place.
La corde raboutée est rappelée et descend directement pour être à nouveau raboutée sur le rappel suivant.
On enchaine avec la C25 puis la C22 pour sortir du canyon vers les14H.

Le repas sera pris au niveau de la maison en ruine, sur la petite partie plate en hauteur.
Puis nous décidons de clôturer sur sortie par un verre bien frais à Ponte-Leccia avant que Guillaume ne reparte vers son chantier de Pila Canale.

Benoit se chargera de ramener les cordes au local et les étendre.

Samedi 25 avril 2026 Sapara – Lano Carpinetto-Monoxyles

Samedi 25 avril 2026
Spéléo, chiro, entomo, radon, prospection
Grotta a Sapara, Castiglione
Représentation
Grottes de Carpinetto et Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Jean-Claude L. M.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 0h30
Chiros : 10 petits rhinos, 1 grand rhino, 1 minioptère

Les inventeurs des Monoxyles ne peuvent refuser une invitation personnelle et obligatoirement discrète de monsieur le maire de Lano pour participer à une rencontre intercontinentale entre la Corse et les représentants d’un peuple premier d’Amérique du sud.
Le rendez-vous est prévu à 12h directement au village, ce qui laisse le temps de faire un peu de spéléo le matin.

JC veut poser des détecteurs radon, JY veut compter des chauves-souris, on peut satisfaire ces 2 objectifs à Sapara.
Après un petit café au Kré d’As direction la cavité par Popolasca, histoire de changer de route.

Cavité toujours aussi sympa, un vrai creusement karstique dans un calcaire blanc laiteux. Au plafond, près de l’entrée, des exuvies, avec quelques chenilles n’ayant pas supporté la transformation.
[ Après consultation de la liste biospel nationale il s’avère que ce sont des mues de chenilles et des chrysalides de Lymantria dispar, le Bombyx disparate qui a pullulé en Corse en 2024 et 2025, plus particulièrement dans le secteur de Piedigriggio. On y voit également 3 pontes de couleur beige.
En outre, une expérimentation visant à déterminer si le bombyx disparate pouvait faire partie du régime alimentaire des chauves-souris avait été effectuée par le GCC-ACS en 2002.
Compte-rendu de cette expérimentation en lien ]

Les galeries sont parcourues à la recherche des chauves-souris. Le lac terminal s’est réduit à peau de chagrin, alimenté par une petite exsurgence. La cavité s’est asséchée, peu de boue au sol.
Pose du détecteur radon et retour à l’air libre à la recherche des pertes. Celle à proximité de la cavité ne semble pas vraiment active, pas de tourbillon comme lors d’une précédente visite. Celles en amont ne sont pas non plus actives.
Retour à la route en prospectant le dessus de la cavité.
La prospection continue de l’autre côté de la route jusqu’à une autre zone calcaire repérée sur la carte géologique. C’est un calcaire très lité, plus ou moins marmorisé d’après Infoterre (transformation en marbre). Juste un boyau débouchant en paroi d’un escarpement à quelques mètres de hauteur, impossible à atteindre ce jour, à revoir.
Fin de l’activité spéléo, place maintenant à notre fonction de représentation.

Le maire nous ayant donné rendez-vous à midi à Lano, nous y seront donc à l’heure en passant par Francardo cette fois.
Nous avons respecté la discrétion demandée et sommes étonnés par la présence d’une cinquantaine d’invités, en grande partie des habitants de la commune. Des tables bien garnies sont en place et les invités attendent avec impatience les amérindiens. Nous sommes sources d’attentions et de questionnements quand les invités apprennent qu’ils ont devant eux les inventeurs de la cavité des Monoxyles 🙂

Les vraies vedettes du jour arrivent enfin avec un peu de retard, accompagnées notamment par 2 traductrices et une anthropologue corse.
Ce sont 4 indiens d’un peuple premier vivant quasiment en autarcie et ayant subi la colonisation espagnol, repoussé sans cesse vers les montagnes.
Ils se considèrent « frères ainés » et nous désignent comme « petits frères ». Une de leurs missions est de nous faire comprendre la nécessité de respecter le monde sur lequel nous vivons tous. La spiritualité prend une part importante dans leur vie et la notion de respect envers la planète et les anciens semble ancrée dans leur comportement.
Pour protéger ceux qui vivent à l’écart de la société, certains ont été désignés pour constituer une sorte d’interface avec le monde « civilisé », ils font des études et assurent le relationnel de leur communauté.
Pas de hiérarchie chez cette peuplade, les décisions se prennent lors de réunions collectives. Néanmoins des chamans assurent le rôle de conseillers suprêmes. Ils sont sélectionnés dès la naissance et éduqués à part, isolés dans le noir pendant de nombreuses années. Ce sont des Mamos pour les hommes, des Sagas pour les femmes.
Deux Mamos, dont un spécialisé dans la lecture des roches, et une Saga sont présents. Le quatrième assure cette « ceinture de protection », il est diplômé en économie …
Vient maintenant le but de leur visite, se rendre devant la grotte de Carpinetto pour « lire » la roche. Pour résumer, la voute représente l’homme, c’est le ciel, constellé d’étoiles (les gouttes d’eau), le sol représente la Terre, la femme. Les grottes sont sacrées chez eux, ils n’y entrent jamais, elles représentent des portes de connexion vers … ailleurs.
Même genre d’interprétations pour les Monoxyles depuis la piste. Certains sont dubitatifs, d’autres y croient.
Nous prenons de nouveau notre petite part de succès en expliquant les circonstances de la découverte.
L’organisatrice de cette rencontre a tout fait pour éviter de transformer cette visite en exposition de « bêtes de foire », c’était limite.
Retour au village, séparation, puis petite mousse de récupération à Ponte Leccia.
JCL

2026-04-25-Sapara-LMJC-01
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Nota : il nous a été demandé de ne publier aucune image de nos frères ainés

Mercredi 15 avril 2026 – Grotte du Couvent – Grotta Gritulu – VTT Moines

Mercredi 15 avril 2026
Spéléo-VTT, visite, chiro
Grotte du Couvent, Cagnano
Grotta Gritulu, Luri

Participants
ITP : Michaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h30
Chiro grotte du couvent : 26 petits rhinos
Chiro grotta Gritulu : 1 petit rhino

Nouvelle virée VTT-spéléèsque avec un programme chargé et ambitieux. Plusieurs objectifs : jeter un œil à la « baignoire des moines », site particulier au-dessus de Cagnano, visiter la grotte du Couvent, celle de Gritulu et revenir vivant aux véhicules.

Départ du parcours de santé de Luri par la route avec le projet d’emprunter une piste bien visible en vue satellite au-dessus du petit hameau de Gitta. La vue satellite est une chose, le terrain une autre, nous sommes obligés de faire demi-tour au bout de quelques centaines de mètres, la piste est envahie de végétation faute d’entretien.
Direction le col de la Serra, par la route cette fois-ci, pour un assaut à l’envers du site de la baignoire des moines. Nous nous lançons même le défi délirant d’y apporter nos VTT. Porter est le bon mot puisque c’est par du portage que les VTT pourront faire trempette dans cette baignoire.
La légende dit que cette baignoire aurait été creusée au néolithique au sommet de ce chaos dominant la côte Est du Cap et qu’ensuite des moines l’auraient utilisée pour y prendre leurs bains. La baignoire est remplie d’eau croupie malgré les fortes pluies des jours précédents, fallait avoir envie d’y prendre un bain, surtout après un accès alambiqué.
Quelques photos plus tard nous voilà de nouveau sur la piste, dans le sens descente cette fois.

La grotte du Couvent s’ouvre dans le fossé à proximité d’un … couvent en ruine.
Une belle entrée avec un ressaut d’environ 3 mètres, suivie par une étroiture et une galerie sélectives où il faut bien se positionner pour passer, et enfin la galerie principale, relativement haute de plafond.
Surprise, un premier groupe de 10 petits rhinos est accroché au plafond, suivi plus loin par un deuxième de 16 individus. Une première dans cette cavité. Les galeries annexes ne sont pas parcourues, nous ne sommes pas habillés pour.
Retour en surface, visite du couvent d’Oveglia, en cours de rénovation et la descente se poursuit avec un détour par la chapelle Santa Lucia dont la coupole façon lapis lazuli se détache dans le maquis.Parcours VTT-spéléo

Nous empruntons ensuite le beau chemin en tunnel qui descend vers le hameau de Tufo, laissons au passage la bifurcation vers la grotta Gritulu pour rejoindre les véhicules.

Casse-croûte sur un banc du parcours de santé puis direction le hameau de Tufo, en voiture cette fois.

Le chemin est repris à la montée, mais à pieds !
Le sentier d’accès au petit plateau de la croix est plus ou moins facilement retrouvé, mais le maquis empêche d’accéder à la croix. L’accès à la cavité se fera comme lors de la dernière visite par un contournement côté Est en suivant les traces de notre précédent passage, mais il faut jouer du sécateur pour se frayer un passage dans les salsepareilles.

La grotte est enfin atteinte avec une visite rapide compte tenu de son développement limité. Une galerie en plan incliné d’une dizaine de mètres se termine sur un colmatage stalagmitique. Un boyau impénétrable suit sur quelques mètres mais son élargissement nécessiterait de dégager un remplissage détritique qui contient encore des ossements. Un seul petit rhino comptabilisé dans la cavité.

Le retour se fera de façon beaucoup plus facile par une descente directe dans la forêt en rejoignant ensuite un chemin aboutissant à l’entrée du hameau.

Cette journée multi-facettes se termine par un rafraichissement au port de Santa Severa.

JCL

2026-04-15 Baignoire des Moines-LMJC-01
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Samedi 11 avril 2026 – Carpinetto-Monoxyles

Samedi 11 avril 2026
Spéléo, visite, chiro, entomo, radon
Grottes de Carpinetto et des Monoxyles, Lano

Participants
ITP : Sandra A., Cathy et Jean-François B., Antoine B., Michèle C., Christophe C., Wanda C., Adriana D. C., Henri-Pierre F., Olivier G., Jean-Claude L. M., Marie Pierre R., Franck Z.
Individuel : Jean-Yves C.

TPST : 3h00
Température et humidité salle de la Colonne : 9° – 92%
Chiros : 15 petits rhinos et 1 Murin du Maghreb probable (Myotis punicus)

Le Kré d’as, le point de rendez-vous privilégié du monde spéléo en centre-Corse. Mais pas qu’eux, on y croise des randonneurs, des cyclistes, des motards, bref pas que des soiffards.
Répartition dans les quatre 4×4 et direction Lano.

Piste fréquentée et en bon état jusqu’à l’enclos des vaches, on remarque ensuite que les chasseurs ne doivent plus souvent y monter. C’est confirmé lorsque 2 gros blocs rocheux et quelques branches nous interdisent le passage.
Nous sommes habitués à ce genre d’obstacle, il ne faudra pas longtemps pour que le passage soit dégagé.

Vu le programme de la journée, et pour gagner du temps, 2 équipes sont constituées. Adriana, Franck et Anto iront équiper les monoxyles pendant que le reste de l’équipe divaguera gaiement dans Carpinetto.

15 petits rhinos nous attendent dans la 1ère salle. Autre surprise, un équipement bricolé avec 2 cordes permet de descendre le ressaut au fond de cette salle, bizarre et préoccupant.
Poursuite de la visite en laissant un thermomètre-hydromètre dans la salle de la Colonne.
Ce qui semble être un Myotis punicus est accroché au plafond de la salle suivante. Une ixode est observée au sol, probablement Eschatocephalus vespertilionis après détermination par Wanda, c’est un parasite exclusif des chauves-souris.
Là-aussi une corde à nœuds est accrochée en haut du balcon, re-bizarre. Une corde est également pendue au-dessus du trou du chien, une traction dessus et elle tombe, faut vraiment se préparer à un éventuel secours.

Demi-tour peu après le « lac » des Italiens, qui est vide. Visite de la galerie concrétionnée, le niveau d’eau dans le lac Suspendu est bien bas. On garde la salle Rhombo pour une prochaine visite et direction les lacs Jumeaux où est posé le détecteur de radon. Cathy tente et réussi le passage suspendu, mais par le bas, c’est bien plus humide 😮
Le laminoir qui suit n’est pas apprécié à sa juste valeur par tous 😀

Retour à l’air libre et direction les monoxyles en croisant au passage les équipeurs.
Seuls Sandra, Cathy, Jef, Christophe et JC feront la descente et se regrouperont dans la petite galerie chargée de protohistoire pour la Corse et d’histoire pour le club.
Le frêne et le chêne dont les racines s’enfoncent dans la falaise sous la cavité ont moins apprécié le décaissement des sédiments qui recouvraient les vestiges et qui leur apportaient des nutriments, ils sont beaucoup moins vigoureux que lors de la découverte, surtout le chêne.
Seuls Christophe et JC opteront pour la remontée, les autres choisiront la descente directe par la corde de réchappe. Christophe déséquipe.

Tout le monde se retrouve aux véhicules pour un graillou traditionnel avec grillades.
Séparation après un rafraîchissement pris au … Kré d’as.

JCL

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Jeudi 9 avril 2026 – Biospéléo – Grotte Canadolo, Barbaggio

Jeudi 9 avril 2026
Bio-spéléo
Grotte Canadolo, Barbaggio

Participants
ITP : Albert D., Henri-Pierre F., Jean-Claude L. M.
Mycologue : Joseph P.

TPST : 0h30
Chiro : 1 petit rhino

Nouvelle sortie à visée scientifique, il s’agissait d’accompagner un mycologue pour lui montrer cette mystérieuse substance découverte dans la mini cavité Canadolo. Il a pu faire quelques prélèvements, intrigué lui aussi par cette matière gélatineuse.

Une autre surprise nous attendait dans cette petite cavité. Alors que nous n’y avions jamais observé de chauve-souris, un petit rhino accroché au plafond a failli passer inaperçu, à moins d’un mètre de nos têtes, indifférent à notre présence et à nos palabres 🦇

Une nouvelle visite est prévue, tenter de dégager le plan incliné latéral afin de voir s’il y a une éventuelle suite, et désober le petit trou dans lequel est tombée la lampe UV de JC 🙄

JCL

2026-04-09-Canadolo-mycologue-PHP-02
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Mercredi 8 avril 2026 – Prospection Barrettali

Mercredi 8 avril 2026
Spéléo, prospection
Grotte de la bergerie di a Pietricaghjola, Barrettali

Participants
ITP : Mickaël D., Jean-Claude L. M.

TPST : 0h00

Les Annales de Spéléologie de Paul A. Rémy ont permis la découverte de nombreuses cavités et il a fait rêver de nombreux spéléos insulaires.

L’extrait ci-dessous est un test permettant de déterminer la tendance à l’optimisme d’un spéléo. Il faut l’être pour se taper 4 heures de VTT et espérer trouver la petite cavité dont il y est fait mention 🙂 :

« La seule caverne connue dans la région de Barrettali, où je me suis rendu le 12 aout 1948 dans le but de visiter le souterrain mentionné par ce spéléologue, est la GROTTE DE LA BERGERIE DE PIETRICAGGIOLA, dans la montagne à 2 heures à l’est de l’église de Stazzona (commune de Barrettali), d’où on s’y rend par un sentier ; c’est une cavité de quelques mètres de diamètre, éclairée, utilisée par les bergers. »

Donc départ de Conchigliu avec le projet de faire une grande boucle passant par Pinzu a Vergine, la bergerie de Petricaghjola et un retour par Canari et le village abandonné de Imiza.

Route nickel, piste caillouteuse, cassante et pentue. Petit détour pour une visite de courtoisie au menhir de Pinzu a Vergine. Prospection pendant une bonne heure autour de la bergerie, nada. Aucune cavité ni abri sous roche découvert, déception.
Descente par la même piste, café chez un ancien collègue à JC à Barrettali et retour au véhicule.

Deux villages abandonnés seront quand même visités, Linaje un peu au-dessus de la D33, Imiza après une petite marche d’une quinzaine de minute depuis le hameau de Solaru à Canari.

JCL